Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Une pause, enfin [PV Esmée]

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MessageSujet: Une pause, enfin [PV Esmée]   Sam 5 Avr 2014 - 15:37

"Un nouveau genre de loup ? Un croisement hybride ? Le retour de la Bête du Gévaudan ? Un mélange de loup, de chien, et de hyène ? Comment expliquer la taille et la cruauté de pareils animaux ? Se sont-ils échappés d'un élevage ? Comment sont-ils venus à Paris sans être repérés ?"

Carlisle tourna la page. Bien entendu, les humains ne pouvaient déceler toute la vérité... Ils ne pouvaient appréhender correctement l'horreur à laquelle ils étaient confrontés. Ils pensaient à des loups mutants, aussi gros que des chevaux, attaquant les humains alors que ces bêtes fuyaient la race humaine, do'ordinaire. Comme pour la mystérieuse Bête du Gévaudan. On l'avait d'abord habitué à s'en prendre à l'homme. Pour cela, on lui avait jeté dès son plus jeune âge des proies faciles en sacrifice, des humains, pour qu'une fois adulte, elle s'attaque à des adultes sans hésiter. Telle était la nature du loup, il fallait obligatoirement l'entraîner pour qu'il s'en prenne à un humain.

"Aucun loup n'a pu être tué, mais certains ont été blessés. Tous les témoins ont rapportés une même description de ces fauves : apparence d'un loup, aussi gros et grand qu'un cheval, poils souvent noirs ou gris, yeux jaunes et injectés de sang, crocs démesurés, poitrail plus développé, force et vitesse supérieures à celles d'un loup lambda. On peut en conclure qu'il s'agit d'une espèce mutante, mais rien ne nous fournit plus d'explication. Ni pourquoi ces bêtes s'en prennent soudainement à tant de villes humaines. De même, les loups ne s'attaquent jamais ainsi à de telles places. Une nouvelle espèce plus dangereuse ? Alors que les loups ordinaires tendent à s'éteindre ?"

Carlisle reposa le rapport puis alla s'allonger sur lit, regardant le plafond. Il allait devoir repartir à Naples. Il fallait absolument trouver une solution, quelque chose, n'importe quoi. Un moyen de se débarrasser de cette espèce monstrueuse. Il posa une main sur ses yeux, essayant de relâcher la pression. Tout à coup, la porte de la chambre s'ouvrit et Esmée entra. Il ne bougea pas. Elle avait sûrement entendu sa discussion avec Jacob.

- Je ne voulais pas crier, murmura-t-il. Ni t'inquiéter.

Elle vint s'allonger près de lui, puis lui demanda ce qui se passait. Il ne répondit pas tout de suite, les yeux dans le vague. Que dire, de toute façon ? Il n'avait pas le droit de s'effondrer. Il n'avait pas le droit de montrer ses problèmes. Pas le droit d'en avoir du tout, d'ailleurs. Il avait transformés chacun des membres de sa famille, les avait guidés, protégés. Et pour eux, il devait tenir. C'était son rôle, le rôle de tous ceux qui créaient une famille. Ce que vous deviez avoir en tête lorsque vous transformiez quelqu'un.

- Rien de grave.

Il l'attira contre lui et la serra dans ses bras, fermant les yeux, respirant doucement son parfum. Il n'ajouta rien de plus durant un moment, essayant de remettre de l'ordre dans ses pensées. Il se répétait juste de tenir, il n'y avait que ça à faire, de toute façon. Lorsqu'il repartira, il pourra se concentrer pleinement sur son travail. Trouver quelque chose, une nouvelle arme. Aro ne le laissera pas combattre directement, mais il pouvait faire autre chose. Il mourrait de peur qu'il n'arrive quelque chose aux siens parce qu'il aura été incapable de veiller correctement sur eux. Il serra un peu plus fort Esmée à cette pensée et soupira. Esmée lui jeta tout à coup un regard implorant et il retint un hoquet.

Esmée - A chaque fois que ça ne va pas, tu tiens à ce que je t'en parle... Mais toi, tu ne veux pas le faire ?

Il rouvrit les yeux et la regarda, se mordant les lèvres une seconde.

