Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Quand on joue avec le feu...

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MessageSujet: Quand on joue avec le feu...   Mar 22 Avr 2014 - 23:36

Bon voila, c'était le moment d'y aller. Orlin l'avait promis à Alec et pour le coup, il ne voulait pas le décevoir en se montrant lâche. Il devait avouer à Jane qu'il aimait son frère, ou que, du moins, il s'était rapproché. Pendant un moment il avait réfléchi à ce qu'il allait lui dire. Il avait tourné le problème dans tous les sens pour savoir s'il y avait une solution, mais la situation s'avérait particulièrement délicate.

Jane était seule dans une petite salle du château. Orlin resta un moment devant la porte à se demander si c'était vraiment le bon moment et à prier pour qu'on vienne le sauver de cette situation. Prière inutile car personne ne viendra jamais, tout le monde est à la guerre. Il prit enfin son courage à deux mains, ou plutôt ce qui lui restait de courage plus toute la folie et le masochisme qu'il avait accumulé depuis deux ans, et frappa à la porte.

Jane ouvrit la porte et lui hurla dessus, et encore c'est un euphémisme, pour lui demander ce qu'il voulait. Orlin s'attendait plus ou moins à ce genre de réception et ne sursauta pas. Il tacha de ne pas la faire attendre et répondit :

- J'ai un truc à t'avouer, ça concerne Alec.

Elle lui jeta un regard suspicieux et lui ordonna de parler. Bon garder son calme, ne pas s'énerver dire les choses calmement. Elle n'était plus une enfant comme ils aimaient bien le rappeler, donc elle pourrait comprendre non ?

- Depuis la dernière fois, je me suis rendu compte d'une chose. Quelque chose que je m'étais toujours refusé à croire. Je me suis rendu compte que je préférais les garçons aux filles.

Il faisait bien attention à ses réactions. Il avait peur qu'elle devienne folle de rage. C'était le premier passage qu'il jugeait difficile. Il ne craignait pas trop qu'elle soit homophobe, mais plutôt qu'elle se fasse des idées hâtives.

Jane
Et le rapport avec Alec ... ?

Ok, second passage difficile.

- Quand il c'est fait enfermer là-haut, juste avant la guerre, il est arrivé un moment où on s'est retrouvé dans la même pièce. Je ne sais plus pour quelle raison mais je lui ai dit. Et là, je suis tombé des nus. Il m'a un peu interrogé sur ça et on a fini par se parler de nos vies d'avant, sans arrière-pensée ni rien de méchant. Tout au long de la conversation, il m'a laissé comprendre qu'il était comme moi.

Elle pinça les lèvres.

Jane
Tu es en train de me dire que tu dragues MON FRÈRE ?!

- Pas réellement il ne c'est rien passé de spécial depuis ce jour. On est resté comme si de rien était pendant la guerre, même si aucun de nous deux n'avait oublié. Le seul changement c'est qu'il n'y avait plus de méchanceté entre nous. Jusqu'à cette semaine où j'ai eu une grosse déprime.

Jane
Une déprime... A cause de la guerre ? Qu'est-ce qui te fait déprimer ? Papa Caïus ne s'occupe pas assez de toi ? Tu veux être en première ligne ? Ou alors Alec n'a pas voulu t'embrasser ?

Ne pas réagir à ces provocations, rester calme, zen.

- À cause de Charles-Edward. Je me fais du souci pour lui, beaucoup de soucis. J'ai croisé Alec à ce moment-là. Il m'a demandé ce qui n'allait pas. Je lui ai expliqué, il m'a aidé à aller mieux. Puis il m'a parlé aussi de certains de ses problèmes qui lui pesaient sur le cœur. Et je l'ai aidé à rendre ça plus supportable. Depuis, je l'apprécie de plus en plus et réciproquement. Il m'a fait promettre de venir te le dire le plus tôt possible.
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MessageSujet: Re: Quand on joue avec le feu...   Dim 27 Avr 2014 - 22:29

Une fois n'est pas coutume, Jane s'était séparée de son frère, en grande partie à cause de Aro. Elle avait horreur lorsque l'un des frères voulait discuter avec lui en privé, cela n'augurait jamais rien de bon. Elle ne pensait que le chef du clan allait le frapper, il n'avait rien fait de mal cette fois, et rien dit, mais il pouvait très bien le manipuler, le pousser à bout ou elle ne savait quoi. Et Alec avait une propension terrible à s'enfoncer lorsqu'on l'emmenait sur des terrains sensibles. Ou à s'enfoncer tout court, d'ailleurs. Il suffisait d'un rien, elle était bien placée pour le savoir, et craignait qu'à cause de cela, son entretien avec Aro se passe mal.

