Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 La fillette de Bethel à Paris, comment ?

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MessageSujet: La fillette de Bethel à Paris, comment ?   Mer 19 Mar 2014 - 21:56

Vanessa était revenue d’Italie, complètement épuisée. S’était suivie, peu de temps après, une attaque effroyable à Paris, comme jamais la jeune femme n’avait connu. Des blessés, des morts… Des loups géants, disait-on. Elle avait assisté à tout cela et devait, depuis, s’occuper d’affaires urgentes, de vols, de délits de toutes sortes, etc. A cause de quoi ? De profiteurs. De gens qui avaient honteusement profité du chaos régnant pour piquer ce qu’ils voulaient et s’enrichir ou commettre les méfaits qu’ils ne pouvaient pas commettre en temps normal. Un peu comme après une guerre, en d’autres mots. Et Vanessa était outrée de ce comportement. Elle était dégoûtée des Français depuis cette histoire, même si elle ravalait sa rancœur pour ne pas être désespérée et ne pas perdre son objectif premier de vue. La fille de Bethel. Jane Volturi.

Lors de cette fameuse attaque, une jeune femme nommée Angela Weber l’avait sauvée des loups. Comment étaient-ils arrivés en France ? Pourquoi cette jeune fille et son frère étaient-ils perdus au beau milieu d’une attaque ? Pourquoi en France, alors que la dernière fois que cette fillette avait été aperçue, elle était en Alaska ? Qu’avait-elle fait durant tous ces mois ? Comment avait-elle survécu ? Qu’avait-elle connu ? Qui l’avait hébergée ? Tant de questions restaient sans réponse, pour Vanessa. Tant de questions auxquelles la jeune femme cherchait désespérément une réponse et une logique pouvant expliquer le retour de la fillette après une si longue absence. Il lui fallait des réponses. Des indices, des pistes, des éléments qui apportaient au moins un soupçon de logique à tout cela. Vanessa avait tous les éléments sous les yeux, elle avait étalé le fruit de ses recherches fraîchement ramenées de Volterra en France sur le bureau. Tout était là, et pourtant, il manquait quelque chose. Un élément qui lui permettrait de résoudre cette affaire.

Pour avoir des éléments en plus, Vanessa avait contacté Angela Weber pour fixer un rendez-vous, dans un café, histoire de pouvoir discuter avec elle. Elle lui avait demandé quel moment lui conviendrait le mieux, quand elle était disponible vu qu’elle était sûrement occupée vu les récents évènements. Et elles avaient convenu, ensemble, d’un rendez-vous cet après-midi. Un simple café qui les réveillerait toutes les deux et leur permettrait d’y voir plus clair dans toute cette histoire. Du moins, Vanessa l’espérait. Poussant un soupir, les cheveux en bataille, la jeune Espagnole décida qu’il était temps de prendre une pause. Ouvrant son frigo pour prendre un truc à grignoter, elle constata avec déception que ce dernier n’était rempli… que de boissons ou pizzas.

Vanessa – Eh bien, ma vieille, quand faut y aller…

Refermant le frigo d’un geste las, la jeune femme se recoiffa vite fait bien fait et sortit de son appartement pour faire quelques courses. Passant au magasin le plus proche, elle acheta des provisions pour tenir au moins deux jours – temps nécessaire pour se motiver à faire de nouvelles courses. Il lui fallut une heure. UNE HEURE ! Non, mais vraiment, une heure entière pour de simples courses ! Pourquoi ? Parce que la caissière, aussi gentille soit-elle, s’était évertuée à lui répéter que sa monnaie était espagnole et ne convenait pas. Non mais oh, l’Espagne faisait partie de l’Union Européenne, elle était au courant de ça ?! Bon, du calme. Elle était tombée sur une jeune qui n’avait pas dû beaucoup étudier, et c’était tout. Un peu de calme, déstresse, faut respirer dans la vie ! Et rire un peu, aussi.

Remontant chez elle, Vanessa déposa ses courses et se dirigea hâtivement vers le café où elle avait donné rendez-vous avec Angela Weber. S’y installant, non loin de l’entrée pour retrouver la jeune photographe sans difficulté, l’Espagnole commanda un café noir et reprit la liste de questions qu’elle avait répertoriées avec soin. Ne rien oublier, esprit méthodique et rigoureux, comme le lui avait appris son maître de stage. Ce ne fut qu’après un moment que la jeune adulte arriva, elle lui fit automatiquement la bise – chose qui aurait pu choquer lors d’une première entrevue, mais Vanessa voulait mettre à l’aise directement et puis… C’était dans son caractère, chut !

Vanessa – Bonjour ! Merci d’être venue, j’espère ne pas vous déranger, mais j’ai besoin de réponses.

Vanessa sortit une photo de son dossier, un cliché de Jane Volturi, complètement désemparée et mal en point. Et une photo du journal. Toutes deux datées, témoignant du temps écoulé entre la dernière fois que l’on avait vu cette fillette et cette fois-ci. A savoir : deux ans.

Vanessa – Je voulais savoir si vous aviez des informations en plus… Vous avez parcouru le monde, d’après ce que j’ai compris. Cette fillette, Jane Volturi… Vous saviez qu’elle était à Paris ? Pourquoi êtes-vous venue ici ? Je veux dire… C’est un simple hasard ? Vous en savez plus sur le comment elle s’est retrouvée ici, avec son frère ?
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Angela Weber
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MessageSujet: Re: La fillette de Bethel à Paris, comment ?   Jeu 20 Mar 2014 - 16:34

Angela se fourra la tête sous l'eau froide, dans l'espoir de s'éclaircir les idées, mais mis à part un violent frisson, cela ne lui fit pas de grand-effet. Elle plaqua la serviette éponge contre son visage, respirant à fond, tremblante comme une feuille. Elle s'ingénia à prendre de longues inspirations, des expirations lentes et contrôlées, se calmant peu à peu. Ses cheveux noirs emmêlés retombaient sur ses épaules et son dos, les gouttes s'imprégnaient dans son peignoir, frappé du logo de l'hôtel. Elle reposa la serviette, observant, dans le miroir de la salle de bain de l'hôtel, sa peau mate, ses yeux marrons, ses cheveux très noirs et raides. Un visage qui tournait à présent en boucle sur des chaînes télés dans de nombreux pays, comme elle l'avait réalisé avec horreur après l'attaque.

L'attaque...

Recoiffant rapidement ses cheveux, elle alla s'installer sur son lit, recouvert de photos, de notes prises à la hâte, et de toute sorte de document. Les photos, en couleur ou en noir et blanc, eurent tout d'abord son attention. Beaucoup représentaient Jane et son frère. Lorsqu'elle les avait trouvés dans la rue, elle n'avait évidemment pas fait le lien avec l'affaire de Bethel. Qui l'aurait pu ? Le chaos était total ! Angela n'avait vu que deux petits, livrés à eux-même, à la merci de bêtes sauvages. Et lorsqu'elle avait réalisé qui elle tenait dans les bras... Elle s'était souvenue avec effroi de ce massacre atroce qui avait secoué les Etats-Unis. Angela était encore au lycée, c'était l'époque où la vie n'apportait aucune surprise. C'était avant qu'elle ne connaisse la souffrance et la mort. Son portable sonna tout à coup, la faisant sursauter. Ben. Elle se laissa retomber contre ses oreillers et décrocha.

- Salut, dit-elle aussitôt en s'efforçant d'adopter un ton qui ne fasse pas dépressif.

- Coucou, Ang' ! Je suis en train de te regarder à la télé, là, ils repassent ton interview de l'autre jour. T'es devenu une célébrité, ma belle.

Pitiéééé ! Elle faillit gémir, ramenant un morceau de couverture sur elle. Le journal pour lequel elle bossait était  plus que ravi de cette publicité inattendue, lui assurant un avenir particulièrement prometteur et brillant si elle continuait comme ça. Elle soupira, alors que Ben éclatait de rire.

- Alors, ça fait quoi d'avoir l'attention des médias ?

- Je pense que je vais bientôt mourir d'épuisement, là... J'étais bien tranquille, jusqu'ici, et j'ai horreur qu'on fasse trop attention à moi !

- Ça, je le sais, t'as voulu me tuer la première fois où j'ai voulu t'offrir ta place de cinéma, à Port Angeles.

Elle ne put s'empêcher de sourire. Ce souvenir contrastait presque violemment avec tout le reste, mais il lui faisait curieusement du bien. Ils discutèrent encore un très long moment, puis raccrochèrent à coup de "Je t'aime tellement, moi aussi". Rassérénée et plus détendue, elle fila se préparer pour un autre rendez-vous. Une heure plus tard, elle était lavée, habillée, coiffée, et avait grignoté un morceau. Elle s'étira longuement puis prépara ses affaires avant de quitter sa chambre d'hôtel. Elle dû user de tactiques de sioux pour esquiver les journalistes qui l'attendaient dehors, et réussit à les semer dans le métro, en se retenant de justesse de crier "Victoire !", ce qui serait totalement débile.

