Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 On ne s'en sort jamais avec ses émotions

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Riza Mustang

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MessageSujet: On ne s'en sort jamais avec ses émotions   Lun 10 Fév 2014 - 23:12

Depuis leur retour d’Italie, Jasper, Alice et Carlisle étaient bizarres. Bella connaissait la cause du mal être de son beau-père vu ce qu’il avait dit en arrivant, mais… Pour les autres, le mystère était complet. Alice n’avait pas l’air changée, elle semblait conserver sa bonne humeur habituelle et son agitation coutumière. C’était Alice, quoi. Lorsque quelqu’un lui parlait de mode, elle était toujours aussi excitée et voulait immédiatement faire les magasins. Enfin, pour l’instant, sa meilleure amie pensait surtout à son remariage avec Jasper et à rien d’autre. Elle voulait lui changer les idées, lui occuper l’esprit. Avec Renesmée qui rentrait à l’école, Ashley dont il fallait s’occuper, Carlisle, Alice et Jasper que tout le monde voulait rassurer, et la guerre qui continuait à faire rage, voire à s’étendre… On va dire que ce n’était pas l’occupation qui manquait.

Edward était occupé avec Renesmée, Rosalie avec Ashley et Emmett faisait… son Emmett. Bella ne préférait pas trop chercher à comprendre, tant qu’il trouvait une occupation et qu’il distrayait Ashley, c’était le principal. Tout le monde était dispersé un peu partout dans la Villa, tâchant de penser à autre chose qu’aux préoccupations de ces derniers jours. Mais lorsque Bella jeta un coup d’œil par la fenêtre et qu’elle vit Jasper s’éloigner, progressivement, discrètement vers la forêt… Elle hésita quelques secondes, puis le rejoignit et lui emboîta le pas. La jeune vampire crut qu’elle allait se faire remarquer, qu’il allait la remballer illico presto… Mais non. Rien. Jasper continua à marcher et entra dans la forêt. Ce n’est qu’à ce moment que Bella le rattrapa enfin, se mettant franchement à côté de lui. Assez joué, il fallait bien qu’il la voie, à présent !

Jasper – Qu’est-ce que tu fais là ?

Bella – C’est plutôt à moi de te poser la question.

Bella était loin d’être sûre d’elle, intérieurement. Mais elle voyait bien que Jasper n’était pas bien, qu’il avait un problème depuis son retour, et elle ignorait ce que c’était. Peut-être le cachait-il aux autres depuis son retour, peut-être les autres n’avaient-ils encore rien dit à ce propos, mais personne n’était dupe. Ce qu’ils attendaient pour parler à Jasper ? Aucune idée. Quoi qu’il en soit, Bella voulait en avoir le cœur net. Même si elle ressentait toujours une petite crainte à l’égard de son « frère », elle ne le détestait pas. Et le voir aussi distant était… triste.

Jasper – Je vais juste voir s'il n'y a pas d'humains dans le coin, Ashley va bientôt avoir soif... Et inutile d'être aussi tendue, que crois-tu que je voulais faire ?

Ah. Heu. Zut, son don, c’est vrai. Fichu don ! Elle ne pouvait même pas le soupçonner et s’inquiéter tranquille, maintenant ? Etant un peu sur ses gardes, Bella répondit :

Bella – Je l’ignorais, justement… Je vois bien que tu es beaucoup plus distant depuis ton retour, et j’aime pas ça.

Jasper haussa les épaules et continua son chemin, comme si elle n’avait rien dit. Pff, il n’allait certainement pas cracher le morceau aussi facilement, vu son comportement. Mais s’il s’imaginait que Bella allait abandonner, il rêvait tout éveillé. Elle le suivit donc de près, l’aidant à « flairer » l’endroit et à chercher d’éventuelles traces humaines. A priori, il n’y avait pas de risque de ce côté-ci, donc Ashley pouvait au moins parcourir quelques centaines de mètres dans ce bois sans tomber sur un humain. Bella allait avertir Jasper qu’il n’y avait rien à signaler… lorsque celui-ci se mit à grimacer et recula d’un coup, s’éloignant plus loin en soupirant. Hein ? Heu, que s’était-il passé, au juste ? La jeune adulte se rapprocha de Jasper qui marchait plus vite. Il marmonna, lorsqu’elle arriva à sa hauteur :

Jasper – Il y a des humains là-bas.

Hein ? Mais non, Bella n’avait rien senti ! Et comment… Mais c’était impossible. La jeune vampire se concentra, jetant un coup d’œil derrière elle… mais ne vit rien. Mais comment diable avait-il pu savoir ça ?! S’il y avait des humains dans le coin, ils étaient franchement éloignés. Il lui fallait des explications, là. Elle était totalement perdue. Se plantant devant Jasper, prenant son courage à deux mains, Bella lui dit :

Bella – Tu m’expliques ? Comment as-tu pu sentir qu’il y avait des humains là-bas alors que je n’ai rien vu ? Et ne me dis pas que c’est grâce à la guerre, tu n’avais même pas remarqué que je te suivais, tout à l’heure.

