Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Ecoute-moi enfin [PV Alec]

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MessageSujet: Ecoute-moi enfin [PV Alec]   Dim 26 Jan 2014 - 13:26

Les différents fronts se déplaçaient, se mouvaient sur toute la planète comme une véritable gangrène. Dans le camps, l'agitation allait bon train, on prenait des ordres, on partait en mission, on revenait. Les gardes circulaient assez vite, au milieu de vampires d'autres clans, plus ou moins impliqués. Aro finit par renvoyer deux petits jeunes qui n'avaient rien à faire là et qui étaient incapables de se battre efficacement. Ce n'était pas le moment de se laisser ralentir ! Sur une carte exposée sur la table, ils avaient notés les déplacements des loups, les combats gagnés, etc. Aro balaya la remarque d'un autre garde d'un geste las. Non, il n'était pas encore temps d'engager des manœuvres plus fortes. Pas encore.

En attendant, ils allaient pouvoir faire une petite pause à Volterra, un temps, avant de se remettre en chasse. Cela se passait toujours ainsi. Il y avait de très fortes périodes de batailles, bien sanglantes et violentes, puis une semaine, un mois, deux mois de "calme", avant que tout ne recommence. La première guerre s'était déroulée sur ce schéma, durant plusieurs siècles. Et il fallait profiter des accalmies... Il soupira en faisant signe qu'ils y allaient. Marcus allait sûrement être fou de joie, car ils récupéraient Lilwen. Et les jumeaux avec.

Aro s'inquiétait pour eux. L'évolution de leurs dons, leur comportement... Cela allait finir par les perdre, durant cette guerre. Ils s'étaient déjà fait avoir une fois, kidnappés deux fois. Et même s'ils s'en étaient sortis, qu'allait-il se passer ensuite ? Qu'allait-il leur arriver ? Ils savaient se défendre, mais d'un autre côté, ils étaient aussi très vulnérables, que cela leur plaise ou non. Ils étaient petits, chétifs, et si on s'y prenait bien, faciles à maîtriser dans un combat au corps-à-corps.


Ils rentrèrent à Volterra, et récupérèrent Lilwen et les jumeaux en passant à l'aéroport. Lilwen qui ne tarda guère à sauter tout droit dans les bras de son père avec un cri de joie. Il ne fit aucun commentaire, l'esprit toujours tourné vers la guerre. Il prit machinalement la main d'Alec, puis écarquilla les yeux en plongeant dans son esprit. Il baissa la tête vers lui, un peu choqué.

- Tiens donc, murmura-t-il. Tu es capable de parler calmement, quand tu veux.

Ce qu'il avait dit à Bella... Fascinant, ce gosse était donc véritablement capable de parler à quelqu'un qu'il détestait, pendant si longtemps. Aro n'était même pas étonné par le fait qu'il pourrait les trahir sans une once d'hésitation. Venant de lui, inutile de s'en ébahir. En revanche... Aro resserra sa prise, faisant signe aux autres de se dépêcher. Il ne lâchait pas Alec, bien décidé à avoir une petite conversation avec lui.

En rentrant au château, il ordonna à Jane de filer dans sa chambre et de ne plus en sortir jusqu'à nouvel ordre. Puis il traîna Alec jusqu'à son bureau. Il savait qu'il était plus que réticent, mais peu importe. La situation allait devenir intenable s'il ne lui mettait pas les points sur les i tout de suite. Il le fit entrer dans son bureau et referma soigneusement la porte. Ils avaient l'assurance d'être tranquille, aucun garde ne venait par ici, et ses frères étaient occupés ailleurs.

- Assis-toi.

Il enleva son manteau et le posa sur une chaise, rangeant aussi certains documents. Il s'assit à son tour à côté de lui, ne disant rien durant un petit moment.

- Je ne vais rien dire sur le fait que tu penses à nous trahir, dit-il calmement. Ce n'est pas vraiment une nouveauté... Mais pourquoi ne parviens-tu pas à accepter qui tu es ? Essaye d'y réfléchir, juste une minute. Si vous étiez restés à White Swan, vous seriez morts avant vos quinze ans, par le bûcher ou de faim. Si je vous ai mordus aussi jeunes, c'est que je n'avait pas le choix.

