Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Prise d'otage

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Irina Denali
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MessageSujet: Prise d'otage   Dim 19 Oct 2014 - 0:45

Le bar était bondé, chacun riait et parlait très fort autour d'une bière, d'un café d'un thé, d'un verre de vin ou autre.  Les humains s'agitaient, comme de coutume, avec leur famille et leurs amis, dans une ambiance que quiconque aurait trouvé chaleureuse, enjouée, et pleine d'entrain. Une ambiance d'avant-fête - Noël était dans quelques jours - où chacun s'extasiait devant cette période de l'année, écoutant à peine les croyants du lot qui pensaient à la messe et elle ne savait quoi. Irina n'écoutait que d'une oreille distraite les conversations qui se déroulaient autour d'elle. Assise à une petite table, seule, elle lisait le journal, avec un café fumant près d'elle qu'elle se forçait à boire. Noël l'indifférait. Cette ville l'indifférait. Les humains autour d'elle l'indifféraient. Elle était arrivée ici une dizaine de minute plus tôt, pour acheter le journal, et s'était installée pour le lire à son aise, commandant un café pour ne pas se faire remarquer. Elle se souciait peu de l'agitation humaine... Tous se réjouissaient de la fin de la pandémie. Mais cette maladie n'était rien aux yeux d'Irina. Rien de plus qu'un vulgaire détail de l'histoire.

- Tiens donc, murmura-t-elle soudain, un léger sourire étirant ses lèvres.

Elle venait de tomber sur une photo, représentant Carlisle, dans le hall d'un aéroport, visiblement très embarrassé devant les journalistes qui avaient pu le prendre en photo. Son regard doré détailla la photo, la mine presque affolée du docteur, son geste à moitié fait de la main, comme pour dire "laissez-moi". Elle fut amusée un instant par son visage, son air, sa façon de se tenir. Il était donc bel et bien redevenu humain. Elle avait entendu dire que tous les Cullen l'étaient redevenus, sauf Jasper et Alice. Un clan de plus réduit à néant, autrement dit, mais ce n'était pas le plus grave. A ses yeux, les Cullen n'étaient que des sales traîtres ! Jasper était parti s'entraîner à Volterra, elle le savait... Et, pire que tout, le docteur et ce qui restait de sa famille abritaient à présent les jumeaux chez eux, le temps qu'ils soient humains. Ses yeux flamboyèrent de colère et de haine. Ils abritaient les enfants d'Aro, celui-là qui avait assassiné, Sasha, le fils  qu'elle avait créé, Marie-Emanuelle et Tanya ! Celui-là même qui avait détruit son clan, et qui, non content de le faire, ne s'était as arrêté là, ainsi avait aussi emprisonné Eléazar et la douce Carmen. Qui avait aussi arraché les jumeaux alors qu'ils alliant réussir le pari.

Elle replia doucement le journal et quitta le café, marchant d'un pas rapide et raide dans la rue, ses talons laissant des traces légères dans la neige. Aro Volturi. Ce seul nom suffisait à lui donner des nausées ! Il était responsable de tous ses malheurs, et responsable du malheur de toute la population de façon générale ! Il allait payer. Elle réussira à lui faire cracher la moisissure qu'il avait dans le cerveau, et peu importe les moyens qu'elle devra utiliser. Retrouvant l'article, elle observa longuement la photo... Le docteur partait en vacances de Noël avec sa famille, donc ? Monsieur devait sans doute respirer le bonheur, à présent ! Quoi de mieux, pour vivre en paix, que de vendre son âme au diable lui-même ? Il était décidément tombé bien bas. Sa bouche se durcit en voyant les personnes derrière. Toutes ses pensées étaient concentrées vers un seul objectif : trouver le moyen de faire tomber le clan infâme des Italiens. Mais avant ça, elle devait tirer son frère et sa sœur de là ! Mais comment...

Une idée lui vint alors qu'elle détaillait la photo, tout en marchant. Une idée fleurit en elle alors qu'elle observait les bouilles de ces deux gosses si innocents. Bien entendu. pourquoi n'y avait-elle pas songé avant ?! Aro tenait à ces deux gamins, comme à la prunelle de ses yeux. Ils pouvaient être son point faible. Elle pouvait l'atteindre lui à travers eux ! Quand elle les tiendra, le chef des Italiens sera obligé de plier. Elle pourra le forcer à rendre leur liberté à Eléazar et Carmen. Il ne détruira pas le reste des Denali, elle en faisait le serment ! Katrina avait peut-être fuit le combat, fuit absolument tout, mais Irina, non. Elle continuera à se battre, jusqu'en crever à son tour. Et elle avait un moyen. Ces petits étaient le point faible d'Aro. Il suffisait qu'elle en joue. Elle les connaissait, elle savait leurs points faibles. Et maintenant, humains, ils ne pourront pas se défendre. Ce n'étaient que des gosses.

- Où se trouve l'aéroport le plus proche, je vous prie ? demanda-t-elle avec un sourire charmant à un passant.

Deux heures plus tard, elle put prendre un avion pour l'île où étaient parti les ex-végétariens. Elle était plus que déterminée. Personne ne pourra l'empêcher de faire son devoir ! Elle mit un moment avant de repérer la maison qu'elle voulait, et patienta par la suite. Il y en avait du monde, là-dedans... Elle repéra Alice, qui se préparait pour une partie de chasse nocturne sur le continent. Parfait, cela une gêneuse de moins. La seule qui aurait pu l'empêcher un tant soi peut d'accomplir sa mission. Irina avait hâte, mais sut garder son sang-froid. Elle attendit que tout le monde fut bien endormi avant de pénétrer en silence dans la maison, ses dorés brillant de colère et détermination. C'était si facile... Ils dormaient tous, complètement vulnérables, si pathétiques. Elle hésita à les tuer, ces traîtres, mais laissa tomber. Un bruit léger l'alerta soudain et elle bondit dans le noir, tous les sens en alerte.

Un des deux gamins était là, assis sur un petit muret près de la véranda ouverte. Tiens tiens, il n'arrivait pas à dormir ? Elle l'observa un moment, puis fut près de lui en une seconde, posant une main glacée sur sa bouche pour l'empêcher de hurler, l'autre saisissant les poignets du garçons pour le réduire à l'impuissance. Elle eut un sourire à la fois joyeux et sadique, se penchant à l'oreille du garçon.

- Je pensais vous emmener tous les deux, mais ça va être pénible. Tu feras très bien l'affaire tout seul.