Jasper – Parce que je ne les ai pas sentis mais ressentis.

Non, mais, Bella n’était pas idiote, elle connaissait le don de Jasper ! Il lui avait fait la démonstration à plusieurs reprises, depuis qu’elle connaissait les Cullen… Alors, merci, mais non, cette réponse n’allait pas suffire. Levant les yeux au ciel, Bella répondit :

Bella – Ca va, je connais ton don, merci.

Elle fit une courte pause, ne bougeant pas et barrant toujours la route à Jasper. Reprenant enfin, Bella le fixa droit dans les yeux, tâchant de ne pas faillir. Cette fois, il n’allait pas s’en tirer aussi facilement. Il pouvait lui faire confiance, en plus, ce n’était certainement pas elle qui allait tout balancer aux autres !

Bella – Je reformule. Comment as-tu pu les ressentir à cette distance ? Et pourquoi est-ce que ça t’a fait si mal ?

Jasper – Ils ne sont pas... si loin... Et peu importe si ça fait mal ou pas, quelle importance ?

Et il la contourna pour reprendre sa route comme si Bella était transparente. Eeeeeh là ! Pas si vite ! En plus, quelle défense pourrie… D’accord, elle n’avait pas fait mieux quelques fois, mais tout de même. Là, il n’expliquait rien, se défilait, et s’enfonçait qui plus est. Le rattrapant par le bras, Bella se planta à nouveau devant lui en le retenant et lui lâcha :

Bella – Reste là ! Pourquoi refuses-tu d’admettre qu’il y a quelque chose qui cloche ? Ils sont loin, je ne les vois même pas, je ne les ai même pas entendus ! Explique-moi, ce n’est pas moi qui vais te balancer aux autres, que du contraire. Tu vas pas refouler toutes tes émotions des siècles, tout de même…

Jasper se dégagea sèchement et se mit à crier.

Jasper – Parce que tu crois que je les refoule ?! J'aimerais bien ne plus en avoir ! Et arrête de faire ça... Je ne veux pas vous blesser.

Bella se recula immédiatement, une vague de peur l’envahissant, comme à l’hôpital trois ans plus tôt. Et encore, il n’avait pas hurlé à ce moment-là. Elle ne l’avait jamais entendu hurler… Ce qui prouvait que quelque chose clochait, qu’il n’allait pas bien. Et puis, il avait parlé de les blesser. Mais les blesser pourquoi ? Faire quoi ? Bella était de plus en plus perdue, ne savait pas quelle attitude adopter, ce qu’elle pouvait faire. Ah… L’attitude. Il ressentait tout, à des kilomètres, comme ce qu’il venait de faire à l’instant alors que Bella elle-même était agacée. Les liens se faisaient petit à petit. Son caractère distant, les débordements, les émotions… C’était de plus en plus clair.

Ni Jasper, ni Bella ne prononcèrent un mot sur le moment. Bella trop choquée et effrayée pour dire quoi que ce soit, Jasper recevant sans doute tout en bloc et attendant que les choses se calment. Ce fut son beau-frère qui brisa le silence le premier, la regardant un moment et serrant les poings.

Jasper – N'aie pas peur... Désolé...

Il alla alors s’asseoir plus loin. Bella soupira, le regardant s’éloigner. Il n’avait pas à être désolé… Elle aurait dû comprendre plus tôt, plus vite, et ne pas s’emporter comme cela. C’était stupide. Mais elle s’inquiétait, c’était normal, après tout ! Prenant une profonde inspiration, elle le rejoignit et s’installa à côté de lui :

Bella – C’est à moi de m’excuser… J’aurais dû comprendre plus tôt. Ton don, il a évolué, j’ai compris. Je suis désolée…

Bella reporta son regard sur Jasper, ayant fait une courte pause. Elle reprit après un moment, disant :

Bella – Tu penses vraiment pouvoir le cacher aux autres ? Comment ça s’est… déclenché ? Que comptes-tu faire ? Tu sais qu’ils vont le remarquer… Surtout Edward et Carlisle.


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Edward Elric

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MessageSujet: Re: On ne s'en sort jamais avec ses émotions   Jeu 13 Fév 2014 - 20:13

Pourquoi le temps s'accélérait à chaque fois que l'on voudrait qu'il ralentisse, que tout se calme, que tout reste tranquille et bien en-place ? Que quelqu'un lui explique, car là, Jasper allait finir par croire qu'il était maudit, c'était impossible autrement ! Il avait dû offenser un quelconque Dieu d'une quelconque planète, ou il ne savait quoi. Il se prit la tête entre les mains, les dents serrés, et tenta de se fermer à absolument tout. On aurait dit que toute sa famille s'était liguée pour lui coller un mal de crâne monstrueux... Ils ne faisaient pourtant rien de plus que d'habitude, et pourtant. Il soupira un grand coup, cherchant une occupation, quelque chose, n'importe quoi ! Retourner voir Alice ? Hum, mauvaise idée, elle allait finir par se douter de quelque chose. Et c'était pareil pour les autres.

