Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Préparer Noël

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MessageSujet: Préparer Noël   Dim 14 Sep 2014 - 14:42

Les deux dernières semaines avaient été plus que pénibles... Et douloureuses. Edward avait beau vouloir se montrer fort et tout ce qu'on veut, lorsqu'il s'était retrouvé face à Aro pour prendre le remède, le fameux remède, il avait senti ses jambes trembler, et n'avait réussi à prendre en main le flacon rempli d'un liquide mauve que par un immense effort de volonté. Seule petite consolation, il n'y avait effectivement pas besoin de se forcer ensuite pour boire du sang humain, car la soif était bien trop puissante, comme si on l'avait empêché de se nourrir pendant plusieurs mois d'affilée. La douleur avait été insupportable, mais sans doute moins terrible que la première transformation. En tout, cela n'avait duré que dix ou quinze minutes, ce qui n'était rien par rapport aux jours entiers pour devenir un vampire.

Ce matin-là, il se réveilla très difficilement, déboussolé, n'ayant pas encore repris l'habitude de dormir. Il était sept heures du matin, mais il faisait encore très noir, en cette fin Décembre. Se levant sans bruit pour ne pas réveiller Bella qui dormait profondément, il s'habilla et jeta un œil à l'extérieur. Il avait de nouveau neigé, et il devait faire un froid glacial. S'asseyant sur le bord du lit, il observa un long moment sa femme endormie, avec l'impression d'être revenu plus de deux ans en arrière. Cependant, c'était plus facile avec elle, car il l'avait connu humaine, et avait passé des heures près d'elle, la nuit, à la regarder rêver. Il déposa un baiser léger sur son front, puis sortit de la chambre à pas de loups. C'était si calme...

Descendant, il passa devant la chambre des jumeaux, où la porte était entrouverte. Incapable de résister à la tentation, il se glissa à l'intérieur, et eut un sursaut en voyant le lit d'Alec vide, la couverture repoussée. Peur évanouie aussitôt en le voyant blotti dans le lit de sa sœur, dans ses bras. De quoi fondre en un instant. Les voir dormir était encore plus bizarre que de les voir avec les yeux bleus. Il les observait quand Bella vint le rejoindre, vêtue d'un peignoir, dans la chambre où seul le souffle des deux enfants brisaient le silence. Elle était un peu inquiète, posant une main sur son bras.

Bella – Ne les provoque pas, laissons-les dormir... Il est encore tôt.

– Comme si je comptais les réveiller... dit-il sur le même ton.

Il retourna la tête vers eux. Ils avaient la tête remplie d'images éparses et floues. Au début, il distinguait mal, peu à l'aise dans ce genre d'exercice, puis vit passer des formes, des objets des personnes. Un mélange rapide des personnes qu'ils avaient connues, avec qui ils avaient vécu, parfois qu'ils avaient tué. Alec les revoyait, ceux qu'il avait détruit... Les rêves de Jane, quand à eux, étaient plus tournés ver les personnes qu'elle avait aimé. Puis elle bougea, ramenant sa tête contre celle de son frère. Ce contact fit aussitôt tourner tous ses songes vers lui. Et par un étrange phénomène, Alec se mit aussi à rêver d'elle. Il sourit, avec un petit rire.

– Là, c'est marrant, chuchota-t-il. Dès qu'elle a bougé, elle a rêvé de lui, et presque aussitôt, il a rêvé d'elle.

Bella fit de gros yeux, l'air de ne pas y croire, fixant les jumeaux. Lui était à la fois attendri et stupéfait. Les légendes qui voulaient que les jumeaux puisse communiquer entre eux par télépathie étaient peut-être vraies... Bella aussi se demandait comment ils pouvaient bien faire ça. Il sortit avec elle, doucement, refermant la porte derrière eux, puis rejoignit la cuisine avec Bella. Carlisle et Esmée dormaient encore, eux aussi, ils les attendront pour le petit-déjeuner, de même que Nessie. Marylou et Nahuel ne mangeaient que rarement avec eux. Il passa une main dans ses cheveux en s'asseyant, pensif.

– Tu crois qu'ils communiquent vraiment par télépathie ? C'était un peu flippant, quand même... C'est la même chose quand il se regardent, ils pensent aussitôt aux mêmes idées. Mais bon, c'est peut-être juste parce qu'ils sont jumeaux.

Il médita deux minutes sur la question, puis s'étira comme il le put, se frottant les yeux. Il sortit très vite, ensuite, pour aller chercher le courrier, en courant, puis revint dans la cuisine, au chaud, avec sa femme, posant ce qu'il avait sur la table.

– Bien, je doute qu'ils aient déjà fêter une seule fois Noël ou le Nouvel An à Volterra, mais il faudra quand même qu'on en parle, dit-il en décachetant une grosse enveloppe. Tiens... On a un cadeau des Volturi.

Bella s'était rapproché en fronçant les sourcils.

Bella – Un cadeau des Volturi ? Ces deux mots ne vont pas ensemble, que nous veulent-ils encore ?!

Il sortit plusieurs documents d'identité, tous aux noms des jumeaux, et les posa dans un coin plus loin, sur la table. Photos, passeports, cartes d'identités, carnets de naissances, carnets de santés, tous plus vrais que nature. C'était sûrement Démétri, qui avait fait ça. Félix leur avait dit un jour que le traqueur s'occupait de ces choses tous les ans, ou tous les trois ans pour les autres.

– Bah rien... Pas à nous, en tout cas. C'est triste de se dire qu'ils vont devoir refaire tout ça dans quatre ou cinq ans, remettre des lentilles, et tout...

Quand Aro les aura transformé une seconde fois, autrement dit. Il mit ce qu'ils avaient reçu en un tas bien rangé, sur le bord de la table. Carlisle se chargera de tout cela, comme d'habitude. Se relevant, il commença à préparer un petit-déjeuner solide, comme il le faisait pour Bella lorsqu'elle était enceinte de Nessie.

– Qu'est-ce qu'on pourrait prévoir, pour Noël ?
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Damon Raven

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MessageSujet: Re: Préparer Noël   Lun 15 Sep 2014 - 23:19

Caïus se pencha doucement sur le petit vampire, qui se ratatina sur-place, blêmissant d'un coup, et qui balbutia que lui aussi voudrait bien le remède s'il vous plaît merci, qu'il n'allait causer aucun dérangement, et que ce serait très gentil, et il finit par se taire lorsque Caïus lui sourit, très lentement, en passant lentement un doigt sur sa joue. Le petit jeune se ramassa encore plus sur lui-même, tremblant de tous ses membres. Caïus lui sourit de plus belle, s'amusant incroyablement de la situation, mais dû arrêter à contre-cœur lorsqu'on vint lui donner un flacon du remède. Roh, qu'on lui laisse un peu ses jouets ! Il se redressa, boudant un peu, les mains dans les poches. Carrément injuste ! Il était fatigué de ne plus rien faire, maintenant. Plus d'ennemis à tuer, plus de cobayes à éviscérer, plus rien. Il s'ennuyait... Aro n'arrangeait pas les choses, il passait sa vie au téléphone, en ce moment ! Quand à Marcus, il était à peu près aussi utile pour se distraire qu'un mouchoir usagé.

Désœuvré, il tourna les talons, repassant dans la cour. Des gardes chargeaient leurs dernières affaires pour repartir en Italie. Il les observa, leur cria de se dépêcher pour la forme, et un bouscula un qui se trouvait sur son chemin. Bon, bon, bon, voilà, que pouvait-il faire pour ne plus s'emmerder ? Il marcha au hasard dans les rues de Forks, grimaçant devant une ville aussi minable, râlant contre le manque d'activité. Même les étoiles étaient fades, ici ! Il n'y avait strictement rien d'intéressant à faire ! Se dirigeant vers la forêt, il décida alors de tenter un petit massacre pour se distraire. Plus aucun puma ni cerfs n'eut la vie sauve sur son passage. Il ne but pas leur sang infect, inacceptable pour lui, mais il arracha têtes, poils, os, les jetant au loin, frappant, tordant le cou, faisait crisser de terreur tous les misérables bestioles de cette sale forêt !

Le jour revenait quand il eut terminé. Il regarda le soleil se lever, puis se rendit compte qu'il était arrivé près de la villa des Cullen. Mmph, il détestait cet endroit, ça puait le végétarien ! Quoi que, l'odeur disparaissait progressivement au profit du sang humain. Des odeurs de fleurs, de vieux livres, de métal - peut-être de l'argent - et d'autres, qui se mélangeaient. Il renifla, tournant autour de la maison comme un fauve tournerait autour de sa proie. Le télépathe suicidaire et sa copine étaient debout, ils parlaient en descendant les escaliers. Mmh, vrai qu'elle sentait bon, la fille. Mais ce n'était pas sa cible. Il avait un compte à régler...

- A nous, mes braves petits, susurra-t-il.

Sans faire aucun bruit, il sauta directement au premier étage, se faufilant par une fenêtre resté entrouverte. Il renifla doucement l'air, et repéra très vite les odeurs qu'il cherchait. Le feu, brûlant, le métal chauffé à blanc, le bois, les cendres... Les jumeaux. Il entra dans leur chambre, refermant la porte derrière lui, et tirant le verrou pour la bloquer. Il sourit comme un monstre, s'approchant à pas de loups, et s'assit délicatement sur le bord du lit. Pauvres petits, endormis ensemble, comme c'est mignon. Il posa sa main bien à plat sur la joue de Jane, se penchant sur eux. Il respira à nouveau leurs odeurs, reniflant, les yeux fermés. Oui, cette odeur, c'était leurs dons. Leurs dons un peu brûlants, mais il n'y avait pas que ça ! Il sentait aussi l'odeur du bûcher qui avait emporté leur enfance. Ayant envie de s'amuser, il déposa un baiser sur le front de Jane.

Elle se réveilla et hurla aussitôt, lui perçant les tympans. Il posa aussitôt une main sur ses yeux, pour étouffer son don, et fit de même avec Alec, les bloquant dans leur lit. Il y eut du mouvement, dans la chambre d'à côté, et de la panique en bas. Il n'y prêta aucune attention, riant de plus belle. Il s'approcha de la joue d'Alec, l'effleurant de son souffle, puis l'embrassa lui aussi, dans un geste qui aurait pu être très mignon s'il ne s'était pas arrangé pour bien lui faire sentir le froid mortel de sa peau. Il s'amusait beaucoup, d'un seul coup ! Il ricana, tenant les deux mioches comme de simples brindilles de paille.

