Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Un samedi en famille

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MessageSujet: Un samedi en famille   Sam 11 Jan 2014 - 14:01

Ashley n'avait pas réussit à fermer l'œil de la nuit, tant elle était excitée et sur les nerfs. Elle se redressa dans son lit et regarda dehors, poussant les rideaux. Sa chambre donnait sur le parc de l'orphelinat, parc qui était en ce moment même plongé dans la brume matinale. Elle tourna la tête, observant le village encore endormi, dont le clocher de l'église dépassait le brouillard. Cette vision la rassura, pour sa familiarité. Elle aimait bien Beith, c'était un beau village, et ses habitants étaient toujours adorables avec les enfants de l'orphelinat, lorsqu'ils allaient s'y promener, jouer, ou quand ils rejoignaient leur école.

La petite se laissa retomber dans son lit. Elle n'avait pu aller beaucoup au collège, l'année dernière, et avait raté sa sixième. Le directeur lui avait dit que s'il comprenait qu'elle soit malade, il ne pouvait pas non plus lui accorder le passage en cinquième. Elle avait loupé trop de cours, pris un très grand retard par rapport aux autres élèves, et il ne la pensait donc pas capable de suivre le programme, raison pour laquelle il la faisait redoubler. Cet échec avait fait peser un poids très lourd sur le cœur de la fillette. C'était un nouveau rejet, d'une certaine manière, une nouvelle preuve qu'elle n'était pas capable de vivre avec les autres.

Mais aujourd'hui, c'était différent. Aujourd'hui, c'était samedi. Et Rose, une de leurs nounous, avait décidé de l'emmener déjeuner chez elle, dans sa propre maison, avec sa famille. Ashley en était folle de joie, et avait dû la remercier un bon millier de fois. Elle se leva doucement, attrapant ses habits déposés sur la chaise près du lit. Sa camarade de chambre, Laurie, étouffa un gémissement et ramena sa couette sur sa tête.

- Pas envie de bouger, marmonna-t-elle.

Elle se leva tout de même, alors que Ashley se levait prudemment. Ses jambes étaient en bon état de marche, mais ce n'était pas elles le problème. Le problème lui venait plutôt de son sang, qui la rongeait lentement depuis des années. Elle fit sa toilette, et marcha un peu pour faire son lit et ranger ses affaires. Jusqu'au moment où son cœur s'emballa, et que son souffle fut prêt à se couper.

- Eh, ça va ? s'inquiéta sa copine de chambre en poussant son fauteuil près d'elle. Assis-toi, je peux finir de ranger.

La fillette se laissa tomber dans le fauteuil roulant, le souffle rapide et saccadé. Les deux fillettes se rendirent au réfectoire pour prendre le petit-déjeuner A table, Ashley n'osa guère parler aux autres filles. Elle ne s'en sentait pas le droit... Ses camarades riaient, couraient, jouaient. Ashley était différente... La maladie la plaçait à l'écart, elle pouvait suivre les gamins de son âge.

L'avancée de la matinée lui mit cependant du baume au cœur. Elle devait partir avec Rose. Elle se rendit au hall d'entrée, et sourit en voyant la jeune femme. Rose n'était pas ici depuis longtemps, mais Ashley l'aimait plus que tout. Elle était très belle, comme ces mannequins sublimes qu'on voyait dans les magazines, et plus gentille qu'aucune autre soignante. Ashley s'approcha, les roues du fauteuil grinçant un peu sur le parquet ciré.

- Bonjour, sourit-elle doucement. Et... Merci encore, c'est...

Elle ne pouvait lui exprimer à quel point elle était contente de pouvoir sortir et se retrouver dans une véritable famille. Ne pouvant l'exprimer, elle attrapa donc la main de Rose, les yeux luisants de reconnaissance.
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MessageSujet: Re: Un samedi en famille   Sam 11 Jan 2014 - 21:17

Rosalie ne tenait plus en place. Depuis plusieurs jours, elle préparait sa famille à une idée : un déjeuner, le samedi, avec une petite de lm'orphelinat que Rose avait grandement prise en affection. Un petit bout, un petit ange, mignonne comme tout et très attachante, jolie comme un cœur, très jeune, et hélas très malade. Une maladie du sang... Rose en était désolée, et faisait tout pour lui rendre la vie la plus agréable possible. Elle réunit sa famille, devant un tableau sur pieds, une règle en main, comme un général d'armée. Mission, les briefer pour éviter toute gaffe !

- C'est très simple, déclara-t-elle. Il s'agit seulement de justifier le nom de famille, et le fait qu'on vive tous ensemble, afin de parer à toute question, et ne pas faire de bourdes ! Nous avons d'abord Carlisle et Esmée. Vous êtes les parents des trois garçons, Emmett, Edward, et Jasper. Clair ? Nous les trois filles, nous sommes les "pièces rapportées", autrement dit, les épouses, et nous avons pris le nom Cullen en nous mariant. Nessie est la fille adoptive d'Edward et Bella, point. Tout le monde suit ? C'est simple, pas moyen de se tromper !

Elle tenait à ce que tout soit absolument parfait. Cette journée devait être belle pour Ashley, lui faire oublier la maladie qui la détruisait peu à peu, lui offrir de bons souvenirs, et l'arracher à la tristesse. Elle devait être heureuse, Rose voulait lui offrir cela. Au moins un sourire. Elle pointa la règle sur les jumeaux Volturi, qu'elle avait traîné ici de force.

- Toi, Alec, on va dire que tu es le petit frère de Bella, tu lui ressembles suffisamment pour cela. Et toi, Jane, ma petite sœur. Lilwen est une cousine qu'on garde en vacances, et Jake, un ami de passage en Ecosse. Tout le monde a bien compris ? Avec ça, pas question de détruire les apparences.

