Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 De nouveau à l'entraînement

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Edward Elric

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MessageSujet: De nouveau à l'entraînement   Jeu 4 Sep 2014 - 14:07

[Début fait avec Caïus.]

Les rares fois où jasper s'était rendu au château de Volterra, il n'avait vu que quelques couloirs, la salle des trônes, et des salles vite fait, à la dérobée. Mais il n'avait jamais cherché à visualisé le bâtiment entier, chercher à voir sa grandeur, le nombre de pièces, tout ce qu'il pouvait bien y avoir dedans. Et Dieu sait que cet endroit était grand. De multiples pièces, des couloirs, des bibliothèques, des salles diverses et variées, des bureaux, petits salons et chambres, des souterrains et cahots, des jardins intérieurs, bizarrement recouverts de roses de toutes sortes. C'était ce dernier détail qui avait stoppé Jasper tout net lorsqu'il les avait vu. On pouvait supposer trouver bien des choses, dans le mystérieux château de Volterra, mais, heu... Des roses ? Un des gardes, qui passait non loin, vit son étonnement et lui expliqua que le jardin était soigneusement entretenu par Marcus, tous les jours,a fin que ses roses restent belles. Des roses. Savoir que le plus âgé des trois frères, savoir que Marcus avait une passion pour les roses était... Bizarre ? Mais pourquoi pas, après tout...

Ils étaient arrivés la veille au soir à Volterra, en même temps que beaucoup de Volturi, dont Aro et ses frères. Si Jasper était nerveux de se retrouver ici, il évitait de le montrer. C'était quand même le fief des Volturi ! Et voilà qu'il s'y retrouvait avec sa femme, pour s'entraîner, pour apprendre à maîtriser son don et refaire des exercices physiques. Les gardes oscillaient entre stupéfaction et amusement, depuis que ses intentions étaient connues, car aucun autre vampire au monde n'était jamais venu demander une telle chose à Aro. Personne, jusqu'alors, n'avait frappé à la porte pour suivre l'entraînement d'un garde. Mais jasper y tenait. Il savait qu'il n'existera nul autre endroit au monde où il pourra suivre un entraînement de qualité, et surtout efficace.

Même si le fait de devoir apprendre avec Caïus était un tantinet effrayant...

Il se rendit à l'heure convenue dans une des salles d'entraînement, poussant la porte après une légère hésitation. Plusieurs gardes s'y trouvaient déjà, et l'ambiance était électrique. Il les observa un moment se battre, suivant leurs mouvements, leur façon de procéder, les différentes techniques qu'ils répétaient. Par groupe de deux ou trois, ils filaient et couraient dans toute la salle, extrêmement concentrés. Un nouveau mystère venait d'être résolue. Voilà donc une des occupations quotidiennes des gardes Volturi lorsqu'ils n'étaient pas en mission. Entendant un bruit derrière, il se retourna au moment où Caïus entrait à son tour. En tenant par le collet un humain vivant et terrorisé qui se débattait.

- Laissez-moi ! hurla-t-il, sans qu'aucun garde n'interrompe ses exercices pour s'y intéresser. A l'aide !

Jasper se crispa, submergé par sa peur, sa détresse, sa terreur, et fit un mouvement vers lui avant de se raviser. Caïus le jeta contre le mur comme on jetterait un détritus. Lui était très calme, impassible, et cela apaisa Jasper malgré lui. Le chef des Volturi lui jeta un regard, l'air hautain.

- Un don non contrôlé ne sert à rien, déclara-t-il en enlevant sa veste. Et c'est d'autant plus vrai pour les dons mentaux comme le tien. Tu t'es laissé dévorer bien trop longtemps ! Et c'est ridicule ! Il faut agir au lieu de se laisser abattre. Les faibles et les crétins ne peuvent que crever en silence !

Toute la splendeur de la philosophe Caïussienne résumée en quelques phrases... L'humain s'était reculé dans un coin, tout tremblant, mourant de peur. Il cacha son visage de ses mains, sans doute pour ne plus voir l'affreux regard rouge de son bourreau.

- Commence d'abord par ressentir d'où vient la source de ton pouvoir... Où se trouve-t-il en toi ? Et comment le fais-tu jaillir ? Trouve-le. C'est un cœur qui bat toujours en toi et dont le pouvoir circule dans tes veines. Trouve d'abord en toi le cœur de ton don avant de t'en emparer.

Jasper resta silencieux, baissant légèrement la tête. La source de son pouvoir ? Il n'avait jamais réfléchit à cela avant, car il utilisait son don par pur instinct, sans se poser de questions, tout comme Alice, Edward ou Bella. Aucun d'entre eux n'avait jamais eu besoin de le convoquer avec plus de puissance, ou de le manier d'une façon différente. D'ailleurs, aucun de leurs dons n'avaient, par le même coup, évolués. Ils étaient tous restés à un niveau de base. Edward ne pouvant lire que ce que pensait une personne à l'instant même. Bella ne se protégeant qu'elle-même et parfois une autre personne. Alice qui ne pouvait commander sur qui et quand tomberont ses visions. Il se souvint au même moment de ce qu'avait alors ressenti Jane et Alec lors de l'évolution de leurs dons. Ce nœud bien serré au fond d'eux qu'ils avaient libéré d'un coup pour obtenir plus de puissance...

Il se concentra, fermant les yeux, cherchant cette fameuse source, cherchant où se trouvait la clé de son pouvoir. Tout d'abord, il ne ressentit que ce que ressentaient tous ceux qui l'entouraient, et s'obligea à se couper de ça. Il n'y parvint qu'au bout de longues minutes, même s'il sentait que, curieusement, Caïus ne s'impatientait pas. Une fois cela fait, il poursuivit son "exploration". Chez les jumeaux, leurs pouvoirs venaient du cœur... Il se focalisa dessus, sur son don. Mais il ne parvenait pas à sentir la source. Il rouvrit les yeux, tendu sous l'effort.

