Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Expériences dans le laboratoire D'Agenore

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Elena Gilbert
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MessageSujet: Expériences dans le laboratoire D'Agenore   Dim 30 Mar 2014 - 21:13

Mi-octobre, le temps avait passé assez vite, comme l'avait dit Aro j'étais libre, mais je devais les aider. Justement, je me dirigeais à Naples, on m'avait dit d'aller dans un laboratoire pour faire des expériences, du moins, c'est ce que je pensais. Celui avec qui j'allais travailler était un ami d'Aro.

Une fois arrivée à Naples, je cherchais le laboratoire, je mis du temps à le trouver vu que Milan était une grande ville et que je ne connaissais pas.

Une fois que je l'eu trouvé, j'étais impressionnée, le laboratoire était grand, même très grand puisque la grandeur faisait comme une ou deux usines.

Je garais ma voiture et sortis, je ne savais pas où aller, mais je vis un écriteau où il y avait d'écrit « entrée ».

Je suivis donc cet écriteau, sur mon épaule, il y avait mon sac à main et dans ma main, je tenais un sac où j'avais mis tout mon matériel d'infirmière.

Infirmière, un métier que je n'exercerais plus vraiment ! J'ai dû aller à l'hôpital donner ma démission, ils ne m'ont pas comprise, mais je leur ai dit qu'il le fallait à cause de ma santé mentale, ce qui était faux bien évidemment, mais je n'avais pas le choix.

J'étais triste quand même, mais en même temps, si je voulais rester libre, il fallait que j'obéisse au chef des vampires.

Pendant que mes pensées étaient ailleurs, je suis arrivée devant la porte de l'entrée du labo, je l'ouvris, mais aucun bruit, j'avais l'impression qu'il n'y avait personne :

- Il y a quelqu'un ?


J'avançais doucement, en même temps, je regardais l'intérieur, c'était vraiment très grand, il ne fallait pas que je me perdre, ce serait malin !

Au bout d'un moment, je vis une salle où il y avait un homme qui devait sûrement faire des expériences. Je frappais puis entrais :

- Bon... bonjour Monsieur, je suis Elena Gilbert, je suis infirmière.

Il me regarda d'un drôle d'air :

Scientifique - Oh ! Bonjour, je vous attendais !

Il avait l'air un peu bizarre, je voulais lui demander comment il s'appelait, mais je vis une feuille où il y avait son nom : Agenore Mattias Pablo. Bizarre comme prénom et nom de famille, mais en y réfléchissant, ça lui allait bien.

Je posais mes affaires, j'étais assez gênée, il me dit :

Scientifique - Vous aussi vous êtes un vampire ?

Je sursautais par cette question, je pensais qu'il savait pour ma situation. Je lui dis simplement que je n'en étais pas un, il me dit :

Scientifique - Comme moi !

Je sursautais encore une fois, mais pourquoi il est ami avec Aro alors ? Pourquoi il fait des recherches sur les EDL ? Je trouvais ceci vraiment bizarre. Je pensais encore une fois dans quoi je m'étais embarquée !

Je ne savais pas quoi lui dire, mais je me mis à côté de lui, attendant des instructions.
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MessageSujet: Re: Expériences dans le laboratoire D'Agenore   Jeu 3 Avr 2014 - 16:43

Carlisle mit son sac dans sa voiture, puis retourna à l'intérieur pour dire au revoir à sa famille et serrer longuement sa femme dans ses bras. Il avait eu du mal à préparer ses affaires, retourner à Naples étant bien la dernière chose qu'il voulait, mais il fallait bien se rendre à l'évidence. La guerre touchait désormais le monde entier, l'Ecosse n'était plus non plus un endroit sûr, les attaques s'intensifiaient. Ce qui était arrivé à Nessie et Marylou, une semaine plus tôt, les avait profondément bouleversés. C'est pourquoi il devait repartir. Tout cela ne pouvait plus durer, il était temps de passer à des armes plus offensives et efficaces que les combat au corps à corps. Les Volturi avaient déjà bien épuré le camps ennemi, mais ce n'était pas encore suffisant. Les Enfants de la Lune pouvaient se reproduire bien plus vite que les vampires, que ce soit en procréant naturellement ou en mordant leurs victimes.

Il finit par monter dans sa voiture, détestant ce qu'il devait faire. Il avait fui Naples, et devait y retourner aujourd'hui. Il soupira longuement, fit signe à sa famille, puis démarra. En traversant le village, on avait l'impression de traverser une zone de guerre. Réparer les dégâts, soigner ceux qui avaient été blessés, et surtout traumatisés. Carlisle fronça les sourcils en voyant certaines personnes êtres conduites à l'hôpital de Glasgow après avoir été mordues... Il détourna le regard, sachant qu'elles étaient d'ores et déjà condamnés. En route, il reçut un appel d'Aro qui lui confirma le vol qu'il devait prendre pour partir en Italie. Comment pouvait-il s'inquiéter de ce genre de détails dans une situation pareille ? Carlisle était peut-être paranoïaque, mais il avait l'impression que le chef des Volturi avait tendance à le surveiller de près, comme s'il allait lui arriver quelque chose.

Le voyage jusqu'en Italie se passa sans encombre. Il n'avait pas l'habitude de voyager seul, et se sentit un peu abandonné en sortant de l'aéroport, à Rome. Il se laissa aller un moment, observant l'agitation des rues, les monuments qu'il croisait, la conduite affreuse des Italiens qui manquaient de tuer une vingtaine de piétons par jour. Un jour, il avait tenté d'imaginer à quoi ressemblait l'Italie à l'époque où Aro et ses frères avaient véritablement commencés à étendre leur emprise. Aucun vampire au monde ne pouvait penser à l'Italie, ou même à l'Europe, sans y associer les Volturi. Il soupira et loua une voiture, devant se remettre en route pour Naples. L'idée de retrouver Agenore lui plomba un peu plus le moral... Ce n'était pas un sale type, mais il était si cinglé qu'il en devenait fatiguant.

Une fois arrivé à Naples, il s'arrêta au portail, déclinant son identité au garde. Il semblait s'ennuyer à mourir, et répéta son nom en butant sur chaque lettre, l'air endormi et grognon. Carlisle se retint de sourire. Les humains se laissaient parfois emporter si bien par leurs émotions que cela en devenait amusant.

- Carlisle Cullen, répéta-t-il patiemment. On dû vous avertir de mon arrivée.

Garde - Heu, ouais, oui... 'ttendez, je vous ouvre.