Il lui prit le bras et remonta sa manche, dévoilant son poignet qui portait toujours la cicatrice blanche, là où Aro l'avait mordu. Une marque identique aux autres. Aro posa sa main dessus, doucement.

- Alec, c'est moi qui vous ai mordus, qui vous ait appris à lire et écrire. C'est ici que vous avez trouvé votre nouveau foyer. Où irais-tu, sinon ? Toi et Jane ? Votre apparence vous desservira toujours. Et tu as constaté toi-même que vous n'arrivez pas à vous intégrer ailleurs ! Trop différents, trop marqués par le passé. Alors que moi... Je te connais, Alec, mieux que tu ne le penses, même si ça ne te plaît pas.

Récupérant une main, il s'en servit pour forcer Alec à le regarder droit dans les yeux, le tenant par le menton.

- Il va falloir que tu redeviennes celui que tu étais avant tout ça. Tu te mets en danger, durant la guerre. Toi, mais aussi ta sœur, et je sais que ce n'est pas ce que tu veux. Ni toi ni elle n'auriez jamais soufferts si vous ne vous étiez pas autant rebellés. Car quoi que tu en penses, tu es en sécurité ici. Seuls, dehors, sans la protection du clan, vous seriez morts tous les deux depuis bien longtemps.

Il le prit dans ses bras, le serrant contre lui, sans lui laisser le temps de riposter ou de de se dégager. Il était temps qu'il comprenne, et surtout qu'il se calme enfin.

- Je ne fais cela que pour votre bien...
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MessageSujet: Re: Ecoute-moi enfin [PV Alec]   Lun 27 Jan 2014 - 18:23

Ils allaient enfin pouvoir rentrer. Alec, qui s'était imaginé retourner à la guerre et arracher la tête des sales loups qui avaient osés s'en prendre à sa sœur, il avait été terriblement déçu en apprenant qu'ils allaient être enfermés au château, en compagnie des trois frères et des épouses. Il s'installa donc dans l'avion à contrecœur, laissant les Cullen et leur petite nouvelle-née. Lilwen, elle, était sûrement folle de joie à l'idée de revoir ses parents. Il fit tout pour profiter du moment présent, très peu emballé à l'idée de revoir le château si vite, surtout dans ces circonstances.

Cependant, en arrivant à l'aéroport, il eut l'immense plaisir de voir un Caïus complètement défait et abattu. Victoire ! Enfin ce sale tyran complètement taré et égocentrique connaissait la peur ! Il faillit éclater de rire, tant cela le mit en joie, et même de danser en criant "Enfin !". Il se contint, il ne savait par quel miracle, mais jubilait intérieurement de le voir dans un tel état. C'était Noël en avance, rien n'aurait pu lui faire plus plaisir que ça. C'était comme un pansement posé sur leurs plaies, c'était la guérison, la vengeance de tout ce qu'il avaient subi jusqu'à aujourd'hui. Plongé dans ses pensées, il ne remarqua même pas tout de suite que Aro s'était approché en silence et lui avait pris la main. Oups.

Aro - Tiens donc, murmura-t-il. Tu es capable de parler calmement, quand tu veux.

Il pâlit un peu, essayant de se dégager, mais Aro resserra sa prise, l'en empêchant. Et voilà.... Il était bon pour une engueulade, là ? Aro avait vraiment le chic pour casser la joie, même si Alec était tout de même heureux de voir Caïus trembler comme un mioche. Le chef du clan ne le lâcha même pas par la suite, et il se contenta d'échanger un regard résigné avec sa sœur, suivant Aro.

Arrivés au château, Aro renvoya Jane, puis se mit en route vers son bureau. Alec freina des quatre fers, pas du tout d'accord, pour le coup ! Pourquoi il voulait lui parler en privé ? Il n'avait rien fait, cette fois ! Tout ce qu'il avait pu lire dans son esprit, c'était connu, aucune nouveauté là-dedans ! Il le fit entrer, et le relâcha enfin. Alec soupira, un peu nerveux, jetant un regard sur le bureau. Qu'est-ce qu'il avait fait... ? Il se remémora rapidement les derniers jours, cherchant ce qui aurait pu provoquer ça.

Aro - Assis-toi.

