Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Et qui s'enfonce ? [PV Bella]

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MessageSujet: Et qui s'enfonce ? [PV Bella]   Dim 5 Jan 2014 - 14:58

[HJ : Fait avec Bella]

Alec en avait déjà assez, alors qu'ils étaient ici depuis deux jours. Deux jours, deux petits jours, deux malheureux jours, et il avait l'impression que cela faisait deux ans. Il était assis sur le rebord d'une large fenêtre, les dents serrés, le regard fixé au-dehors, regardant vaguement les humains passer dans la rue. Il ne ne les avait jamais détaillé d'aussi près, ainsi, sans bouger a Volterra, on ne voyait les humains que de loin. ôtant l'insigne de son cou, il joua doucement avec, le faisant tourner entre ses doigts. Son nouveau portable, qu'il avait acheté la veille par "ordre d'Aro", sonna tout à coup. Il soupira et le tira de sa poche.

- Oui ? marmonna-t-il.

- C'est Afton. Chelsea a parié que tu avais déjà frappé et que tu t'étais énervé contre les Cullen. Moi que tu étais resté calme. Qui a gagné ?

- Toi, abruti, grinça Alec, agacé. Tu m'appelles pour ça ?

- Non, aussi pour vous donner des nouvelles. Aro était insupportable depuis que vous aviez disparu, mais maintenant, ça va mieux. Enfin, comme d'habitude, disons. Après, pour la guerre, ça va ça vient. Le petit Cullen blond se débrouille pas mal. Même s'il s'est un peu enfoncé.

- Enfoncé ? Qu'est-ce qu'il a fait ?

Bella passa tout à coup dans la pièce mais il n'y fit pas attention. Pas envie de la voir, celle-là.

- Disons qu'il a eu un peu chaud, cette nuit. L'autre clébard a bien failli lui arracher les deux jambes, mais il a de bons réflexes.

Alec soupira. C'était la guerre, et ceux qui ne faisaient pas attention prenaient cher, en général. Mais il savait que Jasper savait se battre, et n'avait donc que peu d'inquiétude pour lui. La conversation dériva sur quelques autres personnes, puis sur le déroulement de la guerre en général.

- A propos, c'est vrai ce qu'on raconte ? Ton don a évolué ? Comment ça s'est passé ?

- C'est... Tu te souviens de White Swan ?

- Là où vous aviez grandi ? Ça ouais. Nos têtes quand on a vu les trois frères revenir avec deux gosses humains en larmes dans les bras.

- Mouais, marmonna Alec d'un ton un peu plus noir. Et bien les EDL nous ont emmenés là-bas. Et m'ont un peu agacé et provoqué.

- En menaçant ta sœur, je parie.

- Bien deviné. Je ne sais pas trop ce qui s'est passé avec mon don, après, il m'a totalement échappé. La fumée était plus sombre, mais plus rapide aussi. Et lorsque je l'ai retiré, ils sont restés évanouis.

- C'est génial ! Entre toi qui fout les gens dans coma, et ta sœur qui tue avec un regard, ça s'améliore. Par contre, ça doit pas t'enchanter, toi, car le clan va encore moins vous lâcher.

- C'est ça, grogna sèchement Alec. Va plutôt dire à Chelsea que tu as gagné votre pari.

- Tu peux compter là-dessus ! Bonjour à la psychopathe qui te sert de frangine.

Alec raccrocha brusquement, manquant d'écraser le nouveau téléphone au passage. Quel imbécile, celui-là ! La psychopathe... Elle l'emmerdait, la psychopathe ! Qu'ils ne s'avisent même pas de les appeler comme ça une fois rentrés à Volterra, ou les têtes allaient voler. Il refit tourner son insigne entre ses mains, pensif, tête baissé. Insigne qui lui échappa des mains et tomba au sol. Le ramassant, il le déposa sur une table proche. Au même moment, Bella entra dans la pièce et se dirigea vers un gros livre qui traînait. Elle lui jeta un œil, puis regarda la table.

Bella - Ça risque encore de t'attirer des ennuis, si Aro l'apprend...

- Des ennuis pour ça ? répliqua-t-il d'un ton froid. Je l'ai déjà arraché de mon cou devant lui pour le lui jeter à la figure.

Elle le dévisagea, semblant ébahie. Quoi, encore ? Ne me dites pas qu'elle était choquée ? Juste pour ça ? Heureusement qu'elle ne vivait pas à Volterra, ses nerfs ne tiendraient pas. Surtout que tout le monde devrait être habitué. Il lui jeta un coup d'œil blasé. Il ne comprenait pas ses réactions, ni ce qu'elle pensait. Totalement opaque, cette fille, alors que lui était qualifié de très prévisible.

- Quoi ? Ce n'était rien, tu sais.

Bella - Rien. Je me dis simplement que si tu continues à provoquer Aro comme ça, ça va mal finir.

- Sans blague ? Il y a pire que la mort, même toi devrais en être consciente ! Ou c'est que tu n'as toujours pas progressé... Ce que tu as fait avec Carlisle, c'était beau.

Bella - Ce que j'ai fait avec Carlisle n'était pas une provocation. Je ne l'ai pas fait exprès, contrairement à toi avec Aro.

Il eut un sourire ironique, touchant légèrement l'insigne, puis le repoussant, avant d'hausser les épaules.

- Admettons, mais Carlisle est ton père... Tu n'as pas envie de le voir mourir. Alors que moi, si je voyais Aro agoniser au bord d'un chemin, je ne bougerais pas le petit doigt. Ou je l'achèverais.

Il imaginait très bien la scène, pouvoir mettre un terme aux misérables jours du chef du clan Volturi. Pensée délicieuse, presque magique, même fantastique. Irréalisable, certes, mais il faisait bon de rêver. Il faillit soupirer, alors que ces charmantes images s'estompaient dans son esprit.

Bella - Techniquement, Aro est ton père aussi. Il vous a élevés, éduqués et transformés. Même si tu ne l'aimes pas, les faits sont là.

- Ce n'est pas mon père ! s'écria-t-il, indigné. Il nous a peut-être mordu, éduqués aussi, admettons, mais ce n'est pas notre père pour autant ! Je n'ai qu'une famille, elle se résume à Jane, et le clan n'en fait pas parti.

Bella - C'est votre père adoptif, ainsi que votre famille. Même si tu cherches toujours à t'en défaire et que tu les provoques à chaque fois.

Il lui jeta un regard noir, hésitant entre lui hurler dessus simplement, ou bien la tuer tout de suite. Il se força à prendre une grande inspiration, refusant de considérer, même en pensée, les Volturi comme sa famille. C'était hors de question ! Il se redressa, reprenant l'insigne dans sa main, le serrant sans toutefois le détruire, même si ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Il eut un sourire cynique, regardant Bella.

- Supposons que les parents soient ceux qui vous transforment et vous éduquent, en tout cas, c'est ce que tu affirmes. Pourquoi, alors, refuses-tu que Carlisle te considère comme sa fille ? Par plaisir de t'enfoncer ?

Bella - Je ne refuse pas que Carlisle me considère comme sa propre fille, et ce ne sont pas tes oignons. Et puis... de nous deux, c'est toi qui t'enfonces le plus.

Il sourit lentement à cette dernière phrase, croisant les bras.

- Ah oui ? Car tu ne t'es jamais enfoncée, toi, peut-être ? C'est vrai que sortir avec un vampire est le comble de la prudence. Tout comme cela l'avait été de te précipiter à Volterra pour te battre contre Aro ! Tu allais faire des merveilles, avec ta petite force d'humaine de 55 kilos.

Son ton était devenu bien plus ironique alors qu'il se remémorait la scène, et il ricana.

- Autre exemple, reprit-il, un peu plus agacé. Toujours quand tu étais humaine, tu as réussi à déclencher une guerre de nouveaux-nés à Forks, ce qui te fait un sacré palmarès. Ah, et ais-je mentionné la fois, à cette fameuse réunion avant la guerre, où tu es parvenue à blesser ta mère devant tout le monde ?

Il secoua la tête, un peu désespéré, et jeta à nouveau sur l'insigne sur la table.

- Donc, très chère, pas certain que je sois celui qui s'enfonce le plus, dans cette pièce.
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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Et qui s'enfonce ? [PV Bella]   Dim 5 Jan 2014 - 18:42

Bella évitait soigneusement les jumeaux depuis leur arrivée. A vrai dire, elle n’avait pas vraiment le choix vu qu’ils étaient tous les trois étroitement surveillés. Comme s’ils allaient d’office s’engueuler… Ils étaient capables de se tenir tranquilles quelques jours, tout de même ! Il suffisait qu’ils s’évitent, ne se parlent pas, et le tour était joué. Les jumeaux n’allaient rester ici que quelques jours, de toute façon. N’est-ce pas ? Le temps, pour les Volturi, de gagner un peu de terrain sur les Enfants de la Lune et tout serait réglé. Après quoi, Alec et Jane rentreraient chez eux, Carlisle, Alice et Jasper reviendraient en Ecosse. Tout cela serait ensuite de la vieille histoire. N’est-ce pas ? Ils n’allaient pas rester coincés ici plus de quelques jours, une semaine grand maximum. Ce n’était pas possible autrement. Peut-être étaient-ils grands, et tout ce que l’on voulait, mais vu les derniers évènements avec les jumeaux… Bella avait un peu peur.

C’est pour cela qu’elle était assise, tranquillement, dans un fauteuil du salon en train de lire, pour la énième fois, Les Hauts de Hurlevent. Il fallait bien occuper son temps lorsque l’on est vampire, Edward avait raison là-dessus. Depuis un an, maintenant – à peu près –, Bella occupait ses nuits et ses journées comme elle le pouvait en l’absence de Renesmée. Lorsque sa fille dormait, jouait, vaquait à ses occupations, il lui fallait bien une occupation pour elle-même aussi. Elle entendit alors une sonnerie de téléphone. Par réflexe, elle regarda dans ses poches mais n’y trouva pas son téléphone. Oups. Elle remonta, entendant en même temps Alec parler seul. Ah… C’était lui, la sonnerie ? Bella passa devant la porte, entendant un mot qui la coupa net dans son élan.

Voix – Non, aussi pour vous donner des nouvelles. Aro était insupportable depuis que vous aviez disparu, mais maintenant, ça va mieux. Enfin, comme d'habitude, disons. Après, pour la guerre, ça va ça vient. Le petit Cullen blond se débrouille pas mal. Même s'il s'est un peu enfoncé.

Hein ? Le « petit Cullen blond » ? Que s’était-il passé ? Il s’était enfoncé ? Jasper ? Du calme, il n’avait rien, c’était le principal. Néanmoins, Bella voulait savoir ce qui s’était passé, ce que Jasper avait fait pour s’enfoncer. Elle ralentit, continuant d’avancer pour ne pas rester dans le coin si jamais Alec réalisait qu’elle écoutait « aux portes ».

Alec – Enfoncé ? Qu'est-ce qu'il a fait ?

Voix – Disons qu'il a eu un peu chaud, cette nuit. L'autre clébard a bien failli lui arracher les deux jambes, mais il a de bons réflexes.

Bella se sentit pâlir d’un seul coup et continua sa route, ne voulant pas en savoir plus. A force de vivre dans une maison où tout le monde entend tout ce que l’on dit, on apprend à « fermer ses oreilles » et à ne plus rien écouter. Elle parvenait à simplement entendre, entendre et rien de plus. Inutile d’écouter certains bruits plus… intimes, dirons-nous. Elle resta dans la cuisine un long moment, préparant le dîner pour Renesmée. Seulement, un livre lui manquait… Livre qui se trouvait dans la pièce où était Alec. Bon. Et maintenant ? Allez, un peu de courage, passer dans la même pièce n’était pas un acte répréhensible. Cela ne contenait pas un danger à haut risque et n’allait pas la tuer ! Bella se dirigea donc vers la pièce, entra en entendant qu’Alec avait vraiment raccroché… et vit son insigne sur la table. Hein ? Il voulait encore s’enfoncer ? Il savait qu’Aro allait tout voir, au moins ?

Bella – Ca risque encore de t'attirer des ennuis, si Aro l'apprend...

Alec – Des ennuis pour ça ? Je l'ai déjà arraché de mon cou devant lui pour le lui jeter à la figure.

Il avait… Quoi ? Il avait… Et Aro n’avait rien dit du tout ? Pas la moindre petite réaction ? Rien ? Il ne l’avait pas engueulé ? Il ne l’avait pas enfermé ? Il n’avait rien fait ? Ce coup-ci, Bella était franchement choquée. Elle le dévisagea un moment, complètement ébahie par ce qu’Alec venait de lui dire. Il n’avait pas peur de s’enfoncer ou de chercher des ennuis, apparemment. Elle était sûre que cela allait lui porter préjudice un de ces jours. Il finit par lui répondre après lui avoir lancé un coup d’œil blasé. Bah quoi ? Elle avait raison, d’être choquée à ce point-là !

Alec – Quoi ? Ce n'était rien, tu sais.

Bella – Rien. Je me dis simplement que si tu continues à provoquer Aro comme ça, ça va mal finir.

Alec – Sans blague ? Il y a pire que la mort, même toi devrais en être consciente ! Ou c'est que tu n'as toujours pas progressé... Ce que tu as fait avec Carlisle, c'était beau.

Ca, c’était bas. Très, très bas, même. Elle ne l’avait pas fait exprès, d’abord ! Et puis, en plus, Bella ne cherchait pas à blesser son beau-père sur le coup. Elle ne pensait pas du tout à un autre point de vue, elle n’avait jamais pensé à… ça, quoi ! Après ce qu’elle avait dû faire pour faire parler Edward, en plus, il y avait prescription.

Bella – Ce que j'ai fait avec Carlisle n'était pas une provocation. Je ne l'ai pas fait exprès, contrairement à toi avec Aro.

Alec – Admettons, mais Carlisle est ton père... Tu n'as pas envie de le voir mourir. Alors que moi, si je voyais Aro agoniser au bord d'un chemin, je ne bougerais pas le petit doigt. Ou je l'achèverais.

Pour une fois… Bella croyait Alec à cent pourcent. Alec avait eu un sourire ironique, avait touché l’insigne puis repoussé et haussé les épaules. Mais, qu’il le veuille ou non, Aro était son père au même titre que Carlisle était le sien, si l’on suivait son point de vue. Après tout, il les avait éduqués, élevés et transformés. Et on dit bien que l’on ne choisit pas sa famille… Alors, qu’il l’aime ou pas, peu importe, à vrai dire.

Bella – Techniquement, Aro est ton père aussi. Il vous a élevés, éduqués et transformés. Même si tu ne l'aimes pas, les faits sont là.

Alec – Ce n'est pas mon père ! Il nous a peut-être mordu, éduqués aussi, admettons, mais ce n'est pas notre père pour autant ! Je n'ai qu'une famille, elle se résume à Jane, et le clan n'en fait pas partie.

Bella – C'est votre père adoptif, ainsi que votre famille. Même si tu cherches toujours à t'en défaire et que tu les provoques à chaque fois.

Alec lui jeta immédiatement un regard noir puis prit une grande inspiration. Eh bah quoi ? Elle avait raison, ce coup-ci, il ne pouvait pas le nier ! Même s’il n’avait pas envie d’être avec les Volturi, il ne pouvait pas s’échapper. Ils avaient essayé combien de fois, au juste, de s’enfuir ? Trois ? Quatre ? Cinq fois ? Plus ? Bella l’ignorait, à vrai dire, mais n’avait pas besoin de poser la question pour en connaitre la réponse. Alec se redressa enfin, prit son insigne en le serrant dans sa main puis regarda Bella. L’espace d’un instant, elle crut qu’il allait le réduire en miettes sous ses yeux. Mais il ne s’enfonçait pas à ce point-là, c’était rassurant. Plus ou moins.