- Fermez-la, vous ! cria-t-il à l'adresse des Cullen qui s'agitaient comme des asticots dans le couloir. C'est une affaire de famille !

Il tourna à nouveau la tête vers les jumeaux, un large sourire aux lèvres. Comme ils étaient mignons, ainsi, réduits à l'impuissance ! Il était resté penché bien sur eux, pour leur faire sentir sa présence, son souffle, sa voix. Il les tenait en son pouvoir et jubilait totalement.

- Alors, vous regrettez un peu plus vos insolences ? murmura-t-il à leurs oreilles. Vous auriez dû écouter dès le départ et rester calmes, mes petits anges. Maintenant, vous ne pouvez plus rien faire... Même si je décide de vous montrer à quel point les humains sont faibles...

Il posa ses lèvres sur le cou d'Alec, juste au niveau des veines, puis fit de même avec Jane, s'amusant de leurs réactions. Il ne s'ennuyait plus du tout, maintenant, il avait trouvé un nouveau jeu ! Et de nouvelles petites proies, toutes fraîches. Il avait envie de mordre ces cous graciles, mais c'était encore trop tôt. Hum, dommage, mais le jour viendra bien assez vite où il pourra planter ses crocs dans leurs veines.

- J'aurais un immense plaisir à vous rattacher de nouveau au clan, de façon plus définitive. Aro me laissera sûrement ce si tendre plaisir... Ce serait si amusant de voir comment la transformation serait accélérée si on vous mordait partout.

Il ricana de nouveau, puis les gifla tous les deux, fort, mais sans leur arracher la tête, juste de quoi leur laisser un bel hématome chacun, en souvenir. Allez, c'était un beau cadeau, mais toutes les bonnes choses ont une fin ! Se relevant, il alla très naturellement jusqu'à la porte et l'ouvrit, souriant aux Cullen derrière.

- Fini de beugler, enfin ? Occupez-vous de vos propres mioches !

Il les écarta de son chemin d'un coup d'épaules négligent, ouvrit la fenêtre, puis sauta, disparaissant. Allez, retour à Volterra, à présent.


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MessageSujet: Re: Préparer Noël   Mar 16 Sep 2014 - 11:56

[Avec une réaction d'Alec.]

Rosalie, Emmett et Ashley étaient partis. A leur tour. Partis sur l'île de New Providence, avec à peine un regard en arrière, partis pour de bon, quittant la maison, allant vivre leur vie plus loin, au soleil, sans plus entendre parler de vampires, de loups-garous, ou de quoi que ce soit du même genre. Carlisle les revoyait encore, disparaître au loin, leur voiture tourner à l'angle de la route, puis s'évanouir. Bien sûr, ils reviendront les voir, et eux-même iront leur rendre visite, mais ce n'était pas la même chose. Voir ça brisait quelque chose, en sorte. Cela signait la fin d'une époque, mais il s'empêchait de pleurer. Rose était enfin heureuse. Pour la première fois depuis qu'il la connaissait, il avait enfin vu u, sourire sur ses lèvres et dans ses yeux. Elle brûlait de joie, de chaleur, d'envie de vivre. Voilà pourquoi il faisait tout pour ne pas être triste. Elle était enfin pleine de joie de vivre, entraînant son mari et sa fille dans son bonheur. Après tant d'années, elle avait enfin trouvé la joie, et la paix.

Pour Jasper et Alice, en revanche, leur départ n'avait pas le même goût... Ils allaient revenir faire leurs adieux, bien sûr, mais Carlisle, comme tout le reste de la famille, doutait qu'ils reviennent vraiment. Le temps n'a pas la même signification, pour les vampires, et il est si facile pour eux d'oublier les années qui passent lorsqu'on est occupé à tout autre chose. Ils ne soucieront plus des mêmes choses, n'auront pas les mêmes joies ni les mêmes peines, ni le même rythme. Et fatalement, ils finiront par s'éloigner, peu à peu, partant de leur vie comme ils étaient entrés, par surprise, sans un mot. Le temps sera fort, pour cela, et même du côté de ce qui restait de la famille, quand sera-t-il ? Ils travailleront, auront d'autres enfants, vivront leur vie. Comment comprendre un couple tel que Alice et Jasper, même après vécu avec eux ? Et s'il n'y avait que ça... Pour les nouveaux humains, la nouvelle loi était claire : chacun son monde, à présent, aucun d'eux ne pouvait plus se mêler de ce qui se passait dans l'univers surnaturel. Cela allait créer une barrière de plus avec Alice et Jasper.

C'est à tout cela qu'il pensait en se levant, ce matin-là. Il était très tôt, mais il avait encore beaucoup de mal à faire de bonnes nuits de sommeil, et n'était pas encore bien remit. Il s'habillait lorsqu'il entendit son fils et sa femme descendre. Bien matinaux, eux aussi... Il allait tous leur falloir un bon bout de temps avant de faire des grasses matinées. Mettant ses chaussures, il embrassa Esmée sur la joue puis se coiffa vite fait, encore déstabilisé de "se réveiller", et toutes ces choses bien humaines qu'il n'avait plus fait depuis des centaines d'années. Il s'apprêtait à sortir lorsqu'il entendit tout à coup Jane hurler, ce qui le fit sursauter violemment. Il sortit en courant de la chambre, alors qu'Esmée avait elle aussi fait un bond dans leur lit, et se précipita à côté, là où dormaient les jumeaux. La porte était fermée à clé, ce qui le surprit car il l'avait laissé entrouverte, al veille au soir.

- Jane ? appela-t-il en essayant d'ouvrir.

Edward et Bella l'avaient rejoint, Esmée ouvrit. Il frappa contre la porte, rageant de ne plus pouvoir ouvrir comme autrefois, frappant sur la poignée, puis une voix s'éleva, une voix qu'ils auraient tous reconnu entre mille, mais qui apparut à présent bien plus menaçante et dangereuse.

Caïus - Fermez-la, vous ! C'est une affaire de famille !

Carlisle donna un coup de poing contre la porte, sans avoir assez de force, et échangea un regard troublé et paniqué avec sa famille. Qu'est-ce que ce monstre faisait chez eux ? Il n'en avait jamais assez ?! Il allait encore brutaliser les jumeaux, ou leur faire mal, ou... Mais stop, quoi, ça suffit, maintenant, il en avait déjà assez fait ! A quoi bon les martyriser, encore et encore ? Ils essayèrent tous d'ouvrir, sans aucun résultat bien évidemment, et Carlisle songea alors à appeler Aro, sans doute le seul qui pouvait arrêter son frère et l'empêcher de faire du mal aux deux enfants. Il composa le plus vite possible le numéro du chef des Volturi, mais tomba directement sur le répondeur. Alors là, bien, parfait, et maintenant ? Il fourra son portable dans sa poche, cherchant une autre idée, quelque chose, mais la porte s'ouvrit d'un coup toute seule, révélant Caïus. Il avait l'air encore plus dangereux, maintenant qu'ils étaient tous humains, et le docteur eut malgré lui un mouvement de recul.

Caïus - Fini de beugler, enfin ? Occupez-vous de vos propres mioches !

Il les repoussa puis sortit par la fenêtre. Sale... Carlisle se tourna plutôt vers la chambre, maintenant silencieuse, beaucoup trop silencieuse à son goût. Que leur avait-il dit, ou fait ?! Il appuya sur le bouton près de la porte pour ouvrir les volets roulants et laisser entrer la lumière du jour. Les jumeaux étaient blottis ensemble dans le même lit, comme ils le faisaient quasiment toujours autrefois. Il s'approcha prudemment, se doutant que leurs dons pouvaient leur échapper à n'importe quel instant, étant donné leur état. Ils étaient toujours allongés, serrés l'un contre l'autre.

- Il est parti, dit-il d'un ton qui se voulait rassurant, et surtout très prudent. Tout va bien...

Il s'agenouilla près du lit, et secoua la tête en voyant qu'ils avaient tous les deux un hématome qui commençait à virer au noir sur le visage. Il les avait encore frappé ! Une bouffée de haine le prit contre Caïus, mais il devait se contenir, ce n'était pas le moment. Cela l'amusait donc tant de les traumatiser ?! Comme si c'était le moment, avec ça... Il procéda avec douceur pour que les jumeaux ne se cachent plus la tête et se redressent un peu, que Carlisle puisse contrôler s'ils avaient d'autres blessures. Bon, il fallait soigner leurs joues. Se redressant, il leur prit la main pour les faire descendre avec lui, insistant jusqu'à ce qu'ils acceptent de le suivre. Il fit aussi descendre dans la cuisine le reste de la famille, insultant mentalement Caïus de tous les noms.

- Asseyez-vous, je vais vous arranger ça. Ça ne se verra plus dans quelques jours.

Il adressa mentalement à Edward une petite supplication pour qu'il l'aide à détendre un peu l'atmosphère, faire comme si tout allait bien, et relaxer tout le monde. Déjà, ils allaient commencer par prendre leur petit-déjeuner tous ensemble, ce sera un bon début. Il commença par passer un peu de pommade sur la joue de Jane, concentré. Il allait lui demander si elle avait mal lorsqu'il vit soudain l'air d'Alec. Une leur féroce brillait dans ses yeux, et presque aussitôt, la fameuse fumée noire vint voleter autour de ses mains, prenant vite de l'ampleur. Carlisle se racla la gorge, désignant le phénomène d'un doigt.

- Je sais que tu es furieux, mais si tu pouvais arrêter ça, ça arrangerait tout le monde...
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MessageSujet: Re: Préparer Noël   Mer 17 Sep 2014 - 12:39

Voilà quelques jours qu'ils étaient arrivés à la villa blanche. La situation était des plus étranges, Alec n'avait jamais vu aucun des Cullen humain, à part Bella, et n'arrivait pas à s'habituer. C'était surtout très bizarre avec Carlisle... Aro les avait déposé là, un matin, avec quelques affaires, et au revoir, à bientôt ! Il reviendra les chercher lorsqu'ils seront un peu plus âgés. Cette dernière précision aurait dû indigner Alec, mais il n'avait pu produire qu'un soupir blasé, tant il s'y attendait. Ils n'étaient bien évidemment pas là pour avoir une vie normale, en paix, une seconde chance ! Non, s'ils étaient là, c'était pour quitter enfin une apparence enfantine qui les desservait lors des combats pour devenir enfin adolescents, et pouvoir développer leurs forces et leurs dons. Autrement dit, pouvoir devenir plus puissants, et être plus efficaces une fois qu'ils seront de nouveau vampires. Ce n'était rien plus qu'un bref sursis, d'à peine quelques années. Ils grandiront, puis renoueront avec la vie du clan, tous les deux. C'était à la fois réjouissant et pathétique, et cela avait eu le don de lui plomber le moral. Juste trois, quatre ans de sursis, rien de plus !