Particulièrement inquiète, elle erra donc un peu au hasard dans le château, ignorant les rares personnes qu'elle croisait, et qui ne la dérangèrent pas non plus. Quelques uns parurent seulement curieux de la voir seule mais ils s'abstinrent du moindre commentaire et passèrent leur chemin. Tant mieux pour eux car la jeune fille n'était pas d'humeur à jouer, et lorsque son frère n'était pas là pour la tempérer... Elle finit par se réfugier dans une pièce plus tranquille pour passer ses nerfs et patienter. Elle ne pouvait rien faire de plus, de toute façon, et il fallait bien tuer le temps.

Plus tard, alors qu'elle avait presque réussi à se détendre en lisant un vieux roman abandonné sur une table, elle sentit une odeur familière venir lui chatouiller les narines. L'odeur de la dernière personne qu'elle avait envie de voir en ce moment, une odeur qui lui fit sèchement refermer le livre et se lever. Lui... Elle jeta un regard noir vers la porte, espérant qu'il ne faisait que passer. Mais il s'arrêta. Frappa à la porte. Il le faisait exprès ou quoi ? A moins qu'il n'ait aucun instinct de survie ? Son don commençait à gratter à la porte de son esprit, comme un animal flairant le sang et demandant à ce qu'on le libère pour jouer. Elle ouvrit sèchement la porte et lui demanda ce qu'il voulait, en criant tellement elle était tendue.

Orlin - J'ai un truc à t'avouer, ça concerne Alec.

De mieux en mieux... Non seulement il venait la déranger, alors q'il savait qu'elle le détestait, mais en plus il venait lui parler de son frère ? Après ce qu'il lui avait fait ? Suicidaire ou courageux ? Ou simplement débile ? Son don s'agitait toujours comme un petit animal. Comme un monstre passant allègrement une serviette blanche autour de son cou avec un grand sourire canin plein de crocs, du style "A table !". Sa main se crispa sur la porte, et elle lui dit de parler. Elle sentait que la suite n'allait pas lui plaire.

Orlin - Depuis la dernière fois, je me suis rendu compte d'une chose. Quelque chose que je m'étais toujours refusé à croire. Je me suis rendu compte que je préférais les garçons aux filles.

Voilà qui était formidable et elle était très heureuse pour lui. S'il n'était venu que pour lui dire ça, elle allait le... Une minute. Il avait dit avoir une chose à avouer concernant Alec. Concernant Alec... Ses yeux se plissèrent, et la brûlure de son pouvoir s'agita de plus belle, ne demandant qu'à être relâchée. Elle garda son calme, pour le moment, espérant que ce n'était qu'une mauvaise blague.

Et le rapport avec Alec ... ?

Orlin - Quand il s'est fait enfermer là-haut, juste avant la guerre, il est arrivé un moment où on s'est retrouvé dans la même pièce. Je ne sais plus pour quelle raison mais je lui ai dit. Et là, je suis tombé des nus. Il m'a un peu interrogé sur ça et on a fini par se parler de nos vies d'avant, sans arrière-pensée ni rien de méchant. Tout au long de la conversation, il m'a laissé comprendre qu'il était comme moi.

Il avait osé. Il avait VRAIMENT OSE.... Elle se redressa, lèvres pincées, plus furieuse que jamais. Que Alec préfère les filles ou les garçons, aucune importance, il pouvait bien faire ce qu'il voulait. Que Orlin ait des attirances semblables également, aucune importance non plus. Après tout, si Chelsea avait voulu les forcer à s'entendre en les liant l'un à l'autre, c'était raté. Complètement raté. Mais que Orlin s'avise de ne serait-ce que poser le regard sur son petit frère, là, ça ne passait plus ! Surtout après ce qui s'était passé !

- Tu es en train de me dire que tu dragues MON FRÈRE ?!

Orlin - Pas réellement il ne s'est rien passé de spécial depuis ce jour. On est resté comme si de rien était pendant la guerre, même si aucun de nous deux n'avait oublié. Le seul changement c'est qu'il n'y avait plus de méchanceté entre nous. Jusqu'à cette semaine où j'ai eu une grosse déprime.