Elle arracha son bandana de ses cheveux et s'en servit pour attacher les poignets d'Alec dans son dos, de façon à ce qu'il ne puisse pas utiliser son pouvoir. Sitôt fait, elle le prit sous le bras, tenant toujours une main sur sa bouche. Il avait vraiment l'air faible ! Où était passé le garde hargneux et révolté, dans ce corps d'enfant ? Souriante, elle fila aussitôt avec lui, tâchant de ne pas être trop perturbé par le cœur qui battait. Elle l'emmena à l'autre bout de l'île, dans un long trajet, et arriva finalement dans un coin isolé où elle le jeta à terre. S'accroupissant, elle l'examina attentivement, perturbée par ses yeux.

- Ce sera toi contre Eléazar et Carmen, murmura-t-elle. Il tient à toi, donc il se pliera à mes conditions !

Elle pencha légèrement la tête en le regardant puis lâcha un très long soupir, pinçant les lèvres.

- Tu sais, Alec, ce sale type qui te sert de père... Rien ne me ferait plus plaisir que de le voir crever au bord d'un chemin ! Ne m'en veux pas, si je me sers de toi contre lui. Mais si nous l'appelions, à présent ?

Elle fouilla ses poches, et pu trouver son portable. Elle chercha le numéro d'Aro dans le répertoire, relégué tout en bas de la liste, alors que celui de Jane était en premier. Tss, tss, avait-il vraiment besoin de l'appeler, alors qu'elle se trouvait sans cesse à côté de lui ? Elle sourit à Alec, le doigt sur le clavier, prête à appeler le numéro, ou même à envoyer un sms, pour le simple plaisir d'énerver le chef des Volturi.

- Tu vas appeler ton papa à l'aide, mon cher petit. On va voir comment il va réagir en te sachant en danger. Qu'en dis-tu ?
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MessageSujet: Re: Prise d'otage   Dim 19 Oct 2014 - 13:19

Alec se réveilla en sursaut, le cœur battant, et porta une main instinctive à son poignet, là où il avait senti une main glacée se refermer durement. Mais il n'y avait rien. Aucun vampire dans la pièce... Aucun regard carmin au-dessus de lui. Il se redressa dans on lit, regardant l'heure affichée au réveil. Il était une heure du matin... Il eut un pincement au cœur, très troublé d'un seul coup. Aujourd'hui, ils avaient treize ans. Il s'habilla, ne pouvant rester endormi plus longtemps, doucement pour ne pas réveiller Jane. Il avait du mal à dormir, depuis la visite de Caïus, mais il en voulait pas déranger Jane. Ni en parler à qui que ce soit derrière. Mettant ses chaussures, il quitta la chambre et s'installa dehors, s'asseyant au bord de la véranda. Il ferait mieux d'essayer de se rendormir, mais ne pouvait se recoucher avec la peur de se réveiller avec Caïus au-dessus de lui.

Il regarda un instant les étoiles, resserrant son sweat sur lui, ayant froid. Il avait mal à la tête, à cause de la fatigue accumulée depuis deux semaines, et aussi parce qu'il ne mangeait pas assez, l'appétit coupé. Plus envie de rien, en ce moment. Trop de choses à penser, trop de choses à prévoir, trop de choses d'un seul coup. Il ignorait comment protéger efficacement sa sœur... Avec ça, comment allaient-ils évoluer, dans l'avenir ? Qu'allaient-ils devenir ? Peut-être auraient-ils mieux fait de ne pas quitter l'Italie, car humains ou non, ils ne pouvaient pas s'intégrer ici, quoi qu'il arrive. Il voudrait pouvoir profiter de l'intermède, essayer de rattraper un peu le temps perdu, mais comment réussir à penser et agir comme un humain, après des siècles passés aux côtés des Volturi ? Comment pourrait-il seulement penser comme les Cullen ? Eux étaient habitués, ils avaient toujours vécu comme des humains, ou presque. Mais lui trouvait la transition brutale, toutes les habitudes s'étaient perdues.

Et aujourd'hui, ils avaient treize ans. Cette idée était on ne peut plus bizarre, très étrange. C'était la première année depuis leur transformation qu'il prenait vraiment en compte leur anniversaire. Treize ans. Bon, au moins, personne ne pouvait le savoir, ici, à l'exception de Jane. Frottant son front, il allait rentrer tout de même quand il sentit un brusque courant d'air et une main glaciale se plaquer sur sa bouche. Il n'eut pas le temps de crier, une main lui prit les poignets, les tirant dans son dos, exactement comme dans son cauchemar. Il voulut se débattre, repousser son agresseur, persuadé que Caïus était revenu, qu'il voulait encore le faire souffrir, qu'il voulait frapper Jane, mais lorsqu'il réussit à tourner un peu la tête, il ne vit pas Caïus, mais une femme. Une femme qu'il reconnut instantanément, même s'il ne l'avait plus vue depuis des mois. Que lui voulait-elle ?!

Irina - Je pensais vous emmener tous les deux, mais ça va être pénible. Tu feras très bien l'affaire tout seul.

Elle lui attacha les mains dans le dos, puis le souleva, l'empêchant toujours de crier, avant de partir. Il se débattit comme il le put, le cœur battant très vite, l'abreuvant d'insultes mentalement, essayant de se libérer, de crier, de faire quelque chose ! Irina l'emmena assez loin, et il se perdit très vite. Il ne pouvait plus repérer comme avant les odeurs et les couleurs, et ignorait donc où il était. Il tira violemment sur ses poignets, rageant, et grimaça lorsque Irina le jeta à terre dans les feuilles. Sale garce ! Si jamais Jane lui tombait dessus, humaine ou pas, elle en fera de la charpie. Il examina très vite les options qui s'offraient à lui, réfléchissant à toute vitesse. Fuir, impossible. Elle le rattraperait en une seconde, avant même qu'il ne se remette debout. Crier, ça ne servirait à rien, personne ne l'entendrait, et il ne fera de toute façon jamais ce plaisir à cette sale hystérique ! Elle s'accroupit près de lui et il serra les dents, bouillant d'envie de la foutre dans le coma.

Irina - Ce sera toi contre Eléazar et Carmen, murmura-t-elle. Il tient à toi, donc il se pliera à mes conditions !

Eléazar et Carmen ? Ils... Ah, juste, ils étaient retournés à Volterra. Mais alors pourquoi Irina voulait-elle les échanger contre lui ? Elle pensait que Aro les avait enlevé... ? Mauvaise pioche, pauvre folle, ils étaient retournés là-bas de leur plein gré ! Si jamais elle apprenait ça... Il resta silencieux, néanmoins, ne voulant pas gâcher la surprise.

