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 Entre Frères, on se comprend !

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MessageSujet: Entre Frères, on se comprend !   Dim 7 Sep 2014 - 21:13

[Fait avec Caïus.]

Ce bouquet était tout simplement magnifique, inoubliable, un superbe ode à la beauté, un hommage au merveilleux. Une symphonie de couleurs éclatantes, se mariant harmonieusement entre elles, dans des teintes délicates et raffinées, avec des odeurs à éclipser toute la majesté du ciel tant elles étaient sublimes. Marcus déposa avec d'infinie précautions le gros vase de cristal et son bouquet divin sur la petite table du salon, dans les appartements communs du château. Oui, ces fleurs étaient enchanteresses, dignes à enjoliver la journée de n'importe qui, tant elles étaient exquises. Il en inspira la si délicate fragrance, si joyeux de sentir la senteur si belle de ces fleurs. Voilà bien un chef d'œuvre, qu'un grand maître de de la peinture aurait voulu décliner en un tableau aux milles couleurs et merveilles. Il remit quelques fleurs en place avec un sourire profondément ému, presque attendri, car cette beauté parfaite le touchait. La perfection, oui, il ne craignait pas de l'affirmer. Il observa le bouquet avec amour, persuadé que ses frères le trouveront divin. Comment en serait-il autrement ?

Il s'apprêtait à s'asseoir, afin d'observer tout à son aise la chorale de beauté dans son écrin de cristal, lorsque la porte d'entrée claqua tout à coup si violemment que toute le salon en trembla, et que la vase, à la plus grande horreur de Marcus, s'écrasa au sol, répandant eaux et fleurs éclatantes sur la tapis. Le vieux vampire ne put retenir un pur hoquet d'horreur, catastrophé, atterré, anéanti, dévasté, ruiné.

- Sale vampire de merde ! hurla le Volturi blond.

- Mes fleurs, gémit Marcus, au comble du désespoir.

Il se mit aussitôt à genoux sur le tapis pour ramasser doucement chacune des victimes, avec une délicatesse infinie, tout en jetant un regard noir à son frère qui tournait en rond en hurlant et en insultant il ne savait qui. Il avait cassé le vase et répandu ses fleurs ! Ses pauvres petites fleurs, si belles, entretenues avec tant de soin. Il les déposa sur la petite table, outré qu'on en veuille à ses fleurs. Elles étaient innocentes ! Il se leva et arrêta tout net Caïus dans ses vas-et-viens, pointant un doigt sur lui, parfaitement outré.

- Tu as fait du mal à mes fleurs ! s'exclama-t-il, et bien que cette affirmation se voulait d'un ton colérique, il le dit d'une voix si morte et blasée que s'en était effrayant. Que t'ont-elles fait ? Elles étaient belles ! Bien plus belles que toi avec tes affreux cheveux blancs alors que tu as été mordu jeune.

- Je me fiche de tes fleurs ! hurla-t-il. Et je préfère mes cheveux blancs à ta tête de zombie !

Rooooh ! Scandale ! Marcus n'avait pas une tête de zombie, mais une tête de vieux sage, comme un Roi ! Car c'était bien lui le plus sage et le plus calme d'eux trois, n'en déplaise à Caïus ! Et surtout, il était bien plus mature que son frère ! Alors qu'on n'attaque pas sa "tête de zombie", car sans elle, le clan n'en serait pas là, et de loin.

- Sans ma tête de zombie, tu serais mort à la guerre ! Et voilà comment tu me remercies ! Mes pauvres petites fleurs...

- Et mes fleurs chéries, et gné gné gné, et mes pauvres petites pétales froissées. Tu peux pas utiliser ta tronche de zombie à des trucs plus intelligents ?!

- Car tu te croies bien malin et utile, à casser tout ce qui te tombe sous la main, comme un gamin, et à tuer tout ce qui bouge ?!

- Moi au moins je suis vivant !

- Non, mon frère, tu es mort, comme tous les vampires, d'ailleurs, et la mort ne t'a pas fourni de cerveau !