Elle libéra sa famille avec un sourire satisfait. Carlisle, Jasper et Alice n'étant pas là, cela réduisait de toute façon le nombre de personnes dans la maison. Elle savait que Ashley était folle de joie à l'idée de cette journée. Cela lui fera un bien fou de sortir, voir du monde, s'aérer l'esprit, et ne pas rester enfermée à l'orphelinat, lorsqu'elle n'était pas au collège. Rosalie arrêta les jumeaux avant qu'ils ne quittent la pièce, et les observa d'œil critique.

- Vous avez l'air de croques-morts... Désolée, mais là, ça ne va pas, vous ne faites pas du tout votre âge ! Il faut changer ça d'urgence.

Jane - Ne commence pas à jouer à Alice, grogna-t-elle.

- Mais regarde-toi... Il vous faut des lentilles, comme nous tous, et d'autres vêtements.

Elle alla vite leur en chercher et les força à se changer. Ensuite, elle distribua plusieurs paires de lentilles à chacun des membres de la famille, et rappela bien à chacun son rôle.

Lorsque tout fut enfin prêt, Rosalie reprit sa voiture et fila à l'orphelinat. Elle entendit avant d'y arriver l'activité des enfants qui se réveillaient. Elle se gara prêt de l'entrée et se dirigea vers la porte, saluant le gardien qui sortait les papiers pour le recyclage. Ashley était déjà dans le hall, assise dans son fauteuil roulant, encore plus pâle qu'eux, alors qu'ils étaient déjà bien blancs. Elle se rapprocha, son visage exprimant le plus grand bonheur du monde.

Ashley - Bonjour, sourit-elle doucement. Et... Merci encore, c'est...

Elle lui attrapa la main, à court de mot. Rosalie sourit et se pencha, l'embrassant sur la joue, avant de rire.

- C'est plus que naturel, ma puce. On y va !

Prenant les commandes du fauteuil, elle l'emmena dehors, puis l'installa dans sa voiture. Elle se sentait heureuse et pleine d'une force de vivre en emmenant cette enfant chez elle, dans cette grande villa qu'elle occupait avec sa famille. Cela lui réchauffait le cœur, la transportait littéralement ! Elle se gara devant la maison, aida Ashley à s'asseoir, et la poussa à l'intérieur. La table était déjà mise, visiblement par les bons soins d'Esmée. Emmett arriva en bondissant, embrassant Rose et ébouriffant les cheveux d'Ashley.

- Tout le monde n'est pas là, malheureusement. Je vis avec mon mari, mes beaux-frères, mes belles-sœurs, mes beaux-parents... Nous sommes réunis ici. Tu vas voir. N'aie pas peur de me redemander des prénoms si tu oublies.

Les jumeaux et Bella étaient dans le petit salon. Elle y amena le fauteuil, serrant la main d'Ashley pour la rassurer, et lui souriant tendrement. Elle désigna Jane de son autre main.

- Ma petite sœur, Jane. Elle a le même âge que toi. Tu ne seras pas la seule enfant, loin de là.

Elle n'avait aucun mal à sentir le regard meurtrier des jumeaux, mais tant pis pour leur susceptibilité. Elle adressa néanmoins un sourire éclatant à Jane. Ils portaient tous des lentilles, sauf Lilwen et Renesmée. Voir les jumeaux avec les yeux bleus était étrange, mais cela les rendait encore plus mignons, et Rose savait qu'ils avaient eu les yeux de cette couleur avant leur transformation.

Elle jeta un regard à Bella, pour qu'elle se présente elle-même. Et sans doute Alec avec, car il risquait de ne pas vouloir ouvrir la bouche.
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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Un samedi en famille   Sam 11 Jan 2014 - 23:04

Cela faisait un moment, maintenant, que Rosalie bassinait littéralement les oreilles de tout le monde pour que personne n’oublie quoi que ce soit. Le moindre détail était important, histoire de ne pas être grillé aux yeux de la petite Ashley, protégée de Rosalie depuis plusieurs semaines. Bon, admettons… Bella était mal placée pour critiquer, elle n’avait donc rien dit. Les Cullen avaient dû faire cela aussi lorsqu’ils habitaient à Forks, alors elle pouvait bien le faire pour une humaine. C’était étrange et touchant. La petite était malade et allait mourir dans… peu de temps d’après ce que Bella avait compris. Rose n’avait que voulu l’aider, lui apporter un peu de soutien et de chaleur, ce qui était admirable. Et puis, depuis un moment, la jeune mère préférait faire profil bas pour ne pas énerver sa belle-sœur.
 
Rosalie – C'est très simple. Il s'agit seulement de justifier le nom de famille, et le fait qu'on vive tous ensemble, afin de parer à toute question, et ne pas faire de bourdes ! Nous avons d'abord Carlisle et Esmée. Vous êtes les parents des trois garçons, Emmett, Edward, et Jasper. Clair ? Nous les trois filles, nous sommes les "pièces rapportées", autrement dit, les épouses, et nous avons pris le nom Cullen en nous mariant. Nessie est la fille adoptive d'Edward et Bella, point. Tout le monde suit ? C'est simple, pas moyen de se tromper !
 
Simple, simple… Ils répétaient, depuis des mois, qu’ils étaient tous les enfants adoptifs de Carlisle et Esmée et, du jour au lendemain, tout allait être chamboulé. Et Rosalie disait que c’était simple ? Visiblement, il n’y avait que pour elle que c’était clair, parce que Bella avait franchement peur de s’emmêler les pinceaux devant Ashley dans un grand moment de panique. Ici, Rosalie était debout, devant eux, avec un tableau qui représentait un schéma explicatif de tout ce qu’elle venait de leur expliquer. N’oublions pas, non plus, la règle qu’elle tenait dans les mains l’air de dire « Compris ? Vous avez pas le choix, toute façon ». Elle était légèrement terrifiante, comme cela… Juste un peu, va-t-on dire.
 