Il obéit lentement, s'installant où il le pouvait. Aro ne tarda pas à venir s'asseoir à côté. Il évita de le regarder, morose. Il le sentait mal, d'un seul coup.

Aro - Je ne vais rien dire sur le fait que tu penses à nous trahir, dit-il calmement. Ce n'est pas vraiment une nouveauté... Mais pourquoi ne parviens-tu pas à accepter qui tu es ? Essaye d'y réfléchir, juste une minute. Si vous étiez restés à White Swan, vous seriez morts avant vos quinze ans, par le bûcher ou de faim. Si je vous ai mordus aussi jeunes, c'est que je n'avait pas le choix.

Accepter qui il était. Bah voyons. Accepter ce que les Volturi avaient faits de lui, plutôt ! C'était différent. Mais bon, il fallait bien avouer qu'il n'avait pas vraiment tord. Ils seraient morts, de toute façon, c'était vrai. Aro lui prit tout à coup le poignet, remontant sa manche, et posa sa main sur sa cicatrice. Alec n'y jeta qu'un coup d'œil, se sentant comme gêné. Quand Aro touchait cette marque, il avait l'impression de sentir à nouveau sa morsure, des centaines d'années plus tôt. Il avait beau être à moitié mort, à l'époque, il se souvenait précisément avoir vu le chef des Volturi se pencher sur lui, avoir sentit ses dents crever sa peau.

Aro - Alec, c'est moi qui vous ai mordus, qui vous ait appris à lire et écrire. C'est ici que vous avez trouvé votre nouveau foyer. Où irais-tu, sinon ? Toi et Jane ? Votre apparence vous desservira toujours. Et tu as constaté toi-même que vous n'arrivez pas à vous intégrer ailleurs ! Trop différents, trop marqués par le passé. Alors que moi... Je te connais, Alec, mieux que tu ne le penses, même si ça ne te plaît pas.

Mais c'est bon, il le savait, ça ! Il savait très bien que c'était trop tard, qu'ils ne pourront s'intégrer nulle part. C'était fini. Aro lui releva tout à coup la tête, pour qu'il le regarda droit dans les yeux. Alec cherchait un argument à lui opposer mais son esprit tournait à vide. Ils n'avaient nulle part où aller et en était conscient. Cette idée était aussi insupportable que tout le reste.

Aro - Il va falloir que tu redeviennes celui que tu étais avant tout ça. Tu te mets en danger, durant la guerre. Toi, mais aussi ta sœur, et je sais que ce n'est pas ce que tu veux. Ni toi ni elle n'auriez jamais soufferts si vous ne vous étiez pas autant rebellés. Car quoi que tu en penses, tu es en sécurité ici. Seuls, dehors, sans la protection du clan, vous seriez morts tous les deux depuis bien longtemps.

Mais il ne mettait pas Jane en danger ! Ce qui s'était passé durant la guerre, leur enlèvement, ce n'était pas de sa faute ! Il ne la mettra jamais sciemment en danger, et le chef des Volturi le savait parfaitement. Cependant, avant qu'il n'ait eu le temps de protester, Aro le prit tout à coup dans ses bras. Il sursauta tout à coup, pris par surprise, et ne put se dégager. Qu'est-ce qu'il faisait ?! Il se raidit, n'osant lever la tête pour voir celle que tirait Aro. Au secours. Help ! Il était. Dans les bras. De Aro. Volturi.

Aro - Je ne fais cela que pour votre bien...

Il serra les dents, n'osant rien dire pour l'instant. Il fallait absolument qu'il trouve quelque chose, un échappatoire, n'importe quoi ! Mais quoi ? Quoi ? Il séchait totalement, et savait que se débattre ne servira à rien. Il prit une petites inspiration. Et maintenant ? Comment il se sortait de ce traquenard ? Il devait bien y avoir un moyen, un truc, quelque chose, n'importe quoi.

- Pour notre bien... Ou plutôt pour ne pas perdre deux de vos armes ! Je sais très bien comment vous nous considérez, pourquoi vous nous avez mordus, pourquoi vous vous acharnez pour qu'on reste avec vous. On est vos "jouets"...

Il soupira, essayant de se dégager malgré lui. Il avait l'impression d'être prisonnier, encerclé par ces bras, plaqué contre le chef du clan. Il ferma les yeux, tête baissée.