Elle retrouva la stagiaire qui l'avait contacté à l'endroit prévu, un café tranquille de Paris. Vanessa Olivarez, une jeune femme un peu plus âgée qu'elle, étudiante en droit. Celle-ci se leva et lui fit la bise, à la manière Française. Elle s'adaptait sacrément vite à son pays. Angela s'assit en face d'elle,commandant aussi un café bien fort. Elle carburait à ça, et vu les tensions actuelles, elle préférait rester en forme.

– Bonjour ! Merci d’être venue, j’espère ne pas vous déranger, mais j’ai besoin de réponses.

Angela hocha la tête en souriant. Ça va, elle ne la dérangeait pas, elle ne serait pas venue, sinon. Vanessa sortit alors deux photos de Jane, une de 2005, l'autre d'aujourd'hui, en 2007. Et comme à son habitude, Angela fut troublée en observant les clichés. Son œil de photographe lui permettait de distinguer les plus infimes détail, et quelque chose clochait, ici. Ces photos auraient très bien pu être prises à quelques jours d'intervalle. Jane n'avait pas changé d'un pouce entre ces deux périodes ! Exactement le même visage, le même regard, alors que logiquement, une personne change entre 12 et 14 ans. Avec ça, cette petite avait un véritable visage d'ange. Elle était si mignonne qu'elle ne pouvait que faire craquer. Mais ses yeux... Ses yeux ne brillaient pas comme ceux d'une enfant ordinaire.

– Je voulais savoir si vous aviez des informations en plus… Vous avez parcouru le monde, d’après ce que j’ai compris. Cette fillette, Jane Volturi… Vous saviez qu’elle était à Paris ? Pourquoi êtes-vous venue ici ? Je veux dire… C’est un simple hasard ? Vous en savez plus sur le comment elle s’est retrouvée ici, avec son frère ?

Angela secoua la tête, effleurant les photos du bout des doigts. Elle remercia le serveur qui vint lui apporter son café, et se re-concentra sur les deux clichés, tout en ajoutant vaguement du sucre dans le liquide très noir. Cela pouvait paraître des détails aux yeux des autres, mais elle-même s'y attachait.

– J'ignorais totalement qu'elle et son frère étaient ici. Je suis photographe, et je me déplace un peu partout pour réaliser des reportages. Lorsque je l'ai vu, je n'ai pas tout de suite fait le lien avec Bethel. Pourtant, ce massacre avait traumatisé la région, à l'époque. L'Alaska n'est qu'à quelques heures de voitures de chez moi... Et même si les Etats-Unis sont habitués à des affaires de ce genre, cela secoue tout de même.

Elle s'interrompit pour boire quelques gorgées de café. Les photos la dérangeaient. Jane aurait dû grandir, son visage ne devrait plus afficher une telle bouille enfantine - craquante certes, mais si jeune - et montrer des signes de l'adolescence.

– Je n'en sais pas plus que vous. Juste les informations basiques. Elle et son frère doivent avoir 14 ans, maintenant. Ils sont Italiens, et vivent dans une famille plutôt riche et influente, d'après ce que j'ai compris, dans une ville peu éloignée de Rome. On peut sans doute imaginer que son frère a découvert, d'une façon ou d'une autre, a su que sa sœur était à Paris et il est venu ici pour la retrouver.

Il existait un réel attachement entre les vrais jumeaux, c'était donc tout à fait possible pour elle. Mais encore tant de choses restaient floues et inexpliquées. Cette affaire était un mystère total et considérablement épais. Impénétrable. Opaque. Et elle ignorait comment le percer. Elle eut un tremblement nerveux, reposant sa tasse de café, puis fixa un moment les photos.

– Ces photos sont... En fait...

Elle s'interrompit à nouveau. Maintenant qu'elle y songeait bien, elle avait déjà vu cette beauté étonnante, cette pâleur, ce regard qui semblait provenir du fond des âges. Mais ailleurs. Pas sur un cliché, mais dans la réalité. Au lycée... Elle se redressa lentement, se remémorant ses souvenirs. Mais c'était impossible. Il était impossible que cette fillette ait quoi que ce soit en rapport avec eux. Elle était plus jeune, Italienne. Jamais elle n'aurait pu les croiser, c'était du délire.

– Peu importe, laissons tomber. Vous-même, en savez-vous un peu plus sur cette famille ? Ils ont peut-être des ennemis, des personnes qui leur en veulent assez pour s'en prendre à un de leurs enfants.
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MessageSujet: Re: La fillette de Bethel à Paris, comment ?   Sam 22 Mar 2014 - 12:09

Angela jeta un coup d’œil aux clichés que Vanessa lui avait apportés après avoir répondu négativement à sa question, pendant qu’elle-même buvait son café. Mauvais choix, elle aurait dû prendre un verre avec du liquide plus fort et moins noir. Mais bon, elle avait opté pour du café histoire de paraître un tant soi peu normale et sérieuse pour cette entrevue, inutile de passer pour une alcoolique qui était incapable de réfléchir en étant sobre. Le serveur vint apporter le café d’Angela, toujours concentrée sur les photos. Eh bien ? Qu’est-ce qu’elles avaient, ces photos ? Vanessa ne les avait prises que pour appuyer ses dires, il n’y avait pas à fouiller plus loin : Jane Volturi figurait sur les deux photos. Elle doutait de ce que l’Espagnole avançait ? Bon, d’un côté, c’était normal, mais de l’autre, c’était vexant.

Mlle Weber – J'ignorais totalement qu'elle et son frère étaient ici. Je suis photographe, et je me déplace un peu partout pour réaliser des reportages. Lorsque je l'ai vu, je n'ai pas tout de suite fait le lien avec Bethel. Pourtant, ce massacre avait traumatisé la région, à l'époque. L'Alaska n'est qu'à quelques heures de voitures de chez moi... Et même si les Etats-Unis sont habitués à des affaires de ce genre, cela secoue tout de même.

Et pas qu’un peu… Surtout pour Angela qui habitait beaucoup plus près de l’endroit où tout s’était déroulé. Si elle-même s’était retrouvée si près de l’Alaska, elle ignorait comment elle aurait réagi. Un frisson la parcourut rien qu’à cette idée.

Mlle Weber – Je n'en sais pas plus que vous. Juste les informations basiques. Elle et son frère doivent avoir 14 ans, maintenant. Ils sont Italiens, et vivent dans une famille plutôt riche et influente, d'après ce que j'ai compris, dans une ville peu éloignée de Rome. On peut sans doute imaginer que son frère a découvert, d'une façon ou d'une autre, a su que sa sœur était à Paris et il est venu ici pour la retrouver.

Mais à quatorze ans ? Et seul ? Au milieu d’une attaque comme cela ? Ca ne collait pas. Il y avait des trucs bizarres, des pièces du puzzle qui manquaient à l’appel. Et lorsque l’on a des pièces manquantes, c’est impossible. C’est comme si vous alliez dans un bar, que vous demandiez un cocktail, et qu’il manquait des ingrédients à ce cocktail. Vous imaginez ?! Bon, d’accord, ce serait peut-être bon pour un amateur, mais pas pour un connaisseur. Comme ici pour la petite Jane qui avait disparu deux années entières et qui apparaissait comme une fleur au milieu d’une attaque, sans adulte. Les autres y croyaient et étaient heureux de voir la fillette de Bethel retrouvée en bonne santé, ils se fichaient bien du comment et du pourquoi, un baratin convainquant suffisait à les rassurer. C’était comme ça partout. Pour tout.

Mlle Weber – Ces photos sont... En fait...

Sont ? Angela avait reposé sa tasse après un brusque tremblement. Eh bien ? Que se passait-il ? Vanessa n’avait rien dit, encore, elle ne pouvait pas être choquée ! Perdue, la jeune femme regarda autour d’elle pour voir ce qui aurait pu choquer son interlocutrice. Mais elle ne vit rien. Rien n’aurait pu la choquer… Alors, que s’était-il passé ? Vanessa attendit, reportant son regard sur Angela, l’encourageant à terminer sa phrase alors qu’elle restait silencieuse.

Mlle Weber – Peu importe, laissons tomber. Vous-même, en savez-vous un peu plus sur cette famille ? Ils ont peut-être des ennemis, des personnes qui leur en veulent assez pour s'en prendre à un de leurs enfants.

Hein ? Peu importe ? Mais de quoiiiii ?! Si elles ne travaillaient pas ensemble sur cette affaire, elles ne s’en sortiraient jamais ! Qui plus est, Vanessa ne voyait pas d’ennemis potentiels. Comment pourrait-on s’en prendre à des enfants ? Des enfants ! Ils avaient un regard angélique et ne feraient pas mal à une mouche, alors comment diable pourrait-on leur en faire ? L’Espagnole fit signe que non de la tête, et rajouta :

Vanessa – Je sais qu’ils étaient à Volterra, car j’y suis allée pour accompagner mon maître de stage lors d’une réunion ou… Enfin, il devait y aller et m’a emmenée avec lui. J’ai fait quelques recherches, là-bas, mais rien d’extraordinaire. Ils sont nés dans un hôpital à Rome et sont les enfants d’Aro et Sulpicia Volturi. C’est une grande famille, là-bas, tout le monde les respecte beaucoup. Mais c’est trop…

Vanessa soupira, prenant le cliché de la famille réunie dans les mains. C’était trop parfait, il devait y avoir un chat enfermé… Non, c’était pas comme ça qu’ils disaient ici. Quelque chose qui cloche, quoi ! En espagnol, Vanessa connaissait le dicton mais en français, les mots lui manquaient pour l’instant. Ah, si ! Anguille sous roche ! Hum, bref, réflexion à part, elles n’étaient pas plus avancées que cela. Prenant une gorgée de café pour se remettre les idées en place, la jeune Espagnole reprit la parole sans quitter le cliché des yeux.