Alec – Supposons que les parents soient ceux qui vous transforment et vous éduquent, en tout cas, c'est ce que tu affirmes. Pourquoi, alors, refuses-tu que Carlisle te considère comme sa fille ? Par plaisir de t'enfoncer ?

Non mais eh ! De quoi se mêlait-il, celui-là ? La discussion qu’elle devait avoir avec Carlisle, la considération qu’il avait d’elle ou elle de lui, tout cela… Ca ne le regardait certainement pas ! Alors, qu’il aille s’occuper de ses sujets, de la guerre, de son sadisme avec Jane, de comment torturer quelqu’un, développer son don, ou autre. Peu importe, mais qu’il s’occupe de ce qui le regardait lui, point. Lui jetant un regard de défi, Bella lui répondit :

Bella – Je ne refuse pas que Carlisle me considère comme sa propre fille, et ce ne sont pas tes oignons. Et puis... De nous deux, c'est toi qui t'enfonces le plus.

Alec – Ah oui ? Car tu ne t'es jamais enfoncée, toi, peut-être ? C'est vrai que sortir avec un vampire est le comble de la prudence. Tout comme cela l'avait été de te précipiter à Volterra pour te battre contre Aro ! Tu allais faire des merveilles, avec ta petite force d'humaine de 55 kilos.

Oui, eh bien, la petite force d’humaine de cinquante-cinq kilos s’en était très bien sortie, au final ! Et le vampire en question… Bon, d’accord, c’était imprudent, à la base. Mais lorsqu’elle voyait ce que cela avait donné, Bella ne regrettait rien de son imprudence, que du contraire. Elle aimait Edward, il l’aimait aussi, c’était tout ce qui lui importait. En plus, maintenant, ils s’en sortaient plutôt bien. Alors, la petite humaine de cinquante-cinq kilos lui disait « crotte » ! Le ton d’Alec était devenu plus ironique, il finit même par ricaner. Hum. Oui, bon, la suite ? C’était tout ce qu’il avait en réserve ?

Alec – Autre exemple. Toujours quand tu étais humaine, tu as réussi à déclencher une guerre de nouveau-nés à Forks, ce qui te fait un sacré palmarès. Ah, et ai-je mentionné la fois, à cette fameuse réunion avant la guerre, où tu es parvenue à blesser ta mère devant tout le monde ?

Beuh. Coup bas. En attendant, Bella avait peut-être blessé sa mère, mais elle avait réussi à arranger le coup par la suite, chose que les jumeaux ne faisaient pas. Eux, une fois qu’ils s’enfonçaient, c’était pour de bon. Ils s’engluaient dans leur bêtise, l’approfondissaient, creusaient encore jusqu’à ne plus pouvoir revenir en arrière… Et cela se soldait par des conséquences plutôt néfastes. Pour eux, bien évidemment. Alec secoua alors la tête et, jetant son insigne sur la table, il lui lança :

Alec – Donc, très chère, pas certain que je sois celui qui s'enfonce le plus, dans cette pièce.

Ah. Très bien. Il voulait jouer à cela ? Parfait. Bella était d’accord, elle avait des exemples à la pelle, à présent. Il voulait lui démontrer qu’elle s’enfonçait le plus, mais elle-même savait que, d’eux deux, Alec était celui qui ne pouvait s’empêcher de s’enfoncer. En plus, les conversations avec Aro… Tout ce qu’il avait dit, tout ce qui avait été rapporté à Bella. Tout montrait qu’il était celui qui s’enfonçait le plus. Sur un ton de défi, gardant la même ironie dans la voix qu’Alec deux minutes auparavant, elle lui répondit :

Bella – J’admets qu’aller à Volterra n’était pas fin de ma part, je te l’accorde. Entre-temps, seulement, j’ai quand même réussi à fonder une famille, je suis heureuse avec Edward, nous avons une fille et nous nous aimons. Chose que toi, tu ne pourras pas avoir. J’ai peut-être mis ma vie en danger, mais « qui ne tente rien n’a rien ». Si je n’avais pas tenté ça, je serais passée à côté de quelque chose d’extraordinaire.

Bella fit une pause, regardant Alec à son tour. Il voulait des arguments, des preuves qu’il s’enfonçait plus qu’elle ? D’accord. Elle en avait d’autres. Il touchait les points sensibles, elle pouvait le faire également.

Bella – Pour la guerre, pour ta gouverne, j’ai pu rattraper le coup. Je ne dis pas pour la guerre contre les nouveau-nés… J’y peux rien si je m’attire des ennuis, c’est plus fort que moi, j’ai la poisse. Que veux-tu ? En revanche, pour ma mère, je me suis excusée devant tout le monde. Et mes excuses étaient sincères. Et puis, entre nous, je ne sais pas si tu aurais réagi différemment vu ton tempérament… colérique et susceptible. Si tu avais vu ta mère au bras d’Aro, Caïus ou Marcus, tu aurais pété un câble comme moi.

Bella fit une nouvelle pause. Ca, c’était dit. Alec ne pouvait pas contredire ce qu’elle venait de lui répondre, il avait un tempérament colérique, était susceptible et refusait de s’excuser, encore plus en public. Et puis, d’eux deux, Bella n’était pas la seule à avoir provoqué des conflits. D’ailleurs, elle, elle ne cherchait pas à s’enfuir tous les jours. Ils étaient pires que des enfants !

Bella – Si tu veux des exemples, je peux t’en donner aussi. Tiens… Parlons du mariage, entre Démétri et ta sœur. Après, qui s’est échappé ? Qui a fui les Volturi ? Qui est venu se réfugier chez nous ? En plus, à cause de ça, vous avez dérangé deux clans entiers, vous avez essayé d’échapper à ceux qui vous voulaient du bien, et j’en passe ! En plus de ça, lorsque nous vous demandions si tout allait bien – bon, pas moi, je ne pouvais pas vous voir –, vous refusiez de parler à chaque fois. Rappelle-moi, les conséquences, après ça ? Se mettre tout un clan à dos… Pas comme si vous vous étiez calmés, depuis.


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MessageSujet: Re: Et qui s'enfonce ? [PV Bella]   Dim 5 Jan 2014 - 20:49

Bella – J’admets qu’aller à Volterra n’était pas fin de ma part, je te l’accorde. Entre-temps, seulement, j’ai quand même réussi à fonder une famille, je suis heureuse avec Edward, nous avons une fille et nous nous aimons. Chose que toi, tu ne pourras pas avoir. J’ai peut-être mis ma vie en danger, mais « qui ne tente rien n’a rien ». Si je n’avais pas tenté ça, je serais passée à côté de quelque chose d’extraordinaire.

C'était bas. Franchement bas. Et pourquoi n'arrivait-elle pas, en plus, à faire la part des choses ? Elle n'avait peut-être pas compris la légère différence de leurs situations respectives à l'époque ! Elle était humaine, projetée vers une famille de vampires végétariens, et libre. LIBRE. Avait-elle pu oublier ce miniuscule détail ? Alec aurait pu avoir des enfants, mais ce n'est pas lui qui avait décidé de ne plus grandir. Ce n'est pas lui qui avait décidé d'arrêter là, d'être coincé dans ce corps comme tout le monde aimait sans cesse à le rappeler ! Son poing se serra dans sa poche, alors qu'elle poursuivait, comme si elle n'avait déjà pas dit assez de bêtises pour tout le restant de son existence.

Bella – Pour la guerre, pour ta gouverne, j’ai pu rattraper le coup. Je ne dis pas pour la guerre contre les nouveau-nés… J’y peux rien si je m’attire des ennuis, c’est plus fort que moi, j’ai la poisse. Que veux-tu ? En revanche, pour ma mère, je me suis excusée devant tout le monde. Et mes excuses étaient sincères. Et puis, entre nous, je ne sais pas si tu aurais réagi différemment vu ton tempérament… colérique et susceptible. Si tu avais vu ta mère au bras d’Aro, Caïus ou Marcus, tu aurais pété un câble comme moi.

Son tempérament colérique et susceptible ? Elle ne le connaissait pas assez, on dirait, pour sortir ça. Alec n'était colérique qu'envers une seule et unique catégorie de personnes : ceux qui blessaient sa sœur jumelle. D'accord, cela englobait pas mal de monde, mais ils n'auraient pas eu besoin de ça si on les avait laissé partir en paix. Juste en paix ! Qu'aurait-il fait, voyant sa mère au bras d'Aro ? Pas grand-chose. A six ans, ou plus jeune, il ne pouvait pas comprendre, tout simplement. Et la mort avait empêché qu'il puisse avoir l'occasion de tester la chose.

Bella – Si tu veux des exemples, je peux t’en donner aussi. Tiens… Parlons du mariage, entre Démétri et ta sœur. Après, qui s’est échappé ? Qui a fui les Volturi ? Qui est venu se réfugier chez nous ? En plus, à cause de ça, vous avez dérangé deux clans entiers, vous avez essayé d’échapper à ceux qui vous voulaient du bien, et j’en passe ! En plus de ça, lorsque nous vous demandions si tout allait bien – bon, pas moi, je ne pouvais pas vous voir –, vous refusiez de parler à chaque fois. Rappelle-moi, les conséquences, après ça ? Se mettre tout un clan à dos… Pas comme si vous vous étiez calmés, depuis.

Le sourire d'Alec ne fit que s'agrandir, plus noir qu'il ne l'avait jamais été. Non, elle ne comprenait pas. Elle ne pouvait tout simplement pas comprendre, puisqu'ils n'étaient pas nés à la même époque, n'avaient pas la même vie, la même éducation, la même façon de voir les choses. Les deux mains dans les poches, il la fixait droit dans les yeux. Si elle voulait jouer à ça, ils pouvaient être deux.

- Il manque un petit mot important à ton argumentation, Bella, la Liberté. Pour toi, il s'agit d'un droit acquis à la naissance qui n'a sans doute que peu de sens à tes yeux. Pour nous, c'est un droit qu'on nous arrachés, et que l'on veut re-gagner. Les Cullen ne te retiennent pas prisonnières, alors pourquoi voudrais-tu fuir ?

Sa voix se fit encore un peu plus sombre, alors qu'il la fixait toujours. Il aimerait qu'elle puisse comprendre le contexte de l'époque, ce qui s'en était ensuivi par la suite. Ce n'était pas difficile, pourtant, elle avait dû avoir des cours d'Histoire, et l'Inquisition avait marqué son monde. Cette chère Inquisition, dont les graines germaient encore aujourd'hui.

- Imagine-toi, étant gamine. Imagine Charlie et Renée mourir sous tes yeux. Brûlés vifs. Tu arrives à situer ?

Bella – Si c'était arrivé, j'aurais essayé de me tenir à carreaux après la première tentative de révolte brimée. Je n'aurais pas cherché à... réitérer l'expérience. Les Volturi SONT plus forts que vous, que tu le veuilles ou non.

Elle avait pâli un peu, au début. Alec ne perdit pas son sourire, se sentant détendu malgré la situation.

- Bien sûr qu'ils sont plus forts que nous. Mais la liberté est un droit, Bella, essaye de le comprendre. Tu dis que je n'aurais jamais de famille. Oui, c'est vrai. Ce n'est pas en étant mordu à mon âge que je pourrais avoir une famille. C'est un des trucs que je reproche à Aro, de nous avoir empêchés de mourir... Alors pourquoi on continue de se révolter ? Pourquoi JE continue, surtout ? Parce que seuls les imbéciles l'acceptent. Pour survivre, il ne faut jamais se résigner.

La phrase flotta un instant dans l'air. Bella ne le savait pas, mais c'était cette même phrase qui avait porté les jumeaux leur vie entière, les avait guidé, les avait soutenu. Il y croyait profondément, et ce n'était pas dans son caractère d'abandonner.

- Et contrairement à ce que tu penses, avoir un clan entier sur le dos ne m'a jamais gêné, surtout celui-là. Et va-t-on se calmer ? Non. Pas tant qu'on nous considéra comme de simples armes, maintenus en vie pour nos dons. Je te l'ai déjà dit. Si je le pouvais, je trahirais Aro. Sans hésiter.

Et cela, personne n'avait à en douter. Trahir Aro ne le gênera pas, le moment venu. Il suffisait d'une occasion, un coup à faire, et il agira sans trembler ni remord. Il n'abandonnera pas. Peut importe que Bella le saisisse ou non, peut importe que les Volturi en soient exaspérés. Ils refusaient de le tuer ? Et bien soit, qu'ils assument les conséquences ensuite. Alec le leur avait suffisamment reprochés, de ne pas les avoir laissés mourir. Et aucune torture, aucune humiliation ne parviendra à le faire changer d'avis.

Bella – Alors que ça vous a déjà porté préjudice à de nombreuses reprises ? Que tu sais qu'il te rattrapera encore et toujours, et que tu risques de te faire enfermer, tout simplement ?

- Ce n'est pas comme si je n'avais pas l'habitude. Et je préfère ça que d'obéir bien sagement, comme un toutou bien dressé. Et je te ferais remarquer qu'il y a pire. Je n'ai jamais torture Aro et Caïus, moi. Par manque d'occasion, j'admet.

Bella – Tu t'es déjà fait enfermer ? Et vous les avez déjà torturés ? Et tu oses encore me dire que tu n'es pas celui, de nous deux, qui s'enfonce le plus ?

- Oui, car je m'enfonce pour défendre des valeurs. Une valeur. Et même si ça ne veut rien dire pour toi, elle a du sens pour nous. C'est différent de ce que tu fais. Toi tu t'enfonces parce que tu ne réfléchis pas assez aux conséquences de tes actes.

Et elle ne pouvait pas dire le contraire... Car il était vrai qu'elle avait un flagrant manque de tact, et surtout de jugeote. De capacité à raisonner, réfléchir, comprendre, analyser. Un manque de logique terrible qui la poussait à faire n'importe quoi. C'était tout de même incroyable ! Il n'en revenait toujours pas.

- Reprenons le jour où tu nous poussé dans les bras d'Aro. Il t'aurait suffit de réfléchir un minimum, ce jour-là, pour ne pas te mêler de ce qui ne te regardait pas ! Ce n'était donc pas s'enfoncer, ça ? Si tu en avais rajouté...

Il l'aurait sans doute tué. Il ignorait si elle en était consciente, mais autant dire les choses platement. Alec ne se gênait pas avec les notions de bien ou de mal lorsqu'il avait un ennemi en face de lui. Ni lorsqu'il tombait sur quelqu'un qui menaçait ou blessait sa sœur jumelle. Sa réponse à ce genre de problème était simple, et souvent définitive.

Bella – Parce que tu penses que c'est malin, toi, de toujours clamer haut et fort devant lui que vous voulez vous enfuir ? Ce que j'essayais de faire, ce jour-là, était légitime ! En plus, si tu me dis que vous vous faites enfermer, ou du moins toi, et que vous avez déjà torturé les Volturi... Désolée, mais c'est foncer dans le mur, creuser un trou et, même quand tu touches le fond, continuer. Il y a d'autres manières pour s'en sortir ! Si vous agissiez plus subtilement, vous auriez plus de chance de vous en tirer que maintenant.