- Comment trouver là où naît un don ? souffla-t-il.


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Damon Raven

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MessageSujet: Re: De nouveau à l'entraînement   Mer 24 Sep 2014 - 18:00

Lorsqu'Aro était venu lui en parler, Caïus n'avait même pas écouté, perdu dans bien autre chose, et avait dû faire répéter son frère, haussant les sourcils. Que se passait-il ? Encore d'autres ennuis ? Un nouvel ennemi avait été détecté ? Quelqu'un avait décidé de faire chier son monde ? On leur cherchait la bagarre ? Des types avaient profité du chaos ambiant pour le spires conneries ? Mais rien de tout ça, une fois n'est pas coutume. Il se trouvait simplement que l'un des Cullen, ou ex-Cullen, mais peu importe, avait besoin d'une petite remise à niveau, mentale et physique, et qu'il voulait venir ici, à Volterra, pour s'y mettre... Un ange passa, puis un deuxième, puis toute une armée. Il était resté bouché bée, puis avait fixé son frère pour vérifier qu'il ne se fichait pas de lui.

Aro, lui, était on ne peut plus sérieux, cependant. Situation exceptionnelle et on ne peut inhabituelle ! C'était bien la première fois de toute son existence que Caïus voyait un jeune vampire se pointer, non pas pour intégrer le clan, mais simplement pour s'entraîner. Premier réflexe, refuser. Ce gamin ignorait totalement dans quoi il s'engageait, et Caïus ne voulait pas perdre de temps avec les idiots s'imaginant que la formation d'un garde est d'une simplicité enfantine ! Il n'avait qu'à aller voir ailleurs, lui n'y voyait aucun intérêt personnel. Lorsqu'il entraînait une personne, celle-ci était déjà rattachée au clan. Mais le gamin, non, et il ne le voulait pas, alors à quoi bon perdre son temps ? Aro n'avait curieusement pas insisté, le laissant tranquille, dans le salon de leurs appartements communs. Resté seul, Caïus avait longuement regardé par la fenêtre, pensif et silencieux, semblant s'ennuyer, de l'extérieur. Il se remémora le visage du gosse en question, il l'avait vu à de bien nombreuses reprises à Forks. Un blond, élancé, à l'air déprimé, qui évitait tout le monde. Il avait pas mal de cicatrices, et Caïus croyait savoir qu'il avait traversé les guerres de nouveaux-nés.

Un gosse, oui, qui devait être à peine plus jeune que Carlisle. Il fronça légèrement les sourcils en se rappelant son regard, qui lui donnait une impression de déjà-vue. Il ne se souvint que plus d'une heure plus tard, et grimaça. Oui, il avait déjà vu ce regard. C'était le même que celui de Démétri, lorsqu'il était arrivé pour la toute première fois à Volterra, avec ses créateurs. Il était perdu, mais en même temps déterminé. Il était parti, seul, mais libre, et revenu bien plus tard. Encore plus seul, encore plus déprimé. Il était tombé à genoux et avait supplié Aro de l'accepter dans son clan. Il savait traquer d'instinct, mais n'était pas encore doué dans ce domaine, loin de là. Et il ignorait comment se battre. C'était un gosse, à l'époque, mais un gosse avec du potentiel. Caïus l'avait senti dès le premier jour. Il existe des mioches qu'il faut accompagner car ils en valent la peine. Démétri en était un exemple. L'ex-petit Cullen lui ressemblait, alors...

Il avait pensé à cela toute la nuit. Il n'avait jamais été l'instructeur personnel de qui que ce soit, hormis Démétri. Le traqueur avait le premier et le seul de ses élèves, et autant dire qu'il en avait bavé. Caïus n'était pas tendre dans ses entraînements, et il ne supportait pas l'échec ou l'abandon. Il se remémorait les longues heures, en tête-à-tête avec son élève. Démétri, petit Russe encore bien insouciant et naïf, tout jeune, pourvu du don de la traque et n'en étant même pas conscient. Il avait néanmoins acquis assez vite les bases du combat à mains nues, et fut assez vite capable de vaincre des adversaires de moindre valeur. Le vieux Volturi avait passé des heures et des heures à lui montrer comment frapper, esquiver, se fendre et toucher son adversaire. Il lui avait enseigné la traque, donné des missions pour l'entraîner, et s'était en quelque sorte attaché au jeune vampire. Le temps avait fait de lui le meilleur des traqueurs, et un adversaire redoutable.

S'il n'avait jamais réitéré l'expérience, c'était pour deux raisons. La première était qu'il était difficile, et rare, de tomber sur un élève avec du potentiel. Caïus n'en avait encore rencontré aucun digne d'intérêt et ne voulait pas perdre son temps. La deuxième raison était la relation maître-élève qu'il ne voulait pas galvauder. C'était une des rares relations auxquelles il accordait de l'importance, une relation importante, et il ne voulait pas se lier ainsi à un jeune vampire qui n'en vaudrait pas le coup. Démétri avait été le premier. Le petit Jasper pouvait-il être le second ? Il ressemblait au traqueur, c'était un fait, personne ne pourrait le nier. Les autres Cullen pourraient bien sûr jouer leurs effarouchés en entendant ça, mais eux n'étaient pas là, il y a un millénaire. Eux n'avaient jamais vu Démétri à ses débuts.

- J'accepte, dit-il quand Aro revint.