Vanessa – Il y a quelque chose qui cloche. Ce n’est pas normal… C’est trop « parfait », pour moi. Prenez-moi pour une imbécile, mais ce n’est pas possible qu’une famille aussi puissante n’ait rien fait de mal pour arriver à… cette place. J’ai cherché dans les archives, à Volterra, remontant aussi loin que je le pouvais, interrogeant les vieilles personnes comme les plus jeunes, ceux qui parlaient anglais du moins. Ils ont tous connu les Volturi, mais personne n’a semblé éprouver une quelconque rancune à leur égard.

Vanessa fit une nouvelle pause, reposant la photographie. Elle voulait comprendre, il y avait sûrement une explication logique à tout cela. Ces enfants étaient adorables, la famille elle-même était incroyablement belle. Qui pourrait vouloir s’en prendre à eux ? Il n’y avait pas une once de haine à l’égard des Volturi lorsque l’on interrogeait les gens. Mais si elles ne cherchaient pas au bon endroit ? Et que voulait dire Angela avant de lui dire de laisser tomber ?

Vanessa – On cherche trop près, je crois. Il faut avoir un point de vue extérieur, plus éloigné. Vous n’avez rien entendu, comme échos, vous ? Aucune rancœur envers les Volturi ? A quoi pensiez-vous, en regardant les photos ? Je ne vous jugerai pas, certainement pas moi, je cherche la vérité aussi.
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Damon Raven

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MessageSujet: Re: La fillette de Bethel à Paris, comment ?   Sam 22 Mar 2014 - 22:57

Caïus n'avait allumé la télévision que pour se distraire, à la base. Juste se distraire ! En écoutant une émission sur l'ancien temps, de la musique, ou n'importe quoi. Bref, passer un bon moment, être tranquille avec son épouse, juste un peu. Et au lieu de la pause bien méritée et de la détente, au lieu du calme tant espéré, il avait eu l'horreur de tomber sur le visage de sa chère "nièce" sur la première chaîne d'informations nationales, cernée par des journalistes qui criaient que la fillette de Bethel avait été retrouvée saine et sauve. Il avait alors poussé un juron qui avait secoué toute la tour, alors que le présentateur racontait les événements d'une voix niaise qui eut le don de crisper les nerfs du vieux Volturi. Il s'était levé d'un bond, les yeux exorbités, alors que la voix de cette très chère Sulpicia s'éleva tout à coup dans son dos.

- Ça va, calme-toi. Il fallait s'y attendre, on n'allait pas réussir à la cacher éternellement.

l lui jeta un regard bien noir, regrettant de ne pas pouvoir la frapper, même une petite fois. mais Aro lui arracherait la tête. Au lieu de ça, il lança un vase très fort dans la télé, l'explosant net, alors que Dora se levait à son tour et posait une main sur son bras, en lui murmurant de se calmer. Tsss... Il grogna comme un ours, malade de rage.

- Cette sale petite peste ! hurla-t-il.

Qu'allaient-ils faire, maintenant ?! Comment calmer les humains après un coup pareil ?! Jane... Si jamais il lui remettait la main dessus, autant dire que ça ira particulièrement mal pour elle. Il fallait maintenant jouer la comédie, aller en France, retrouver leurs chers "enfants", la petite fille si longtemps disparue. Aro et Sulpicia allaient devoir se coller dans le rôle des parents désespérés. Humph. Seul point positif de l'affaire, cela énervera sûrement Alec.

Ce fut donc un Caïus d'extrême mauvaise humeur qui repartit avec son clan. Il ruminait dans son siège d'avion, jetant très régulièrement des regards bien noirs à Marcus qui semblait se moquer de la situation et à Aro qui semblait s'en amuser. L'arrivée en France n'allégea pas son humeur. Laissant Aro s'occuper de calmer le jeu, il se chargea d'affaires plus distrayantes. L'extermination des humains qui avaient découverts ce qu'il ne fallait pas. Il y passa les deux jours suivants, retrouvant leurs contacts, et s'occupant, la nuit, du nettoyage. Ô douce épopée touristique parisienne, dont les rues regorgeaient d'êtres délicieux. Il en était à cette petite tournée lorsqu'on lui remit un autre rapport. Il le lut en ricanant. Leur cher ami juge ne savait décidément pas choisir ses stagiaires. Quand à l'autre fille...

- Préviens Aro que je vais les voir demain, lança-t-il à son subordonné avant de se remettre en chasse.

Il passa le reste de la nuit à traquer des proies pour le plaisir et à les vider très lentement de leur sang. Lorsque le jour revint, il prit soin de porter des lentilles et de s'habiller avec classe. L'après-midi venu, il se rendit au café choisit pour le rendez-vous par les deux femmes. Il entra peu après elles, et se posta dans un coin pour les observer. Pauvres petites gourdes. La plus vieille, Vanessa Olivarez, était la stagiaire d'un de leurs "amis", un de leurs contacts humains. L'autre, Angela Weber, était la fameuse photographe qui avait "sauvé" les jumeaux. Il les écouta tranquillement, assis nonchalamment dans un fauteuil.

– Peu importe, laissons tomber. Vous-même, en savez-vous un peu plus sur cette famille ? Ils ont peut-être des ennemis, des personnes qui leur en veulent assez pour s'en prendre à un de leurs enfants.

Il tapota doucement des doigts sur la table, les yeux fixés sur elles. Que c'était amusant de les voir se débattre avec une énigme qui les dépassaient, avec une histoire que jamais leurs minuscules cerveaux d'humaines n'arriveront à imaginer. Et même dans le cas où elles y parviendraient... Il observa le doux courant des veines bleutées sur leurs bras, leurs cous, leurs mains, leurs visages, respira leurs douces odeurs, écouta le battement de leurs cœurs. Quel goût avaient-elles, chacune ?

– Je sais qu’ils étaient à Volterra, car j’y suis allée pour accompagner mon maître de stage lors d’une réunion ou… Enfin, il devait y aller et m’a emmenée avec lui. J’ai fait quelques recherches, là-bas, mais rien d’extraordinaire. Ils sont nés dans un hôpital à Rome et sont les enfants d’Aro et Sulpicia Volturi. C’est une grande famille, là-bas, tout le monde les respecte beaucoup. Mais c’est trop…

Mmh, oui, l'espagnole dégageait un parfum tout à fait exquis. A la fois doux et amer, avec une touche sucrée et acide, une note de menthe, avec un peu de pétillant, comme un délicieux cocktail des îles. Il rêvait de se mettre dans son dos, caresser sa peau en suivant le beau cours de ses veines, puis planter délicatement et très lentement ses crocs dans son cou gracile, aspirer le précieux liquide vital qui coulait dans son corps. Il l'imaginait la tenir entre ses mains puissantes, entièrement à sa merci, et aspirer jusqu'à la moindre goutte de son sang, puis la voir s'affaisser, blanche et froide, au sol. Il attraperait ensuite sa jeune copine, jouer avec ses nerfs et sensations, abuser d'elle pour s'amuser, puis ouvrir un sillon de sang sur son corps, pour qu'il puisse s'abreuver. Voir son sang couler le long de son visage, sur une grimace de souffrance. Son sang sentait comme la fraîcheur d'un sous-bois et de feuilles mortes. Délicieux.

– Il y a quelque chose qui cloche. Ce n’est pas normal… C’est trop « parfait », pour moi. Prenez-moi pour une imbécile, mais ce n’est pas possible qu’une famille aussi puissante n’ait rien fait de mal pour arriver à… cette place. J’ai cherché dans les archives, à Volterra, remontant aussi loin que je le pouvais, interrogeant les vieilles personnes comme les plus jeunes, ceux qui parlaient anglais du moins. Ils ont tous connu les Volturi, mais personne n’a semblé éprouver une quelconque rancune à leur égard.

Combien de temps tiendront-elles avant de succomber ? Frêles et minuscules comme elles étaient, elles ne vivront pas longtemps. Mais il pouvait faire durer le plaisir. Les blesser pour boire leur sang, au lieu de les mordre, et ainsi en profiter plus longtemps. Il voudrait bien en garder une des deux pour l'emmener et jouer avec. L'enfermer, la blesser, boire son sang, lui laisser le temps de se refaire, puis recommencer. Petites choses si pâles et si fragiles, petits jouets dont on pouvait user à loisir.

– On cherche trop près, je crois. Il faut avoir un point de vue extérieur, plus éloigné. Vous n’avez rien entendu, comme échos, vous ? Aucune rancœur envers les Volturi ? A quoi pensiez-vous, en regardant les photos ? Je ne vous jugerai pas, certainement pas moi, je cherche la vérité aussi.