- Je ne suis pas un vulgaire intellectuel bon à rien comme toi ! Moi, j'agis pour l'intérêt du clan, je ne reste pas à baver dans mon fauteuil !

La porte s'ouvrit tout à coup, laissant passer Aro, qui lisait tranquillement une page d'un livre, en tenant d'autres sous le bras. Ses deux frères se précipitèrent aussitôt vers lui, et Marcus lui dit avec un air de martyr à l'agonie que Caïus avait envoyé valser ses si belles fleurs, qu'il était cruel, et que ses cheveux blancs étaient décidément trop affreux, qu'il leur faudrait une bonne teinture. Caïus renchérit en criant que la couleur de ses cheveux ne regardait personne, qu'il était bien comme ça, et qu'il n'était pas un mort-vivant ! Marcus leva les yeux au ciel, exaspéré, pour une fois dans sa vie, et s'exclama que de toute façon, Caïus ne connaissait strictement rien à la beauté, ni à l'art !

- La beauté se trouve aussi dans l'art de la torture ! s'écriait-il, planté face à son frère, alors que leur chef de clan était toujours devant la porte, près d'eux. La torture est une symphonie !

- N'utilise pas de mots que tu ne comprends pas, tu risques de surchauffer les deux neurones que tu as reçu à la naissance.

- Mes neurones, ils t'emmerdent ! C'est bien mieux d'être actif que de se lamenter à chaque instant comme un vieux paillasson où on s'essuie les pieds !

- C'est ce paillasson qui a calmé toutes ces années tes ardeurs de psychopathe cinglé ! Sans cela, tu te serais fait tuer bêtement à chaque guerre ! Le mot "Réflexion" ne fait pas parti de ton vocabulaire ? Moi parler à toi, toi comprendre ?

- Moi comprendre que toi bientôt se prendre une énorme baffe !

- Aro, tu vas réussir à lui dire un jour qu'il est cinglé ?!

- Aro, tu ne vas quand même pas le laisser me parler comme ça ?!

Ils se tournèrent tous les deux vers leur frère dans un mouvement parfaitement synchronisé. Aro, dis queqlue chose ! le supplia Marcus du regard. C'était son devoir, d'agir, il était le chef du clan. Il devait dire quelque chose !
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MessageSujet: Re: Entre Frères, on se comprend !   Dim 14 Sep 2014 - 12:49

Aro prit l'enveloppe que venait de lui apporter Démétri et en tira les deux passeports, carnets de naissance et cartes d'identité qu'il venait de réaliser. Aux noms des jumeaux, avec des photos non trafiquées, pour ne fois, où ils affichaient de beaux yeux bleus. Il regarda la date de naissance, la ville de Rome mise comme lieu de naissance, et ainsi de suite. Toute une vie refaite, une fois de plus, pour cacher qui ils étaient en réalité. Tous leurs documents d'identité refait une fois de plus, pour prouver q'ils étaient humains. Mais ils l'étaient réellement, à présent... Ses deux enfants. Il observa un moment la photo, pensif. Démétri les avait pris tous les deux juste avant de quitter Forks, assurant à Carlisle q'il recevra tout ce qu'il faut dans quelques jours. Le fait est qu'il devait refaire ce genre de papiers pour les jumeaux tous les deux ans, en temps normal, voire tous les ans. Et il faudra encore les refaire, une autre fois, quand ils auront suffisamment grandit. En attendant, mieux valaient qu'ils restent à Forks, ce sera moins dangereux.

Il mit le tout dans une plus grosse enveloppe, écrivant l'adresse de Carlisle, de son écriture rendue extrêmement fine et soignée par le temps. Sa secrétaire revint, prenant le courrier pour l'expédier en Amérique. Parfait. Aro alla lentement jusqu'à la fenêtre de son bureau, fermant un instant les yeux. C'était enfin terminé ! Plus de loups à détruire, de stratégie à préparer, plus de conférences à donner, d'esprits à calmer, de tracasseries à se faire. Enfin un peu de paix. La ville était si calme, c'était très reposant. Quittant la fenêtre, il récupéra trois nouveaux livres q'il venait d'acquérir et qu'il voulait étudier. En tenant deux sous le bras, il en ouvrit un troisième, jetant un coup d'œil au sommaire. Au moins, il pourra lire sans se faire interrompre par des dizaines de coups de fils ou autres détails à régler.