Ni lui ni Jane n'avaient bien sûr parlé de ce "détail" aux Cullen. Qu'ils s'en doutent ou non, peu importe au final, ils ne devaient pas être mêlés à ça. Leur en parler ne ferait qu'enfoncer le clou en faisant bien comprendre à tout le monde que quoi qu'il arrive, ni sa jumelle ni lui ne pourront un jour leur ressembler, que, humains ou pas, ils n'appartenaient pas à leur monde de toute façon, mais bien à celui des Volturi. Ô joie. Le soir venu, il alla dormir avec Jane sans décrocher un seul mot. Que les autres soient occupés par le départ de quatre des leurs leur évitaient aussi quelques soucis, ou des sujets dont ils ne voulaient pas parler. Devoir s'habituer à un nouveau mode de vie en sachant que ce n'était que pour très peu de temps était un peu... Enfin bref. Au cours de la nuit, il quitta son lit, filant se réfugier dans les bras de sa sœur, et se rendormit ainsi, blotti contre elle.

Ce fut un hurlement soudain qui le tira brutalement du sommeil. La voix de sa sœur ! Il voulut se redresser quand dune main glacée se plaqua d'un seul coup sur ses yeux. Il sursauta violemment, tirant sur la main, le poignet dur comme du marbre, et réalisa qu'il s'agissait d'un vampire. Puis un rire s'éleva, un rire qu'il aurait reconnu entre mille. Son cœur fit un bond dans sa poitrine, et il tenta d'activer son pouvoir, bien qu'il sache que, privé de la vue, il ne pouvait pas. Jane... Jane était toujours à côté de lui ? Il entendait son souffle. Elle était vivante. Caïus se pencha tout à coup, et l'embrassa sur la joue. La peur et la colère enflammèrent Alec, qui frissonna à cause du froid mortel du vampire. Dégoûté et outré, il tenta encore de repousser son bras, ne pouvant même pas se relever. Désespéré, il attrapa à tâtons la main de sa sœur et la serra dans la sienne.

Caïus - Fermez-la, vous ! C'est une affaire de famille !

De famille... De famille... Il serra les dents, retenant le plus petit tremblement. Il ne lui donnera pas ce plaisir, c'était hors de question ! Une féroce envie de meurtre l'envahissait, et ce sentiment d'impuissance totale l'étouffait presque. Il ne pouvait plus nier que sa sœur et lui étaient bien de cette "famille", c'était vrai, mais en avoir conscience n’adoucissait guère les choses, bien au contraire. Il sentait que Caïus se penchait sur eux, au plus près, il sentait même son souffle sur son visage. Si seulement il pouvait le repousser ! Jane n'allait pas supporter de le savoir sur eux, comme ça, pas après tout ce qu'il lui avait fait. Physiquement, qu'il soit humain ou vampire, il n'avait aucun chance contre le vieux Volturi, mais si seulement il pouvait utiliser son don...

Caïus - Alors, vous regrettez un peu plus vos insolences ? murmura-t-il à leurs oreilles. Vous auriez dû écouter dès le départ et rester calmes, mes petits anges. Maintenant, vous ne pouvez plus rien faire... Même si je décide de vous montrer à quel point les humains sont faibles...

Il posa ses lèvres contre son cou, comme prêt à le mordre, et le jeune garçon se tendit un peu plus. Pas question de pleurer ou de gémir, ça, jamais ! Il voulut lui donner des coups de pieds mais ne réussit qu'à se faire mal, et il craignait de toucher sa sœur par accident. Il entendait les Cullen qui s'évertuaient à vouloir ouvrir, ce qui lui arracha une grimace. S'ils pouvaient éviter de se mêler de tout ça, ça serait génial ! Non seulement ils ne pouvaient rien faire, mais ils ne pouvaient plus, en tant qu'humains, se préoccuper de ce qui se passait chez les vampires. Alec aurait d'ailleurs adoré être soumis à la même règle, mais avec leur très chère "famille", c'était impossible. Et en parlant de ça, pour une fois, il aurait très heureux de voir Aro débarquer, lui seul pourrait empêcher son frère de s'amuser avec eux de cette manière.

Caïus - J'aurais un immense plaisir à vous rattacher de nouveau au clan, de façon plus définitive. Aro me laissera sûrement ce si tendre plaisir... Ce serait si amusant de voir comment la transformation serait accélérée si on vous mordait partout.

Ça, il rêvait, jamais Aro ne les laissera les transformer, il s'en chargera lui-même ! Caïus les gifla d'un coup violemment et il ne put retenir un petit cri, sonné, incapable de réagir alors qu'il recouvra la vue. Le cœur battant à vive allure, il prit aussitôt sa sœur dans ses bras, la serrant contre lui pour la rassurer et la consoler. Sa joue lui faisait mal, mais ce n'était pas le plus important. Il fallait juste qu'il rassure sa jumelle. Un bras sur le visage, l'autre enroulé autour de sa sœur, il ne bougea plus, tremblant enfin. Ce n'était pas que de la peur, mais aussi une colère sourdre et violente. De la culpabilité, aussi... Il s'en voulait de n'avoir strictement rien pu faire contre Caïus, de n'avoir pu protéger sa sœur, d'avoir laissé ce monstre la frapper. Qu'il soit de nouveau humain n'était pas une excuse ! Il n'était pas assez puissant, voilà tout le problème. Il ne pouvait pas la préserver...

Carlisle - Il est parti, dit-il d'un ton qui se voulait rassurant, et surtout très prudent. Tout va bien...

Mais non, tout n'allait pas bien ! Ça ne pourra jamais aller bien tant qu'il ne sera pas capable de protéger correctement sa sœur ! Elle avait déjà bien trop souffert parce qu'il n'avait pas pu être là pour elle, parce qu'il n'avait pas pus dresser entre elle et ceux qui lui voulaient du mal. Il bouillait littéralement de rage, de colère et de haine. Il devait faire quelque chose ! Caïus aurait pu la tuer comme d'un rien s'il l'avait voulu... C'était la goutte de trop. Il ne pouvait pas supporter qu'on la touche, qu'on s'en prenne à elle. Elle lui était plus précieuse que tout l'or et les étoiles du monde. Il ne se laissa convaincre de descendre avec tout le monde qu'à contre-cœur. En ce moment même, il était très loin de raisonner comme un humain. Tout son esprit, tout ce qu'il pensait était tourné comme le ferait un vampire, et mieux que ça, comme un garde Volturi. Il fallait regarder la réalité en face. Caïus était un ennemi, mais il n'était pas le seul. Des dizaines de vampires dans le monde leur vouaient une haine mortelle, pour ce qu'ils étaient, pour leurs pouvoir, pour ce qu'ils représentaient. Etant donné que ça ne risquait pas de s'arranger, il devait absolument devenir plus puissant pour protéger sa sœur.

Ils allaient grandir, et seront donc moins vulnérables physiquement. Mais ça ne suffisait pas. Il manquait encore certaines clés, et pour lui, la réponse était évidente. Pour se faire respecter, et surtout pour se défendre, défendre Jane, Alec devait faire évoluer son pouvoir. S'entraîner plus, s'en servir. Il le sentait, en lui, il le sentait courir dans ses veines plus intensément que jamais maintenant qu'il était redevenu humain. Son don battait au même rythme que son cœur. C'était le moment ou jamais de le faire sortir, sans être distrait par la soif, ou les émotions trop intenses des vampires. La fumée tourna autour de ses mains, plus noire et épaisse que jamais. Il avait passé un stade, durant la guerre, quel sera le suivant ? Carlisle se racla tout à coup la gorge, lui faisant lever la tête.

Carlisle - Je sais que tu es furieux, mais si tu pouvais arrêter ça, ça arrangerait tout le monde...

Alec eut un petit soupir, se retenant de lever les yeux au ciel. Il se contrôlait, merci beaucoup ! Il échangea un regard avec Jane, ses yeux luisants en voyant son hématome. Plus jamais ça.

- Je ne vais pas le lancer sur vous, je suis capable de me contrôler, grinça-t-il. J'ai eu assez d'entraînement pour ça.

Mais pas assez pour protéger sa sœur. Et c'était sur ça qu'il comptait travailler. Bougeant les mains, il les ramena en coupe, puis forma une boule avec la fumée, agitant les doigts, avec de brefs mouvements. Il condensa ainsi son pouvoir, concentré, visualisant en même temps les ennemis qu'il avait réduits à l'impuissance grâce à lui, revoyant toutes les batailles qu'il avait mené, tous ceux qu'il avait tué. Pour la première fois depuis bien longtemps, il put voir le clan comme un véritable moyen d'arriver à ses fins, et d'obtenir plus de puissance. Il devait atteindre un nouveau stade. Après ça, ni Caïus ni personne ne pourront s'en prendre à Jane.

- On devra quand même s'exercer, même chez vous, murmura-t-il. Aro y a sans doute déjà pensé... Pour faire simple, il arrive des soucis quand on ne se sert pas de nos dons assez souvent, et si ce n'était pas un problème avec Volterra, ça risque de l'être ici. J'espère juste que les choses auront un peu bougés quand on devra y retourner.
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May Chang

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MessageSujet: Re: Préparer Noël   Sam 27 Sep 2014 - 12:39

Alice espérait que les Volturi allaient accepter ! Jasper avait vraiment besoin de s'entraîner, et elle ne voyait pas où il pourrait aller, sinon, pour le faire correctement. Il n'y avait plus qu'à croiser les doigts et attendre. Elle n'était pas impatiente, car savait qu'il y avait encore beaucoup de choses à régler, mais aimerait bien pouvoir cadrer un tout petit peu plus les choses, dans sa vie. Retrouver des repères. Jasper devait être encore plus inquiet, elle sen doutait bien, mais quoi qu'il arrive, elle sera toujours là pour lui ! Il n'avait pas à s'en faire. Alice avait fait son choix, elle s'y tiendra, et il n'y avait aucune raison pour qu'elle puisse regretter, ou quoi que ce soit. Il s'était passé plus d'une semaine, déjà, depuis que le reste de la famille avait pris le remède. Les Volturi étaient sur le départ, réglant les derniers détails. Forks se remettait lentement du drame, la ville était à bout de souffle, les rues vides, mais c'était terminé. Vraiment terminé. Le surnaturel allait disparaître, la frontière entre les deux mondes fermée à nouveau. Assise sur un muret, Alice battait des jambes dans le vide. A côté d'elle, Félix attendait aussi, l'air ennuyé. Elle lui demanda ce qui le tracassait, curieuse, car il n'était pas du genre à être souvent triste.