Le laboratoire était resté tel que dans ses souvenirs. Carlisle mit cinq bonnes minutes, après s'être garé, à se décider à y entrer. S'il n'avait pas eu la volonté d'aider à mettre fin à cette guerre, que plus jamais de telles horreurs ne touchent sa famille, il serait rentré tout de site en Ecosse. Il soupira longuement puis se décida, déposant ses affaires dans le bureau qui lui avait été alloué, enfilant une blouse blanche. Le laboratoire était bien plus agité que d'habitude, il entendait les bruits de plusieurs dizaines d'humains, tous affairés. Il retourna dans le couloir, rejoignant le laboratoire d'expériences préférée de son cher collègue. Il s'y trouvait, en compagnie d'une jeune humaine que Carlisle avait déjà vu lors de la fameuse réunion, à Volterra.

- Bonjour, lança-t-il d'une voix claire en le regrettant à chaque pas.

Agenore - Papi yeux jaunes ! Vous êtes revenu !

Et "papi yeux jaunes" parvint à ne pas faire demi-tour aussi sec que par un suprême effort de volonté. Il se força à lui sourire en lui serrant les mains, se répétant en boucle qu'il agissait pour le bien de sa famille, mais c'était dur à avaler. Il salua ensuite Elena. Elle avait l'air d'aller bien, mais il se doutait que la situation était très délicate à encaisser. Jeune, humaine, jetée dans un monde qu'elle découvrait et qui était enflammé par une guerre immense. Il lui fit un sourire compatissant, tendant à Agenore les dossiers sur lesquels il avait travaillé en Ecosse.

- J'imagine que tu as su, pour l'attaque à Beith ?

Agenore - Ouais, marmonna-t-il en se penchant à nouveau sur son travail. Aro nous en a touché deux mots ! Il y a plus de sécurité nulle part, tous les humains savent pour les loups. Les Volturi doivent avoir un sacré boulot à faire !

- Et je préfère le leur laisser, murmura Carlisle en retenant un frisson.

Il échangea quelques données puis se tourna vers Elena. Il n'avait vraiment pas le cœur de la laisser en pâture à Agenore alors qu'elle venait à peine d'intégrer le Réseau et qu'elle ignorait quasiment tout du monde dans lequel on l'avait jeté. D'ordinaire, Aro recrutait ses humains avec beaucoup de tact et de douceur, cependant, en temps de guerre, il n'avait plus de temps à perdre avec la douceur. "Marche ou crève", pour reprendre une expression particulièrement horrible.

- Venez avec moi, s'il vous plaît, mademoiselle Gilbert, lui dit-il d'un ton doux.

Il l'entraîna plus loin dans le laboratoire, laissant le scientifique à sa folie fiévreuse. Autant épargner un peu la jeune humaine ou ses nerfs allaient craquer avant l'heure. Il lui fit signe de s'installer à une paillasse, sortant ses affaires et consultant rapidement certains documents. La demande de Aro était précise, mais compliquée à mettre en œuvre. Il s'assit à son tour, détestant déjà ce qu'il allait devoir faire.

- Je m'appelle Carlisle Cullen, je suis médecin. ravi de vous rencontrer. Et ne vous en faites pas, malgré ma condition, je ne tue pas d'humains, vous n'avez rien à craindre à travailler avec moi.

Autant la rassurer tout de suite, étant donné que tous ses repères avaient déjà dû voler en éclat.

- Tenez, vous pouvez déjà commencer par analyser ces échantillons sanguins, et les tissus, ainsi que cet échantillon de moelle osseuse. Il faut en dégager les caractéristiques génétiques principales.

Il lui tendit le "matériel", espérant l'avoir au moins un peu rassurée.
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Elena Gilbert
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MessageSujet: Re: Expériences dans le laboratoire D'Agenore   Ven 4 Avr 2014 - 15:00

J'attendais, tout à coup, je vis l'homme que j'avais vu en réunion à Volterra :

- Bonjour, lança-t-il d'une voix claire.

Évidemment, Agenore ne put s'empêcher de dire :

Agenore - Papi yeux jaunes ! Vous êtes revenu !

Je sursautais, c'est vrai, j'avais remarqué que cet homme, enfin, plutôt ce vampire avait les yeux jaunes et non rouge ! Il sourit à Agenore tout en lui serrant la main puis il me salua. Il continua de parler au scientifique :

- J'imagine que tu as su, pour l'attaque à Beith ?

Agenore - Ouais, marmonna-t-il en se penchant à nouveau sur son travail. Aro nous en a touché deux mots ! Il y a plus de sécurité nulle part, tous les humains savent pour les loups. Les Volturi doivent avoir un sacré boulot à faire !

- Et je préfère le leur laisser.

Quoi ? Les humains, enfin les autres comme moi, savent qu'il y a des loups ! Oh la la, Aro ne doit pas être trop content, je me fis petite et les laisser parler.

Au bout d'un moment, le vampire aux yeux jaune se tourna vers moi, je tressaillis et il me dit d'un ton assez doux :

- Venez avec moi, s'il vous plaît, mademoiselle Gilbert.

Je soupirai, il avait l'air assez gentils, il me parlait gentiment donc j'espérais qu'il soit un vampire gentil. Il m'entraîna un peu plus loin dans le laboratoire, il me fit signe de m'asseoir à l'une des paillasse, ce que je fis. J'évitais de le regarder, a vrais dire, j'étais quand même gênée de travailler avec un vampire, je l'avais déjà fait avec Jade et son équipe, mais à ce moment-là, j'avais peur ! Là, j'étais plutôt gênée et pas à l'aise qu'autre chose.

Le vampire aux yeux jaunes, sortis ses affaires et regarda quelques documents puis il s'assit lui aussi. Il me parla :

- Je m'appelle Carlisle Cullen, je suis médecin. Ravi de vous rencontrer. Et ne vous en faites pas, malgré ma condition, je ne tue pas d'humains, vous n'avez rien à craindre à travailler avec moi.

Un vampire médecin ! Etrange, mais au son de sa voix, je compris qu'il disait vrai, il ne me ferait aucun mal, je me détendis un peu, malgré que je restais quand même sur mes gardes. Je fus rassurée quand il me dit qu'il ne mangeait pas d'humain, Je me rappelle que Jade m'avais dit que certains vampire préférait le sang animal, alors voilà ce que « manger » le docteur Cullen. Il reprit :

- Tenez, vous pouvez déjà commencer par analyser ces échantillons sanguins, et les tissus, ainsi que cet échantillon de moelle osseuse. Il faut en dégager les caractéristiques génétiques principales.

Il me tendit le matériel. Travailler avec un vampire, qui était médecin, me faisait vraiment bizarre. Je lui dis d'un ton calme :

- Merci Docteur Cullen.

Je ne voulais pas lui montrer que j'étais un peu stressé. Mais je savais qu'il le remarquerait un moment ou un autre.

Je commençais par les échantillons sanguins, au moins j'en serais plus sur les Enfants de la Lune. D'un côté, j'apprends plein de choses, surréaliste, mais en même temps, ceci faisait peur quand même.