Il fixa un rendez-vous au végétarien trois jours plus tard, dans une des salles d'entraînements. Avant de s'y rendre, il captura un humain négligent qu'il emmena avec lui. Il fallait commencer par lui faire développer son don avant toute chose, où il sera incapable de combattre. Caïus n'avait pas de pouvoir spécifique lui-même, mais son âge et son expérience compensaient plus que largement. Il en avait vu bien plus que n'importe qui au monde, en exceptant ses frères. Il entra dans la salle, alors que sa proie hurlait et se débattait. Bien, au travail ! Ce petit aurait dû s'inquiéter de son don bien avant, il était idiot qu'il ne s'en soucis que lorsqu'il commence à se faire dévorer. Il jeta l'humain contre un mur, refermant la porte.

- Un don non contrôlé ne sert à rien, déclara-t-il en enlevant sa veste. Et c'est d'autant plus vrai pour les dons mentaux comme le tien. Tu t'es laissé dévorer bien trop longtemps ! Et c'est ridicule ! Il faut agir au lieu de se laisser abattre. Les faibles et les crétins ne peuvent que crever en silence !

Première chose à comprendre. Leur univers n'était pas celui des fleurs bleues et des petits lapins. Il fallait se battre pour survivre, et cela était d'autant plus vrai lorsqu'on possédait un pouvoir particulier ! Voilà bien la seule chose, d'ailleurs,q u'il appréciait chez les jumeaux, ou du moins chez Alec, cette volonté, ne jamais se laisser faire. C'était d'ailleurs eux l'exemple le plus récent de développement d'un don, et de son contrôle. Les autres petits Cullen n'étaient pas dans cette veine. Ils se contentaient de faire joujou, sans jamais chercher à s'améliorer, alors qu'ils avaient eu toutes les raisons de le faire. Pathétique. Au moins, ce gamin relevait-il un tout petit peu la donne. Mais avait-il seulement déjà été un véritable membre du clan Cullen ? Il ne leur ressemblait pas. Le reste du clan était faible et naïf, sans ambition, sans aucune envie, avec de petites histoires, un passé inexistant. Ils n'avaient jamais rien vécu, ils avaient toujours été exclus des grandes lignes de l'histoire. Aucun potentiel, somme toute. Preuve ultime de ça, ils étaient revenus dans la race faible.

- Commence d'abord par ressentir d'où vient la source de ton pouvoir... Où se trouve-t-il en toi ? Et comment le fais-tu jaillir ? Trouve-le. C'est un cœur qui bat toujours en toi et dont le pouvoir circule dans tes veines. Trouve d'abord en toi le cœur de ton don avant de t'en emparer.

Il croisa les bras, n'ajoutant rien de plus. A lui de jouer, à présent. C'était la première de toutes les choses à faire lorsqu'on voulait utiliser un pouvoir spécifique. Après tout, quel crétin pourrait s'imaginer connaître son don s'il ignore quelle en est la source, d'où il vient, et où l'appeler en cas de besoin ? Connaître son pouvoir signifie mieux le maîtriser. Mieux le maîtriser appelle à le développer. C'était un cycle simple, naturel, mais auxquels si peu pensaient ! Certains, comme les jumeaux, le faisaient d'instinct. D'autres ne parvenaient jamais à trouver la clé de leur pouvoir. Démétri, lui, y était parvenu une fois qu'il avait réussi à surmonter ses peurs à accepter ce qu'il pouvait devenir, s'il s'y mettait vraiment. C'était un exercice dangereux, quoi qu'on en dise. Un don était naturellement contenu par l'âge, la force physique, la vie menée. Trouver la source revenait à le libérer, et chacun ignorait la puissance véritable dont il disposait. C'était un coup à vous détruire.

Il fixa le jeune vampire, impassible. Il se souvenait du premier soir, où Démétri avait véritablement compris sa nature, tout ce qu'il pouvait en faire, jusqu'à quel point il pouvait voler. Le choc avait été rude, et il était resté comme ça, debout sur les remparts, en pleine nuit, à digérer ses découvertes. Il ne parlait plus, le regard dans le vide, les poings serrés. Caïus s'était contenté d'attendre, appuyé contre le mur, en le regardant. Accepter ce que l'on est est perturbant... Un don vous exclut de la normale, tout le monde n'est pas prêt à accepter un pouvoir supérieur. En tout cas, ceux qui n'ont pas un but ne peuvent pas l'accepter. Certains gardes, avec des pouvoirs pourtant puissants, étaient déjà devenus fous, par le passé, à cause de cela, car ils n'avaient pu se dominer, car ils n'avaient pu accepter que leur corps et leur âme soit bouleversée par un pouvoir qu'ils n'ont pas voulu.

Ceux-là étaient morts.

- Comment trouver là où naît un don ?

Tout dépendait de chacun, il n'y avait pas de réponse prédéfinie à cette question. Ce n'était pas quelque chose de physique, mais un ressenti. Il porta une main à son front, fermant les yeux quelques secondes. Il ne s'attendait certes pas à ce que son nouvel élève produise des résultats rapides, ça ne fonctionnait pas comme ça. Il rouvrit les yeux, les bras croisés, la bouche légèrement pincée.

- La nature d'un pouvoir reste difficilement compréhensible, en particulier pour les dons mentaux, dit-il en faisant quelques pas, le regard pensif. C'est une chose immatérielle, mais dont le flux nous parcoure comme le flux sanguin le fait chez les humains.

Il se retourna vers le Cullen, le regard assez dur, comme à son habitude. Il se rapprocha, et pointa un doigt sur le cœur mort de Jasper, appuyant légèrement pour y attirer son attention. Puis il remonta, suivant le cours d'une artère asséchée, pour lui montrer le chemin, pour lui montrer les endroits importants.