Irina - Tu sais, Alec, ce sale type qui te sert de père... Rien ne me ferait plus plaisir que de le voir crever au bord d'un chemin ! Ne m'en veux pas, si je me sers de toi contre lui. Mais si nous l'appelions, à présent ?

Il poussa un juron sonore, avec un regard des plus noirs. Ce n'était pas son père ! Enfin, si, mais juste officiellement, jamais par le cœur. Et il était tout à fait hors de question de l'appeler ! Jamais Alec ne l'appellera à l'aide, pour quoi que ce soit, plutôt mourir tout seul dans son coin ! Elle croyait encore au père Noël si jamais elle s'imaginait ne serait-ce qu'une micro-seconde qu'il pourrait demander de l'aide à Aro ! Qu'elle aille se faire foutre, il ne fera jamais ça ! Elle fouilla tout à coup ses poches, et en tira son téléphone portable. Pourquoi ne l'avait-il pas jeté dans un coin, ou relégué au fond d'un sac ? Appeler Aro... mais bien sûr, oui, l'appeler comme ça, alors qu'il faisait toujours pour l'éviter comme la peste ! il ne fallait pas trop rêver ! Le simple fait d'imaginer son "père" lui parler après qu'il l'ait appelé à l'aide suffisait à le rendre malade. Il se raidit, alors qu'Irina fouillait son répertoire. Il n'y avait que des numéros des Volturi, dedans. Jane, Aro, Marcus, Démétri, Félix... Et aussi celui de Carlisle, qui les avait forcé à le garder "au cas où".

Irina - Tu vas appeler ton papa à l'aide, mon cher petit. On va voir comment il va réagir en te sachant en danger. Qu'en dis-tu ?

Elle lui posait vraiment la question ?! Il voudrait lui arracher son sourire de la figure, tant il était à bouts de nerfs. Il tira encore plus fort sur son lien, se faisant mal aux poignets au passage, désespéré de ne même pas pouvoir se libérer. Qu'elle aille au diable ! Il espérait qu'elle allait crever de la façon la plus lente et douloureuse possible, qu'elle allait agoniser des heures avant de rendre l'âme, qu'elle allait subir des jours le feu de sa sœur avant qu'on ne daigne l'achever.

- Je refuse de l'appeler, siffla-t-il, furieux. Fais-le donc toi-même, si tu espères qu'il te crois ! mais moi, c'est hors de question ! Je ne vois pas pourquoi je ferais ce plaisir à une pauvre idiote incapable de réfléchir. C'est juste toi que j'espère voir crever. Que j'espère voir hurler quand Jane s'occupera de toi.

Il lui jeta un regard de défi, ravi à l'avance de ce qui allait se produire quand sa sœur allait lui tomber dessus. Cette crétine n'avait absolument aucune idée de ce qu'elle risquait ! Elle pensait pouvoir imposer ses règles minables comme ça, le plus simplement du monde, mais elle allait se faire descendre.

- Pas la peine d'attendre, je n'appellerais pas Aro à l'aide. Mais je t'en prie, fais-le toi-même, tu auras juste l'air ridicule, ça les fera rire. Même si tu as déjà l'air complètement idiote avec ta prétendue mission de justicière. Tu es lamentable !
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Irina Denali
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MessageSujet: Re: Prise d'otage   Dim 19 Oct 2014 - 17:17

Le gamin ne répondit même pas, se contentant de se débattre encore, ce qui arracha un soupir à la végétarienne. On se calme, le mioche, il ne pouvait rien faire dans sa situation ! Même s'il hurlait, personne ne l'entendra, et ce n'était de toute façon pas son genre ni son style, elle le savait bien. Il pouvait essayer de se libérer tant qu'il voulait, c'était tout aussi inutile. Elle savait faire des nœuds solides, merci bien, et ce n'était pas avec sa petite force de gamin de douze ans qu'il allait réussir à faire quoi que ce soit ! Qu'espérait-il donc ? Qu'il allait pouvoir se libérer juste en se débattant un peu ? Et bien non, ça, ce n'était pas possible, dommage pour lui, il était bien trop faible. Même s'il parvenait à se relever, il ne ferait pas deux mètres. Elle le rattraperait le temps d'un seul battement de cœur ! Et pourtant, il continuait de se débattre... Désespérant. Ne savait-il pas reconnaître les situations où il valait mieux la boucler et rester tranquille ?

Elle l'observa essayer des e défaire de ses liens, lèvres pincées. Il n'y parviendra pas, il se rendait juste ridicule. Humain, il était bon à rien ! Dire que tout le monde le craignait... Comment pouvait craindre "ça" ? Un morveux inapte, un mioche nul au combat qui avait besoin de gardes du corps ! Sans son pouvoir, il n'était plus rien. Elle n'avait pas de don, mais elle n'était pas coincée dans le corps d'une morveuse incapable, tributaire des autres pour s'en sortir ! Alors que lui, quoi qu'il fasse, il restera à jamais le petit chien-chien d'Aro, le brave toutou des Volturi, un pauvre garde attaché au clan pour l'éternité. Elle retint un nouveau soupir, le regard blasé. Pauvre petit idiot. Il ferait mieux de se contenter de rester sage, et de se taire, de laisser agir les personnes plus âgées que lui, car il était incapable de réfléchir par lui-même ! Il n'était rien d'autre qu'un vulgaire chien de l'armée Italienne, autrement dit rien. Comment pourrait-il prétendre à autre chose, alors qu'il n'était rien de plus qu'une arme pour les Volturi  Seul son don avait de la valeur, pour le chef  de son clan de tarés.

- Je refuse de l'appeler, siffla-t-il, furieux. Fais-le donc toi-même, si tu espères qu'il te crois ! Mais moi, c'est hors de question ! Je ne vois pas pourquoi je ferais ce plaisir à une pauvre idiote incapable de réfléchir. C'est juste toi que j'espère voir crever. Que j'espère voir hurler quand Jane s'occupera de toi.

Elle fronça les sourcils, sa bouche se relevant en un rictus de colère. Comment osait-il la ramener dans une pareille situation ?! Jane ne pourra rien faire si son précieux petit frère courait le moindre risque ! Quand à Aro... Qu'est-ce qui pourrait avoir plus de poids que d'avoir son fils au téléphone, lui racontant sa situation ? Lui, il le croira. Et il libérera Eléazar et Carmen ! C'est lui qui était idiot de croire qu'il pouvait se permettre de refuser ! Ce pauvre petit chou oubliait qu'il était humain, et donc fragile. Une bouffée de mépris l'envahit, vis-à-vis des humains. Mépris mêlée de jalousie. Eux ne pouvaient jamais rien faire ! Ils étaient incapables d'accomplir quoi que ce soit... Alors qu'elle... Elle... Elle avait les moyens de tout ! Elle n'était plus humaine, ne pourra jamais le redevenir, et devait donc se donner à fond. L'humanité... Qu'est-ce que ça valait, hein ?! Qui pourrait vouloir vieillir, grandir, vivre... Elle grogna, rejetant de toutes ses forces ces idées.