Il leva les yeux au ciel, souriant néanmoins.

- Aro ne lis peut-être pas tes pensées, mais les nôtres si. Ce n'est pas si simple de préparer quelque chose dans son dos. C'est une simple question de volonté, accepter ou pas de s'écraser !

Il appuya les deux mains contre le rebord de la fenêtre, derrière lui. C'était un gouffre, qu'il y avait entre deux. Un gouffre insondable, où l'on pouvait chuter à tout instant. Bella en avait-elle conscience ? Il n'avait jamais parlé à quelqu'un qui soit aussi peu à même de comprendre.

Bella – Quand on veut, on peut. J'ai bien réussi, moi, avec Alice et Jasper... Alors que je ne résiste pas du tout à leur don !

Elle se plaqua aussitôt la main sur la bouche, les yeux exorbités. Il eut un petit rire, dénué de méchanceté néanmoins.

- Le don d'Aro est plus puissant, mais peu importe. Et tu oses dire que je suis le seul à m'enfoncer...

Il redressa la tête en soupirant légèrement, l'insigne de la garde toujours posé sur la table devant lui, abandonné.

- Et pourquoi voulais-tu leur échapper, on peut savoir ?
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MessageSujet: Re: Et qui s'enfonce ? [PV Bella]   Lun 6 Jan 2014 - 13:22

Alec – Il manque un petit mot important à ton argumentation, Bella, la Liberté. Pour toi, il s'agit d'un droit acquis à la naissance qui n'a sans doute que peu de sens à tes yeux. Pour nous, c'est un droit qu'on nous arrachés, et que l'on veut re-gagner. Les Cullen ne te retiennent pas prisonnières, alors pourquoi voudrais-tu fuir ?

Bon… Là, Alec marquait un point. Bella n’avait été « prisonnière », selon ses termes, que lorsqu’Edward l’avait remarquée. Mais il ne l’avait pas empêchée de bouger, de se déplacer, de voir les gens qu’elle voulait… Enfin, si, lorsqu’elle voulait sortir, aller dans un endroit trop dangereux à son goût, elle était sûre qu’il risquait de siffler ou de hurler parce qu’elle « était trop fragile ». Mais autrement, Bella n’avait jamais été prisonnière comme les jumeaux l’étaient. Elle n’avait aucun argument à opposer à cela, Alec marquait un point, et elle le reconnaissait. Deux enfants de six ans, durant cette période, sorciers qui plus est… Ils n’avaient aucune chance. Seulement, dès le moment où Aro les avait repérés, ils n’auraient pu s’échapper.

Alec – Imagine-toi, étant gamine. Imagine Charlie et Renée mourir sous tes yeux. Brûlés vifs. Tu arrives à situer ?

Bella blêmit d’un coup, imaginant ses parents sur le bûcher, comme venait de l’évoquer Alec. Charlie et Renée, là-bas, et elle coincée sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit à cause de son âge. Seulement… A défaut de pouvoir agir, à défaut de pouvoir faire quelque chose vu son âge, Bella serait restée tranquille en voyant que toute rebellion était impossible. D’ailleurs, avec Edward, avec Jasper ou encore avec Carlisle, elle s’était résignée et ne fuyait plus lorsqu’ils venaient lui parler. C’était une preuve, non ?

Bella – Si c'était arrivé, j'aurais essayé de me tenir à carreaux après la première tentative de révolte brimée. Je n'aurais pas cherché à... réitérer l'expérience. Les Volturi SONT plus forts que vous, que tu le veuilles ou non.

Alec – Bien sûr qu'ils sont plus forts que nous. Mais la liberté est un droit, Bella, essaye de le comprendre. Tu dis que je n'aurais jamais de famille. Oui, c'est vrai. Ce n'est pas en étant mordu à mon âge que je pourrais avoir une famille. C'est un des trucs que je reproche à Aro, de nous avoir empêchés de mourir... Alors pourquoi on continue de se révolter ? Pourquoi JE continue, surtout ? Parce que seuls les imbéciles l'acceptent. Pour survivre, il ne faut jamais se résigner.

Peut-être que seuls les imbéciles l’acceptaient, mais lorsque cela fait plus souffrir qu’autre chose, lorsque se révolter attire plus d’ennuis que de rester calme… Non, à ce moment-là, ce ne sont pas ceux qui restent tranquilles qui sont les imbéciles. Mais cela, Alec ne le comprendrait jamais. Jane était déjà plus calme, elle arrivait plus ou moins à être heureuse d’après les apparences et avait l’air de moins « souffrir » de cet emprisonnement. Pourquoi ne profitaient-ils pas de cela ensemble ? Bella ne le comprenait définitivement pas.

Alec – Et contrairement à ce que tu penses, avoir un clan entier sur le dos ne m'a jamais gêné, surtout celui-là. Et va-t-on se calmer ? Non. Pas tant qu'on nous considéra comme de simples armes, maintenus en vie pour nos dons. Je te l'ai déjà dit. Si je le pouvais, je trahirais Aro. Sans hésiter.

Bella – Alors que ça vous a déjà porté préjudice à de nombreuses reprises ? Que tu sais qu'il te rattrapera encore et toujours, et que tu risques de te faire enfermer, tout simplement ?

Alec – Ce n'est pas comme si je n'avais pas l'habitude. Et je préfère ça que d'obéir bien sagement, comme un toutou bien dressé. Et je te ferais remarquer qu'il y a pire. Je n'ai jamais torture Aro et Caïus, moi. Par manque d'occasion, j’admets.

Hein ? Une minute. Pause. Il s’était déjà fait enfermer ?! Il s’était fait enfermer et continuait tout de même à se rebeller, à montrer clairement à Aro qu’il ne se soumettrait jamais ? Mais ce n’était plus un souhait de liberté, c’était de la pure bêtise, là ! Et le pire était qu’Alec croyait sincèrement qu’il ne s’enfonçait pas autant qu’elle… Bella faillit pousser un soupir, mais se retint.

Bella – Tu t'es déjà fait enfermer ? Et vous les avez déjà torturés ? Et tu oses encore me dire que tu n'es pas celui, de nous deux, qui s'enfonce le plus ?

Alec – Oui, car je m'enfonce pour défendre des valeurs. Une valeur. Et même si ça ne veut rien dire pour toi, elle a du sens pour nous. C'est différent de ce que tu fais. Toi tu t'enfonces parce que tu ne réfléchis pas assez aux conséquences de tes actes.

Pour défendre des valeurs. Bien sûr. Sauf qu’à partir du moment où la valeur défendue est la liberté, le souhait de s’enfuir, et que la défense de cette valeur entraine l’emprisonnement… Ce n’était plus cohérent. C’était complètement stupide. Alec disait que Bella ne réfléchissait pas aux conséquences de ses actes, qu’elle s’enfonçait par stupidité. Mais lui, que faisait-il, alors ?

Alec – Reprenons le jour où tu nous poussé dans les bras d'Aro. Il t'aurait suffit de réfléchir un minimum, ce jour-là, pour ne pas te mêler de ce qui ne te regardait pas ! Ce n'était donc pas s'enfoncer, ça ? Si tu en avais rajouté...

Oui, ça va, pas besoin de faire un dessin. « Je t’aurais tuée ». Bella avait compris. Les Cullen avaient passé des semaines à le lui reprocher, elle s’était pris de beaux sermons de la part de presque tout le monde. Alors stop, là. Il n’y avait pas mort d’hommes et, de toute manière, Bella savait que les jumeaux allaient finir par s’enfoncer à nouveau, par se faire prendre. C’était impossible autrement, nous parlons des jumeaux.

Bella – Parce que tu penses que c'est malin, toi, de toujours clamer haut et fort devant lui que vous voulez vous enfuir ? Ce que j'essayais de faire, ce jour-là, était légitime ! En plus, si tu me dis que vous vous faites enfermer, ou du moins toi, et que vous avez déjà torturé les Volturi... Désolée, mais c'est foncer dans le mur, creuser un trou et, même quand tu touches le fond, continuer. Il y a d'autres manières pour s'en sortir ! Si vous agissiez plus subtilement, vous auriez plus de chance de vous en tirer que maintenant.

Alec – Aro ne lis peut-être pas tes pensées, mais les nôtres si. Ce n'est pas si simple de préparer quelque chose dans son dos. C'est une simple question de volonté, accepter ou pas de s'écraser !

Alec avait levé les yeux au ciel sans s’énerver, néanmoins. Cela tenait du miracle. Ils étaient ensemble, dans cette pièce, depuis une bonne vingtaine de minutes – environ – et ils ne s’étaient pas encore engueulés ou n’avaient pas levé la voix. Certes, leurs arguments étaient plus cinglants les uns que les autres mais… C’était tout. Bella sentait les autres, dans la villa, les écouter. Elle était même sûre qu’ils les surveillaient. Mais un peu de confiance, quand même !

Pour l’instant, revenir à nos moutons. Alec maintenait que ce n’était pas simple de s’en sortir avec le don d’Aro… Mais lorsque l’on veut, on peut. La preuve, elle, une humaine de « cinquante-cinq kilos », comme il disait, avait réussi à échapper à deux vampires avec un don auquel elle ne résistait pas. Alors que lui, vampire de trois cents ans, n’y arrivait pas ? C’était un peu risible, pour le coup.

Bella – Quand on veut, on peut. J'ai bien réussi, moi, avec Alice et Jasper... Alors que je ne résiste pas du tout à leur don !

Ce n’est que lorsque Bella eut prononcé ses paroles qu’elle réalisa que ce n’était peut-être pas judicieux de le clamer haut et fort comme cela. Les autres Cullen étaient encore dans la maison, y compris ceux qui l’avaient engueulée ce jour-là. Qui plus est, elle s’enfonçait un tout petit peu en évoquant ce détail car les choses s’étaient, certes, bien terminées, mais tout avait failli dégénérer. Alec eut un rire avant de répondre, mais Bella ne détecta pas le moindre soupçon de méchanceté. Toute personne extérieure à cette pièce, connaissant le contexte de leur avant-dernière « rencontre » aurait été bouche-bée.

Alec – Le don d'Aro est plus puissant, mais peu importe. Et tu oses dire que je suis le seul à m'enfoncer...

Plus puissant, mais Bella était humaine lorsqu’elle avait fait cela. Alec semblait oublier ce léger détail. De plus, elle ne connaissait pas encore les Cullen comme Alec connaissait Aro… Elle était encore au stade « je sors avec des gens qui sont froids comme le marbre », elle s’étonnait encore des détails de leur quotidien. Autant de choses faisaient que, puissant ou pas, Bella était désavantagée.

Alec – Et pourquoi voulais-tu leur échapper, on peut savoir ?

Bella – Pour sauver ma mère.

La réponse était sortie toute seule, comme si cela coulait de source. Bella soupira, s’appuya à son tour contre le mur à côté d’elle en regardant tantôt le vide, tantôt Alec. Elle se souvenait de cette journée comme si c’était hier, les détails étant gravés à jamais dans sa mémoire.

Bella – Un traqueur du nom de James avait jeté son dévolu sur moi. Il ne comprenait pas pourquoi les Cullen me défendaient, un peu comme Aro en gros. On est allé à Phoenix, Alice, Jasper et moi, pendant que les autres faisaient diversion pour essayer de les perdre car ils étaient plusieurs à ma poursuite.

Et elle ne les connaissait, à ce moment-là, que depuis quelques mois. Même pas un an. Mais inutile d’appuyer sur ce détail, Alec n’avait pas besoin d’une preuve supplémentaire dans la catégorie « Bella s’attire des problèmes ».

Bella – Il a retrouvé ma trace à Phoenix et m’a fait croire qu’il tenait ma mère. On devait retrouver les autres à l’aéroport… Je n’avais que peu de temps et je venais de découvrir les dons d’Alice et de Jasper. J’ai improvisé. J’ai demandé à Jasper de m’accompagner au toilette, pensant m’échapper là-bas vu qu’il y avait une sortie… Mais il m’a suivie à l’intérieur. Il avait sans doute senti que je lui cachais quelque chose. Alors, quand on est sorti, j’ai foncé dans des valises « sans faire exprès » et j’ai profité du… léger dérangement pour fuir.

Inutile d’aller plus loin, inutile de dire que des gens s’étaient blessés à cause de tout cela, inutile de dire que les Cullen avaient frôlé la catastrophe à cause d’elle. De toute manière, ce n’était pas pour cela que Bella racontait cet épisode. Elle voulait montrer à Alec que tout était possible, même sans avoir de grands moyens. Elle reporta son regard sur le Volturi, reprenant :

Bella – Je ne dis pas que j’ai agi intelligemment, Alec. Je n’ai jamais recommencé ça, pas quand j’ai vu que ça avait causé du tort à Jasper et Edward. Mais je voulais sauver ma mère. Comme toi tu veux sauver ta sœur, comme toi tu veux la défendre. Seulement, à partir du moment où tu te fais enfermer, à partir du moment où tu continues à creuser encore et toujours, tu peux me dire comment tu comptes te libérer ? J’étais humaine, j’ai réussi à deux vampires avec un don. Vous pouvez le faire aussi. Seulement, à partir du moment où vous continuez à essuyer les échecs, je considère que… Désolée, mais c’est s’enfoncer bêtement. Ce n’est plus une question de valeur, c’est de la bêtise.


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MessageSujet: Re: Et qui s'enfonce ? [PV Bella]   Mar 7 Jan 2014 - 21:37

Bella – Pour sauver ma mère.

Sa mère... Renée ? Alec fronça légèrement les sourcils, assez perplexe que Bella lui ait répondu aussitôt. A croire que c'était un sujet sensible. Normal, lorsque cela touchait la famille, c'était sacré. l se demandait juste pourquoi elle s'était sauvée seule l'aider alors qu'elle aurait pu demander l'aide des Cullen, tout simplement. Ils étaient plus forts qu'elle, comme les Volturi étaient plus forts qu'eux, alors elle aurait pu s'en remettre à sa famille. Mais c'était Bella, la logique et elle, ça faisait deux. Il ne répondit donc pas, conscient qu'elle n'allait guère tarder à développer. Et c'est ce qui ne tarda guère à se passer.

Bella – Un traqueur du nom de James avait jeté son dévolu sur moi. Il ne comprenait pas pourquoi les Cullen me défendaient, un peu comme Aro en gros. On est allé à Phoenix, Alice, Jasper et moi, pendant que les autres faisaient diversion pour essayer de les perdre car ils étaient plusieurs à ma poursuite.

Vraiment pas doué, ce traqueur, s'il se laissait dérouter par deux ou trois vampires... C'était du grand n'importe quoi ! Jamais Démétri ne se laisserait avoir par une telle tactique de diversion. Lorsqu'il ferrait sa proie, il la suivait jusqu'au bout du monde, sans se soucier des "diversions" qu'il rencontrera sur son chemin. Ce James n'était donc vraiment pas doué s'il se laissait distraire ainsi. Pathétique. En tout cas, cette fille avait vraiment l'art de s'attirer des ennuis. Il retint un soupir, mi-amusé, mi-affligé.

Bella – Il a retrouvé ma trace à Phoenix et m’a fait croire qu’il tenait ma mère. On devait retrouver les autres à l’aéroport… Je n’avais que peu de temps et je venais de découvrir les dons d’Alice et de Jasper. J’ai improvisé. J’ai demandé à Jasper de m’accompagner aux toilettes, pensant m’échapper là-bas vu qu’il y avait une sortie… Mais il m’a suivie à l’intérieur. Il avait sans doute senti que je lui cachais quelque chose. Alors, quand on est sorti, j’ai foncé dans des valises « sans faire exprès » et j’ai profité du… léger dérangement pour fuir.