Ooh, il avait déprimé le petit chou ? Un petit coup de blues après seulement deux ans passés chez les Volturi ? Le niveau baisse, on dirait ! Elle essayait de ne pas hurler tout de suite, même si le simple fait de se retrouver devant Orlin la faisait sortir de ses gonds. Pour elle, il était l'incarnation même de la fausseté et de l'hypocrisie. Et de la lâcheté. Jane détestait les lâches, elle haïssait tous ceux qui n'étaient pas capables de se battre ni pour leurs proches ni pour leurs idéaux. Tous ceux qui ne se défendaient pas, qui acceptaient docilement leur destin sans même essayer de le contrer.

- Une déprime... A cause de la guerre ? Qu'est-ce qui te fait déprimer ? Papa Caïus ne s'occupe pas assez de toi ? Tu veux être en première ligne ? Ou alors Alec n'a pas voulu t'embrasser ?

Orlin - À cause de Charles-Edward. Je me fais du souci pour lui, beaucoup de soucis. J'ai croisé Alec à ce moment-là. Il m'a demandé ce qui n'allait pas. Je lui ai expliqué, il m'a aidé à aller mieux. Puis il m'a parlé aussi de certains de ses problèmes qui lui pesaient sur le cœur. Et je l'ai aidé à rendre ça plus supportable. Depuis, je l'apprécie de plus en plus et réciproquement. Il m'a fait promettre de venir te le dire le plus tôt possible.

Plusieurs options. Soit elle était prise dans une sorte d'illusions où elle entendait des trucs. Ou bien Orlin ne faisait tout cela que pour le simple plaisir de l'énerver, bien qu'elle ne pense pas qu'il soit suicidaire à ce point. Ou alors, Alec et lui étaient vraiment... Non. Non, non, non ! Alec et Orlin ? Ce n'était pas possible... Mais il ne l'aurait jamais poussé à venir lui parler si ce n'était pas sérieux. Et depuis combien de temps, très exactement ? Alec... Elle aurait accepté sans rien dire n'importe quel autre garçon ou fille. Mais là, lui, non, pas lui, pas le fils de Caïus, pas celui qui avait torturé et humilié son frère. Elle avait laissé un long silence s'installer, puis finit par prendre une longue inspiration. Un lent sourire se dessina sur ses lèvres, signe, pour ceux qui la connaissaient, que c'était très mauvais signe.

- Juste une question. C'est arrivé comment ? Tu fais ça pour l'humilier encore ?

Orlin - Si je voulais juste l'humilier, j'aurais pas pris le risque de venir te voir. Mais j'ai promis. Pour le comment je dirais le regard, puis les confessions, le tout aidé par nos histoires respectives.

Sans blague... Il la prenait pour une cruche ? Juste une histoire de regards et de confessions ? Vraiment ?! Elle n'avait pas le droit de le tuer, mais rien ne l'empêchait de le... Elle se remémora alors les réactions complètement stupides des autres gardes lorsqu'elle avait jeté Orlin dans le hall en le torturant. Ici, ils étaient seuls, alors quelle importance ? Et POURQUOI son frère ne lui avait-il jamais parlé de ça ?! Là, c'était plutôt lui qu'elle avait envie de massacrer. Oser lui cacher un truc pareil... Alors qu'elle lui avait parlé de Démétri. Elle fit deux pas vers Orlin, le regard plus noir que jamais, et le prit sèchement par le col.

- Depuis combien de temps ?

Il sembla réfléchir, et elle serra le poing. Allez, on se dépêche !

Orlin - Début août, avant la guerre. Quand il a été enfermé chez Caïus.

Ok. Il était mort. Elle relâcha un peu brutalement Orlin et partit dans le couloir, suivant instinctivement la trace de son frère. Plus elle avançait, et plus elle fulminait. Depuis le mois d'Août ! Et ils étaient en Octobre ! Il ne lui avait rien dit ! Pas un mot depuis tout ce temps ! Rien ! Alors qu'elle lui racontait tout, comme à leur habitude ! Comment avait-il osé lui cacher cela...

Elle le trouva assez vite et se jeta quasiment sur lui, blessée et furieuse. Elle l'attrapa brusquement par les épaules, pâle et folle de rage, puis hurla :

- Comment AS-TU PU ?! Depuis le mois d'Août ?! Alors que tu me répètes sans cesse qu'on ne doit rien se cacher ?! Tu te fiches de moi ?!

Elle l'avait poussé contre le mur derrière lui, tremblante.

- Tu ne me fais pas confiance sur ce genre de sujet ?!


