Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Connerie fumante

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MessageSujet: Connerie fumante   Jeu 28 Aoû 2014 - 16:15

Une fois n'est pas coutume, William était venu en cours, aujourd'hui. Non, il n'avait pas été touché par la grâce divine, ni par un quelconque bienfait. Mais voilà, il pleuvait, et il n'avait pas envie d'être trempé. Ce qui ne l'empêchait pas de somnoler au fond de la classe, la tête posée sur son bras, sans prêter la moindre petit miette d'attention au professeur de géographie, qui ne s'en souciait même plus. Ennui profond, dodo, pas envie de bouger, fatigue, lassitude. Qu'est-ce ce cours était chiant ! William n'avait strictement rien à foutre des fleuves Américains, Canadiens, ou même Russes ou Chinois. Il ne comptait pas naviguer dessus, de toute manière, et n'y voyait aucune importance. Il bâilla encore plus fort, à un moment donné, gribouillant sur sa feuille de brouillon. Bon, tout ceci était trèès intéressant. La suite ? Il ne pouvait pas avoir un peu d'animation, au moins ? Il observa les gouttes de pluie qui coulaient sur la vitre, en mâchouillant distraitement son crayon.

- Will, tu dors ? chuchota son voisin.

- Non, mais je m'emmerde.

Appuyé contre la vitre, il remarqua tout à coup du mouvement dehors. Le proviseur venait de sortir, avec un gros parapluie, pour accueillir un homme blond et une silhouette plus petite, aux longs cheveux roux. Une nouvelle ? Ils devaient pas être de la Push, ceux-là, les blonds étaient rares et les roux inexistants. Dommage, il trouvait très belle cette couleur de cheveux. Il se pencha, tout en continuant à mordre son stylo, mais le proviseur fit entrer les deux visiteurs. Privé de distraction, il s'affala de nouveau sur sa table. Un long moment passa, et alors qu'il avait entrepris de dessiner sur son cahier cours la reproduction complète du château de François 1er, on frappa à la porte. Le proviseur entra, accompagné justement de la rouquine.

William se redressa pour l'observer. Elle avait son âge, des yeux chocolat en amande, et un air assez doux, quoi qu'un peu bizarre. Le proviseur la présenta à toute la classe. Renesmée Carlie Masen, nouvelle au collège, âgée de quatorze ans, et qui allait intégrer leur classe. Elle vint s'asseoir à la seule place libre qui restait, c'est à dire à côté de lui, car personne ne s'asseyait ici, comme il dormait. Il lui sourit lorsqu'elle s'installa, se penchant derrière son livre.

- Je m'appelle William Wilson, souffla-t-il. Mais tu peux dire Will, comme tout le monde. Bienvenue dans notre trou pluvieux !

Elle venait donc de s'installer à la réserve ? Les étrangers étaient rares, très rares, et les "blancs" encore plus, dans le coin. Le dernier était le shérif de Forks, qui s'était installé chez les Clearwater, voisins de sa propre famille. Will avait fini par connaître passablement le shérif puisque c'était lui qui l'avait ramené à la Push après sept fugues en l'espace de cinq mois. Le cours reprit, mais il profita de l'inattention du prof pour parler un peu à la nouvelle, savoir d'où elle venait, qui était ses parents, pourquoi arriver juste en décembre. Il apprit qu'elle venait juste d'emménager, pas très loin de la réserve. Voyant la fin de l'heure avancer, il jeta un coup d'œil à son emploi du temps, et soupira en voyant maths. Se retournant vers sa voisine, il lui offrit un petit sourire.

- Se barrer plus loin pour s'amuser, tu serais tentée ?

Il connaissait un endroit où ils seront bien tranquilles. Il y avait des vieilles cabanes de jardinier en friche, derrière le hangar du père Simon. Les jeunes de la réserve s'y rendaient souvent pour fumer ou se bécoter. Si elle était d'accord, il s'esquivera avec elle dès la sortie, et ils se rendront là-bas.
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MessageSujet: Re: Connerie fumante   Jeu 28 Aoû 2014 - 17:17