- Vous devriez plutôt vous occuper de Caïus... Il a plus besoin que moi que vous lui parliez.
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MessageSujet: Re: Ecoute-moi enfin [PV Alec]   Mar 11 Fév 2014 - 16:42

Alec ne tenta pas de se débattre, comme Aro l'aurait cru. Tiens, il s'améliorait, à moins qu'il n'ait enfin compris qu'il ne faisait que s'enfoncer à chaque fois qu'il essayait de s'esquiver ou s'échapper. La propension de ce garçon à toujours empirer de manière dramatique les situations où il plongeait -souvent lui-même par bêtise - était très impressionnante. Aro n'avait jamais rencontré une autre personne qui parvienne aussi bien à s'enfoncer, de façon si terrible, et sans même s'en rendre compte. C'était à la fois drôle et affligeant. On en riait, et on en désespérait. Par quel miracle Jane n'en était-elle pas encore devenue dingue ? Elle avait sans doute l'habitude... Et était sans doute aussi la seule à ne plus s'en étonner. Aro savait que quasiment toute la garde organisait des paris sur la prochaine fois où Alec trouvera le moyen de se fourrer dans les ennuis jusqu'au cou, histoire de changer un peu.

Alec - Pour notre bien... Ou plutôt pour ne pas perdre deux de vos armes ! Je sais très bien comment vous nous considérez, pourquoi vous nous avez mordus, pourquoi vous vous acharnez pour qu'on reste avec vous. On est vos "jouets"...

Non, ne pas désespérer. Il allait finir par s'y faire, lui aussi. Cet enfant était décidément très perturbé et mal dans sa peau. S'il y avait eu des psychologues en 1720, Aro n'aurait certes pas hésiter à lui en faire consulter un. Las, une thérapie se révélait impossible aujourd'hui, il fallait utiliser d'autres moyens. Aro avait déjà testé toutes les méthodes, douces et fortes, prévisibles et inattendues, discrètes et marquantes, tout vous dis-je. Il devait simplement faire comprendre à Alec qu'il s'accrochait à un rêve inaccessible, et que, par conséquent, il ferait mieux de s'investir avec ce qu'il avait. On réessaye une autre fois ? C'était son rôle, à lui plus que quiconque, et avait rarement eu de tâche plus difficile. Jane était plus calme, déjà, elle l'avait toujours été. Et elle le restait lorsqu'on ne la provoquait pas, comme l'avait fait Orlin. Alec remua tout à coup. Oui, évidemment, on ne pouvait pas lui demander de rester sage plus de dix minutes d'affilée.

Alec - Vous devriez plutôt vous occuper de Caïus... Il a plus besoin que moi que vous lui parliez.

Il eut un petit rire, sans bouger. Caïus était avec Athenodora, et elle le réconfortait sûrement bien mieux que ne pouvaient le faire Aro ou Marcus. C'était sa femme, l'une des rares à pouvoir apaiser ses crises de colère et à le consoler lorsqu'il le fallait. Mieux valait donc laisser le couple en tête-à-tête, jusqu'à ce qu'ils reviennent d'eux-mêmes. Donc, que cela lui plaise ou non, Aro préférait s'occuper de son fils.

- Caïus est occupé avec sa femme, répondit-il en resserrant légèrement sa prise. Tu ne t'en tireras pas si facilement. Alec... - Il fit une courte pause, puis reprit. - Tu es conscient, pourtant, que rien ne vous attend, en-dehors de ce clan. Et tu sais aussi que je ne veux pas vous tuer. J'ai plusieurs fois empêché Caïus de le faire, ou quiconque d'autre, et je continuerais.

Il se leva, puis tira Alec avec lui, l'emmenant devant la fenêtre. Volterra s'étendait devant eux, grande et majestueuse, aussi resplendissante qu'au premier jour. Cette ville s'était tellement développée, depuis qu'ils s'y étaient installés. Aro se tenait debout derrière Alec, ses deux mains sur ses épaules.

- Tu t'es construit une vie, ici, avant de vouloir tout abandonner. Toi et ta sœur, vous avez énormément évolués, et cela continue aujourd'hui. Vos dons bougent, vous-même apprenez et grandissez. Et tu fais parti de l'élite de la garde, Alec, que cela te plaise ou non. Tu en fais parti après des années et des années d'entraînement, après avoir prouvé ta valeur, après avoir montré que tu en avais les capacités.

