Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Dans un laboratoire en Italie

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MessageSujet: Dans un laboratoire en Italie   Mer 15 Jan 2014 - 14:22

Carlisle avait fixé Aro une bonne dizaine de minutes avant d'intégrer ce qu'il lui demandait. Il voulait... Il voulait qu'il... Non ! Non, Carlisle ne pouvait faire ça ! Il était médecin, il avait étudié pour sauver des vies, soigner des gens, les rassurer, faire en sorte que ce monde soit meilleur. Etudier pour provoquer l’extinction d'une espèce n'était pas écrit sur son CV ! Oui, il comprenait très bien pourquoi Aro lui demandait ça et ce que ça impliquait, mais tout de même... C'était faire des recherches pour un massacre de masse, quoi qu'on en dise. Il avait beau haïr les EDL, c'était... Non, il ne pouvait faire ça.

Las, Aro pouvait se révéler infiniment persuasif. Et c'est pour ça que Carlisle se retrouvait au volant d'une voiture, avec ses deux enfants, en train de suivre un camion transportant une dizaine d'Enfants de la Lune que Caïus avait capturé avec une équipe. Incroyable, d'ailleurs, qu'il ait trouvé le courage de faire ça... Tout le monde savait qu'il avait une peur bleue de ces monstres, une peur presque paralysante. Qu'avait pu lui dire Aro pour le convaincre ? Plus odieux manipulateur que lui, ça risquait d'être difficile à trouver. Même avec son propre frère, il ne lésinait pas sur les moyens.

Le laboratoire se trouvait à Naples. Il appartenait à l'un des "amis" d'Aro, un scientifique humain, qui avait déjà travaillé plusieurs fois pour les Volturi. Il connaissait l'existence des vampires depuis longtemps. Un espèce d'illuminé qui voulait découvrir toute chose en ce monde, vouant un véritable culte à tout ce qui sortait de l'ordinaire, et qui accueillit le camion de prisonniers avec l'air d'un jeune chiot tout frétillant venant de découvrir un bel os bien garni. Carlisle soupira en lui serrant la main, fatigué d'avance de devoir bosser avec un type pareil. Le camion se gara dans la cour arrière, à l'abri de tout regard. Le laboratoire était très bien protégé, et grand comme une ou deux usines. Les loups avaient été bourrés de somnifères et ronflaient tous, alors qu'on les déchargeaient.

Scientifique - Brillant ! s'écria-t-il en sautant partout, sous le regard blasé de Carlisle qui enfilait une blouse. La teinte de leurs peaux ! Et les yeux ! Sublime ! Vous avez vu ça ? Hein ? Vous avez vu ?

- J'ai vu, merci, et de près, marmonna Carlisle en maudissant copieusement Aro.

Il espérait que Jasper et Alice trouveront de quoi s'occuper, pendant que lui travaillera. Ils ne pouvaient guère sortir, le soleil était très présent dans cette région. Ils sanglèrent un des loups sur une table, dans un laboratoire bourré de tous les appareils dernier cri. Carlisle lut au passage le nom de son collègue sur un document de travail. Agenore Mattias Pablo. Italien pur souche, et aussi excité qu'une colonie entière de puces. Pas étonnant qu'Aro se serve de lui.

Scientifique - Vous êtes chercheur ? cria son nouveau collègue, visiblement incapable de parler doucement, en poussant un chariot rempli d'instruments chirurgicaux. Z'appelez comment ?

- Carlisle Cullen... Je suis médecin.

Scientifique - Un vampire médecin ! C'est drôle, ça ! Je savais qu'il y avait des végétariens, mais c'est rare.

Il déballa un carton avec une énergie étonnante, dévoilant des microscopes, éprouvettes, et autres... Carlisle ouvrit un nouveau dossier sur son petit ordinateur, rassembla certains documents, puis fit une prise de sang sur l'EDL endormi, qui ronflait aussi fort qu'un vieux train en manque de charbon. Agenoro sortit tout à coup une batterie de couteaux, marteaux, scies, sangles, seringues, ciseaux... Carlisle arrêta net tout mouvement, et le fixa alors qu'il s'approchait de leur prisonnier en portant une espèce de massue, un large sourire d'illuminé aux lèvres.

- Je peux savoir ce que vous faites ?

Scientifique - Je le réveille ! Pour qu'on puisse tester sa capacité de régénération !