Regardant la forêt, il finit par avoir une idée. Autant faire quelque chose d'utile tout en s'éloignant un peu de sa famille. et des voisins. et des passants dans la rue. Et du village tout entier, d'ailleurs. Il s'empressa de sortir, lançant juste à Rose au passage ce qu'il comptait faire. S'éloigner. Juste s'éloigner. Fuir toutes ces émotions qui ne lui appartenaient pas, fuir tous ceux qui les ressentaient, fuir tout le monde. Qu'on lui foute la paix, qu'on lui laisse un minimum de répit... Il allait revenir ce soir. Ou cette nuit. Ou demain matin. Il essayait de ne plus faire attention à rien, s'engouffrant dans la forêt. Il était tellement plongé dans ses pensées que la brusque apparition de Bella le stupéfia. Quoi, il s'était déjà passé des heures et les autres étaient parti à sa recherche ? Un rapide coup d'œil vers le ciel lui confirma que non.

– Qu’est-ce que tu fais là ?

Bella – C’est plutôt à moi de te poser la question.

Hein ? Qu'avait-il fait de mal ? Pourquoi Bella était-elle aussi tendue et nerveuse ? Il aimerait qu'elle cesse ce petit jeu, on aurait dit qu'elle faisait exprès de venir stresser à vingt centimètres de lui aussi fort ! Stop, c'est bon, il avait eu sa dose, elle n'était pas obligée de venir en rajouter ! S'il s'était éloigné, ce n'était pas pour qu'on vienne le poursuivre ! Il ne pouvait donc pas avoir un peu de paix ?

– Je vais juste voir s'il n'y a pas d'humains dans le coin, Ashley va bientôt avoir soif... Et inutile d'être aussi tendue, que crois-tu que je voulais faire ?

Sous-entendu, fiche le camps, va répandre tes nerfs plus loin mais pas sur moi. Il se sentait épuisé, et ne voulait voir personne pour le moment, pas plus sa belle-sœur que n'importe qui d'autres. Hélas, loin de réaliser sa prière mentale, Bella resta, sa tension augmentant même. Elle le faisait exprès. Là, c'était sûr, elle le faisait exprès. Bien qu'il appréciait beaucoup Bella, elle faisait malheureusement parti des quelques personnes qu'il ne pouvait plus approcher en ce moment, tant elle maîtrisait mal ses émotions, tant elle stressait si fort et pour tout. Rester à côté d'elle, comme à côté de certains autres, était une torture pour lui. C'était la même chose avec Emmett, avec Ashley dont les humeurs jouaient au yo-yo. C'était pénible, tout simplement.

Bella – Je l’ignorais, justement… Je vois bien que tu es beaucoup plus distant depuis ton retour, et j’aime pas ça.

Ah non ? Mais puisqu'elle le voyait, pourquoi ne lui fichait-elle pas la paix, dans ce cas ? Il haussa les épaules et partit vers la forêt, sans plus se soucier d'elle. Il aurait voulu qu'elle parte, or, elle s'accrochait. Ce qui devait lui changer les idées se transformait en corvée. Il fit cependant de son mieux. Son don semblait couvrir tout ce qui trouvait autour de lui. Comme une énorme vague, mouvante et rapide. Une vague qui se projetait de plus en plus loin. Il ressentit tout à coup un mélange d'amusement, d'excitation, et un peu d'agacement. Il recula, grimaçant, et fit aussitôt demi-tour. Des humains. Mais à quelle distance ? Bella se rappela à son bon souvenir, d'un seul coup. Il se recomposa un visage impassible, continuant à s'éloigner.

– Il y a des humains là-bas.

Combien et où, il l'ignorait, mais il y en avait. Sûrement un groupe de randonneurs. Bella se planta tout à coup devant lui, et il se prit son incompréhension en pleine face. Ouille... Pitiééé, pourquoi ne s'éloignait-elle pas ?!

Bella – Tu m’expliques ? Comment as-tu pu sentir qu’il y avait des humains là-bas alors que je n’ai rien vu ? Et ne me dis pas que c’est grâce à la guerre, tu n’avais même pas remarqué que je te suivais, tout à l’heure.

– Parce que je ne les ai pas sentis mais ressentis.

De l'agacement. Un début de colère. Il n'avait plus besoin de se concentrer, tout lui venait si aisément. Et cela l'effrayait. Son don se mouvait, et lui échappait. Il lui échappait totalement. Il prenait de plus en plus conscience de ce que cela impliquait, la mesure d'un tel pouvoir. Il était si facile de contrôler et détruire quelqu'un en utilisant ses sentiments. Et si don lui échappait, qu'il faisait du mal aux siens ?

Bella – Je reformule. Comment as-tu pu les ressentir à cette distance ? Et pourquoi est-ce que ça t’a fait si mal ?