- C'est différent ! Je n'ai pas le droit de vous inquiéter avec ce genre de chose, il y a déjà assez de problèmes. Tu peux oublier, ce n'est rien du tout.

Il secoua la tête et se releva du lit, marchant un peu dans la chambre. Elle lui jeta un regard noir, comme s'il venait de dire une énorme ânerie. Mais c'était pourtant logique ! Elle se leva à son tour et lui attrapa le bras, comme pour l'obliger à rester sur-place.

Esmée - Tu n'as pas le droit de nous inquiéter ?

Il hocha la tête pour l'approuver, puis lui prit lentement mais fermement la main pour se dégager. Il fallait qu'elle comprenne. C'est une situation logique, imparable, et il fallait bien qu'il en arrive là un jour ou l'autre. Il ne devait pas avoir peur, ni être faible, car se serait comme abandonner toute sa famille. Il avait déjà commis une grosse erreur avec Nessie.

- Non, je n'ai pas le droit, répéta-t-il. Et tu devrais le savoir. C'est à cause de moi si vous en êtes là, alors comment je pourrais paniquer ou avoir peur ? Pas alors que vous êtes là. Je dois vous soutenir, c'est mon rôle. Il n'est pas question qu'il vous arrive du mal.

Et il ne le supporterait pas. Il préférait se perdre lui-même ou être tué plutôt qu'il arrive quoi que ce soit à sa famille. Il les avait transformés, et devait prendre soin d'eux tous. Et pour cela, il fallait qu'il tienne, c'était pourtant simple ! Il avait déjà parlé de tout cela avec Tanya, et quelques fois avec Aro. Et avec d'autres amis qui avaient eux aussi fondés un clan. Le principe restait le même dans tous les cas. On veillait sur ceux qu'on a intégré à ce clan, dans n'importe quel cas.

Esmée - Et imagine qu'il t'arrive quelque chose parce que nous, on ne t'aura pas soutenu ? Si tu craques sans qu'on soit au courant, on sera quand même abandonné puisque tu ne pourras plus nous aider parce que nous n'aurons pas pu t'aider.

Il grimaça. Ça, c'était bas comme argument. Il posa ses mains sur ses épaules, aussi pâle qu'un cadavre. Il ne voulait pas la perdre ! Ni elle ni personne ! Il n'y avait rien d'autre à rajouter. Il soupira longuement, les dents serrés, et secoua légèrement la tête.

- Je ne craquerais pas, Esmée. Je sais ce que j'ai à faire.

Il la relâcha puis sortit de la chambre, retournant dans le couloir. Il allait devoir partir, de toute façon. Loin, à Naples, continuer ses recherches, trouver un moyen de mettre fin à cette guerre. Exterminer toute une espèce, en résumé. Sa gorge se serra, alors qu'il imaginait travailler sur tout cela, mettre au point un poison ou une maladie, puis voir les loups agoniser par sa faute et celle de ses collègues. Puis rentrer. Oublier tout cela autant que possible, poursuivre sa vie. Continuer comme s'il n'avait pas participé à un génocide. C'était soi cela, soit perdre les siens.

Il s'arrêta dans un coin, plus loin dans la maison, et s'appuya contre le mur, son regard dérivant au-dehors. Craquer était définitivement hors de question, tout comme s'effondrer. Il s'en voudrait éternellement de laisser tomber sa famille à un moment aussi crucial.
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MessageSujet: Re: Une pause, enfin [PV Esmée]   Mar 8 Avr 2014 - 21:41

Esmée vaquait à ses occupations, préoccupée par son mari. Elle sentait qu’il n’allait pas bien, elle le savait. Ces choses-là se devinent et se ressente. Elle n’osait pas allez lui en parler, même si d’un autre côté, elle savait qu’il n’allait pas bien et ne voulait pas qu’il garde tout ça pour lui. Mais alors qu’elle revoyait ses plans elle entendit son mari discuter avec Jacob et… A un moment précis, elle perçu un haussement de ton de la part de son époux. Chose qui prouvait parfaitement qu’il était à bout… Et ça l’inquiétait d’avantage. Pourquoi gardait-il ça pour lui ?