Léger dérangement, hein ? Il imaginait parfaitement la scène... Et c'était vraiment bas de sa part. Profiter du fait que son nouveau frère ait du mal à se contrôler, manquer de faire tuer quelques humains, pousser un des Cullen à craquer... Décidément, elle avait le plus grand mal à faire attention à ceux qui l'entourent ! C'était peut-être pathologique, qui sait. Ou peut-être était-ce dans sa nature, tout simplement. Il n'avait jamais rencontré quelqu'un comme ça auparavant, et en était un peu choqué. Comment pouvait-on avoir si peu de considération pour sa propre famille ? Ou, si elle en avait, elle le montrait très mal. Aussi maladroite physiquement que moralement, dirait-on.

Bella – Je ne dis pas que j’ai agi intelligemment, Alec. Je n’ai jamais recommencé ça, pas quand j’ai vu que ça avait causé du tort à Jasper et Edward. Mais je voulais sauver ma mère. Comme toi tu veux sauver ta sœur, comme toi tu veux la défendre. Seulement, à partir du moment où tu te fais enfermer, à partir du moment où tu continues à creuser encore et toujours, tu peux me dire comment tu comptes te libérer ? J’étais humaine, j’ai réussi à deux vampires avec un don. Vous pouvez le faire aussi. Seulement, à partir du moment où vous continuez à essuyer les échecs, je considère que… Désolée, mais c’est s’enfoncer bêtement. Ce n’est plus une question de valeur, c’est de la bêtise.

Il haussa les épaules. Peut-être. Peut-être pas. C'était juste différent, voilà tout. Elle avait raison sur certains points, tords sur d'autres. Et après ? Ils n'allaient pas échanger leurs places pour savoir ce que l'autre aurait fait dans cette situation. Et ils n'avaient pas des réactions si différentes, contrairement à ce qu'elle pensait.

- On a déjà essayé pas mal de choses. Il y a trois "freins" principaux... Aro qui surveille constamment nos pensées, d'abord. Démétri, ensuite, qui peut nous rattraper avant même qu'on ne soient sortis de la ville. Et Chelsea. Elle peut nous attacher à Aro et au clan.

Il avait dit cela d'un ton morne et blasé, ayant intégré tout cela depuis longtemps. C'était leur clan, on ne pouvait rien y changer.

Bella – Alors pourquoi ne pas rester là, vu que vous êtes coincés d'après ce que tu dis ? Vous vous attirerez moins de problèmes comme ça. Ça changera, pour une fois...

- Je ne sais pas abandonner, Bella, répliqua-t-il d'un ton légèrement agacé. On a failli réussir, plusieurs fois. Quand on était chez vous, précisément. Tu n'étais pas encore transformée, mais... Aro avait piégé Jane, elle n'était pas partie d'elle-même. Alors qu'on allait réussir à devenir végétariens, qu'on...

Sa voix s'était faite plus rapide, et un peu plus étranglée. Il se souvenait de tout comme si c'était hier. Ses mains se crispèrent sur le rebord de la fenêtre et il redressa la tête, le regard dans le vide.

- Quand ils m'ont envoyés la vidéo d'elle, à White Swan... Je suis partie la chercher, bien évidemment. Oui, j'ai un peu assommé Carlisle et Esmée au passage, mais ce n'était pas mon souci. Il fallait juste que j'aille aider ma sœur. Tu ne sais pas ce qu'ils lui ont fait...

La vidéo lui brûlait encore la mémoire. Les cris de sa jumelle, les images... Il n'aurait pu supporter de la laisser là-bas, seule, alors qu'elle avait si cruellement besoin de lui. C'était impossible. Il ne l'abandonnera jamais ! Mais depuis ces événements, sa haine contre le clan s'en était d'autant plus ravivé.

Bella – Vu les cicatrices qu'a Jane... C'est pour ça que je te dis de laisser tomber. Ça vous fait souffrir plus qu'autre chose, alors que vous êtes en sécurité là-bas, d'une certaine manière. Et puis, que veux-tu faire, vu votre apparence ?

- Mouais, en sécurité... Mais, vois-tu, je n'ai pas pu pardonner à Aro ce qui s'est passé. Ni ce que Caïus m'a fait. Vivre à côté d'eux à longueur de journée est tout simplement insupportable ! Et qu'est-ce qu'on pourrait faire... Bon, là, ça blesse un peu, je te l'accorde. On est obligés de faire parti d'un clan, et on a nulle part où aller.

C'était un des points critiques, en effet. Où iraient-ils ? Ils ne pouvaient imaginer vivre près des humains, pas avec leur apparence. Il maudit une fois de plus la situation, les dents serrés. Fichu sort qui les avait condamnés à ça. Et cela restera ainsi, à jamais.

Bella – Au pire, tu peux les ignorer tant que tu es avec ta sœur et que vous allez bien ? D'accord, vous ne serez jamais au summum du bonheur, mais à deux, vous pouvez vous créer votre bulle et les supporter.

- C'est ce qu'on fait. Cette guerre nous y aide. A redevenir nous-même. Avoir quelque chose à faire est très bénéfique.

Il eut un sourire cynique, puis reprit son insigne, le faisant tourner entre ses mains. Il revoyait encore Caïus le lui remettre au cou, après l'avoir frappé. Pourquoi les Volturi s'acharnaient autant ? Pourquoi avaient-ils toujours refusés de les laisser partir ? Ce n'était quand même pas simplement à cause de leurs dons. Ou si. Peut-être. Il soupira, jouant toujours avec, pensivement.

- Si je refuse de considérer Aro comme mon père, c'est aussi parce que j'ai peur d'oublier le mien, de trahir sa mémoire. Pareil pour ma mère. Tu n'as jamais craint cela, avec Carlisle et Esmée ?
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MessageSujet: Re: Et qui s'enfonce ? [PV Bella]   Jeu 9 Jan 2014 - 19:08

Alec – On a déjà essayé pas mal de choses. Il y a trois "freins" principaux... Aro qui surveille constamment nos pensées, d'abord. Démétri, ensuite, qui peut nous rattraper avant même qu'on ne soit sortis de la ville. Et Chelsea. Elle peut nous attacher à Aro et au clan.

Mais alors, pourquoi ne pas rester tranquillement là où ils étaient ? Bella voyait difficilement comment les jumeaux pouvaient partir. Quitte à devoir vivre dans un endroit, entouré de gens que l’on n’aime pas, autant se plier aux règles et faire avec. Peut-être qu’à force, ils arriveraient à être heureux, non ? Ils n’avaient plus rien à perdre, maintenant. Mais ça, Alec ne semblait pas le comprendre. Malheureusement.

Bella – Alors pourquoi ne pas rester là, vu que vous êtes coincés d'après ce que tu dis ? Vous vous attirerez moins de problèmes comme ça. Ça changera, pour une fois...

Alec – Je ne sais pas abandonner, Bella. On a failli réussir, plusieurs fois. Quand on était chez vous, précisément. Tu n'étais pas encore transformée, mais... Aro avait piégé Jane, elle n'était pas partie d'elle-même. Alors qu'on allait réussir à devenir végétariens, qu'on...

Tout cela, Bella l’ignorait. Enfin… Elle n’avait eu qu’une version de l’histoire, ne sachant rien des détails vu qu’Edward prenait bien soin de les lui dissimuler comme « elle était trop fragile ». Comme si savoir une telle chose allait la choquer… Elle était capable d’entendre pas mal d’histoires, contrairement à ce qu’il pensait. Mais soit, c’était le passé, inutile de revenir là-dessus. Bella ne répondit rien, n’ayant pas le temps de réagir parce qu’Alec parlait de plus en plus vite, comme s’il revivait littéralement la scène qu’il racontait. Dans ces cas-là, le silence est la meilleure des réponses.

Alec – Quand ils m'ont envoyés la vidéo d'elle, à White Swan... Je suis partie la chercher, bien évidemment. Oui, j'ai un peu assommé Carlisle et Esmée au passage, mais ce n'était pas mon souci. Il fallait juste que j'aille aider ma sœur. Tu ne sais pas ce qu'ils lui ont fait...

Non, Bella ne le savait pas. Mais elle avait eu un « résumé », elle connaissait les grandes lignes de ce qui s’était passé et… Elle avait vu les cicatrices sur les bras de Jane, la peur, sur son visage, la gêne lorsque ce sujet avait été abordé, la colère aussi. Bella ne pouvait que deviner, mais elle imaginait au moins un minimum la douleur qu’avait éprouvé la Volturi vu la réaction actuelle d’Alec. Seulement, même si les Volturi étaient si… sévères, allons-nous dire, que pouvaient faire les jumeaux ? Avec cette apparence d’enfants de douze ans, ils étaient coincés.

Ils devaient vivre avec un clan, ou ils allaient se faire tuer dès la première journée, dès les premières heures. Il ne leur restait que le silence et l’ignorance. Ignorer pour continuer, plutôt que de faire attention à ce que leur disaient les trois frères, plutôt que de faire attention aux provocations et de foncer droit dans le mur les yeux fermer.

Bella – Vu les cicatrices qu'a Jane... C'est pour ça que je te dis de laisser tomber. Ça vous fait souffrir plus qu'autre chose, alors que vous êtes en sécurité là-bas, d'une certaine manière. Et puis, que veux-tu faire, vu votre apparence ?

Alec – Mouais, en sécurité... Mais, vois-tu, je n'ai pas pu pardonner à Aro ce qui s'est passé. Ni ce que Caïus m'a fait. Vivre à côté d'eux à longueur de journée est tout simplement insupportable ! Et qu'est-ce qu'on pourrait faire... Bon, là, ça blesse un peu, je te l'accorde. On est obligés de faire parti d'un clan, et on n’a nulle part où aller.

Bella – Au pire, tu peux les ignorer tant que tu es avec ta sœur et que vous allez bien ? D'accord, vous ne serez jamais au summum du bonheur, mais à deux, vous pouvez vous créer votre bulle et les supporter.

Alec – C'est ce qu'on fait. Cette guerre nous y aide. A redevenir nous-mêmes. Avoir quelque chose à faire est très bénéfique.

« Revenir nous-mêmes »… Tuer était devenu leur seul moyen de penser à autre chose ? Le seul moyen d’évacuer leur haine ? Alors, lorsqu’on emprisonnait quelqu’un – comme ils le décrivaient –, ils devaient comme… « ça » ? Bella refusait de le croire. C’était impossible, il devait bien exister quelque chose. Même si, d’un côté, elle comprenait Alec lorsqu’il parlait d’une occupation qui lui permettait de se vider l’esprit. S’occuper. Lorsque l’on est vampire, coincé à cet âge-là sans pouvoir faire ce que l’on veut, s’occuper est la meilleure option. C’était pour cela que les Cullen continuaient à aller au Lycée, pour cela qu’ils lisaient sans cesse et qu’ils apprenaient même des choses qui leur étaient inutile. Mais au moins, cela occupait.

Alec – Si je refuse de considérer Aro comme mon père, c'est aussi parce que j'ai peur d'oublier le mien, de trahir sa mémoire. Pareil pour ma mère. Tu n'as jamais craint cela, avec Carlisle et Esmée ?

A cet instant précis, Bella se figea complètement. Alec jouait toujours avec son insigne, comme s’il ne cessait de penser en parlant. Bien sûr que si, elle l’avait toujours craint. Bien sûr que si, c’était ce qui comptait parmi les choses qui l’effrayaient le plus. Mais jusqu’à présent, la jeune mère ne l’avait jamais dit, jamais avoué, rien. Trouver cette pensée chez Alec, alors qu’ils étaient censés se détester à la base, était… bizarre. Après un moment, elle lui répondit avec une voix plus faible, néanmoins :

Bella – Je… Si. Pour Charlie et Carlisle, du moins. Renée sait que je vis, elle reste ma mère et Esmée ma belle-mère. Mais Charlie… Ca peut paraître débile, je le sais. Mais déjà qu’on a tout quitté et qu’on lui a fait croire à ma mort… J’ai l’impression que ce serait le trahir de considérer Carlisle comme mon père, même s’il agit comme s’il l’était avec moi.

Bella fit une pause, repensant à Charlie, Carlisle, tout ce qu’elle avait vécu depuis qu’ils avaient déménagé au Népal d’abord, en Ecosse ensuite. Tout s’était enchaîné si vite… Si on lui avait dit ce qui allait se passer deux ans plus tard, ce qu’elle vivrait, que son père apprendrait sa mort, que sa mère disparaitrait, qu’elle discuterait avec un Volturi qui la terrifiait à la base… Jamais Bella ne l’aurait cru. Et pourtant… Pourtant, elle était bien là, avec Alec, à discuter de leurs pensées en ce qui concernait la considération de leur « père ». Chose qu’elle n’avait encore dite à personne, ici. C’était bizarre. Mais vraiment bizarre.

Bella – Personne ne le sait, ici. Enfin… Ne le savait, ils le savent tous, maintenant. Je crois que, finalement, nous ne sommes pas si différents que ça et que ceux qui t’ont appelé, quand je suis passée tout à l’heure, avaient raison en disant qu’on ne se taperait pas dessus si on restait dans la même pièce plus de dix minutes. Par contre, quand Aro et Carlisle l’apprendront, fini de notre tranquillité…

Bella se laissa glisser contre le mur, par terre, imaginant la réaction d’Aro et Carlisle dès qu’ils apprendraient cela. Hum. Bon, au moins, ils allaient être fiers même si la jeune mère craignait les représailles par la suite. Jasper, Emmett, Félix ou même Chelsea pour Alec ne les lâcheraient plus. Bah, tant pis. Bella supporterait. Elle tourna la tête vers le Volturi, lui demandant alors après un long silence :

Bella – En parlant de ça… Aro ne t’a jamais fait le coup de te surprotéger ou de faire le père-poule avec toi ? Comme tu t’enfonces souvent, je suppose qu’il en profite régulièrement…


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MessageSujet: Re: Et qui s'enfonce ? [PV Bella]   Jeu 9 Jan 2014 - 22:12

[HJ : Ecrit avec Bella pour faire avancer cette histoire et aussi pour qu'on en profite un max. (a)]


Bella s'était figée totalement, et il lui lança un regard curieux. Qu'avait-il dit de mal ou de blessant ? C'était une question simple, et q'il était évident de se poser un jour ! Enfin, pour ceux qui étaient dans ce genre de situation. Donc tous les membres de la famille de Carlisle, et pour Jane et lui. Désespérant, dit comme cela... Il retint un long soupir, les mains toujours serrées sur son insigne. Il se sentait un peu bizarre, et surtout choqué d'avoir pu parler à Bella sans trop avoir envie de lui taper dessus.

Bella – Je… Si. Pour Charlie et Carlisle, du moins. Renée sait que je vis, elle reste ma mère et Esmée ma belle-mère. Mais Charlie… Ça peut paraître débile, je le sais. Mais déjà qu’on a tout quitté et qu’on lui a fait croire à ma mort… J’ai l’impression que ce serait le trahir de considérer Carlisle comme mon père, même s’il agit comme s’il l’était avec moi.