Rosalie – Toi, Alec, on va dire que tu es le petit frère de Bella, tu lui ressembles suffisamment pour cela. Et toi, Jane, ma petite sœur. Lilwen est une cousine qu'on garde en vacances, et Jake, un ami de passage en Ecosse. Tout le monde a bien compris ? Avec ça, pas question de détruire les apparences.
 
Son… petit frère ? Alec ? Bella tourna la tête vers ce dernier, l’air choquée. Son… frère ? Elle resta interdite un long moment, ne sachant si elle devait hurler, riposter, ou rester sage et ne rien dire. Voyant la tête et le regard de Rosalie… Elle opta pour la dernière option. Pas envie de se faire engueuler, mais alors là, pas du tout. Lorsque sa belle-sœur les libéra enfin, il ne fallut pas plus de trente secondes à Bella pour fuir la pièce où elle se trouvait, occupée à martyriser les jumeaux. Pour le coup, la jeune mère compatissait. Rose faisait presque aussi peur qu’Alice lorsqu’il s’agissait d’enfants, comme Alice avec les vêtements et la mode…
 
Le reste de la journée, des heures qui suivirent, furent consacrées à l’organisation du samedi. Ashley allait venir, il fallait que tout soit prêt, rien ne serait laissé au hasard. Tout le monde portait des lentilles pour cacher leurs yeux différents, Bella retrouvant ses yeux marron pour l’occasion. C’était étrange, mais cela ne la dérangeait pas pour autant. Elle eut un léger coup de blues, se regardant dans le miroir, voyant ainsi une part de l’ancienne Bella face à elle… Mais ce coup de blues fut vite éradiqué par l’assaut de Renesmée. Oh. D’accord, ils étaient là. Bien, tout le monde en place. La jeune mère laissa sa fille filer vers son père alors qu’elle-même alla s’installer avec les jumeaux, dans le salon. Ils étaient… méconnaissables. Il n’y avait pas d’autres mots pour les décrire. Yeux bleus, habits normaux… Incroyable, vraiment. Rosalie arriva avec Ashley, la poussant dans le fauteuil roulant. Elle désigna Jane en disant :
 
Rosalie – Ma petite sœur, Jane. Elle a le même âge que toi. Tu ne seras pas la seule enfant, loin de là.
 
Rosalie lui lança un regard. Ah. A elle… Bon heu. Désolée Alec, mais le choix était vite fait entre un Alec furieux et une Rosalie hors d’elle qui avait tout fait pour organiser une journée parfaite. Essayant d’être convaincante, Bella joua le jeu, trouvant tout de même tout cela bien ridicule et… horrible à dire. Elle devait se présenter, présenter Alec qui n’allait sûrement pas le faire, et heu… C’était tout, non ? La jeune adulte s’approcha d’Ashley en lui souriant et dit :
 
Bella – Bonjour, je m’appelle Bella. Et là-bas, c’est mon petit frère, Alec. Il a douze ans aussi, donc vous vous entendrez bien tous les trois.
 
Bella fit signe à Alec de se rapprocher, ce dernier ne s’exécutant pas – et sous l’ordre de Rosalie vu le regard –, elle le tint par l’épaule pour l’y obliger. Mille fois désolée. Elle pensait avoir tout fait mais… Rose lui murmura « médicaments », un murmure inaudible pour l’oreille humaine. Oh. Heum. D’accord. Elle le poussa alors à s’asseoir en lui montrant qu’elle était désolée par le regard, discrètement, et lui dit d’un air « grande sœur » :
 
Bella – Tu as oublié de prendre tes médicaments. Avale-moi ça.
 
Bella prit une pastille qu’elle laissa tomber dans un verre d’eau, le tendant ensuite à Alec pour l’obliger à boire. Désolée, désolée, désolée. Elle ignorait ce qu’il avait fait à Rosalie pour qu’elle ait eu une idée pareille, mais Bella ne préférait pas le savoir, honnêtement. Mais ils n’avaient pas le temps de réfléchir et de maudire Rose davantage car ils passèrent à table. Les jumeaux entre Bella et Rosalie, cette dernière entourée de Jane et d’Ashley. Bella, quant à elle, avait Renesmée assise de l’autre côté, elle-même entourée de ses deux parents. La jeune mère croisa le regard de Rosalie qui, une fois encore, lui fit un signe de la tête. D’accord, d’accord, message reçu. Se tournant vers Alec, Bella rajouta :
 
Bella – Mange bien, pour une fois. Tu en as grand besoin, après la nuit que tu as passée.
 
Esmée arriva avec les plats. Ah. Juste. Il fallait manger cela, maintenant. Bella eut la nausée rien que d’y penser. Sa dernière expérience, avec Renesmée lorsqu’elle avait perdu la mémoire, lui avait laissé un… arrière-goût horrible. Tâchant de paraître naturelle, elle prit une première bouchée – qu’elle fit passer très, très difficilement – et adressa à Esmée :
 
Bella – C’est très bon, cette fois-ci ! Pour une fois, vous n’avez pas mis la cuisine dans un état pitoyable.


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MessageSujet: Re: Un samedi en famille   Mar 14 Jan 2014 - 23:43

Voilà quelques jours que Rosalie répétait à toute la famille présente que ce samedi, il y aurait un repas en famille. Et qu’elle allait venir avec une enfant –qui, d’après les dires de Rose, était atteinte de leucémie.- nommée Ashley. Elle voulait bien faire, et si c’était pour rendre joyeuse une petite fille, pourquoi pas ?