Esmée attendit qu’il ait fini de « discuter » avec Jacob et replia ses plans afin de monter dans leur chambre, d’ouvrir la porte toujours inquiète et d’entrer. Quand elle entra dans la pièce, elle aperçut son époux allonger sur leur lit, une main sur les yeux. Elle n’aimait pas le voir comme ça…

-Carlisle-« Je ne voulais pas crier, murmura-t-il. Ni t'inquiéter. »

Il ne voulait pas l’inquiéter ? Mais, c’était déjà le cas. C’était trop tard, pour ne pas l’inquiéter ! Elle se dirigea vers le lit, en silence et s’allongea près de lui.

-« Que ce passe-t-il ? »

Carlisle ne lui répondit pas directement, ce qui ne fit que renforcer son inquiétude et son impression qu’il lui cachait quelque chose.

-Carlisle-« Rien de grave. »

Rien de grave ? Rien de GRAVE ? Sérieusement ? Son mari l’attira contre lui et elle retint un soupir. Elle sentit les bras de Carlisle la serrer contre lui. Esmée profita de se contact, appréciant de le sentir contre elle. Au bout de quelques minutes de silence, elle lança un regard implorant à son époux. Désespérée qu’il ne veuille pas lui en parler alors que, quand c’était elle qui n’allait pas bien, qui avait un problème et était mal, il était toujours là pour elle, il la soutenait et ne la lâchait pas jusqu’à savoir ce qu’elle lui cachait. Mais lui, alors que ça n’allait pas, il ne voulait rien lui dire ?

-« A chaque fois que ça ne va pas, tu tiens à ce que je t'en parle... Mais toi, tu ne veux pas le faire ? »

Son époux rouvrit les yeux avant de la regarder. Quant à elle, elle retint un soupire.

-Carlisle-« C'est différent ! Je n'ai pas le droit de vous inquiéter avec ce genre de chose, il y a déjà assez de problèmes. Tu peux oublier, ce n'est rien du tout. »

Pas le droit ? Comment ça, pas le droit ? Mais si ! Il l’avait ! Justement, c’était en leur cachant des choses, qu’il renforçait leurs inquiétudes ! C’était en voulant tout garder pour lui qu’il irait de plus en plus mal et sombrerait, même involontairement ! Tout le monde avait des limites, des faiblesses ! Qui n’avait jamais craqué au moins une seule fois dans sa vie ? Qui n’avait pas eu besoin d’aide à un moment ou un autre ? Personne ! Et le fait qu’il ne voulait pas en parler… Eh bien, ça l’énervait. Et puis… Si ce n’était rien du tout, pourquoi ne lui en parlait-il pas, hein ? Pourquoi ? Elle n’aimait pas ça du tout. Son époux hocha la tête et se releva en quittant le lit avant de marcher dans toute la chambre. Esmée lui lança un regard noir. Elle n’aimait pas du tout l’entendre dire ça. Surtout qu’elle ne comprenait pas qu’il puisse le croire. C’était faux ! Totalement faux, même ! Esmée se leva à son tour du lit et lui attrapa le bras afin de l’obliger à rester ici.

-« Tu n'as pas le droit de nous inquiéter ? »

Son époux hocha à nouveau la tête comme pour approuver ce qu’elle venait de mettre en avant, Esmée quant à elle retint un soupire, désespérée. Carlisle lui prit lentement la main. Il la lui prit avec fermeté dans le but de se dégager.

-Carlisle-« Non, je n'ai pas le droit, répéta-t-il. Et tu devrais le savoir. C'est à cause de moi si vous en êtes là, alors comment je pourrais paniquer ou avoir peur ? Pas alors que vous êtes là. Je dois vous soutenir, c'est mon rôle. Il n'est pas question qu'il vous arrive du mal. »

… Mais une famille, c’était fait aussi pour se protéger et s’entre-aider ! Et si jamais il gardait tout ça pour lui, comment voulait-il qu’on l’aide ? Pourquoi n’aurait-il pas le droit de paniquer comme tout le monde, sous prétexte que c’était lui qui avait créé tous les membres de leur famille ? Mais tout le monde avait ce droit, lui comprit ! Et si, par hasard il lui arrivait à lui, quelque chose parce que personne dans cette famille n’aurait su qu’il avait des problèmes ? Et si personne ne pouvait l’aider à cause de ça ? Parce qu’ils n’auraient pas pu soutenir Carlisle parce qu’il gardait tout pour lui ? Il n’était pas invisible, bon sang !