Félix – Ça va manquer d'ambiance, à Volterra, sans les jumeaux.

Alice – Ils vont te manquer ?

Félix – Bah, ouais ! Je les aime bien, puis, maintenant... Bah, voilà. Emmett aussi va me manquer.

Alice – Tu pourras continuer à le voir, tu sais.

Félix – Mais il est humain. Ce ne sera plus jamais pareil.

Elle ne répondit pas, observant les étoiles, se mordillant les lèvres. Que pouvait-elle dire à ça ? Bien sûr que ce ne sera plus jamais pareil ! Ils allaient vivre dans des mondes séparés, avec des règles différentes, des façons de penser et de se comporter qui n'auront plus rien à voir. Mais c'était un choix, voilà tout. Félix avait lui-même dit que même s'il avait été plus jeune et avait pu prendre le remède, il ne l'aurait pas fait. Sa vie lui convenait, tout comme Alice était satisfaite de son existence. Elle comprenait bien sûr Rose et les autres, mais est-ce qu'eux comprenaient que Jasper et elle restent ainsi ? Voilà la question dont elle attendait presque désespérément une réponse. Elle ne voulait pas qu'il soient vexés ou blessés de cette séparation, ou qu'ils ne comprennent pas. Elle ne voulait pas les perdre, mais il était possible qu'eux-même veuillent s'éloigner. Telle était la nouvelle règle.

Chacun son monde.

Lorsque le matin approcha, elle salua Félix, puis fila vers la forêt, à vitesse humaine. Elle voulait profiter de la famille avant leur départ en Italie, bien que Jasper préfère rester encore dans son coin. Et surtout essayer de voir si oui ou non, ils leur en voulaient de continuer en tant que vampires. Alice était persuadée, au plus profond d'elle-même,q u'ils avaient raison de poursuivre ainsi, mais leur famille allait-elle comprendre ? Ils pouvaient très bien voir ce choix comme un rejet pur et simple. C'était assez compliqué. Elle arriva bientôt en vue de la villa blanche, consciente à chacun de ses pas qu'elle était maintenant une invitée, ici. Elle écouta les voix, souffles, les démarches. Rose et Emmett étaient déjà partis avec leur fille.

Carlisle – Je sais que tu es furieux, mais si tu pouvais arrêter ça, ça arrangerait tout le monde...

Alec – Je ne vais pas le lancer sur vous, je suis capable de me contrôler, grinça-t-il. J'ai eu assez d'entraînement pour ça.

Oh, qu'est-ce qui s'était passé ? Elle n'avait pas regardé le futur des jumeaux, ces derniers jours, et n'avait donc pas prêté attention à ce qui pourrait se passer. Erreur, elle aurait pu prévenir sa famille s'il y allait y avoir un problème. Elle s'avança jusqu'à la porte, découvrant tout le monde dans la cuisine. Les jumeaux étaient blessés, et elle put ainsi deviner ce qui s'était produit. Encore. Alec utilisait son don, maniant la fumée en une boule entre ses mains. Malgré elle, elle admira les volutes et le mouvement de la vapeur noire, c'était assez beau. Elle ressentait aussi la gêne et la peur de tout le monde autour de lui. Ils devaient se sentir bien plus vulnérables, à présent. Alice ignorait ce qu'on pouvait ressentir exactement, elle avait presque tout oublié des émotions humaines.

Alec – On devra quand même s'exercer, même chez vous, murmura-t-il. Aro y a sans doute déjà pensé... Pour faire simple, il arrive des soucis quand on ne se sert pas de nos dons assez souvent, et si ce n'était pas un problème avec Volterra, ça risque de l'être ici. J'espère juste que les choses auront un peu bougés quand on devra y retourner.

Elle sourit faiblement, puis frappa quelques coups, faisant sursauter la moitié des personnes présentes dans la pièce. C'est vrai, ils ne pouvaient plus l'entendre arriver, et elle leur adressa un petit sourire d'excuse. S'avançant, elle regarda à nouveau le don d'Alec, fascinée. Elle l'avait toujours trouvé incroyable, bien que très dangereux. Elle grimpa sur une chaise au bout de la table, aussi à l'aise qu'à son habitude, bien qu'elle était gênée intérieurement. Il était très perturbant de découvrir ou redécouvrir leurs odeurs, leurs odeurs humaines, sans le filtre de la transformation. Les voir sans les yeux dorés ou noirs.

Alice – J'ai entendu Aro en parler, dit-elle pour Alec. Je pense qu'il a déjà tout prévu, ne t'en fais pas.

Elle imaginait que ça devait être très délicat, pour eux. Savoir qu'ils allaient de nouveau être mordus dans quelques années... Elle se concentra, se focalisant sur leur futur, soudain désireuse de voir ce qu'ils allaient devenir. Au début, ce fut très flou, puis les images se précisèrent. Et pour la première fois de sa vie, elle vit enfin Jane à l'âge de seize ans, avec des traits d'adolescente, et non plus d'enfant. Elle était très belle, avec les yeux rouges, d'un carmin profond, bien plus grande, et l'air aussi plus dur. C'était une vision à la fois très belle et très triste, et Alice s'efforça de revenir au présent, soudain plus malheureuse. Certaines choses ne changeront pas. Et ce qu'elle avait vu laissait croire que Jane deviendra plus dangereuse, plus dure, plus Volturi que jamais. Sa vison glissa ensuite sur Alec, plus âgé, avec un regard là aussi bien plus dur et terrifiant. Il lui fit encore plus peur, sur le coup, et elle eut un petit sursaut. Il allait changer. Et pas en mode peace and love. Elle prit une grande inspiration et sourit, se retournant vers Bella, plus que désireuse de changer de sujet.

Alice – Heu, et donc ? demanda-t-elle très vite. On fait quoi, pour Noël ?


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Préparer Noël   Mer 1 Oct 2014 - 20:39

Humaine. Bella était à nouveau humaine. Contrairement au reste des Cullen, elle s’était rétablie relativement vite et n’était pas trop perturbée par ce changement. En vérité, c’était plutôt le fait de voir les autres humains. Avec des yeux de différentes couleurs, une peau légèrement rosée, douce, chaude. Ils devaient dormir, manger… Elle n’était plus la seule à être épuisée, à être victime de ses émotions, à être « fragile ». D’accord, elle l’était toujours plus qu’eux, mais… C’était déjà une consolation. Maigre consolation, mais c’en était une.

Seulement, ce qu’il avait fallu faire pour redevenir humaine ne cessait de tourner en boucle dans l’esprit de Bella. Elle y pensait régulièrement, s’efforçant de chasser cet événement de ses pensées lorsqu’Edward était dans les parages. Elle ne voulait pas qu’il comprenne ce qu’elle ressentait, ou du moins, pourquoi elle pensait à cela. Ils étaient humains, heureux, ensemble, avec une promesse d’avenir. Ils n’étaient plus bloqués et avaient une âme, chose qui avait préoccupé Edward depuis des années, seule raison qui l’avait rebuté au moment de transformer Bella. En attendant de digérer le coup, la jeune mère se bornait à se dire qu’il s’agissait d’un criminel et qu’il l’avait fait lui-même, qu’il était condamné à mourir de toute façon. Alors, autant que sa mort serve à quelque chose…

Mais, plus que jamais, Charlie et Renée lui manquaient. Elle aurait pu les revoir, elle aurait pu parler à Charlie et dire quelque chose ou… N’importe quoi. Inventer qu’elle avait été malade. Si elle avait attendu ne serait-ce que quelques semaines, quelques mois, Bella aurait pu reparler à son père sans qu’il ne soit au courant de rien. Mais maintenant… Poussant un soupir, elle se tourna vers Edward, l’observant dormir sans rien dire. C’était une image dont elle ne se lassait pas, émerveillée par le repos dont il bénéficiait, repos qu’il méritait amplement après tout ce qu’il avait traversé. Bella se répéta les phrase « Edward dort » mentalement durant un long moment, jusqu’à sombrer à nouveau dans un sommeil profond.

Emergeant, Bella tâta à l’aveuglette à côté d’elle le matelas… vide. Quelle heure était-il ? Elle avait dormi si longtemps que cela ? Ouvrant les yeux, la jeune femme constata que non, il était encore très tôt, et le silence régnant dans la maison ne faisait que confirmer que tout le monde dormait encore. Bon, bah… Après tout, on lui avait dit que la réadaptation serait un peu plus longue, elle n’avait pas à se plaindre comparé aux autres. Elle dormait, il lui fallait seulement s’adapter à un rythme normal, à nouveau. Décidant de se lever, Bella enfila un peignoir avec l’esprit un peu embrumé et sortit de la chambre.

Pensant trouver Edward dans la cuisine, en train de cuisiner, ou dehors, elle sursauta lorsqu’elle le vit dans la chambre des jumeaux, voisine à celle de Carlisle et Esmée. Que faisait-il dans leur chambre ?! Les laisser dormir… Ne paaas les réveiller. Bella avait perdu son don et ne pouvait donc plus le protéger, ni se protéger elle-même. Il suffisait d’un truc totalement insignifiant pour énerver les jumeaux pour… Bref. Posant une main sur le bras d’Edward, elle dit tout bas d’un ton inquiet :

Bella – Ne les provoque pas, laissons-les dormir... Il est encore tôt.

Edward – Comme si je comptais les réveiller... dit-il sur le même ton.

Oui, bon, elle préférait prévenir que guérir. Pas qu’elle était méfiante, mais presque. En plus, Carlisle et Esmée étaient si près que… Ils pouvaient les surprendre n’importe quand et Bella n’avait pas envie de déclencher une dispute. Elle voulait être tranquille, pour une fois, calme, reprendre un rythme normal pendant quelques temps pour pouvoir se remettre dans le bain. Cependant, Edward semblait bien loin de tout cela, il regardait toujours les jumeaux, comme fasciné, absorbé par quelque chose qu’elle ne pouvait pas voir ni entendre. Gênée par la scène, même si ce n’était pas dans son esprit qu’il pénétrait, Bella détourna le regard en patientant.

Edward – Là, c'est marrant, chuchota-t-il. Dès qu'elle a bougé, elle a rêvé de lui, et presque aussitôt, il a rêvé d'elle.