Ce n'était pas débile, ça. Enfin, pas pour lui. Il trouvait normal de toujours respecter la mémoire de sa famille, qu'elle soit morte ou qu'on ne puisse plus la voir. Renée, à Volterra, parlait assez souvent de sa fille aînée, Alec l'entendait. Et il en avait appris pas mal, bien malgré lui, lorsqu'il était obligé de rester bien sagement dans les appartements communs, juste sous le nez des trois frères. C'était l'une des raisons pour laquelle il était si heureux de cette guerre. Non seulement ils pouvaient sortir, mais comme Caïus craignait les EDL, il ne devait pas en mener large en cet instant précis. Et ça, c'était magnifique ! Il aurait aimé voir sa tête lorsqu'il se sera retrouvé devant une troupe de loups en colère et déchaînés.

Bella – Personne ne le sait, ici. Enfin… Ne le savait, ils le savent tous, maintenant. Je crois que, finalement, nous ne sommes pas si différents que ça et que ceux qui t’ont appelé, quand je suis passée tout à l’heure, avaient raison en disant qu’on ne se taperait pas dessus si on restait dans la même pièce plus de dix minutes. Par contre, quand Aro et Carlisle l’apprendront, fini de notre tranquillité…

Il grimaça, alors que Bella se laissait glisser contre le mur et finit assise par terre. Ah non, non, non ! Il imaginait parfaitement ce que Aro serait capable de faire s'il apprenait un truc pareil et en était terrifié d'avance. Manipulateur comme il était, il trouvera sûrement un moyen de s'en servir pour le piéger ou piéger Jane. Voir eux deux en même temps. quand à Carlisle... Alec le connaissait assez pour savoir qu'il ne lâchera pas non plus sa belle-fille. Il soupira franchement, dépité. Bon, après tout, ce n'était pas le pire. Il avait dit bien d'autres choses qui risquaient d'arrêter l'attention du chef des Volturi. De toute façon, un peu plus ou un peu moins... Tant que la guerre durera, Jane et lui pourront esquiver les intermèdes prolongés en compagnie des très agréables frères. Comprenez l'ironie. Si seulement Caïus pouvait avoir un accident, durant cette guerre. Même un petit, hein.

Bella – En parlant de ça… Aro ne t’a jamais fait le coup de te surprotéger ou de faire le père-poule avec toi ? Comme tu t’enfonces souvent, je suppose qu’il en profite régulièrement…

Alec sursauta légèrement. Puis pâlit un peu.

- Non, répondit-il un peu trop vite. Enfin, heu... Pas vraiment.

Pathétique. Il se laissa aller par terre à son tour, et appuya la tête contre le mur derrière lui. Ils devaient donner un beau spectacle ! La Cullen et le Volturi assis par terre dans un petit salon, en train de baliser sur la réaction de leurs "parents" respectifs suite à une malheureuse discussion. L'horreur était complète.

- C'est pas vraiment, lui, c'est plus sa femme, Sulpicia, finit-il par marmonner. Elle est très...

Bella tourna la tête, attendant visiblement qu'il finisse, mais il n'arrivait pas à poursuivre. Elle finit par reprendre la parole.

Bella – Comme toutes les "mères", je suppose. Renée m'a collé la discussion mère-fille, quand j'étais humaine, dans la Villa des Cullen... Avec les Cullen, si tu vois ce que je veux dire.

- Oh... Punaise...

Il resta silencieux un petit moment, jouant avec ses mains et son insigne, puis reprit.

- Sulpcia nous a déjà forcé à nous nourrir, d'une façon assez maternelle, on va dire. Me suis déjà retrouvé plusieurs fois dans ses bras et dans ceux d'Aro... Et une fois sur les genoux de Caïus, devant toute la garde.

La honte. La plus grosse honte de sa vie. Un petit silence s'installa, alors qu'il n'osait plus rien dire. Il se souvenait parfaitement de ce jour-là, même s'il avait essayé de l'oublier. Bella se retenait surtout de ne pas rire, à son avis, mais il était encore trop choqué pour s'énerver.

Bella – J'imagine très bien le tableau... Tu crois qu'ils se passent le mot, de vampire à vampire, pour couver et ridiculiser les plus jeunes dans le clan à chaque fois ?

-  Mais ouais ! s'écria-t-il, avec un rire nerveux. Mais nous, on est même pas les plus jeunes, c'est injuste... Quand Aro et Caïus sont venus à me chercher à Forks, par exemple, juste avant que vous partiez, ils se sont amusés à me prendre sans cesse par la main. C'était carrément horrible... Et Sulpicia est pire qu'eux deux réunis.

Pire, en effet, et pas qu'un peu. Plus maternelle et surprotectrice qu'elle, ce n'était pas possible. Déjà qu'il avait horreur de se faire câliner, c'était bien pire avec elle. Lorsqu'elle l'avait coincé pour lui faire boire un... Non, non, ne plus y penser. Il allait en faire des cauchemars, ou être traumatisé à vie. Mais quand même... Il n'avait jamais compris pourquoi elle agissait comme ça, exactement.

Bella – Déjà, elle doit être vachement courageuse pour supporter Aro. Je sais pas, les imaginer ensemble... C'est bizarre. C'est pour ça que j'ai réagi comme ça, quand j'ai vu ma mère avec Marcus. Les imaginer en train de... C'est ma mère, quoi !

- Elle est surtout super naïve. Ta mère, c'est différent, elle est plutôt agréable à vivre, et Marcus aussi. Mais non, je refuse ne serait-ce que d'imaginer Aro et sa femme au lit, je tiens à ma santé mentale, ou ce qu'il en reste.

Il sourit malgré lui, se prenant la tête entre les mains histoire de chasser toute vision d'horreur.

- Aro m'a déjà infligé la discussion père-fils, aussi... Et il avait engueulé un... Partenaire... Lorsqu'on s'était un peu rapprochés. Beaucoup. Comme quoi je n'avais que douze ans, que je n'avais été éduqué à ça, etc.

Il s'adossa contre le mur, puis finit par repasser l'insigne à son cou. Ce jour-là, il avait encore eu sacrément honte. Aro l'avait clairement traité comme un gosse ignorant et incapable, qu'il fallait protéger. La honte. la honte ! Et ça ne lui avait même pas effleuré l'esprit que même si Alec faisait jeune, il avait vécu quelques centaines d'années. Bella eut l'air interdite, puis évita son regard. Tant mieux, pour le coup, il avait peur de ce qu'il pourra y lire.

Bella – Et tu n'avais pas peur de te faire surprendre ? Je veux dire, avec Edward, on... Enfin, c'est toujours fermé. Avec Renesmée dans le coin... - Il y eut un moment de silence puis elle ajouta - Il t'a vraiment fait la discussion père-fils ? Je commence à croire que c'est une manie. Attends-toi à ce que Sulpicia te la colle aussi, j'y ai eu droit avec Renée ET Carlisle, moi.

Il haussa les épaules, tête baissée.

- On s'est fait surprendre par Athenodora. C'est la femme de Caïus, pour info. Puis par Aro, qui a tout vu dans nos esprits. Ce qui se serait passé plus tard, de toute façon. Sulpicia me l'avait déjà faite depuis longtemps, la "discussion".

Il grimaça, le tout encore très clair dans son esprit. Il fallait croire que leurs aînés adoraient jouer avec tout cela, leur infliger des situations douloureuses ou carrément humiliantes. C'était vraiment pénible, cette façon de fonctionner ! Et ça les amusait.

- Enfin, c'était sans doute pire quand on étaient humains, je pense...

Bella – Pire que maintenant ? Quand vous étiez humains ? C'est possible ?

Elle avait l'air ébahie. Alec eut un geste un peu gêné, puis se mordit les lèvres.

- On venait de voir nos parents... Mourir... Imagine deux gosses bien humains traumatisés, au milieu de dizaines de morts. Il y avait juste les frères Volturi devant nous. Aro m'a pris dans ses bras, et Marcus a emmené Jane. C'est là qu'on a vu le reste du clan, une bonne partie était de sortie. Ils ont tirés une drôle de tronche en nous voyant. J'essayais de frapper Aro, ce qui ne produisait pas un grand effet, comme tu peux t'en douter.

C'était sûr que ce n'est pas avec ses petits poings qu'il allait lui fait grand-mal. C'était très risible, en y pensant bien... Mais il n'avait pas d'autres défense, à l'époque. Il secoua la tête, serrant les dents, avant de poursuivre. Bella avait un genre de gloussement nerveux.

- A Volterra, c'était assez bizarre. Sulpicia nous a câliné, littéralement, et on ne comprenait pas ce qu'elle disait, comme elle ne parlait qu'Italien. Dès le lendemain, on a fait une fugue et on s'est sauvés, sans pouvoir aller trop loin. Lorsque Démétri et Félix nous ont ramenés, Jane a hurlé aux portes de la ville, en Anglais, qu'on nous kidnappait. Elle était géniale. Démétri a dû se laisser attacher et emmener par les humains. Moi, Félix m'avait ramené, et j'ai dû rester dans les bras de Sulpicia en attendant.

Et il n'avait pas réussi à s'en défaire, couvé comme ce n'était pas permis. Bella le fixa avec de gros yeux, comme choquée. Et bah quoi ? Elle savait qu'ils étaient les rois de la fugue, après tout.

Bella – Jane ? Elle... Mais elle n'a pas épousé Démétri, après ? Ou j'ai mal suivi ?

- Trois cents après ! On a le temps de changer ! Quoi que... Non, Carlisle n'a pas changé. Plus surprotecteur que lui, je ne connais pas.

Elle se mit à rire franchement, alors qu'il esquissait un sourire. C'était Carlisle, on ne le changera pas.

Bella – Ça, c'est clair. Je ne compte même plus le nombre de discussions que j'ai eues avec lui parce qu'il trouvait que "je n'étais pas bien". Ou encore les sermons qu'il fait à chaque fois qu'on fait une bêtise... A côté de lui, j'ai l'impression d'être une enfant de dix ans qu'il gronde. C'est assez drôle, quand tu y penses, c'est le seul qui ennuie tout le monde mais qui ne se fait emmerder par personne.

Pas faux, et c'était tout à fait dégoûtant ! Mais Carlisle, quoi... elle finit par lui demander s'il était comme ça avant aussi. Il hocha la tête avec un sourire nerveux, jouant avec ses mains, les bras entourant ses genoux ramenés contre lui.

- Avant... Humains, il nous faisait manger, puis nous couvait comme un père-poule. Une fois vampires... C'était pire. Il s'était toujours comporté comme un père-poule, comme si on était fragile. Mais bon, il a souvent réussi à réconforter Jane, il est seul, à part moi, avec qui elle accepte les câlins.

Il trouvait cela très bizarre, d'ailleurs, mais inutile de le mentionner. De toute manière, Bella connaissait sûrement très bien le personnage, il n'avait pas besoin d'en rajouter une petite couche. Même si c'était agréable de se lâcher enfin sur tout le monde. De dire un peu la vérité platement, sans se poser de questions. Ils allaient sûrement le payer très cher après, mais justement, raison de plus pour en profiter. Bella, qui était resté silencieuse, se leva soudainement pour aller chercher quelque chose, puis revint vers lui. Il se leva à son tour, perplexe, et vit une petit clé USB. C'était à lui, ça.

Bella – Tiens... Je crois que c'est à toi. Ou l'un de vous deux. Tu l'avais oubliée avec ton heu... Tes souvenirs.

Elle lui assura qu'elle ne l'avait pas regardé. Il eut un sourire cynique. Il n'y avait pas de documents, là-dessous, plutôt d'autres souvenirs. La face cachée du clan, que personne à part ses membres n'avait vu. Peu de choses, au final, mais assez drôle quand on y pense. Il lui demanda si elle voulait regarder.

Bella – Regarder ? Mais vous avez mis quoi, sur cette clef ? Je pensais que ce serait des mails ou des croquis, des trucs du genre. Je ne vais pas t'attirer d'ennuis non plus.

- Non, c'est juste des photos. Félix aime bien en prendre... Attends.

Il alluma un des ordinateurs et s'assit à côté de Bella. Il ouvrit le fichier et cliqua sur la première icône. La photo représentait Démétri en caleçon dans la salle de bain, revenant visiblement d'une mission un peu boueuse, qui semblait crier au photographe de dégager. La Cullen éclata de rire.

Bella – C'est Démétri, ça ?! Sa réputation en prend un coup, là.

C'était une vidéo ensuite. Où on voyait Félix courser Jade dans les couloirs du château en criant "Attends-moi, je t'aiiiiiiime !". Les gardes, qu'ils croisaient, étaient tous pliés de rire. Surtout au moment où Félix se cassa la figure en entraînant Jade, et où ils roulèrent tous les deux sur le tapis. Bella faisait les gros yeux, surprise. Ensuite, une photo où on voyait Sulpicia prendre son mari d'assaut par surprise et l'embrasser en le tenant par le cou, avec le visage plus que surpris du chef des Volturi. Après, c'était Jane, habillée à la sauce latino avec un bandana dans les cheveux, dansant un rock endiablé avec Démétri. Bella avait éclaté de rire, et lui-même souriait largement. Il trouvait sa sœur toute mignonne, dans cette tenue, ça lui allait très bien.

Bella – Je n'imaginais pas du tout Jane comme ça...

- On peut se permettre de se lâcher lorsqu'on est juste entre nous, répondit Alec en cliquant sur la photo suivante. Regarde là.

On voyait Orlin, cette fois, assis par terre sur la moquette. Lilwen était devant lui, entourée de boîte et de feuilles de dessin, occupée à maquiller très soigneusement Orlin qui avait des allures de fille. Alec éclata de rire, à la fois amusé et attendri, puis se tourna vers Bella.

Bella – Ça me fait penser à une de nos photos aussi.
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MessageSujet: Re: Et qui s'enfonce ? [PV Bella]   Ven 10 Jan 2014 - 19:53

Alec – Non. Enfin, heu... Pas vraiment.

Trop rapide pour être honnête. Ce n’était sûrement pas vrai, étant donné le sursaut qu’avait eu Alec et son teint devenu blême d’un coup. Il se laissa ensuite glisser contre le mur, comme Bella, étant à côté d’elle alors qu’ils étaient supposés se détester. Le beau tableau que ça devait représenter ! Autant dire que si quelqu’un entrait, maintenant, leur réputation était fichue. Définitivement finie. Et dire que Carlisle, Esmée, Edward, Jasper, Aro, Jane, etc. allaient être au courant de tout cela très, très vite. Et comment ils allaient réagir, ensuite ? Qu’allaient-ils dire ? Bella balisait « juste un peu », allons-nous dire.

Alec – C'est pas vraiment, lui, c'est plus sa femme, Sulpicia. Elle est très...

Très ? La femme d’Aro, oui, Bella situait plus ou moins depuis la réunion. Elle l’avait vue brièvement mais ne s’en rappelait plus trop. Enfin, elle avait de vagues souvenirs et arrivait à mettre un visage sur le nom, c’était déjà ça. Par contre, imaginer cette femme avoir des gestes… maternels envers Alec ? C’était bizarre. Bella attendit une suite, qui ne vint jamais. Elle prit alors la parole, repensant à quelque chose qui pourrait peut-être « rassurer » Alec.

Elle aussi, elle avait eu son lot de surprises de ce côté-là… Surtout le jour où Renée lui avait refait la fameuse discussion mère-fille. Rien de bien étonnant, vous allez dire, mais lorsque cette discussion a lieu chez des vampires, qui entendent tout, absolument tout… Et que les vampires en questions sont les membres de la famille du petit-ami. C’est d’office plus gênant.