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MessageSujet: Re: Quand on joue avec le feu...   Lun 28 Avr 2014 - 11:43

Autant l'avouer platement, Alec le sentait mal. Mais vraiment très mal. Apparemment, Caïus était déjà au courant de ce qui se passait entre lui et Orlin, mais il s'en fichait totalement. Réaction qui avait réussi à choquer Alec tant il ne s'y attendait pas, mais c'était une très bonne nouvelle, cela fait un souci de moins à gérer. Simplement, il y avait encore deux autres petites choses qui le tracassait. Aro, par exemple. Il avait clairement signifié que cela ne lui plaisait pas de voir les deux garçons ensemble, sous des prétextes un peu... Hum. Cela se passait de commentaires, allons-nous dire. Mais Alec le soupçonnait d'avoir peur que cette histoire ne l'affaiblisse ou le pousse encore à se rebeller. Mais ce n'était pas Aro qui l'inquiétait le plus.

Pour le moment, il craignait bien plus la réaction de sa sœur. Cent fois, il avait faillit lui parler de tout cela. Et cent fois, il s'était dégonflé. Eux qui n'avaient jamais eu de secrets l'un pour l'autre, eux qui s'étaient toujours tout dit, tout avoué, tout confié, même lorsque c'était un sujet douloureux, il n'avait pas osé lui parler de Orlin. Il savait très bien qu'elle le haïssait, depuis ce qui s'était passé dans les cachots, et avait peur de la trahir en lui avouant qu'aujourd'hui... Enfin, il s'agissait de Orlin, après tout ! C'était à cause de lui qu'elle s'étant mise en colère, et pour défendre son frère. Comment pourra-t-elle comprendre et accepter ce qui se passait maintenant entre eux ?

Sa sœur était assez colérique et surprotectrice, avec ça. Il avait bien plus peur de sa réaction que de celle de Aro. Il ne voulait pas la blesser ni la rendre malade, et avait donc sans cesse repoussé le moment de tout lui avouer. Sauf qu'il n'aurait sans doute pas dû attendre si longtemps avant qu'elle soit mise au courant. Il ne put s'empêcher d'avoir un net mouvement de recul lorsqu'il la vit arriver, furieuse et les yeux noirs, et réagit à peine lorsqu'elle l'agrippa, incapable de dire un seul mot. En revanche, il se raidit sur place lorsqu'elle hurla.

Jane - Comment AS-TU PU ?! Depuis le mois d'Août ?! Alors que tu me répètes sans cesse qu'on ne doit rien se cacher ?! Tu te fiches de moi ?!

Il se sentit brusquement poussé contre le mur, alors qu'une vague de culpabilité l'enserrait. Elle n'utilisera pas son don dévastateur sur lui, il le savait, mais il aurait presque préféré qu'elle le fasse, il le méritait largement pour le coup. Il s'en voulait de l'avoir blessée, il sen voulait de lui avoir caché. Et pour qu'elle lui crie dessus, il fallait vraiment qu'elle soit à bout.

Jane - Tu ne me fais pas confiance sur ce genre de sujet ?!

Il sursauta et leva les mains, devenant aussi pâle qu'elle.

- Si ! Bien sûr que je te fais confiance, pour tout ! Là, c'était...

Il s'interrompit un tout petit moment pour chercher ses mots, collé au mur, et essayant à tout prix de ne pas plus énerver sa jumelle. C'était le moment de s'expliquer, pas de s'engueuler.

- Je n'ai pas osé, à cause de ce qui s'était passé dans les cachots... J'avais peur que tu te sentes trahie, ou que tu m'en veuilles. Et je ne savais pas très bien où j'en étais moi-même, je n'ai jamais connu ça. Ni avec une fille, ni avec un garçon.

Il posa ses mains sur ses poignets, lui faisant doucement relâcher la pression. Il l'aimait trop pour la blesser ou lui faire de la peine, et elle en était consciente. Il voulait juste lui expliquer, faire en sorte que cela passe mieux. Elle finira par l'accepter, mais il devait d'abord l'apaiser. Il la prit par les poignets et la rapprocha doucement de lui, la regardant droit dans les yeux.

- S'il te plaît, oublie le passé, avec Orlin... Tu sais comment ça se passe, dans ce clan. Je regrette de ne pas t'en avoir parlé avant, je sais que c'est indigne, j'avais juste peur que tu sois blessée ou que cela nous sépare.