Plongé dans la lecture du premier chapitre, il ne prit pas attention à ce qui se passait autour de lui en remontant dans les appartements communs. Il croisa juste Corin, qui elle en redescendait en se bouchant les oreilles, accompagné par Sulpicia qui levait les yeux au ciel en maugréant qu'elle rejoignait Dora et Renée dans les jardins. Il haussa légèrement les sourcils en les voyant filer très vite, un peu surpris. Allons bon, qu'est-ce qui s'était encore passé ? Il sentait bizarrement beaucoup moins biens a journée calme, d'un seul coup... Mais bon. Se replongeant dans sa lecture, il rentra enfin, prenant conscience des cris qui fusaient au moment où il poussait la porte. Ses deux frères criaient, et se jetèrent quasiment sur lui, parlant à une vitesse telle qu'il n'aurait pu comprendre si de un, il n'était pas un vampire, de deux, s'il n'était pas habitué à ce genre de scène. Bon, quel était le sujet, cette fois ? Caïus devait être la seule personne au monde capable d'éveiller Marcus et de le mettre en colère.

Il les regarda l'un à l'autre alors qu'ils "racontaient" ce qui s'était passé. Une histoire de vase cassé, de fleurs par terre, de cruauté, de cheveux blancs - même s'ils étaient blonds, mais soit - ainsi que de mort-vivant, d'art, de torture, et d'il ne savait quoi. Oui, très bien, mais encore ? Il était fascinant de voir à quelque point Marcus pouvait être blasé devant un massacre sous sa fenêtre et anéanti quand on écrasait ses fleurs. Quand à Caïus, il devait avoir quelque chose dans les veines qui l'empêche d'être détendu. Aro resta parfaitement stoïque, près de ses frères, se retenant de sourire. Ils se disputaient constamment lorsqu'ils n'étaient que tous les deux, depuis toujours, même si Aro savait très bien qu'ils s'aimaient et s'estimaient beaucoup, pour l'avoir vu dans leurs esprits. Même si personne ne pourrait le croire, actuellement.

Caïus - La beauté se trouve aussi dans l'art de la torture ! La torture est une symphonie !

Marcus - N'utilise pas de mots que tu ne comprends pas, tu risques de surchauffer les deux neurones que tu as reçu à la naissance.

Aro les aimait aussi tous les deux, mais bon sang, qu'est-ce qu'il fallait être patient, parfois... Il les regardait comme on observe un match de tennis, sans montrer son agacement, qui commençait à poindre, écoutant le "psychopathe cinglé" et le "paillasson" se lancer des piques en criant. Maintenant, il comprenait pourquoi leurs femmes avaient fuies dans les jardins, avec les enfants et Corin. Le spectacle du match Marcus VS Caïus arrivait assez souvent pour qu'on s'en passe de temps en temps. Dommage qu'Alec et Jane ne soient pas là, ils avaient toujours adoré voir Caïus se faire remettre à sa place par son frère. Il caressa un instant l'idée de filmer la scène et de la leur envoyer, mais bon, c'était un peu tard, et ses frères n'allaient plus rien dire s'il sortait une caméra maintenant.

Marcus - Aro, tu vas réussir à lui dire un jour qu'il est cinglé ?!

Caïus - Aro, tu ne vas quand même pas le laisser me parler comme ça ?!

Joli timing ! Ils avaient parlé en même temps, en se tournant vers lui dans un mouvement parfaitement synchronisé. Là, bravo, il pourrait presque applaudir, c'était impressionnant. Il retint un sourire, et alla déposa ses livres sur la petite table près de la cheminée, avant de s'asseoir très tranquillement dans le canapé.

- Oui, Caïus, tu es cinglé, et non, Marcus, ne lui parle pas comme ça, persifla-t-il d'un ton parfaitement hypocrite. Heureux ?