Bella – Comme toutes les « mères », je suppose. Renée m'a collé la discussion mère-fille, quand j'étais humaine, dans la Villa des Cullen... Avec les Cullen, si tu vois ce que je veux dire.

Alec – Oh... Punaise...

Tout à fait. Le mot convenait parfaitement bien, en cet instant précis. Bella se souvenait de ce jour comme si c’était hier, de la honte ressentie, des regards posés sur elle lorsqu’elles étaient revenues vers la Villa Blanche. Renée était-elle seulement consciente de la gêne qu’avait ressentie sa fille, maintenant qu’elle était vampire ? Ou alors n’y avait-elle pas pensé ? La jeune femme penchait plutôt pour cette dernière option. Le sujet n’avait jamais été remis sur le tapis, après tout. Bella jeta un regard à l’insigne d’Alec, avec lequel il jouait depuis un moment maintenant, le regard comme perdu.

Alec – Sulpicia nous a déjà forcé à nous nourrir, d'une façon assez maternelle, on va dire. Me suis déjà retrouvé plusieurs fois dans ses bras et dans ceux d'Aro... Et une fois sur les genoux de Caïus, devant toute la garde.

Sur… Les genoux… de Caïus ? Bella dut faire un effort inouï pour ne pas rire, pour ne pas blesser Alec et pour le respecter également. Lui non plus ne s’était pas moqué lorsqu’elle lui avait dit pour la discussion mère-fille, alors elle en ferait de même de son côté. Si elle avait été humaine, Bella aurait clairement craqué et se serait fait griller… Mais c’était différent. Depuis un an, à présent, tout était différent. Cependant, un point commun émergeait de ces expériences, comme un héritage de génération à génération. Question stupide, mais autant la poser. Ils ne risquaient plus rien, à présent, au point où ils en étaient.

Bella – J'imagine très bien le tableau... Tu crois qu'ils se passent le mot, de vampire à vampire, pour couver et ridiculiser les plus jeunes dans le clan à chaque fois ?

Alec – Mais ouais ! Mais nous, on est même pas les plus jeunes, c'est injuste... Quand Aro et Caïus sont venus à me chercher à Forks, par exemple, juste avant que vous partiez, ils se sont amusés à me prendre sans cesse par la main. C'était carrément horrible... Et Sulpicia est pire qu'eux deux réunis.

Bella – Déjà, elle doit être vachement courageuse pour supporter Aro. Je sais pas, les imaginer ensemble... C'est bizarre. C'est pour ça que j'ai réagi comme ça, quand j'ai vu ma mère avec Marcus. Les imaginer en train de... C'est ma mère, quoi !

Alec – Elle est surtout super naïve. Ta mère, c'est différent, elle est plutôt agréable à vivre, et Marcus aussi. Mais non, je refuse ne serait-ce que d'imaginer Aro et sa femme au lit, je tiens à ma santé mentale, ou ce qu'il en reste.

Bella sourit malgré l’image horrible qu’elle avait en tête. Les épouses… Beurk. Sa mère faisait partie des épouses, à présent. Et l’imaginer… Marcus… Mais il était vieux, en plus ! Plus vieux qu’Edward, qui plus est ! On lui avait déjà fait la blague de « tu es avec un vieux, centenaire en plus de ça », mais Marcus… Il était millénaire, quand même ! Bella réprima un frisson d’horreur à cette simple évocation. Beurk. Double beurk. Triple beurk.

Alec – Aro m'a déjà infligé la discussion père-fils, aussi... Et il avait engueulé un... Partenaire... Lorsqu'on s'était un peu rapprochés. Beaucoup. Comme quoi je n'avais que douze ans, que je n'avais été éduqué à ça, etc.

Un partenaire ? Non, ne pas poser la question. Bella ne voulait pas en savoir plus, de ce côté-là. En revanche, le fait qu’Alec n’aie même pas pensé à verrouiller la porte, le fait qu’il ait pris le risque d’être surpris… Non. Non. Non. Bella aurait eu beaucoup trop peur, surtout à Volterra. Déjà eux, avec Renesmée, ils n’oubliaient jamais de verrouiller la porte. Ô grand jamais. Ils avaient bien trop peur pour cela. Alec s’adossa alors au mur, remettant son insigne alors que la jeune mère semblait toujours interdite face à ce qu’il venait de lui dire.

Bella – Et tu n'avais pas peur de te faire surprendre ? Je veux dire, avec Edward, on... Enfin, c'est toujours fermé. Avec Renesmée dans le coin...

Bella s’interrompit, faisant une pause. L’image de Renesmée qui les surprenait en plein ébat… Non. Et comment tout lui expliquer, après ? Elle ne se voyait pas lui expliquer comment « faire un enfant » maintenant. Sûrement pas. Elle n’était pas prête pour ça, les vraies mères avaient minimum cinq ans pour s’y faire, Bella n’avait qu’un an, là ! Elle reprit, chassant cette possibilité de sa tête. Pour l’instant, elle avait le temps. Du calme.

Bella – Il t'a vraiment fait la discussion père-fils ? Je commence à croire que c'est une manie. Attends-toi à ce que Sulpicia te la colle aussi, j'y ai eu droit avec Renée ET Carlisle, moi.

Moment extrêmement gênant, plus gênant qu’avec Renée. Quoi que… Au moins, la Villa était à moitié vide, il n’y avait personne sinon Esmée, ce jour-là. Mais parler de cela avec son beau-père… C’était définitivement horrible. Horriblement gênant et humiliant. Elle ne voulait plus jamais revivre une telle chose… Jamais.

Alec – On s'est fait surprendre par Athenodora. C'est la femme de Caïus, pour info. Puis par Aro, qui a tout vu dans nos esprits. Ce qui se serait passé plus tard, de toute façon. Sulpicia me l'avait déjà faite depuis longtemps, la "discussion".

La femme de Caïus… Imaginer Caïus avec une femme, imaginer ce côté des Volturi, versant que personne ne connaissait mis à part eux. C’était très étrange. Et un peu effrayant, il faut l’admettre. Que quelqu’un puisse les aimer, eux…

Alec – Enfin, c'était sans doute pire quand on étaient humains, je pense...

Bella – Pire que maintenant ? Quand vous étiez humains ? C'est possible ?

Mais vraiment possible ? Bella avait franchement du mal à y croire, là. Elle ne voyait pas comment cela pouvait être pire, elle était ébahie d’apprendre une telle chose. Attendant qu’Alec reprenne, elle ne le quitta pas des yeux :

Alec – On venait de voir nos parents... Mourir... Imagine deux gosses bien humains traumatisés, au milieu de dizaines de morts. Il y avait juste les frères Volturi devant nous. Aro m'a pris dans ses bras, et Marcus a emmené Jane. C'est là qu'on a vu le reste du clan, une bonne partie était de sortie. Ils ont tiré une drôle de tronche en nous voyant. J'essayais de frapper Aro, ce qui ne produisait pas un grand effet, comme tu peux t'en douter.

Bella imaginait parfaitement bien la scène, ici encore. Un Alec miniature, de quelques années à peine, s’agitant dans tous les sens déjà aussi jeune, essayant de frapper Aro. Elle eut un léger rire, mi-attendrie, mi-amusée par ce que cela devait donner.

Alec – A Volterra, c'était assez bizarre. Sulpicia nous a câliné, littéralement, et on ne comprenait pas ce qu'elle disait, comme elle ne parlait qu'Italien. Dès le lendemain, on a fait une fugue et on s'est sauvés, sans pouvoir aller trop loin. Lorsque Démétri et Félix nous ont ramenés, Jane a hurlé aux portes de la ville, en Anglais, qu'on nous kidnappait. Elle était géniale. Démétri a dû se laisser attacher et emmener par les humains. Moi, Félix m'avait ramené, et j'ai dû rester dans les bras de Sulpicia en attendant.

Jane ?! Jane qui avait… Mais, Jane quoi ! Lorsque l’on sait qu’elle a épousé Démétri des années après, c’était… Non mais Jane ! Elle avait balancé celui qu’elle allait épouser. Hum. C’était bizarre et choquant. D’un côté, lui-même l’avait vue au berceau, si l’on partait de son point de vue. Ce qui rendait les choses malsaines…

Bella – Jane ? Elle... Mais elle n'a pas épousé Démétri, après ? Ou j'ai mal suivi ?

Alec – Trois cents après ! On a le temps de changer ! Quoi que... Non, Carlisle n'a pas changé. Plus surprotecteur que lui, je ne connais pas.

Ce coup-ci, Bella eut un rire franc, non camouflé. Carlisle et son côté surprotecteur. Personne ne le changera. Jamais.

Bella – Ça, c'est clair. Je ne compte même plus le nombre de discussions que j'ai eues avec lui parce qu'il trouvait que "je n'étais pas bien". Ou encore les sermons qu'il fait à chaque fois qu'on fait une bêtise... A côté de lui, j'ai l'impression d'être une enfant de dix ans qu'il gronde. C'est assez drôle, quand tu y penses, c'est le seul qui ennuie tout le monde mais qui ne se fait emmerder par personne.

Alec ne répondit rien. Il n’y avait rien à répondre à cela, de toute manière. Carlisle ne changeait pas, quoi que l’on dise. Il serait éternellement surprotecteur, père-poule et tout ce que l’on voulait. En revanche, était-il comme cela par le passé aussi ? Bella le demanda aussitôt à Alec qui approuva avec un sourire nerveux, ramenant ses jambes contre lui.

Alec – Avant... Humains, il nous faisait manger, puis nous couvait comme un père-poule. Une fois vampires... C'était pire. Il s'était toujours comporté comme un père-poule, comme si on était fragile. Mais bon, il a souvent réussi à réconforter Jane, il est seul, à part moi, avec qui elle accepte les câlins.

Bella resta silencieuse un moment, ne trouvant rien à dire. Elle savait que Jane ne se laissait approcher par personne, que personne n’arrivait à la calmer sinon son frère, qu’elle était plus que renfermée sur elle-même. Pourtant, le fait que Carlisle soit le seul à réconforter la Volturi n’étonnait pas Bella. C’était Carlisle. Il avait ce don, elle ne trouvait pas d’autre explication à cela.

Un détail lui revint alors en mémoire, pour elle ne savait quelle raison. Bella fixait une étagère, au loin, un genre de commode, depuis un bon moment à présent. Un objet y était resté depuis leur retour à Volterra. Objet qui accompagnait le carnet d’Alec, et qui lui revenait par conséquent. Elle se leva, se dirigeant vers les tiroirs, ouvrit celui qui se trouvait tout en haut et en tira une clef USB. Lorsqu’elle revint vers Alec, Bella la lui tendit en disant :

Bella – Tiens... Je crois que c'est à toi. Ou l'un de vous deux. Tu l'avais oubliée avec ton heu... Tes souvenirs.

Bella lui assura ensuite n’avoir pas regardé le contenu de la clef USB. Elle ne voulait pas s’attirer d’autres ennuis ou devoir affronter Alec seule, sans personne pour la protéger cette fois. C’était uniquement pour aider Jane qu’ils avaient fait cela, pas par simple curiosité ! Mais soit, ne pas revenir là-dessus. Alec ne sembla pas sur le point de s’énerver, aucune once de colère n’allumait son regard. Que du contraire, il lui demanda même si elle voulait regarder. Hein ? Regarder ? Mais regarder quoi ?

Bella – Regarder ? Mais vous avez mis quoi, sur cette clef ? Je pensais que ce serait des mails ou des croquis, des trucs du genre. Je ne vais pas t'attirer d'ennuis non plus.

Alec – Non, c'est juste des photos. Félix aime bien en prendre... Attends.

Alec alluma alors un des ordinateurs, s’installant à côté de Bella. Il cliqua ensuite sur une icône accédant à sa clef USB et ouvrit un fichier… représentant Démétri, le traqueur des Volturi, en caleçon dans la salle de bains pas très très propre. Bella éclata de rire, hallucinant complètement face à ce côté de Démétri qu’elle n’aurait jamais imaginé voir un jour.

Bella – C'est Démétri, ça ?! Sa réputation en prend un coup, là.

Et pas qu’un peu. Bella ne le verrait jamais plus de la même manière, à présent. Même si, lorsque l’on y pense, il s’agit d’une situation tout à fait normale, on ne peut plus commune… C’est peut-être ça, le plus choquant : imaginer les Volturi comme des personnes normales, d’un côté. Alec passa ensuite à autre chose, une vidéo montrant Félix, le double d’Emmett version « Volturi » en train de courser une jeune femme à travers tout le château. Les gardes étaient écroulés de rire, partout autour d’eux, et s’écartèrent sur leur passage alors que Félix tomba par terre, entraînant la jeune femme dans sa chute. Bella fit de gros yeux, choquée et surprise de voir une telle scène se dérouler à Volterra. Non mais, oh, Volterra, dans le château des Volturi ! C’était… Bon, d’un autre côté, cela confirmait une chose : Félix était exactement comme Emmett.

Alec passa alors à une nouvelle photo, la femme d’Aro d’après les souvenirs de Bella, lui sautant littéralement dessus. Elle l’embrassait dans le cou… Beurk. Mais soit, rester les pieds sur terre, ne pas être choquée ni dégoûtée. Aro avait une tête qui montrait sa surprise, ce qui valait le coup d’œil vu l’esprit stratège et tordu qu’il possédait. Une autre photo apparut alors, dévoilant… Jane. Jane dansant avec Démétri avec un costume latino, dans le genre espagnol mais Bella s’y connaissait mal. Ca, c’était choquant ! Elle avait éclaté de rire, ne pouvant se retenir face à cette image. Jamais la jeune mère n’aurait imaginé la Volturi comme ça. Mais vraiment jamais.

Bella – Je n'imaginais pas du tout Jane comme ça...

Alec – On peut se permettre de se lâcher lorsqu'on est juste entre nous. Regarde là.

Alec avait encore changé de photo, montrant Orlin cette fois, assis par terre jouant avec Lilwen. C’était attendrissant, même si Bella avait gardé une sale image du vampire, même si elle ne l’aimait pas. Seulement… Il faut bien admettre que c’était mignon. Et cette photo en rappela une autre à Bella, avec Jacob. Faisant un geste vers la souris pour changer la photo, elle dit à Alec :

Bella – Ca me fait penser à une de nos photos aussi.

Bella cliqua sur une icône renvoyant vers un dossier remplis de photos. Elle chercha rapidement des yeux celle qui l’intéressait et double-cliqua sur une photo représentant Jacob jouant avec Renesmée, habillé d’une robe de fille trop petite pour lui. Ils jouaient à la dinette ensemble, ce qui pouvait être mignon à la base. Mais… La robe trop petite rendait la scène complètement ridicule, surtout qu’elle était rose sur la peau bronzée de Jake. Hum. Cette photo valait de l’or. Bella regarda Alec, donnant un mot d’explication sur cette situation – Renesmée avait dû beaucoup insister :

Bella – Renesmée l’avait soudoyé tout l’après-midi pour qu’il accepte de jouer avec elle. Le résultat était… génial. Je te laisse imaginer la réaction d’Emmett. Il l’a taquiné avec ça pendant un mois entier.

Bella cliqua pour faire apparaitre la photo suivante. Sur celle-ci se trouvaient Carlisle et Renesmée, âgée d’à peine quelques semaines – comprendre « mois » pour des humains – en train de râler pour manger et envoyant de la nourriture partout. Carlisle essayait de lui fourrer la cuillère dans la bouche mais il y avait plus de nourriture sur lui que sur elle. Il avait des taches marron-vertes un peu partout, tirait une tête dépitée et découragée mais personne ne l’aidait pour autant. Voir Carlisle sous ce jour-là était… d’office moins intimidant.

