Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Démétri Volturi [Validé]

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Maes Hughes

Lieutenant-colonel

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Messages : 227
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MessageSujet: Démétri Volturi [Validé]   Mar 7 Oct 2014 - 20:02


     
Démétri Volturi


     
Qui suis-je ?


     
☁  Mon personnage • ❝ On peut faire beaucoup pour éviter l’ennui ❞
Je me nomme Démétri Volturi et j'ai 26 ans depuis 1 048 ans. Si tu en doutes, vérifie par toi-même, je suis né je ne sais quand dans l’année, les dates, à l’époque... J'appartiens au groupe des vampires, c'est pas la joie mais je m'en contente. En ce moment, je suis célibataire et je vis à Volterra. Seulement, vivre seul, c’est pas drôle, alors tu comprendras que je fais partie d’une famille plus adaptée à ma nature, les Volturi.


     
☁  Moi aussi j'existe ! • ❝ Sauras-tu me suivre ?❞
Hey ! Mon prénom est Lucas, mais on m’appelle aussi pseudo(s), et j'ai un certain âge. Je fais du RP depuis 7 ans et j'adore ça, je serai d’ailleurs actif 3 jours par semaine. J'aime le chocolat, l’informatique, lire, écrire, cuisiner et je déteste tomber malade et ne plus pouvoir jouer sur mon ordi, mais tu le découvriras tout seul. Autrement, je tiens à préciser que je connais  l’univers de Twilight. Je suis nouveau et, pour l'instant je trouve le forum et le staff un peu flippant, ou névrosé, car pour avoir osé mettre Jane en modératrice… Pauvres membres.xD Les seuls commentaires que j'ai à faire sont que je fais souvent des avnnes pourris donc pas de panique, donc tout va bien.


     
RP

     
❝ La traque offre le monde, la liberté d'aller partout ❞


Pour un humain, le vent serait plus que glacial. Un vent à vous transpercer le corps et glacer votre sang dans vos veines. Il y a encore quatre jours, Démétri aurait pesté en resserrant sa veste, rêvant d’une pièce où brûlait un feu de cheminé. Mais entre-temps, du feu, il en avait connu un autre. Un feu bien plus ardent et terrible, qui l’avait consumé, déchiré, brûlé, détruit, dévoré, à le faire hurler comme jamais, à le faire pleurer en suppliant qu’on l’achève. Un feu qui s’était insinué jusqu’au plus profonde de son être, terrible, qui n’avait eu de cesse de le détruire, jusqu’à la fin. Son cœur avait perdu le combat, après un ultime battement. Il posa une main sur sa poitrine, à l’endroit où battait auparavant l’organe vital. Il avait perdu, cet imbécile… Et il ne battra plus jamais, maintenant. Il fourra les deux mains dans ses poches, regardant d’un air vague le paysage enneigé et gelé qui s’étendait sous ses yeux. Même la neige avait une odeur, c’était curieux. Il s’amusa un moment à renifler tout ce qu’il pouvait, enregistrant tout, mémorisant tout ce qu’il pouvait. Il était occupé à sentir la fragrance des sapins quand Daniil, le mari de sa créatrice, passa en grognant et en le bousculant à moitié. Démétri grogna légèrement, en lui jetant un regard noir. C’était quoi, son problème, à ce type ?!

- Quoi ? grogna Daniil. Le nouveau-né à ses humeurs ?
- Le nouveau-né vivait très bien sans devoir se coltiner ta sale tête.
- Si ça ne tenait qu’à moi, tu serais toujours humain. Ou mort ! Je déteste les traqueurs.
- Les quoi ?

Il le planta là sans répondre, et Démétri soupira longuement. D’accord, il posera la question à Angela, sa créatrice, et mère d’adoption. Pourquoi Daniil avait-il accepté que sa femme transforme le jeune Russe ? Il le haïssait, même si Démétri ne comprenait pas pourquoi, il ne lui avait rien fait après tout. Mais c’était une haine presque incontrôlable, viscérale, et surtout tenace. Le soir même, après que l’abruti fut parti chasser, il alla voir sa mère. Elle lui expliqua avec patience ce qu’étaient les traqueurs, parmi les vampires, leurs capacités, leurs pouvoirs. Elle lui dit qu’elle avait choisi de le transformer lui car son statut de traqueur lui avait donné à la naissance une odeur bien plus ténue que quiconque, que cela lui avait permis de le mordre sans le tuer. Une odeur presque indiscernable. Elle l’aimait, comme un véritable fils, cela se lisait dans ses yeux, et fit tout pour le rassurer, alors qu’elle lui parlait. Mais Démétri, s’il fit bonne figure devant elle, n’était guère rassuré pour autant. Apprendre tout cela était perturbant, pour lui qui n’avait effectué ses premiers pas dans le monde des vampires que deux ou trois jours auparavant.

