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 Contre-coup d'un exorcisme...

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Duncan Maccampbell
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MessageSujet: Contre-coup d'un exorcisme...    Mar 8 Avr 2014 - 17:32

Trois semaines s’étaient écoulé depuis le soir de la douloureuse conférence et son explication tendue avec Carlisle Cullen. Duncan avait en une soirée perdue ses certitudes et surtout sa vie humaine. Enfin techniquement parlant, il avait encore un bon bout de temps avant la transformation. D’après ce qu’il avait pu comprendre un an à deux peut-être. Les Voltumachin chose ne bougeraient pas avant… Le calme pesant du presbytère fut gentiment coupé par la sonnerie du téléphone. Le prêtre s’en approcha, décrocha et entendit la voix de Carlisle.

Carly: - Bonjour. Hum, je peux vous parler .

Le ton de la voix et le contenu des propos étaient à peine flippants. À croire que c’était un coup de fil de la police voulant lui annoncer la pire nouvelle de sa vie. La douceur n’était apparemment pas d’actualité chez le Cullen. Ou alors, il n’avait pas le choix. Que se passait-il ? Renonçait-il à le transformer ? Devait-il mourir ?

Duncan: - Heu… Ai-je vraiment le choix ?

La réponse ne se fit pas vraiment attendre.

- Eh bien, j'ai eu, heu... J'ai eu une petite mise au point avec le chef du clan Volturi.

Bon, l’ambiance générale laissait vraiment penser à l’arrivée d’une catastrophe imminente. Dans quelle merde le vicaire s’était-il fourré ? Non mais sérieusement, pourquoi cela lui arrivait-il à lui ? Qu’allait-il encore devoir accepter ou plutôt à quoi devait-il renoncer une fois de plus ? À quoi ? Duncan ne réagit pas à cette dernière parole. Il n’avait qu’un désir, raccroché.

- en fait, vous devez venir à Naples dans les deux jours. Faute de quoi, vous... Viendrez, mais sans doute moins doucement.

Mais c’était quoi ce bordel . La mafia avait décidé de s’occuper du cas du prêtre ou quoi . C’était un canular . Aller à Naples et puis quoi encore au Vatican pendant qu’il y était . Que s'était-il passé pour que Carlisle Cullen change de comportement de manière si radicale ? On ne sentait aucune douceur dans sa voix, aucune compassion, une petite touche de peur se ressentait simplement. Peur pour lui ou pour « son ami prêtre » ? Duncan avait l’impression d’avoir un robot à l’autre bout du fil.

- Heu… À Naples ? Ce n'est pas vraiment la porte à côté vous savez. Vous vous moquez de moi .

- J'aimerais. Mais... Écoutez, venez, c'est tout, vous n'aimeriez pas qu'on vienne vous chercher, croyez-moi.

À croire que tout était simple. Partir du jour au lendemain pour une destination inconnue, une durée indéterminée… Non… Non… Duncan n’avait pas vraiment cela sur son coeur. Comment s’en sortir ? Que dire . Que faire .

- Vous croyez que je peux bouger aussi facilement que ça ? mon évêque doit venir me voir demain, je lui dis quoi ? Et puis… Pourquoi est-ce si pressé ?

- Écoutez, vous devez bouger, c'est tout. Et... Peu importe ce que vous allez dire, c'est devenu une question de vie ou de mort. Ils me l'ont bien fait comprendre.

Devoir… Devoir… Vie ou de mort… Bon, apparemment tout était réglé pour lui. Les deux ans avaient l’air de s’être évanoui aussi simplement qu’un bout de ficelle dans le feu. Bon… Duncan n’avait plus vraiment le choix. Il répondit rapidement à Carlisle qu’il ferait son possible et raccrocha rapidement le téléphone. Mais dans quelle merde s'était-il fourré ? Quelle merde ? Se déplacer à Naples était-il vraiment la bonne solution ? Devait-il obéir comme un petit chien à la demande un tantinet déplacé du docteur ? Le prêtre hésitait vraiment… Le téléphone sonna de nouveau. Le numéro de Carlise Cullen apparut de nouveau. Duncan, d’un geste nerveux, raccrocha et jeta le téléphone à l’autre bout de la pièce.