- Imagine que le sang d'un humain soit ton pouvoir chez toi, poursuivit-il en stoppant son doigt sur le cou de Jasper. Il court en toi, dans chacune des fibres de ton être, sans jamais s'arrêter. Le cœur, même inactif, est le meilleur endroit pour le ressentir, car il est le siège des émotions. Chez les humains, il bat plus ou moins vite selon leurs émotions. Chez toi, il devient un réservoir où se stocke l'énergie que tu ne peux pas encore utiliser. Mais tu ne peux pas accéder comme ça à ce réservoir.

Il remonta encore, glissant sur la joue, puis stoppa sur le front.

- Ton don, tel que tu l'utilises aujourd'hui, n'est qu'un fantôme de ton pouvoir véritable. Il y a plusieurs critères qui font qu'un don est naturellement restreint. Ceux qui veulent le libérer entièrement doivent être prêts... Une personne n'étant pas capable d'accepter ce qu'elle est vraiment devient folle, puis meurt. Tout est une question de volonté !

Il recula d'un pas, croisant à nouveau les bras. Maintenant que la situation était plus cadrée, il fallait passer aux choses sérieuses. Il était très important d'avoir conscience que personne n'utilise un pouvoir à pleine puissance tant qu'il ne s'y est pas entraîné ou n'a pas été forcé de le faire. Même les jumeaux n'étaient pas encore au sommet de leur puissance.

- N'essaye pas d'atteindre directement la source, comme ça, tu n'y parviendras pas. Tu dois d'abord remonter le flux, et la localiser. C'est la première étape. Mais la source te demeurera inaccessible tant que tu ne seras pas prêt à l'ouvrir. Des éléments s'en échappent, et ce sont eux qui t'écrasent aujourd'hui. Tant que tu ne seras pas capable de contrôler ce qui t'envahit en ce moment même, inutile de songer à ce qui va suivre.

Il avait l'impression de re-parler à Démétri, quand il cherchait à lui faire comprendre ce qu'il cachait au plus profonde de lui.

- Tu dois "toucher" ton pouvoir en toi, puis remonter le flux. Une fois que tu sauras d'où il vient, concentre-toi dessus, afin d'en ressentir la force. Tu parviendras alors à te faire une idée de ce que tu pourras véritablement devenir si tu libères tout ton pouvoir.

Il ne lui précisa pas, mais cela risquait, s'il y parvenait, d'être des plus choquants, voire traumatisant. Il ne l'empêchera pas de sortir ou de partir en courant, après cela, car il savait ce qui se passera. Ceux qui prenaient conscience de leur pouvoir complet n'avaient d'autres choix que d'apprendre à le maîtriser, afin d'éviter la folie et la mort. Ceux-là revenaient toujours vers leur professeur. Démétri l'avait fait. Le petit Cullen le fera aussi.


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Edward Elric

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MessageSujet: Re: De nouveau à l'entraînement   Mer 8 Oct 2014 - 16:01

Jasper s'était attendu à ce que Caïus s'énerve, mais il se contenta de fermer les yeux, parfaitement impassible et maître de lui. Le voir comme ça était limite choquant... Était-il donc plus apaisé une fois qu'il es trouvait chez lui, entouré de sa famille et de son clan ? N'était-il donc énervé et furieux que lorsqu'il devait es déplacer hors de Volterra ? A moins que ce ne soit simplement une situation un peu spéciale, où il n'avait aucune raison de s'agacer, chose que Jasper avait du mal à croire. Avec ça, il ne comprenait toujours pas pourquoi Caïus avait accepté de le prendre en formation. Avec ce qu'on savait de lui, il était difficile de l'imaginer accepter gracieusement, juste comme ça, de prendre un élève et de lui apprendre à maîtriser don et combat à mains nues... Il devait forcément avoir une raison. Aro lui avait peut-être dit quelque chose ? Mais son frère aurait-il accepté, même sur promesse d'obtenir autre chose en échange ? Cela ne correspondait pas à son caractère. Il rouvrit tout à coup les yeux, les bras croisés. Cela avait beau être Caïus, il était bien d'avoir face à soi un vampire assez âgé pour maîtriser à la perfection le moindre de ses sentiments. Il devait les connaître tous, sur le bout des doigts, grâce à la force des siècles.

- La nature d'un pouvoir reste difficilement compréhensible, en particulier pour les dons mentaux, dit-il en faisant quelques pas, le regard pensif. C'est une chose immatérielle, mais dont le flux nous parcoure comme le flux sanguin le fait chez les humains.

Il posa tout à coup un doigt sur son cœur, et remonta une grosse veine, maintenant asséché, arrêtant sur le cou.  La proximité soudaine fit cesser tous mouvements à Jasper. Non par peur, mais parce qu'il s'attendait à un truc assez violent, comme un retour à un combat à mains nues. Cependant, les émotions du vieux Volturi n'avaient pas fluctué d'un pouce, signe qu'il ne se préparait à rien de particulier. Déterminé à ne pas se laisser déconcentrer ou déstabilisé, il se reprit, oubliant le personnage pour ne se focaliser que sur les paroles prononcées. Jusqu'ici, imaginant un "flux" n'était pas très difficile. Tous les vampires, par la force des choses, connaissaient à la perfection le réseau de veines et d'artères d'un humain. Il suffisait de se le représenter, et de l'imaginer parcouru par un don, un pouvoir bien spécifique.

- Imagine que le sang d'un humain soit ton pouvoir chez toi. Il court en toi, dans chacune des fibres de ton être, sans jamais s'arrêter. Le cœur, même inactif, est le meilleur endroit pour le ressentir, car il est le siège des émotions. Chez les humains, il bat plus ou moins vite selon leurs émotions. Chez toi, il devient un réservoir où se stocke l'énergie que tu ne peux pas encore utiliser. Mais tu ne peux pas accéder comme ça à ce réservoir.