❝ On ne reste pas longtemps un enfant ❞

D'aussi loin qu'il se souvienne, Démétri avait toujours été très doué pour retenir les odeurs, les bruits, les sons, les décors, les paysages, les directions, tout ce qui pouvait lui servir, de près ou de loin, à s'orienter, savoir où il devait chercher une personne ou un objet... Enfant, cela l'amusait, puis il s'était peu à peu lassé. Lassé par son existence, par la vie, par le froid, par tout. Lassé car il était persuadé de vivre toujours les mêmes choses, dans cet immense pays figé en permanence par le gel et la glace. Le départ de ses deux grandes sœurs, alors qu'il n'avait pas dix ans, n'avait rien arrangé au dégoût profond de la vie qui le prenait déjà. Il n'avait pas envie de reprendre les affaires de son père qu'il méprisait, ni de passer toute son existence dans ce trou glacé. Tout lui pesait. La solitude était son unique compagne à l'époque. Oh, il avait eu des amis... Mais les avait perdu, petit à petit. Ils avaient peur de ce qui pouvait se passer parfois autour du jeune Russe.

Ennui. Solitude. A vingt-trois ans, il avait tout quitté, du jour au lendemain. Une fuite en avant ? C'était possible, mais essayons de le comprendre, il n'en pouvait plus ! Trop de rumeurs circulaient, il était mal vu, tout tournait mal. Les gens du village le voyaient d'un sale œil, pour diverses raisons. La première, c'était en raison de la disparition d'une gamine, un jour de fête. Tout le monde la cherchait depuis plus de deux heures, sans succès, et Démétri l'avait retrouvé en dix minutes.. Autant dire que lorsque les villageois l'avaient questionné, ils n'avaient pas été satisfaits du "j'ai simplement suivit mon instinct". Bien que ce soit la pure vérité, on l'avait accusé d'avoir lui-même kidnappé la gamine ! Mais ce n'était pas seulement son "instinct" qui dérangeait le bon peuple. Ils étaient gênés par son attitude. Démétri ne se rendait quasiment jamais aux fêtes, ne buvaient pas, ne regardaient pas les filles - ni les hommes - ne s'amusait pas. La différence est mal vue, celui qui ne rentre pas dans le moule est très vite exclu. Il en avait eu assez. Il était parti.

Il avait dans l'idée de retrouver ses deux sœurs. De les revoir, savoir ce qu'elles sont devenues, si elles vivaient toujours. Projet un peu fou, qu'il avait mûri depuis qu'il avait retrouvé la petite. Au premier abord, cela semblait impossible. Comment retrouver deux personnes disparues depuis quinze ans ? Il avait pourtant le sentiment qu'il pouvait y parvenir, et peu importe qu'il pense cela par arrogance. Il avait cet instinct, cette sorte de pouvoir, qui le guidait. Il avait sa mémoire, pour retenir trajets, plans, chemins. Il n'essaya pas de lutter contre ce sentiment qui le poussait dans telle ou telle direction, ignorant bien souvent sa raison et sa logique. Il se laissa juste conduire, sans résister. Il parcourut ainsi un très long trajet, s'enfonçant un peu plus dans la solitude. Plusieurs fois, il songea à abandonner, puis poursuivit tout de même. Au moins, il avait un but. Car sinon, où irait-il, pour y faire quoi ? Son objectif était devenu sa seule raison de vivre. Il ne voyait rien, sinon, qui pourrait le pousser à continuer, complètement seul, dans un pays si glacial et déjà mort.

❝ L'odeur est toute la personnalité d'un individu ❞

- Un traqueur...
- Exact, mon frère.


Démétri se crispa un peu plus, sentant la température de la pièce chuter assez brutalement. Même le gros type qui le tenait par-derrière resserra sa prise, comme gêné, ou apeuré. Il se retint de lever les yeux au ciel, et apprécierait que le blond daigne cesser de le fixer comme ça ! Il avait l'impression qu'on allait l'exécuter dans moins de cinq minutes. Mais était-ce de sa faute, s'il était un traqueur ? Non ! Mille fois non ! Il était comme ça et n'y pouvait strictement rien. Mais la suite n'arrangea pas ses affaires. Angela et Daniil étaient déjà condamnés, il le sentait. Et rien de ce qu'il put dire ne changea la situation. Traîné dans une autre pièce, il se passa peu de temps avant qu'il n'entende le cri de sa mère d'adoption. Il voulut bondir, la sauver, faire quelque chose, n'importe quoi, mais le molosse le ceintura aussitôt, l'empêchant de faire le moindre geste. Elle mourut ainsi avec son mari, sans qu'il puisse rien faire pour la sauver. Elle mourut alors qu'il n'était qu'à quelques mètres, incapable de réagir, incapable de la défendre. Elle mourut car elle avait aimé un lâche, un salaud, un homme qui ne la méritait pas et qui l'avait entraîné avec lui dans la tombe.