… Hein ? Bella ne put camoufler sa surprise en faisant des yeux ronds, reportant immédiatement son regard vers les jumeaux. Ils étaient liés à ce point-là ? Mais comment ? Bien sûr, elle avait déjà entendu bon nombre d’histoires à ce sujet, disant que les jumeaux étaient liés mentalement, qu’ils partageaient leurs pensées, que si l’un était mal en point, l’autre l’était également. Mais Bella ne l’avait jamais réellement vu. Du moins, pas chez les jumeaux humains. Peut-être était-ce cela qui changeait tout ? Ils avaient passé trois siècles ensemble et, à force, avaient développé une sorte de conscience commune qui les rendaient si dépendant l’un de l’autre ? Guidée par Edward, Bella sortit de la chambre sans cesser de les regarder, captivée par ce qu’elle venait d’apprendre. C’était surprenant… Incroyable, même. Et cela expliquait pas mal de choses, comme la dépression de Jane lorsque son frère était passé pour mort.

Edward – Tu crois qu'ils communiquent vraiment par télépathie ? C'était un peu flippant, quand même... C'est la même chose quand ils se regardent, ils pensent aussitôt aux mêmes idées. Mais bon, c'est peut-être juste parce qu'ils sont jumeaux.

Peut-être… Inconsciemment, Bella s’était dirigée vers l’évier et nettoyait ce qu’elle avait sous la main, perdue dans ses pensées. Vieux réflexes qu’elle avait gardés, nettoyer quelque chose lorsqu’elle réfléchissait, lorsqu’elle était perturbée ou préoccupée. Edward, de son côté, était sorti prendre le courrier. Geste si normal qu’il en était bizarre, à vrai dire, mais Bella avait appris à taire ce genre de réflexions pour s’habituer à penser à autre chose. Lorsqu’il revint, quelques minutes plus tard, il avait une grosse enveloppe dans les mains et d’autres plus petites.

Edward – Bien, je doute qu'ils aient déjà fêter une seule fois Noël ou le Nouvel An à Volterra, mais il faudra quand même qu'on en parle, dit-il en décachetant une grosse enveloppe. Tiens... On a un cadeau des Volturi.

Un cadeau ? Mais ils n’avaient rien fait ! Ils étaient calmes, là ! S’essuyant les mains, Bella se rapprocha en fronçant les sourcils, un air anxieux sur le visage. Il y a deux ou trois ans, ce nom ne lui évoquait rien. A présent, il signifiait tout et suffisait à la faire frissonner de peur…

Bella – Un cadeau des Volturi ? Ces deux mots ne vont pas ensemble, que nous veulent-ils encore ?!

Edward – Bah rien... Pas à nous, en tout cas. C'est triste de se dire qu'ils vont devoir refaire tout ça dans quatre ou cinq ans, remettre des lentilles, et tout...

Sentant le rouge lui monter aux joues, Bella fixa les documents rangés en un tas bien droit à un coin de la table. Des papiers d’identité, des photos, des passeports… Tout pour avoir une identité réelle, en somme. Tout ce qu’il fallait pour ne pas éveiller les soupçons, pour que les choses semblent normales, pour que personne ne se méfie des jumeaux. Bella n’avait jamais vraiment vécu cela, pas pour les mêmes raisons du moins, mais imaginer que les jumeaux le vivraient éternellement… Oui, c’était triste. Il n’y avait pas d’autres mots plus propices à la situation. Edward s’était levé, s’attelant à la préparation du petit-déjeuner, scène qui attendrit momentanément Bella qui se revoyait un peu plus d’un an plus tôt, sur l’Île d’Esmée, lorsqu’il cuisinait pour elle. La différence, ici, était qu’il cuisinait pour lui aussi. Pour tout le monde.

Edward – Qu'est-ce qu'on pourrait prévoir, pour Noël ?

Pour Noël ? Heu… Il y avait bien le truc bateau du repas en famille, mais cette idée mettrait mal à l’aise tout le monde. En plus, Bella n’était pas sûre de l’enthousiasme qu’y prêteraient les jumeaux, ils risquaient plutôt de s’éclipser dans leur coin pour passer la soirée tranquilles, à deux. D’ailleurs, en parlant de jumeaux… Faisant un bond de deux mètres, Bella lança un regard terrorisé à Edward en entendant le hurlement de Jane. D’un même geste, ils montèrent à l’étage et tombèrent sur Carlisle et Esmée, déjà présents devant la porte de la chambre des jumeaux. Il martelait la porte de coups de poings, mais rien n’y faisait. Elle était verrouillée…

Caïus – Fermez-la, vous ! C'est une affaire de famille !

… Caïus. Caïus était dans la chambre des jumeaux. Ils étaient avec Caïus. Il avait fermé la porte. Ils étaient tout seuls avec lui ! Que leur voulait-il, encore ? Il ne pouvait pas les laisser tranquilles, juste un peu ? Juste l’espace de quelques semaines, voire quelques mois ? Sans les Volturi. Loin du château pour vivre un semblant de vie normale, pour essayer de vivre sans la peur constante d’être attaqué par Caïus, sans devoir se battre ou terroriser les autres, sans devoir torturer une quelconque victime qui n’a rien demandé. Juste des vacances, ou quelque chose qui s’en rapprochait plus ou moins. Autant ils l’effrayaient, autant elle compatissait et avait envie de les protéger – à distance, évidemment – de ce tyran qui n’en loupait pas une pour les martyriser. Enfin, la porte s’ouvrit en révélant un Caïus encore plus terrifiant qu’avant, après avoir tambouriné sur la porte tour à tour sans réussir à la faire bouger, à l’ouvrir, ou même trembler légèrement.

Caïus – Fini de beugler, enfin ? Occupez-vous de vos propres mioches !

Bella ne bougea pas d’un pouce, s’écartant même en se rapprochant instinctivement d’Edward pour s’agripper à son bras, effrayée. Vampire, Caïus ne la rassurait pas, loin de là, alors maintenant qu’elle était humaine… Elle le regarda sauter par la fenêtre alors que Carlisle entrait dans la chambre des jumeaux d’un pas que l’on sentait prudent. Restant à l’entrée de la chambre, Bella jeta néanmoins un regard inquiet vers son beau-père qui s’approchait des jumeaux. Et s’ils lâchaient leur don ? S’ils l’attaquaient ? S’il lui arrivait quelque chose ?

Carlisle – Il est parti, dit-il d'un ton qui se voulait rassurant, et surtout très prudent. Tout va bien...

« Tout va bien », ou pas. Tout va bien… Ils étaient traumatisés, collés l’un contre l’autre, blessés apparemment, mais oui, tout allait parfaitement bien. En effet. Et puis, que Caïus soit parti n’était pas si rassurant que cela, sachant qu’il pouvait revenir à tout moment sans qu’eux puissent l’entendre… Pour la première fois depuis sa « transformation », Bella regrettait de ne plus être vampire. Cette nature leur apportait un semblant de sécurité, au moins. Mais maintenant… Enfin, ils ne pouvaient rien faire d’autre. Ils étaient à la merci des Volturi, et elle le savait. Tout ce qu’ils pouvaient faire, c’était s’occuper des jumeaux, les soigner… et c’est tout. Suivant Carlisle lorsqu’il sortit de la chambre avec eux, Bella descendit avec Edward et Esmée pour rejoindre la cuisine, silencieuse, observant la scène d’un regard inquiet.

Carlisle – Asseyez-vous, je vais vous arranger ça. Ça ne se verra plus dans quelques jours.

Carlisle soignait les jumeaux, les autres restant silencieux. Bon. L’ambiance était un tantinet plus tendue que prévu alors qu’Edward et elle étaient, il y a de cela à peine une heure, en train de parler des projets pour Noël… A présent, ils étaient installés dans la cuisine, Carlisle soignant les jumeaux après une intrusion de Caïus Volturi qui avait jeté son dévolu sur eux, profitant de leur faiblesse humaine. C’était dégoûtant. Révoltant. Répugnant.

Carlisle – Je sais que tu es furieux, mais si tu pouvais arrêter ça, ça arrangerait tout le monde...

Ces paroles « réveillèrent » Bella qui fixa directement Alec, voyant la fumée noire voleter autour de ses mains. Elle ne put s’empêcher de reculer légèrement, instinctivement, même si elle savait que cela ne servirait à rien. Si Alec voulait vraiment les attaquer, il lui suffirait d’une dizaine de secondes, voire moins, pour tous les assommer. Alors, reculer simplement, mise à part l’énerver, Bella voyait difficilement à quoi cela pourrait bien servir…

Alec – Je ne vais pas le lancer sur vous, je suis capable de me contrôler, grinça-t-il. J'ai eu assez d'entraînement pour ça.

Moui, bon. Il n’avait pas tort, mais il pouvait comprendre que la situation n’était pas franchement rassurante. Pour les nouveaux humains, la sensation d’une vulnérabilité nouvelle face à Alec était étrange, une sensation bizarre et oubliée depuis longtemps. Et, une fois n’est pas coutume, Bella se sentait aussi vulnérables que les Cullen : sans son don, même si elle ignorait qu’elle avait un don jusqu’à sa rencontre avec Edward, elle se sentait fragile, exposée à tous les dangers, plus encore qu’auparavant. Ce sentiment était renforcé lorsqu’elle contemplait la boule de fumée noire lovée au creux des mains d’Alec, d’un noir si intense, si mystérieux…

Alec – On devra quand même s'exercer, même chez vous, murmura-t-il. Aro y a sans doute déjà pensé... Pour faire simple, il arrive des soucis quand on ne se sert pas de nos dons assez souvent, et si ce n'était pas un problème avec Volterra, ça risque de l'être ici. J'espère juste que les choses auront un peu bougés quand on devra y retourner.

Mais avant qu’ils puissent répondre quoi que ce soit, de faibles coups retentirent contre la porte. Sursautant, Bella découvrit Alice qui les regardait, son éternel sourire aux lèvres. Depuis combien de temps était-elle là ? Qu’avait-elle vu ou entendu ? Pourquoi était-elle revenue ? Et Jasper ? Elle venait pour leur dire au revoir ? Sentant une boule se former dans sa gorge, la jeune mère suivit sa meilleure amie des yeux lorsqu’elle s’installa sur une chaise au bout de la table. Une démarche gracieuse, mesurée, presque une danse, avec ses yeux dorés et son air lutin ne la quittant jamais. Alice… La voir vampire rendait Bella mélancolique, presque triste, mais elle préférait le cacher. Elle ne voulait pas la voir partir, elle ne voulait pas la voir faire ses adieux…

Alice – J'ai entendu Aro en parler, dit-elle pour Alec. Je pense qu'il a déjà tout prévu, ne t'en fais pas.