Il mit un marque-page là il avait dû stopper sa lecture, avec une pensée pour sa journée calme qu'il ferait mieux d'enterrer de suite et d'oublier. Amen. Se retournant à moitié, il pointa un doigt sur ses frères, agacé, et en même temps amusé.

- Vous êtes deux sales mioches, tous les deux ! Depuis des millénaires que vous vivez sous le même toit, vous arrivez encore à vous laisser emporter dans des disputes ! Vous avez déjà un peu pensé à votre image, ou à celle du clan ? Que pense-ton de vous, à votre avis, quand vous vous comportez comme ça ?

Il se releva, avec un immense soupir, et en leur jetant un regard aigu.

- Vous ne m'aidez pas, avec vos gamineries. Alors... Marcus, les cheveux de ton frère sont blonds, pas blancs, et va acheter des lunettes si tu n'arrives pas à le voir ! Caïus, celui que tu traites de paillasson, c'est aussi celui qui veille sur toi depuis des siècles, alors un peu de respect ! Maintenant, on va se calmer... Caïus, pourquoi as-tu jeté par terre les fleurs de ton frère ?
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Damon Raven

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MessageSujet: Re: Entre Frères, on se comprend !   Mar 28 Oct 2014 - 21:51

Caïus remonta vertement les escaliers menant aux appartements qu'il partageait avec sa famille, écumant quasiment de rage, frappant les murs sur son passage, fou de rage. Ce sale petit merdeux avait osé ! Il avait osé défier la loi d'une façon si... Il allait crever ! Il allait crever, ils allaient le torturer, le faire agoniser, lui faire regretter chaque seconde sa misérable existence ! Il poussa violemment la porte d'entrée des appartements, sans même se soucier de la briser à moitié, tant il était furieux. Ce petit crétin allait le lui payer !

- Sale vampire de merde ! hurla-t-il de toutes ses forces pour exprimer sa rage.

Il entendit très nettement Sulpicia pousser un long soupir, à l'étage du dessus, ce qui ne fit qu'accentuer de façon très violente sa colère. Qu'elle aille au diable, celle-là aussi ! Il avait parfaitement le droit d'être énervé ! Il n'allait quand même pas se retenir pour une mégère acariâtre qui passait son temps à râler dès qu'il y avait un peu de trop de bruit ou dès qu'on touchait à ses enfants pitchounets adorés ! Il allait foncer démolir un mur quand Marcus se dressa tout à coup devant lui. Tiens, il était là aussi, lui ? Il était tellement inexpressif et invisible que Caïus ne l'avait même pas remarqué. Mais c'était de sa faute ! S'il avait un peu plus de personnalité, on verrait tout de suite qu'il était là ! Caïus détestait les gens amorphes, les larves et les insectes qui ne faisaient que pleurnicher toute la journée !

Marcus - Tu as fait du mal à mes fleurs ! Que t'ont-elles fait ? Elles étaient belles ! Bien plus belles que toi avec tes affreux cheveux blancs alors que tu as été mordu jeune.

Ses cheveux blancs ! Ses cheveux blancs ! Il n'avait pas des cheveux blancs mais BLONDS ! Ils étaient BLONDS ! Ils étaient blonds depuis plus de trois mille ans ! En plus de ça, il se moquait royalement des sales fleurs de Marcus ! Qu'avait-il à faire avec ça ? Qu'est-ce que ça pouvait bien faire, trois pauvres fleurs misérables, hein ?! Alors il l'emmerdait ! Lui et ses cheveux BLONDS, ils l'emmerdaient bien ! Si ça ne tenait qu'à lui, toutes les fleurs seraient réduites en cendres dès le lendemain, et plus une ne repoussera dans ce château !

- Je me fiche de tes fleurs ! hurla-t-il. Et je préfère mes cheveux blancs à ta tête de zombie !