– Ils ne sont pas... si loin... Et peu importe si ça fait mal ou pas, quelle importance ?

Il la contourna, perturbé par ce que la situation amenait comme difficulté. Il suffirait d'un faux pas, un seul ! Une seule et unique erreur serait suffisante. Il pouvait rendre quelqu'un totalement fou s'il n'y prenait pas garde. Il avait peur, et en même temps, en colère, furieux face à cette impuissance. Il ne se contrôlait plus. Bella lui attrapa tout à coup le bras, et il faillit bien la renvoyer direct contre un arbre le plus proche, ses réflexes reprenant le dessus.

Bella – Reste là ! Pourquoi refuses-tu d’admettre qu’il y a quelque chose qui cloche ? Ils sont loin, je ne les vois même pas, je ne les ai même pas entendus ! Explique-moi, ce n’est pas moi qui vais te balancer aux autres, que du contraire. Tu vas pas refouler toutes tes émotions des siècles, tout de même…

Il rejeta sèchement sa main, craquant littéralement, et finit par hurler :

– Parce que tu crois que je les refoule ?! J'aimerais bien ne plus en avoir ! Et arrête de faire ça... Je ne veux pas vous blesser.

Elle recula aussitôt, alors que lui serrait les poings. Il ne souvenait pas de lui avoir déjà crié dessus, ni sur qui que ce soit dans sa famille, mais peu importe. La colère, la peur, toutes les émotions étrangères et envahissantes, cela se mélangeait en lui, le rendant malade. Il y eut un long silence, puis il prit brutalement conscience de la façon dont elle devait le voir : un monstre. Il se comportait comme tel... Car elle avait peur. Choquée, même. Il ne se contrôlait plus. Une vague de culpabilité l'envahit.

– N'aie pas peur... Désolé...

Il aurait dû partir dès maintenant. Fuir le plus loin possible, dans un endroit où il ne croisera personne. Il ne pouvait pas rester avec sa famille, il les mettait en danger. Il se laissa tomber sur le tronc d'arbre le plus proche, sonné. Bella finit par s'asseoir elle aussi, sans qu'il ne bouge pour autant.

Bella – C’est à moi de m’excuser… J’aurais dû comprendre plus tôt. Ton don, il a évolué, j’ai compris. Je suis désolée…

Désolée de quoi ? Ce n'était pas elle qui avait crié, ni qui avait eu envie de le frapper. Ce n'était pas elle qui devenait complètement folle.

Bella – Tu penses vraiment pouvoir le cacher aux autres ? Comment ça s’est… déclenché ? Que comptes-tu faire ? Tu sais qu’ils vont le remarquer… Surtout Edward et Carlisle.

Il ne répondit pas tout de suite. Le cacher ? Non... enfin, pas beaucoup de temps. Carlisle avait sûrement déjà deviné une bonne partie, selon lui. Il finit par hausser lentement les épaules, jouant avec ses mains. Il repensait à la guerre, à tout ce qui s'était passé. Il soupira doucement, la tête baissée.

- Je ne sais pas comment ça s'est déclenché, murmura-t-il. C'était pendant les combat... Un combat... Il y avait trop de loups, on était débordés. Et... Hum... Les jumeaux sont intervenus... J'ai ressenti d'un seul coup la terreur et la haine d'un côté, la souffrance de l'autre, et ça pour des dizaines d'EDL. Je te laisse imaginer le choc...

Il tremblait rien qu'à y repenser. Les jumeaux, à eux seuls, avaient montré un pouvoir si terrible qu'il avait bien failli y succomber en même temps que les EDL. Jane, surtout, était terrible. Il ressentait son don, la brûlure, dans son esprit. Bella frissonna, et lui jeta un coup d'œil.

Bella – Et qu'est-ce que... Comment ça s'est terminé ? Si tu as eu la même réaction qu'ici...

- Carlisle, murmura simplement Jasper.

Bella fut sur le point de dire quelque chose, puis se ravisa. Il resta silencieux un petit moment, jouant toujours avec ses mains. Il se calmait peu à peu, comme si parler de tout cela avec quelqu'un le libérait.

- Il n'y a que les jumeaux qui ont vu leurs dons évoluer, à part moi, reprit-il, pensif et la voix plus lointaine. Jane... Elle a tué un EDL, elle a fait arrêter son cœur de battre à cause de la souffrance. Crois-moi quand je te dis que je ne peux plus l'approcher... Je ressens la brûlure de son don. Je ne sais pas comment expliquer ça... C'est comme s'il la brûlait en permanence, elle le ressent à chaque seconde qui passe. C'est assez effrayant. Celui de Alec, c'est peut-être pire.

Oui, c'était possible. Il retint un rictus, redressant la tête. Bella était choquée, et avait refermé ses bras sur elle, comme un bouclier. Il se concentra pour se couper de ses émotions, les dents serrés. Elle lâcha un désolée" alors que ses émotions fluctuaient. Il eut un petit rire de désespoir, avec une brusque inspiration.