Il crut qu'il allait être tué lui aussi, mais il repartit libre. Sonné, il erra tout d'abord sans but, puis ses pas le ramenèrent mécaniquement en Russie. Il rentra "chez-lui", dans la maison où il vivait avec ses parents adoptifs. Il poussa la porte, referma derrière lui, et resta ainsi, debout dans l'entrée. Rien n'avait bougé... Une grosse boule lui serra tout à coup la gorge et il tomba à genoux, fourrant sa tête entre ses mains. C'était fini. Il resta prostré plus d'une heure, ses yeux fixant le sol sans le voir, tête baissée. Il était de nouveau seul. Tout ça à cause de Daniil ! C'était à cause de lui qu'ils avaient attiré l'attention ! C'était lui qui avait défié toutes les lois ! Les dents serrées, il frappa violemment dans le mur du poing, le détruisant en partie au passage, les yeux brûlants. C'était à cause de lui. Tant mieux, il était bien crevé, au moins, ce sale type. Tant mieux. Mais Angela... Il se releva, reprenant son souffle, plus par habitude que par besoin. Et maintenant ?

Deux jours plus tard...

Démétri jeta l'allumette, puis regarda la petite maison s'embraser. Il resta debout dans la neige à regarder le feu la dévorer peu à peu, jusqu'à ce qu'elle soit entièrement consumée. Il ne pouvait plus rester ici, où chaque centimètre carré était imprégné d'un souvenir du peu de temps qu'il avait passé ici avec Angela, des quelques mois qu'il avait vécu ici, de ses premiers mois de nouveau-né. Une fois fait, il se retourna, observant le paysage gelé et pétrifié qui s'étendait devant lui. Il n'avait nulle part où aller, et cela le glaçait jusqu'aux os. En tant que traqueur, il avait pourtant des moyens de "s'amuser". Il pouvait se choisir une proie, la ferrer, la suivre, jouer avec elle avant de la tuer. Il pouvait suivre une odeur particulière. Il pouvait chasser ses victimes. Mais ce "jeu" ne l'intéressait pas. Il avait un pouvoir certes utile, mais à quoi bon en faire usage pour le simple plaisir ? Pourquoi irait-il chasser un humain ou un vampire, juste pour le plaisir de le faire ? Il détestait agir sans aucun but, sans aucun objectif.

Il prit une route au hasard, marchant à vitesse humaine, sans se presser, sans même regarder où il allait. Il savait qu'il ne se perdra pas, qu'il ne se perdra jamais quoi qu'il arrive. débuta ainsi un long voyage qui le mena de contrées en contrées, de ville en ville, de pays en pays. Il avançait sans jamais se presser, seul, toujours seul, suivant sons et odeurs, mémorisant les matières, les senteurs, tout ce qu'il trouvait sur son chemin. Il rencontra des humains, parfois d'autres vampires, mais ces derniers l'évitaient en apprenant ce qu'il était. Ambiance, ambiance. Il finit par ne plus rechercher aucun contact, dégoûté par cette peur et cette défiance qui venaient de façon quasiment automatique. La déprime le guettait, au fur et à mesure que les années passaient. Déjà cinq ans. Déjà dix ans. Et la vie continuait de s'écouler, alors qu'il ne faisait que parcourir le monde et les continents. L'inactivité et l'ennui le rongeaient de l'intérieur, il était en train de devenir fou. Il sentait trop d'odeurs, décelait trop de pistes que son instinct le poussait à vouloir suivre.

Vint un jour où il ne put plus avancer. Il en était malade, il ne pouvait plus continuer ainsi. Il était harcelé par tout ce qu'il détectait, et surtout par la solitude. Les vampires le fuyaient à cause de sa nature, il n'avait nulle part où aller, nulle part où s'arrêter, rien à faire ni à accomplir. Que pouvait-il devenir ? Mourir ici ? Blotti contre un arbre, au bord d'une falaise, il réfléchit longuement. Il ne pouvait pas se créer de compagnon. Il ne l'avait jamais fait, ignorait le processus, et craignait de tuer la personne au lieu de la transformer. Alors quoi ? Où pourrait-il avoir sa place ? Le menton posé sur les genoux, ses jambes ramenées contre lui, il se rappela alors le clan qui avait tué Daniil. Eux n'avaient pas eu l'air choqué ou dégoûté par sa nature de traqueur. Peut-être que... S'ils pouvaient... Il pesa le pour et le contre tout le reste de la journée, et une bonne partie de la nuit. Peut-être. Peut-être était-ce possible. Il ferma les yeux, se remémorant leurs odeurs, puis se leva, se tournant d'instinct vers le sud-ouest. Il savait où les trouver.