- Pas la peine d'attendre, je n'appellerais pas Aro à l'aide. Mais je t'en prie, fais-le toi-même, tu auras juste l'air ridicule, ça les fera rire. Même si tu as déjà l'air complètement idiote avec ta prétendue mission de justicière. Tu es lamentable !

Elle le gifla dans un geste rageur, grognant comme un ours, puis le saisit par le col pour le relever, folle de rage et de chagrin. Il ne pouvait rien dire, rien ! Il ne pouvait pas se permettre de la juger alors qu'il était incapable de comprendre ! C'était son clan qui avait détruit celui d'Irina, c'était les Volturi qui avaient gâché sa vie toute entière ! Ils lui avaient tous pris, absolument tout, alors elle leur prendra ce qui compatit pour eux. Par leur faute, presque tout son clan avait disparu. Le reste avait été tué. Et pourtant, ils continuaient de vivre comme si de rien n'était, intouchables, si sûrs de leur puissance ! Leurs deux armes favorites... Il les laissait redevenir humains juste pour qu'ils grandissent et deviennent plus puissants. Mais de quel droit eux le pourraient alors qu'ils avaient détruit la vie de Tanya, de Marie-Emmanuelle, de tous ceux qui s'opposaient à eux ?!

- Tu ne comprends rien ! explosa-t-elle. Je me bats pour ma famille ! Pour détruire ce sale clan de vipères, ce nid de serpents ! Ils paieront ce qu'ils m'ont fait ! Mais toi... Toi, tu n'es rien de plus qu'une vulgaire arme ! Un jouet entre leurs mains, tu ne vaux pas mieux qu'eux tous réunis ! Mais ils seront obligé de relâcher ma famille !

Elle le rejeta au sol puis plaqua une main sur son torse pour l'empêcher de se redresser, les yeux brûlants de ces larmes qu'elle ne pouvait plus verser. Elle appuya, l'empêchant de respirer correctement, par simple envie de le faire souffrir comme elle-même souffrait. Elle le gifla à nouveau, plus fort, et eut un rire nerveux en voyant sa joue se colorer de bleu. Il devait souffrir, comme elle ! Il n'y avait pas de raison que LUI ait le droit d'être heureux, qu'il ait le droit d'être humain, qu'il ait le droit d'avoir une vie normale ! Aucune raison, alors qu'on lui avait tout pris ! Elle se pencha, puis fit glisser son ongle sur la joue indemne du mioche, jusqu'à faire couler quelques gouttes de sang. Elle les recueillit sur ses doigts et les porta à sa bouche. Le sang humain. Chose qui ne devrait pas couler dans ses veines.

- Tu es sûr que tu ne veux pas appeler ton papa à l'aide ? susurra-t-elle d'un ton mielleux. Tu devrais, car sinon, nous allons devoir passer bien plus de temps ensemble que prévu.

Elle lui sourit, très largement, puis le frappa d'un seul coup à la cheville, la brisant tout net. Il blêmit brutalement, à son plus grand bonheur, puis poussa un cri, fermant les yeux, et lâcha même quelques larmes. Irina en jubila plus fort que jamais. Elle était on ne peut plus puissante, en cet instant. Elle découvrait la joie intense d'avoir tout pouvoir sur un pauvre petit humain, de pouvoir en faire ce que bon nous semblait. Et il y avait le goût, le goût du sang, qu'elle redécouvrait après tant d'années de végétarisme. Elle passa la langue sur ses lèvres, enjouée en le voyant souffrir, puis appuya sur la coupure de sa joue pour faire couler plus de sang. Pauvre petite chose. Elle fit ensuite glisser son ongle pour continuer la coupure jusqu'à la tempe, là où ça saignait toujours plus fort. Le sang coula sur le côté de son visage, doucement, avec une odeur de bois, de feu, une odeur âcre et lourde.

- Tu refuses toujours d'appeler ton père au secours ? murmura-t-elle d'un ton guilleret.

Elle donna un coup dans la cheville brisée, jubilant. Il hurla, cette fois, pleurant pour de bon. Elle attendit, patiente, qu'il se décide, prête à le frapper ou lui casser un bras s'il continuait de lui tenir tête. Cependant après un silence, il finit par accepter d'appeler son père. Miracle ! Elle composa le numéro avec un grand sourire, et lui colla le portable contre l'oreille, toujours appuyée sur son torse pour l'immobiliser. La voix froide d'Aro s'éleva assez vite, et Irina sentit qu'il ne s'attendait pas à recevoir cet appel. Elle jeta un regard à Alec, pour lui faire signe de parler.

- Je... balbutia-t-il, j'ai besoin d'aide...

- Pour ? Il doit faire nuit, là où tu es... Et tu as une voix bizarre.

- C'est... En fait...

Il prit une grande inspiration, puis raconta ce qui venait de se passer, en omettant ce qu'Irina lui avait fait subir, précisant juste qu'il était "un petit peu" blessé. Oh, juste un petit peu, vraiment ?! Il avait juste une cheville cassée, des hématomes, le visage à moitié recouvert de sang. Il n'était pas très convaincant, au téléphone... Même elle aurait sentit directement le mensonge, peu importe la distance.

- Un peu blessé, ça signifie quoi, dans ton langage ? Déjà, pour que tu m'appelles comme ça...

- Non, mais ça va !

Elle pinça les lèvres, de plus en plus impatiente, puis finit par arracher le portable des mains du garçon, se présentant clairement et exposant ses revendications. Elle parlait rapidement, n'ayant plus envie de perdre du temps, puis lui donna rendez-vous à l'endroit où ils se trouvaient, sur l'île, pour l'échange. Ensuite, pour faire bonne mesure, elle enleva les liens qui retenaient Alec puis lui cassa le bras gauche, dans un craquement sonore. Il poussa un hurlement de douleur, alors qu'elle éclatait de rire. Il fondit en larmes, visiblement incapable de s'en empêcher, et elle eut un rictus satisfait.

- Bon, monsieur le chef des cinglés, vous serez là dans trois heures ?

- Si je partais de l'Italie, oui...