Ah non ? Mais pourquoi ? Le doigt du Volturi glissa sur son visage, puis sur son front. Il n'aurait jamais imaginé que le Volturi puisse être un tel instructeur... Il était calme, expliquait bien les choses, et ne s'impatientait pas. Voilà bien une révélation, car Jasper l'avait toujours vu tendu, énervé, hors de lui, hurlant contre tout le monde ! Un vrai psychopathe. Et voilà qu'il se retrouvait seul avec lui pour apprendre à utiliser son pouvoir. Jasper avait retrouvé tout son calme, à présent. Caïus, mais aussi l'environnement, l'y aidait. Ici, tous étaient assez âgés pour savoir se maîtriser, et les ardeurs des plus jeunes étaient tempérées par le calme des aînés. L'ambiance était un peu froide, mais cadrée, ferme, bien loin du trouble perpétuel de sa famille d'adoption, et de l'agitation qui les dévoraient tous en permanence. Jasper les aimait, bien sûr, mais il était malgré tout heureux d'être éloigné d'eux. Leur jeunesse était un handicap pour leur contrôle, ils étaient trop... Trop humains, en fait. Ils se comportaient tant comme des humains qu'ils en oubliaient tous, depuis bien des années, les avantages à être un vampire. Et c'était bien pire depuis qu'ils avaient pris le remède.

Au fond, il était content qu'Alice préfère rester vampire avec lui. Qu'ils restent ainsi tous les deux. Ni elle ni lui n'avaient gardé de très bons souvenirs de l'humanité, n'étaient pas dans l'optique "redevenons humains pour être parents", et n'avaient pas non plus de rêves liés à l'humanité. Tout cela était pour d'autres, pas pour eux deux. Jasper, quand à lui, rêvait d'une vie plus cadrée que ce qu'il avait connu jusqu'à présent. Il avait besoin d'un environnement où il ne courra pas de risques de devenir fou à cause des émotions des autres. La vie humaine était trop trépidante pour cela. Il serait trop pressé par le temps, le stress quotidien, les problèmes et joies de tous ceux qui l'entouraient.

- Ton don, tel que tu l'utilises aujourd'hui, n'est qu'un fantôme de ton pouvoir véritable. Il y a plusieurs critères qui font qu'un don est naturellement restreint. Ceux qui veulent le libérer entièrement doivent être prêts... Une personne n'étant pas capable d'accepter ce qu'elle est vraiment devient folle, puis meurt. Tout est une question de volonté !

Il recula, alors que Jasper ressentait une bonne appréhension, qui montait en flèche. Le "fantôme de son pouvoir véritable" ? Voilà qui était très rassurant ! Déjà que ce pouvoir l'effrayait, il avait du mal à avaler qu'en fait, ce n'était encore rien du tout, à peine un amuse-gueule. La suite n'était guère plus rassurante, et il se demanda combien de gardes avaient eu ce genre de problème, au cours des derniers siècles. Jusqu'à quel point un pouvoir pouvait-il changer une personne ? Ou la dévorer ? Il se souvint du pouvoir de Jane, qui l'avait brûlé des mois, quand elle croyait à la mort d'Alec. Et lorsqu'elle l'avait accepté, elle avait aussi accepté ce qu'elle allait devenir, en apprenant à le maîtriser. Un don vous changeait, il vous transformait. En tout cas, un don que vous acceptez, et dont vous vous servez. Il y avait tellement de vampires qui se contentaient de "jouer" avec leur pouvoir, sans plus, sans chercher à le développer. Lui-même n'y aurait jamais pensé sans la guerre, sans cette avancée de force. Apprendre à contrôler un don était plus ou moins évident pour tout le monde. Mais le développer ? Ça ne l'était que par ceux qui ont besoin, ou qui n'ont pas le choix.

- N'essaye pas d'atteindre directement la source, comme ça, tu n'y parviendras pas. Tu dois d'abord remonter le flux, et la localiser. C'est la première étape. Mais la source te demeurera inaccessible tant que tu ne seras pas prêt à l'ouvrir. Des éléments s'en échappent, et ce sont eux qui t'écrasent aujourd'hui. Tant que tu ne seras pas capable de contrôler ce qui t'envahit en ce moment même, inutile de songer à ce qui va suivre.

D'accord, d'accord. Trouver l'origine de son pouvoir, on en revenait à ça. Mais il visualisait mieux ce qu'il fallait faire, à présent. D'où devait-il partir ? La tête, un point vital, ou d'ailleurs ? C'était comme remonter le fil menant à un gros paquet surprise qu'on ne pouvait encore ouvrir. La façon dont Caïus présentait les choses rendait le paquet surprise aussi fascinant qu'inquiétant, cependant. Qu'allait-il trouver, exactement, une fois qu'il sera prêt à l'ouvrir ? Il éprouvait un mélange de nervosité et d'excitation. C'était comme un moment qu'il avait attendu depuis des années sans oser en rêver. Une étape à franchir pour se connaître soi-même, somme toute. Et il avait fallu qu'il vienne à Volterra pour ça.

- Tu dois "toucher" ton pouvoir en toi, puis remonter le flux. Une fois que tu sauras d'où il vient, concentre-toi dessus, afin d'en ressentir la force. Tu parviendras alors à te faire une idée de ce que tu pourras véritablement devenir si tu libères tout ton pouvoir.

Jasper ferma les yeux, coupant presque sa respiration. La peur et l'impatience se mêlaient en lui, et il fit d'abord l'effort de les chasser, pour rester parfaitement calme. Pendant plus de vingt minutes, il ne se passa strictement rien. Il sentait son don, mais n'arrivait pas à le saisir, et encore moins de toucher le flux et le remonter. Plusieurs fois, il crut réussir à toucher son pouvoir, mais il lui échappait aussitôt. Il finit par s'agacer, peinant, puis se força à se calmer, car la colère ne l'aidait en rien. personne n'avait dit que ça serait facile ! Il prit une petite inspiration, et recommença, légèrement tremblant. Il s'était passé presque une heure lorsqu'il parvint enfin, dans un sursaut, à tenir un fil de son don. Surpris, il manqua de le lâcher et ne tint que de justesse, les poings serrés, tendu comme un arc. Il tremblait de plus en plus fort, car jamais, jamais il n'avait pu ainsi sentir son pouvoir de cette manière, être en contact direct avec un don qu'il portait en lui depuis sa naissance.