Il ricana doucement puis se leva en un mouvement souple. Il alla jusqu'à la table des deux petites proies et les salua élégamment en s'inclinant. Il usait sans vergogne de l'attirance fascinante qu'exerçaient les vampires sur les simples humains, de ce magnétisme qui les attirait, comme les requins sur leurs proies. Et il avait envie de s'amuser. Il fit un baisemain à Angela, puis à un Vanessa, tout sourire.

- Mesdemoiselles. Je me nomme Caïus Volturi, pour vous servir.

Il retirait ce qu'il avait dit. Victor avait finalement bon goût dans le choix de ses stagiaires, elle sentait très bon. Elle resta un moment sans réagir, puis se reprit.

– Vol... Heu... Bonjour. Enchantée, je m'appelle Vanessa Olivarez.

Alors qu'elle commençait à ramasser les photos étalées sur la table, il posa une main sur la sienne pour l'arrêter, alors qu'il venait de s'asseoir.

- Allons, allons, laissez cela. Inutile de cacher le visage de ma nièce alors qu'elle vient d'être retrouvée.

Pauvres petits humains. Ils ignoraient qu'ils avaient pris le Diable en personne en photo ! Ou du moins un véritable démon de l'enfer, capable de tous les liquider en une poignée de secondes et dans d'atroces souffrances. Son visage d'ange pur et innocent n'était qu'une façade, un miroir trompeur, cachant la véritable nature de cette enfant. Elle était un démon depuis sa naissance, une véritable sorcière. La petite humain eut un petit rire nerveux parfaitement niais.

– Désolée. C'est que... Désolée, nous ne voulions pas remuer le couteau dans la plaie. Si nous vous avons offensé...

Il lui sourit et lui prit franchement la main dans les siennes, en inclinant la tête. Il n'oubliait pas Angela, mais il n'avait guère le droit de la toucher, de l'effrayer ou de lui faire le moindre mal tant que son frère ne l'aura pas vu. Elle bénéficiait donc d'un doux sursis, ce qui le mettait en rogne, mais il n'ira pas contre la volonté d'Aro. En revanche, cette fille, rien ne la protégeait.

- Pourrais-je être offensé alors que vous aussi avez cherché ma nièce ? Cependant, une chose me trouble. Je vous ai entendu dire que nous avions dû faire "le mal" pour arriver à notre position. Pourquoi penser cela ? Qu'on nous ait arraché une de nos enfants n'est pas assez dur, il faut que nous subissions des accusations ?

Elle resta silencieuse un moment, regardant ses mains. Il aurait pu briser la sienne avec une facilité déconcertante, telle une vulgaire allumette. Il aurait pu l'attirer à lui et mordre son joli petit cou, goûter le sang si chaud qui coulait en elle. Elle releva enfin la tête, alors qu'il s'imaginait briser chacun de ses doigts un par un. Elle n'imaginait pas qu'elle était tenue par un tueur, par un monstre qui pourrait la tuer de centaines de manières différentes.

– Vous... Je suis désolée, je ne voulais pas vous blesser. Je trouvais juste étrange qu'une famille aussi puissante n'ait aucun ennemi... Ce n'est pas contre vous, on m'a juste appris à ne pas m'arrêter aux apparences. Et j'ai un maître de stage très... exigeant, je n'ai pas envie de le décevoir.

Il sourit lentement puis soupira, lui rendant sa main, avec légère grimace de désespoir.

- La réussite entraîne si souvent la haine. Mais j'avoue qu'il est blessant de constater que même des gens si éloignés de l'Italie aient une si mauvaise opinion de nous. Pour qui nous prenez-vous ? pour des monstres sans cœur ? Pensez-vous que nous n'avons pas pleuré la disparition de Jane ?

– Je n'ai pas dit ça ! Ce ne sont que des constatations... J'ai vu tant de choses, je ne peux pas nier que toutes les puissances ont des ennemis. Si vous avez agi correctement, je m'excuse d'avoir pensé cela. Je ne vous prends pas pour des monstres, loin de là, on entend des éloges de votre famille dans tout Volterra.

Pauvre petite proie, si elle savait... Il eut un sourire lent, puis hocha la tête, comme s'il comprenait et lui pardonnait. Mais passons aux choses sérieuses, à présent, fini de jouer. Il comptait escorter la petite Weber jusqu'à son frère, afin qu'il puisse lire dans son esprit si elle pouvait vivre ou non. S'il la condamnait, il ne lui restait que très peu de temps à vivre. Une journée, peut-être deux, avant qu'elle ne soit la malheureuse victime d'un malencontreux accident de la route. On honorera sa mémoire, puis son corps sera renvoyé en Amérique, dans sa famille, pour y être enterré.

- Ce n'est pas très grave, Miss Olivarez, excusez mon emportement. Je ne suis guère venu à vous pour des reproches, mais pour vous inviter. Mon frère, Miss Weber, souhaite ardemment rencontrer et remercier celle qui a retrouvé sa fille. Vous êtes également la bienvenue, Miss Olivarez.

Vanessa accepta. Facile. Une de prise dans le piège. Il tourna ensuite le regard vers Angela Weber. Cette pauvre petite idiote... Elle s'était prise, sans même le savoir, dans les filets du plus dangereux clan de vampires au monde. Et les liens s'emparaient de plus en plus d'elle, nouant étroitement ses membres, serrant ses chevilles, sa taille, ses poignets, sa gorge. Elle venait de s'empêtrer dans un monde hors de sa portée, mais où elle devait pourtant jouer à la perfection, sans même saisir les règles du jeu.

- Accepterez-vous de rencontrer notre Famille ?


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Angela Weber
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MessageSujet: Re: La fillette de Bethel à Paris, comment ?   Sam 29 Mar 2014 - 11:44

– Je sais qu’ils étaient à Volterra, car j’y suis allée pour accompagner mon maître de stage lors d’une réunion ou… Enfin, il devait y aller et m’a emmenée avec lui. J’ai fait quelques recherches, là-bas, mais rien d’extraordinaire. Ils sont nés dans un hôpital à Rome et sont les enfants d’Aro et Sulpicia Volturi. C’est une grande famille, là-bas, tout le monde les respecte beaucoup. Mais c’est trop…

Trop ? Trop juste ? Trop parfait ? Car voilà bien l'impression que Angela avait. C'était trop "parfait". Aucune histoire sensible, aucun scandale, aucune rumeur. Alors qu'une famille aussi puissante que la leur devait forcément voir des ennemis ! C'était impossible, sinon. On ne montait pas à un tel niveau social sans devoir gérer quelques pots cassés. Et ils étaient Italiens... L'Italie était surtout connu pour trois choses : L'amour de la Famille, leur sens des affaires, et la Mafia. Angela était sûrement paranoïaque, rien ne prouvait que les Volturi aient des liens avec la Mafia Italienne, mais elle était en droit de se poser la question. On n'enlevait pas un enfant par hasard, après tout, surtout un enfant venant d'une telle famille. Le dingue aurait pu agir par vengeance. S'en prendre à un enfant était en tout cas terriblement lâche et injuste. Cette fillette était parfaitement innocente, et même si sa famille était mouillée dans de grosses affaires jusqu'au cou, ce n'était pas de sa faute ! Tout comme son frère, d'ailleurs. Il était tout simplement immonde de s'en prendre à un enfant.

– Il y a quelque chose qui cloche. Ce n’est pas normal… C’est trop « parfait », pour moi. Prenez-moi pour une imbécile, mais ce n’est pas possible qu’une famille aussi puissante n’ait rien fait de mal pour arriver à… cette place. J’ai cherché dans les archives, à Volterra, remontant aussi loin que je le pouvais, interrogeant les vieilles personnes comme les plus jeunes, ceux qui parlaient anglais du moins. Ils ont tous connu les Volturi, mais personne n’a semblé éprouver une quelconque rancune à leur égard.

Trop parfait. Trop parfait en apparence, seulement. Angela avait vu d'autres familles qui avaient l'air parfaitement pures et innocentes, d'un point de vue extérieur. Il s'agissait d'eux. Peut-être le commun des mortels s'y laissait-il prendre, mais pas elle. Elle était observatrice, et avait remarqué leur allure étrange, écouté leur façon de parler, leur ostracisme évident, et une foule de petits détails. Elle savait également qu'elle n'était pas la seule. Bella aussi avait été intriguée. Cependant, sa meilleure amie, au contraire d'Angela, avait cherché à en savoir plus, et s'était fait prendre au piège. Angela ignorait ce qui s'était réellement passé. La seule chose dont elle était convaincue, c'est la probabilité de plus en plus forte que son amie n'était pas morte. Où était-elle, qu'était-elle devenue ? C'était ces questions que la toute jeune femme voulait élucider. Car tout sonnait faux dans cette histoire, y compris sa mort. Une mort si "pratique"... Cercueil bouclé, circonstances incertaines...

– On cherche trop près, je crois. Il faut avoir un point de vue extérieur, plus éloigné. Vous n’avez rien entendu, comme échos, vous ? Aucune rancœur envers les Volturi ? A quoi pensiez-vous, en regardant les photos ? Je ne vous jugerai pas, certainement pas moi, je cherche la vérité aussi.