Nessie se pencha à la balustrade de l'escalier pour regarder au rez-de-chaussée, un peu brusquement, et manqua d'ailleurs de passer par-dessus. Elle se rattrapa à la dernière seconde, évitant une chute de deux mètres qui lui aurait probablement brisé le cou, mais ne remit pas droite pour autant, se tortillant pour voir ce qui se passait. L'ambiance était super bizarre, depuis qu'ils avaient tous pris le remède et recommençaient à vivre comme des humains. Elle crut apercevoir les cheveux blonds de Jane, en bas, à moins que ce soit Ashley. Elle se pencha un peu. Si elle voyait des cheveux noirs à suivre, c'est que c'était Alec, et donc que les cheveux blonds appartenaient à Jane. Mais plus rien ne bougea. Se redressant enfin, elle alla mettre ses chaussures et terminer de se préparer. Papi l'emmenait, ou papa officiellement, au collège pour finaliser son inscription et l'intégrer à sa nouvelle classe.

Elle sortit sous le porche, regardant d'un air morne la pluie tomber. Elle n'était pas très bien, en ce moment. Bien sûr, être enfin humaine la rendait folle de joie, mais tout cela était fortement contrebalancé. Tonton Jaz était partie avec tante Alice. Grande sœur allait partir aussi, tôt ou tard, avec grand frère et leur bébé. Le reste de sa famille déprimait à moitié car ils avaient dû tuer un humain. Jake était resté loup, il ne voulait pas vieillir normalement avec elle. Des raisons de crier youpi ? Elle avait tant espéré une vie normale, et voilà que rien n'allait comme il faut ! Cette seconde chance partait mal dès le début. Alors qu'elle voulait juste... Elle avait juste envie de vivre ! Elle voulait être une jeune adolescente sans souci. Elle ne voulait plus être mêlée à des histoires de loups et de vampires. Elle ne voulait plus jamais être mêlée à du surnaturel.

Elle grimpa dans la voiture de Carlisle, restant silencieuse tout le trajet. Le collège lui parut encore plus déprimant lorsqu'elle y arriva. Un bâtiment tout sombre, sous une pluie torrentielle Une vraie scène de film d'horreur ! Et si elle n'arrivait pas à s'intégrer ? Alors qu'ils étaient humains, tous, les mensonges continuaient, et c'était bien cela qui la travaillait. Non, Carlisle n'était pas son père, mais son grand-père. Mentir, encore et toujours. Tricher avec son âge, avec sa date de naissance, avec sa filiation. Elle marcha comme une automate, le cœur normale. Humaine ou non, une vie normale et sans mensonges lui échappait. Elle suivit le proviseur après les histoires de papier, le regard dans le vide. Elle voulait vivre... Comme une humaine, comme une jeune adolescente, vivre comme si elle n'avait jamais connu ni guerre, ni attaque de loups géants, ni vampires, ni loups-garous, ni état d'hybride.

- Je vous présente votre nouvelle camarade de classe, Renesmée Carlie Masen, 14 ans, et qui fera parti de cette classe à partir d'aujourd'hui.

Elle n'écouta pas la suite, se contenant d'aller s'asseoir là où on lui indiqua. Son voisin de table, presque endormi lorsqu'elle était entrée, s'était redressé et lui souriait. Elle le lui rendit, un peu gênée. Qu'on l'excuse, mais elle n'avait pour ainsi dire pas l'habitude de fréquenter des gens de son âge. Elle ne l'avait plus fait depuis Beith, ce qui remontait au loin. Depuis toujours, elle vivait à l'écart des autres enfants. Une certaine rancœur s'était distillée en elle à cause de ça. Aujourd'hui, elle avait envie de tout rattraper. De pouvoir se comporter comme n'importe quelle fille de son âge. Échapper au monde de légendes qui l'avait vu naître.

- Je m'appelle William Wilson, souffla-t-il. Mais tu peux dire Will, comme tout le monde. Bienvenue dans notre trou pluvieux !

Elle hocha la tête, lui donnant du même coup son propre diminutif. Même "Renesmée" était un nom issu tout droit de l'univers caché qu'elle voulait fuir à tout prix. Encore un point qui l'agaçait de plus en plus, par ailleurs. C'est vrai ça, pourquoi aurait-on pris la peine de lui donner un prénom normal alors qu'elle n'était pas destinée à vivre normalement ? Bravo pour l'imagination, en ce qui concernait son charmant prénom ! Elle passa le reste de l'heure à discuter en douce avec Will, sans prêter attention à son nouveau professeur. Il avait l'air très sympa, et surtout pas du tout coincé. Vers la fin de l'heure, il sortit une feuille de son sac puis poussa un grand soupir.