Duncan se leva et reprit son téléphone. Rappelant le dernier numéro qui avait tenté de le contacter. La voix de Carlisle revint au bout du cellulaire.

- Vous vouliez quoi encore .

- Vous dire que je ne suis pas seul et que ceux qui m'entourent attendent de savoir si vous venez ou non.

- Et que se passe-t-il pour vous si je ne viens pas ?

- A votre avis... ?

Duncan n’avait pas vraiment besoin de poser de questions supplémentaire pour comprendre la suite de la phrase. Les maitres de ce monde n’avaient donc aucun scrupule pour tuer une personne telle que Carlisle . Ces êtres devaient être des monstres assujettis à Satan lui-même. Non, il n’avait pas vraiment le choix, il n’avait plus vraiment le choix…

- Je viendrais…

Le jeune prêtre raccrocha doucement. Partir pour mourir . Partir pour devenir un immortel . Mais pourquoi ? Pourquoi Seigneur ? Pourquoi sa vie prenait un tel tournant ? Tout venait de se produire par sa faute. Carlisle avait presque perdu la vie à cause de lui. À cause de la folie d’un prêtre un homme bon, voir une famille peut-être, avait risqué d’être sacrifié sur l’autel de la folie et du désir de puissance d’un clan italien.

Le jeune prêtre ne prit aucune affaire avec lui et partit simplement en direction de l’aéroport international le plus proche. Le voyage parut durée une éternité. La peur, la colère envers lui-même et l’appréhension de l’avenir se côtoyaient, se livraient bataille dans l’esprit de l’enfant qu’était encore Duncan Maccampbell. Car oui, il venait de comprendre aujourd’hui qu’il n’était encore qu’un enfant, qu’un mioche en comparaison de l’âge et de la sagesse avancé des immortelles qu’il avait rencontrées. Le clerc avait voulu affronter un monde dont il ne connaissait rien. Et maintenant il allait en payer le prix, et ce dernier était particulièrement fort. Tout cela était arrivé à cause de son désir presque obsessionnel de combattre le démon, de combattre le Satan. Mais d’une certaine manière, Duncan avait l’impression que la bataille qu’il venait de perdre avait été mené par l’ange de lumière en personne, par le premier des déchus.

- Père… Mon père bénissez-moi !

La douceur et la candeur de cette voix venaient de sortir Duncan se ses pensées. Il était dans l’avion et ce dernier s’apprêtait à décoller. Le jeune prêtre se leva et imposa document les mains sur ses enfants que le Seigneur lui avait donnés comme pilier, comme colonne sur qui s’appuyer. Puis il prononça doucement des paroles de bénédiction.

- Que notre Seigneur Jésus-Christ vous bénisse et vous accompagne au long de ce voyage ! Qu’il vous donne toujours la joie de témoigner de son amour et qu’il vous protège en vous envoyant le Paraclet, l’esprit de force et le bouclier de nos âmes ! Et moi je vous bénis au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit !

Des larmes coulèrent des yeux du jeune prêtre qui venait de réaliser à quel point ce qu’il allait quitter compter à ses yeux. Les deux jeunes filles se relevèrent et baissèrent doucement les mains du prêtre. Ce geste, témoignant d’une grande foi, montrait aussi l’estime et la gratitude de ses deux enfants envers ce ministre de l’Église qui avait tout perdu à cause de sa folie…

Le reste du voyage se passa sans encombre. La seule chose troublant le silence et le recueillement de Duncan était la tristesse qui habitait son coeur et les larmes qui n’avaient pas cessé de couler depuis la rencontre de ses deux enfants qui avaient demandé la bénédiction du Seigneur. Tristesse qui n’était pas due à la transformation, mais au malheur que son âme, que sa cupidité avait risquée de faire vivre à cette famille qui risquait leur vie pour celle d’un humain égoïste. Une fois arrivé à l’aéroport international de Naples, Duncan se leva doucement et se dirigea vers le hall d’arrivée des voyageurs.
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MessageSujet: Re: Contre-coup d'un exorcisme...    Mer 16 Avr 2014 - 20:22

- Bonjour. Hum, je peux vous parler.