– Tu vois, la différence avec eux, c'est que quelqu'un les entraîne. Pas moi. Ils peuvent apprendre à se contrôler... Tu as dû le voir par toi-même, d'ailleurs. Quand Jane était chez nous, quand elle croyait son frère mort... Tu n'imagines pas à quel point son don la torturait. On peut dire qu'elle a revécu sa transformation durant deux mois entier, sans répit. Il fallait que son don sorte... Lorsque tu ne te contrôles plus, tu en deviens fou.

Bella eut comme un hoquet d'horreur. Il y eut un moment de silence, à nouveau.

Bella – Et si quelqu'un t'entraînait ? Ca pourrait t'aider, non ? Tu ne peux pas éviter toutes les émotions éternellement...

Jasper haussa les épaules.

– Il faudrait plutôt demander à quelqu'un qui sait comment s'entraîner dans des situations pareilles... Et non, je n'irais pas en stage chez les Volturi.

Il rebaissa la tête, laissant échapper un faible sourire. Il réfléchit un instant, attrapant une petite branche morte par terre.

– Je voudrais savoir comment elle a fait, durant ces deux mois. Comment elle a pu gérer son propre pouvoir... T'as du bol d'y résister, tu sais. Je suis persuadé que recevoir une telle douleur pourrait rendre fou un vampire. Si elle peut tuer un humain de souffrance...


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MessageSujet: Re: On ne s'en sort jamais avec ses émotions   Sam 15 Fév 2014 - 12:03

[J’ai essayé de mettre l’idée d’Emmett/Carlisle/Jane et moi (je sais plus de qui exactement, mais peu importe, on en a parlé pendant une heure), celle eue à la volée sur la box, donc désolée, on t’en a pas encore parlé xD]

Jasper – Je ne sais pas comment ça s'est déclenché. C'était pendant les combats... Un combat... Il y avait trop de loups, on était débordés. Et... Hum... Les jumeaux sont intervenus... J'ai ressenti d'un seul coup la terreur et la haine d'un côté, la souffrance de l'autre, et ça pour des dizaines d'EDL. Je te laisse imaginer le choc...

Bella l’imaginait parfaitement bien. Elle ne pouvait que l’imaginer, mais ressentait l’oppression qu’il avait ressentie, la douleur également, la volonté de s’isoler pour ne plus rien ressentir et être tranquille. Et cela, seulement pour ses propres émotions. Imaginer cette sensation multipliée par… autant de personnes… Bella ne put s’empêcher de frissonner. Comment avait-il réagi, lui, en plein combat ? Il ne pouvait pas s’échapper, s’isoler, rien du tout. Il avait dû tout subir en bloc, serrer les dents et continuer. Lorsque Jasper la regarda, elle répondit :

Bella – Et qu'est-ce que... Comment ça s'est terminé ? Si tu as eu la même réaction qu'ici...

Jasper – Carlisle.

Carlisle ? Comment ça, « Carlisle » ? Il… Ah. Ah… Oui, d’accord, c’est bon, Bella avait compris. Elle était sur le point de demander une précision à Jasper mais s’était ravisée au dernier instant, la lumière se faisant dans son esprit. Carlisle avait sûrement dû voir que Jasper n’allait pas bien, qu’il ne supportait plus cette bataille et qu’il fallait donc l’éloigner de tout cela au plus vite. En père protecteur, comme il est, il en avait sûrement fait la demande à Aro. Ce n’étaient là que des suppositions, mais Bella ne pensait pas être très loin de la vérité. Elle ne rajouta rien, ne répondit rien, préférant laisser Jasper se calmer et parler de lui-même. Elle ignorait si cette discussion l’aidait… Mais il n’avait pas l’air aussi nerveux que tout à l’heure, en tout cas.

Jasper – Il n'y a que les jumeaux qui ont vu leurs dons évoluer, à part moi. Jane... Elle a tué un EDL, elle a fait arrêter son cœur de battre à cause de la souffrance. Crois-moi quand je te dis que je ne peux plus l'approcher... Je ressens la brûlure de son don. Je ne sais pas comment expliquer ça... C'est comme s'il la brûlait en permanence, elle le ressent à chaque seconde qui passe. C'est assez effrayant. Celui d’Alec, c'est peut-être pire.

Elle… Elle avait tué un EDL en le regardant ? Simplement en le regardant ? Jasper se moquait de Bella, c’était impossible. Il voulait la terroriser un peu, juste pour détendre l’atmosphère. N’est-ce pas ? Jane n’avait pas fait mourir quelqu’un de peur… Ce n’était pas possible. La jeune mère reporta son regard sur son beau-frère pour vérifier sa tête, voir un quelconque indice qui disait « je plaisante ». Mais non. Et puis, ce n’était pas son genre, à bien y réfléchir…

Elle fut immédiatement choquée, refermant automatiquement ses bras sur elle-même comme pour se protéger. La peur, la stupéfaction, la terreur… Tout se mélangeait en elle. Ce ne fut que lorsque Bella réalisa que Jasper devait, à nouveau, tout sentir vu qu’il était à côté d’elle, que la jeune vampire lâcha un « Désolée » en tâchant de se calmer le plus vite possible. Imbécile ! Elle voulait aider Jasper et se mettait à paniquer et à avoir mal elle-même ! Plus stupide que Bella, c’était impossible, cette fois. Jasper eut, néanmoins, un rire qui montrait plus son désespoir qu’autre chose. Mais, au moins, il n’avait pas l’air énervé ni rien.