Et bam, dans les dents ! Il eut un rictus satisfait en voyant son frère outré, parfaitement heureux de le mettre en colère. Ça ne pourra lui faire que du bien ! Qu'il secoue un peu sa chair atrophiée par les siècles et qu'il se débarrasse du jus dégoulinant et saumâtre dans son cerveau ! Qu'il se réveille, qu'il se secoue ! Allô la lune, ici la terre, on se bouge un peu les fesses ! Il ne se rendait même pas compte qu'il était en train de crever sur-place, comme les deux Roumains dans leurs fauteuils, juste avant qu'ils ne viennent foutre le feu ? Alors ON SE BOUGE ! Allez, Marcus, réveille le fauve qui est en toi !

Marcus - Sans ma tête de zombie, tu serais mort à la guerre ! Et voilà comment tu me remercies ! Mes pauvres petites fleurs...

Mais on se fichait de ses fleurs ! On s'en foutait complètement ! Il n'avait toujours pas compris ça ?!

- Et mes fleurs chéries, et gné gné gné, et mes pauvres petites pétales froissées. Tu peux pas utiliser ta tronche de zombie à des trucs plus intelligents ?!

Marcus - Car tu te croies bien malin et utile, à casser tout ce qui te tombe sous la main, comme un gamin, et à tuer tout ce qui bouge ?!

Lui au moins il se bougeait ! Lui au moins il agissait, il ne se contentait pas de rester bêtement assis comme une vieille vache qui regarderait les trains passer devant son champ ! Lui au moins il avait un but, des idées, des objectifs, il ne passait pas son temps à se morfondre dans le passé ! Surtout que ça ne servait à rien ! A quoi bon regretter, être mélancolique, avoir des remords, ou quoi que ce soit ? Le passé c'est le passé, ça ne fait que parasiter le présent !

- Moi au moins je suis vivant !

Marcus - Non, mon frère, tu es mort, comme tous les vampires, d'ailleurs, et la mort ne t'a pas fourni de cerveau !

- Je ne suis pas un vulgaire intellectuel bon à rien comme toi ! Moi, j'agis pour l'intérêt du clan, je ne reste pas à baver dans mon fauteuil !

Car que faisait-il d'autre de ses journées, on peut savoir ?! Rien ! Absolument rien ! Il se contentait d'errer comme un vieux fantôme amnésique dans les couloirs sans rien faire d'un minimum constructif ou d'intelligent, donnant deux mots par jour, puis s'enfermait dans un long mutisme qui avait le don de vous coller des frissons. Même Caïus avait horreur de ça ! Quand vous croisiez sa face de mort-vivant, vous aviez l'impression de vous retrouver devant un gouffre grouillant d'asticots en train de bouffer des cadavres décomposés ! Aro entra tout à coup, et ses deux frères se précipitèrent aussitôt sur lui, pour qu'il serve d'arbitre ou qu'il appui l'un ou l'autre, peu importe, mais qu'il agisse ! Marcus se plaignit encore pour ses petites fleurs de rien du tout, l'accusant d'être un monstre aux cheveux blancs. Indigné qu'on s'en prenne encore à ses cheveux, Caïus en rajouta une couche en hurlant sur son frère, inconscient qu'Aro les regardait tous les deux alternativement, impassible.

- La beauté se trouve aussi dans l'art de la torture ! s'écriait-il, planté face à son frère, alors que leur chef de clan était toujours devant la porte, près d'eux. La torture est une symphonie !

Personne ici ne réussissait à comprendre ça ! Personne ici ne parvenait à entrevoir la beauté formidable qu'on trouvait dans le souffrance ! Et Marcus encore moins que personne ! Il était tout juste bon à arroser ses saletés de rose dans les jardins ! Et rien d'autre ! Il était juste désespérant !

Marcus - N'utilise pas de mots que tu ne comprends pas, tu risques de surchauffer les deux neurones que tu as reçu à la naissance.

- Mes neurones, ils t'emmerdent ! C'est bien mieux d'être actif que de se lamenter à chaque instant comme un vieux paillasson où on s'essuie les pieds !

Marcus - C'est ce paillasson qui a calmé toutes ces années tes ardeurs de psychopathe cinglé ! Sans cela, tu te serais fait tuer bêtement à chaque guerre ! Le mot "Réflexion" ne fait pas parti de ton vocabulaire ? Moi parler à toi, toi comprendre ?