Je n'osais pas lancer la conversation, j'avais peur de ce qui allait ce passé, mais je savais qu'il ne me ferait pas de mal. Malgré tout, ma curiosité était plus forte :

- Comment avez-vous fait pour être médecin ? ça doit être dur d'exercer sachant que vous êtes un vampire.

Mon dernier mot fut dit en chuchotement, j'espérais qu'il ne prendrait pas ma question comme déplacée.
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MessageSujet: Re: Expériences dans le laboratoire D'Agenore   Sam 5 Avr 2014 - 12:27

Sa voix tremblait toujours lorsqu'elle le remercia. Bon, pour le côté rassurant des choses, c'était raté. Il aura essayé... Mais il ne réussira sans doute pas à détendre complètement une jeune humaine dans ce genre de circonstances, il ne fallait pas trop en demander. Certains humains avaient plus de chances que d'autres, lorsqu'ils se retrouvaient confrontés pour la première fois au monde des vampires. Rien que Bella, par exemple. Sans vantardise, Carlisle estimait tout de même qu'il valait mieux pour elle qu'elle soit tombée sur son fils plutôt que sur un vampire du genre de James. Au moins, Edward essayait de jouer avec les règles des humains, et il ne lui aurait jamais fait de mal, quoi qu'il arrive. En ça, elle avait eu beaucoup de chances, car son adaptation à leur monde avait été douce et progressive. Elle avait pu avoir le temps dont elle avait besoin, et n'avait pas été traînée dans un coin de rue sombre pour y être mordue, sans même comprendre ce qui lui arrivait.

Elena, en revanche, avait eu droit à tout autre chose... Il y avait des manières plus tendres d'aborder leur monde que de se faire attaquer par un Enfant de la Lune en furie puis jeter dans les bras du clan de vampire le plus puissant au monde, selon lui. Un clan où sa vie ne comptait guère, et où la moindre erreur lui sera fatale. Il espérait qu'elle ait déjà pris conscience de cela. Qu'elle n'avait pas le droit d'échouer. Qu'elle n'avait pas le droit au moindre faux pas, ou la mort l'attendra. Il se demandait quel destin Aro lui réservait... La plupart des humains du Réseau, au fur et à mesure des années, vivaient de plus en plus librement, tant qu'ils prouvaient leur valeur et si Aro avait "confiance" en eux. Ils vivaient leur vie, fidèles au clan, et mourraient de leur belle mort à un âge très respectable, emportant le secret dans leur tombe. D'autres avaient une fin plus rapide que prévu. Ceux qui étaient jugés comme incapables ou inutiles, non fiables ou dangereux. Enfin, certains étaient transformés.

Tout dépendait de Elena, en fin de compte. Qu'elle soit une incapable et elle mourra. Qu'elle fasse ce qu'on lui demandait correctement et elle vivra longtemps. Qu'elle fasse un peu trop de zèle ou que Aro lui trouve un intérêt particulier, et il la fera mordre. Beaucoup de membres du Réseau espéraient rester à jamais dans la seconde catégorie, cela va sans dire. Il retint un sourire amer en abattant le travail, notant et classant les informations les plus intéressantes pour son travail.

Elena - Comment avez-vous fait pour être médecin ? Ça doit être dur d'exercer sachant que vous êtes un vampire.

Carlisle sourit franchement cette fois. LA question que tout le monde se posait un jour, le connaissant. La question qu'on venait toujours lui poser dès lors qu'on savait qu'il était à la fois vampire et médecin. Le truc que peu de personnes dans son entourage comprenait. Comment avait-il fait ... ? Cela remontait à si loin, maintenant. Il releva ses yeux dorés, sur Elena, tout en continuant à classer les documents dont il avait besoin, crayon en main.

- Ce n'est plus aussi dur aujourd'hui, lui répondit-il posément et en lui souriant.Grâce aux années de pratique, je ne sens presque plus l'odeur du sang lorsque j'exerce mon métier. L'hôpital est devenu un endroit où je me sens bien, et où je peux me rendre utile.

Il était sûr que, en tant qu'infirmière, elle pouvait comprendre cela. Carlisle ne pourrait imaginer exercer ailleurs que dans un hôpital. Il s'y sentait bien, et chaque humain qu'il soignait était comme une nouvelle victoire contre sa nature. Il était capable de faire le bien, malgré sa condition, malgré qu'il n'appartienne plus à ce monde.

- Je suis devenu médecin après ma transformation. Il y a... longtemps, allons-nous dire.

Il préféra ne pas lui dévoiler son âge tout de suite, pour éviter de la faire paniquer plus que nécessaire.

- Les vampires ne se nourrissant pas de sang humain sont peut nombreux, ajouta-t-il après un bref silence. Cela demande beaucoup de volonté, et d'effort. Mais aussi d'avoir un certain respect pour le genre humain. Peu peuvent se conduire ainsi, car notre soif est souvent trop forte.

Il reposa son crayon et la considéra longuement, avec beaucoup de peine.

- Qu'envisagez-vous de faire ? Comment voyez-vous votre vie future ?
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Elena Gilbert
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MessageSujet: Re: Expériences dans le laboratoire D'Agenore   Dim 6 Avr 2014 - 14:22

Le docteur Cullen sourit, il me regarda dans les yeux, je vis ses yeux dorés, je préférais voir des yeux de cette couleur que des yeux couleur sang ! Il me regarda donc tout en classant ces documents :

- Ce n'est plus aussi dur aujourd'hui, lui répondit-il posément et en lui souriant. Grâce aux années de pratique, je ne sens presque plus l'odeur du sang lorsque j'exerce mon métier. L'hôpital est devenu un endroit où je me sens bien, et où je peux me rendre utile.

Eh bien, il est courageux, mais je me demandais depuis combien de temps il travaillait. En même temps, il avait raison, c'est vrai que travailler à l'hôpital, on se sentait vraiment utile. On aidait les malades ainsi que leur proche pour les apaiser. C'est vrai que médecin ou même infirmière sont des métiers enrichissant.

Il reprit :

- Je suis devenu médecin après ma transformation. Il y a... longtemps, allons-nous dire.

Je sursautais, qu'est-ce qu'il voulait dire par longtemps ? Je me demandais s'il avait le même âge qu'Aro. Il continua :

- Les vampires ne se nourrissant pas de sang humain sont peut nombreux, ajouta-t-il après un bref silence. Cela demande beaucoup de volonté, et d'effort. Mais aussi d'avoir un certain respect pour le genre humain. Peu peuvent se conduire ainsi, car notre soif est souvent trop forte.

Oui, je m'en doute bien, la preuve, je me rappelle que ce vampire blond, heu Caïus je crois, il voulait me tuer, je suis sûre qu'il aurait bu mon sang après !

Je frissonnais, au moins le docteur n'était pas comme cela et ceci me rassurais. Je compris aussi qu'il nous respectait, ce qui me sembla fascinant pour un vampire.