Jasper – Tu vois, la différence avec eux, c'est que quelqu'un les entraîne. Pas moi. Ils peuvent apprendre à se contrôler... Tu as dû le voir par toi-même, d'ailleurs. Quand Jane était chez nous, quand elle croyait son frère mort... Tu n'imagines pas à quel point son don la torturait. On peut dire qu'elle a revécu sa transformation durant deux mois entier, sans répit. Il fallait que son don sorte... Lorsque tu ne te contrôles plus, tu en deviens fou.

Deux… mois… entiers ? Elle avait souffert à ce point-là pendant deux mois ? Trois jours était déjà un vrai supplice, Bella avait voulu hurler, crier, elle aurait voulu qu’on la tue sur-le-champ. Alors ressentir cette douleur insupportable durant deux mois ? Il n’y avait vraiment qu’elle qui était choquée, en entendant cela ? La jeune vampire eut un hoquet d’horreur en imaginant la douleur qu’avait ressentie Jane. Deux mois. Elle avait ressenti la douleur de la transformation durant deux mois, quoi !

Bon, du calme. Ne pas oublier Jasper. Plus Bella restait à côté de lui, plus elle détestait son don. Elle voulait faire quelque chose, l’aider comme lui l’avait aidée lorsqu’ils avaient déménagé… Lui montrer une bonne fois pour toutes que, non, elle ne lui en voulait plus pour cette histoire vieille comme le monde – à savoir, son anniversaire. Bien sûr, ils n’en parlaient jamais à deux, mais elle savait qu’il s’en voulait toujours. Il ne faut pas être une Lumière pour le deviner. Seulement, dans ce qu’il venait de dire, il y avait peut-être une piste à creuser. « Quelqu’un les entraine ». Pourquoi ne pas l’entraîner, lui aussi ? Il n’allait pas souffrir toute sa vie, éviter toutes les émotions éternellement. Il fallait qu’il s’entraîne. Pour lui, c’était presque une question de vie ou de mort, en fin de compte.

Bella – Et si quelqu'un t'entraînait ? Ca pourrait t'aider, non ? Tu ne peux pas éviter toutes les émotions éternellement...

Jasper – Il faudrait plutôt demander à quelqu'un qui sait comment s'entraîner dans des situations pareilles... Et non, je n'irais pas en stage chez les Volturi.

Bella sourit avec Jasper, l’imaginant malgré elle partir en « stage » chez eux. Mais vu ce que quelques semaines avaient engendrées, en côtoyant les jumeaux, ce n’était pas une très bonne idée de l’envoyer là-bas. Bella réfléchissait, cherchant une solution, une idée qui pourrait aider Jasper. Il y avait sûrement un moyen. Quelque chose. N’importe quoi. Elle cherchait dans ses souvenirs ce qu’Edward lui avait raconté, ce qu’elle avait appris sur les Cullen, sur leur famille et leurs amis. Parmi les Volturi, personne ne pouvait entraîner Jasper sans lui faire mal en même temps. Pas avec le milieu dans lequel ils vivaient. Bon, exception faite de Félix mais lui n’était pas entraîné et ne savait pas comment les autres l’étaient. Impasse, ici encore.

Jasper – Je voudrais savoir comment elle a fait, durant ces deux mois. Comment elle a pu gérer son propre pouvoir... T'as du bol d'y résister, tu sais. Je suis persuadé que recevoir une telle douleur pourrait rendre fou un vampire. Si elle peut tuer un humain de souffrance...

Cela avait déjà été le cas, enfin… Plus ou moins. Jane avec Orlin. Edward l’avait vu lorsqu’ils étaient venus les avertir de la menace des Enfants de la Lune, et en avait été choqué, d’ailleurs. Bella ne l’avait su que par la suite, lors d’une de leurs discussions, mais la simple évocation de la « dispute » entre Jane et Orlin lui avait suffi. Pas besoin de détails, merci. Bella s’efforçait de ne pas repenser à tout cela, pas maintenant. Il fallait qu’elle maîtrise ses émotions un maximum, même si c’était laborieux pour l’instant.

Bella – J’aimerais bien savoir aussi. Ne le prends pas mal, mais ne pas résister à ton don est un vrai calvaire. Si elle a réussi à le maîtriser à ce point… Mais je ne crois pas que tu puisses le lui demander, elle serait capable de venir à votre m… Mais oui !