❝ Tout le monde peut apprendre à se battre, tout le monde ne peut pas gagner. ❞

Démétri suivit le frère du chef du clan, encore sonné, et toujours choqué. En arrivant à Volterra, il s'était présenté au château maintenant construit, et avait supplié à genoux les Volturi de l'accepter dans leur clan. Ce qu'ils avaient fait sans la moindre hésitation, le prenant au dépourvu, et le laissant bouche bée. Le blond des trois frères, Caïus, lui avait très vite dit de le suivre, avec un air assez enjoué et impatient. Qu'avait-il donc en tête ? Ils entrèrent dans une longue salle, presque vide, et Caïus jeta sa veste sur une chaise avant de se retourner vers lui. Il lui annonça qu'il était heureux car il soit revenu, car il sentait qu'il avait beaucoup de potentiel. Démétri ne répondit rien à cela. Il ne s'était jamais posé la question, et ne l'aurait sans doute jamais fait de toute son existence. Et puis, potentiel, potentiel... Lui se trouvait au contraire assez faible, à se laisser submerger par un pouvoir qu'il ne maîtrisait même pas.

- On va commencer par les bases du combat à mains nues, déclara le vieux Volturi.
- Je dois me battre contre vous ? demanda le traqueur, pas trop assuré, à la fois parce qu'il ignorait tout du combat et parce qu'il n'avait pas envie de se faire liquider pour avoir frappé un des chefs.

Il ne vit pas le coup venir. Se retrouva d'un seul coup écrasé par terre sans rien comprendre, les bras tordus au-dessus de sa tête. Tiens, découverte, les vampires ressentaient la douleur comme les humains, et même bien plus puissamment, à cause de leurs nerfs bien plus sensibles. Il retint une grimace, essayant de bouger, ce qui releva de la mission impossible. Plus humiliant encore, ça ne devait pas être possible. Caïus le relâcha et lui dit de se mettre en garde. Il essaya, mais Caïus corrigea aussitôt sa position, lui faisant prendre une toute autre posture. Ils recommencèrent le combat, et Démétri, qui au début faisait tout pour éviter de frapper le blond, comprit très vite qu'il n'avancera jamais s'il ne s'y mettait pas. Il se décida enfin à essayer de parer, voir de porter un coup ou deux. Un léger sourire de satisfaction se peignit alors sur le visage de Caïus qui modifia ses attaques. Il semblait au traqueur qu'il allait plus lentement, comme pour lui laisser le temps de détailler et analyser ses techniques.

Démétri faisait de son mieux, bien que ces premiers pas balbutiants dans le monde du combat ne lui permettaient pas de faire grand-chose. Il ne vit pas défiler les heures, ce jour-là. Caïus l'entraîna sans relâche, l'abreuvant de conseils tout en continuant à se battre, que le traqueur s'efforçait d'appliquer. Il avait beau disposer d'une excellente mémoire, cela faisait beaucoup d'un coup, et il oubliait certaines choses essentielles, qui lui valaient une ou deux défaites supplémentaires. Il ne se rendit même pas compte que le chef du clan était venu les observer bien des fois, appuyé contre le mur, les bras croisés. Ils poursuivirent jusqu'au moment où la soif finit par les rendre à moitié dingues. Il fit son tout premier repas au château, avec le reste du clan, et reprit l'entraînement avec Caïus. parfois, des gardes du clan s'entraînaient aussi dans la pièce, ou les regardait se battre.

- Contrôle-toi toujours ! lui disait son nouveau mentor. Le mental et le physique.

Apprendre à maîtriser complètement sa soif fut sans aucun doute la période la plus douloureuse de sa vie. Caïus l'empêcha de se nourrir, puis blessa des humains devant lui, alors qu'il devait rester le plus calme possible. Terrible, mais efficace. Il parvint peu à peu à ignorer l'odeur du sang, à s'en détacher. Il ne faisait pas que se battre, il apprit aussi à maîtriser toutes les subtilités de la traque, à ne pas se laisser dépasser par tout ce qu'il pouvait capter et ressentir. Il parlait aussi durant des heures avec Caïus, de leur nature, des traqueurs, du combat des Volturi, de ce que devenait le monde. Un an après son entrée chez les Volturi, il débuta ses premières missions, d'abord accompagné par d'autres gardes, puis seul. Il voyait le monde avec un regard totalement nouveau. Ce n'était plus ennui et souffrance, mais liberté et joie. Surtout liberté.