Carlisle détourna brusquement le regard lorsque cet espèce de dingue se mit à taper sur l'homme, cinq fois plus gros que lui, avec énergie. Effectivement, leur prisonnier se réveilla. Et grogna si fort que l'Italien recula de plusieurs mètres, avant de s'approcher à nouveau. Carlisle leva les yeux au ciel, puis entreprit d'examiner l'échantillon sanguin. Ils n'étaient pas sortis de l'auberge.
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Edward Elric

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MessageSujet: Re: Dans un laboratoire en Italie   Ven 24 Jan 2014 - 10:31

Jasper avait la tête appuyée contre la vitre de la voiture, assis à l'arrière, près d'Alice. Carlisle conduisait, pensif et silencieux, n'échangeant que de rares paroles avec eux. De toute façon, Jasper n'avait pas envie de parler, et encore moins de rire. Non, il ne démoralisait pas, il se posait simplement des questions. es questions sur cette guerre, son don, ce qu'il était véritablement capable de faire, d'accomplir. Il savait se battre, sur le plan physique, mais... Son regard s'assombrit. Dans une telle guerre, il était juste bon à rien. C'était trop différent d'avec les nouveaux-nés, et il était inutile. Il retint n soupir, ne voulant pas alarmer Carlisle ou Alice. A quoi bon, de toute façon, leur parler de ça. Ce n'était rien, il n'allait pas ennuyer sa famille pour si peu.

Ils arrivèrent à Naples, sans que le jeune Cullen daigne bouger. La ville était bondée, brillante de soleil, comprimée dans un immense flot humain qui se pressait avec force dans les rues, au milieu des voitures mal garées et des piétons qui s'insultaient entre eux. Toute la saveur de l'Italie résumée ici. Ils continuèrent de suivre le camion, jusqu'au laboratoire. Se garant à l'ombre, Carlisle sortit, suivi de près par ses enfants. Jasper se composa un visage impassible, regardant autour de lui. Il n'arrivait pas à croire que les Volturi faisaient faire "ça" à Carlisle. Etudier une espèce pour la détruire. Il regarda d'un air morne les enfants de la lune être déchargés, conduits à l'intérieur.

Scientifique - Brillant ! La teinte de leurs peaux ! Et les yeux ! Sublime ! Vous avez vu ça ? Hein ? Vous avez vu ?

Carlisle - J'ai vu, merci, et de près.

Ça, on pouvait le dire. Jasper renonça à les suivre à l'intérieur. Il ignorait par quoi ils comptaient commencer, mais préférait finalement ne pas le savoir. Il imaginait des éprouvettes, des alambics, des aiguilles, des sangles, des pots de verre remplis de résidus organiques et autres joyeusetés de ce genre. Pas envie de voir ça, et même si le sang des EDL ne donnait guère envie de le boire, il préférait ne pas s'approcher. Il traîna un peu dans le couloir, puis dû renter lorsque le soleil l'envahit finalement.

Carlisle - Je peux savoir ce que vous faites ?

Jasper tourna la tête vers la pièce où se trouvait la salle de travail principale. Son père avait une voix indignée et choquée, comme s'il était prêt à sauter sur son collègue pour le massacrer. La réponse de l'humain ne se fit pas entendre. Et fut suivie de près par un grognement horrible qui fit trembler les murs. Il s'approcha malgré lui. Un mur était percé d'une immense vitre, permettant de jeter un œil à l'intérieur. Il vit son père, assis à une longue table recouverte d'instruments, d'appareils, de notes. Il était penché sur un microscope, concentré, et écrivait ses notes, posaient des schémas. Jasper tourna ensuite lentement la tête vers l'humain. Lui était près d'un Enfant de la Lune sanglé et enchaîné.

D'ordinaire, Jasper devait se concentrer pour capter les véritables émotions des autres - au lieu d'en ressentir une simple ébauche - et les contrôler. Mais cette fois, son se projeta malgré lui, et il entra littéralement dans une sorte de communion avec le prisonnier. Il ressentit sa colère, une rage sourde et violente, la douleur, aussi. Toutes ses émotions l'emportaient, sans barrière ni contrôle. Comme si lui-même était attaché là-bas, qu'il vivait tout, qu'on frappait sa propre chair. Il ressentait tout, avec une acuité parfaite, dans son propre corps, prêt à hurler lui-même comme s'il était torturé. Il ferma les yeux, s'arrachant brusquement à tout cela avec un sursaut, puis recula précipitamment, se collant contre le mur opposé.

Tremblant, Jasper resta immobile un long moment. Il commençait à être véritablement effrayé. Depuis le début des combats, il contrôlait de moins en moins son don. Pire encore, il ne le comprenait plus. Ce qu'il captait était différent, plus fort, beaucoup plus précis, plus net. Comme si son propre pouvoir lui échappait, devenait entièrement indépendant de sa volonté.

- Alice ? murmura-t-il dans le couloir vide.

Reprenant ses esprits, il partit à sa recherche. Il savait qu'il se sentira mieux auprès d'elle. Cela s'était toujours passé ainsi, elle était la seule qui réussissait à l'apaiser. De toute façon, ce n'était sûrement rien de grave, n'est-ce pas ? C'était sans doute juste cette guerre qui le rendait malade, rien de plus. Cela ira beaucoup mieux une fois qu'ils seront rentrés chez eux, loin de tout cela. Tout ira bien, une fois en Ecosse. Ils reprendront le cours de leur vie, calmement, sans se soucier d'histoires de dons ou d'autres choses.