Caïus dû faire un immense effort de volonté pour ne pas lui sauter à la gorge, de plus en plus furieux. l n'avait pas besoin qu'on vienne le "calmer" ! Il était capable de se défendre dans une guerre, peu importe contre qui ou quoi, et ils avait réfléchir, quoi qu'on en dise !

- Moi comprendre que toi bientôt se prendre une énorme baffe !

Marcus - Aro, tu vas réussir à lui dire un jour qu'il est cinglé ?!

- Aro, tu ne vas quand même pas le laisser me parler comme ça ?!

Ils avaient parlé de façon quasi instantanée, se tournant simultanément vers leur frère. Il devait dire quelque chose, là, il devait prendre parti ! C'était quand même lui le véritable chef du clan, non ?! Alors qu'il parle ! Sauf que leur frère se contenta d'aller s'asseoir dans le canapé, très tranquillement, ce qui eut le don d'énerver un peu plus Caïus. Mais qu'il dise quelque choooose ! Il n'allait quand même pas rester là sans réagir, non ? Si ? Aro ! Enfin, quand même ! Aro ? Caïus le fixa, à moitié vexé qu'il ne dise rien, choqué même. C'était leur frère ! Il ne pouvait pas ne pas réagir !

Aro - Oui, Caïus, tu es cinglé, et non, Marcus, ne lui parle pas comme ça, persifla-t-il d'un ton parfaitement hypocrite. Heureux ?

...

Finalement, il aurait aussi bien pu ne rien dire...

Caïus se renfrogna brutalement, croisant les bras. La réaction d'Aro l'avait complètement refroidi, bien plus que tout ce qu'aurait pu dire Marcus en plus. Peut-être parce qu'il respectait beaucoup Aro, ou parce qu'il était son aîné, ou il ne savait pas, mais là... Ce n'était même pas sa faute, en plus ! Il était juste entré et Marcus lui avait sauté dessus ! Leur frère se retourna un peu vers eux, pointant un doigt accusateur, alors même qu'un très léger sourire flottait sur ses lèvres. Bah quoi, on avait même plus le droit de s'engueuler ?

Aro - Vous êtes deux sales mioches, tous les deux ! Depuis des millénaires que vous vivez sous le même toit, vous arrivez encore à vous laisser emporter dans des disputes ! Vous avez déjà un peu pensé à votre image, ou à celle du clan ? Que pense-ton de vous, à votre avis, quand vous vous comportez comme ça ?

Si le vampire blond avait pu rougir, il ne s'en serait certainement pas privé. Il n'avait pas tout pensé à ça, et la façon dont Aro venait de le rappeler le rendait un peu honteux. Oui, bon, hein, c'était pas si grave. Tout le monde savait, dans le clan et dans le monde entier, que le plus jeune des trois frères était un petit peu colérique, une démonstration de plus ou du moins n'allait pas changer grand-chose ! Enfin, c'est ce qu'il pensait, du moins, peut-être son image en souffrait-elle effectivement un chouïa. Maintenant, ce n'était pas non plus la fin du monde, il allait s'en remettre. Aro se releva, alors qu'il cherchait quelque chose à dire, pour s'excuser ou... Il avait du mal à savoir quand leur frère était véritablement en colère ou pas.

Aro - Vous ne m'aidez pas, avec vos gamineries. Alors... Marcus, les cheveux de ton frère sont blonds, pas blancs, et va acheter des lunettes si tu n'arrives pas à le voir ! Caïus, celui que tu traites de paillasson, c'est aussi celui qui veille sur toi depuis des siècles, alors un peu de respect ! Maintenant, on va se calmer... Caïus, pourquoi as-tu jeté par terre les fleurs de ton frère ?