Il raccrocha, et elle jeta un regard étonné au portable. Tiens, il n'était pas en Italie ? Ce cinglé faisait ses petites affaires en Espagne, en France, ou ailleurs ? Il était sans doute en train de massacrer un autre clan ! Enfin soit. Elle laissa retomber le téléphone par terre, souriante et parfaitement détendue. Pauvre petit bout de chou, il pleurait assez fort, comme un misérable gamin. Elle passa une doigt sur la joue où le sang coulait, recueillant des gouttes pour les boire, amusée par ses réactions. Si faible. Si pathétique. Ce gosse était bien minable ! Elle était heureuse de le voir souffrir à son tour, c'était on ne peut plus distrayant. Elle fit courir ses doigts sur son cou, se demandant quoi lui faire subir d'autre.

- Et si on te cassait le poignet droit ? chantonna-t-elle en appuyant dessus. A moins que tu ne préfères la jambe ?

Elle ricana comme une parfaite cinglée, admirant le sang couler, sentant la bonne odeur, puis sentit tout à coup un courant d'air. Elle allait se retourner quand une main dure la saisit tout à coup la gorge et la souleva d'un coup. Elle poussa un cri de surpris et se débattit, portant les mains à sa gorge, et écarquilla les yeux en reconnaissant l'odeur du chef des Volturi. C'est qu'il était fort, cet abruti ! Elle essaya de défaire la prise, rageant. Il ne l'aura pas ! Pas avant qu'elle n'ait délivré Eléazar et Carmen !

- Libérez-les ! hurla-t-elle. Libérez-les, sale monstre !
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MessageSujet: Re: Prise d'otage   Dim 19 Oct 2014 - 21:23

A chaque fois, c'était la même chose... A chaque fois que le clan était occupé sur une grosse affaire, plus ou moins à long terme, il se trouvait toujours toute une bande de petits malins qui se disaient "Super, profitons-en !", en croyant jouir d'une parfaite impunité car l'attention ne sera pas fixé sur eux, et qu'ils pourront ainsi faire toutes les conneries possibles et inimaginables sans que personne ne leur dise rien. Sauf que, bien évidemment, il arrivait toujours un moment où la situation se tassait un peu, et que l'attention revenait invariablement sur les petits crétins qui avaient voulu mettre la zone. A chaque fois, cela se passait ainsi... Il en devenait blasé, mais enfin, cela faisait parti de leur travail, il n'y couperait pas. De toute manière, il avait encore beaucoup de déplacements à effectuer pour régler des affaires et d'autres, l'après de la pandémie. Il descendit de son avion privé, plus petit et rapide, au Mexique, afin de rencontrer diverses personnes. Heureusement, Caïus et Marcus n'étaient pas venus. cela lui évitera de supporter les conversations du genre "Je m'ennuie" ou "On est obligé, mais vraiment, de discuter avec les beaftecks ?".

Ceci dit, il était vrai que les journées étaient très longues, en ce moment, et très peu passionnantes. Il aimerait pouvoir être de retour à Volterra et profiter un peu de la paix retrouvée, par exemple en passant du temps avec sa femme, sans que personne ne vienne le déranger ou le harceler. Il avait aussi quelques autres choses à penser. L'anniversaire des jumeaux était très bientôt. Ils avaient treize ans, leur premier anniversaire en tant qu'humains, ce n'était pas rien tout de même. Il passera les voir avant son départ pour New-York, rapidement, et aussi pour s'assurer que tout se passait bien. Ce ne devait pas être particulièrement simple, pour eux, ainsi il espérait qu'Alec n'ait pas encore fait trop de conneries. Enfin, Jane pouvait le modérer un peu, comme à son habitude, il n'y avait pas de raisons que ça se passe mal. Pensif, il donna quelques ordres pour modifier leur trajet, en se réinstallant dans l'avion.

Garde - Il fera nuit, lorsque nous arriverons, ils dormiront sûrement.

Aro - Peu importe, je peux attendre. Vous, profites-en pour chasser un peu, sur l'île d'à côté.

Pendant le voyage, il eut par sms quelques échos des disputes habituelles entre Marcus et Caïus, par Sulpicia dont les nerfs commençaient visiblement à flancher. Il la rappela pour la calmer et la rassurer, lui disant qu'il serait de retour très vite, même si sa présence n'empêchaient jamais, en général, ses deux frères de se lancer des bêtises à la figure. C'était leur sport favori, il n'y pouvait rien, à part crier sur l'un ou l'autre lorsque cela partait trop en vrille. Mais soit. Arrivé sur l'île de New Providence, il alla jeter un œil de loin vers la maison où se trouvait les jumeaux pour le moment, puis visita un peu l'endroit. Il cherchait une victime qui sentait bon lorsque son portable sonna à nouveau. Si jamais c'était Caïus qui voulait se plaindre de son frère... Mais non. Alec. Il s'arrêta tout net, écarquillant légèrement les yeux. Alec qui l'appelait, lui, au beau milieu de la nuit ? Il avait dû se passer un drame. Il décrocha aussitôt, méfiant.

Alec - Je... balbutia-t-il, j'ai besoin d'aide...

Il avait pleuré... Aro pouvait le deviner tout de suite grâce au ton de sa voix, qui était plus rauque et tremblante que d'habitude, comme il ne l'avait jamais entendu. Restait à savoir, à présent, pourquoi. Il entendait un bruit, derrière lui, comme s'il y avait une seconde personne. Alec qui pleurait, déjà, rien que cela en soit, c'était étrange, il était assez solide, il lui en fallait beaucoup avant de craquer.

Aro - Pour ? Il doit faire nuit, là où tu es... Et tu as une voix bizarre.

Alec - C'est... En fait...

Il reprit son souffle, puis raconta ce qui venait de se passer. Au fur et à mesure qu'il parlait, les sourcils d'Aro se fronçaient. Bon... Il y avait en effet un drame, et cette fille... Denali... Elle l'avait kidnappé, et même si Alec ne disait pas grand-chose, il ne fallait pas être devin pour deviner que l'autre folle l'avait frappé. D'ailleurs,s on fils rajouta qu'il était "un petit peu blessé". Un petit peu. Que signifiait un petit peu, dans sa tête ? Il avait quelque chose de cassé, ou pire encore ? Aro savait que son fils refusait toujours d'avouer s'il allait mal, à un point presque pathologique, et ici encore, il refusera de dire s'il était vraiment blessé ou non. Un petit peu... Bah voyons. Rien qu'avec ça, Aro se doutait qu'il était assez mal au point pour avoir droit à un séjour à l'hôpital.