Bella – C’était dans les premières semaines de Renesmée. On n’y arrivait pas… Alors on a demandé de l’aide à Carlisle et, voyant le désastre, Emmett en a profité pour prendre une photo.

Bella passa à une vidéo. Cette fois, on y voyait Jasper se battre avec une couche sale et Renesmée couchée, agitant les jambes à l’air toute fière. La seconde d’après, elle courait dans tout le salon, Edward la poursuivant en se bouchant le nez à cause du dégoût. Il voulait la changer, il avait voulu essayer et… avait lamentablement échoué. Il appelait Jasper au secours mais celui-ci ne semblait pas vouloir l’aider, loin de là. Au bout de cinq minutes, on entendit un hurlement de joie de la part d’Edward qui tenait Renesmée par un pied alors qu’elle se débattait toujours. Il lui attrapa bien vite le deuxième, sans doute voyant le regard que lui jetait Carlisle… ou Esmée. Bella éclata de rire, se remémorant la scène sans problème.

Photo suivante ! Sur celle-ci, on devinait que l’auteur de la photo avait dû se faire tout petit – toute petite, en l’occurrence, vu qu’il s’agissait de Renesmée – pour l’avoir. En effet, on y voyait Rosalie, le matin, loin d’être fraiche comme une rose, en peignoir devant le miroir en train de se maquiller. Ses cheveux étaient attachés n’importe comment. C’était à l’époque où Renesmée ne se souvenait encore de rien, il fallait entretenir les apparences d’humains avant de lui révéler la vérité. Et cette photo était… Pfiouf. Une pure photo-dossier de Rosalie comme personne ne l’avait jamais vue !

Bella – C’était pendant que Renesmée avait complètement perdu la mémoire. Quand elle ne savait pas qui on était… On devait préserver les apparences pour elle, et ça en faisait partie.

Bella cliqua une fois encore et, cette fois, après le « père », la « mère ». Esmée était dans leur cuisine, occupée à se battre avec le four pour cuisiner elle ne savait trop quoi. La pauvre avait perdu la main, à force… Peut-être cuisinait-elle encore pour Bella lorsqu’elle venait chez eux, mais il lui était impossible de devenir un cordon-bleu du jour au lendemain. La plupart du temps, lorsqu’ils avaient « déménagé », Bella cuisinait pour elle-même pour ne pas incommoder les Cullen. Mais ici, c’était différent. Elle avait voulu faire des petits gâteaux pour Renesmée et en avait mis plus sur elle que dans le plat. Elle était toute blanche de farine, des morceaux de coquilles d’œufs dans les cheveux, s’acharnant sur un pauvre saladier qui ne lui avait, définitivement, rien fait. La jeune mère passa à la photo suivante. Une photo de famille. Bella sourit, attendrie face à cette image. Elle dit au Volturi, sans cesser de regarder la photo :

Bella – Je ne regrette pas de les avoir rencontrés. Tu sais… Même si j’ai perdu tout une partie de moi, à Forks, j’ai gagné bien plus ici. Je n’étais que « la nouvelle », la « Miss Arizona », là-bas. Et pourtant… Regarde-moi, aussi pâle que si j’avais vécu dans une grotte toute ma vie !

Bella fit une pause et se tourna vers Alec. Ce n’était pas possible qu’Alec regrette absolument tout. Vraiment impossible. Elle reprit, lui disant :

Bella – Tu ne vas pas me faire croire que tu regrettes tout, Alec. Il y a bien des photos, parmi ces fichiers, qui te font sourire ou qui représentent des moments que tu regretterais si tu n’avais pas connu tout ça. Non ? Tu viens de me montrer des photos comme les miennes… On n’est pas si différents, au final.


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MessageSujet: Re: Et qui s'enfonce ? [PV Bella]   Ven 10 Jan 2014 - 22:21

Bella reprit la souris, pour aller dans un autre dossier. C'était incroyable le nombre de photos que l'on pouvait prendre, parfois drôles, parfois attendrissantes, parfois ridicules, parfois... Elle ouvrit une photo, montrant le grand Quileute qui squattait chez les Cullen. Jacob. En robe rose. Devant une Renesmée qui semblait beaucoup s'amuser. Alec faillit éclater de rire, tant la scène lui rappelait ce qu'avaient fait Lilwen et Orlin, jouant dans le salon des appartements communs, au château de Volterra. C'était à la fois super mignon, et super ridicule.

Bella – Renesmée l’avait soudoyé tout l’après-midi pour qu’il accepte de jouer avec elle. Le résultat était… génial. Je te laisse imaginer la réaction d’Emmett. Il l’a taquiné avec ça pendant un mois entier.

Il secoua légèrement la tête, puis regarda la photo suivante. Toujours avec Renesmée, mais qui était bien plus jeune, assise dans une chaise haute de bébé, et visiblement très peu incline à avaler la bouille verte/marron paraissant totalement immonde qu'on avait versé dans son assiette. Carlisle était armé d'une cuillère, au milieu du champs de bataille, et perdait totalement la partie. Un point pour la gamine, zéro pour le docteur. Quand même, le pauvre, aucun Cullen n'était venu l'aider ? Il était couverte de bouillie maronnasse, l'air totalement désespéré, attendant une aide qui ne venait pas. Mais les secours arrivent, docteur, pas de panique ! Ou pas. Mon Dieu, Mon Dieu, Alec compatissait tout de même un peu, pour le coup.

Bella – C’était dans les premières semaines de Renesmée. On n’y arrivait pas… Alors on a demandé de l’aide à Carlisle et, voyant le désastre, Emmett en a profité pour prendre une photo.

La suite, une vidéo, montrait les péripéties des malheureux père et oncle pour changer la couche de la gamine. Le tableau était incroyable, montrant la difficulté de s'occuper d'enfants aussi jeunes lorsqu'on était inexpérimenté. Ils avaient été très épargnés par ça, à Volterra, car Renée savait très bien s'y prendre. mais ce n'était pas le cas d'Edward, visiblement, et encore moins de Jasper. Il sourit lorsque le jeune père attrapa la petite par les pieds, très fier de lui. Ce genre de souvenirs valaient de l'or, montrant tout l'attachement qu'on portait à la famille.

Ensuite, on voyait Rosalie, vêtue uniquement d'un peignoir, les cheveux en vrac sur la tête, attachés par un minuscule élastique, qui paraissait très concentrée devant son miroir. Mais même ainsi, elle restait particulièrement belle. La photo avait dû être prise par une personne soit très petite, soit à genoux, vu l'angle. C'était mignon, cette facette dévoilée d'une vie que l'on ne montrait pas à d'autres, qui était comme un petit secret de la vie.

Bella – C’était pendant que Renesmée avait complètement perdu la mémoire. Quand elle ne savait pas qui on était… On devait préserver les apparences pour elle, et ça en faisait partie.

Elle avait perdu la mémoire ? Alec avait dû louper un épisode, là, mais il fit mine de rien. En revanche, il imaginait sans peine les Cullen devoir jouer la comédie, devoir manger de la nourriture humaine, se doucher, etc. Les pauvres. Lui ne faisait ça que lorsqu'ils étaient sur des missions assez spéciales, où il fallait éviter de se faire remarquer. Il y avait ensuite Esmée, couverte de farine, se battant avec un four. Il sourit, attendri. rares étaient les vampires qui se souvenaient bien de comment faire à manger à la façon humaine, ce qui donnait souvent des résultats désastreux. la photo d'après représentait toute la famille, dans un des salons en Ecosse, comme en témoignait le paysage derrière, à la baie vitré. Ils avaient tous l'air très heureux, détendus, et sereins. Alec eut un petit pincement au cœur, mais n'en laissa rien paraître.

Bella – Je ne regrette pas de les avoir rencontrés. Tu sais… Même si j’ai perdu tout une partie de moi, à Forks, j’ai gagné bien plus ici. Je n’étais que « la nouvelle », la « Miss Arizona », là-bas. Et pourtant… Regarde-moi, aussi pâle que si j’avais vécu dans une grotte toute ma vie !

C'était le lot de tous les vampires, cela. Elle finit par se retourner vers lui, alors qu'il observait toujours l'écran.

Bella – Tu ne vas pas me faire croire que tu regrettes tout, Alec. Il y a bien des photos, parmi ces fichiers, qui te font sourire ou qui représentent des moments que tu regretterais si tu n’avais pas connu tout ça. Non ? Tu viens de me montrer des photos comme les miennes… On n’est pas si différents, au final.

Il haussa légèrement les épaules, puis finit par sourire. Des photos ? Oh, si, il en avait, et pas qu'un peu. la majorité représentaient Jane, bien sûr, mais ce n'était pas tout. Il repris la souris en main, plus lentement, et quitta le dossier pour revenir sur la clé. Ils étaient classés par date, remontant assez loin. Félix s'était amusé à récupérer absolument toutes les photos les plus anciennes et à les scanner pour pouvoir toutes les conserver. Il ouvrit quelques photos au hasard. La première montrait Jane, pieds nus, simplement vêtue d'un pantalon beige et d'un haut léger, les cheveux détachés, concentrée sur un bouquin. Elle était adossée contre un oreiller, sur son lit, et ne semblait même pas remarquer qu'on la prenait en photo.

- J'ai pas mal de photos d'elle, évidemment. Celle-là, c'était juste après la première guerre contre les EDL. On était encore très jeunes... même pas cent ans. Félix a pu récupérer beaucoup de clichés, et les a tous mis en couleurs.

Ensuite, c'était Aro, souriant doucement à l'objectif, ses bras entourant les épaules des jumeaux, les serrant de chaque côté. Alec restait de marbre, mais Jane souriait à l'objectif. Le cliché d'après le montrait avec Félix, Jane et Démétri, assis sur un muret de pierre devant un paysage assez beau, sur le rebord d'une falaise. La photo était datée du 12 Juin 1901, et les vêtements qu'ils portaient témoignaient qu'il s'agissait d'une époque un peu oubliée. Alec eut un sourire attendri, et désigna l'écran du pouce.

- Il y a au moins ça que je ne regrette pas. On est partis dans tous les coins du monde, tous les quatre, et on peut dire q'on est devenus amis. Ce n'est pas comme une famille, mais c'est aussi bien.

D'autres photos passèrent. Une montrait Carlisle, en grande discussion avec Aro, ou parfois Eléazar. Puis Félix qui jouait à des jeux idiots ; Démétri, l'air très concentré, qui fabriquait de faux passeports ; Orlin, en pleine transformation qui agonisait sur son lit ; Sulpicia, assise sur le canapé, Jane sur ses genoux, qui la serrait dans ses bras avec un immense sourire. Sa jumelle était un peu gênée, c'était visible, mais aussi attendrissant. La photo suivante la montrait le jour précédant son mariage. Elle était en peignoir, assise devant un miroir. Derrière elle, Corin grimaçait avec un air très concentré, la coiffant et la peignant. Alec secoua légèrement la tête en soupirant.

- Je ne sais pas qui a pris ça, marmonna-t-il, mais je n'aime pas qu'on aille regarder ma sœur de près quand elle est dans cette tenue.

Le ton sous-entendait clairement qu'il n'aimait pas qu'on la regarde de près tout court, d'ailleurs. Non mais. C'était sa sœur quoi ! Alors pas touche. Qui était le crétin qui avait pris cette photo...

Bella – On dirait Edward...

Il tourna la tête vers elle et haussa les sourcils. Quoi, Edward ? Quel rapport ? Il était un peu perdu, là, alors si elle pouvait être plus claire, ça l'arrangerait. Elle parut comprendre car elle lui rendit son regard, et reprit après une courte pause.

Bella – Quand tu réagis comme ça. Etre aussi protecteur envers elle.

- C'est normal, après tout ce qui s'est passé, dit-il lentement. C'est pour elle, que je tiens, à chaque fois. Et toujours. Je ne m'imagine pas vivre sans elle.

La photo d'après les montrait justement tous les deux, par terre sur le parquet, à rire. Il soupira doucement. Bella sembla attendrie.

Bella – Pour une fois, je crois que je te comprends...

La photo qui suivait était plus sombre. C'était une tombe, tout simplement. Une tombe simple en pierre, reposant au milieu d'un cimetière minuscule et défraîchi, près d'une chapelle en ruine, au fond d'un bois. Il se crispa légèrement, trop légèrement pour qu'un œil humain puisse le voir. Bella détourna la tête. Gênée ? Ou autre ? La photo était sombre, un peu piquée, comme prise à la hâte, ou parce qu'on n'avait pas osé la photographier.

- C'est notre grand-père, qui repose ici, murmura-t-il. Il est mort quelques jours avant nos parents, dans des circonstances... Peu nettes. C'est de lui qu'on tient nos dons. Il possédait celui de Jane et le mien, et il les maniait à sa guise. Il était assez particulier... Très sombre, renfermé... Comme s'il cachait un secret que personne ne devait savoir. Je suis presque sûr qu'il connaissait l'existence des vampires, rien qu'à la façon dont il regardait Aro et ses frères.

Bella – Et tu crois qu'ils l'ont su... Qu'ils ont... ? Ils auraient pu faire ça ?

- Evidemment. C'est même certain. Il avait cerner tout de suite qu'ils venaient d'Italie, et qu'ils n'étaient pas là pour s'amuser. Il est mort le soir même où il les a rencontrés. Alors oui, lui savait tout, et il a été tué pour ça. Je ne sais pas comment il aurait pu tout découvrir, d'où lui venait ses dons, j'aurais voulu savoir.

Il se mordit pensivement les lèvres. Il y avait tant de choses, tant de réponses devenues impossibles à obtenir, enterrées à jamais avec leur grand-père. Alors que lui, seul parmi tous, aurait pu leur en apprendre beaucoup. Toute une vie perdue dans l'ombre, et qui restera ainsi à jamais. Il était mort en emportant tous ses secrets. Il était mort en se fichant ouvertement de ses bourreaux, il était mort le regard droit, aussi fier qu'il l'avait été durant sa vie entière.

Bella – Comme moi j'ai découvert pour les Cullen. Les légendes se transmettent facilement... Peu importe l'époque. Si moi, une humaine avec juste Internet, j'ai pu découvrir tout ça, votre grand-père a dû faire pareil avec ses propres moyens. Surtout avec les dons qu'il possédait.

- Il est né en 1631, Internet était loin d'exister.

Il passa rapidement à une autre photo, qui était en fait un dessin. Du grand-père, justement. Dessin très réaliste et bien fait, sans vantardise. Fait au crayon à papier, il représentait un vieil homme, à moitié retourné, abrité d'une cape et d'une capuche. C'était son regard qui gênait le plus. Un regard froid, même glacial, ne démontrant d'aucune pitié, absolument dur et sans merci. Le tout agrémenté d'un sourire assez cynique. Bella reprit, après un très long silence.

Bella – Je peux te poser une question stupide ? Pourquoi t'es-tu mis à dessiner ?

- On a eu toute une éducation artistique, tu sais. Les Volturi sont les protecteurs des arts, et l'Italie était en pleine révolution artistique quand on y est arrivé. J'aime bien dessiner, et ça permet de conserver certains souvenirs.

Bella – Mais dans... Le carnet que tu avais... Tu as commencé à dessiner à quel âge ?

- A dix ans, techniquement, on va dire. J'ai recommencé un peu après notre transformation, mais peu au début. Aro était surtout occupé à nous apprendre à lire et écrire.