❝ Un ami, c'est celui qui vous accepte tel que vous êtes. ❞

Il avait passé la barre des trois cents ans. Et voilà qu'il retournait dans un pays semblable à celui qu'il avait fui, un pays si glacial, un pays de neige et de glace. Il observa les alentours en suivant l'humain qui le conduisait à la scierie. Marcus l'avait envoyé ici récupérer quelqu'un, qu'il avait repéré, et qui pourrait être un bon garde. Le traqueur repéra très vite l'homme en question, avant même qu'on ne le désigne. Il était bien plus grand que tous les autres, et avait une carrure à faire pâlir d'envie n'importe quel boxeur. On les présenta, et le bonhomme parut peu satisfait, sur le moment. Démétri engagea la conversation tout en travaillant, curieux de voir ce qu'on trouvait d'intéressant chez cet homme, à part sa taille et sa force musculaire impressionnante. Démétri renifla son odeur, qu'il trouva curieusement très agréable, car on aurait pu s'attendre à pire d'un type pareil. Il devait l'étudier un peu, puis soit le tuer, soit le mordre. Le tout en une semaine, vite fait bien fait, et rentrer. Juste en une semaine.

Trois semaines plus tard, il n'avait toujours rien fait...

Félix avait commencé par l'intriguer. Ses manières, sa joie de vivre, son optimisme constant, tout était étrange chez lui, Démétri avait si peu l'habitude de ce genre de caractère qu'il eut d'abord un peu de mal à s'y faire? Mais Félix sut percer sa carapace de distance et de froid avec une facilité déconcertante. Il était le seul à le faire sourire et rire. Il était le seul, depuis Caïus, avec qui le traqueur avait discuter si longtemps. Chaque jour, en travaillant à la scierie, Démétri se répétait que ce soir, il allait le mordre. Et le soir venu, il hésitait, remettait tout en question, et le laissait finalement rentrer tranquillement chez lui. Et le manège recommençait le lendemain. Il ne parvenait pas à se décider, tout simplement. Et si Félix perdait sa joie de vivre en devenant un vampire , Ou s'il lui en voulait de lui avoir fait subir ça ? Le temps filait, et le traqueur n'agissait toujours pas. Puis vint le soir de l'anniversaire de Félix. Il avait vingt-huit ans. Lui et Démétri se connaissaient depuis plus d'un mois, à présent, ils étaient devenus très bons amis. Et ce soir-là, plus que jamais, Démétri ne pouvait se résoudre à lui ôter son humanité. Il le regarda, allongé auprès du feu, chez lui. Il devait lui parler, pourtant. En finir avec cette histoire une bonne fois pour toute. Il ne pouvait plus se permettre de traîner plus longtemps.

- Je ne suis pas venu ici par hasard, tu sais.
- Quoi ?

Démétri ferma les yeux une seconde, cherchant ses mots, cherchant comment lui dire. Il avait peur de le perdre... Il était son premier ami. Un véritable ami. Le premier, et le seul. Les autres gardes du clan n'étaient pas à l'aise en sa présence, pas assez pour qu'il puisse vraiment les apprécier. Ironie du sort... Un traqueur, craint par une large partie de la population vampirique, ayant pour meilleur ami, pour frère, un humain, un mortel.

- J'avais une raison de partir de chez moi pour venir dans ce village. Je suis venu voir... Te voir, toi. Je devais en apprendre plus sur toi, voir qui tu étais vraiment, et s'il valait la peine qu'on s'intéresse à toi. C'était ma mission.

Son ami se redressa, l'air étonné. Démétri, lui, reposa la choppe qu'il tenait, attendant de voir s'il allait sembler choqué, juste étonné, ou avoir peur. Il détestait déjà cette conversation. Il avait peur de ce qui pourra en découler. Il était mort de peur à l'idée de perdre son meilleur ami. Et pourtant, il devait aller jusqu'au bout ! Il avait déjà beaucoup trop traîné, et sentait qu'on l'attendait de pied ferme au château pour lui demander des comptes. Il était même étonné que personne ne se soit déplacé pour voir ce qu'il foutait, au juste.

- Et qui pourrait s'intéresser à moi ? Un pauvre bûcheron paumé dans un pays glacial ?
- Plus de gens que tu ne le penses. Tu es plus que ça.
- Bah voyons. Te fiche pas de moi, vieux, je suis déjà crevé.