Angela ouvrit la bouche pour répondre mais la referma presque aussitôt. Un homme venait d'arriver derrière Vanessa. Grand, blond, élancé, et d'une beauté à couper le souffle. Une démarche élégante, presque féline. Il s'inclina en les saluant, les gratifiant d'un baisemain. Angela en restait figée, ébahi par tant de beauté et de grâce, et même temps un peu effrayée. Elle pouvait sentir que cet homme-là était différent d'elles, comme s'il n'appartenait pas au même monde. Elle n'avait jamais ressenti cela auparavant. Même les Cullen ne lui avaient jamais fait cet effet. Ici, elle se sentait comme prise dans un filet. Il s'assit avec elles, tout à fait naturellement.

– Mesdemoiselles. Je me nomme Caïus Volturi, pour vous servir.

Le cœur de Angela fit une petite embardée. Même sa voix était sensuelle et attirante, onctueuse et douce. Elle se retint de se donner des claques. Pourquoi réagissait-elle comme ça ?! Elle ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher. Une légère rougeur s'empara de ses joues, et elle trembla légèrement. Vanessa eut tout à coup un petit rire nerveux qui la ramena à la réalité. Elle avait l'air aussi engourdie qu'elle, voire plus. Elle avait les mains sur les photos, et la main de Caïus sur la sienne. Angela ne cessait de le dévisager, bien que ce soit le comble de l'impolitesse. Mais elle ne pouvait pas s'en empêcher, il exerçait sur elle une sorte de fascination presque douloureuse.

– Désolée. C'est que... Désolée, nous ne voulions pas remuer le couteau dans la plaie. Si nous vous avons offensé...

– Pourrais-je être offensé alors que vous aussi avez cherché ma nièce ? Cependant, une chose me trouble. Je vous ai entendu dire que nous avions dû faire "le mal" pour arriver à notre position. Pourquoi penser cela ? Qu'on nous ait arraché une de nos enfants n'est pas assez dur, il faut que nous subissions des accusations ?

Angela rougit encore plus et baissa la tête. D'un seul coup, elle s'en voulut d'avoir effectivement pensé qu'ils avaient pu commettre les pires horreurs, les avoir même assimilés à la mafia, et le tout sans preuves. Sans aucune preuve. Son cœur se serra et elle imagina sans peine sa propre réaction si, après qu'elle ait perdu un enfant, on l'accusait de choses horribles par envie ou jalousie. Elle n'osait plus du tout ouvrir la bouche, terriblement gênée et honteuse. Elle qui avait toujours cherché à ne blesser personne... Elle se mordilla les lèvres, et fut grandement reconnaissante à Vanessa lorsqu'elle répondit. Elle-même n'aurait sans doute pu que balbutier en s'excusant. Alors qu'elles ignoraient tout des Volturi, elles s'étaient permises, comme la majorité des gens, à les critiquer et les soupçonner, sans riens avoir, juste sur la base de quelques impressions. Sa famille aurait honte d'elle si elle savait que leur fille se conduisait ainsi.

– La réussite entraîne si souvent la haine. Mais j'avoue qu'il est blessant de constater que même des gens si éloignés de l'Italie aient une si mauvaise opinion de nous. Pour qui nous prenez-vous ? pour des monstres sans cœur ? Pensez-vous que nous n'avons pas pleuré la disparition de Jane ?

S'il y avait un trou non loin d'ici, Angela s'y serrait terrée bien profondément depuis déjà un bon moment. C'est bon, d'accord, elle avait compris. C'était stupide et elle s'en voulait...

– Je n'ai pas dit ça ! Ce ne sont que des constatations... J'ai vu tant de choses, je ne peux pas nier que toutes les puissances ont des ennemis. Si vous avez agi correctement, je m'excuse d'avoir pensé cela. Je ne vous prends pas pour des monstres, loin de là, on entend des éloges de votre famille dans tout Volterra.

Angela hocha timidement la tête pour l'approuver, même si elle n'en savait strictement rien. C'était simplement plus facile, pour le moment, de se taire, par crainte de sortir une gaffe ou des paroles blessantes. Elle tâcha de se calmer, pensant pour cela à Ben, à ses parents, à chacun de ses amis. Elle évitait à présent de regarder Caïus Volturi, pour ne pas être trop troublée. Il était si beau que s'en était presque irréel. Chacun de ses mouvements était empli d'une grâce inhumaine, elle trouvait cela tout bonnement incroyable.

– Ce n'est pas très grave, Miss Olivarez, excusez mon emportement. Je ne suis guère venu à vous pour des reproches, mais pour vous inviter. Mon frère, Miss Weber, souhaite ardemment rencontrer et remercier celle qui a retrouvé sa fille. Vous êtes également la bienvenue, Miss Olivarez.

Elle releva la tête, croisant son regard. Elle savait que ce moment allait arriver un jour ou l'autre, mais se retrouver ainsi devant le fait accompli était tout de même effrayant. Elle ne put rien répondre de suite, la bouche légèrement entrouverte, entendant à peine Vanessa accepter. Son cerveau tournait à vide, diffusant les mêmes idées, les mêmes paroles, les mêmes craintes. Elle ne voyait cependant aucune raison de refuser. l s'agissait certes d'une famille hors du commun, telle qu'on avait rarement la chance d'en voir une seule fois dans sa vie, mais il restait malgré tout normal qu'elle les rencontre après ce qui s'était passé. Ce qui ne l'empêchait pas de se sentir comme paralysée.

– Accepterez-vous de rencontrer notre Famille ?

Elle sursauta légèrement, puis, très lentement, hocha la tête, lâchant un "Oui" timide. Ils quittèrent tous le café pour s'engouffrer dans une voiture noire très luxueuse. Angela se faisait toute petite. Elle ignorait pourquoi, mais elle avait comme le pressentiment que le cours de sa vie était en train de lui échapper. Comme si les fils de son destin étaient aux mains d'autres personnes, à présent. Et une impression violente la saisit tout à coup. L'impression qu'elle marchait sur les traces de Bella. L'impression d'effleurer un monde étrange dont elle ne connaissait rien, côtoyer des êtres qui ne lui ressemblaient pas, qui ne ressemblaient à personne d'ailleurs. Elle eut un long frisson et eut presque envie de se jeter de cette voiture et de s'enfuir. Elle ne voulait pas... Elle ne voulait pas changer de "monde", comme Bella l'avait fait. Elle ne voulait pas voir sa vie lui échapper et s'étioler, elle ne voulait pas suivre un autre chemin et finalement se perdre dans les ombres de la mort. La mort, ou autre chose...

Ils arrivèrent à un grand hôtel, très luxueux, le genre pour lequel Angela aurait dû économiser toute sa vie avant de pouvoir y dormir une nuit. C'était stupide, mais voir les hôtesses d'accueil et les grooms la rassurait. Elle avait plus besoin que jamais de voir des gens "normaux" en quelque sorte. Elle suivit M. Volturi jusqu'à une grande suite, très raffinée. Puis vit son frère. Grand, brun, les cheveux assez longs, il était lui aussi particulièrement beau. Elle ne put s'empêcher d'ouvrir la bouche comme une idiote, avant de la refermer en vitesse. Elle se fit violence pour se reprendre, comme un petite souris prise entre les griffes du chat. Et incapable à présent, de s'empêcher de penser à Bella, de l'imaginer dans la même situation, prise au piège et d'ores et déjà condamnée.

– B... Bonjour Monsieur.

Parfait, elle l'avait déjà sûrement persuadé qu'elle était incroyablement stupide. Elle rougit encore, puis se racla la gorge.

– Je m'appelle Angela Weber. Très heureuse de vous rencontrer, Monsieur Volturi.
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MessageSujet: Re: La fillette de Bethel à Paris, comment ?   Mer 2 Avr 2014 - 12:27

Aro leva les yeux vers le plafond, ayant entendu la télé qui venait d'exploser, et le hurlement de fureur de son frère. Tiens donc, il avait donc su en même temps que lui que Jane avait été "retrouvée", saine et sauve, par les humains. Il eut un rictus amusé et retourna à ses occupations. Il fallait s'y attendre, de toute façon. Ils ne pouvaient plus la cacher, à cause de la guerre, et cela détournera un bon moment l'attention des médias humains. Par ailleurs, cela poussera aussi l'opinion publique à haïr les Enfants de la Lune et à vouloir les combattre. Cela ne pouvait pas mieux tomber ! Il composa rapidement le numéro de l'aéroport, alors que son frère continuait de s'énerver à l'étage.

- Allô, Mylène ? dit-il en souriant alors qu'il entendait Caïus démolir il ne savait quoi à l'étage. Fais préparer notre avion, nous devons partir en France.

Il lui donna quelques détails plus techniques, souriant lorsqu'il vit Athenodora monter en vitesse pour aller calmer son mari. La routine. Ils partirent peu de temps après, et le chef du clan resta parfaitement insensible à la morosité de Marcus et à l'énervement de Caïus. Il se souciait plutôt de ce qu'il allait falloir dire aux médias, comment, de quelle façon, à quel moment, et s'adresser à qui. Il réfléchit tranquillement à tout cela durant le reste du voyage. C'était loin d'être la première fois, il avait l'habitude de parler aux médias pour régler différentes affaires. Camoufler des massacres, des guerres, des disparitions, etc, etc. Exercice plus ou moins délicat selon les circonstances et les personnes qu'il avait en face. Certains humains étaient très intuitifs, cependant, lorsqu'on s'y mettait bien, il était si facile de les berner et effacer leurs doutes.