-« Et imagine qu'il t'arrive quelque chose parce que nous, on ne t'aura pas soutenu ? Si tu craques sans qu'on soit au courant, on sera quand même abandonné puisque tu ne pourras plus nous aider parce que nous n'aurons pas pu t'aider. »

Carlisle grimaça à ce qu’elle venait de dire. Esmée, quant à elle était consciente du niveau de son argument, mais soit ! C’était juste, et il ne pourrait pas la contredire sur ce point-là. Son époux posa ses mains sur ses épaules… Et… Il était très pâle, plus pâle que d’habitude, même. Esmée s’en voulait de lui opposer des arguments comme ça, mais… Il fallait bien que quelqu’un le lui fasse comprendre. Il voulait protéger sa famille, mais lui-même refusait qu’on l’aide et le soutienne ? Carlisle soupira longtemps et secoua la tête.

-Carlisle-« Je ne craquerais pas, Esmée. Je sais ce que j'ai à faire. »

Que… ? Comment ça « Je sais ce que j’ai à faire » ? Mais nooon ! Il pouvait craquer, ce qui était totalement logique ! Mais… Leur en parler, c’est touuuuuuuuut ! Ils étaient là pour l’aider ! Ils étaient une famille ! Esmée commença à paniquer et à s’énerver. C’en était frustrant de ne pas savoir quoi lui dire pour l’aider et le convaincre ! Esmée sentit les mains de son époux la relâchée et elle le vit partir et quitter la pièce. Quoi ? Bon sang !

Elle sortit à son tour de leur chambre et le vit appuyé sur un pan de mur, plus loin de leur chambre en train de regarder dehors. Elle se dirigea vers lui et analysa la situation en vitesse. Ils étaient seuls, et Carlisle ne cèderait pas et ne la croirai pas… Sauf si… Oui, mais… Et si… ? Oui, mais il ne l’écoutera pas, autrement. Esmée retint un soupire, se remémorant l’épisode « Bella ». En même temps, après… Elle se dirigea vers son époux et le prit dans ses bras une fois arriver près de lui, avant de le plaquer au sol et de se mettre à califourchon sur lui. Elle se pencha vers lui et l’embrassa tout en enlevant son propre haut. Elle ne lâcha pas ses lèvres et ôta son soutien puis arrêta de l’embrasser pour le bâillonner avec. Elle n’aimait pas en venir à là. Mais… Elle savait qu’il ne l’écouterait pas autrement. Elle n’avait à présent plus rien sur le dos mais ne se démontait pas pour autant, elle continuerait à se déshabiller s’il le fallait.

-« Maintenant, tu vas m’écouter. Je suis désolée de devoir en arriver à ça, mais tu ne me laisses pas le choix ! Tu écoutes mais n’entends pas ce que je te dis, Carlisle. Nous sommes une famille et pas uniquement un clan. Nous devons nous soutenir, nous entre-aider ! Tu n’es pas invincible, personne ne l’est. Et toi aussi, tu as des moments de faiblesse. C’est compréhensible. Mais ne garde pas tout ça pour toi ! Tu as le droit d’avoir des problèmes, de craquer. Mais laisses-nous t’aider, bon sang ! Tu ne veux pas que nous, nous te cachions des choses, nos problèmes… Mais toi, tu le fais ! Ce n’est pas bon, Carlisle. Il faut en parler. Nous sommes une famille, bon sang ! Une famille ! »

Esmée poussa un grand soupire avant de continuer.