Il posa son crayon puis me regarda longuement, je me sentais gênée. Puis il me dit :

- Qu'envisagez-vous de faire ? Comment voyez-vous votre vie future ?

Hou là, sacré question ! A vrai dire, je ne savais pas moi-même ! Je devais servir Aro à vie je pense, donc je ne voyais pas trop mon futur. Je soupirai étant désespérée et lui répondit :

- Hum ! A vrai dire Docteur Cullen, je n'en sais rien moi-même !

Je ne savais pas trop quoi lui dire, j'avais peur des conséquences si je parlais de trop. Je lui donnais mes notes sur les échantillons sanguins puis je pris les échantillons de tissus. J'évitais son regard, tout en continuant à travailler, je lui dis :

- De toute façon, je dois rester en Italie, je n'ai pas le choix. D'abord, parce que je me suis engagée auprès d'Aro et parce qu'il y a ma soeur, elle est enfermée au château des Voltu...

Oh la la ! Je n'aurais pas du dire ceci, ça va retomber sur moi ! Si Aro ne voulais pas que le docteur le sache ! Je commençais à paniquais, si j'avais fait une bourde, ma soeur risque d'en payer le prix fort.

Je reposai les échantillons et fermais mes yeux. Mon dieu, qu'avais-je dit ? Je savais que le docteur était moins dangereux qu'Aro, mais s'il ne devait pas savoir que j'avais une soeur qui était enfermée ou qu'elle était peut-être en danger, c'était raté !

Je soupirais pour me calmer et lui dit :

- Oublier ceci !

Mon ton avait été froid, je me mordis la lèvre, pourquoi je ne faisais que des bourdes ! Qu'allait penser le docteur Cullen ? Que je suis une idiote, une simple humaine qui parle trop ! Je m'assis et me mis la tête entre mes mains. Pourvus qu'il ne pose pas de questions !
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MessageSujet: Re: Expériences dans le laboratoire D'Agenore   Mar 8 Avr 2014 - 20:29

[J'ai eu les indications de Aro. Et je te hais, je te hais, je te hais, je te hais, je te hais, je te hais, je te hais, je te hais, je te hais...]


Elena - Hum ! A vrai dire Docteur Cullen, je n'en sais rien moi-même !

Il lui rendit un regard compatissant. Aro n'avait sans doute pas pris le temps de tout lui exposer, à moins qu'il n'estime que ce ne soit pas nécessaire. Il se demanda s'il devait tenter de la rassurer, ou de lui parler, mais risquait de faire pire que mieux. Il baissa la tête sur ses documents, pensif. On n'échappait pas aux Volturi. Voir Elena ainsi coincé lui rappelait l'époque où les jumeaux essayaient eux-mêmes de s'en tirer. C'était impossible. Combien de tentatives ratées avaient-ils essuyé ? Combien de fois s'étaient-ils fait ramener de force dans le giron de Aro pour ne plus jamais en sortir ? Combien ? Sans doute trop de fois pour que l'on puisse les compter. Il tira un document vierge à lui, crayon en main, prêt au travail. Il savait ce qu'il avait à faire et s'en voulait par avance. Il se mordit légèrement les lèvres, repoussant les quelques mèches qui retombaient sur son front.

Elena - De toute façon, je dois rester en Italie, je n'ai pas le choix. D'abord, parce que je me suis engagée auprès d'Aro et parce qu'il y a ma sœur, elle est enfermée au château des Voltu...

Elle s'interrompit tout net, comme prise par un électrochoc. Il lui jeta un coup d'œil, un peu perdu. Pourquoi s'était-elle arrêtée si brusquement ? Avait-elle peur ? craignait-elle des représailles si elle parlait de sa situation personnelle ? Ou de représailles sur sa sœur... Voilà donc comment les Volturi la tenait. Prise d'otage, c'était si classique, mais si efficace. Il ferma les yeux à son tour, un instant, travaillant en même temps. Lui ne pourrait supporter ce genre de vie, utiliser ce genre de moyens pour contraindre les gens ou les briser. Il nota des résultats cliniques, alors que la jeune femme lui lançait de tout oublier. Il releva brièvement les yeux puis retourna à son travail.

- Ne vous inquiétez pas.

Il poursuivit ses recherches, cessant de la questionner. Elle était suffisamment sur les nerfs comme cela et il ne voulait pas la brusquer. Autant lui laisser le temps de s'habituer à Agenore et lui, de prendre ses marques, de respirer un peu, et de se faire à cette nouvelle vie. Lorsqu'elle sera plus à l'aise, il pourra lui parler en toute sérénité et faire en sorte que son travail soit moins dur. En attendant, il se cantonna à des échanges strictement professionnels, par exemple pour comparer des données ou donner des indications. Il avait presque réussi à se détendre, à se fondre totalement dans son travail, lorsque deux heures plus tard, la porte s'ouvrit, laissant passer Aro Volturi. Surpris, Carlisle se leva pour le saluer.

- Aro, bonsoir.

Il venait sans doute voir l'avancée de leurs travaux. Agenore, qui avait encore dû ingurgiter une quantité impressionnante de café noir, voulut même lui en proposer un tout en lui déballant les résultats. Carlisle rassembla ses fiches et les tapota du doigt, donnant quelques explications. Il tendit naturellement sa main à Aro lorsqu'il lui demanda, tout en poursuivant. Tout à coup, la main du chef du clan se serra sur la sienne, le soupant net. Il le regarda, soudain gêné, et n'aimant pas du tout la lueur qui venait de s'allumer dans les yeux du Volturi, ni son air... Déçu ? Contrarié ? Un mélange des deux ?

Aro - Je vois...

Carlisle n'aurait su dire de quoi il parlait. Il se laissa tomber sur son siège de laboratoire alors que Aro repartait brusquement. Qu'est-ce... Il regarda sa main puis ses notes, confus. Qu'avait-il vu ? Il n'y avait rien qui aurait pu le mettre en colère, absolument rien. Il adressa un sourire un peu tremblant à Elena, qui avait suivi toute la scène, puis se remit à son travail. Encore plus tard, il interrompit la jeune femme dans son travail.

- Vous devriez rentrer, maintenant, il commence à se faire tard. On se revoit demain.

Agenore, lui, rentrait des données sur son ordinateur, avec l'air concentré du sportif à la veille de la plus grande épreuve de sa vie. Lorsqu'il partit à son tour, la nuit était déjà tombée. Carlisle jeta un œil dehors puis retourna s'asseoir, une main sur son téléphone. Il aurait pu appeler sa famille, donner des nouvelles, discuter avec eux, mais il ne se sentait pas bien. Une mauvaise impression ne le lâchait pas depuis la visite de Aro. Il se leva, enlevant sa blouse, portable en poche, lorsque la porte s'ouvrit brusquement. Il se retourna sèchement, pour tomber sur deux gardes Volturi à l'air fermé et impassible. Avant qu'il n'ait pu esquisser un seul geste, prononcer un seul mot, ils lui tombèrent dessus, lui tirant sèchement les bras. Il se débattit malgré lui, la peur le prenant en force. Qu'avait-il fait ?!