- Se barrer plus loin pour s'amuser, tu serais tentée ?

Le regard de Nessie s'illumina aussitôt. Là, elle avait entendu une phrase qui lui plaisait beaucoup ! Une occasion de sortir, faire des trucs bien humains, sans rien de surnaturel dedans. Elle donna son accord avec un plaisir non dissimulé, et attendit la sonnerie avec impatience. Lorsque la cloche sonna, ils suivirent la classe, puis s'esquivèrent très vite au détour d'un couloir. Éclatant de rire, elle courut derrière Will dans les couloirs et escaliers du collège. Ils sortirent par derrière, sous une pluie monstrueuse. Elle mit sa capuche, courant derrière son nouvel ami. Elle ignorait où ils allaient mais se laissa guider sans aucun problème. Au bout d'un moment, ils arrivèrent derrière un hangar, et se mirent à l'abri. Elle s'assit, essoufflée, mais vibrante du bonheur de braver l'interdit.

- Pas mal, commenta-t-elle en hochant la tête, avec un grand soupir. Je savais bien qu'on pouvait trouver de telles palaces par ici, je m'y plais bien.

Elle entoura ses jambes de ses bras, souriant à Will. Oui, elle était bien. Elle était bien car elle s'amusait, avec une personne de son âge, et que rien ne lui rappelait ses origines, son monde, tout ce qui avait changé. Rien ne lui rappelait les départs récents et ceux qui s'annonçaient.

- Dis-moi, t'as l'air un habitué des fuites de ce genre, toi. Tu vas me pervertir alors que je viens d'arriver ! Même s'il n'en a pas fallut beaucoup.

Elle éclata de rire en s'asseyant sur un vieux pneu, étendant les jambes. Sa famille la tuerait sûrement si elles avait qu'elle séchait les cours au bout d'une heure au collège, et encore. Et tuerait Will aussi, sûrement. Mais curieusement, elle s'en moquait un peu. Elle ne voulait plus être couvée. Ses parents étaient extra, mais beaucoup trop sur son dos. Même Jacob la couvait et la surveillait en permanence. Elle rejeta la tête en arrière, observant le ciel. Puis sa main effleura un bout de tissu. Penchant la tête, elle vit qu'on avait planqué ici deux paquets de cigarettes et un briquet. Elle le prit et l'observa un moment.

- Tiens, si tu sais comment fumer, je veux bien que tu m'apprennes !

Elle ne plaisantait qu'à moitié. Cette nouvelle expérience lui faisait bien envie, d'un seul coup.
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MessageSujet: Re: Connerie fumante   Jeu 28 Aoû 2014 - 19:02

Première rentrée de Nessie depuis son retour à l’humanité… Première rentrée de cet être si fragile, si précieux. Depuis sa transformation en humaine, Jacob ne savait pas comment réagir, comment la traiter. L’enfant qu’elle était n’avait pas compris que le Quileute n’accepte pas de redevenir humain. À la décharge de l’enfant, le loup n’avait pas voulu donner les raisons de son choix. Jacob n’avait pas voulu quitter son statut de loup afin de pouvoir continuer sa mission de protecteur, afin de continuer à protéger l’enfant fragile et insouciante qu’elle était devenue. Le choix n’avait pas pris longtemps. Le Quileute préférait vivre avec la malédiction de son clan toute sa vie et assurer une belle vie à celle que la nature lui avait donnée comme horizon de sa vie le jour de son imprégnation.

Premier jour d’école de Nessie et la petite se dirigeait donc en compagnie de Carlisle dans le collège de la réserve. Jake avait fait le choix de ne pas retourner en cours cette année afin de mieux veiller sur la petite-fille de Bella. Chose normale aux yeux du loup qui semblait l’être beaucoup moins pour Renesmée. Cette dernière commençait à entrer dans la crise d’adolescence avec tous les inconvénients qui y était liée.
Le loup avait décidé de suivre la voiture de loin depuis la veille au soir. Edward qu’il avait croisé le matin même ne lui avait rien dit. À croire que cela rassurait le jeune humain qu’il était lui aussi redevenu.