-Rosalie-« C'est très simple. Il s'agit seulement de justifier le nom de famille, et le fait qu'on vive tous ensemble, afin de parer à toute question, et ne pas faire de bourdes ! Nous avons d'abord Carlisle et Esmée. Vous êtes les parents des trois garçons, Emmett, Edward, et Jasper. Clair ? Nous les trois filles, nous sommes les "pièces rapportées", autrement dit, les épouses, et nous avons pris le nom Cullen en nous mariant. Nessie est la fille adoptive d'Edward et Bella, point. Tout le monde suit ? C'est simple, pas moyen de se tromper ! »

Jusque-là, il n’y avait rien de bien compliqué, c’était… Logique, en quelque sorte. Esmée réfléchissait tout en écoutant sa fille adoptive d’une seule oreille. Pensent à Carlisle qui lui manquait horriblement… Lui, Jasper et Alice n’étaient toujours pas rentré et elle, personnellement, commençait à trouver le temps long… Elle savait qu’il allait bien, l’ayant déjà appelé pour avoir des nouvelles, mais ça n’empêchait pas qu’il lui manquait beaucoup. Elle reporta rapidement son attention sur Rose, bien que difficilement.

-Rosalie-« Toi, Alec, on va dire que tu es le petit frère de Bella, tu lui ressembles suffisamment pour cela. Et toi, Jane, ma petite sœur. Lilwen est une cousine qu'on garde en vacances, et Jake, un ami de passage en Ecosse. Tout le monde a bien compris ? Avec ça, pas question de détruire les apparences. »

Le petit frère de Bella ? Son petit frère ? Esmée fixa Bella des yeux, puis fixa Alec, et compara les deux "frères et sœurs" avant d’effectivement remarqué qu’ils se ressemblaient bel et bien un peu, n’ayant jamais pris la peine de faire une comparaison entre eux deux. Esmée s’attendait à entendre des protestations, mais rien, personne ne protestait. Quelques secondes plus tard, Rosalie les relâcha. Esmée parti alors vaquait à ses occupations. Elle fila en direction de la salle à manger pour mettre les couverts, tout devait être parfait ! Il ne fallait pas qu’il y ait quelque chose d’anormal, ils devaient paraître humains. Rien ne fût mis au hasard. Ils mirent des lentilles de contact que Rosalie apporta, ils retrouvèrent ainsi leurs couleurs d’yeux d’origine. Esmée avec ses yeux marron, Bella ses yeux chocolat, Edward avec ses yeux verts… Et les jumeaux avec leurs yeux bleus, qu’il était assez… Inhabituel de voir. Une fois qu’elle eût mis la table, elle se dirigea vers la cuisine, au boulot !

Elle prit un livre de cuisine, contrariée, le feuilleta et trouva une recette qui paraissait bien, elle entama de préparer ladite recette. Elle n’avait plus du tout l’habitude de faire la cuisine, ça… Il ne fallait pas ce voiler la face non plus ! Elle regarda le four, puis prise la viande et la fit cuire tout en faisant la salade, découpant les laitues et les tomates -Elle se serait d’ailleurs coupée à plusieurs reprises si elle n’était pas vampire-, essayant de vérifier le plus souvent possible la cuisson de la viande. Une fois la salade préparée, elle vérifia une dernière fois la viande et la sortie dès qu’elle eut un aspect… Plus ou moins correct. De son vivant, elle aurait goûté, pour voir si cela avait bon goût… Mais… Comme la nourriture avait un goût de terre… Inutile de tenter le diable, elle aurait suffisamment l’occasion de goûter ce plat… Elle sortit le tout, essayant de faire une sauce, mais échoua lamentablement, bon… Au moins, elle savait qu’elle ne savait pas en faire… Elle abandonna l’idée. Elle commença alors à  préparer le dessert, elle lit sur la recette qu’il fallait préchauffer le four, et elle le fit… Plus ou moins… Bon, on tourne le bouton, voilà. Puis elle prit un plat et un fouet et commença, se battant avec le fouet- qui ne voulait pas que la pâte se détache- elle prit finalement une fourchette pour l’en détacher. Elle entendit un troisième cœur battre. Oh ! Les voilà ! Esmée entendit alors Rosalie commencer les présentations.


-Rosalie-« Ma petite sœur, Jane. Elle a le même âge que toi. Tu ne seras pas la seule enfant, loin de là. »

Esmée se concentra sur ses gestes,  ne voulant pas rater le dessert…

-Bella-« Bonjour, je m’appelle Bella. Et là-bas, c’est mon petit frère, Alec. Il a douze ans aussi, donc vous vous entendrez bien tous les trois. »

Elle prit un bol, puis mis du sucre dedans… Hum… Posa ses yeux sur son livre une fraction de seconde pour voir la quantité exacte à mettre… Bon, on se concentre. Du sucre, fait… Le four préchauffé…  Fait aussi. Elle suivit les autres étapes à la lettre puis mis le gâteau au four.

-Bella-« Tu as oublié de prendre tes médicaments. Avale-moi ça. »

Elle nettoya, en attendant, la cuisine –qui montrait bien les traces de ses batailles contre ces outils et tout cela, enfin, pas beaucoup, mais... Un peu, quand même-.

-Bella-« Mange bien, pour une fois. Tu en as grand besoin, après la nuit que tu as passée. »

Elle entendit un bruit, qu’elle identifia comme un signal comme quoi il était fini et éteignit le four en laissant le gâteau dedans- ça, au moins, elle s’en souvenait.- Elle prit les deux plats du repas, puis se dirigea vers la salle à manger et posa les plats avant d’aller s’assoir à table elle-même pendant que chacun se servait à tour de rôle. Elle se servit à son tour quand Bella rompit le silence.