Il le fit se retourner, le fixant droit dans les yeux. A présent, soit il comprenait et rendait les armes de son plein gré, soit Aro laissait tomber la méthode douce, et le forçait à avouer devant tout le monde qui il était, et ce qu'il devait faire.

- Je veux que tu admettes que tu fais parti de l'élite, que tu as mérité cette place. Que tu acceptes ce statut, que tu acceptes de mener les autres dans les combats. Tu dois, et maintenant, accepter qui tu es, sans te faire de faux-semblant. Cesse de te débattre.

Il se pencha légèrement, jusqu'à en faire reculer le jeune garçon contre le mur, et tendit une main pour effleurer sa joue, en un geste calculé et lent.

- Toi et Jane, je vous ai mordu et élevés pour ça, murmura-t-il. Et je vous ai adopté pour signifier à tous que vous êtes plus que des gardes. Tu fais parti de ce clan, tu es mon fils, et aujourd'hui, il est plus que temps que tu l'acceptes. Commence par reconnaître qui tu es.

Il se redressa légèrement, restant néanmoins très proche de lui, le contraignant à rester contre le mur. Il le couva un long moment du regard, l'air impassible.
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MessageSujet: Re: Ecoute-moi enfin [PV Alec]   Mer 12 Fév 2014 - 20:48

Aro eut un petit rire, sans le lâcher. Pire, il resserra sa prise. Alec ne dit rien, n'osant même plus relever la tête pour le regarder. Ça sentait mauvais. Très mauvais, même. Il était peut-être paranoïaque, mais lorsque le chef des Volturi riait ainsi, mieux valait en passe trouver dans la même pièce que lui, car ça voulait toujours dit dire que, soit quelqu'un allait se faire passer un savon, avec quelques baffes, soit quelqu'un allait se faire tuer. Or, Alec était le seul présent avec lui dans la pièce. Pour une fois, il aurait voulu savoir ce que Aro pensait, pourquoi il réagissait ainsi.

Aro - Caïus est occupé avec sa femme, répondit-il en resserrant légèrement sa prise. Tu ne t'en tireras pas si facilement. Alec...

Le jeune le sentit franchement mal, cette fois, rien qu'à la façon dont il prononça son prénom. Il aurait voulu se retrouver à des kilomètres et à des kilomètres d'ici, occupé n'importe où ailleurs mais pas dans son bureau, pas face à Aro. Il ne l'avait sûrement pas convoqué ici pour rien, et Alec s'attendait à tout.

Aro - Tu es conscient, pourtant, que rien ne vous attend, en-dehors de ce clan. Et tu sais aussi que je ne veux pas vous tuer. J'ai plusieurs fois empêché Caïus de le faire, ou quiconque d'autre, et je continuerais.

Rien en-dehors... Ça, oui, il avait fini par l'intégrer, même si c'était douloureux. Trop jeunes, trop "marqués" par le clan, trop d'ennemis. C'était fini, de ce côté-là. Mais il ne put s'empêcher de tressaillir en entendant la dernière phrase. Dit comme cela, cela marquait le fait qu'ils aient besoin de quelqu'un pour veiller sur eux, pour qu'on les laisse en paix, d'avoir quelqu'un qui dise "Je suis là, alors ne les touchez pas". Et en même temps, parallèle à ça, ils devaient prouver qu'ils pouvaient se défendre seuls. Ils menaient ce jeu d'équilibre depuis des années, depuis si longtemps que ça en devenait inconscient.

Aro se leva tout à coup, l'entraînant dans son mouvement. Il l'amena devant la fenêtre, le tenant par les épaules. La ville de Volterra s'étendait sous leur nez, dans une vue magnifique. Alec se mordit les lèvres, contemplant la ville. Il ignorait ce que Aro voulait mais ça ne sentait pas bon. Il avait l'impression de foncer tout droit dans un piège, il avait l'impression que Aro le poussait marcher au milieu d'un filet qui allait se refermer sèchement sur lui et l'entraver. Il en était parfaitement capable, et Alec avait la fâcheuse manie de ne pas savoir détecter les pièges à temps... Comme s'il avait besoin de ça pour s'attirer des ennuis.