*Nessie… Me pardonneras-tu un jour cet instinct de protection que la nature m’a donné ?*

Arrivée à l’établissement scolaire, Nessie suivit Carlisle à l’intérieur. Le Quileute quant à lui s’éloigna un petit peu pour voler un ou deu vêtement à sa taille. Se balader nue n’aurait peut-être pas été discret. Le Quileute revint à l’établissement au bout d’une heure. Lorsqu’il s’approcha de l’établissement et surtout de du salle de cours où aurait dû se trouver Nessie, cette dernière n’était plus là…

Que venait-il de se passer ? Était-ce encore un coup des Volturis ? Ou était Nessie ? Pourquoi n’était-elle pas en cours à ce moment précis ? Toutes ses questions traversèrent l’esprit de Jacob d’un coup. Une peur immense lui traversa alors l’esprit. Son cauchemar devenait réalité. Le loup entrevoyait la tête de Jane au moment même où cette dernière mordait dans le cou de la petite Nessie.

Ne cherchant pas à comprendre le Quileute partit à la recherche de l’enfant… Quittant rapidement ses vêtements avant de se transformer. Il les saisit alors dans sa gueule et partie à la recherche de l’enfant que la nature lui avait donné comme protégé. L’odeur de Nessie monta rapidement au museau du loup. Cette dernière n’était pas seule. Un autre humain était apparemment avec elle. L’odeur de ce dernier accompagnait celle de l’ex-hybride. Suivant son odorat, le loup arriva à côté d’un hangar d’où il entendit la voix de Nessie.

-Dis-moi, tu'as l'air un habitué des fuites de ce genre, toi. Tu vas me pervertir alors que je viens d'arriver ! Même s'il n'en a pas fallu beaucoup.

Redevant humain, le loup se rhabilla rapidement et resta planqué doucement pour mieux comprendre la situation qui était en train de se produire. Rester planqué n’était pas vraiment quelque chose que le loup aimait faire.

-Tiens, si tu sais comment fumer, je veux bien que tu m'apprennes !

Comprenant rapidement les paroles que venait de prononcer Nessie… Une énorme colère apparut dans l’esprit du Quileute. Quittant sa planque, le loup décida de sortir de l’anonymat pour faire la morale le petit abruti qui venait de trainer Nessie en dehors du collège.

Une fois dans le hangar, le Quileute s’approcha du garçon et le souleva de terre en deux secondes de temps. Se retenant d’arracher la tête à l’humain miniature qui était à présent assailli par le regard meurtrier de Jacob. Le loup hurla:

-QU’AS-TU OSE FAIRE GAMIN… JE NE TE PERMETTRAI JAMAIS DE PERVERTIR NESSIE… ELLE VIENT DE SORTIR DE MALADIE ET TU COMPTAIS LUI APPRENDRE A FUMER… JE VAIS TE…

Le Quileute reposa le garçon et alla envoyer son poing contre une caisse présente dans la pièce. Cette dernière ne fit pas long feu. Réduite en bouillit, cela permit deux secondes à Jacob de se calmer.

-Qui es-tu ? Pourquoi as-tu emmené Renesmée ici ? Que comptais-tu faire avec elle ?

Jacob venait de se placer entre Nessie et le garçon et regardait ce dernier de toute sa hauteur. La colère lui battait les tympans. Un peu plus et le Quileute se transformait devant l’humain, chose à éviter autant que possible à ce moment précis.
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MessageSujet: Re: Connerie fumante   Sam 27 Sep 2014 - 18:39

Charlie resserra sa veste, glacé par la pluie qui ne se calmait pas. En voilà une rentrée qui commençait bien ! Deux voitures s'étaient violemment percutées, après un aquaplaning qui avait fait déporter l'une des deux, provoquant l'accident. Les professeurs du collège étaient dans tous leurs états, rassurant les enfants qui se pressaient dans la cour en essayant de comprendre et voir ce qui se passait. Charlie observa les lieux où s'était produit l'accident, s'abritant sous le parapluie que tendait son adjoint pour écrire ce qui s'était passé sur un calepin détrempé, alors que le directeur, témoin de la scène, bafouillait pour raconter ce qu'il avait vu. Il s'arrêtait, reprenait, puis recommençait, se corrigeant tant de fois que Charlie finit par arracher sa feuille de notes, trop raturée, avant de recommencer, soupirant légèrement. Il fit aussi passer deux autres témoins, pendant qu'on emmenait les victimes dans des ambulances. Il tendit ensuite ses notes à son adjoint, lui demandant de taper un rapport sur ce qui s'était produit.