Garde - Vous devez nous suivre.

- Mais qu'est-ce que j'ai...

Ils le traînèrent avec eux, alors que lui paniquait, se repassant tous ses actes des six derniers mois. Ce n'était pas possible, qu'avait vu Aro, qu'avait-il fait pour s'attirer ses foudres, qu'avait-il... Non... Ce ne pouvait pas être ça... Duncan... Choqué par cette prise de conscience, il cessa de se débattre, se contentant de suivre les deux qui l'emmenaient. C'était donc cela ? Il jura entre ses dents, se giflant mentalement pour avoir commit une erreur pareille. Pour ne pas avoir déjà mordu le jeune prêtre. L'angoisse lui tordit le ventre alors qu'il songea à sa famille. Ils risquaient gros, eux aussi, et par son unique faute.

Le trajet à Volterra fut assez rapide et brutal. Il n'avait aucun moyen de se libérer et n'essayait de toute façon pas. Les Volturi connaissaient leur boulot, et il n'était que le énième vampire à se retrouver convoquer ainsi à Volterra pour ce genre de faute. Il dû remonter les couloirs comme un prisonnier et arriva dans la salle des trônes. Les trois frères étaient là, impassibles. Il leur jeta un regard confus et effrayé, alors que les gardes le laissait là. Et il sentait affreusement mal et ne tenta pas de le cacher.

- Je n'ai pas pensé à transformer Duncan avant de partir, murmura-t-il faiblement.

Ce n'était pas une excuse et il le savait. Mais il ne pouvait s'empêcher de le dire, le justifier.

- Ecoutez... Vous pouvez me tuer pour cette erreur, mais ne touchez pas à ma famille, ils n'ont rien faits.

Il était prêt à les supplier à genoux s'il le fallait, tant il avait peur de voir périr les siens par sa faute.
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MessageSujet: Re: Expériences dans le laboratoire D'Agenore   Mar 8 Avr 2014 - 23:41

Aro resserra sa prise sur la main de Carlisle et son regard se durcit nettement. Il avait fait ça... Il avait osé faire ça... Carlisle... Jamais Aro n'aurait pensé ça de lui, jamais il ne l'aurait cru capable de commettre une telle erreur, de s'enfoncer à ce point. Que croyait-il ? Qu'il pouvait faire de telles choses impunément ? Qu'il pouvait se permettre de contourner et piétiner la Loi ? Que sous prétexte d'une vie plus "clémente", il pouvait agir ainsi ? Si c'était le cas, il se trompait lourdement. Le seul fait qu'il soit un ami empêcha Aro de mettre de suite fin à sa vie. Il avait de la chance... Aro le relâcha lentement, à la fois déçu et en colère. Carlisle connaissait les conséquences de ce genre de comportement. Il connaissait la Loi.

Cela rendait sa faute encore plus inexcusable.

Aro lui jeta un regard lourd puis tourna les talons. Il n'aimerait pas en venir à tuer son ami, mais il fallait lui remettre les idées en place, et vertement. S'il ne comprenait pas l'ampleur de son erreur, s'il n'arrivait pas prendre conscience de son manquement, il ne reverra jamais sa famille, purement et simplement. Le comprendra-t-il ? Comprendra-t-il ce qui l'attendait ? Peut-être, si on lui fourrait à nouveau les règles dans la tête en utilisant la manière forte. Aro donna des ordres, pour qu'on aille le chercher plus tard comme un vulgaire criminel. Il en parla directement à ses frères en rentrant, avec un mince sourire en les voyant eux aussi étonnés. Marcus avait une moue étrange, et Caïus grogna.

- Paix, mon frère. Tu crieras plus tard.

Ils descendirent un peu plus tard dans la salle des trônes. Ils n'eurent pas à attendre longtemps. Carlisle arriva, escorté par les gardes qui le jetèrent devant eux. Aro le couva d'un regard dur et glacial, dépourvu de la moindre trace de compassion. C'était un jugement, et rien d'autre. Un jugement, avec un accusé qu'il n'aurait jamais cru voir ici. Un accusé qui semblait se rendre compte de la gravité de la situation. Aro attendit, patient, assis entre ses deux frères.

Carlisle - Je n'ai pas pensé à transformer Duncan avant de partir.

Était-ce tout ce qu'il avait trouvé comme excuse ? Ce n'était pas un jeu ! Ne pas "penser" à une chose ne justifiait rien, n'excusait rien, et cela ne le sauvera pas. Surtout lui, qui avait vécu avec eux un long moment, plusieurs décennies, qui connaissait la Loi ! Alors comment avait-il pu ? Comment ? Alors qu'il savait tout du fonctionnement de leur monde...

Carlisle - Ecoutez... Vous pouvez me tuer pour cette erreur, mais ne touchez pas à ma famille, ils n'ont rien faits.

Aro pinça les lèvres, les mains croisés sur ses genoux. Il avait envie de lever les yeux au ciel, histoire de montrer son agacement et sa profonde déception.

- Il ne s'agit pas de ta famille, ici, mais de toi. Je n'arrive pas à croire que tu ais pu commettre une erreur aussi stupide alors que tu connais la Loi...

Il le considéra un long moment, croisant les bras, avec un regard glacial. Carlisle, Carlisle... Non, décidément, Aro ne comprenait pas. Avait-il eu un moment de faiblesse ? Ou autre chose ? Avait-il voulu se laisser aller ? Trop de pression, il avait craqué ? Il avait visiblement des problèmes avec cela, en ce moment, même si cela n'excusait rien. Marcus avait raison... Carlisle était si jeune, et Aro ne voyait vraiment pas sur qui il pourrait se reposer. Tous les autres membres de son clan étaient des bébés, même pas âgés de 150 ans, qui ignoraient tout de la vie et vivaient dans une éternelle utopie. Et il devait les gérer, alors qu'il était à peine plus vieux.

- Dévoiler notre secret à un humain est passible de mort, Carlisle. Tu le sais. As-tu pensé aux conséquences de ton acte ? La mort pour toi et pour ce jeune humain ? Que fera ton clan, après ta mort ? Il sera dissout ? Resteront-ils tous ensemble malgré ta disparition ? Je ne pense pas que tu veuilles avoir cela sur la conscience en disparaissant...

Son ton était parfaitement impassible, quoi que glacial. Il se contentait d'énoncer une vérité. Il ne cessait de fixer Carlisle, cherchant à lui remettre les idées en place. Qu'il comprenne. Il devait comprendre.

- Si tu n'es pas mort, c'est uniquement parce que je t'apprécie... Mais tu n'auras pas le droit à une seconde chance, que ce soit bien clair. Tu es encore si jeune, et parfois si idiot.