Aro - Un peu blessé, ça signifie quoi, dans ton langage ? Déjà, pour que tu m'appelles comme ça...

Alec - Non, mais ça va !

Réponse bien trop rapide pour être honnête. La fille Denali prit tout à coup le téléphone, pour dire elle-même ce qu'elle voulait. Il n'écouta pas vraiment, haussant un sourcil blasé alors qu'elle se démenait. Décidément, ce clan était on ne peut plus fatigant... Et bien trop agité. Il avait fallu d'abord détruire Sasha et liquider l'enfant immortel qu'elle avait créé. Ensuite, c'était une nouvelle-née de chez eux qui était venue foutre la zone à Volterra. Juste avant que la chef du clan se ramène pour se suicider ! La saga s'était poursuivie avec Eléazar et Carmen, revenus dans le giron du clan. Et cette nuit, c'était la sœur de Tanya qui s'amusait à kidnapper son fils. Quel sera le prochain épisode ? Il restait bien une sœur, non ? Il faudra la surveiller de près, celle-là. Quand à Irina, il sentait qu'elle n'allait pas faire long feu...

Elle lui donna rendez-vous pour procéder à l'échange. L'échange de... ? Il n'avait pas suivit ce qu'elle revendiquait, exactement, mais peu importe. Le fameux lieu de rendez-vous n'était pas très loin, il y sera dans quelques minutes. Cette pauvre folle sera morte avant l'aube, surtout après ce qu'elle avait fait. Il entendit soudain un craquement brutal et Alec hurla. Il accéléra aussitôt l'allure, le regard très dur, brûlant d'une lueur meurtrière. Elle était morte. Il ne compatit pas perdre de temps à lui faire rejoindre l'autre monde, où elle pourra retrouver sa très chère famille. Il n'avait pas de temps à perdre avec ce genre de bêtes, d'autant plus qu'il entendait très clairement Alec pleurer.

Denali - Bon, monsieur le chef des cinglés, vous serez là dans trois heures ?

Aro - Si je partais de l'Italie, oui...

Il raccrocha aussi sec, puis se mit à courir véritablement. Il ne tarda guère à rejoindre l'endroit où la pauvre-folle-déjà-morte était penchée sur son fils, prostré au sol. Dommage d'anéantir une femme comme ça, elle était belle et avait quelques ressources. Il bondit derrière elle et la souleva ni une ni deux par le coup, serrant pour l'étouffer à moitié, l'écartant du même coup d'Alec. Il jeta un coup d'œil à son fils, la colère augmentant en voyant le sang qui coulait sur son visage, son bras qui avait un angle bizarre. Il tremblait, et pleurait toujours. Elle allait payer. Il la souleva encore un peu sans tenir compte de ses gesticulations. Il aurait adoré la jeter en pâture à Caïus et assister à toute la scène. Elle se croyait forte, en s'en prenant à un enfant ? Il plongea dans son esprit, tout en la tenant, pour voir ses motivations. Tiens tiens, elle croyait donc qu'il avait enlevé Eléazar et Carmen ? En fait, non, elle n'avait rien dans le cerveau... Ce sera un moins gros gâchis que ce qu'il songeait à la base.

Denali - Libérez-les ! hurla-t-elle. Libérez-les, sale monstre !

Il eut un sourire, teinté cependant d'une pointe de regret. Il ne pouvait même pas prendre son temps pour la torturer, car durant ce temps, Alec continuait de perdre du sang. Dommage. Vraiment dommage. Il la descendit et approcha son visage du sien, serrant si fort son cou qu'il pourrait le lui briser en un seul geste.

Aro - Les libérer ? murmura-t-il. Ils sont revenus d'eux-même, je ne les garde pas enfermés. Et en te voyant, je comprend mieux pourquoi ils sont revenus.

Il lui cassa les vertèbres en un geste violent, puis arracha le reste de son corps, en fit des morceaux. Elle n'eut pas le temps de crier, une dernière fois. Puis jeta le tout dans un fossé et y mit le feu. L'avantage, au moins, c'est que ça brûlait rapidement... Une fois fait, il s'agenouilla près d'Alec, et posa une main sur sa joue pour soutenir sa tête, le couvant d'un regard inquiet. Il avait aussi une cheville brisée... Il revit toute la scène dans ses pensées, tout ce qui s'était dit et fait. Et n'en regretta que plus de n'avoir pu torturer la Denali. Il pressa un tissu contre sa tempe pour stopper l'écoulement du sang, tout en appelant le samu pour venir le chercher. Après son coup de fil, il prit la main d'Alec dans la sienne, la pressant pour le rassurer.

Aro - Je te retrouverais à l'hôpital. Je vais chercher Jane.

La Denali crétine aurait pu lui tendre un piège, à elle aussi, et il devait s'assurer qu'elle allait bien. Quand l'ambulance arriva, il chargea un des gardes, qui était revenu, de l'accompagner, puis se rendit à la maison du bord du mer pour récupérer Jane. Lorsqu'il arriva, il trouva presque toute la maison éveillée. Il entra le plus naturellement du monde, trouvant les Cullen dans le salon, et se dirigea droit sur Jane, vérifiant qu'elle allait bien. Il en profita pour jeter un regard parfaitement exaspéré au reste de la famille.

Aro - On peut vous faire confiance, décidément ! siffla-t-il en posant une main sur le front de Jane, pour vérifier si elle aussi était malade.

Elle lui demanda ce qui s'était passé, où était Alec. Il soupira, se rendant compte qu'il avait encore un peu de sang sur les mains du même coup. Ah, ça, c'était prévisible, avec ce qui s'était passé... Regrets, une fois encore, de n'avoir pu lui faire payer.

Aro - Il y a eu un problème, dit-il en s'essuyant. Une femme, Irina Denali, l'a torturé. Je l'ai liquidé.

Les Cullen eurent l'air choqué, d'un seul coup. Aro se redressa et jeta un regard particulièrement noir à Carlisle, puis au reste de sa famille. Il ramena légèrement Jane contre lui, pour la protéger, et aussi pour se retenir de ne pas tous les achever, ici et maintenant. Il était furieux, plus qu'il ne l'avait jamais été, et pour une fois, il ne prenait pas la peine de le cacher. Il avait des airs de Dracula au plus fort de sa puissance, n'ayant jamais paru si peu humain, et autant vampire.

Aro - Cette pauvre idiote s'imaginait que j'allais devoir "libérer" Eléazar et Carmen, alors qu'ils sont revenus de leur plein gré. Et pour ça, elle a torturé mon fils. Hélas, je n'ai pas pu lui rendre, je n'avais pas le temps. Si c'est comme ça que tu veilles sur ceux qu'on te confie, Carlisle...