- Le jour de la rentrée, soupira le directeur en se massant les tempes. Quelle horreur.

Charlie hocha la tête, sans s'épancher plus que ça. Il n'était guère à l'aise pour exprimer ce qu'il pensait et ressentait, et la situation s'était beaucoup aggravé depuis qu'il avait découvert la vérité sur la "mort" de sa fille. Il ne l'avait plus revu depuis ce jour, bien qu'ils ache où elle habitait, et avait refusé les visites chez Sue. Il ne voulait plus la voir, ni même entendre parler d'elle, c'était terminé ! Remontant dans sa voiture, il reçut alors un autre appel. Après le collège de Forks, c'était le collège de la réserve. Allons bon, un autre accident ? Mais non. La directeur l'appelait pour lui signaler la fugue d'un élève à problème, le petit Wilson, qu'il avait déjà été chercher de bien nombreuses fois. Le gosse était fugueur, et Charlie savait qu'il avait des problèmes chez lui. Mais le fait que le gamin ait toujours refusé de l'admettre ou de parler empêchait le shérif d'alerter les services sociaux.

- Il est parti seul ?

- Non, avec une autre petite, une nouvelle.

- Son nom ?

- Heu, marmonna le directeur, et Charlie entendit un bruit de papier froissé. Masen. Renesmée Carlie Masen. Elle est arrivée aujourd'hui.

Charlie démarra, les sourcils légèrement froncés, en se repassant le nom de toutes les familles vivant à Forks et à la Push. Masen. Masen... Ce nom de famille ne lui disait rien du tout, étrangement, et pourtant, dans des endroits aussi petits, autant dire qu'il avait rapidement connu tout le monde, surtout en qualité de shérif. Ce serait une nouvelle famille ? Pas étonnant que leur gamine se fasse entraîner dans ce genre de bêtises, dans ce cas, elle devait être perturbée par le déménagement. Et puis, "Renesmée". Qu'est-ce que c'était que ce prénom ? Il y avait vraiment des parents qui n'avaient pas honte de coller ce genre de trucs à leurs gamins ! Il se rendit à la Push, puis vérifia tous les endroits où il avait l'habitude de dénicher le jeune William. Cela faisait combien de fugues à son actif ? Trente ? Quarante ? Le nombre commençait à être effrayant, mais tant qu'il ne parlait pas, Charlie en pouvait rien faire pour l'aider.

Il arrivait près du hagard où William avait l'habitude se cacher la nuit lorsqu'il entendit des cris. Il courut aussitôt, et vit avec stupeur Jake soulever le petit William de terre en lui hurlant dessus, avant de le reposer, et de frapper une caisse. Jacob Billy Black ! Mais ce n'est pas vrai ! Il était devenu dingue ou toutes ses neurones avaient grillé ?!

- Qui es-tu ? Pourquoi as-tu emmené Renesmée ici ? Que comptais-tu faire avec elle ?

Charlie s'interposa d'un coup entre lui et sa victime, repoussant le Quileute, furieux. Ce gamin était timbré ! D'abord Bella qui faisait croire à sa mort, puis ce mioche, qui disparaissait des mois puis revenait comme s'il n'était rien passé, avant de se comporter comme le pire des voyous ! Mais top, maintenant, on arrête un peu les conneries ! Il jeta un regard noir au fils de son meilleur ami, parfaitement outré.

- Depuis quand frappes-tu les enfants ?! Tu es devenu fou ?! Ou tu veux que je te colle en garde-à-vue pour violence sur un mineur ?

Il se retourna pour vérifier que William n'avait rien de cassé, avec un soupir blasé. Ce genre de situation arrivait au moins une ou deux fois par mois. L'école ou le père du gamin l'appelait, lui disait qu'il avait disparu, et Charlie allait le chercher. C'était presque un rituel, à présent. Voyant qu'il n'avait rien, il marmonna qu'il aurait pu au moins attendre deux ou trois jours pour se sauver, et pas dès la rentrée. Il s'intéressa enfin, ensuite, à la petite Masen. La regarda. et ouvrit grand la bouche, stupéfait. Elle ressemblait tant à... Il cligna des yeux, pour être sûr de ne pas rêver, puis se reprit.