Ne pas s’en faire… En parlant d’Aro, était-ce vraiment possible ? Ne pas s’inquiéter alors que l’on sait qu’Aro a « tout prévu » ? « déjà tout prévu » ? Désolée, mais ce n’était pas rassurant, loin de là. Tout était calculé, tout était prévu des semaines, des mois, des années à l’avance. Une fois que l’on fait partie des Volturi, notre vie n’est plus entre nos mains, et Bella l’avait compris en côtoyant les jumeaux. Ou du moins, Jane lorsqu’elle était chez eux. Mais elle ne dit rien, préférant ne pas dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Il fallait changer de sujet, partir sur quelque chose de plus gai, plus joyeux, pour quitter cette ambiance tendue alors que la journée venait seulement de commencer. Par chance, Alice la devança en la regardant avec un sourire, le sourire qui la faisait craquer et qui la mettait de bonne humeur, le sourire qui allait tant lui manquer. Oui, changer de sujet.

Alice – Heu, et donc ? demanda-t-elle très vite. On fait quoi, pour Noël ?

Bella – Vous viendrez ?

Ces paroles étaient sorties malgré elle, automatiquement. Mais il fallait comprendre Bella, elle n’avait pas envie de perdre sa meilleure amie, de tout perdre parce qu’ils vivaient dans des mondes différents. Elle savait que Jasper risquait de ne pas venir, qu’il préférerait sans doute rester à Volterra ou à l’endroit où Alice et lui auraient élu domicile… Mais si elle disait cela, c’est qu’elle voulait venir, non ? Passer, au moins ? Ou alors, c’était automatique et elle n’avait même pas réfléchi en parlant… Oui, cette hypothèse était déjà plus probable. Plus triste, voire déprimante, mais Alice avait sûrement dit cela sans réfléchir, pour relancer la conversation, changer de sujet. Pourquoi voudrait-elle passer Noël avec eux, après tout ? Reprenant la parole en rougissant légèrement vu ce qu’elle avait dit, Bella dit en se raclant la gorge :

Bella – Pardon… Je veux dire… Nous, heu… Nous en parlions, justement, avant… On ne s’est pas décidés. Personnellement, je n’ai pas envie de faire quelque chose de bateau comme repas de famille tout simple, je pensais à une soirée plus originale, mais… Je nous vois mal faire un repas de famille « normal ».

Bella jeta un regard à Edward en quête d’un soutien, d’une parole, ou de n’importe quoi pour aider à changer de sujet. Elle n’allait pas y arriver toute seule, même si Alice avait lancé la discussion. Seulement, il avait l’air choqué pour une raison inconnue. Il ne s’était rien passé, alors pourquoi cette réaction, pourquoi être si choqué ? A cause d’Alice ? Mais non, il l’avait sûrement entendue arriver, lui, ou du moins entendue penser, bien avant eux.

Edward – On va sûrement rester tranquilles, aussi... Je ne sais pas si Carlisle va avoir envie de sortir, après le coup d'Aro.

Le coup… Ah. Ah oui, juste. Bella avait un tout petit peu oublié que Carlisle était devenu célèbre, à présent. Elle avait l’impression que le temps s’était accéléré d’un coup, puis stagné, et à nouveau accéléré, les événements s’enchaînant les uns après les autres sans qu’ils ne puissent les contrôler. Cependant, elle ne voulait pas qu’ils restent enfermés. Pas maintenant, pas pour leur premier Noël. Ils avaient passé tant de temps en dehors du monde « humain », à vivre en décalé, qu’il leur fallait au moins un Noël pour « fêter » ce changement. Et une fête qui ne laisserait pas Alice et Jasper de côté, si possible. Elle ne voulait pas tout briser, elle ne voulait pas qu’ils soient écartés aussi vite. Elle ne pouvait s’y résoudre.

Seulement, à côté de la discussion « Que fait-on pour Noël ? », il y avait aussi le choc d’Edward que Bella n’oubliait pas. Pourquoi affichait-il une mine si choquée ? Qu’est-ce qu’elle avait loupé, que s’était-il passé qu’elle n’avait pas vu ? Attendre qu’ils remontent ? Non, elle ne pouvait pas… Elle voulait savoir, elle ne voulait pas qu’il garde cela pour lui. Petit détail : comment parler alors qu’ils étaient entourés des autres, sans miner la conversation ?



… Mais ouiii ! Chuchoter ! Se frappant mentalement, Bella se rapprocha d’Edward pour se blottir dans ses bras, levant la tête vers lui tout en lançant un regard aux autres. Geste naturel qui n’allait pas éveiller les soupçons, c’est fait. Phase une exécutée avec brio, enclencher la phase deux. A savoir : distraire les autres et demander à Edward pourquoi il faisait cette tête. Tournant la tête vers lui, puis les autres, Bella lâcha :

Bella – C’est votre premier Noël en tant qu’humains depuis des années. Et le premier Noël d’un grand changement… On ne va pas rester enfermés parce qu’il est connu. Pourquoi ne pas organiser quelque chose de plus… de mieux ? Qui pourra inclure Alice et Jasper aussi ? Enfin… S’ils veulent. Je n’ai juste pas envie de… Sauf si Carlisle ne veut pas. Je ne veux rien imposer…

Profitant de la rumeur des discussions qui se répandait de plus en plus fort, d’un peu partout, Bella leva la tête vers Edward et chuchota :

Bella – Pourquoi fais-tu cette tête ? Que s’est-il passé ?


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MessageSujet: Re: Préparer Noël   Ven 3 Oct 2014 - 17:54

Edward allait lui aussi tenter de proposer quelques idées lorsqu'un hurlement le fit soudain sursauter, alors que Bella avait reculé d'un bond, levant la tête. Il frémit en reconnaissant la voix de Jane et courut avec Bella dans les escaliers. Il essayait de savoir ce qui se passait lorsqu'il se heurta brusquement aux pensées froides, assassines et noires de Caïus Volturi. Il eut un hoquet, rejoignant ses parents, devant la chambre des jumeaux. Caïus, ici ! Il n'en avait pas déjà assez fait !? Il se sentait obligé de venir jusqu'ici, de... Edward appuya les deux mains contre le mur, puis la porte, cherchant quelque chose à faire, un moyen de faire cesser cela, mais, en tant qu'humains, ils ne pouvaient même plus entrer de force. Frustré, il grogna par habitude, bien que cela ne produise qu'un faible son de gorge. Que voulait Caïus ?! Edward inspira profondément puis se concentra pour entrer dans sa tête, voir s'il avait l'intention de blesser Alec et Jane, voir ce qu'il désirait vraiment.

Cependant, il dû en sortir tout aussi vite, avant même de lire ce qu'il comptait dire. Il ne pouvait entrer dans un tel esprit... C'était... En tant que vampire, avec une capacité à réfléchir plus vaste, cela ne lui avait jamais posé de problèmes, mais aujourd'hui, bien humain, il réalisa qu'il ne supportait plus de vraiment entrer dans l'esprit d'un vampire trois fois millénaires. C'était trop vaste, trop écrasant, il se sentait comme une fourmi rachitique, perdue au pied d'une montage. Il reprit son souffle, frappant du poing contre le mur. Il n'avait jamais réalisé avant... Il n'avait jamais vraiment tenté de pénétrer l'esprit d'un vampire aussi vieux, et se rendait compte aujourd'hui son pouvoir n'était pas assez puissant pour endurer ce genre d'exploration mentale. Il soupira, tête baissée.

– Bon, marmonna-t-il. Mauvaise idée...

Se détachant de Caïus, il fit glisser son pouvoir sur Alec, afin d'apercevoir au moins ce qui leur arrivait. Mais s'il avait brutalement repoussé par l'esprit de Caïus - trop vaste, trop étendu, trop fourni - il le fut encore plus violemment avec l'esprit d'Alec... Non seulement lui aussi était plus vieux qu'Edward, mais ses pensées, en ce moment-même, suintaient tellement de colère, de haine, et d'une envie de meurtre impossible à accepter chez un enfant qu'il en fut bouleversé. Il serra les dents, refusant de passer sur Jane qui devait être en proie aux mêmes pensées, fermant les yeux pour se contenir, ne pas crier à son tour, sans raison. Alec ne pensait qu'à protéger sa sœur. Il pensait à son don, qu'il pourrait lancer s'il le pouvait. Il pensait à se battre, et Edward crut entendre son don palpiter, au fond de son âme. C'était une sensation à la fois terrible et incroyable... Il flottait dans n esprit qu'il n'avait jamais explorer de si près. Il se sentait cerner par un pouvoir qui le dépassait totalement et l'encerclait. Du noir. Il ne voyait plus que du noir, partout, tout autour de lui, l'étouffant, et l'oppressant. C'était terrible ! Il ne pouvait plus bouger, comme paralysé, offert à ce pouvoir. Comment pouvait-il vivre avec ce truc au fond de lui ?! Edward se battit pour bouger, pour sortir de là. C'était un esprit qu'il ne pouvait pas comprendre, il se sentit d'un coup très jeune, bien trop jeune.

*Alors, vous regrettez un peu plus vos insolences ? murmura-t-il à leurs oreilles. Vous auriez dû écouter dès le départ et rester calmes, mes petits anges. Maintenant, vous ne pouvez plus rien faire... Même si je décide de vous montrer à quel point les humains sont faibles...*

La voix de Caïus avait retenti, et cela ne fit qu'accentuer l'obscurité, la rendre bien plus étouffante. Danger. Il s'arracha d'un coup à l'esprit d'Alec, retournant très brutalement dans sa propre tête, complètement sonné. Il cligna des yeux pour retrouver le monde réel, le cœur battant très vite, se calmant peu à peu. Là. Tout allait bien. Il n'était plus pris dans cette nasse noire... Il se concentra sur les pensées de Bella, son aura bien plus douce et apaisante, et put se calmer grâce à elle, petit à petit. Comment pouvait-on avoir un esprit si noir, ou si torturé, franchement ?! A côté, les pensées de Félix étaient une véritable source d'eau fraîche. Même Démétri n'était pas comme ça. Ni même Aro, bien que Edward ne se soit pas attardé sur son cas. Pour Caïus, à la rigueur, il comprenait, son âge était un facteur essentiel. Mais Alec... S'il avait parfois des réactions d'enfant ou que parfois, il affichait un air plus détendu ou souriant, ce qui se passait dans sa tête tuerait n'importe qui d'autre. Ce n'était pas un enfant. Il était tout sauf un enfant.