Il eut un sifflement agacé, puis prit la main de Jane, avec un regard particulièrement explicite pour Carlisle du genre "On en reparlera plus tard..."

Aro - Viens avec moi...
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May Chang

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MessageSujet: Re: Prise d'otage   Ven 24 Oct 2014 - 23:09

Gyaaaaah, cette robe était TROP belle ! Alice en bavait presque, le nez et les mains collés contre la vitrine du magasin, toute frétillante d'excitation. C'était magniqfique ! Un échancré parfait, un tissu léger épousant parfaitement la forme des hanches, de ravissantes petites perles dorées, et des motifs cousus sur le devant de la robe. Magnifiiique ! Il faudra absolument qu'elle revienne au cours de la journée pour l'essayer ! Ah, et elle emmènera Bella, aussi, vu qu'elle avait honteusement profité de son absence pour s'habiller de nouveau comme un vieux sac à patates ! Elle n'avait décidément aucun sens de la mode ou du fashion, cette fille, tout à fait désespérant. Alice observa un moment les autres vêtements, dessinant mentalement son itinéraire pour la journée, en prévoyant tout de même une pause déjeuner, elle n'était pas un monstre.

Elle réussit à se détacher des vitrines et courut d'un pas léger dans les rues jusqu'au bord de l'océan où elle plongea. Elle se propulsa au fond directement, caressant le sable du bout des doigts, souriant aux tortues, et aux poissons qui la fuyaient comme si elle était un requin. Les rayons de la lune traversaient l'océan, produisant une lumière très faible, mais elle y voyait comme en plein jour. Elle remonta à la surface d'un coup de pied, puis nagea à toute vitesse vers le continent. Une fois rendue, elle renifla l'air autour d'elle, en quête d'une proie. Chasser seule lui faisait bizarre. Elle était toujours avec Jasper ou avec sa famille. Et aujourd'hui, être seule l'angoissait un peu, elle n'aimait pas ça, cela lui rappelait la période où elle errait sans but, inconsciemment en quête de son futur mari.

Ses pensées voletèrent vers Jasper alors qu'elle se mettait en chasse, courant dans la forêt au clair de lune. Elle se focalisa sur lui, sur leur futur à tous les deux, sur leurs projets. Même voir toute sa famille bien humaine ne lui faisait pas regretter son choix, leur choix. Elle ignorait encore s'ils leur en voulaient, en revanche, ou s'ils avaient compris leur choix de rester vampire. Elle comptait bien le savoir, durant cet interlude avec eux, afin d'en avoir le cœur net. S'ils refusaient de comprendre ou d'accepter... Ce serait dommage, mais elle ne dira rien. Ils en avaient le droit. Elle et Jasper pourront s'effacer de leurs vies, s'il le fallait, c'était comme ça. Elle plongea sur une autre proie, tout en imaginant Jasper courir auprès d'elle, lui tenir la main. Le sang chaud coula doucement dans sa gorge.

- Rah, non, gémit-elle, mon chemisier !

Elle frotta les tâches de sang pour les faire partir, mais ne réussit pas à effacer à grand-chose. Flûte ! Râlant encore un peu, plus pour la forme, elle reprit le chemin du retour, nageant plus profondément dans l'océan. Elle s'amusa à taquiner les requins, puis en goûta un au passage pour tester. Bof, pas terrible. Elle laissa sa victime couler, et ses congénères s'en occuper, et regagna l'île. Jasper... Il lui manquait ! Elle voulait le voir, le serrer dans ses bras, le câliner, lui faire l'amour pendant des heures, mais elle ne devait pas le distraire de sa formation. Elle rentra en marchant tranquillement, les mains dans les poches, regardant les lumières, les étoiles, les maisons. Elle ne sentait pas le froid ni la chaleur, plus rien, mais ne regrettait pas. Jasper et étaient heureux comme ça. Retrouvant la maison de Rose, elle entra et vit avec une très grande surprise la moitié de la famille debout. Hum, oui ? Elle enleva son chemisier tâché devant tout le monde sans aucune gêne, et prit un savon pour le frotter, en soutien-gorge.

- Pourquoi vous êtes tous debout, au juste ?

Elle jeta un œil à son chemisier pour évaluer l'ampleur des dégâts, puis haussa les épaules. Elle s'achètera plutôt la petite robe meeeerveilleuse qu'elle avait repéré ! Relevant la tête, elle vit sa famille un peu pâle. Ouch, ça ne leur allait plus, les nuits blanches. Bella finit par lui répondre, la voix rauque.

- Il y a eu un petit problème... Et Alec est à l'hôpital, Irina l'avait enlevé.

Alice arrêta son mouvement, regardant sa belle-sœur. Irina avait enlevé Alec ? Mais pourquoi ? Quel intérêt ? Et puis, enlever Alec... Elle grimaça, devinant la fin de l'histoire sans que personne n'ait eut besoin de la raconter. Ce n'était pas eux qui avaient emmené Alec aux urgence puisqu'ils étaient tous là. Ne restait donc qu'une possibilité. Une possibilité qu'elle ne voudrait pas devoir évoquer, mais qui était tout à fait crédible et envisageable.

- Où est Jane ?

- A l'hôpital, évidemment.

- Mais pourquoi Irina l'a enlevé ?! Et elle lui a fait quoi ? Le jour de leur anniversaire, en plus... Il y avait rien de mieux pour énerver un peu plus Aro !

Elle laissa son chemisier reposer dans l'eau, avec le savon. Irina... Elle était décédée, bien sûr ! Affronter Aro... Un jour pareil... Déjà qu'il réagissait très vite en temps normal ! Elle soupira, alors que Bella était choquée. Heu, bah quoi ? Elle tourna la tête, pour voir s'il y avait un truc louche derrière, mais rien. Hum, oui, et donc ? Elle essuya ses mains sur une serviette qui traînait, cherchant son sac du regard pour trouver un nouveau haut à se mettre, bien que rester à moitié nue devant sa famille ne la perturbait pas le moins du monde. Ils avaient connu bien pire, après tout.

- C'est leur anniversaire ? Aujourd'hui ?!

- Bah, oui ! Vous le saviez pas ? Ils ont treize ans, aujourd'hui.