- Renesmée Masen ? Je suis le shérif Charlie Swan. On m'a envoyé vous chercher, le collège a prévenu de votre fugue. Je vais vous ramener au commissariat et appeler vos parents. Venez avec moi. Et toi, Jacob, tu es prié de filer d'ici ! Je passe cette fois sur ton comportement odieux, mais je te déconseille de recommencer ! Pense un peu à ton père, il serait blessé en apprenant ça.

Il emmena les deux enfants avec lui et grimpa dans sa voiture avec eux, les ramenant à Forks. Une fois arrivés, il les fit entrer dans son bureau, au commissariat, et leur donna deux serviettes pour se sécher. La petite le perturbait profondément, mais il fit mine de rien, cachant son trouble.

- Où vivez-vous, Miss Masen ? Et qui sont vos parents ?
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MessageSujet: Re: Connerie fumante   Jeu 9 Oct 2014 - 11:05

Renesmée poussa un cri outré quand Jacob saisit violemment son nouvel ami par le col, le soulevant de terre. Non mais Eh ! Il n'avait pas le droit ! Pourquoi intervenait-il comme ça ? Il la surveillait ?! Elle n'avait pas besoin d'une nounou collée à ses basques, elle pouvait très bien vivre sans cela, merci bien ! Et il n'avait pas à profiter de sa position pour maltraiter William, alors qu'il n'avait strictement rien fait ! Furieuse, elle lui cria de le lâcher, ce qui passa totalement inaperçu puisque Jacob pétait un plomb en criant contre William. Mais il était devenu fou ! Oui, elle sortait de maladie, mais c'était le cas de tout le monde, il n'y avait pas lieu d'en faire un drame, elle allait parfaitement bien ! Jacob comptait donc traumatiser ou frapper tous ses amis potentiels ?! Il voulait qu'elle reste toute seule dans son coin à ne parler à personne !? Si c'était ça, bravo, il était à deux doigts de réussir ! Et si jamais William ne voulait plus lui adresser la parole, après ça, hein ?! Il y avait pensé, ou il s'en foutait complètement ?! Il frappa tout à coup dans une caisse, augmentant la fureur de Nessie, qui se planta près de William, en jetant un regard noir au gros loup.

- Qui es-tu ? Pourquoi as-tu emmené Renesmée ici ? Que comptais-tu faire avec elle ?

Renesmée allait répliquer vertement que ce n'était pas ses oignons, qu'il n'avait pas à lui dicter sa conduite, qu'elle pouvait bien avoir des amis, qu'elle avait le droit de faire trois pas sans être surveillée en permanence, mais ne put dire un mot, quelqu'un d'autre venait d'arriver brusquement, et qui repoussa Jacob plus loin. Elle sursauta et regarda le nouvel arrivant, sourcils légèrement froncés. Elle l'avait déjà vu mais o... Son cœur se serra soudain lorsqu'elle le reconnut. Non. Ce n'était pas possible ! Mais qu'est-ce qu'il faisait là ?! Elle jeta un coup d'œil à William, qui lui semblait blasé, comme ayant l'habitude de ce genre de situation. Nessie recula d'un pas malgré elle, cherchant que faire. Elle savait que si jamais son grand-père commençait à avoir des doutes... Elle ne voulait pas le mettre en danger. Mais elle avait espéré un tout autre genre de rencontre.

- Depuis quand frappes-tu les enfants ?! Tu es devenu fou ?! Ou tu veux que je te colle en garde-à-vue pour violence sur un mineur ?

Encore vexée et indignée, Renesmée ne put s'empêcher de sourire en entendant ça. Ce serait bien fait ! Elle allait mettre du temps avant de lui pardonner, ce coup-ci ! Non seulement il la traitait comme une gamine de deux ans, mais en plus, il faisait tout pour effrayer ses amis ! Mais Nessie ne lui appartenait pas, elle en devait pas le voir que lui en exclusivité, il serait temps qu'il se colle ça dans le crâne ! Charlie se tourna tout à coup vers eux, et dit à William qu'il aurait pu attendre un peu, pas fuguer dès le premier jour. Oh, il était donc un adepte de ce genre de trucs ? Elle regarda Charlie, presque fascinée, sans se rendre compte du choc qui l'envahissait alors qu'il la dévisageait. Et bien, sa mère ne lui ressemblait pas du tout, physiquement. On aurait même du mal à croire qu'elle puisse être sa fille, tant elle avait tout pris de Renée. Mais mentalement, elle devait être comme Charlie. Elle lui trouvait un regard assez... Assez vieux. Comme un homme qui en aurait déjà assez de la vie.