-Bella-« C’est très bon, cette fois-ci ! Pour une fois, vous n’avez pas mis la cuisine dans un état pitoyable. »

Elle arrêta net son geste, vexée, puis fixa une seconde Bella avant de détourner son regard… Non mais, eh ! Pour une fois ! Pour une fois, elle allait lui en donner, des « pour une fois »… Elle ne cuisinait pas siiii souvent que ça… De plus, le plus vexant restait quand même que Bella ne l’avait pas dit seulement devant sa famille, ce qui serait passé comme une lettre à la poste (plus ou moins, du moins) , mais… Elle l’avait dit devant une enfant de douze ans ! Qui, qui plus est, n’était pas… Pas… Enfin, ils ne la connaissaient que par les dires de Rosalie. Et… C’était ça, le plus vexant…

Et puis, c’était assez difficile de devoir cuisiner quand on en à perdue l’habitude, quand on n’a plus besoin de manger de la nourriture humaine ! Seule Renesmée, Jacob et Lilwen  en mangeaient encore, et Esmée ne préparait plus vraiment les repas de Renesmée. Elle fixa Rosalie. Pas de scandale, elle n’avait sans doute pas voulu la vexer, rester calme…

-« Merci, Bella… »

Elle ne savait pas comment réagir, elle décida de prendre ça… Du bon côté, à la rigolade. Elle continua de se servir, puis pris une bouchée –en essayant d’oublier le goût infect que cela avait-, et l’avala difficilement. Camouflant son dégoût, elle chercha un sujet de conversation, pour relancer la conversation… Elle regarda Bella, souriant.

-« Je suis sûre qu’Ashley aime ce repas, contrairement à ce que tu avances, Bella. N’est-ce pas ? »

Sur ces mots, Esmée s’était retournée vers Ashley avec un regard maternel et doux.

-« Il te faut quelque chose d’autre ? Tu es comme chez toi, ici. Vous pourrez jouer ensemble, Renesmée et toi. A moins que tu aies une envie particulière ? »
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MessageSujet: Re: Un samedi en famille   Mer 15 Jan 2014 - 10:07

Ashley avait presque le nez collé à la fenêtre, alors qu'elles étaient arrêtées au feu rouge. Elle n'était jamais montée dans une voiture pareille ! Toute en cuir, à lm'intérieur, avec des boutons partout et de la musique. Elle n'était jamais montée dans une voiture tout court, d'ailleurs... Quelque fois en car, pour des sorties scolaires. Et très souvent en ambulance, allongée sur un brancard. Mais là, on était bien assis, Rosalie conduisait doucement, lui laissant le temps de jeter un œil à ce village qu'elle adorait. Elle fit même signe à une petite grand-mère, qui leur donnait toujours des bonbons lorsqu'elle les croisait. Petite dame qui lui rendit son salut, avec un petit sourire néanmoins surpris.

Rose se gara devant une très grande et belle maison, dans un quartier résidentiel, pas très loin du centre-ville. Elle l'aida à se rasseoir dans son fauteuil, alors qu'Ashley commençait à être angoissée. Et si la famille de Rose ne l'aimait pas ? Il pouvaient très bien la rejeter, après tout, ils n'étaient peut-être pas d'accord que Rose la ramène ici. Elle les dérangeait peut-être. Ce fut Emmett qu'elle vit en premier. Il était toujours aussi grand et costaud, c'était impressionnant ! Elle lui dédia un sourire un peu maladroit, intimidée.

– Tout le monde n'est pas là, malheureusement. Je vis avec mon mari, mes beaux-frères, mes belles-sœurs, mes beaux-parents... Nous sommes réunis ici. Tu vas voir. N'aie pas peur de me redemander des prénoms si tu oublies.

Et bah, ils étaient nombreux ! Elle n'avait jamais vu de grande famille, les gens ne vivaient plus ainsi, tous ensemble dans une même maison, c'était très rare. Elle se demandait ce que ça faisait, d'être ensemble, comment on le vivait. Il n'y avait jamais de disputes ? En ce qui la concernait, avoir des parents tout court serait déjà un ultime bonheur. Elle n'osait même pas imaginer avoir des frères et des sœurs, des oncles, des tantes, des grands-parents... Elle en avait sûrement, quelque part, mais elle n'existait pas à leurs yeux. Rose la poussa dans un salon. Elle vit d'abord une fille de son âge, toute blonde avec de grands yeux bleus. Ashley ouvrit la bouche pour lui dire bonjour, mais les mots restèrent coincés dans sa gorge. Elle avait un visage d'ange, mais... Ashley avait comme une impression... Une impression bizarre.

– Ma petite sœur, Jane. Elle a le même âge que toi. Tu ne seras pas la seule enfant, loin de là.

Elle avait douze ans aussi ? Bon, elle les faisait, mais Ashley demeurait persuadée, au fond d'elle, qu'elle en avait plus. Pourquoi ? Elle n'en savait rien. Juste une impression. Elle réussit enfin la saluer, puis vit une seconde personne. Une jeune femme. Elle aussi était très belle, moins que Rosalie, mais belle quand même. Mais Rose, c'était différent, tous les hommes la regardaient, même les plus jeunes. Il y avait également un autre garçon. Un peu plus grand, mais semblant du même âge que Jane. Elle eut soudain envie de se ratatiner sur son fauteuil.

– Bonjour, je m’appelle Bella. Et là-bas, c’est mon petit frère, Alec. Il a douze ans aussi, donc vous vous entendrez bien tous les trois.

Son frère... C'était bizarre. Il ressemblait plus à Jane qu'à elle. Et Ashley avait la même impression, en les regardant tous les deux. Ils avaient l'air proches. Mais elle se faisait peut-être des idées. Alec était malade, en plus, ce qui ne l'étonnait pas vu le cernes noires qu'il se payait. Elle dit bonjour à tout le monde, d'une petite voix, infiniment rassurée de voir Rosalie à côté d'elle. Lorsqu'ils passèrent à table, elle vit le reste de la famille, ceux qui étaient là. Il y avait deux autres enfants, encore, deux fillettes qui étaient déjà moins intimidantes. Un peu rassurée, Ashley leur dit bonjour avec chaleur.

Ils étaient tous très beaux, et cela la perturbait. Et très pâles aussi... C'était bien normal ? Ils étaient peut-être originaires d'un endroit très au Nord avec peu de soleil. Où ils n'aimaient pas bronzer. Cette pensée lui arracha un petit sourire. Assise dans une chaise confortable, près de Rosalie, elle essayait de ne pas dévisager tout le monde, intimidée. Le grand monsieur brun avec des airs d'Indien lui faisait moins peur. Il avait un beau sourire, et il avait l'air plus... Plus... Plus normal ? Les autres étaient normal, ce n'est pas ça qu'elle croyait, mais ils n'avaient pas l'air du même monde.