Il se laissa retomber sur le tapis,a lors que le traqueur se redressait. Il ne pouvait plus reculer, c'était trop tard, il en avait déjà trop dit. Même si la conversation s'en tenait là ce soir, ils y reviendront au mati, ce ne serait que reculer pour mieux sauter. Il retint un grognement de dépit, partagé entre son envie de laisser Félix tranquille, et sa loyauté à son clan. Mais il ne trahira pas. Même pour son ami, il ne trahira pas son clan. Il devait accomplir sa mission, même s'il devait parvenir à son but par la force. Que dirait Caïus de lui s'il le voyait hésiter comme ça ?

- T'as l'air vexé. Que pourrais-je être, donc, selon toi ?
- Tu pourrais devenir soldat.
- Seul les riches entrent dans l'armée, il faut pouvoir se payer une armure.
- Dans l'armée où je suis, nous n'avons pas besoin d'armures...


Félix eut un sourire dédaigneux, ce qui n'étonna pas plus le traqueur que ça. Il aurait pu lui dire la vérité de but en blanc, mais n'osait pas encore. Il devait faire son travail, ce soir, cette nuit, ne plus attendre, il avait déjà perdu beaucoup trop de temps !

- Ecoute, Dem, j'ai pas envie de rire, ce soir. On se reverra demain matin, d'accord ?

Non. Désolé, mais non. Il ne pouvait plus rester ici à jouer l'humain. Il annonça d'une voix soudain bien plus froide à Félix que le lendemain, il serait parti, qu'il quittait le village, alors même que tout son corps se tendait, comme un fauve prêt à sauter sur sa proie. Il repéra par pur instinct les endroits où frapper Félix pour le faire tomber et le réduire à l'impuissance. Il visualisait déjà les veines tendres de son cou, là où il pourra le mordre et lui transmettre le venin de la transformation. Son ami le renvoya balader, mais Démétri répéta qu'il ne partirait pas seul de toute façon.

- Rêve pas trop ! Je...

Il ne put voir le coup venir. Le traqueur était entraîné pour ça. Sa main froide et glacée se referma sur le cou de Félix, le plaquant au seul, et il lut enfin, durant une minute, la peur et l'étonnement dans son regard. Devoir en arriver là était insupportable ! Pour n'importe qui d'autre, il n'aurait pas été gêné, mais ici, il s'agissait de Félix. Un humain, un simple humain, mais un humain qui comptait à ses yeux.

- Eh, murmura Félix, toute colère envolée. Qu'est-ce que tu fous ?
- Tu ne me connais pas. Je suis venu ici te chercher, tu comprend ? Ce n'est ni par hasard, ni rien du genre. J'étais venu sur l'ordre de personnes à qui on ne peut pas dire non... Je ne pensais pas qu'on allait devenir amis. Pour ça que j'ai traîné jusqu'à ce soir. Pour ça que je suis resté durant des mois alors que j'aurais dû en terminer en une semaine.


Il devait le mordre. Maintenant. Il devait en finir et le ramener en Italie sans plus perdre de temps. Il découvrit légèrement les dents, prêt à plonger dans ce corps de géant, à boire son sang pour jeter vers son cœur tout le venin qui pourra faire de lui un vampire. Il se prépara. Serra un peu plus fort. Puis le relâcha finalement, reculant, se détachant de lui, puis baissant la tête. Il se sentait extrêmement faible, en cet instant. Avec tout son entraînement, les quatre siècles qui venaient de s'écouler, il n'était même pas fichu de faire son travail.

- Qui es-tu, alors ? reprit-il calmement. Désolé, j'ai toujours cru que tu étais une crevette, mais tu sembles plus fort que prévu.
- Si je te dis la vérité de but en blanc, tu ne vas pas me croire.


Il devait le faire... Il ferma les yeux en se mordant les lèvres, se sentant de plus en plus misérable. Il ne pouvait pas. Il n'arrivait pas. Il ne pouvait s'y résoudre. Et après une scène pareille, Félix allait simplement le repousser et ne plus vouloir lui parler, c'était sûr et certain. Cependant, Félix s'installa à côté de lui, souriant, posant une main sur son épaule. Étonné, Démétri eut un temps d'arrêt, ne s'attendant pas du tout à ce genre de réaction. Il ne lui en voulait même pas ?

- Allez, déballe ! On va pas rester là à se regarder en chiens de faïence toute la nuit. Déjà, c'est qui ces charmants messieurs à qui tu peux pas dire non ? Raconte depuis le début.

Si le cœur de Démétri battait encore, il aurait fait un brusque bond, sous le choc, le soulagement, et l'espérance. Mais il restait la partie plus délicate, dire à son ami qui il était, et pourquoi il était ici. Il se lança donc dans son récit. Il fit de son mieux pour être le plus clair et concis possible, mais fut tout de même à moitié choqué que la peur ou la panique restent éloignées du géant. Il était surpris, mais cette histoire ne semblait pas le perturber plus que ça, ce qui arracha un sourire au traqueur. Il y avait vraiment des personnes incroyables, dans ce monde.