Bella s’était relevée d’un seul bond, ses pensées réalisant des liens à une vitesse incroyable. Cela lui en donnait presque le tournis, mais elle était sûre que cela pouvait fonctionner. Réfléchir à cette vitesse était très déstabilisant, pour elle, mais elle n’avait pas le temps de s’excuser auprès de Jasper ou même de réaliser ce qu’elle faisait. Parmi les cousins des Cullen, à son mariage, elle avait vu les Denali. Denali qui avaient, eux-mêmes, eu quelques problèmes avec les Volturi.

Pendant la période plus rebelle des jumeaux, Edward le lui avait dit, Eléazar avait même proposé d’échanger sa place avec eux, ou une proposition bancale dans ce style tout du moins. Bella se souvenait parfaitement de sa propre réaction lorsqu’Edward le lui avait annoncé. La surprise d’entendre Eléazar et Volturi, puis la révélation lorsqu’il lui avait dit qu’il avait fait partie des Volturi, qu’il découvrait les dons des autres grâce au sien… C’était peut-être là, la solution. Bella se plaça face à Jasper, il ne devait pas comprendre grand-chose alors que tout s’éclaircissait dans sa tête. Là, elle compatissait quand même un petit peu. Prenant une profonde inspiration, Bella entreprit de lui expliquer l’idée qu’elle venait d’avoir :

Bella – Eléazar. Votre cousin, là, qui a le don de percevoir celui des autres. Bon, je n’ai eu que le récit d’Edward, donc corrige-moi si c’est faux, mais lui pourrait t’entraîner non ? D’après ce qu’Edward m’a dit, il a fait partie des Volturi, il découvre le don des autres avant eux… Il pourra donc t’aiguiller sur la manière de contrôler le tien, non ? Il pourra peut-être t’aider, il a dû être entraîné lui-même, non ? Vous avez votre mariage, bientôt, Alice et toi. La connaissant, elle a sûrement invité les Denali, ce serait l’occasion en or !

Bella se calma ensuite, réalisant qu’elle n’avait peut-être dit que des bêtises, que quelque chose clochait ou que Jasper allait sans doute trouver la faille là-dedans. Ce n’était pas son rayon, les bonnes idées. Bon, sauf lorsqu’il s’agit de s’échapper mais… Hum. Ne pas repenser à cela. Il allait approuver, non ?


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Edward Elric

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MessageSujet: Re: On ne s'en sort jamais avec ses émotions   Mer 19 Fév 2014 - 17:29

a belle-sœur avait peur... Et était choquée, aussi. ses émotions fluctuaient terriblement, comme si elle tentait de les atténuer, ce qui n'arrangeait pas du tout les choses. Il n'osait pas lui demander de s'éloigner un peu, juste quelques instants, ou quelques heures. Il devait éviter de rester trop près, ainsi, des autres, humains ou vampires. Cela devenait une question de survie, autant pour lui que pour eux. Il respira doucement, lentement, cherchant à faire couler ces sentiments hors de lui, évacuer, tenter de garder le contrôle, au moins un minimum. Voilà, calmement... En se focalisant sur une seule émotion, il arrivera à canaliser et repousser les autres. C'était une solution bancale, mais elle lui évitait de sombrer de suite dans la folie.

Bella – J’aimerais bien savoir aussi. Ne le prends pas mal, mais ne pas résister à ton don est un vrai calvaire. Si elle a réussi à le maîtriser à ce point… Mais je ne crois pas que tu puisses le lui demander, elle serait capable de venir à votre m… Mais oui !

Elle se leva d'un bond, alors que Jasper plaquait brusquement ses deux mains sur ses tempes avec un hoquet de douleur. Il avait eu l'impression qu'une violente décharge électrique avait fait repartir son cœur d'un bond. A moitié englouti, il se battit de toutes ses forces pour garder un minimum de conscience, alors que les émotions brutales qu'éprouvaient Bella en ce moment-même le noyaient littéralement. Il ne distinguait quasiment rien d'autre, emporté par un flot si violent qu'il balayait tout le reste. Il faillit gémir, se raccrochant mentalement à tout et n'importe quoi, cherchant une image, un souvenir pour se focaliser dessus, quelque chose.

Il mit ses mains sur la branche, cherchant à rester en équilibre, plus pâle que jamais, n'entendant même pas ce que Bella lui racontait. Tout se mélangeait, sa voix lui paraissait lointaine, il ne restait plus que ses émotions. Il ne sut si elle avait finit de parler ou non. Il n'entendait pas. Il ressentait juste tout de plein fouet. Il se laissa glisser par terre, puis s'étala de tout son long, une main sur le front et l'autre sur les yeux, murmurant des phrases incohérentes. Il se sentait si mal qu'il aurait pu s'évanouir si c'était possible.