Carlisle jeta un coup d'œil derrière lui, croisant le regard glacial de Aro, qui se tenait derrière lui, les bras croisés. Voilà bien la fin à laquelle il s'était attendue, et appréhendait beaucoup la suite. Il aimerait beaucoup avoir un petit délai supplémentaire, au moins le temps de faire déménager sa famille de nouveau. Ce sera plus facile de voyager avec Duncan toujours humain qu'avec un tout jeune nouveau-né. Mais il doutait que ce soit exactement le bon moment d'en parler à Aro. Il sentait très bien son regard fixé sur sa nuque, et avait tout de même peur.

Duncan - Heu… Ai-je vraiment le choix ?

- Eh bien, j'ai eu, heu... J'ai eu une petite mise au point avec le chef du clan Volturi.

"Petite"... Il ne put s'empêcher de grimacer, alors que Aro s'était mis à marcher lentement autour de lui. Il le faisait exprès ou quoi ?! Comme si le docteur n'était pas suffisamment sur les nerfs comme ça ! Alors il pourrait avoir un minimum de compassion. Non ? Il ne fallait pas trop espérer... Carlisle lui jeta un regard noir, ne récoltant qu'un sourire en retour. Très bien, d'accord. Carlisle l'avait peut-être cherché, mais lorsqu'il se sortira d'ici, il jurait de plus jamais remettre les pieds en Italie avant plusieurs siècles au moins. Et Duncan qui restait silencieux au bout du fil. Ce jour était maudit.

- En fait, vous devez venir à Naples dans les deux jours. Faute de quoi, vous... Viendrez, mais sans doute moins doucement.

Aro sourit de plus belle, continuant ses pérégrinations dans la pièce Le docteur était sur le point de craquer, serrant le téléphone dans sa main. Pour la santé mentale de Duncan, il vaudrait bien qu'il vienne de lui-même, au lieu que Aro lui envoie ses émissaires. Si jamais les jumeaux se déplaçaient... Duncan était mort, et de façon magistrale. Ils n'auront aucune compassion ou pitié pour lui. Il se retint de soupirer, espérant que le jeune humain allait très vite comprendre et accepter, pour son propre bien.

Duncan - Heu… À Naples ? Ce n'est pas vraiment la porte à côté vous savez. Vous vous moquez de moi ?

- J'aimerais. Mais... Écoutez, venez, c'est tout, vous n'aimeriez pas qu'on vienne vous chercher, croyez-moi.

Accepte, petit, accepte... Aro n'attendait que cela. Il n'attendait qu'un refus, une seule occasion, et tout allait dégénérer. Duncan n'avait absolument aucune idée de ce qui l'attendait. assis dans le laboratoire, Carlisle avait la main crispée sur le rebord de la paillasse. Et se crispa d'un coup lorsque Aro se plaça de l'autre côté de la paillasse, les deux mains posées bien à plat sur la table, légèrement penché sur lui.

Duncan - Vous croyez que je peux bouger aussi facilement que ça ? Mon évêque doit venir me voir demain, je lui dis quoi ? Et puis… Pourquoi est-ce si pressé ?

Pourquoiii ? Oh, peut-être parce qu'il jouait sa vie, là ! Ce n'était pas une raison suffisante ? Carlisle déglutit un peu en croisant le regard du chef des Volturi. Stop, ce n'était pas encore fini, il pouvait encore convaincre le prêtre de la manière douce ! Il avait horreur lorsque Aro avait cette expression, cela annonçait des ennuis. Carlisle recula sur son siège, de plus en plus tendu.

- Écoutez, vous devez bouger, c'est tout. Et... Peu importe ce que vous allez dire, c'est devenu une question de vie ou de mort. Ils me l'ont bien fait comprendre.