Aro - Tu t'es construit une vie, ici, avant de vouloir tout abandonner. Toi et ta sœur, vous avez énormément évolués, et cela continue aujourd'hui. Vos dons bougent, vous-même apprenez et grandissez. Et tu fais parti de l'élite de la garde, Alec, que cela te plaise ou non. Tu en fais parti après des années et des années d'entraînement, après avoir prouvé ta valeur, après avoir montré que tu en avais les capacités.

Il n'eut pas le temps de répondre, Aro le fit se retourner. Alec croisa son regard scrutateur, et pâlit très légèrement. Pourquoi lui disait-il cela ? Pourquoi lui rappeler le passé ? Oui, il s'était entraîné, oui, lui et Jane avaient grandi et évolués, et donc ? La suite ? Il n'était pas sûr d'être d'accord sur le fait de faire parti de l'élite... Son don était peut-être puissant mais... et alors ? Où Aro voulait-il en venir ? Il ne disait jamais rien pour rien, en général, et s'il sentait le besoin de mettre ça à plat... La suite risquait de ne guère lui plaire. Du calme. Réfléchissons. Sur quoi se basait-il en affirmant que Alec faisait parti de l'élite ? Qu'il parte avec Félix, Démétri et Jane aux quatre coins du monde ne justifiait pas ça. D'autres partaient aussi. D'autres... Vraiment... Maintenant qu'il y songeait bien...

Aro - Je veux que tu admettes que tu fais parti de l'élite, que tu as mérité cette place. Que tu acceptes ce statut, que tu acceptes de mener les autres dans les combats. Tu dois, et maintenant, accepter qui tu es, sans te faire de faux-semblant. Cesse de te débattre.

Il se pencha, forçant Alec à reculer. Il se cogna contre le mur derrière, trouvant le chef du clan bien trop proche de lui à son goût. La pression venait de monter d'un seul coup, et il sursauta lorsqu'il sentit des doigts glacés effleurer sa joue. Il se sentait encore plus coincé que lorsqu'il se trouvait dans ses bras. N'importe quel autre garde aurait donné son bras droit pour une place pareille. Lui donnerait le gauche pour qu'on le laisse en paix. Il ne voulait pas de ce genre de responsabilités. Il ne voulait pas mener d'autres vampires dans les combat, ni accepter d'être à une place qui ne ferait que le lier un peu plus au clan. La question, maintenant, était de savoir s'il avait encore le choix. Ou s'il avait eu ce choix un jour.

Aro - Toi et Jane, je vous ai mordu et élevés pour ça, murmura-t-il. Et je vous ai adopté pour signifier à tous que vous êtes plus que des gardes. Tu fais parti de ce clan, tu es mon fils, et aujourd'hui, il est plus que temps que tu l'acceptes. Commence par reconnaître qui tu es.

Alec avait le souffle bloqué dans sa gorge. Collé contre le mur, il n'osait plus faire un seul mouvement, comme par peur de tomber s'il bougeait. Dit comme le faisait Aro, cela paraissait tellement simple, mais les conséquences étaient lourdes. Accepter de faire parti de l'élite, c'était accepter une certaine place durant la guerre, mais aussi durant la paix. Reconnaître qu'il était le fils d'Aro, c'était reconnaître son autorité. Et à double titre, puisqu'il était le chef du clan.

- Je...

Pour une fois, il aurait voulu que Aro lui prenne la main, et vois lui-même ce qui lui traversait l'esprit. Car là, il n'arrivait plus à y mettre un peu d'ordre. Trop de pression, d'un seul coup. Il détestait quand Aro faisait cela. Il avait le don de mettre les gens terriblement mal à l'aise lorsqu'il le voulait. Et il avait peur, aussi, de ce qu'il fera si cette histoire ne se réglait pas en privé. Il ne put s'empêcher de regarder autour de lui, avant de revenir sur Aro.

- Vous...

Il se tut à nouveau. Il repensait à tout ce qui s'était passé, ces derniers mois. Tout ce qu'ils avaient fait. Essayer de faire. Ils s'était fait reprendre à chaque fois, c'était un cycle sans fin. Et ça ne finira jamais. Il se demanda quelle allait être sa vie, présent, si Jane souffrira encore plus à cause de lui. Il tressaillit, comme s'il l'entendait de nouveau hurler à White Swan. Elle ne vivra plus jamais ça... Il serra les dents, levant la tête pour croiser le regard de Aro. C'était en acceptant... Tout cela... Qu'il pourra protéger sa sœur. Aro l'avait protégé de Caïus, cela, c'était vrai. De nombreuses fois. Ainsi que lui-même.