Il pinça les lèvres, échangeant un regard avec ses frères. Il espérait être parfaitement clair, et tout devait être dit. Et mieux valait que le jeune médecin ait une blessure d'amour-propre que la mort tout court. Il remarqua la tête que tirait Marcus, et lui jeta un coup d'œil.

- Souhaites-tu ajouter quelque chose, mon frère ?
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MessageSujet: Re: Expériences dans le laboratoire D'Agenore   Mer 9 Avr 2014 - 11:39

Marcus s'assit assez lourdement dans son fauteuil, écoutant à peine ses frères. Encore un manquement à la loi. Encore un travers qu'il fallait punir. Une fois de plus. Cela arrivait presque tous les jours, encore et encore, bien que la guerre avec les Enfants de la Lune ait calmé beaucoup de personnes. Mais qui aurait cru que cette fois, l'accusé, ce serait lui ? La dernière personne au monde que Marcus aurait cru voir traîné ainsi dans cette salle, devant eux. La dernière personne qui, selon lui, aurait pu commettre une telle erreur de jugement, une telle faute. C'était impensable, et suffisamment étonnant pour réveiller Marcus. Jusqu'à le choquer ? Non... Pour lui, les raisons d'une telle attitude étaient claires.

Il regarda longuement Carlisle alors qu'il entra. Pas difficile de déceler la légère panique et peur qui l'envahissaient. Il était si simple, rien qu'en les observant, de savoir à qui on avait affaire lors de ce genre de situation. Il y avait ceux qui n'osaient plus rien dire, morts de peur et qui se faisaient tuer sans même réagir. D'autres comprenaient aussitôt leur bourde. Alec, lui, aurait sans doute déjà trouvé le moyen de s'enfoncer, comme d'habitude. Carlisle, lui, semblait entrer dans la deuxième catégorie. Il faisait encore plus pitié à Marcus. Lorsqu'il parla, même sa voix était brisée. Marcus ferma les yeux une seconde. Qui aurait cru ça.

Aro - Il ne s'agit pas de ta famille, ici, mais de toi. Je n'arrive pas à croire que tu ais pu commettre une erreur aussi stupide alors que tu connais la Loi...

Il n'était pas le seul. Carlisle connaissait bien évidemment la Loi, c'était inutile de le rappeler. Un long silence s'ensuivit, durant lequel Marcus tentait de refaire le chemin que le docteur avait dû suivre. Pas étonnant qu'il ait craqué... Devoir gérer une famille de jeunes vampires guidés par leurs émotions et qui n'avaient pas compris la moitié des choses de la vie. Travailler dans un endroit qui lui rappelait sans cesse sa nature et faisait brûler sa gorge. Ne jamais pouvoir parler de tout à une personne, même à sa propre femme, afin de ne pas les blesser ni leur faire de la peine. C'était le lot des chefs des clans, et pire encore pour un vampire si jeune, à la tête d'une famille de gamins. Car les Cullen étaient des gamins aux yeux de Marcus. Terriblement jeunes et malléables, entièrement guidés par leurs instincts, et pire encore, encombrés encore d’instincts très humains qui nuisaient à leur vie en tant que vampires.

Incapacité à garder leur sang-froid. Panique au moindre problème. Tensions. Incohérences. Peur et stress. Volonté de cacher leurs soucis aux yeux du monde, à leur famille, jusqu'à en devenir fous. Ce dernier point était ce qui leur portait le plus préjudice. Marcus l'avait bien vu. Se laisser déborder ainsi était si fréquent chez les jeunes vampires, et c'était bien pour cela que Carlisle lui faisait autant de peine. Car il devait gérer tout cela seul. Et plus il se débattait ainsi, plus il risquait d'adopter le même comportement sans s'en rendre compte. C'était assez terrible, et son erreur devait arriver.

Aro - Dévoiler notre secret à un humain est passible de mort, Carlisle. Tu le sais. As-tu pensé aux conséquences de ton acte ? La mort pour toi et pour ce jeune humain ? Que fera ton clan, après ta mort ? Il sera dissout ? Resteront-ils tous ensemble malgré ta disparition ? Je ne pense pas que tu veuilles avoir cela sur la conscience en disparaissant...

C'était juste. Un clan restait très rarement soudé après la disparition de son chef. Surtout un clan de cette taille. Comme leurs cousins Denali, les Cullen pourraient disparaître, purement et simplement. Chacun partira de son côté, mettant fin à leur histoire déjà si courte. Marcus soupira légèrement.

Aro - Si tu n'es pas mort, c'est uniquement parce que je t'apprécie... Mais tu n'auras pas le droit à une seconde chance, que ce soit bien clair. Tu es encore si jeune, et parfois si idiot.

Pour ça, il était entièrement d'accord avec son frère. Il croisa son regard, une moue un peu triste aux lèvres. N'importe qui d'autre serait déjà mort à la place du médecin, il avait une chance inouïe. Marcus ne comptait même plus le nombre de morts pour cette faute précise, ni les conséquences. Le nombre de clans dispersés après cela. Le nombre de vengeances ratés, qui avaient abouties à plus de décès. On se se dressait pas contre la Loi ou elle vous broyait. Aro le regardait toujours, l'air impassible.

Aro - Souhaites-tu ajouter quelque chose, mon frère ?

Marcus hocha lentement la tête et reporta son regard sur Carlisle, l'air presque mort, et totalement impassible. On ne pouvait jamais deviner ses émotions juste en le regardant, pas même dans ses yeux. Il ne dit rien pendant un moment, simplement occupé à observer le jeune vampire. Il se souvenait de son arrivée ici, totalement perdu et presque affolé.

- Aro a raison, tu es si jeune... dit-il de sa voix très grave et lourde. Depuis le jour où tu as créé ton premier enfant, je me suis toujours demandé sur qui tu pourras t'appuyer en cas de coup dur. Ce que tu feras le jour où ça deviendra difficile.

Et il avait sa réponse aujourd'hui : Rien. Sa famille ne pouvait pas le soutenir à la hauteur de ce que lui faisait. Tout simplement parce que ce n'était pas leur rôle, qu'ils ne pouvaient savoir ce qu'il devait porter en tant que chef de clan. Aro avait ses frères. Carlisle était seul.

- Tu dois parler avant de commettre une erreur... Demander de l'aide ou des conseils. Faire quelque chose. Te rends-tu compte au moins à quel point tu as frôlé la mort de près ? Pour moi, tu es encore un enfant. Un enfant qui doit jongler seul avec trop de paramètres.

Il soupira à nouveau, longuement.

- Tu ne vas pas bien, et tu refuses pourtant de l'admettre...
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MessageSujet: Re: Expériences dans le laboratoire D'Agenore   Ven 11 Avr 2014 - 10:53

Aro - Il ne s'agit pas de ta famille, ici, mais de toi. Je n'arrive pas à croire que tu ais pu commettre une erreur aussi stupide alors que tu connais la Loi...