Aro eut un petit ricanement et recommença à bouger. Bon, ça s'annonçait mal. Et il ne fut pas déçu car le jeune humain raccrocha brusquement après avoir marmonné qu'il ferait son possible. Bouche bée, Carlisle fixa le téléphone, et frissonna en voyant Aro prendre un air bien plus sérieux et grave. Carlisle leva précipitamment la main en lui demandant d'attendre encore. Il rappela, mais se fit raccrocher au nez. D'accord... Là, le médecin ne pouvait plus rien faire pour lui... Il se levait lorsque le téléphone sonna à nouveau. Duncan. Infiniment soulagé, Carlisle décocha aussitôt, espérant qu'il se soit mis à réfléchir un minimum.

Duncan - Vous vouliez quoi encore ?

- Vous dire que je ne suis pas seul et que ceux qui m'entourent attendent de savoir si vous venez ou non.

Duncan - Et que se passe-t-il pour vous si je ne viens pas ?

- A votre avis... ?

Carlisle se leva, le souffle coupé, tête baissée. Il aimerait bien que Aro cesse de lui tourner ainsi autour, comme un fauve attendant le moment opportun pour se jeter sur sa proie et la déchiqueter. Il était terriblement stressant, et bien sûr, le veux Volturi en jouait largement. Il avait vraiment un don pour coller une pression incroyable aux gens, lorsqu'il s'y mettait. Carlisle recula un peu, et enfin, Duncan dit qu'il viendrait. Enfin. Soulagé, Carlisle raccrocha, un peu tremblant. Et Aro continuait son manège, ce qui avait le don de lui mettre les nerfs à vif. Il finit par se rasseoir, aussi vite qu'il s'était levé, espérant que le prêtre n'allait pas faire de conneries.


Lorsqu'il alla chercher le jeune humain à l'aéroport, il était tant sur les nerfs qu'il en tremblait encore. Il le récupéra à la sortie du hall des voyageurs et tenta de lui sourire, sans grand succès. Il fit signe à Duncan de le suivre, se préparant. Transformer quelqu'un en excellente santé était bien plus difficile qu'un mourant. Il pourrait le tuer, purement et simplement. Il n'avait jamais mordu qui que ce soit qui ne soit pas alité et sur le point de mourir, et appréhendait beaucoup. Il conduit Duncan jusqu'au laboratoire d'Agenore, puis le fit entrer dans une salle d'examens, la seule qui avait un lit.

- Bon, allongez-vous, maintenant. La morsure est rapide, mais je vous préviens, la transformation est... Douloureuse.

Duncan - Passez moi les détails... Je ne suis même plus sûr de vouloir être transformé.

Il tremblait, allongé sur son brancard. Carlisle ferma les yeux quelques secondes, puis écarta le col de Duncan de sa main glacée avant de l'inciter à tourner la tête, dévoilant sa gorge. Il détecta automatiquement les veines bleues sur la pâleur du coup, ainsi que la peur et l'adrénaline qui avaient commencé à parcourir le sang, renforçant son odeur. Allez... Il se pencha, puis mordit, assez fort pour atteindre les veines, assez doucement pour ne pas lui briser la nuque. Le venin se déversa dans la plaie et le sang, alors que Carlisle se redressait, une main sur la bouche, suffoquant. C'était bien plus difficile avec quelqu'un de bien-portant... Et le sang humain avait un tout autre effet sur lui que le sang animal. Il sursauta lorsqu'une main se posa sur son épaule, et croisa le regard de Aro.

Aro - Évite les conneries de ce genre, à l'avenir...

Carlisle hocha lentement la tête, sans plus rien dire.
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Duncan Maccampbell
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MessageSujet: Re: Contre-coup d'un exorcisme...    Jeu 1 Mai 2014 - 17:06

À peine arriver à l’aéroport que Duncan fit embarquer par le docteur Cullen. Ce dernier semblait tendu, stresser… Duncan pâlie un peu plus en imaginant le bordel qu’il avait créé avec son intervention, avec sa tentative d’exorcisme public. Et dire que rien de cela ne se serait jamais déroulé si le jeune prêtre avait su fermer sa bouche, s’il s’était contenté de rester dans son coin et de ne rien dire. Pourquoi cette folie ? Pourquoi cela ? À y réfléchir, le religieux ne savait plus vraiment la raison profonde de sa folie. Il ne savait plus vraiment ce qui avait motivé sa vendetta contre le monde surnaturel, contre le démon. Sa foi peut-être ? Quelle ironie, si la réponse à cette question était la foi, cette dernière venait d’entrainer la damnation du clerc. La foi en Dieu et la volonté de combattre le démon avait servi la cause de ce dernier…