Remonter le flux fut au début très long, laborieux, et perturbant. C'était comme si on s'amusait à chatouiller des nerfs déjà bien à vif, à toucher des muscles mis à nus. Il avait plus que jamais conscience de son propre corps, et plonger ainsi en lui-même lui faisait oublier tout ce qui l'entourait. A un tel point qu'il n'était plus en mesure de se rappeler où il était, avec qui, et pourquoi. Il remontait le fil de son, avançant on ne peut plus péniblement vers le cœur, vers la source. A un moment, cela devint si douloureux qu'il crut perdre le contact, tout lâcher. Il était trop oppressé, cela devenait intenable. Il se calma peu à peu en songeant à Alice, puis continua. Et arriva près du cœur...

Ce fut à ce moment que le flux fut rompu.

Il crut avoir échoué, mais fut happé par une sorte de gigantesque vague. Il ressentait son pouvoir plus puissamment que tout. Toutes les émotions humaines existantes étaient là, rassemblées, il pouvait les sentir, les toucher, passer de l'une à l'autre, au plus profond de leurs essences. C'était incroyable. Il se heurta tout à coup à une sorte de noyau très dur, très noir au milieu de cette océan de lumière. Mais c'était de là que tout s'échappait, il le savait, sans pouvoir expliquer pourquoi. Il posa une main sur la masse noire, voulant découvrir sa nature, l'explorer, mais il fut brutalement repoussé, et eut d'un coup si mal au cœur qu'il crut en mourir. Le souffle coupé, il se rapprocha de nouveau, posant plus fermement la main sur cette forme sombre. Et il le svit. Les sentiments. Il ne les ressentait plus, il les voyait. Soudain cerné de toute part, il fut emporté dans une valse mortelle, écrasante. Il découvrait des sentiments qu'il n'avait jamais ressentis, dont il ignorait l'existence et le nom. Une myriade possibilités infinies, qu'il ne pouvait pas encore comprendre. Il cria, percuté par bien trop d'informations...

Jasper revint très brutalement à la réalité, respirant très vite et fort par réflexe, à genoux dans la salle d'entraînement. Il porta une main à son cœur, plus choqué que jamais. Non. Non, non, non ! Il ne pouvait pas libérer ça ! C'était impossible ! C'était... Trop puissant, trop vaste, trop... Il se releva en titubant, jetant un regard à la fois perdu, alarmé et détruit à Caïus. Lui était calme. Mais Jasper était affolé. Il en pouvait pas faire ça. Il ne pouvait pas libérer ce noyau, il serait tué, et pourrait tuer autour de lui en les noyant d'émotions. Sans même réfléchir, il quitta la salle d'entraînement en courant, allant se réfugier sur une des petites terrasses, au niveau des toits.

- Alice, bredouilla-t-il se se laissant tomber au sol, les jambes coupées.

Il savait qu'elle n'était pas là, ce qui ne fit qu'ajouter à son trouble. Il ramena ses jambes contre lui, blotti dans un coin de la terrasse, et observa vaguement la ville. C'était fichu. Baissant la tête, il inspira profondément, perdu. Comment pouvait-on contrôler ça ? Comment ? Comment...


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Damon Raven

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MessageSujet: Re: De nouveau à l'entraînement   Mer 29 Oct 2014 - 23:25

Caïus croisa les bras, en observant très attentivement son nouvel et tout jeune élève. On abordait la phase délicate de l'entraînement, sans doute la plus délicate de toutes. Tout le monde pouvait apprendre à se battre, même avec beaucoup de souffrances. Tout le monde pouvait apprendre comment parer des attaques, comment esquiver, comment se fendre et porter d'autres coup, comment repérer le plus vite possible les faiblesses de son ennemi et les exploiter. Même les humains savaient faire ça, c'est dire à quel point c'était à la portée de tout le monde ! Bien sûr, rien n'était jamais facile, mais tous pouvaient s'y mettre, avec de la volonté, un peu de temps, et de l'envie. Caïus s'était entraîné humain, il avait continué en tant que vampire. Il s'était battu contre son père, puis ses amis, contre d'autres soldats, contre des armées ennemies, contre Aro pour se faire la main, puis contre des vampires, des loups, des nouveaux-nés. Il connaissait les arcanes du combat et la façon de l'enseigner. Le physique, c'était donc simple, presque naturel. Beaucoup y parvenaient, et ceux qui prenaient le temps de s'y consacrer régulièrement gardaient une condition des plus excellentes.

Mais un don, c'était différent. Il y avait bien sûr le contrôle de base, le minimum vital, somme toute, pour s'en servir, ou au moins en faire quelque chose. Puis la puissance venait peu à peu, avec l'âge, et c'était là qu'on entrait dans le vif du sujet. Faire ce genre de travail était quasiment impossible avec des vampires trop jeunes, encore violemment soumis à leurs émotions et à tout ce qui pouvait leur tomber dessus. Mais bon, Jasper était âge, à présent. Oh, bien sûr, il risquait d'être un peu choqué, mais ce sera normal... Caïus ne s'attendait pas à ce qu'il prenne les choses avec le sourire, encore moins calmement. Il continuait de l'observer se battre avec son propre pouvoir, sans montrer le moindre signe d'impatience, chose assez rare chez lui.