Carlisle ne put s'empêcher de baisser la tête, la culpabilité lui serrant le ventre à un point inimaginable. Il sentait sans peine la colère et la déception du chef des Volturi. Le plus sage était sans doute de se taire, à présent. Carlisle avait bu beaucoup de vampires se faire traîner ici de la même façon que lui, et la fin de l'histoire était identique dans chaque cas. La peur s'insinuait en lui, comme un long serpent venimeux. Il n'osait pas regarder Aro en face, n'imaginant que trop bien ce qu'il devait penser de lui. Il s'insultait mentalement de tous les noms, se demandant encore et encore comment il avait pu se laisser entraîner là-dedans. C'était terriblement stupide, et surtout incroyablement dangereux. Alors que oui, il connaissait le Loi. Il l'avait toujours veillé à l'appliquer, et il avait suffit d'une erreur. Une erreur, une seule, mais une erreur grave. Il devait maintenant en payer le prix, et était tourmenté par le sort qui attendait sa famille. les Volturi ne s'en prendront pas à eux, ça il le savait, mais que deviendront-ils ? Esmée...

Aro - Dévoiler notre secret à un humain est passible de mort, Carlisle. Tu le sais. As-tu pensé aux conséquences de ton acte ? La mort pour toi et pour ce jeune humain ? Que fera ton clan, après ta mort ? Il sera dissout ? Resteront-ils tous ensemble malgré ta disparition ? Je ne pense pas que tu veuilles avoir cela sur la conscience en disparaissant...

Chaque mot que prononçait Aro ne faisait que renforcer la culpabilité du médecin, d'autant plus qu'il avait entièrement raison. Même s'il était le seul à mourir, sa famille en subira les conséquences. Il releva péniblement la tête, croisant le regard de Aro. Son visage était lisse et impassible. Il faisait son travail, posément, clairement, et le docteur sentait que la fin approchait.

Aro - Si tu n'es pas mort, c'est uniquement parce que je t'apprécie... Mais tu n'auras pas le droit à une seconde chance, que ce soit bien clair. Tu es encore si jeune, et parfois si idiot.

Carlisle entendit à peine l'insulte, tant il était soufflé par le début de la phrase. Il n'allait donc pas le tuer ... ? Entendre dire que Aro l'appréciait était tout aussi choquant, et il eut du mal à cacher son ébahissement. En tout cas, l'avertir qu'il n'aurait pas de seconde chance n'était as utile. Il n'y avait absolument aucun risque qu'il commette à nouveau une erreur pareille. D'ailleurs, il y avait aussi peu de chances pour qu'il remette les pieds à Volterra avant un bon moment. Naples passait encore, mais il allait falloir du temps avant qu'il puisse repasser les portes du château sans repenser à cet entretien douloureux.

Même si le spectre de la mort s'était éloigné, Carlisle se sentait particulièrement mal. Pour sa famille, pour lui, et même pour Duncan. Le jeune prêtre risquait d'être transformé bien plus vite que prévu, à présent. Il ferma un instant les yeux, alors que Aro s'adressait à Marcus. Il avait le cœur au bord des lèvres tant il s'en voulait. La culpabilité pourrait l'étouffer dans l'instant sans aucun problème. Marcus bougea tout à coup un peu, et Carlisle reporta son attention sur lui.

Marcus - Aro a raison, tu es si jeune... Depuis le jour où tu as créé ton premier enfant, je me suis toujours demandé sur qui tu pourras t'appuyer en cas de coup dur. Ce que tu feras le jour où ça deviendra difficile.

Parce qu'il... S'en inquiétait ? Entendre Marcus déclarer qu'il surveillait quelqu'un était choquant. Carlisle ne pouvait être plus étonné que ça, même si Caïus s'était soudain mis à danser des claquettes en tutu rose devant lui. Et de toute manière, pourquoi se préoccupait-il de cela ? Après tout, il s'agissait de sa vie, pas de celle de Marcus. Tant qu'il ne commettait pas d'erreur, les Volturi n'avaient pas à se soucier de ses affaires personnelles. Or, ici, Marcus sous-entendait clairement qu'il était surveillé.

Marcus - Tu dois parler avant de commettre une erreur... Demander de l'aide ou des conseils. Faire quelque chose. Te rends-tu compte au moins à quel point tu as frôlé la mort de près ? Pour moi, tu es encore un enfant. Un enfant qui doit jongler seul avec trop de paramètres.

Carlisle retint une grimace. S'il pouvait rougir, il ne s'en serait certainement pas privé. Bien sûr, aux yeux des frères qui avaient plus de trois mille ans et approchait des quatre mille, il était un enfant, c'était certain. Se l'entendre énoncer aussi platement était tout de même assez humiliant car si lui était un enfant, comment les Volturi considéraient les autres membres de sa famille ? Il ne s'était jamais posé la question, et s'aperçut soudain que vu l'âge de chacun des membres de sa famille, donc aucun n'avait plus de 150 ans à part Jasper, ils devaient avoir l'air ridicules et agités, aux yeux des Volturi et de vampires plus âgés. Il s'empêcha de reculer, détestant l'once de pitié qu'il percevait dans la voix de Marcus.

Marcus - Tu ne vas pas bien, et tu refuses pourtant de l'admettre...

Carlisle releva la tête pour le regarder, le souffle court.

- Nous sommes jeunes, oui, comparé à vous, mais ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas vivre correctement. Il n'y a pas besoin de nous surveiller ! Je ne referais plus cette erreur.

Pourquoi avait-il la très désagréable impression que les Volturi guettaient ses faits et gestes depuis qu'il était passé par chez eux ? Il n'était quand même pas épié depuis tout ce temps... Si ? Et si c'était le cas, cela expliquerait beaucoup de choses. Devoir avaler que l'on vous "suivait" depuis plus de trois cents ans était dur.

- Je vais parfaitement bien, Marcus, réussit-il à articuler alors que l'angoisse lui serrait à nouveau la gorge et en priant pour que Aro n'ait pas l'idée de le toucher. Et je ne suis pas seul.
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MessageSujet: Re: Expériences dans le laboratoire D'Agenore   Dim 13 Avr 2014 - 12:38

Marcus se demandait pourquoi les gens refusaient toujours d'admettre les évidences, même lorsqu'elles crevaient les yeux. Quand on était fatigué, inquiet, en colère ou joyeux, pourquoi le nier alors que ça se voyait ? Prenons Jane, par exemple. Combien de fois avait-elle affirmé qu'elle allait bien alors qu'il était évident que non ? Cessons de se voiler la face et admettons les évidences. Marcus, lui, n'avait jamais nié quoi que ce soit. Qu'il soit triste ou heureux, il ne s'en cachait pas, pas plus qu'il ne cachait lorsqu'il y avait un problème. Et ses frères non plus. C'est pour cela qu'il était un peu fatigué de voir Carlisle qui niait tout alors que ça sautait aux yeux. Il croisa son regard, semblant choqué. Et bien ? Allait-il avoir le culot d'affirmer que Marcus avait tord ? Après ce qui venait de se passer, ce serait vraiment de très mauvais goût.