Elle avala une bouchée, ayant peu d'appétit, alors qu'elle savait qu'elle devait se forcer à manger correctement. Elle ne mangeait pas très vite, ce qui n'avait pas l'air de gêner grand-monde, car à part les deux fillettes qui déjeunaient avec appétit, les autres prenaient leur temps. mais ce n'était pas mauvais, juste un peu bizarre. Ashley n'avait jamais de viande au fromage et aux épinards, mais pourquoi pas. c'était peut-être comme ça qu'ils mangeaient, dans le pays d'où ils venaient, avant de s'installer à Beith.

– C’est très bon, cette fois-ci ! Pour une fois, vous n’avez pas mis la cuisine dans un état pitoyable.

Ashley lui jeta un regard surpris, puis reporta très vite le nez dans son assiette. C'était pas très gentil, ça... En plus, elle avait vexé sa mère, ou sa belle-mère, enfin, la dame au bout de la table, Ashley ne se souvenait plus de son prénom. On lui avait toujours appris à ne pas faire de telles remarques, à l'orphelinat, même pour rire, car ça blessait les gens. La petite se concentra donc sur ce qu'elle mangeait, alors que la dame répondait "merci" d'un ton un peu acide. Elle avait raison d'être vexée.

– Je suis sûre qu’Ashley aime ce repas, contrairement à ce que tu avances, Bella. N’est-ce pas ?

Elle releva la tête en entendant son prénom, croisant le regard de la jeune femme. Elle avait un regard très doux, qui désarma presque aussitôt Ashley. Même si elle ne comprenait pas les gens qui le regardaient ainsi, cela lui réchauffa le cœur. Elle fit un petit sourire pour acquiescer à sa question.

– Il te faut quelque chose d’autre ? Tu es comme chez toi, ici. Vous pourrez jouer ensemble, Renesmée et toi. A moins que tu aies une envie particulière ?

– J'ai le droit de jouer ?

Les mots étaient sortis tous seuls, au fil de ses pensées, avant même qu'elle ne songe à les retenir. Elle rougit, chose aussitôt visible chez elle, puis baissa la tête en bafouillant des excuses. Elle passait sûrement pour la dernière des idiotes. Ils se disaient sûrement qu'elle n'était qu'une gamine faiblarde et attardée, sans aucun intérêt. Elle ne leur en voudrait même pas de penser ça. Ils étaient tous très... Très beaux, élégants, et bougeaient avec une distinction qu'elle n'avait jamais vu.

Confuse, elle chercha du regard ladite Renesmée, histoire de se rassurer, et de rencontrer le regard d'une fille de son âge, ou presque. Elle semblait un peu plus jeune. Elle tâcha de se reprendre, pour ne pas faire honte à Rosalie. Elle tourna la tête vers les adultes présents.

– Vous faites quoi dans la vie ?
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MessageSujet: Re: Un samedi en famille   Mer 15 Jan 2014 - 21:04

Esmée continua d’avaler la nourriture qu’elle avait préparé quand Ashley posa une question… Assez… Inhabituelle.

-Ashley-« J'ai le droit de jouer ? »

Le… Le droit de jouer ? Elle demandait si elle en avait le droit ? Esmée faillit recracher ce qu’elle avait en bouche, tellement elle était surprise d’avoir eu une telle question. Enfin ! Bien sûr,’elle en avait le droit ! Tous les enfants en avaient le droit, enfin ! Esmée ne savait pas quoi dire, et posèrent ses couverts pour essayer de remettre ses idées en place... Respirer, ne pas oublier de hausser les épaules…

Elle regarda l’enfant qui, elle, regardait un temps Renesmée, puis regarda tout le monde et, alors qu’Esmée allait lui répondre qu’elle en avait le droit, et qu’il n’y avait pas besoin de demander pour ça, Ashley posa une question :


-Ashley –« Vous faites quoi dans la vie ? »

Que… Gné ? Esmée réfléchit pendant un très court laps de temps et réfléchit à quoi dire, à quoi répondre. Elle regrettait de plus en plus que son mari ne soit pas là, présent. Lui, saurait quoi dire, saurait improviser, elle en était sûre… Mais elle… Elle se retrouvait dépassée par les évènements. Que répondre a cela, sans mettre la puce à l’oreille de l’enfant . Esmée fixa Rosalie, réfléchissant encore à quoi dire. Esmée fixa tout le monde, discrètement. Bella, elle, se figea et regarda dans la direction d’Edward, vers Rose, puis finit par regarder Esmée qui sentit son regard sur elle. Esmée prit son courage à deux mains, puis répondit, ne sachant pas réellement quoi dire d’autre.

-« Eh bien… Mon mari, Carlisle lui est Médecin. »

Elle réfléchit encore un petit moment, puis reprit.

-« Moi je suis institutrice. »

Bon, en prenant en compte qu’elle l’avait été en étant humaine, elle ne disait pas de mensonge… Elle reprit, invente en essayant de rester le plus crédible possible.

-« Mon fils, Edward lui est bibliothécaire et ma belle-fille, Bella, elle est professeure. »

Elle se demandait si cela tiendrait la route, mais… Comme ils ont Renesmée, le fait qu’ils l’aient « adoptée » auraient été illogiques s’ils avaient été étudiants, elle regarda Bella, qui restait impassible. Elle fixa à nouveau Ashley, lui adressant un regard maternel tout en lui souriant.