Le trajet en voiture fut l’un des plus longs du jeune clerc… Aucune parole ne s’était échangé au cours de ce dernier. Un silence morbide saturait l’atmosphère de la voiture. Un silence amenant Duncan à une certaine intériorité. Un silence amenant le prêtre à la prière d’agonie… En effet, Duncan se sentait à l’image de Jésus au jardin de Gethsémanie. Les mots mêmes du Christ devenaient la prière de Duncan: *Père si tu le veux… Que cette coupe s’éloigne de moi, mais que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne…* ces paroles, le jeune vicaire se les ressassait dans son coeur jusqu’à ce qu’elles deviennent la prière du coeur, la prière de son coeur de disciple de Jésus. Ces mots permettaient au clerc d’éloigner de lui la peur qui venait transpercer son âme. Peur de mourir, peur de l’inconnu, peur des ténèbres de la damnation et de l’immortalité terrestre. *Père si tu le veux… Que cette coupe s’éloigne de moi, mais que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne…* Ces paroles marquaient bien l’état d’esprit du garçon. La peur était devenue son maitre à penser, la tristesse la partition que jouait son âme et la colère l’instrument interprétant cette dernière symphonie.

Le trajet en voiture semblait interminable aux yeux de Duncan… Tournant la tête à l’opposé de Carlisle, le jeune prêtre se perdit doucement dans ses pensées, dans ses souvenirs. Le jour de son ordination lui revint alors à l’esprit. Cette grande messe qui avait marqué son esprit, son coeur, sa foi. Il se souvenait du moindre détail comme si cette dernière avait eu lieu la veille. Duncan se revit alors enfiler son amict, puis revêtir l’aube blanche qui symbolisait la pureté du coeur, du croyant. Il se souvint des larmes qui avait marqué ses joues au moment de ceindre le cordon symbolisant l’engagement à la chasteté. Ces perles d’eau, qui avait caressé les joues du jeune diacre qu’il était à l’époque, étaient des larmes de joie, de bonheur devant le grand mystère qui allait alors se dérouler. Alors qu’à ce moment précis, dans la voiture, les goutes d’eau qui coulait le long des yeux du prêtre était des larmes de tristesse, des larmes d’agonie. Sa vie allait bientôt s’arrêter… Son coeur allait bientôt arrêter de battre…

La voiture s’engageait alors sur le parking d’un laboratoire. Duncan sentit alors le stresse et la peur accélérée les pulsions de son coeur. Une fois la voiture immobilisé, le jeune vicaire suivit son ami d’un pas lent. Essayant presque de retarder le moment fatidique de sa transformation. L’atmosphère qui régnait alors était lourde à l’image d’un jour d’orage. Aucun bruit ne parsemait l’extérieur. Les oiseaux ne chantaient pas, le vent ne soufflait pas non plus… À croire que la nature commençait à chanter un requiem pour le jeune ministre de l’Église.

Carlisle: - Bon, allongez-vous, maintenant. La morsure est rapide, mais je vous préviens, la transformation est... Douloureuse.

La voix du médecin tira Duncan se ses pensées. Ce dernier n’avait pas remarqué qu’ils étaient entrés dans un laboratoire, une salle d’examen austère munit cependant d’un lit de métal. Duncan s’allongea doucement sur ce dernier. La sensation de froid qui parcourut son corps au contact du métal fit tressaillir le jeune homme.

Duncan: - Passez moi les détails... Je ne suis même plus sûr de vouloir être transformé.