Une fois arrivés à Paris, le ballet médiatique commença. Sa femme accrochée à son bras, il répondit par des sourires à l'accueil qu'on leur fit, aux officiels qui vinrent les voir et leur assurer que leurs enfants allaient bien, et ainsi de suite. Retrouver les jumeaux fut un moment particulièrement drôle, car il fallait jouer parfaitement le jeu, et Aro savait que Alec était encore bien loin d'être à l'aise dans ce genre de situation. Il eut un malin plaisir à le serrer dans ses bras devant tout le monde, d'autant plus qu'il était totalement coincé. Très amusant. Jane était déjà plus docile, même s'il sentait sa raideur sans aucune peine, ni sans avoir besoin de lire ses pensées. Sulpicia, elle, était très naturelle, ce qu'il admirait. Grâce des femmes qui se comportaient si bien en mères aimantes.

Ils s'installèrent à l'hôtel, alors que Caïus partait pour une virée d'une tout autre nature, mais aussi utile que le reste. Aro passait soigneusement en revue les esprits de tous ceux qu'il rencontrait, tout en jouant au père protecteur, qui retrouve sa fille disparue depuis deux ans. Il lui prenait la main, la câlinait, souriant et confiant. Une comédie humaine qui, à force de pratique et d'expérience, paraissait plus vraie que nature. Avec le temps, Aro avait appris l'art d'éloigner les soupçons et de détourner les gens de leurs doutes. Une aptitude acquise dans sa vie humaine et développée par des millénaires d'existence.

Le lendemain de leur arrivée, il fallut s'atteler à une tâche d'une autre nature. Rencontrer celle qui avait "sauvé" les jumeaux. Caïus était présentement en route pour aller la récupérer, alors qu'elle était dans un café avec une amie. Il attendit patiemment son arrivée, Sulpicia près de lui. Lorsqu'elle arriva, il s'approcha avec son épouse. Elle était frêle, la peau mate et les cheveux noires. Il ne fit pas attention à la fille qui traînait derrière elle. Seule cette Angela l'intéressait pour le moment. Elle sortira de cette pièce épurée de tout doute, ou n'en sortira pas, du moins, pas sur ses deux jambes.

Angela – B... Bonjour Monsieur.

Il lui offrit son sourire le plus doux, alors qu'il s'approchait avec Sulpicia à ses côtés. Petite chose si fragile. Donc... Vivra-t-elle ou non ? Quels instants étranges que ceux-ci. Une humaine naïve, inconsciente du monde dans lequel elle baignait, inconsciente du danger, ne pouvant savoir qu'en cet instant précis, toute sa vie dépendait d'une unique personne. Elle n'était plus maître de rien, et seul lui décidera si elle verra un autre lever de soleil. Si elle respirera toujours ce soir. Si elle vivra demain.

Angela – Je m'appelle Angela Weber. Très heureuse de vous rencontrer, Monsieur Volturi.

- De même, très chère. Je ne pourrais avoir de plus grand bonheur que de rencontrer la jeune femme qui nous a rendu nos enfants.

Il lui fit très galamment un baisement puis la garda dans la sienne, lui souriant doucement d'un air reconnaissant. Le contact lui permit aussitôt de plonger dans son esprit, détailler la moindre de ses pensées, explorer tous ses souvenirs. Il découvrit sa naissance, son enfance, son adolescence. Ses liens avec la jeune Bella. Ses doutes sur elle et les Cullen. Ce qu'elle avait vu et ressenti lors de la nuit de l'attaque. L'effet que lui avait déjà fait Caïus. Tout lui appartenait. Il tenait son être entre ses mains, sans même qu'elle s'en doute. Si facilement. Si aisément. Il serra un peu sa main, sachant que le contact physique rendait les humains encore plus manipulables.

- Comment vous expliquer ce que nous avons ressenti ? C'est un peu comme si nous avions recommencé à vivre, en retrouvant notre fille. Nous vous en serons éternellement reconnaissants. Ces deux dernières années ont été dures... Des personnes odieuses ont même voulu profiter de notre malheur pour salir notre nom.

Il la relâcha et recula d'un pas, glissant son bras autour de la taille de son épouse pour la rapprocher de lui. Il ne cessait de sourire aux deux filles, le regard brillant de reconnaissance. Il laissa passer un air de tristesse, parfaitement calculé, puis soupira.

- Mais bon, ce genre d'attaques sont hélas communes... Mieux vaut les oublier. N'est-ce pas, mademoiselle ?

Il s'adressait cette fois directement à Vanessa, la stagiaire de son ami juge.

- Ne pensez-vous pas également qu'il est cruel de s'en prendre à une famille si durement touchée par la perte d'un enfant ?
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MessageSujet: Re: La fillette de Bethel à Paris, comment ?   Sam 5 Avr 2014 - 18:13

A peine Vanessa eut-elle terminé sa phrase qu’un homme grand, blond – incroyablement beau mais c’est un détail – vint les rejoindre, Angela et elle. Et leur fit un baisemain. Non mais oh, pour qui se prenait-il, celui-là ?! En temps normal, l’Espagnole n’aurait rien dit, elle aurait d’ailleurs été plus qu’enchantée qu’un aussi bel homme l’accoste en soirée mais… Bon sang, elle était sobre ! Et elles discutaient ! Il était donc aveugle ? Mais pas de gaffe. Vanessa faillit le remballer, mais préférait attendre son explication.

M. Volturi – Mesdemoiselles. Je me nomme Caïus Volturi, pour vous servir.

Ca… Caïus Volturi ? Volturi ? La jeune femme fut tellement choquée qu’elle resta longuement sans rien dire, tentant de réprimer le frisson qui l’avait envahie à l’instant même où les lèvres du Volturi lui avaient frôlé la main. Il était si… Mais chut ! Qu’est-ce qui lui prenait ?! C’était Caïus Volturi ! Se reprenant, la jeune femme répondit en tâchant de faire croire qu’elle était parfaitement à l’aise – ce qui n’était pas le cas, il y avait les dossiers concernant les Volturi devant elles. Rangeant discrètement tout ce qui se trouvait sur la table, l’Espagnole répondit :

Vanessa – Vol... Heu... Bonjour. Enchantée, je m'appelle Vanessa Olivarez.

Elle était horriblement gênée. Se faire prendre comme ça, face à un membre de la famille… C’était carrément gênant. Pour qui elle allait passer, à présent ? Il allait sans doute la lyncher. Tout comme son maître de stage qui n’allait pas la louper. Vanessa sentit une boule se former à l’intérieur de son estomac, sentant qu’elle était très mal. Cette impression fut confirmée lorsque Caïus l’empêcha de ranger les dossiers en posant sa main sur la sienne. Une main si douce, un geste si délicat, si… Concentre-toiiii ! C’est le moment de rattraper une bourde, pas de tomber sous le charme d’un parfait inconnu ! Un très bel inconnu, un inconnu qui sentait très bon, un… Chut ! Vanessa eut un rire nerveux lorsqu’il s’installa à côté d’Angela et elle, mais ne put rien dire d’autre.

M. Volturi – Allons, allons, laissez cela. Inutile de cacher le visage de ma nièce alors qu'elle vient d'être retrouvée.

Vanessa – Désolée. C'est que... Désolée, nous ne voulions pas remuer le couteau dans la plaie. Si nous vous avons offensé...

Cette réponse était débile. C’était du grand n’importe quoi. Mieux encore, pour s’enfoncer ? Vanessa fondit littéralement lorsque Caïus lui prit la main en lui faisant un sourire. Ce sourire… Une telle beauté ne pouvait pas exister, une telle douceur était incroyable, une telle voix, une… Pchut, reprends-toi ! Jusqu’ici, elle avait bêtement regardé sa main, d’abord frappée par le froid de celles qui tenaient la sienne. Froides et dures, mais leur contact restait étrangement agréable. Et cette douceur…

M. Volturi – Pourrais-je être offensé alors que vous aussi avez cherché ma nièce ? Cependant, une chose me trouble. Je vous ai entendu dire que nous avions dû faire "le mal" pour arriver à notre position. Pourquoi penser cela ? Qu'on nous ait arraché une de nos enfants n'est pas assez dur, il faut que nous subissions des accusations ?

Il… Il avait tout entendu ? Les joues de Vanessa s’empourprèrent lorsqu’elle entendit cela, relevant la tête après un moment. Elle avait du mal à se concentrer et à rassembler ses pensées, à trouver ce qu’elle pouvait répondre pour se justifier. L’Espagnole était complètement perdue, désarçonnée. Le parfum et le contact de l’homme assis à côté d’elles ne l’aidant pas. Pourtant, elle ne retira pas sa main, une force invisible l’en empêchait. Ce contact était si agréable… Et lui-même était si beau. Avoir sa main dans les mains d’un bellâtre comme Caïus n’arrivait pas tous les jours, Vanessa avait une excuse. Réalisant ses pensées, la jeune femme rougit davantage et répondit, se reprenant :

Vanessa – Vous... Je suis désolée, je ne voulais pas vous blesser. Je trouvais juste étrange qu'une famille aussi puissante n'ait aucun ennemi... Ce n'est pas contre vous, on m'a juste appris à ne pas m'arrêter aux apparences. Et j'ai un maître de stage très... exigeant, je n'ai pas envie de le décevoir.