Qui veillait sur lui, qui veillait sur lui... Mais Caïus n'avait pas besoin qu'on veille sur lui ! Il pouvait très bien s'en sortir seul ! Il n'en dit rien, cependant, n'ayant pas envie d'énerver ou de désespérer son grand frère, il ne voulait pas le décevoir, pas lui. Les autres, il s'en foutait complètement, mais pas son frère. Il lâcha donc un long soupir, voyant pour la première fois le vase brisé sur le tapis et les fleurs qui s'étaient répandues au sol. Des fleurs, des fleurs, des fleurs partout, il en avait marre ! Mais il se contint, reprenant une voix tout à fait égale et ordinaire.

- Je n'ai pas fait exprès de casser son vase ! Ce truc est tombé quand je suis entré, je n'y suis strictement pour rien. Je ne casse pas les vases de Marcus, je sais qu'il fait une scène à chaque fois...

Il jeta un regard bien lourd au vieux vampire, limite exaspéré. Là, franchement, il n'était coupable de rien ! Mais oui, c'est vrai, il n'aurait peut-être pas dû s'emporter autant contre son frère, c'est vrai, ça ne faisait que créer des ennuis supplémentaires à Aro. Il y eut un instant de silence, puis il se mordit les lèvres.

- Désolé, réussit-il à lâcher, bien qu'avec difficulté, car il lui répugnait de s'excuser pour n'importe quel sujet. Mais toi, rajouta-t-il en se tournant la tête vers son frère, tu ne devrais pas non plus râler juste pour trois pétales !


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MessageSujet: Re: Entre Frères, on se comprend !   Lun 29 Déc 2014 - 12:22

- Oui, Caïus, tu es cinglé, et non, Marcus, ne lui parle pas comme ça, persifla-t-il d'un ton parfaitement hypocrite. Heureux ?

Non, il n'était pas heureux, car Aro ne disait jamais rien dans leurs disputes pour trancher en faveur de l'un ou l'autre. Avec ça, comment pourrait-il être serein alors que son pauvre vase était au sol, brisé, détruit, réduit en miettes, lui qui s'était révélé dans toute sa magnificence et sa splendeur durant quelques instants ? Un vase qui, dans toute sa gloire, avait porté un bouquet qu'on pouvait sans conteste qualifier de merveilleux et de sublime, un bouquet qu'il avait réalisé avec le plus grand soin afin de parer cette pièce d'une beauté éclatante ? Une beauté à présent détruite, comme toute chose en ce monde, qui était violée par la cruauté des êtres vivants. Caïus n'avait décidément aucune sensibilité à la douceur florale et à la si délicate sensibilité, il faudrait lui ouvrir les yeux quand à la poésie qui se dégageait d'une composition florale parfumée et si riche de milles couleurs.

- Vous êtes deux sales mioches, tous les deux ! Depuis des millénaires que vous vivez sous le même toit, vous arrivez encore à vous laisser emporter dans des disputes ! Vous avez déjà un peu pensé à votre image, ou à celle du clan ? Que pense-ton de vous, à votre avis, quand vous vous comportez comme ça ?

Qu'importait son image ? Peu importe ce qu'on puisse penser de lui, Marcus ne vivait pas selon l'avis des autres, mais selon sa propre conscience. Sa vie était longue, elle durait depuis bien trop longtemps, et il ne se laissait plus asservir par les opinions ou critiques, il n'était plus touché par les avis positifs ou négatifs qu'on pouvait déverser inutilement sur lui. Chacun était désespérément seul, au fond de son âme et de sa conscience, et qui pourrait influencer sur son existence sinon lui-même ? Personne, car personne ne pouvait toucher son âme et la modeler. Personne ne pouvait décider du cours de ses pensées. dans la solitude infinie de son esprit, il était néanmoins libre de ses jugements. Tous pouvaient le qualifier et le juger, cela n'aura aucune incidence, car sa conscience lui appartenait. Qu'importe, donc ? Oui, qu'importe... Il y avait tant plus important et plus immortel que leurs chairs glacées et pâles. L'art était immortel et traversait les siècles sans être bouleversé par les sentiments et la douleur de l'existence, sans être touché par le poids trop lourd des siècles. Chacun s'y agitait, essayant de se raccrocher à quelque chose, pour ne pas sombrer. Lui-même avait déjà sombré, depuis bien longtemps. l'Amour qu'il avait connu et perdu lui avait pris âme et joie de vivre. Donc qu'importe, qu'importe ce qu'on puisse penser de lui ? Face à cet Amour, personne ne comptait. Il avait été plus fort que tout, plus fort que la mort, puisqu'il perdurait depuis des siècles. Oh oui, il aimait encore.