Ce fut à ce moment là que le petit végétarien tressaillit violemment, sans doute de façon inconsciente. Caïus ne put s'empêcher de sourire, attendri. Il avait vraiment les mêmes réactions que Démétri, bien que le traqueur est encore été bien plus jeune que le Cullen au moment de sa propre prise de conscience. Inutile d'être dans sa tête pour savoir ce qui se passait, à présent, il était soit en train de suffoquer, soit en train de mourir de peur, soit les deux. Patients, Caïus tapota du pied, alors que d'autres gardes fixaient Jasper avec inquiétude, se demandant sans doute ce que leur chef était en train de lui faire subir. Et bien rien, pour une fois ! C'était à lui de s'en sortir, sur cette étape, Caïus ne pouvait pas lui prendre la main pour le guider, il devait dénicher son pouvoir seul, et s'en sortir, se défaire de tout ça pour retrouver sa tête.

Le petit tomba tout à coup à genoux, le souffle court, rouvrant les yeux. Le regard qu'il lui lança fit sauter Caïus plus de deux millénaires en arrière. Quand Démétri était revenu de son petit "voyage", il s'était à moitié effondré contre le mur, complètement affolé et paniqué, puis il s'était sauvé. Et il sentait que Jasper, des siècles plus tard, allait faire la même chose. Cela se lisait dans son regard, dans ses yeux brillant de peur. Il se releva, dans un équilibre précaire, puis sortit en courant. Et voilà... Caïus se redressa lentement, avec un soupir. C'était assez dingue de ressembler à quelqu'un à ce point, mais soit. Il sortit à son tour, les mains dans les poches, jetant un œil dans le couloir.

Jasper - Alice...

Le vieux Volturi leva la tête vers le plafond. Il devait être parti sur l'une des terrasses. Il s'y rendit à son tour, marchant à une allure humaine, et trouva son élève ramassé dans un coin, jambe et bras repliés contre lui, tête baissée. Il était pire que mal, même un aveugle s'en rendrait compte. Caïus ne bougea tout d'abord pas, restant à l'écart. Bien sûr qu'il y avait de quoi être perdu ou choqué, mais au moins, il n'était pas devenu complètement fou, c'était un bon point. Au bout de quelques minutes, il finit par aller s'asseoir par terre, sur le gravier, à côté de lui. Il ne dit toujours rien, se contentant de regarder le soleil inonder la ville. C'était un spectacle qu'il arrivait toujours à apprécier, malgré les siècles qui s'écoulaient. Cette ville était belle, l'endroit agréable.

- Crois-le ou non, mais c'est une réaction normale. Libérer un don est terrifiant. Peut-être la seule peur acceptable pour un vampire, de découvrir sa force. Mais ce n'est pas insurmontable.

Il lui tapota l'épaule pour lui faire relever la tête, puis reprit sa position initiale. Les nuages cachaient parfois le soleil, produisant des jeux d'ombres et de lumière sur les toits de la ville.

- Tu es le second élève que je prend, sache-le, reprit-il plus doucement. Démétri était le premier. Il a réagit de la même façon que toi, vois-tu... Il était plus jeune, quinze ou vingt ans, je ne sais plus. Il ignorait absolument tout du combat, se croyait faible et inutile, ne traquait jamais personne car il trouvait ça inutile et ennuyeux. A l'époque, il n'avait absolument aucune idée de ce qu'il était capable de faire. Lorsqu'il l'a réalisé... On va dire qu'il a été très choqué.

Il eut un sourire. En y repensant, bien plus tard, c'était amusant. Comparer le petit jeune inexpérimenté et naïf avec le traqueur hors-pair qu'il était à présent. Qui sait ce que Jasper pourra devenir, s'il s'y mettait vraiment ? S'il en avait la volonté ? Tout était possible, à ce stade, n'importe quelle direction pouvait être prise. Il ne tenait qu'à lui d'en prendre conscience, de se relever, et de tenir.

- Il te ressemblait... Très jeune, très naïf, et terrifié par tout. Il avait même peur de me combattre, au début. Qui le croirait, aujourd'hui ?

Il secoua la tête avec petit rire. Qui pourrait croire cela, en effet ? Seuls les rares à l'avoir vu, à l'époque. Une époque depuis longtemps révolue, qui appartenait au passé.

- Parle-lui, si tu ne vois pas quoi faire maintenant. Ça t'aidera sûrement.


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Edward Elric

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MessageSujet: Re: De nouveau à l'entraînement   Mer 3 Déc 2014 - 9:51

Jasper aurait incapable de bouger, même s'il l'avait voulu. Comme si le moindre mouvement risquait de faire remuer ce qu'il portait en lui, et pire, le libérer. Impossible, bien sûr, mais la peur et la panique ne l'aidaient pas à réfléchir de façon tout à fait rationnelle et normale. Il était terrifié, bouleversé, et refusait de se lever ou de faire quoi que ce soit. Un bruit de pas sur le gravier se fit entendre, et il ressentit un tempérament à la fois calme et puissant, donné par la force des âges. Caïus... Il allait sûrement le renvoyer vertement d'ici, en lui hurlant qu'il n'était qu'un faible et un lâche... Et il aura sans doute raison. Voilà à peine deux heures qu'il s'entraînait, et il était déjà vaincu. De toute façon, pourquoi vouloir maîtriser cela ?! Qui le voudrait vraiment ? Qui voudrait libérer cette force ? Personne ne pourrait... Il ne pouvait pas maîtriser ça, non, c'était juste impossible. Il se crispa quand Caïus s'avança, près à être frappé, mais le vieux Volturi s'assit à côté de lui.

S'assit à côté de lui.