M. Volturi – La réussite entraîne si souvent la haine. Mais j'avoue qu'il est blessant de constater que même des gens si éloignés de l'Italie aient une si mauvaise opinion de nous. Pour qui nous prenez-vous ? Pour des monstres sans cœur ? Pensez-vous que nous n'avons pas pleuré la disparition de Jane ?

Il avait d’abord souri, finissant de l’achever par la même occasion, et soupiré en lâchant sa main que Vanessa ne reprit pas tout de suite, comme déçue. Cependant, le désespoir que l’homme avait montré provoqua une vague de culpabilité chez la jeune femme. Elle avait honte d’avoir soupçonné les Volturi… C’est vrai, après tout, ils n’avaient rien fait. Peut-être n’était-ce que les circonstances qui avaient poussé ces gens à leur enlever leur fille. Elle s’en voulait affreusement et répondit presqu’immédiatement – du moins, dès qu’elle eut récupéré ses facultés et ramené sa main auprès d’elle, n’osant pas la toucher tout de suite.

Vanessa – Je n'ai pas dit ça ! Ce ne sont que des constatations... J'ai vu tant de choses, je ne peux pas nier que toutes les puissances ont des ennemis. Si vous avez agi correctement, je m'excuse d'avoir pensé cela. Je ne vous prends pas pour des monstres, loin de là, on entend des éloges de votre famille dans tout Volterra.

M. Volturi – Ce n'est pas très grave, Miss Olivarez, excusez mon emportement. Je ne suis guère venu à vous pour des reproches, mais pour vous inviter. Mon frère, Miss Weber, souhaite ardemment rencontrer et remercier celle qui a retrouvé sa fille. Vous êtes également la bienvenue, Miss Olivarez.

Aller… Venir avec eux ? Vanessa avait bien autre chose à faire, mais elle était incapable de dire non. Tout, chez cet homme, était parfait. La formulation de cette requête était telle que la jeune espagnole ne put qu’accepter de les accompagner, comme hypnotisée. Elle ne comprenait pas ses réactions, tout lui échappait. Caïus Volturi avait un tel effet sur elle que c’en était incroyable. Jamais, ô grand jamais, Vanessa n’avait réagi comme cela. Même lors de ses soirées trop arrosées, c’est pour dire !

M. Volturi – Accepterez-vous de rencontrer notre Famille ?

Cette fois, il s’adressait à Angela qui n’avait pas décroché un mot depuis l’arrivée de Caïus. Cette dernière avait sursauté, comme réveillée par la phrase du Volturi, ce qui laissait croire qu’elle était exactement dans le même état que Vanessa. Elles devaient avoir l’air stupide… Incapables de réfléchir, de répondre de manière cohérente, alors que Caïus y parvenait sans aucune difficulté apparente. Pourquoi étaient-elles dans cet état ?! C’était à ne plus rien comprendre…

Vanessa suivit donc sagement Caïus et Angela et ils grimpèrent dans une luxueuse voiture noire qui la mit légèrement mal à l’aise, vu son accoutrement. Elle ne dit pas un mot durant tout le trajet, se contentant de regarder Angela pour se « reposer ». Elle, au moins, ne lui faisait pas le même effet que Caïus et c’était reposant. Quand Vanessa la regardait, elle conservait toutes ses capacités et parvenait à réfléchir, à avoir un raisonnement cohérent. Enfin, plus ou moins… La jeune femme « sentait » Caïus même sans le regarder. Néanmoins, elle se maîtrisait mieux sans un contact avec cet homme si particulier. Parce que oui, il n’y avait pas d’autres explications… C’était impossible autrement. Elle comprenait, maintenant, pourquoi personne ne le critiquait.

Ils arrivèrent devant un hôtel luxueux, de ceux qu’on ne voit que dans les films parce qu’en voir un en vrai tient du rêve. Vanessa avait déjà rêvé qu’elle se retrouvait dans un tel hôtel, mais cela s’était mal terminé et avait viré en cauchemar. Un homme dont le visage était dissimulé sous un masque lui courait après, une hache à la main. Ses parents lui avaient souvent dit qu’elle regardait trop de films, mais bref. Vous comprenez donc la réticence de Vanessa à suivre Caïus et Angela lorsqu’ils entrèrent dans l’hôtel, maintenant ? Cependant, dire qu’on a peur parce qu’un homme masqué nous a poursuivi dans un cauchemar, dans un hôtel semblable à celui-ci…

Vanessa se fit violence et entra, suivant Caïus et Angela. Ils passèrent dans un hall avec des hôtesses d’accueil et toutes les personnes nécessaires dans un hôtel si luxueux. Il les fit alors monter jusqu’à une suite hors de prix où attendait un autre homme, les cheveux noirs et longs, incroyablement beau lui aussi. Aro Volturi, le père de Jane et le frère de Caïus. C’était de famille, une beauté pareille ? L’Espagnole ne put s’empêcher de le dévisager, lui et une femme qui était à côté de lui – d’une beauté hors du commun, naturellement – : sa femme, Sulpicia Volturi. Elle ressentait presque de la jalousie en la voyant ainsi au bras d’Aro, l’enviant honteusement. Mais ce n’était pas étonnant, ils étaient tous beaux, il était donc normal qu’il soit avec une femme si belle et à l’apparence si douce…

Angela – B... Bonjour Monsieur.

Aro s’approcha d’elles avec sa femme, souriant, tandis que Vanessa resta à l’écart, silencieuse, se faisant aussi petite que possible. Elle se força à ne pas regarder Aro et Sulpicia, sachant qu’elle risquait de le dévisager. Et, face à la femme d’un homme, baver comme une idiote n’était peut-être pas l’idéal…

Angela – Je m'appelle Angela Weber. Très heureuse de vous rencontrer, Monsieur Volturi.

M. Volturi – De même, très chère. Je ne pourrais avoir de plus grand bonheur que de rencontrer la jeune femme qui nous a rendu nos enfants.

Vanessa le vit faire un baisemain à Angela et compatissait franchement, sachant ce qu’elle devait ressentir en cet instant précis. Elle l’enviait en même temps, mais la perspective de se retrouver comme droguée s’il la touchait… Non merci, très peu pour elle, la jeune femme avait assez donné pour des années. Aro avait toujours la main d’Angela dans la sienne, pour l’instant, Vanessa ne pouvant s’empêcher de jeter un coup d’œil pour ne pas paraître impolie à force de regarder le sol. Elle tâchait de rester de marbre, mais… Face à des personnes si belles, autant dire que c’était impossible.

M. Volturi – Comment vous expliquer ce que nous avons ressenti ? C'est un peu comme si nous avions recommencé à vivre, en retrouvant notre fille. Nous vous en serons éternellement reconnaissants. Ces deux dernières années ont été dures... Des personnes odieuses ont même voulu profiter de notre malheur pour salir notre nom.

Aro lâcha Angela et se rapprochant de sa femme, glissant un bras autour d’elle, la rapprochant de lui. Ils allaient si bien ensemble… C’en était déroutant, et injuste. Ressentait-elle la même chose qu’elles lorsque son mari la touchait ? Était-elle aussi perdue que Vanessa et Angela lorsque son mari se trouvait à proximité ? Pour elle, la phrase « Ma drogue, c’est toi » devait parfaitement convenir. Aro soupira, laissant entrevoir de la tristesse qui déchira le cœur de la jeune espagnole. Elle s’en voulait de plus en plus, avait honte de les avoir ainsi accusés… Ils avaient assez souffert comme cela.

M. Volturi – Mais bon, ce genre d'attaques sont hélas communes... Mieux vaut les oublier. N'est-ce pas, mademoiselle ?

Vanessa sursauta, tout comme Angela quelques minutes auparavant lorsque Caïus s’était adressé à elle. Elle ne répondit pas de suite, ne sachant ce qu’elle pouvait bien répondre à cette question, perdant une nouvelle fois toutes ses capacités. Le regard d’Aro ainsi posé sur elle suffisait à la dérouter, alors… Non, mieux vaut qu’il ne la touche pas s’il était comme son frère. Rapprochant ses mains d’elle-même aussi discrètement que possible, Vanessa resta muette, ne comprenant pas tout de suite la question que lui avait posée Aro.

M. Volturi – Ne pensez-vous pas également qu'il est cruel de s'en prendre à une famille si durement touchée par la perte d'un enfant ?

Vanessa – Je… Si… Nous…

Vanessa se tut, consciente qu’elle avait l’air complètement arriérée à parler de la sorte. Elle tenta de se reprendre et fit un aller-retour d’Aro à Angela, s’attardant volontairement sur cette dernière. Il lui fallait de l’air, un appui pour pouvoir répondre. Cet effet produit par les Volturi était incompréhensible… Se raclant la gorge, l’Espagnole reprit :

Vanessa – Comme je l’ai dit à votre frère, nous ne voulions pas vous offenser… C’était… Nous n’avons pas de doute sur ce que vous faites et avons beaucoup de respect pour vous. Nous ne comprenions seulement pas certaines choses et je… Nous…

Vanessa tourna la tête vers Angela, ne trouvant plus les mots, l’appelant à l’aide du regard pour qu’elle termine l’explication. Elle avait tout dit à Caïus, chacune son tour !
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MessageSujet: Re: La fillette de Bethel à Paris, comment ?   Dim 20 Avr 2014 - 12:45

- De même, très chère. Je ne pourrais avoir de plus grand bonheur que de rencontrer la jeune femme qui nous a rendu nos enfants.