- Vous ne m'aidez pas, avec vos gamineries. Alors... Marcus, les cheveux de ton frère sont blonds, pas blancs, et va acheter des lunettes si tu n'arrives pas à le voir ! Caïus, celui que tu traites de paillasson, c'est aussi celui qui veille sur toi depuis des siècles, alors un peu de respect ! Maintenant, on va se calmer... Caïus, pourquoi as-tu jeté par terre les fleurs de ton frère ?

Il veillait sur lui, oui, mais en quoi était-ce étonnant ? Caïus était le plus jeune, et donc le plus fragile d'eux trois. Depuis toujours, Marcus le voyait comme un tout jeune homme trop agité et qu'il fallait préserver. IL était fragile, oui. Ils devaient, lui et Aro, le garder entre eux pour le garder des coups trop durs de la vie. Marcus ne voulait pas le voir souffrir autant que lui, il ne voulait pas risquer de le voir détruit, car il ne pourra le supporter. Caïus, il était si jeune... Depuis toujours, il était moins solide que lui et Aro, et il était donc tout à fait sain, normal et logique de veiller sur lui, comme on veillait sur ses enfants.

- Je n'ai pas fait exprès de casser son vase ! Ce truc est tombé quand je suis entré, je n'y suis strictement pour rien. Je ne casse pas les vases de Marcus, je sais qu'il fait une scène à chaque fois...

Ah, Caïus... Peut-être était-il très énervé et sans cesse sur les nerfs, mais il était aussi leur petit frère. Un petit frère qu'ils protégeaient depuis bien des années. Marcus, pour sa part, l'avait pris en affection lorsqu'il l'avait soigné, pour la toute première fois, au soir de cette immense bataille. Il avait mis un peu plus de temps à se rétablir que leur frère, mais n'en débordait pas moins d'énergie. Et c'était justement pour cela qu'il fallait veiller à ce qu'il ne se brûle pas les ailes. Il lui rendit un regard passif à son regard rempli de colère et d'agacement.

- Désolé, réussit-il à lâcher, bien qu'avec difficulté, car il lui répugnait de s'excuser pour n'importe quel sujet. Mais toi, rajouta-t-il en se tournant la tête vers son frère, tu ne devrais pas non plus râler juste pour trois pétales !

Trois pétales, certes, mais il n'avait pu voir la symphonie de beauté qui avait été ainsi détruite. Marcus lâcha un léger soupir, regardant un long moment son jeune frère, très droit, comme à son habitude, les mains derrière le dos, et le visage si impassible qu'on pourrait douter qu'il soit capable d'exprimer la moindre émotion. Tel était son chemin, sa destinée, depuis que l'Amour lui avait été pris, depuis que le destin, cruel et sans pitié, lui avait arraché ce qu'il avait de plus précieux au monde.

- Il est normal de s'exprimer lorsqu'une nouvelle forme de beauté est ainsi détruite, mon jeune frère, dit-il très paisiblement. Toi-même, tu es en colère lorsque la musique est bafouée. Chacun de nous vénère une certaine forme d'art, et la mienne trouve sa consécration dans la beauté florale, dans les couleurs et le parfum s'en dégageant. N'ignore pas cette richesse.

Il alla jusqu'à la petite table et ramassa avec délicatesse les fleurs tombées, et les bouts de cristal bleutés de son vase. On pourrait y voir une métaphore de l'existence, là où tout est à nouveau détruit et réduit à néant. Il rassembla les morceaux de cristal dans ses mains et se releva, leur jetant un regard désolé.

- Pourquoi n'aimez-vous pas les fleurs...

Il soupira tristement, puis alla déposer les bouts dans une coupelle, triste et navré.
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