Bella – Comment c'est le quotidien, à Volterra ? Comme tu trouves le temps de dessiner.

- De... On sort beaucoup, déjà. En mission, à plus ou moins long terme. Au quotidien, on s'entraîne tous les jours avec Démétri, on lit, je dessine, Jane chante, parfois. Faut aussi compter le temps qu'on doit passer sous le nez des frères et des épouses...

Il avait dit ça d'un ton amer, mais aussi blasé. Cela leur prenait une grosse partie de leur temps.

Bella – Et ce n'est pas... oppressant, à la longue ?

- Bien sûr que si, mais tu as dit toi-même qu'on devait s'écraser.

Il se mordilla les lèvres, un peu gêné.

Bella – Par curiosité... Tu n'as jamais imaginé une vie différente pour toi ? Tu ne t'es jamais imaginé... grand ?

- Je n'ai jamais réussi, en fait. Mordus trop jeunes pour ça.

Bella – Mais sans rester réaliste. Ta vie idéale ?

Il réfléchit un instant. Puis lui répondit que ce serait avec ses parents, sa famille. Son grand-père. Un peu plus vieux. Et avec la possibilité de grandir, de vieillir, d'évoluer. Ne plus être de simples armes. Et ne jamais avoir entendu parler de l'Italie, ni des vampires, ni des Volturi. Il tourna la tête vers elle, haussant un sourcil.

- Toi, justement, pourquoi as-tu fait ce choix ? Pourquoi accepter d'être figée à jamais ?
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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Et qui s'enfonce ? [PV Bella]   Lun 13 Jan 2014 - 0:24

Alec reprit la souris après la remarque de Bella, revenant sur sa clef USB. Il ouvrit un des fichiers, la jeune mère suivant attentivement le mouvement de la souris. La photo qui venait de s’ouvrir montrait Jane, lisant un livre, perdue dans ses pensées. Elle avait l’air plus détendue, plus sereine, même si une lueur de tristesse brillait toujours dans ses yeux. Une innocence brillait dans ses yeux, elle avait l’air jeune. Et pourtant… Bella se tourna vers Alec lorsqu’il décrivit la photo, l’écoutant attendrie.

Alec – J'ai pas mal de photos d'elle, évidemment. Celle-là, c'était juste après la première guerre contre les EDL. On était encore très jeunes... même pas cent ans. Félix a pu récupérer beaucoup de clichés, et les a tous mis en couleurs.

La photo suivante montrait Aro entouré des jumeaux, souriant. Alec ne souriait pas, tendu comme un arc, au contraire de sa sœur qui semblait plus souriante ou moins méfiante, du moins. C’était l’impression qu’elle renvoyait à Bella, même si cette dernière avait appris à se méfier des apparences. Ensuite vint une photo de Félix, l’Emmett des Volturi comme ils se plaisaient à dire, Jane, Alec et Démétri sur un muret. Un paysage magnifique. Qui faisait rêver, capable de vous transporter en le regardant simplement. Le Volturi désigna l’écran du doigt et dit :

Alec – Il y a au moins ça que je ne regrette pas. On est partis dans tous les coins du monde, tous les quatre, et on peut dire qu’on est devenus amis. Ce n'est pas comme une famille, mais c'est aussi bien.

Bella comprenait plus ou moins ce que voulait dire Alec. Elle avait ressenti la même chose, au tout début. Peut-être que les faits disaient qu’ils étaient de la même famille, les Cullen et elle, mais peu importe, car ils étaient aussi importants que la famille, à présent. Elle avait eu une famille en tant qu’humaine… Elle en avait une autre en tant que vampire. Tout avait changé. Absolument tout. Bella était perdue dans ses pensées, regardant les photos défiler sur l’écran d’ordinateur. Des photos capturant de brefs moments de bonheur, des moments courts, parfois plus longs, certes, mais ils existaient. Des moments que seules des photographies parviennent à capturer. Le bonheur capturé l’espace de quelques secondes. Ce ne fut que lorsqu’Alec s’arrêta sur une photo où un autre vampire coiffait sa sœur que Bella fut troublée. Eh bien ?

Alec – Je ne sais pas qui a pris ça, mais je n'aime pas qu'on aille regarder ma sœur de près quand elle est dans cette tenue.

Bella – On dirait Edward…

Ces paroles étaient sorties presque malgré elle. Alec ne parut pas comprendre, d’ailleurs. Mais c’était clair, pourtant ! Le regard qu’il avait envers sa sœur, le fait qu’ils soient toujours l’un avec l’autre, Alec qui était aussi protecteur envers elle, et inversement. Alors qu’il était le plus jeune. D’un certain côté, il réagissait exactement comme Edward. En ce sens, Bella comprenait enfin ce qu’avait voulu dire sa mère le jour où ils étaient allés la voir « vous êtes comme des aimants ».

Bella – Quand tu réagis comme ça. Etre aussi protecteur envers elle.

Alec – C'est normal, après tout ce qui s'est passé. C'est pour elle, que je tiens, à chaque fois. Et toujours. Je ne m'imagine pas vivre sans elle.

Bella – Pour une fois, je crois que je te comprends...

Pour une fois. C’était un paradoxe, mais en regardant la photo suivante, en les regardant tous les deux par terre, oui. Bella osait dire qu’elle comprenait Alec. Elle ressentait la même chose avec Edward. Peut-être était-ce malsain, mais lorsque l’on tient autant à une personne, lorsqu’il ne nous reste plus qu’elle comme part d’un ancien « nous », elle est d’autant plus précieuse. Et lorsqu’elle n’est pas là, c’est un déchirement et une pression constante dans la poitrine. Alors, oui, elle le comprenait. Et c’était un vrai paradoxe, eux deux qui étaient prêts à s’entretuer avant d’entrer dans cette pièce.

Alec passa à une autre photo. Plus sombre. Beaucoup plus sombre. Une tombe… Bella devina que cette tombe était importante et qu’elle représentait des souvenirs extrêmement douloureux pour les jumeaux. La photo avait été prise à la hâte, comme si la personne n’avait pas osé la prendre. Donc, par respect, la jeune mère détourna la tête. Elle ne voulait pas s’immiscer dans leur vie une seconde fois. Pas pour ce qui concerne ce sujet-ci. Ce fut Alec qui brisa le silence le premier, répondant à la question que Bella n’osait pas poser. En soulevant d’autres, par la même occasion.

Alec – C'est notre grand-père, qui repose ici. Il est mort quelques jours avant nos parents, dans des circonstances... Peu nettes. C'est de lui qu'on tient nos dons. Il possédait celui de Jane et le mien, et il les maniait à sa guise. Il était assez particulier... Très sombre, renfermé... Comme s'il cachait un secret que personne ne devait savoir. Je suis presque sûr qu'il connaissait l'existence des vampires, rien qu'à la façon dont il regardait Aro et ses frères.

Bella – Et tu crois qu'ils l'ont su... Qu'ils ont... ? Ils auraient pu faire ça ?

Alec – Evidemment. C'est même certain. Il avait cerné tout de suite qu'ils venaient d'Italie, et qu'ils n'étaient pas là pour s'amuser. Il est mort le soir même où il les a rencontrés. Alors oui, lui savait tout, et il a été tué pour ça. Je ne sais pas comment il aurait pu tout découvrir, d'où lui venaient ses dons, j'aurais voulu savoir.

Pour cela, Bella ne doutait pas une seule seconde. Une simple humaine comme elle avait pu trouver des informations sur les vampires, les légendes circulaient de par le Monde entier. Alors un vieil homme, vivant à cette époque, aurait très bien pu tout découvrir s’il s’était documenté un minimum. Il habitait peut-être dans une région riche en légendes, en histoire, ou même en rumeurs. Et cela avait suffi pour qu’il découvre la vérité. Surtout qu’il n’était pas totalement démuni et, grâce à ses dons, il savait sûrement des choses avant de partir à la quête de la vérité.

Bella – Comme moi j'ai découvert pour les Cullen. Les légendes se transmettent facilement... Peu importe l'époque. Si moi, une humaine avec juste Internet, j'ai pu découvrir tout ça, votre grand-père a dû faire pareil avec ses propres moyens. Surtout avec les dons qu'il possédait.

Alec – Il est né en 1631, Internet était loin d'exister.

Ce n’était pas ce que voulait dire Bella, mais peu importe. Alec passa à une autre photo, un dessin en fait. Elle n’eut pas besoin de demander qui en était l’auteur, ou même la personne représentée. Ce visage, ces traits, elle les avait déjà vus. D’accord, elle n’en avait pas le droit, mais le résultat était le même. Bella resta silencieuse un long moment, respectant le silence imposé par les photos défilant à l’écran. Une simple question, complètement stupide, mais qui la travaillait depuis un moment. Maintenant, elle pouvait la poser sans avoir peur, non ?

Bella – Je peux te poser une question stupide ? Pourquoi t'es-tu mis à dessiner ?

Alec – On a eu toute une éducation artistique, tu sais. Les Volturi sont les protecteurs des arts, et l'Italie était en pleine révolution artistique quand on y est arrivé. J'aime bien dessiner, et ça permet de conserver certains souvenirs.

Bella – Mais dans... Le carnet que tu avais... Tu as commencé à dessiner à quel âge ?

Alec – A dix ans, techniquement, on va dire. J'ai recommencé un peu après notre transformation, mais peu au début. Aro était surtout occupé à nous apprendre à lire et écrire.

Hum.  Question stupide, à vrai dire. Mais tant pis, elle avait au moins sa réponse. Cependant, Bella enchaîna avec une autre question, se fichant de paraître bête ou stupide pour le moment. Elle ignorait quand ils pourraient parler comme cela à nouveau, ni même si l’occasion se représenterait. Alors, autant en profiter.

Bella – Comment c'est le quotidien, à Volterra ? Comme tu trouves le temps de dessiner.

Alec – De... On sort beaucoup, déjà. En mission, à plus ou moins long terme. Au quotidien, on s'entraîne tous les jours avec Démétri, on lit, je dessine, Jane chante, parfois. Faut aussi compter le temps qu'on doit passer sous le nez des frères et des épouses...

Tout le temps… Ils n’avaient pas un seul moment à eux ? Pas un seul ? Vraiment pas ? Ou alors, s’y habituaient-ils à force de rester comme cela des années ?

Bella – Et ce n'est pas... oppressant, à la longue ?

Alec – Bien sûr que si, mais tu as dit toi-même qu'on devait s'écraser.

Hum. Oui. Oups. Petite gaffe. Bon, Alec ne l’avait pas mal pris, alors pas de panique. Seulement, même s’il admettait qu’ils devaient s’écraser, Bella avait la nette impression qu’ils ne le feraient pas pour autant. Jane, peut-être. Mais Alec… Sûrement pas. Et elle comprenait un peu mieux sa tendance à vouloir se rebeller, même si elle espérait sincèrement qu’il comprenne, un jour, que cela ne servait à rien. Regardant toujours l’écran, Bella lâcha, après un moment :

Bella – Par curiosité... Tu n'as jamais imaginé une vie différente pour toi ? Tu ne t'es jamais imaginé... grand ?

Alec – Je n'ai jamais réussi, en fait. Mordus trop jeunes pour ça.

Bella – Mais sans rester réaliste. Ta vie idéale ?

Alec resta silencieux, à son tour, un moment. Il réfléchissait vraiment. Bella eut peine à croire qu’il n’avait jamais pensé à cela… Elle l’avait souvent fait, elle-même, lorsqu’elle s’ennuyait ou lors de ses coups de blues. Tout le monde essayait de faire cela, même si c’était peut-être plus difficile lorsque l’on est transformé. Seulement, pour la jeune femme, c’est justement là que réside toute la « magie », le mystère et le plaisir. Imaginer. Simplement imaginer. Alec finit par lui répondre. Tout ce qu’il décrivait était une vie sans les Volturi, sans connaitre ce monde de légendes, d’histoires, vivre aux côtés de sa famille, vieillir. Vivre libre. Il tourna ensuite la tête vers Bella, lui demandant à son tour :

Alec – Toi, justement, pourquoi as-tu fait ce choix ? Pourquoi accepter d'être figée à jamais ?

Pourquoi ? Il y avait tant de raisons qui l’avaient poussée à faire ce choix. D’abord, Edward. C’était stupide, mais Bella devait bien l’avouer. Vivre séparée de lui, vieillir alors que lui restait figé dans un corps d’adolescent à jamais. Devoir mentir pour rester ensemble. Ne pas dire « c’est mon copain » mais « c’est mon petit-fils »… Non, définitivement, cette vie n’aurait pas été pour elle. Ensuite, il y avait les Volturi qui l’avaient obligée à être transformée. S’ils étaient revenus, la voyant toujours humaine, ils l’auraient tuée. Et cela, les Cullen ne voulaient pas, bien évidemment.

Enfin, il y avait la peur de vieillir. La peur de l’inconnu. La peur de mourir. En somme, la peur qu’ont tous les humains, tous les êtres mortels. Mourir, tout perdre et ne pas savoir ce que l’avenir nous attend. Et puis, plus simplement, Bella n’avait pas eu le choix étant donné que Renesmée était arrivée sans qu’ils ne croient cela possible et, Edward ne voulant perdre ni l’une ni l’autre, l’avait transformée. Et avait sans doute prié durant des heures pour qu’elle survive. Bella répondit, après un moment, à la question d’Alec :

Bella – Edward. Principalement, c’est Edward. Je ne me voyais pas vieillir, devoir mentir sur notre relation à cause de mon âge… Et j’avais peur de vieillir, de mourir, comme tous les humains. Puis, quand vous êtes arrivés, quand vous m’avez vue, je n’avais plus vraiment le choix au final. Ensuite… La naissance de Renesmée était inespérée. Je ne voulais pas qu’ils la laissent mourir pour me sauver moi et j’ai tenu jusqu’à la fin. Seulement, à sa naissance, j’ai… Elle était trop forte. Et Carlisle m’a transformée. Pour me sauver.

Alec – C'est.... Marrant... Tu as peur de vieillir et de mourir, nous, on souhaitait plus que tout y rester, en finir avec la douleur. Comme quoi, c'est la motivation qui compte. Tu voulais vivre pour ta famille, on voulait mourir pour la rejoindre.

Bella eut un sourire triste, réalisant l’état des deux situations. En effet, vu comme cela… C’était bizarre, flippant, mais bien résumé. De ce côté-là, il n’y avait que des différences. Ils souhaitaient la même chose, mais dans des mondes différents. Et se retrouvaient pourtant là, assis côte à côte, discutant comme si rien ne s’était passé. L’ironie de la situation provoquait un contraste étonnant. Tant d’histoire, tant de souvenirs, mais des points communs avant tout.

Bella – On voulait la même chose… Mais dans des mondes différents.

Bella poussa un soupir et regarda la pendule accrochée plus loin. Presque treize heures. Il fallait qu’elle se lève et prépare le repas pour Renesmée, ne voulant pas laisser Esmée tenter un énième repas. Elle coupa l’ordinateur, se leva, et dit à Alec :

Bella – Bon… Renesmée ne sait pas encore cuisiner et, si je ne lui prépare rien, on va l’avoir sur le dos. Merci pour heu… la discussion.

Bella quitta la pièce, suivie d’Alec qui se dirigeait vers sa sœur. Elle le vit la serrer dans ses bras lorsqu’elle passa la porte de la cuisine. Au diable les réactions des autres.


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