- Renesmée Masen ? Je suis le shérif Charlie Swan. On m'a envoyé vous chercher, le collège a prévenu de votre fugue. Je vais vous ramener au commissariat et appeler vos parents. Venez avec moi. Et toi, Jacob, tu es prié de filer d'ici ! Je passe cette fois sur ton comportement odieux, mais je te déconseille de recommencer ! Pense un peu à ton père, il serait blessé en apprenant ça.

Renesmée buta sur le "vos parents". Mer** ! Alerte, SOS, help ! Que pouvait-elle dire, là ? Il fallait inventer quelque chose, elle en pouvait pas lui dire qu'elle était la fille de Bella et Edward ! Et puis, comment justifier que ce soit Carlisle qui l'ait conduite à l'école ce matin ? Charlie allait avoir des soupçons ! Elle réfléchit à toute vitesse en grimpant dans la voiture de patrouille avec William. Dire qu'elle était la fille adoptive de Carlisle ? Ça ne passera jamais, Charlie découvrirait la vérité, et ça ne ferait que créer des problèmes. Dire qu'elle était la petite sœur de Bella, non plus, ça ne passerait pas non plus. Heu, une cousine à son père ? Mais Charlie savait-il que Edward n'avait plus aucune famille vivante ? Si elle parait que non, mais qu'il le savait, elle se grillerait elle-même... Une cousine à Bella, ça ne marchera pas. Merde, merde, merde. Elle passa et repassa toutes les possibilités alors qu'ils retournaient à Forks, de plus ne plus paniquée. Voyons voir. Qui dans son entourage pourrait à la fois justifier d'une arrivée récente à Forks et d'un lien avec Carlisle ?

La solution lui vint d'un coup,a lors qu'ils arrivaient au commissariat. Nahuel ! Bien sûr, Nahuel ! Personne ne connaissait son nom de famille, elle pouvait très bien se faire passer pour sa petite sœur ! Ou demie-sœur, à cause du physique. Elle forgea son histoire à toute vitesse, pour que ce soit crédible, lors que son grand-père lui donnait une serviette, ainsi qu'à William. Elle se força à se calmer, ou elle ne serait pas capable de mentir sans bafouiller. Elle connaissait l'adresse de Nahuel, elle y allait souvent avec Marylou, pour une journée à jouer, rire, écouter des chansons, déjeuner, ou se raconter des histoires.

- Où vivez-vous, Miss Masen ? Et qui sont vos parents ?

Elle serra la serviette contre son cœur, pour se donner un air plus fragile et innocent. Il ne restait plus qu'à prier pour que ça fonctionne, et pour que Nahuel puisse comprendre et enchaîner très vite si jamais Charlie lui téléphonait.

- Je vis à Forks, au numéro 12, dans la rue Pasteur, dit-elle d'une petite voix. Je n'ai plus mes parents... Je vis avec mon demi-frère et sa femme.

Tactique numéro une, plus une petite fille à l'air fragile et inconsolable, plus on a envie de l'écouter et de croire tout ce qu'elle raconte. C'était presque magique ! Elle prit une petite inspiration, comme si elle était prête à fondre en larmes.

- Il s'appelle Nahuel, reprit-elle avec un léger sanglot dans la voix. Je suis désolée, je voulais juste m'amuser un peu, le déménagement ici a été dur. Ce matin, mon n'avait pas pu m'emmener au collège, alors c'est le docteur de sa femme qui m'a conduite. Il était venu s'occuper d'elle, et il s'est proposé comme mon frère devait absolument y aller. C'était très gentil.

C'était crédible, de la part de Carlisle, donc ça, ça allait passer, sans aucun soucis ! Elle s'était bien reprise, à présent, et mentait avec plus d'aisance. De toute façon, elle considérait vraiment Nahuel et Marylou comme son frère et sa sœur. On se rapproche de ceux qui vous ressemblent le plus, après tout, et elle se sentait en sécurité auprès d'eux.

- Désolée, je voulais simplement jouer un peu.
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