- Tu n'as jamais entendu parler des membres de mon espèce ?
- Bah si, mais c'était dans les contes que ma mère me racontait à quatre ans.


Démétri acheva son récit, presque dans un murmure, puis laissa le silence s'installer de nouveau. Et voilà, il savait tout, et ne s'était pas enfui en hurlant. Le traqueur devait le mordre, maintenant. Allez. Un peu de courage. Il en craignait pas de le tuer par accident, non, mais il craignait de le perdre, de perdre son amitié, de lui ôter sa joie de vivre, son rire, de tout lui voler.

- Et maintenant ? Tu es venu "me chercher", visiblement. Qu'attends-tu pour faire ton boulot ? Si tu es ce que tu prétends, tu ne devrais pas avoir de mal.
- Je... Je...
- Eh, Dem !


Il lui sourit, de façon si inattendue, si surprenante, et si chaleureuse que le traqueur en ft troublé. Félix lui attrapa tout à coup le poignet, le serrant, plein de confiance, à un point que le vampire se sentit idiot d'avoir cru un seul instant qu'il pourrait l'abandonner. D'avoir cru qu'il pourrait perdre sa joie de vivre.

- On est amis, non ?

Il hocha la tête, confiant, et rassuré. Oui, ils étaient amis. Et ils le resteront, pour les siècles à venir.

❝ On ne change pas une équipe qui gagne ❞

On considérait Démétri comme le "traqueur parfait". Ou on avait peur de lui, au choix. Dans les deux cas, il ne s'en souciait pas, car sa vie lui convenait, il était heureux, et surtout, il était fier de son clan, de ses amis, de ses proches. Félix était un frère, et il adorait aussi les jumeaux, même s'ils étaient un peu flippants, parfois, mais ça, c'était à cause d'Aro, c'est lui qui les avait élevé. Tous les quatre, ils formèrent très vite une équipe très efficace, que les trois frères envoyaient aux quatre coins du monde pour régler divers problèmes. Ce fut le début d'une époque assez longue et sans soucis majeurs, mis à part deux ou trois guerres ici et là. Des guerres qui ne parvenaient jamais à inquiéter véritablement Démétri, par ailleurs. Il était conscient de ses capacités, et avait confiance en son clan pour surmonter ce genre de problèmes. Il avait depuis longtemps pris son rythme, au château, et jamais il ne regretta d'avoir demandé à intégrer le clan. Ils s'entraînaient régulièrement, pouvaient rire entre amis, découvrir des centaines d'endroits, et n'étaient jamais seuls. La vie de  nomade n'était pas faite pour lui, et il avait compris être le seul traqueur au monde à détester ça.

Au final, les évènements les plus perturbants qui secouèrent le clan ne vinrent pas de l'extérieur mais de l'intérieur. Pouvait-on nommer cela la crise d'adolescence ? Ou un truc qui s'y approche, en tout cas. Bien qu'il y été plus impliqué au début, il dû par la suite ne plus du tout s'en mêler, et laisser Aro gérer les jumeaux comme il l'entendait, ce qui était le mieux à faire. Ni lui ni Félix ne parvenaient à comprendre véritablement d'où venait cette crise, alors que tout se passait très bien depuis des siècles. C'était comme si les jumeaux avaient laissé leur rancœur s'accumuler depuis des années avant de tout relâcher d'un seul coup ! Et pour obtenir quoi, au final ? Être plus attachés au clan que jamais... Pourquoi se rebeller, alors qu'il était plus qu'évident que Aro tenait à eux ? Ils étaient les seuls, depuis les trois épouses, qu'il avait mordu lui-même ! En plus de les avoir sauvé deux fois. Et de leur avoir trouvé une famille d'accueil humaine le temps qu'ils grandissent. Et de les avoir toujours protégé depuis, même durant leur révolte.

Mais soit, les choses s'étaient calmées à présent. Enfin, rectification. Les choses s'étaient calmées en interne. Car entre-temps, c'était le monde lui-même qui avait pété un léger câble... Oh, si peu. Au début, ce n'était rien qu'une petite guerre de plus, avec un des deux Roumains qui avait déclaré les hostilités. Un des deux, oui, car l'autre s'était fait tuer par une gamine végétarienne. Sort qui attendra le second frère, par ailleurs. Mais peu importe ce détail de l'histoire. Les guerres de ce type, c'était vite réglé, le clan avait l'habitude, et ils étaient assez puissants pour ça. Non, là où ça devenait plus animé, c'était après. Quand les Enfants de la Lune avaient révélé que non seulement ils n'étaient pas tous morts, mais qu'en plus ils s'étaient organisés et criaient à présent vengeance. Samba !