Jasper crut très sérieusement, durant une minute, d'être tombé dans un monde parallèle. Il ne comprenait pourquoi le Volturi restait aussi calme, pourquoi il ne lui disait rien ! C'était comme s'il s'était attendu à cette réaction, comme s'il avait su depuis le départ que Jasper allait fuir pour se terrer dans un coin. Mais comment aurait-il pu prévoir cela ? Il n'avait jamais dû vivre cela lui-même, et même s'il avait eu cet entraînement, il serait plutôt du genre à serrer les dents et crier qu'il n'abandonnera jamais plutôt que de s'enfuir. Jasper en perdait absolument tous ses repères. Ce monde était si différent de celui qu'il avait connu chez les Cullen, il ignorait comment appréhender les choses.

- Crois-le ou non, mais c'est une réaction normale. Libérer un don est terrifiant. Peut-être la seule peur acceptable pour un vampire, de découvrir sa force. Mais ce n'est pas insurmontable.

Il lui tapota l'épaule, pour attirer son attention, et Jasper redressa un peu la tête, surpris, et encore choqué. Pas insurmontable, vraiment ? Il avait du mal à y croire ! Jamais il n'aurait pu se douter qu'il portait ça en lui, jamais, et ne voyait absolument pas comment faire pour le maîtriser. La situation en elle-même était déjà déstabilisante. Enfin, quoi ! Il était à Volterra, sur l'une des terrasses du château, assis par terre, et Caïus était assis juste à côté, comme ça, très naturellement. Pause, temps mort, pitié ? Si sa famille voyait ça, ils en auraient sûrement une attaque. Il resta parfaitement silencieux, son regard errant sur les toits de la ville. Il ne savait plus quoi penser, en réalité. Il prenait conscience de sa jeunesse, qu'il ne connaissait quasiment rien du monde, et qu'il avait toujours gardé les yeux bien fermés jusqu'alors. Il avait toujours fait semblant avec tout le monde, sauf avec Alice. Il avait semblant d'aimer la vie qu'il avait mené chez les Cullen. Fait semblant d'être parfaitement à l'aise avec eux. Fait semblant d'être à l'aise avec les humains. Faire semblant d'être normal, somme toute, alors que jamais il ne s'était senti vraiment bien. Cette peur de blesser quelqu'un involontairement était toujours là. Sauf ici, en fait. Peut-être à cause de l'âge des membres du clan, il ne savait pas.

- Tu es le second élève que je prend, sache-le, reprit-il plus doucement. Démétri était le premier. Il a réagit de la même façon que toi, vois-tu... Il était plus jeune, quinze ou vingt ans, je ne sais plus. Il ignorait absolument tout du combat, se croyait faible et inutile, ne traquait jamais personne car il trouvait ça inutile et ennuyeux. A l'époque, il n'avait absolument aucune idée de ce qu'il était capable de faire. Lorsqu'il l'a réalisé... On va dire qu'il a été très choqué.

Les mots "faible et inutile" pouvaient-ils se placer dans une phrase parlant du traqueur ? Jasper fixa le chef des gardes, bouche-bée, les yeux presque écarquillés. Démétri ?! On parlait bien du même Démétri, là, le traqueur des Volturi, le type glacial, celui dont tout le monde avait la trouille, et qui était dans ce clan depuis Dieu sait combien de temps ? Tiens, d'ailleurs... S'il était arrivé ici lorsqu'il avait vingt ans... Cela faisait donc un peu plus d'un millénaire qu'il se trouvait à Volterra. Bon. Jasper savait qu'il était vieux, mais il imaginait 500 ou 700 ans, et pas 1 050 ans ! A part les trois frères, qui avaient dépassés les trois millénaires, ceux qui avaient entre 1 000 et 3 000 ans étaient extrêmement rares... D'abord parce que l'ennui finit par vous rendre fou et vous conduire à la mort, mais aussi parce que vous cherchiez souvent une façon d'en finir, lassé par une trop longue vie. Bien, il fallait donc croire que faire parti de clan vous occupait assez pour passer les siècles sans s'en soucier plus que ça. N'empêche, imaginer que Démétri se croyait faible... Enfin, lui, faible ?! C'était un traqueur, bon sang ! C'était comme s'il était né bon combattant, comme s'il n'avait jamais eu besoin d'entraînement. Navré, mais entendre que lui aussi avait dû faire ses débuts, c'était perturbant. Personne ne l'avait jamais vu à ses débuts, hormis Caïus.

- Il te ressemblait... Très jeune, très naïf, et terrifié par tout. Il avait même peur de me combattre, au début. Qui le croirait, aujourd'hui ?

Jasper n'était pas spécialement sûr d'être content de ressembler à ce type... Et non, il ne parvenait pas à l'imaginer jeune, naïf et apeuré. On parlait quand même de Démétri, là... En revanche, avoir peur de combattre Caïus, au début, il le comprenait sans aucun souci. Il ignorait si le vieux Volturi était plus calme autrefois, mais aujourd'hui, s'approcher pour s'entraîner avec lui était tout sauf rassurant. Même si, oui, Jasper était heureux de le faire, à présent, car il savait que c'était important, et qu'il pouvait s'en sortir ainsi. Quant à savoir ce qu'il allait devenir ensuite, c'était une toute autre histoire. Les perspectives d'évolution l'attiraient, mais il avait encore peur.

- Parle-lui, si tu ne vois pas quoi faire maintenant. Ça t'aidera sûrement.

- Je le ferais, murmura-t-il. Même si je ne vois pas du tout en quoi on peut bien se ressembler.

Il ne dit plus rien, par la suite, puis finit par se lever, suivant Caïus pour retrouver une séance d'entraînement au combat au corps-à-corps. Un entraînement presque apaisant, même s'il en faisait clairement pas le poids face au vieux Volturi. Oui, il faudra bien qu'il parle au traqueur, à un moment ou un autre. Pour comprendre.


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