- Je reconnais, murmura-t-il enfin, la gorge si serrée qu'il aurait pu étouffer, que vous... Que vous êtes mon père...

Il se forçait à regarder le chef du clan en face, même si avouer ça était extrêmement dur à avaler. Il ne réussit cependant pas à ajouter quoi que ce soit d'autre.
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MessageSujet: Re: Ecoute-moi enfin [PV Alec]   Dim 2 Mar 2014 - 19:19

Son jeune garde semblait plus tendu que jamais et un peu sous le choc. parfait. Aro l'avait déjà averti assez fois, s'il n'y avait que cette méthode qui fonctionnait, qu'il en soit ainsi. Alec devait comprendre ce que devait être sa vie, de gré ou de force. Et s'il ne le faisait pas ici, il le fera devant toute la garde, ce qui sera nettement plus gênant pour lui. Quel dommage qu'il faille toujours en arriver à de telles extrémités avec lui ! Ce gamin ressemblait un peu trop à son grand-père pour son propre bien. Drôle ? Oh, oui, ça pouvait l'être. Mais si seulement il se calmait, les choses seraient plus faciles pour tous.

Alec - Je...

Il était rare de voir le jeune garçon réduit au silence... D'ordinaire, il trouvait toujours quelque chose à répliquer, ne serait-ce qu'un regard. Là, il avait plutôt l'air perdu et effrayé. oui, effrayé. Aro ne pouvait s'empêcher d'en être fasciné. Il ne se souvenait pas d'avoir déjà aperçu une lueur de peur, ou très rarement, dans le regard de Alec. Niveau mental, il était fort, mais il semblerait que Aro ait enfin touché le point sensible. Il ne dit rien, le laissant se débattre avec ses pensées. Personne n'allait venir, de toute façon, ils le savaient tous les deux. Cette histoire devait se régler ici, et maintenant.

Alec - Vous...

Il était sur le point de craquer, cela se sentait. Aro était plus que satisfait, même s'il ne pensait pas que ce serait si facile. Il lui avait à peine mis la pression, après tout, et n'aurait passé aux choses sérieuses que si Alec avait tout rejeté en bloc. Mais non, il était bien plus réceptif que prévu. Si Aro avait su... Il aurait appliqué cette méthode dès le premier jour. A moins que son jeune enfant n'ait enfin commencé à réfléchir aux conséquences, qu'il ait enfin compris que se rebeller ne fera que l'enfoncer. On pouvait espérer. Il leva la tête, croisant son regard.

Alec - Je reconnais que vous... Que vous êtes mon père...

Un tournant dans l'histoire du clan venait de s'opérer. Un changement si incroyable que son chef eut peine à y croire les premières secondes. Il resta silencieux, se contentant d'observer Alec, sans bouger ni s'éloigner. Il l'avait enfin admis ! Ce jour fabuleux était à marquer d'une pierre blanche tant il était inattendu. Aro en serait presque ému. C'étaient deux années d'effort qui venaient de d'être couronnés de succès. Un lent sourire étira ses lèvres. Il leva la main pour toucher la joue de Alec, curieux de voir le cheminement qu'il l'avait poussé à avouer enfin. Bien entendu, comme il s'y attendait, le besoin de préserver sa sœur jumelle arrivait en tête de liste pour ses priorités. Brave petite. Pour le coup, il l'aurait embrassé tellement il était heureux que leur lien soit si fort.

- Je dois avouer que j'ai attendu ce jour très longtemps, murmura-t-il.

Il posa une main sur son épaule, restant près de lui pour qu'il n'ait pas le loisir de s'esquiver. Il était toujours un peu sous le choc de ce qui venait de se produire.

- Et maintenant, tu es conscient que la révolte est inutile. C'est très bien...

Il s'écarta enfin, lui faisant signe qu'il pouvait y aller. C'était une victoire, pour lui, et il avait hâte de la partager avec son épouse.
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