– Fini de beugler, enfin ? Occupez-vous de vos propres mioches !

La télépathe posa sa main sur celle de Bella lorsqu'elle vint s'accrocher à son bras. Et ne bougea pas lorsque Carlisle entra dans la chambre. Pour rien au monde, à vrai dire, il n'y serait entré. Il pensait connaître Alec, mais non, en fait non, il ne connaissait rien du tout. Aro avait raison de dire que, finalement, ils étaient des enfants. Peut-être était-ce complètement idiot de penser ça, mais aujourd'hui, face à Alec, c'était lui, l'enfant. Car l'esprit d'Alec était basé sur tout sauf sur un raisonnement humain, et encore moins un raisonnement enfantin. Il était en train de calculer les prochaines années de sa vie, élaborait des plans, et prévoyait ce qu'il devait devenir. Il traçait son avenir, et les doutes partaient les uns après les autres. Il avait un objectif... et personne ne devra se trouver sur son chemin. Il frémit, et explora doucement les pensées des autres, alors qu'ils redescendaient enfin dans la cuisine.

Du côté des jumeaux, le thème était mort, haine, vengeance, douleur, besoin de se défendre, croissance, pouvoir, et années en tant que vampires. Très, très, très loin de ce que à quoi songeaient les autres, somme toute. Carlisle voulait juste détendre la situation et redresser un peu la barre. Bella était effrayée, et cherchait comment améliorer un tantinet les choses. Pareil pour Esmée. Quand à Edward, il vit sans surprise Alec activer son pouvoir, le faisant voleter entre ses mains, malgré l'intervention de Carlisle. Il observa la fumée, pensif. Qu'est-ce que c'était que ce truc, exactement ? S'il voulait verser dans l'occultisme, il serait tenté de dire qu'il s'agit d'un monstre, d'un démon vivant dans le corps du jeune garçon, et lui donnant sa force. D'où pouvait venir ce genre de pouvoir ? Le sien venait de sa sensibilité aux autres. Celui de Jasper, de son empathie. Mais d'où venait un pouvoir de destruction et de mort ? Et héréditaire, avec ça ! Dire que leur grand-père avait possédé les deux dons... Edward n'aurait pas aimé faire sa connaissance. Ce devait être quelqu'un de très spécial.

– On devra quand même s'exercer, même chez vous. Aro y a sans doute déjà pensé... Pour faire simple, il arrive des soucis quand on ne se sert pas de nos dons assez souvent, et si ce n'était pas un problème avec Volterra, ça risque de l'être ici. J'espère juste que les choses auront un peu bougé quand on devra y retourner.

Edward allait répondre lorsqu'il capta les pensées d'Alice, juste avant qu'elle ne toque à la porte. Elle aussi était plus agréable à "analyser", beaucoup plus douce. Plonger dans l'esprit des jumeaux, c'était comme essayer de nager au milieu d'un lac de lave en fusion. L'image était sans doute un peu rude, mais c'était ce qu'il ressentait. Il eut un minuscule sourire, c'était plus simple avec Alice, il était familier de son esprit. Elle finissait de parler lorsqu'une vision l'envahit, et qu'il fut pris dedans sans même y songer. Il s'attendait à voir Jasper et elle, dans quelques années, ou Rose avec un bébé dans les bras, ou... Mais aucune image "mignonne" ne vint. Il vit plutôt deux adolescents, aux traits fins, beaux et réguliers, les yeux d'un rouge profond... Pour la première fois de son existence, il vit Jane à l'âge de seize ans. Disparue, les traits enfantins et angéliques. C'était un visage de jeune femme, elle était belle, bien plus qu'aujourd'hui, et tout dans sa posture indiquait une certaine force. Alec était près d'elle. Et Edward eut alors confirmation de toutes ses craintes, petites et grandes. Il allait devenir bien plus puissant, ça ne faisait aucun doute. L'âge allait lui donner plus de forces. Edward ne parvenait plus à cacher le trouble que cela lui causait. Il en avait trop vu.

– Heu, et donc ? demanda-t-elle très vite. On fait quoi, pour Noël ?

– Vous viendrez ?

Il se frotta les yeux, retenant un soupir. Cela ne le concernait pas, oui, mais... Il avait encore du mal à accepter bien des choses. Accepter que ces deux enfants étaient, et allaient devenir. De leur plein gré. Le contraste était puissant, et on ne peut plus dérangeant. Eux allaient à présent avoir une vie on ne peut plus normale, voire banale ! Ils vieilliront, auront d'autres enfants, un métier. Et à côté de cette humanité paisible, il y avait les vampires. Et certains d'entre eux qui n'entraient dans aucune case. Il avait peur, inutile de le nier.

– Pardon… Je veux dire… Nous, heu… Nous en parlions, justement, avant… On ne s’est pas décidés. Personnellement, je n’ai pas envie de faire quelque chose de bateau comme repas de famille tout simple, je pensais à une soirée plus originale, mais… Je nous vois mal faire un repas de famille « normal ».

Hein ? Quel repas ? Il croisa le regard de Bella, l'entendant appeler mentalement à l'aide. Il n'avait rien suivit, encore sous le choc, et était à présent très loin de Noël et de ce qu'ils pourraient tous faire. Le choc entre les deux monde n'avait jamais été si terrible, il était écrasé. Sa jeunesse le prenait à la gorge, puisqu'il ne pouvait quasiment rien comprendre ou anticiper. Il se força à se concentrer sur ce que venait de dire sa femme, au lieu de rester là à la fixer bêtement. Oui, Noël, repas, sortir, fête, famille. Heu... Sortir ? Mais non, Carlisle allait être harcelé par les journalistes, comme Aro avait eu l'idée lumineuse de le jeter en pâture aux médias pour "détourner l'attention" ! En tout cas, là, c'était réussi, aucun problème.

– On va sûrement rester tranquilles, aussi... Je ne sais pas si Carlisle va avoir envie de sortir, après le coup d'Aro.

Il n'avait brusquement plus q'une envie, c'était de s'enfermer dans un coin et ne plus entendre qui que ce soit pendant au moins une heure ou deux. Ou retourner se coucher, tiens, c'était une bonne idée aussi ! Il repartait en divagations lorsque Bella vint s'accrocher à lui. Un petit tour dans son esprit lui fit froncer les sourcils. Hum, si elle voulait lui dire quelque chose, pourquoi ne se contentait-elle pas de le penser ? Ce serait plus rapide, et plus efficace aussi, et moins fatiguant. Ou alors, elle avait totalement oublié qu'il pouvait l'entendre, à présent... Il n'avait même plus la force de rire, épuisé.

– C’est votre premier Noël en tant qu’humains depuis des années. Et le premier Noël d’un grand changement… On ne va pas rester enfermés parce qu’il est connu. Pourquoi ne pas organiser quelque chose de plus… de mieux ? Qui pourra inclure Alice et Jasper aussi ? Enfin… S’ils veulent. Je n’ai juste pas envie de… Sauf si Carlisle ne veut pas. Je ne veux rien imposer…

Oh, lui, il voulait bien rester enfermé, aucun problème ! Même mieux, il voudrait s'enterrer dans un trou très profond, le plus loin possible de la fumée noire d'Alec, ou du don de sa sœur, afin de ne plus avoir l'impression qu'ils abritaient deux démons vivants en eux. Des démons sous des traits d'enfant. Sortir ne lui disait pas grand-chose, même s'il ne se mêla pas de suite à la conversation. Il avait simplement du mal à imaginer qu'ils puissent sortir, comme ça, aller manger quelque part, ou aller au soleil en public, c'était encore trop récent.

–  Pourquoi fais-tu cette tête ? Que s’est-il passé ?

– Non, répondit-il automatiquement. Enfin, si. Attends.

Profitant que les autres étaient occupés, il entraîna Bella avec lui plus loin. Il commençait à se sentir très mal, et s'évanouir n'était pas une bonne idée lorsque votre père était médecin, et que ce médecin s'appelait Carlisle. Heureusement, il était occupé avec Alec, ce qui lui fournit une diversion bienvenue. Il s'installa à l'autre bout de la maison avec Bella, dans le salon, et s'effondra à moitié dans le canapé avec un soupir. Il ne dit rien durant quelques minutes, reprenant son souffle et ses idées, les yeux fermés. Puis il se redressa, ramenant ses jambes sous lui, tournant la tête vers sa femme, qui s'était installée à côté de lui.

– J'ai vu le don d'Alec, toute à l'heure. Quand il était avec Caïus, je suis entré dans ses pensées, et... Disons que... Ce n'est pas vraiment l'esprit d'un enfant, ni même d'un vampire. J'ai cru étouffer là-dedans, c'était... Je ne sais pas comment décrire en fait. Un gouffre de noirceur et de colère, et ne même temps, de la détermination, une proximité avec la mort. J'ai vu son don, Bella. Comment est-ce qu'il peut bien faire pour vivre en gardant ce truc au fond de lui ?! C'est, c'est... Je ne sais pas... Un démon de noirceur, comme il y a un démon de flammes chez sa sœur. Et la vision d'Alice en a rajouté une sacré couche. Ils vont changer. Et ça me terrorise.

Il poussa un énorme soupir, entourant ses jambes de ses bras, encore perturbé par ce qu'il avait découvert. Bella se rapprocha et le prit dans ses bras. Il agrippa ses doigts sur sa manche, comme un enfant perdu qui chercherait sa mère, posant sa tête sur son épaule.

–  On s'y attendait... Je ne dis pas que je m'attendais à... ça. Mais tu te souviens de la réaction de Jane, de l'évolution de son don... Tout ce qu'ils ont connu, ce qu'on a vu dans le carnet d'Alec. Ils ne sont pas... dans le même monde que nous.

Ça, il l'avait compris. Il soupira à nouveau, en se mordant les lèvres. Il ne pensait pas que ça serait à ce point ! Il se redressa un peu, jouant un moment avec son alliance, comme à chaque fois qu'il était nerveux ou qu'il avait peur.

– Je ne croyais pas que ça puisse aller jusque là. Alice les a vu... dans quelques années. Ce sera bien pire qu'aujourd'hui. Et ce sera surtout voulu, cette fois. Alec, tout ce qu'il a pensé toute à l'heure... Je ne sais pas s'il a déjà raisonné comme un enfant, une seule fois dans toute son existence, mais il en est très loin aujourd'hui. Je n'ai pas voulu voir ce qui se passait dans la tête de Jane, pas envie de me frotter à son don, j'aie u assez avec celui de son frère...