Il entendait à nouveau Bella, sans comprendre ce qu'elle disait. Le monde était devenue une immense tâche colorée, où la peur, la colère, la joie, la tristesse, la haine, l'agacement, l'amusement, la lassitude, la fatigue, la terreur, l'horreur, l'enthousiasme, le stress se mélangeaient et formaient comme des étincelles. Il divaguait complètement, incapable de bouger sous l'assaut. Bella le bougea tout à coup, mais il ne réagit pas, les yeux fermés. Il craignait de tomber s'il faisait un pas, ou de devenir totalement fou.

Bella s'éloigna tout à coup, il le sentit. Il poussa un soupir de soulagement et se laissa retomber sur le côté. Allongé dans la terre et les feuilles, les yeux fermés, plus pâle qu'un fantôme, il avait l'air véritablement mort. Il ignora combien de temps se passa ainsi, mais l'épuisement le submergeait. Il entendit tout à coup des échos de voix. Si c'étaient des humains, qu'ils le laissent mourir en paix. Il ne signala pas sa présence, mais sentit peu après l'odeur de Carlisle, et celle de Bella.

- Laissez-moi seul...


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MessageSujet: Re: On ne s'en sort jamais avec ses émotions   Jeu 20 Fév 2014 - 17:02

Carlisle retira doucement l'éclat de verre de la peau, appuyant la compresse de son autre main sur la blessure. Le jeune homme était allongé sur la table d'opération, endormi, respirant dans le masque à oxygène. Il avait été victime d'un accident lors d'une leçon de conduite et avait été aspergé d'éclats de verre. Carlisle prit une autre compresse, et demanda du fil pour faire les points de suture. Son patient allait s'en tirer, mais avec une belle collection de petites cicatrices. Mais il vivra, c'était le principal. Après l'opération, on désinfecta soigneusement les points de suture et quelques bandages furent posés. Retirant son masque, Carlisle se lava les mains, souriant à son collègue qui venait de pousser un gros soupir.

- J'ai terminé ma journée aussi. A demain.

Son collègue le salua d'un signe de la main, l'air épuisé. Carlisle fila dans son bureau pour prendre ses affaires. La vie reprenait peu à peu un cours normal et stable, bien que les nouvelles qu'ils recevaient régulièrement de la guerre n'étaient guère bonnes. Les disparitions d'humains se succédaient. Les médias de chaque pays le soulignait de plus en plus. Ne serait-ce qu'aux enfants de ce matin, on parlait de plusieurs disparitions suspectes, de personnes sans histoire. On retrouvait certaines, le corps déchiqueté et mutilé. D'autres restaient introuvables. Pour les vampires, c'était clair comme de l'eau de roche. Les EDL grossissaient leurs troupes et tuaient ceux qui ne leur convenaient pas.

Sortant, il s'installa dans sa voiture et mit sa ceinture, allumant la radio. Une nouvelle disparition, en Angleterre cette fois. Une femme de cinquante, employée à la mairie de Londres, sans histoire, s'était volatilisée. Par ailleurs, un hameau sur la côte avait été dévasté... Une dizaine de morts, dont les corps étaient affreusement mutilés et à moitié dévorés. On croyait à une attaque d'animaux sauvages.

"L'autopsie des corps sera réalisé, afin de déterminer quels animaux sont à l'origine d'un tel massacre. Nos reporters nous ont donnés plus de détails sur..."

Carlisle coupa la radio, n'ayant pas envie d'en entendre plus. En arrivant à Beith, il fut accueilli par de lourds nuages noir d'orage, et aussitôt après par l'air paniqué de Bella qui vint le retrouver en lui disant que Jasper avait un problème. Le médecin la suivit aussitôt dans la forêt, se doutant de ce qui se passait. Il trouva son fils par terre, affaibli, et visiblement sur le point de perdre pied. Inquiet, il s'approcha, faisant signe à Bella de rester en arrière.

Jasper - Laissez-moi seul...

Et le laisser par terre, dans cet état ? Des clous ! Carlisle s'agenouilla près de lui, veillant à rester parfaitement calme et maître de lui. Il prit Doucement Jasper sous les épaules et le souleva un peu pour le caler contre lui. A genoux dans la terre, il installa son fils dans ses bras, le serrant contre lui pour l'apaiser. Il ne dit rien pour le moment, sachant qu'il fallait éviter de le surcharger. Il resta ainsi un long moment, silencieux, laissant le temps à Jasper de se remettre un peu. Voyant que la nuit venait, il prit appui sur le sol, passa un bras dans le dos de son fils, l'autre sous ses jambes, puis le souleva, le calant contre lui.

- Pars devant, Bella.

Il rentra plus lentement avec Jasper dans les bras. arrivé chez lui, il avertit les autres avant de les voir de ne pas s'approcher pour le moment. Son fils était déjà complètement KO, inutile d'en rajouter une couche. Grimpant à l'étage, il installa Jasper sur son lit, lui prenant une main pour le rassurer.

- Tout va bien, lui dit-il. Tu es à la maison, tout va bien.

Il resta près de lui pour le moment, attendant qu'il reprenne conscience, qu'il aille un peu mieux.
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