-« Je commence à croire que tu ne me fais pas confiance. Que tu ne nous fais pas confiance. Après tout… Tu ne veux pas nous en parler, donc ça veut dire que tu ne nous fais définitivement pas confiance, Carlisle. Toi-même tu dis que ça te blesse quand nous on ne te dit pas ce qui ce passe, que ça veut dire qu’on ne te fait pas confiance ! Eh bien… C’est pareil pour moi en cet instant précis. »

Elle débâillonna son époux et balança son soutient plus loin. Elle voulait qu’il lui réponde et savait qu’il ne le pourrait pas en étant bâillonner ainsi. Que dire de plus, de toute manière ?
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MessageSujet: Re: Une pause, enfin [PV Esmée]   Ven 11 Avr 2014 - 10:21

Carlisle écoutait ce qui se passait dans la maison sans vraiment y prêter attention. Il pensait aux prochains mois, à ce qu'il devait faire. Nessie était presque guérie, maintenant, mais encore sous le choc. Ses parents s'occupaient d'elle alors il ne s'inquiétait pas trop. Sa petite-fille était plus solide qu'elle n'en avait l'air,elle parviendra à se remettre, et Jacob aussi pourra l'aider et la soutenir. Marylou devait se reposer en attendant la guérison de ses blessures. Concernant son esprit, il doutait qu'elle se remette comme ça... Le traumatisme qu'elle avait subi était très lourd et ancré en elle. Jasper, quand à lui, avait aussi besoin d'un peu de temps. Il n'était pas du genre à abandonner,de toute façon. Il y avait aussi Duncan, qui lui devait se préparer à quitter cette vie pour entrer dans une autre. Il le reverra sans doute très bientôt, pour lui parler et lui expliquer ce qui l'attendait.

Il ferma les yeux en appuyant la tête contre le mur. Il voudrait se reposer. Juste un instant. Oublier les problèmes, ne serait-ce que quelques minutes, tout oublier. Il risquait d'inquiéter sa famille pour rien, déjà que Esmée... Il fut brusquement sortit de ses pensées moroses lorsqu'elle lui tomba tout à coup dessus, et lui fit faire assez brutalement la connaissance du sol. Elle ne lui laissa pas le temps de respirer, l'embrassant. D'ordinaire, il appréciait le contact de sa femme, mais là, il n'était pas vraiment sûr d'en être heureux. Elle commença à se déshabiller sans le lâcher. Mais qu'est-ce que... Il ouvrit de grands yeux lorsqu'elle le bâillonna avec son soutien-gorge, totalement choqué. A quoi jouait-elle ?

Esmée - Maintenant, tu vas m’écouter. Je suis désolée de devoir en arriver à ça, mais tu ne me laisses pas le choix ! Tu écoutes mais n’entends pas ce que je te dis, Carlisle. Nous sommes une famille et pas uniquement un clan. Nous devons nous soutenir, nous entre-aider ! Tu n’es pas invincible, personne ne l’est. Et toi aussi, tu as des moments de faiblesse. C’est compréhensible. Mais ne garde pas tout ça pour toi ! Tu as le droit d’avoir des problèmes, de craquer. Mais laisses-nous t’aider, bon sang ! Tu ne veux pas que nous, nous te cachions des choses, nos problèmes… Mais toi, tu le fais ! Ce n’est pas bon, Carlisle. Il faut en parler. Nous sommes une famille, bon sang ! Une famille !

Il blêmit un peu, n'osant plus du tout bouger. Elle disait qu'il avait le droit mais lui était persuadé que non. Il savait ce que cela donnait lorsque le chef d'une famille craquait ou tombait. Le reste de la famille s'égayait ou disparaissait également. C'était quasiment inévitable, et Carlisle frémissait à cette seule pensée. Mais que devait-il dire à sa femme ? Elle ne le croira pas, il le savait. Il la blessait, en agissant ainsi, mais la protéger valait ce prix. Il préférait qu'elle lui en veuille plutôt qu'elle souffre.

Esmée - Je commence à croire que tu ne me fais pas confiance. Que tu ne nous fais pas confiance. Après tout… Tu ne veux pas nous en parler, donc ça veut dire que tu ne nous fais définitivement pas confiance, Carlisle. Toi-même tu dis que ça te blesse quand nous on ne te dit pas ce qui ce passe, que ça veut dire qu’on ne te fait pas confiance ! Eh bien… C’est pareil pour moi en cet instant précis.