Terrifié à cette idée, il l'attira contre lui et la serra dans ses bras, un bras autour de sa taille et une main sur sa nuque. Il ne l'abandonnera jamais, quoi qu'il arrive, et peu importe qui il aimera. Il resserra son étreinte, essayant de lui transmettre tout cela, essayant de lui faire comprendre qu'ils ne seront plus jamais séparés.
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MessageSujet: Re: Quand on joue avec le feu...   Lun 5 Mai 2014 - 23:01

Jane était furieuse, mais se sentait surtout trahie, pire que blessée. Jamais son frère ne lui avait caché quoi que que se soit, l'inverse étant vrai également, et aujourd'hui, elle apprenait tout cela d'un bloc, et même pas de sa bouche ! Il avait osé lui cacher tout cela, il... Alors il ne lui faisait pas confiance ? Il leva les mains à son tour, après un léger sursaut. Elle avait presque envie de le frapper, tant elle était secouée de voir ça. Ils s'étaient toujours dits ! Elle lui avait toujours tout avoué, même lorsqu'elle était gênée ou avait peur ! Et il avait toujours agit de même avec elle ! Alors pourquoi ? Que lui avait-on dit pour modifier cela ? Ils étaient frère et sœur, oui ou non ?! Frère et sœur par le sang, avec ça ! Tant d'années de partage et de vie ensemble pour en arriver là ?

Alec - Si ! Bien sûr que je te fais confiance, pour tout ! Là, c'était...

C'était quoi ?! Qu'il s'explique, et maintenant ! En quoi cette situation était-elle différente, elle se le demandait oui ! Elle avait envie de pleurer, blessée de voir l'hésitation de son frère, comme jamais il ne l'avait été. S'il ne voulait plus se confier à elle, qu'il le lui dise clairement ! Comme s'il la pensait incapable de comprendre quoi que ce soit... Comme si elle n'était pas capable de l'accepter tel qu'il était.

Alec - Je n'ai pas osé, à cause de ce qui s'était passé dans les cachots... J'avais peur que tu te sentes trahie, ou que tu m'en veuilles. Et je ne savais pas très bien où j'en étais moi-même, je n'ai jamais connu ça. Ni avec une fille, ni avec un garçon.

Mais justement, il aurait dû lui en parler ! La petite scène des cachots brûlait encore sa mémoire, bien évidemment, mais seul le fait de voir son frère la fuir la blessait, et rien d'autre. Comment pouvait-il ne plus oser lui parler... ? Elle ne pourrait jamais lui en vouloir, pas à lui ! Il était la personne qui comptait le plus au monde à ses yeux. Peu importe ce qu'il fera, ce qu'il décidera, qui il aimera - même Orlin - elle ne remettra jamais ses choix en doute. Mais qu'il le lui dise lui-même ! Elle pouvait l'aider et le soutenir ! Ils pouvaient se confier l'un à l'autre, s'entraider, comme ils l'avaient toujours faits.

Il glissa ses mains sur ses poignets et la rapprocha de lui. Alors c'était uniquement car il s'agissait d'Orlin qu'il ne lui avait pas parlé plus tôt ?! Oui, elle le haïssait, mais si Alec l'aimait, elle ne touchera plus à un seul cheveu de sa tête, elle ne ferait jamais ça ! Elle ne fera jamais quelque chose qui rendra son frère malheureux. Oui, elle avait du mal à digérer qu'il ait choisi Orlin, mais si c'était le cas... Elle avala le venin brûlant qui lui montait en bouche. Même Orlin, elle pouvait l'accepter, si cela rendait Alec heureux.

Alec - S'il te plaît, oublie le passé, avec Orlin... Tu sais comment ça se passe, dans ce clan. Je regrette de ne pas t'en avoir parlé avant, je sais que c'est indigne, j'avais juste peur que tu sois blessée ou que cela nous sépare.

Elle se retrouva tout contre lui avant d'avoir pu répondre, dans une étreinte forte qui parvint à le réconforter. Étreinte familière, où elle se sentait protégée et aimée. Elle soupira légèrement et ferma les yeux, se blottissant contre lui. Ils ne dirent rien durant un long moment. Jane se contentait de respirer son odeur, parfaitement bien ainsi, et heureuse de ce contact. Elle avait besoin de se sentir qu'il lui faisait toujours confiance et qu'il l'aimait. Que rien ne les séparera plus, qu'ils veilleront à jamais l'un sur l'autre.

- Je persiste à dire que tu aurais dû m'en parler avant, murmura-t-elle.

N'ayant plus envie de crier, et encore moins de se battre, elle se contenta de resserrer leur étreinte. C'était un de leurs moments à deux, où personne ne venait les déranger, et elle ne voulait pas gâcher cela, voulant au contraire en profiter autant que possible. Refermant les yeux, elle ne dit plus rien, se contentant d'être auprès de lui.


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