-« Et pour répondre à ta première question, bien sûr que tu as le droit d’aller jouer. »

Elle reprit ses couverts tout en entendent tous les autres couverts se lever et frapper contre les assiettes, sachant qu’ils y avaient échappé belle… Pour l’instant, du moins, parce que, quelque chose en elle lui souffla que la petite n’allait pas arrêter de poser des questions…


Le repas se déroula dans la joie et la bonne humeur, suite à ces petites questions de la jeune humaine. Ils mangèrent et finirent leur assiette, Esmée proposa un dessert et ceux qui en voulaient en mangèrent. Esmée regarda Ashley avec un regard maternel, puis lui souri tout en lui disant :

-« Ashley ? Tu peux aller jouer avec Renesmée et Lilwen, si tu veux. »

Après avoir dit cela à Ashley, Esmée se retourna vers les « adultes », puis dis :

-« Vous m’aidez à débarrasser la table?»
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MessageSujet: Re: Un samedi en famille   Jeu 16 Jan 2014 - 9:34

Renesmée ne tenait plus en place, depuis que Rosalie avait annoncé qu'elle amenait une fillette de l'orphelinat manger à la maison samedi. Une nouvelle copine ! Elle allait avoir une nouvelle copine ! Elle allait pouvoir jouer tout l'après-midi avec une enfant de son âge, sans se soucier de rien, sans avoir besoin de parler de la guerre, de s'inquiéter, ou de se poser de questions. Une amie ! Une amie bien humaine, qu'elle pourra sans voir aussi en semaine, comme le collège était juste à côté de l'école primaire. Elles allaient pouvoir rire, jouer, discuter, aller à la piscine, passer du temps au bord du lac, grignoter des tas de trucs devant la télé en disant des bêtises, et elle en oubliait.

Le samedi matin, elle se leva avec une extrême bonne humeur et se prépara joyeusement. Il ne faisait pas beau, tant pis, c'était habituel, mais il y avait tout ce qu'il fallait à la maison pour s'amuser ! Sa famille avait l'air sur les nerfs, en plus, elle se demandait bien pourquoi. Mais voir son père avec les yeux verts et sa mère avec les yeux chocolats lui fit un effet très bizarre. Elle sautilla toute la matinée, puis lorsqu'elle vit la voiture de Rosalie tourner dans la rue, elle courut dans la salle de bain et se jeta sur sa mère en tirant vigoureusement sur sa manche.

- Mamaaaan !! Elles sont là ! Viens !

Sans attendre de réponse, elle courut rejoindre son père pour le prévenir et sauta dans ses bras, le suppliant de descendre, qu'Ashley était là, et qu'il fallait lui dire bonjour ! En plus, son papa, il ne devrait pas être nerveux, après tout, il avait l'habitude de se faire passer pour un humain, il l'avait beaucoup fait avec maman. Elle le tanna jusqu'à ce qu'il sois enfin prêt, tirant sans cesse sur sa main pour qu'il se dépêche un peu. On y va, on y va ! Pourquoi il se pressait pas ? Elle finit par gémir, désespérée.

- Papa, viens !

Tactique numéro une lorsqu'on voulait que ses parents accélèrent, les tanner tant et si bien qu'ils finissaient par se dépêcher juste pour ne plus vous avoir sur le dos. Ça marchait du tonnerre avec sa maman, ça ! Hélas, pas aussi bien sur son père, qui en semblait plutôt amusé. Oui, bah, zut, hein. Ils finirent enfin par descendre, et Renesmée accueillit Ashley avec chaleur. C'était drôle, elle avait le même âge que les jumeaux ! Enfin, leur âge humain... Ils passèrent à table, et elle fut un peu frustrée d'être coincée entre ses parents plutôt que d'être assise à côté d'Ashley. Mais, rah, c'était pas juste ! ses parents, elles voyait tous les jours, alors qu'Ashley, c'était juste aujourd'hui, alors ils auraient au moins pu la laisser s'asseoir à côté d'elle.

Maman – C’est très bon, cette fois-ci ! Pour une fois, vous n’avez pas mis la cuisine dans un état pitoyable.

Renesmée jeta un regard choqué à sa mère. Pourquoi elle disait ça ? C'était super blessant, et en plus, bonjour l'exemple... Nessie trouvait ça désolant, surtout que sa mère était tout de même censée lui montrer les bonnes manières et la politesse. C'était méchant, et sa mamie avait raison de se vexer. Sa grand-mère débloqua la situation, mais Nessie était très déçue de voir que sa mère ne suivait même pas les principes qu'elle voulait lui inculquer.

Mamie – Il te faut quelque chose d’autre ? Tu es comme chez toi, ici. Vous pourrez jouer ensemble, Renesmée et toi. A moins que tu aies une envie particulière ?

Ashley – J'ai le droit de jouer ?

Renesmée ouvrit de grands yeux, stoppant net tout mouvement. Elle venait bien de demander si elle avait droit de JOUER ?! Ébahie, stupéfaite, Nessie croisa brièvement son regard. Pourquoi elle demandait ça ? Elle ne pouvait pas jouer, à l'orphelinat ? On les empêchait ? Ou c'était les autres enfants qui ne voulaient pas jouer avec elle ? Dans les deux cas, Nessie en était indignée, et comptait bien lui prouver que oui, mille fois oui, elle en avait le droit, et même le devoir ! A leur âge, c'était l'insouciance qui primait. Elles n'avaient pas à se soucier des problèmes des adultes, et eux n'avaient pas à les en mêler. Visiblement consciente de la gêne, Ashley demanda ensuite ce qu'ils faisaient dans la vie.

Renesmée reposa sa fourchette, dissimulant son sourire d'une main. LA question colle. Elle-même l'avait posé lorsqu'elle ne se souvenait plus de rien. Elle attendit la réponse avec impatience, curieuse de voir si sa famille avait amélioré ses talents de comédien et d'improvisation. Ce dernier point n'était pas gagné, la fois précédente. Pauvre Ashley, elle n'imaginait pas à quel point elle avait mis les adultes dans l'embarras.

Mamie – Eh bien… Mon mari, Carlisle lui est Médecin.