Il écarquilla les yeux, alors qu'elle enlevait son soutien-gorge, et resta silencieux un long moment. Si, il leur faisait confiance. Mais il ne les mettra pas dans ses ennuis pour autant. Il ne leur fera pas supporter la pression de penser sans cesse à la guerre et aux manœuvres des loups, surtout après ce qui vient de se passer. Il ne les forcera pas à se renseigner sans cesse sur ce qui se passe dans le monde, chez et les humains et les vampires. Il ne leur fera pas chercher sans cesse le meilleur endroit où vivre, loin ou près des humains selon les circonstances. Il ne les poussera jamais à se soucier tous les jours de ce que les humains pensent d'eux, comment faire croire à leur propre mort, et à tout ce que ça implique. Il ne leur fera pas contacter les services administratifs pour déclarer le décès de leur conjoint ou compagne, ou enfant.

Tout cela représentait les préoccupations quotidiennes. Mourir et renaître, sans cesse, changer d'identité, modifier les liens familiaux sur les documents officiels, refaire les papiers d'identité tous les deux ans, mentir et manipuler. Et Esmée voudrait qu'il la charge de tout cela en permanence ? Il s'en occupait seul, d'ordinaire. Seul Jasper l'aidait, car son don était très utile pour ce genre de choses.

- Ne pas vouloir vous charger de certaines choses ne veut pas dire que je ne vous pas confiance, Esmée, dit-il d'un ton plus dur qu'il ne l'aurait voulu. Que veux-tu que je fasse ? Que je m'effondre à chaque fois que je dois "déclarer officiellement" la mort de l'un d'entre vous ? Si c'était le cas, je ne vaudrais plus rien pour vous aider, ni vous emmener vivre dans un endroit paisible.

Il s'interrompit, toujours au sol, regardant sa femme. Il voulait juste qu'ils soient heureux, qu'ils aient une vie de paix, sans devoir penser à tous les tracas au quotidien. Qu'ils vivent sans s'en soucier, point final. Car c'était pour ça qu'ils résidaient tous ensemble, pour ça qu'ils déménageaient si souvent. Pour être en paix, heureux, pouvoir se mêler aux humains sans risque.

- C'est la guerre qui m'inquiète, Esmée. Je ne sais pas comment vous protéger. Le monde tout entier s'est enflammé, aucun pays n'est en sécurité, tu as vu ce qui est arrivé à Nessie et Marylou ! Alors non, je n'ai pas voulu en rajouter avec mes états d'âmes. Vous avez autre chose à penser.

Il ferma brièvement les yeux, puis soupira légèrement.

- Je veux juste faire en sorte que vous puissiez vivre normalement, que tout se passe bien.
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MessageSujet: Re: Une pause, enfin [PV Esmée]   Lun 21 Avr 2014 - 1:12

Durant un long moment qui lui parut interminable, Carlisle ne dit rien, absolument rien. Esmée fronça les sourcils, deux fois plus inquiètes qu'avant. Pourquoi ne disait-il rien ? Elle savait l'avoir choqué, c'était normal vu ce qu’elle venait de faire, mais… Elle gardait le silence, laissant le temps à son époux de lui répondre, de… Enfin, bref. Elle n'avait pas voulu le choqué, à la base, mais… C'était lui qui l'avait cherché, quelque part ! Esmée était blessée, furieuse et inquiète pour lui. Un méli-mélo d'émotions se mélangeait en elle et elle ne savait plus quoi dire, plus quoi faire pour que son époux puisse…

-Carlisle-« Ne pas vouloir vous charger de certaines choses ne veut pas dire que je ne vous pas confiance, Esmée, dit-il d'un ton dur. Que veux-tu que je fasse ? Que je m'effondre à chaque fois que je dois "déclarer officiellement" la mort de l'un d'entre vous ? Si c'était le cas, je ne vaudrais plus rien pour vous aider, ni vous emmener vivre dans un endroit paisible. »

Que ? Comment ça « je ne vaudrais plus rien pour vous aider » ? Carlisle était le pillé de la famille, ça, Esmée ne pourrait pas dire le contraire, même si elle l'aurait voulu… Tout simplement parce que ce serait faux. Quelque part en elle, Esmée savait qu'il n'avait pas tort sur toute la ligne, mais… Elle savait aussi que son époux n'était pas invincible, qu'il avait ses faiblesses. Tout ce qu'elle souhaitait, c'était de pouvoir l'aider et le soutenir ! Esmée ne bougea pas et restait toujours à califourchon sur son époux. Ce dernier s'interrompit tout à coup, ne bougeant pas non plus.