❝ Un premier bouleversement... ❞

Le problème des EDL, c'est qu'ils sont un tantinet plus difficiles à éradiquer que des vampires nouveaux-nés, ou des enfants immortels. En plus, ils se reproduisaient comme des lapins, ce qui accentue encore le côté impossible de la chose. Cependant, une bonne idée - ou pas - peut très vite arriver, et il fut décidé d'utiliser une nouvelle arme, une arme bactériologique... D'accord, jusqu'ici, Démétri n'avait rien trouvé à y redire. Ça ou autre chose, quelle importance ? Il fallait remporter la victoire, c'était le seul objectif qui compatit, peu importe ensuite les moyens utilisés. Et il ne pouvait pas se douter que ça allait tourner comme ça... Tout semblait très bien se passer, au début, les choses évoluaient très vite, et lui, ainsi que quelques autres membres du clan, eurent d'abord beaucoup de mal à comprendre pourquoi les gardes les plus jeunes étaient de moins en moins efficace, pourquoi ils traînaient de plus en plus, pourquoi leurs aînés durent vite faire attention à les garder derrière pour éviter qu'ils ne se fassent tuer.

Ce qui alerta violemment Démétri fut quand Alec relâcha son don d'un seul coup en pleine bataille, ce qui n'était absolument jamais arrivé depuis trois siècles. Après une certaine période de confusion, ils comprirent enfin ce qui se passait. Et à présent ? Les EDL mouraient vite eux aussi, donc ils purent se permettre de renvoyer au château tous les petits jeunes du clan pour qu'ils se reposent, de gré ou de force. La suite de la guerre prit une tournure plus lente, car on recherchait activement un remède, pour les humains et les vampires, laissant les EDL crever tous seuls. Désœuvré, Démétri rentra à Volterra, pour s'occuper de ceux qui étaient tombés malades. Il se chargeait de les faire boire, car certains ne voulaient pas qu'on les aide mais n'osaient rien dire quand c'était lui qui s'en chargeait. Pratique, parfois, d'être un traqueur et d'avoir une telle réputation.

Quand au remède qui fut trouvé... Ce fut bien la première fois que Démétri fut aussi choqué, en plus de mille ans d'existence. Enfin, la première fois qu'il fut choqué tout court, plutôt. Un remède au vampirisme, était-ce vraiment possible ? Il dû très vite se rendre à l'évidence, mais ce fur à accepter, tant cela paraissait impossible ! La seule chose qui le réjouit, cependant, fut d'apprendre que les jumeaux allaient enfin pouvoir grandir. Il était heureux pour eux, car il savait que leur taille et leur âge les complexaient beaucoup. En plus de ça, après, ils seront plus efficaces, tous les quatre. Il ne restait plus qu'à patienter trois ou quatre ans, et ils reformeront leur équipe, comme avant.

❝ ... qui en entraîne un autre ❞

Rien ne se passe jamais comme prévu... Mais vraiment rien, à se demander si le monde ou il ne savait quel Dieu sur terre avait décidé de ne plus jamais laisser un peu de paix. Quand il se remémorait les derniers mois, le traqueur hésitait entre être tout à fait blasé ou complètement désespéré. Bon, soit, c'était tout à fait prévisible, après une guerre contre les EDL, il y avait toujours des conséquences de genre. Soit, ils pouvaient très bien vivre comme ça et se débrouiller, ils l'avaient déjà fait lors de la première Inquisition et s'en étaient très bien sortis. Mais bon, un peu de paix et de calme, de temps en temps, ça ferait du bien ! Surtout pour les humains... Car là, dans leur trouille commune, ils allaient, encore une fois, bien plus se tuer entre eux que de tuer de vrais vampires.

- Les jumeaux vont péter un câble, en voyant ce bordel se mettre en place, commenta Démétri, appuya contre la rambarde du toi, en regardant les humains construire des fortifications dans des endroits sensibles.
- Tu m'étonnes, soupira Félix, penché lui aussi à regarder. Si ça se trouve, leur don va encore évoluer.
- Ouais, et Jane achèvera de traumatiser le clan.


Il resta silencieux un moment, pensif. Les humains... Même si les vampires avaient changé, la guerre n'en sera pas moins sans merci. Il se redressa, le regard soudain plus dur. Ces chers petits humains voulaient la guerre ? Aucun problème, ils allaient l'avoir, et ça ne plaira pas à tout le monde. L'Inquisition ignorait encore quasiment tout de leurs pouvoirs, et ne les fera pas fuir avec des pieux ou de l'ail, encore moins avec des croix. Félix devait penser la même chose que lui car il souriait très largement.

- En guerre ?
- En guerre...




     
Le sang est la vie


     
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