Cette réponse automatique marquait la dernière parole humaine du prêtre. Il ferma alors doucement les yeux et laissa le vampire achever le travail. Duncan sentit alors la puissance des crocs du Cullen et un cri strident sortit alors de la bouche du nouveau damné…

Ce ne fut qu’à partir de ce moment-là que le chemin de croix du prêtre commença réellement. La douleur était-elle qu’il suppliait le Seigneur de l’achever, d’emporter son âme en enfer du moment que sa vie se termina rapidement. La douleur était-elle qu’il avait l’impression de n’avoir jamais souffert au cours de sa vie. La douleur était-elle qu’elle créait chez l’humain des hallucinations…

Duncan s’imaginait alors en train de célébrer la messe… Il prononçait les paroles de la consécration lorsqu’un filet de sang sortit de la bouche du prêtre empêchant ce dernier de célébrer la Sainte Eucharistie… Des larmes coulaient alors des yeux impuissants de l’homme de Dieu. Un éclair de douleur le fit alors revenir à la réalité… Les hallucinations s’enchainaient les unes après les autres. Elles étaient de plus en plus funèbre, de plus en plus morbides et donnaient au jeune prêtre le désir de mourir. Le désir qu’on l’achève immédiatement…

Des hurlements de peur commençaient maintenant à remplir la pièce. Hurlement mêlant supplication et prière, malédiction et appel au secours. Des hurlements manifestants bien la douleur et le calvaire qu’était en train de vivre Duncan Maccampbell. La raison avait d’or et déjà quitté le jeune homme. Il se percevait plus clairement le monde qui l’entourait, les personnes qui étaient autour de lui. Combien de temps s'était-il passé depuis le moment de la morsure ? Une heure ? Deux heures ? Deux jours… Duncan n’en savait rien. Il n’avait cependant qu’un désir à ce moment précis. Que tout cela s’arrête, que tout cela s’achève…

Comme pour une réponse à la prière de ce dernier, le coeur de Duncan se mit à accélérer doucement. Marquant un dernier élan de vie, marquant la dernière ligne droite qu'il était en train de parcourir. La vie commençait à s’éteindre de l’être humain qu’était alors le prêtre. Sans vraiment le savoir, le jeune homme vivait ses dernières heures d’agonies, de tristesse et d’angoisse. Un dernier hurlement vint alors briser le silence qui entourait le futur nouveau-né, le futur vampire.

Duncan: - Mon père… Pourquoi m’as-tu abandonné ?

Parole marquant bien l’état d’âme et l’état d’esprit du prêtre. Il se sentait laissé pour compte, abandonner comme un chien au bord de la route. La mort qui venait s’emparer de lui était la seule consolation qui réconfortait l’homme de prière, l’homme de Dieu qu’il était.

Une fois le dernier mot prononcé le coeur du prêtre s’arrêta alors de battre. Il était maintenant cliniquement mort. Il était officiellement autre chose qu’un humain. De nouvelle sensation commençait alors à prendre forme en lui. Le moindre son lui était de plus en plus perceptible. La moindre odeur venait marquer ses narines, y compris une odeur exécrable venant comme lui bruler l’odorat… Où était-il ? En enfer ? Cela expliquerait l’odeur insoutenable qui s’emparait de lui. Que venait-il de se passer ? Que faisait-il allonger ? Le choque post-traumatique lié à la transformation avait créé une sorte d’amnésie momentanée chez le prêtre.

Une autre sensation turlupinait le prêtre depuis son réveil. Une sensation de brulure… Sa gorge était enflammée… Le jeune vampire n’avait qu’un désir, c’était celui de soulager la brulure. Mais comment cela était-il possible ? Pourquoi lui arrivait-il une telle chose ? Que faisait-il ici ?

Duncan ouvrit alors les yeux et se redressa doucement. Il reconnut rapidement la pièce où il était et l’homme qui était à son chevet. Une sensation de peur vint alors saisir le coeur du vampire. Que faisait-il ici ? Qu’était-il vraiment devenu ? La transformation avait-elle fonctionné ? Qu’allait-il devenir ?

Duncan: - Je souffre… Est-ce normal ? Que suis-je ? Qui suis-je maintenant ?
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MessageSujet: Re: Contre-coup d'un exorcisme...    Jeu 1 Mai 2014 - 19:44

[HJ : C'est Jasper qui a voulu, pas moi ! Et j'ai eu ses réactions.]