- Alice... dit-il faiblement.

Il la trouva enfin, la rejoignit en quelques pas. Puis l'enlaça doucement, tendrement, la serrant contre lui, soulagé d'être auprès d'elle. Il resta ainsi un long moment sans parler, gardant les yeux fermés. Puis il eut un petit soupir.

- Penses-tu que l'on pourrait rentrer, à présent ? On a pas notre place, ici, on aura sûrement plus de choses à faire une fois rentrés chez nous.


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May Chang

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MessageSujet: Re: Dans un laboratoire en Italie   Mer 12 Fév 2014 - 16:37

Après la guerre, c’était direction Naples. Carlisle devait rendre service à Aro. Alors en famille, ils se rendirent dans un laboratoire. À l'arrière de la voiture, avec un Jasper pensif. Et un Carlisle concentré sur la route, le trajet fut très long. Alice repensait à cette guerre, à son mari qui ne n'allait pas bien, elle ne savait pas ce qu'il avait, mais ça ne l'empêchait pas de l'aider, de le réconforter et de le soutenir.

Arrivée à Naples, elle commençait à se demander ce qui allait encore bien pouvoir se passer. Carlisle se gara à l'ombre devant le laboratoire, un camion était là aussi, avec plein d'enfants de la lune dedans. Alors Alice comprit que son père était là pour étudier ses bêtes qu'ils avaient combattues quelque temps plus tôt. Elle avait l'impression de vivre un véritable enfer, mais si elle elle ressentait cela, que devait ressentir son mari ? Ou même leur père ? Un frisson lui traversa le corps, effrayer par ce qu'il pouvait se passer à l'intérieur. Carlisle entra, suivit de Jasper. N'ayant vraiment pas confiance en ce lieu, elle resta dehors. Les deux hommes ne s'en aperçut pas, ce qui était très bien. Tout ce qu'elle espérait, c'était que rien n'arrive à sa famille.

Alice fit un petit tour extérieur autour des locaux, quand elle trouva un coin à l'ombre de l'autre côté du parking. Tout était à l'ombre pour joindre cet endroit. Elle s'y rendit doucement, s’appuya contre le mur et se laissa glisser pour se retrouver assise par terre.Elle sortit un calepin et un crayon de bois de son sac, ouvra sur une page vierge et commença à tracer quelques traits. Les heures passaient et les deux garçons n'avaient toujours pas quitté ce laboratoire. Elle se rendit compte que ses coups de crayon donnaient des croquis de vêtements.

Elle entendit du bruit et se dépêcha de fourrer le carnet dans son sac. C'était Jasper, il allait vraiment mal, elle ne l'avait jamais vu comme ça !


Jasper - Alice... dit-il faiblement.

Elle se leva et son mari l'enlaça doucement, tendrement, tout en la serrant contre lui. Elle ferma ses bras autour de lui, pour vu qu'il aille mieux quand ils seront rentrés. Ils restèrent un long moment comme cela, sans parler, gardant les yeux fermés. Elle ne pouvait pas vraiment l'aider, mais au moins elle était là pour lui et il le savait. Jasper eut un petit soupir, avant de prendre la parole.

Jasper - Penses-tu que l'on pourrait rentrer, à présent ? On a pas notre place, ici, on aura sûrement plus de choses à faire une fois rentrés chez nous.

Elle resta encore dans les bras de son mari, elle si sentait si bien. Reculant légèrement pour le regarder, elle se mit sur la pointe des pieds et lui déposer un baiser sur ses lèvres.

Alice - Oui, nous ferions mieux de rentrer, allons justes dire au revoir à notre père.

Elle prit Jasper par la main et alla retrouver Carlisle qui était en pleine observation, avec un chercheur un peu fou, à ce que pu constater Alice.

Alice - Père, pardon de te déranger, mais nous allons rentrer à la maison, nous avons l'impression d’être inutiles ici. Je pense qu'ils auront plus besoin de nous chez nous.

Leur père les regarda en soupirant, il devait surement en avoir mare de toute cette situation. Ce que pouvais comprendre Alice.

Carlisle - D'accord, je vous suivrais plus tard...dit-il en les serrant dans ses bras, prenez soin de vous !

Après avoir fait leur au revoir à leur père, Alice fit le tour des voitures à l'ombre sur parking. Elle en trouva une à son goût et la vola! Elle prit le volant invitant son époux à monter à ses côtés et partir pour rentrer chez eux. Sur la route, Alice eut la vision de la transformation de la petite Ashley. Un sourire s'afficha sur ses lèvres, heureuse qu'un nouveau membre ai intégré la famille.


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