-Carlisle-« C'est la guerre qui m'inquiète, Esmée. Je ne sais pas comment vous protéger. Le monde tout entier s'est enflammé, aucun pays n'est en sécurité, tu as vu ce qui est arrivé à Nessie et Marylou ! Alors non, je n'ai pas voulu en rajouter avec mes états d'âmes. Vous avez autre chose à penser. »

Esmée le vit fermer les yeux avant de soupirer légèrement. « Pas envie d'en rajouter avec mes états d'âmes » ? Il était sérieux, là ? Esmée poussa un grand soupire à ce moment-là. Pourquoi était-il aussi têtu ? Pourquoi refusait-il de comprendre que justement, ça pouvait devenir une source supplémentaire d'inquiétude qu'il veuille tout garder pour lui ? Esmée ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiétée pour son époux. Elle craignait de le perdre, qu'il devienne fou à force de tout garder pour lui, qu'il craque tout en restant toujours aussi têtu… Et en ne voulant pas leur parler. Il voulait garder ses problèmes pour lui ?

-Carlisle-« Je veux juste faire en sorte que vous puissiez vivre normalement, que tout se passe bien. »

Vivre normalement, alors qu'ils étaient en guerre ? Vivre normalement alors que lui n'allait pas bien ? Vivre normalement en sachant que le danger était partout ? Il disait vouloir les aider, chose pour laquelle Esmée n'avait aucuns doutes. Aucun. Mais… Comment voulait-il les aider s'il n'allait lui-même pas bien ? Esmée était perdue, inquiète, désemparée… Tout un méli-mélo d'émotions l'envahissait. Tant elle était à la fois terrifiée et furieuse. Mais tout cela la blessait aussi énormément… Plus qu'elle n'aurait voulu l'avouer.

-« Et comment comptes-tu nous aider si tu ne vas pas bien toi-même, Carlisle ? »

Elle prit une grande inspiration puis se releva en lui tendant la main.

-« Je ne veux pas te perdre. Et surtout pas parce que tu crois ne pas avoir le droit à des faiblesses… Comme tu crois ne pas pouvoir avoir des problèmes… »

Elle poussa un grand soupire à nouveau, sentant son cœur mort se serrer très fort dans sa poitrine, lui criant de réagir, la suppliant de lui faire entendre raison une bonne fois pour toute. Mais… Quelque chose en elle lui disait qu’il ne changerait pas d’avis de sitôt. Pas aussi facilement, du moins.

-« Je ne te demande pas de t'effondrer à chaque fois que tu dois faire ce genre de tâche, Carlisle. Juste… Je te demande seulement de ne pas tout garder pour toi. »

Esmée ne savait pas vraiment quoi faire ni dire d’autre. Elle lui en voulait et ça devait se sentir dans sa voix... Mais elle se sentait aussi terriblement effrayée, démunie face à tout ça. Effrayée face à la seule idée de le perdre, mais aussi démunie parce qu’elle ne savait pas quoi faire pour l’aider lui, qui passait son temps à aider les autres.

-« Je n’aime pas ça, Carlisle. Enfin, si tu ne veux pas me parler, je comprends. Je ne vais pas insister davantage. Après tout, nous sommes mariés et je peux comprendre que tu aies des secrets, dit-elle tout en remettent son chemisier sur ses épaules. »

Esmée embrassa son époux sur le front tout en lui lançant un regard expriment sa tristesse et le fait qu’elle soit profondément blessée. Elle n’avait dit ça, finalement, que pour lui faire plaisir. Elle lui fit un sourire triste et se dirigea vers leur chambre. Elle poussa la porte puis se laissa tomber sur leur lit, convaincue qu’elle avait échoué et qu’elle était une mauvaise épouse, incapable d’aider la personne qui comptait le plus à ses yeux, lorsque cette dernière en avait besoin plus que jamais.

[HJ : Merci à Bella pour les dernières idées. (a)]
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