Carlisle - Nous sommes jeunes, oui, comparé à vous, mais ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas vivre correctement. Il n'y a pas besoin de nous surveiller ! Je ne referais plus cette erreur.

Peut-être mais ne la refera-t-il plus, mais là n'était pas la question pour Marcus. Cela l'était pour Aro et ses frères, pas pour lui. Lui cherchait pourquoi certains vampires agissaient ainsi, quelles étaient les raisons qui les poussaient à se conduire de façon aussi stupide. Il y en avait plusieurs. L'ennui, souvent. La folie qui en découlait. L'envie de choquer ou de provoquer. Le désir de mourir. La pression trop grande exercée par cette vie. L'inconscience de la jeunesse. L'ignorance des règles. Carlisle entrait dans la catégorie "Trop de pression". Marcus échangea un regard entendu avec ses frères. Pas besoin de les surveiller ? oh que si. Ils surveillaient toujours les jeunes vampires, quels qu'ils soient, d'autant plus les jeunes réunis en un clan de ce genre. Et la situation actuelle prouvait qu'ils avaient raison de s'en soucier. De plus, Carlisle était un peu leur jeune protégé - ce que Aro venait de prouver en le laissant vivre - depuis qu'ils l'avaient recueilli, alors qu'il dérivait à travers l'Europe.

Carlisle - Je vais parfaitement bien, Marcus. Et je ne suis pas seul.

Le vieux Volturi leva les yeux au ciel dans un soupir de lassitude. Voilà que ça recommençait. Il ne comprendra jamais cette manie... Quelle honte il y avait-il à avouer d'avoir un problème ?

- Qui crois-tu tromper ? demanda-t-il doucement de sa voix très grave.

Les jeunes... C'était incroyable. Marcus assistait à cela tous les jours, mais leur mode de pensée lui était désormais inaccessible. Agités, des rêves et des projets plein la tête, croquant la vie à pleine dents, jusqu'à ce que la réalité les rattrape, tout comme l'ennui et la lassitude. La mort, autrefois crainte, apparaissait peu à peu comme la plus belle des délivrances. Ils l'appelaient, la recherchaient, et s'y plongeaient sans hésiter une fois venue.

- Il est évident qu'on te surveille, Carlisle. Depuis le jour où tu as vécu ici. Penses-tu être vraiment convaincant quand tu dis aller bien ? J'en rirais si ce n'était pas aussi pathétique. Tu n'es pas seul, mais les autres membres de ton clan ne pourraient t'aider à supporter ton rôle. Et toi-même, tu refuses de les en charger. Ais-je tord ?

Il le fixa droit dans les yeux durant un long moment, les mains croisées.

- Tu n'as pas voulu tuer ce prêtre car tu as cru te revoir, humain, au même âge, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Expériences dans le laboratoire D'Agenore   Mar 15 Avr 2014 - 18:44

Marcus se contenta de lever les yeux au ciel après sa phrase. Voilà qui sentait mauvais... Lorsque le vieux Volturi agissait ainsi, c'est qu'il comptait ne plus vous lâcher jusqu'au moment où vous vous alliez lâcher le morceau. Carlisle se souvenait qu'un soir, un ou deux ans après son arrivée à Volterra, Marcus l'avait coincé dans la bibliothèque et lui avait parlé de son choix de devenir médecin. Il l'avait cuisiné jusqu'à ce que le jeune vampire soit capable d'expliquer son choix très clairement, sans plus d'hésitations ou de doutes. Tout ça parce qu'il ne voulait pas qu'il se trompe de voie et soit capable de poser les choix qui jalonneront sa vie. On ne dirait pas ainsi, mais Marcus pouvait être très protecteur lorsqu'il le voulait. Comme s'il craignait que d'autres voient leur vie gâchée, comme lui-même l'avait subi si longtemps, comme s'il voulait épargner cela à son entourage.

Marcus - Qui crois-tu tromper ?

Personne, visiblement. Il se renfrogna un peu et ne dit plus rien. Convaincre les Volturi relevait de l'exploit, et tout était souvent réduit en miettes une fois que Aro vérifiait ce qui se tramait dans votre esprit. Un tel don était décidément puissant et effrayant. Et parfois si agaçant. Quand ses enfants se plaignaient parfois de celui d'Edward, c'est bien parce qu'ils ignoraient ce qu'était de vivre en permanence sous le même toit que Aro. Il était bien plus facile de tromper Edward que de tromper le chef des Volturi.

Marcus - Il est évident qu'on te surveille, Carlisle. Depuis le jour où tu as vécu ici. Penses-tu être vraiment convaincant quand tu dis aller bien ? J'en rirais si ce n'était pas aussi pathétique. Tu n'es pas seul, mais les autres membres de ton clan ne pourraient t'aider à supporter ton rôle. Et toi-même, tu refuses de les en charger. Ais-je tord ?

Carlisle détourna le regard un long moment. Que pouvait-il répondre à ça ? Il était assez rageant d'apprendre que l'on était surveillé, même si ce n'était pas vraiment étonnant. Après tout ce qui s'était passé, tous les ennuis et différents événements, il était normal que leur clan soit en pleine ligne de mire des Volturi. Agaçant, fatiguant, rageant et tout ce que l'on veut, mais normal et logique. Il faillit soupirer en reportant le regard vers Marcus. On n'échappait pas aux Volturi. Et ceux qui refusaient de le comprendre le payait très cher.

Marcus - Tu n'as pas voulu tuer ce prêtre car tu as cru te revoir, humain, au même âge, n'est-ce pas ?

Il tressaillit et se raidit visiblement. Touché... Là, pour le coup, il était soufflé que Marcus ait touché si vite le cœur du problème et ait frappé avec une telle précision. Il avait sous-estimé le vieux Volturi, on dirait. Il se mordit les lèvres et soupira légèrement, baissant la tête.

- Il y a de ça, oui, avoua-t-il.

La situation devenait horriblement gênante. il n'avait pas la moindre envie que les Volturi ramènent ces souvenirs à la surface, lorsqu'ils l'avaient littéralement récupéré, errant dans les rues de Rome, et ramené à Volterra. Il resta silencieux un moment puis regarda à nouveau Aro. A présent, il fallait s'occuper de Duncan. Le chef des Volturi lui donna ses ordres concernant son traitement. Un traitement assez... rapide. Carlisle ne répliqua pas, se contentant d’acquiescer. Il aimerait obtenir un petit sursis supplémentaire pour le jeune prêtre, mais ça n'allait pas être facile.
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