Il secoua la tête, comme pour chasser les dernières images qui s'accrochaient.

– Ils ressemblent peut-être à des enfants, sourit-il, mais ce sont nous les gosses. Je ne crois pas qu'on puisse comprendre. Je ne crois même pas que les jumeaux arriveront à se détendre, ici, humains ou pas. Ou en tout cas, pas Alec. Il me fiche. Vraiment. La trouille.

Bella le serra dans ses bras, essayant de le rassurer, alors qu'il essayait de chasser son mal de tête persistant. Et pas question d'aller demander de l'aide à Carlisle.

–  Ne pense pas à ça. De toute manière... Que veux-tu qu'on fasse ? On doit essayer de... ne pas y penser, de leur rendre la vie moins pénible tant qu'ils sont là. D'accord ?

Il hocha vaguement la tête, se frottant les yeux.

– On ne peut rien faire, je sais, murmura-t-il. Mais j'espère que Carlisle n'aura pas la amuvaise idée de les faire intégrer un collège... Leurs dons continuent d'évoluer, ce serait tout sauf prudent...
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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Préparer Noël   Lun 27 Oct 2014 - 12:21

Edward – Non, répondit-il automatiquement. Enfin, si. Attends.

Hein ? « Non » ? « Enfin, si » ? Bella fronça les sourcils en regardant Edward, ne comprenant rien à sa réaction. Non ou oui ? Faut se décider, elle ne pouvait pas deviner ce qu’il voulait dire, surtout lorsqu’il avait des réactions aussi étranges. Mais, avant qu’elle n’ait le temps de rajouter quoi que ce soit, Edward l’entraîna avec lui dans un coin de la maison, les autres étant trop occupés pour remarquer leur absence. Bella lui lança un regard inquiet pendant qu’il se laissait tomber dans le canapé, tentant de reprendre ses esprits apparemment, visiblement mal en point. Qu’avait-il vu pour qu’il soit dans cet état ?! Préférant ne pas en rajouter une couche, ayant déjà vécu l’expérience avec Jasper, la jeune femme s’installa à côté d’Edward sans le toucher, patientant.

Edward – J'ai vu le don d'Alec, toute à l'heure. Quand il était avec Caïus, je suis entré dans ses pensées, et... Disons que... Ce n'est pas vraiment l'esprit d'un enfant, ni même d'un vampire. J'ai cru étouffer là-dedans, c'était... Je ne sais pas comment décrire en fait. Un gouffre de noirceur et de colère, et en même temps, de la détermination, une proximité avec la mort. J'ai vu son don, Bella. Comment est-ce qu'il peut bien faire pour vivre en gardant ce truc au fond de lui ?! C'est, c'est... Je ne sais pas... Un démon de noirceur, comme il y a un démon de flammes chez sa sœur. Et la vision d'Alice en a rajouté une sacrée couche. Ils vont changer. Et ça me terrorise.

Bella se rapprocha de lui et le prit dans ses bras par pur réflexe, souhaitant l’apaiser, le calmer. Elle devinait plus ou moins ce qu’Edward avait vu, ressenti… Pour qu’il soit dans un état pareil, c’était même pire que ce qu’elle imaginait, à coups sûrs. Et elle ignorait comment le calmer, le rassurer, lui montrer qu’elle était là et que c’était fini. S’obligeant à ne pas penser à ce qu’Edward avait vu et décrit pour ne pas en rajouter une couche, Bella sentit qu’il resserra sa main sur sa manche en posant sa tête sur son épaule. Bon, du calme. Pensées apaisantes, rassurantes, et tout ça.

Bella – On s'y attendait... Je ne dis pas que je m'attendais à... ça. Mais tu te souviens de la réaction de Jane, de l'évolution de son don... Tout ce qu'ils ont connu, ce qu'on a vu dans le carnet d'Alec. Ils ne sont pas... dans le même monde que nous.

Et cela, personne ne pouvait le nier. La brève discussion qu’elle avait eu avec Alec lui avait montré qu’ils n’étaient pas si différents que ce qu’ils pensaient, dans le fond, mais leur éducation l’était belle et bien – quoi qu’ils disent ou pensent. La vie au sein des clans était similaire par plusieurs points, mais l’histoire de chaque personne n’avait rien à voir avec la leur. Bella l’avait ressenti lorsque Jane avait cru perdre son frère, lorsqu’elle l’avait vécu, son don se développant sous la douleur. Ils n’avaient jamais eu d’enfance, jamais connu l’amour au même sens qu’eux-mêmes l’avaient connus et, cela, rien ne pourra le changer. Pas même leur transformation.

Edward soupira de nouveau et se redressa, jouant avec son alliance. Bella porta son regard dessus, caressant le bras qu’elle pouvait atteindre pour essayer de calmer son mari un tant soit peu. Elle savait qu’il fallait seulement attendre que cela passe, qu’il lui fallait du temps. Lorsqu’il était vampire, il pouvait supporter bien plus que maintenant, il pouvait entrer dans l’esprit des jumeaux sans être aussi mal en point – il l’avait fait avec Jane, d’ailleurs. Mais, maintenant qu’il était humain… Il était plus fragile, plus vulnérable. Et Bella voulait l’aider autant que possible, quitte à servir de cobaye pour qu’il maîtrise son don. Mais inutile de parler de cela tout de suite, qu’il se calme d’abord.

Edward – Je ne croyais pas que ça puisse aller jusque là. Alice les a vus... dans quelques années. Ce sera bien pire qu'aujourd'hui. Et ce sera surtout voulu, cette fois. Alec, tout ce qu'il a pensé toute à l'heure... Je ne sais pas s'il a déjà raisonné comme un enfant, une seule fois dans toute son existence, mais il en est très loin aujourd'hui. Je n'ai pas voulu voir ce qui se passait dans la tête de Jane, pas envie de me frotter à son don, j'ai eu assez avec celui de son frère...

Bella frotta machinalement la main d’Edward, s’obstinant à ne pas penser à tout ce qu’il évoquait. Elle voulait qu’il se calme et ne devait donc pas céder à la panique. Son don était, très honnêtement, incroyablement frustrant ! Ne pas pouvoir penser à ce que l’on veut, surtout en pareille situation… Bon, elle n’était pas particulièrement choquée, sachant que les jumeaux n’étaient pas de vrais enfants et l’ayant toujours pensé dur comme fer, donc c’était plus facile à avaler. Bella ne cessait de se remémorer la discussion qu’elle avait eu avec Alec, lorsqu’ils évoquaient les bons moments au sein des clans, envoyant les photos dont elle se souvenait à Edward pour qu’il ne pense plus à ce qu’il venait de voir.

Edward – Ils ressemblent peut-être à des enfants, sourit-il, mais ce sont nous les gosses. Je ne crois pas qu'on puisse comprendre. Je ne crois même pas que les jumeaux arriveront à se détendre, ici, humains ou pas. Ou en tout cas, pas Alec. Il me fiche. Vraiment. La trouille.

Oui, bon, la précision « ce sont nous les gosses », il aurait pu éviter, quand même. Pas besoin d’en rajouter une couche, de tous ici, c’était elle la plus jeune après Renesmée. Et encore, techniquement… Mais bref. Elle préférait ne pas y penser, Emmett se chargerait de lui rappeler ce détail tout seul bien assez souvent pour qu’elle y pense d’elle-même. Alors, hop, changement de sujet.

Bella savait déjà que les jumeaux n’arriveraient pas à se détendre, ils avaient déjà essayé avec Jane lorsqu’Emmett – justement… - avait proposé son jeu d’Action ou Vérité. Résultat des courses ? Ils s’étaient tous fait engueuler… Alors, non merci, pas besoin de réitérer l’expérience. Chassant ce souvenir de sa tête, Bella serra Edward dans ses bras en lui frottant doucement l’épaule, toujours dans l’optique de l’aider à se calmer et à penser à autre chose.

Bella – Ne pense pas à ça. De toute manière... Que veux-tu qu'on fasse ? On doit essayer de... ne pas y penser, de leur rendre la vie moins pénible tant qu'ils sont là. D'accord ?

Réponse creuse, vide, totalement inutile. Toute personne l’ayant entendue en cet instant précis ne pouvait nier le lien de parenté qu’elle avait avec Charlie, c’était indubitable. Bella n’était pas douée pour trouver les mots justes, ceux qui aidaient vraiment à calmer, apaiser, détendre l’atmosphère. Ce qui la réconfortait était qu’Edward savait tout cela et qu’il avait quand même souhaité s’isoler avec elle, elle n’était donc pas si nulle que ça, n’est-ce pas ? Il hocha la tête en frottant ses yeux. Peut-être ses paroles n’avaient-elles pas été si vides que cela ?

Edward – On ne peut rien faire, je sais, murmura-t-il. Mais j'espère que Carlisle n'aura pas la mauvaise idée de les faire intégrer un collège... Leurs dons continuent d'évoluer, ce serait tout sauf prudent...

En effet, mauvaise idée. Mais Bella était sûre que Carlisle n’était pas irresponsable et, qu’au pire, il écouterait Edward s’il lui disait de ne pas le faire. Ce ne serait pas difficile à anticiper étant donné qu’il s’agirait d’un plan un minimum élaboré et, aussitôt détecté dans l’esprit de Carlisle, Edward essaierait immédiatement de l’en dissuader. Non ? Mais si. Aucune inquiétude à avoir là-dessus. Pour l’instant, la priorité était de s’éloigner d’ici pour qu’Edward puisse respirer un peu. S’ils revenaient dans la cuisine tout de suite, son beau-père allait leur tomber dessus et exiger un repos forcé ou un truc du genre alors qu’Edward avait seulement besoin d’un peu d’air. La décision était prise.

Se levant sans rien dire de plus, Bella lui prit la main pour l’inciter à se lever à son tour et l’entraîna vers la sortie opposée au bruit de conversation. Enfilant de gros manteaux vu qu’il neigeait toujours, ils sortirent le plus discrètement possible. L’air frais leur fouetta bientôt le visage, ce qui faisait un bien fou après la chaleur et ce qui s’était passé dès leur réveil. Se serrant dans ses bras, lui envoyant des pensées apaisantes et se hissant sur la pointe des pieds pour l’embrasser, Bella brisa le silence en disant :

Bella – Oublie tout et concentre-toi sur mes pensées. Je t’aiderai à maîtriser ton don, maintenant que je le peux vraiment… Mais en attendant, oublie ce que tu as vu, s’il te plaît. On rentrera quand tu iras mieux pour éviter les questions des autres.


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