Hésitation évidente. Alors que cela aurait dû être facile, étant donné qu'il était le seul, à part Rosalie, à avoir un emploi. Mauvais engagement, et c'était drôle.

Mamie – Moi je suis institutrice.

Ah ? La dernière fois, on avait répondu à Nessie que Esmée était femme au foyer. Comme quoi, cela évolue très vite. Et pour ses parents ? Qu'étaient-ils devenus, maintenant ?

Mamie – Mon fils, Edward lui est bibliothécaire et ma belle-fille, Bella, elle est professeure.

Bancal... Même Renesmée sentait qu'Esmée ne croyait pas ce qu'elle disait, cela manquait trop de naturel. Enfin, elle reconnaissait qu'elle faisait de gros efforts pour paraître normale. En plus, pour le métier de ses parents, elle aurait plutôt dit l'inverse. Sa mère entourée de milliers de livres, et son père prof, ça collait pas mal. Ils terminèrent de manger, et Nessie découvrit avec joie qu'il y avait un gâteau en dessert. Ça n'arrivait pas souvent et Nessie adorait ça, même si son père lui disait sans cesse de mettre la pédale douce sur les sucreries. En plus, son papi réussissait toujours à l'attraper pour l'emmener chez le dentiste, ou lorsqu'elle était malade. Une fois, elle avait essayé de lui échapper, courant en pyjama dans la maison, en pleurant que non, non et non, elle ne voulait pas de médicaments et préférait avoir de la fièvre. Seul petit os qu'elle n'avait pas calculé, à l'époque, c'était que son grand-père courait plus vite qu'elle. Et qu'il était plus fort. Pas juste.

Mamie – Ashley ? Tu peux aller jouer avec Renesmée et Lilwen, si tu veux.

Ah ouais ! Nessie ne perdit pas de temps à sauter de sa chaise et rejoindre Ashley. Comme elle était fatiguée, ou affaiblie, Nessie ne savait pas trop, la petite Cullen transforma le salon en air de jeux, y poussa Ashley et Lilwen, et ferma la porte. Le message était clair : pas de parents ! Et puis, elle avait bien remarqué qu'Ashley semblait un peu effrayée par les jumeaux, donc autant qu'elles restent entre elles.

Elles jouèrent et discutèrent avec entrain, riant parfois, même souvent, dans un après-midi purement insouciant et rempli des joies de l'enfance. Renesmée ne comprenait pas pourquoi Ashley semblait si épuisée, et très triste, ni pourquoi son sang dégageait une odeur bizarre. Une odeur si faible qu'elle semblait ne pas avoir de sang, ou qu'il circulait trop lentement. Elle n'avait jamais senti cela auparavant, c'était étrange. Mais elle n'osait pas la questionner. Elle était peut-être malade, après tout. Souriante, alors qu'elles jouaient depuis deux bonnes heures, elle leva la tête vers les filles.

- On joue à quoi, maintenant ?
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MessageSujet: Re: Un samedi en famille   Lun 27 Jan 2014 - 17:03

La petite que Rosalie avait amené était vraiment bizarre. Elle ne pouvait pas se mouvoir librement était obligé d’utiliser un fauteuil. De plus, Lilwen n’avait pas le droit de lui parler de sa maman et de son papa qui était des vampires en train de sauver le monde de l’attaque de vilain loup garou mutant… Nan mais pourquoi elle avait pas le droit de lui parler de ça ? Pourquoi ? Elle était quoi au juste ? Une être pas très forte comme sa nounou ? Celle que Lilwen avait transformé en repas de midi. C’était quand même drôle de ramener un élément du repas à la maison. Papa et maman n’avait jamais apprit cela à leur fille. Mais pourquoi donc était-elle obligé de mentir à cette enfant ? La vérité était pourtant la seule chose que Lilwen devait dire.

Le repas était ennuyeux et pas bon d’ailleurs. Mais cela était l’attribut de tous les repas que l’enfant avait prit depuis son arrivée chez les Cullens. On lui avait interdit de se nourrir de sang humain. Alors que ses parents la nourrissait en majorité de cela.

A la fin du repas, Esmée proposa où plutôt imposa aux enfants de jouer ensemble. Cela c’était déroulé à la manière d’un tyran. Lilwen n’avait alors qu’un désir. C’était de fuir dans sa chambre pour pouvoir penser tranquillement à ses parents adorés. Ses tristes pensées quittèrent rapidement la fille de Renée et de Marcus lorsque les trois petites commencèrent à jouer ensemble. Cela n’était encore jamais arrivée à la petite Lilwen. Jouer avec d’autre enfant de son âge c’était un peu comme traverser la mer d’Egypte alors que pharaon et ses armées étaient à la poursuite du peuple hébreu. Si nous osions une nouvelle comparaison, jouer avec d’autre enfant de son âge était un peu comme libéré un loup dans un chemin de brebis: un véritable festin. La petite quitta pendant un long moment les pensées tristes et austères qu’il l’habitait depuis son arrivée ici.

Nessie: - On joue à quoi, maintenant ?

Lilwen réfléchit deux secondes et proposa de jouer aux courses de voiture. Ashley avait une super formule 1 de compétition. Elle devrait pouvoir gagner tous les grands-prix. Nessie et Lilwen s’installèrent alors dans le dos d’Ashley et partirent à toute vitesse dans les couloirs en rigolant comme des madeleines. Elles faillirent simplement arracher une jambe et un bras à Edward qui se trouvait en plein milieu du passage. De plus Alec faillit quand à lui jouer le mur du crash test… Mais grâce à une manoeuvre ingénieuse de Nessie, ils l’esquivèrent en ne recensant qu’une dizaine de pot de fleur appartenant à la tyrannique Esmée. Lorsque le fauteuil ralentie, la petite Lilwen se plaça devant le fauteuil et fit un câlin à la petite Ashley.

Lilwen: - Merci ! Grâce à vous j’ai pas pensé à papa et maman aujourd’hui !
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