"Un seul problème à la fois !" Voilà ce que Carlisle avait envie d'hurler aux trois frères lorsqu'il revint à Naples avec une gourde remplit de sang animal. C'était vrai, quoi, qu'ils laissent un minimum de temps pour s'organiser et faire les choses au mieux ! Oui, il avait fait une connerie, mais il ne parviendra pas à se racheter si on ne lui laissait pas une plus grande marge de manœuvre. Il ravala sa rancœur en rentrant dans le laboratoire, non sans gratifier Caïus d'un regard noir au passage. Qui évidemment le suivit. Humph. Carlisle eut envie de lui claquer la porte en nez, dans la salle où agonisait Duncan, mais savait que cela ne fera qu'empirer la situation. Il avait l'impression qu'on lui plaçait le couteau sous la gorge.

S'efforçant d'ignorer Caïus, il alla ausculter le jeune prêtre pour vérifier où en était sa transformation, déposant au passage la gourde sur une petite table roulante en fer. Le jeune homme avait les cheveux ébouriffés et le visage tordu dans une grimace de souffrance. On aurait dit qu'il sortait tout droit d'un champs de bataille, son col romain de travers et prête à glisser au sol. Carlisle le rajusta presque malgré lui, écoutant le rythme de son cœur. Caïus était appuyé contre le mur, bras croisé, l'air négligent.

Caïus - Alors c'est pour cet avorton que tu as failli te faire tuer ?

Le docteur ne releva pas, se contentant de s'asseoir près du brancard de fer. Il comprenait qu'on lui colle un surveillant sur le dos, mais pas que Caïus vienne profiter du "spectacle". Il fallait être dingue pour aimer admirer la souffrance à ce point ! Le temps fila sans que l'un des deux daignent bouger. Puis le cœur du prêtre battit de plus en plus vite, signe que cela touchait à sa fin. Il hurla encore puis son cœur stoppa d'un seul coup, faisant tomber un très lourd silence sur la pièce.

Carlisle se leva au moment où il ouvrit les yeux. Il semblait totalement perdu et terrorisé. C'était on ne peut plus normal, les sentiments habituels au sortir de chaque nouvelle transformation. Et dire q'il aurait pu vivre encore quelques années de plus... Le docteur resta près du lit, prêt à la soutenir.

Duncan - Je souffre… Est-ce normal ? Que suis-je ? Qui suis-je maintenant ?

Au moins, le changement en vampire ne lui avait pas ôté son ton très particulier et ses tournures de phrases. Le médecin resta près de lui, pour capter son attention et montrer une présence rassurante. Ne pas le laisser croire qu'il était seul, bien au contraire. Il fallait entourer les nouveaux-nés dès le début de leur nouvelle existence ou c'était fini.

- Tout a fonctionné, dit-il doucement. Vous êtes devenus l'un des nôtres. Tenez, buvez cela. C'est du sang animal, cela apaisera votre soif.

Caïus eut tout à coup un reniflement méprisant. Carlisle se retint de lever les yeux au ciel et incita Duncan à boire, en lui tendant la gourde. Il aura les idées plus clairs ensuite, et ce sera mieux pour tout le monde. Tout à coup, le vieux Volturi s'avança soudainement et prit Duncan par la gorge, lui soulevant la tête pour l'examiner, comme un animal.

Caïus - Pour ça...

- Arrête ! Il vient de se réveiller, le brutaliser ne va pas aider.

Caïus - J'essaye juste de comprendre pourquoi tu as risqué ta peau pour... Un prêtre. Tu as peut-être été pasteur, toi aussi, mais je ne m'explique tout de même pas cette histoire.

Il relâcha le nouveau-né et s'éloigna à nouveau. Carlisle posa une main sur l'épaule de Duncan avec un petit soupir, puis l'incita à le regarder de nouveau.