Il lui fit un baisemain et Angela se sentit instantanément fondre. Elle rougit alors qu'il lui souriait, soufflée. Comment pouvait-on être si beau ? Si délicat, si courtois, si... Elle en perdait pied et tous ses moyens, déstabilisée. Et avait de plus en plus honte d'avoir douté de leur famille. Elle eut un sourire maladroit pour répondre au sien, sans oser récupérer sa main. Elle n'avait jamais rencontré des êtres comme eux, si raffinés, c'était impensable. Même les Cullen ne lui avait jamais fait cet effet... Oui, ils étaient tous incroyablement beaux, mais aucun n'avait cette élégance extraordinaire, cet effet, cet... Elle ne saurait qualifier tout cela. Dans quoi s'était-elle embarquée ? Tout lui échappait. Il serra un peu plus sa main et elle fut prise d'un long frisson. Il avait la peau très froide, comme s'il venait de les plonger dans de la glace.

- Comment vous expliquer ce que nous avons ressenti ? C'est un peu comme si nous avions recommencé à vivre, en retrouvant notre fille. Nous vous en serons éternellement reconnaissants. Ces deux dernières années ont été dures... Des personnes odieuses ont même voulu profiter de notre malheur pour salir notre nom.

Angela devint encore plus cramoisie, pour le coup, et baissa la tête. Il la relâcha, se rapprochant de sa femme. Elle s'en voulait encore plus et ne le cachait mal, gênée. Elle qui n'avait pourtant pas l'habitude de porter de tels jugements, aussi hâtifs, sur les gens... Elle fixa ses chaussures, préférant se concentrer dessus plutôt que sur les Volturi. Le malaise commençait à la gagner de nouveau. Ce monde ne lui appartenait pas, elle pouvait le ressentir. Elle n'était pas à sa place ici, comme un chaton perdu au milieu d'une fosse aux lions. Pas à sa place, et en même temps, elle avait l'impression qu'elle devait être ici, aujourd'hui, en cette heure. Que sa présence ici pour le moment était justifiée par une raison qui la dépassait.

Elle écouta à peine ce qu'il dit à Vanessa, la peur reprenant le dessus. Que faisait-elle ici ? Pourquoi avait-elle de telles impressions ? Était-elle droguée ? Elle se sentait conduite de force par le destin, ligotée et entravée. "Marche ou crève". Il n'y avait pourtant aucune raison d'être effrayée. Les Volturi ne faisait que la remercier, rien de plus. Ils ne la menaçaient pas le moins du monde ! Elle se faisait des films, voilà tout. Oui, c'était ça. Elle était tant sous pression depuis l'attaque qu'elle s'imaginait n'importe quoi.

Elle s'appliqua à respirer lentement et calmement, à présent aussi pâle qu'un linge. Elle se sentait totalement risible et ridicule. Franchement, de quoi pourrait-elle avoir peu ici ? D'un regard ? D'une parole ? Elle ne reverra sans doute jamais les Volturi, de sa vie entière. Ils étaient là, à la remercier, et Angela paniquait comme une idiote en se croyant en danger. Bon sang, il faudrait qu'elle se fasse soigner, elle avait clairement un problème. Elle se redressa, tâchant de paraître tout à fait normale et polie. Dieu qu'ils étaient beaux... Hiiiii, stop, elle perdait la tête !

– Comme je l’ai dit à votre frère, nous ne voulions pas vous offenser… C’était… Nous n’avons pas de doute sur ce que vous faites et avons beaucoup de respect pour vous. Nous ne comprenions seulement pas certaines choses et je… Nous…

Vanessa finit par s'interrompre en lui jetant un coup d'œil. Angela ne réagit pas tout de suite, bien trop occupée à se remettre les idées en place en traduisant mentalement l'hymne national à l'envers et en latin, histoire de se re-concentrer. Puis elle prit conscience qu'il faudrait peut-être qu'elle parle elle aussi.

– Désolée d'avoir porté ces accusations, nous... Nous n'avons pas réfléchi.

De toute façon, Angela avait déjà perdu toute capacité à réfléchir correctement depuis qu'elle avait croisé le regard de Caïus, puis celui de Aro. Elle se sentait de plus en plus stupide, et eut tout à coup une violente envie de retourner à Forks, se réfugier chez elle avec ses parents et ses petits frères, et ne plus penser à rien. Elle tâcha de ne rien en laisser paraître, restant naturelle, bien que son cœur battait très vite.

– On ne va pas vous... Vous déranger... Plus longtemps. Ravie de vous avoir rencontré.
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MessageSujet: Re: La fillette de Bethel à Paris, comment ?   Lun 21 Avr 2014 - 11:55

Vanessa – Je… Si… Nous…

Décidément, c'était on ne peut plus facile. Voire même ennuyeux... Aro se doutait que son frère Caïus était déjà exaspéré, et plus que prêt à s'occuper lui-même de ces deux filles. Son plus grand plaisir était de torturer lentement ses victimes, de la façon la plus imaginative possible, de façon à les faire crier, gémir, hurler, beugler, pleurer... C'était son sport favori, depuis toujours. Intérieurement, Aro était impressionné par le fait qu'il trouve toujours de nouvelles idées pour tout cela, et surtout, qu'il ne s'en lasse jamais. Lui-même s'en ennuierait très vite, ne serait-ce qu'à cause de la répétition. Et puis, les humains étaient si fragiles, ils ne pouvaient pas tenir très longtemps. Où était l'intérêt ? Mieux valait les laisser dans leur coin sans s'en occuper, sauf en cas de besoin.

Vanessa – Comme je l’ai dit à votre frère, nous ne voulions pas vous offenser… C’était… Nous n’avons pas de doute sur ce que vous faites et avons beaucoup de respect pour vous. Nous ne comprenions seulement pas certaines choses et je… Nous…

Bon, trêve de plaisanteries. Allaient-ils les tuer ? Maintenant ? Dans quelques jours ? Ou non ? Pour Angela, ce qui était certain, c'est qu'elle allait être placée sous haute surveillance. Décidément, les Cullen avaient beau vouloir vivre près des humains, cela ne servait à rien s'ils étaient incapables de cacher qu'ils étaient différents. Après la petite Bella, cette fille était la goutte de trop. Aro comptait bien en toucher deux mots à Carlisle, et se promit de surveiller plus étroitement que ça cette famille, histoire de vérifier ce qu'ils faisaient actuellement, et comment on les voyait, en Ecosse.

Car il n'était pas question que le mode de vie qu'ils ont choisi ne les pousse à trahir le secret. Ils étaient déjà trop nombreux pour vivre ainsi avec les humains, ils ne pouvaient q'attirer l'attention. Avec ça, ils mettaient sur la piste, poussaient à se poser des questions, et cela, Aro ne pouvait le tolérer. Lorsqu'on n'était pas capable de se cacher correctement, on évitait la population, point barre. Carlisle le savait, pourtant. Et il avait plutôt intérêt à prendre les mesures qui s'imposent pour cacher mieux que ça sa famille. Aro ne lui demandait pas de détruire une partie de son clan. Mais s'ils voulaient continuer ainsi, qu'ils ne vivent au moins plus sous le même toit, tous. Dans des villes voisines si ça leur chante, mais plus sous le même toit.

Angela – Désolée d'avoir porté ces accusations, nous... Nous n'avons pas réfléchi.

Oh si, au contraire... Il avait plongé dans son esprit, et le tare de cette fille était justement de trop réfléchir. Pour l'autre jeune idiote, il ne s'en souciait pas. Elle n'avait jamais approché d'autres vampires de près et n'était préoccupée que par son ridicule petit stage. Aucun intérêt. Mais Angela le préoccupait. Elle mettait en lumière un problème d'une nature assez grave pour qu'il s'en soucie. Il réfléchissait à tout cela sans se départir de son sourire pour les deux filles.

Angela – On ne va pas vous... Vous déranger... Plus longtemps. Ravie de vous avoir rencontré.

Il hocha la tête et lui serra à nouveau la main.

– De même, très chère. Je ne regrette pas de vous avoir vu, même si nous avons dû empiéter quelque peu sur votre temps.

Il la relâcha et salua Vanessa. Elle, autant laisser Victor s'en occuper. Angela, il allait lui coller des surveillants sur le dos. Quand aux Cullen... Une petite enquête sur eux s'imposait, dorénavant. Il raccompagna les deux humaines pour leur dire en revoir, tout en réfléchissant. D'abord, vérifier ce qu'ils faisaient actuellement. Puis se renseigner sur ce qu'on pensait d'eux dans le village où ils vivaient, en Ecosse. Enfin, si le problème s'avérait sérieux, en "discuter" avec Carlisle. Aro savait déjà comment le faire venir seul en Italie. Et il fallait régler cette histoire.
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La fillette de Bethel à Paris, comment ?
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