- Vous vous sentez bien ?
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Duncan Maccampbell
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MessageSujet: Re: Contre-coup d'un exorcisme...    Jeu 22 Mai 2014 - 11:25

Carlisle: - Tout a fonctionné. Vous êtes devenus l'un des nôtres. Tenez, buvez cela. C'est du sang animal, cela apaisera votre soif.

Tout avait fonctionné… Oui, tout avait fonctionné. Un peu trop bien surement aux yeux du jeune prêtre. Son désir de devenir immortel venait d’être exaucé et il ne savait plus vraiment s’il avait fait le bon choix. Tout avait fonctionné et cela aurait dû rendre parfaitement heureux Duncan Maccampbell. Pourtant c’était bien tout l’inverse qui se produisait à ce moment précis. La honte d’avoir succombé à un désir interdit commençait à grandir dans le coeur du jeune prêtre. Par cet acte, le clerc venait tout simplement de s’excommunier. Il venait de signer son interdiction totale d’agir et de vivre en tant que prêtre dans le monde.

Carlisle tenta alors de faire boire un peu de sang au nouveau-né. Duncan renifla doucement et hésita longuement. Aurait-il vraiment une chance de se rattraper ? Cela valait-il le coup de s’attacher à sa nouvelle vie ? Comment faire pour arriver à la rédemption ? Toutes ces questions habitaient le jeune clerc et l’empêchait pour l’instant de gouter au précieux liquide rouge qui pouvait assurer sa survie. Toutes ces questions qu’il ne s’était pas posé plus tôt.

Duncan n’eut pas le temps de prendre sa décision qu’un homme blond le souleva de terre en lui serrant le cou… Le prêtre pria intérieurement que le vampire l’achève ici-même. Au moins il n’aurait plus de question, plus de doute, simplement la paix. Paix apportée par la fuite, mais paix quand même.

Caius: - pour ça…

Duncan ne réagit même pas à cette première agression verbale. Sa prière intérieure ne se faisait que plus intense. Son désir du silence éternel renforçait encore plus la honte qui l’habitait à ce moment précis.

Carlisle:- Arrête ! Il vient de se réveiller, le brutaliser ne va pas aider.

Le brutaliser n’allait pas l’aider. À croire que Carlisle avait encore le désir de lui sauver la vie. De risquer la sienne pour tenter de faire accepter au jeune prêtre son nouvel état de vie.

Caius: - J'essaye juste de comprendre pourquoi tu as risqué ta peau pour... Un prêtre. Tu as peut-être été pasteur, toi aussi, mais je ne m'explique tout de même pas cette histoire.

Le vampire relâcha alors sa victime sans le tuer. Dommage, cela ne serait pas tout de suite. Il devrait donc se débrouiller lui-même.

Carlisle: - Vous vous sentez bien.

Se sentir bien… L’ironie de la question fit apparaitre un fin sourire sur le jeune transformé. Non, Duncan n’allait pas bien et c’était peut-être cela le noeud du problème. Sa vie venait d’entrer dans l’enfer de la damnation. Le jeune prêtre serait maintenant condamné à fuir tout ministère public, ou ministère de prêtre. Ses paroles ne seraient plus efficaces pour la célébration des sacrements. Techniquement parlant, Duncan n’était maintenant plus rien.

Duncan reprit doucement le sang animal et le porta doucement vers ses lèvres. Devait-il en boire ? Devait-il accepter sa nouvelle vie ? Non… Il n’en avait pas le désir. Mais à ce moment précis le désir et la volonté humaine n’étaient pas vraiment ce qui dominait dans l’esprit du vampire. La sensation de brulure qu’il avait ressentie. Duncan but d’une traite le sang que lui avait proposé Carlisle. Puis, se relevant doucement il s’approcha de la porte de sortie.

Duncan: - Suis-je vraiment devenu un être damné ? Suis-je vraiment devenu un……

Aucune larme ne coulait des yeux du nouveau vampire mais la tristesse emplissait son esprit. Pourquoi avait-il donc fait ce choix ? Pourquoi ? Qu’allait-il devenir maintenant ? Qu’allait-il donc devenir ?

Duncan: - Que vais-je bien pouvoir devenir ? Ou puis-je aller ? Que puis-je faire ?
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