Quoi que... Ouais, en fait, c'était logique qu'ils l'ignorent. Alice n'était au courant que parce que Félix avait lâché par mégarde l'info, quand ils étaient arrivés à Volterra. Et elle doutait que les jumeaux l'aient dit à qui que ce soit... Personne ne devait le savoir, à part Aro, Sulpicia, Félix et Démétri. Peut-être Marcus. Mais ça s'arrêtait là. Bon, bah, oups, tant pis, hein, ce n'était pas si grave si elle l'avait dit ! Les jumeaux n'allaient quand même pas râler si les Cullen connaissaient la date de leur anniversaire, non ?

- Treize ans... Non, on l'ignorait. Enfin, moi en tout cas.

- Heu, oui, dit-elle avec un sourire gênée en enfilant un tee-shirt. Je viens de réaliser qu'il n'y a que très peu de personnes qui le savent...C'est Félix qui l'a dit par erreur, le mois dernier. Enfin, Alec a eu quoi ?

Il était humain, si Irina lui en voulait vraiment... Les Volturi auront détruit quasiment tout le clan Denali  ! D'abord Sasha et Vasilii, puis Marie-Emmanuelle, Tanya, et cette nuit, Irina. Kate était la seule survivante, avec Eléazar et Carmen. Un clan tout entier réduit à néant, ou presque. Gloups. Elle rajusta sa tenue, détestant être mal mise, ses mèches partant dans tous les sens. Bella resta silencieuse un moment, elle aussi.

- On ne sait pas... Aro est juste venu nous prévenir et nous engueuler. Enfin... Un peu plus qu'engueuler...

- Un peu plus qu'engueuler ?

C'est à dire ? Il avait fait quoi ? Là, elle était curieuse, pour le coup, car elle imaginait mal Aro autrement que sortant ou froid, quand il donnait une conférence. Bella était gênée, cela se voyait, son regard papillonnait à droite et à gauche.

- Heu... C'est-à-dire que... Il... Tu vois le film Dracula ? Un peu comme ça... Un peu beaucoup.

Aaah, ouais, quand même ! Elle hocha la tête, souriant à moitié, imaginant bien la scène. Elle visualisait Aro avec la tenue complète du parfait vampire, les crocs en avant, la grande cape qui volait au vent... Oui, ça avait une certaine classe, quand même ! Elle s'assit avec les autres, ramenant ses jambes sou selle, près de Bella.

- Tu vas aller à l'hôpital ?

- Pas si Aro est là, dit-elle après un temps d'arrêt. Sinon, on pourrait... Je crois.

- Il va partir à un moment, répondit Alice en se concentrant sur le futur, les yeux dans le vague, tout en faisant des bouclettes dans ses cheveux avec les doigts. Alec est...

Elle ferma les yeux, pour mieux se concentrer, regarder ce qui allait se passer. Elle put enfin voir Alec, un bras dans le plâtre, une cheville aussi, des bandages... Il était dans un sale état. Sa sœur était près de lui, bien entendu, elle ne risquait pas de le lâcher d'une seule semelle après ça ! Elle plissa tout d'un coup les yeux, plus attentive.

- Elle l'a mor... Ah, non. Elle a dû juste le couper, pour boire un peu, sa blessure au visage est bizarre... Il a un bras cassé. Une cheville aussi. Oh, il pleure... ça, c'est trop bizarre. Heureusement que Jane n'a pas pu mettre la main sur Irina ! Elle a l'air, heu... Un peu furieuse.

- Epargne-nous les détails, s'il te plaît. Jane est sa sœur, c'est normal...

Alice se releva et prit Bella par la main et la ramena avec elle, la conduisant jusqu'à sa chambre, avant de l'inciter gentiment à se recoucher sous la couette. Elle s'assit sur le lit à côté d'elle, en tailleur, enlevant ses chaussures pour ne pas salir. Il faisait sombre, ici, et la peau d'Alice semblait briller au clair de lune. Elle semblait si peu humaine. Elle observa un moment le lambris des murs, l'océan qu'on voyait, par la fenêtre

- Aro s'inquiète vraiment pour eux deux, tu sais.

- J'ai cru comprendre, vu sa réaction... Mais on n'y pouvait rien, nous !

Elle se redressa un peu, alors qu'Alice restait silencieuse, se contentant d'hocher la tête. Elle commençait à comprendre un peu mieux les Volturi, à présent. Elle joua un moment avec le pendentif qu'elle portait au cou, que Jasper lui avait offert il y a déjà un siècle, pour leur tout premier anniversaire de mariage.

- Bella, toi et la famille, vous comprenez pourquoi Jasper et moi sommes restés vampires ? Pourquoi il s'entraîne à Volterra ? Et comment ça se passe ?

Elle se retourna vers elle, prenant sa bouille d'ange toute triste à laquelle personne ne résistait.

- Est-ce que je vais rester ta meilleure amie ?


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MessageSujet: Re: Prise d'otage   Sam 1 Nov 2014 - 19:50

Aïe ! Bella avait poussé un léger hurlement en tombant du lit, s’excusant auprès d’Edward pour le petit cri perçant qu’elle avait poussé sans faire exprès. Sentant ses joues s’empourprer, elle essaya de recouvrer ses esprits en se massant le coude et ses fesses. Pas de doute, elle était bel et bien redevenue humaine, pour tomber comme cela du lit et être aussi maladroite… Mais Bella avait une excuse ! Dans son rêve, elle essayait de retrouver Nessie, de la rattraper parce qu’elle ne savait trop qui lui courait après pour une raison qu’elle ignorait, elle aussi. Seulement, en tant qu’humaine, la jeune mère était beaucoup plus maladroite et avait, malencontreusement, oublié de sauter par-dessus un ravin de cinq mètres de largeur…

Bella – Désolée, bredouilla-t-elle. C’était…

Mais Bella n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’un autre cri perçant retentit, plus jeune cette fois. Jane. Sentant son cœur rater un battement à l’idée d’un autre problème qui venait de leur tomber dessus, la jeune femme lança un regard inquiet et alarmé à Edward et rejoignit directement la pièce d’où provenait le cri en manquant d’oublier de se rhabiller. Oui, bon, soit. Apparemment, Alec avait disparu, Jane l’avait cherché en vain dans toute la maison et n’avait aucune nouvelle. Alice étant partie chasser, inutile de la déranger maintenant… Resserrant ses bras sur elle-même, Bella ne dit rien, patientant alors que les autres discutaient dans leur coin et essayaient de retrouver Alec. Ou de comprendre où il avait bien pu passer, du moins.

Elle-même avait un mauvais pressentiment qu’elle s’efforçait de dissimuler pour ne pas inquiéter les autres, évitant franchement le regard de Rosalie. Pas que sa belle-sœur l’effrayait, mais… Si, en fait. Sa belle-sœur l’effrayait pour son tempérament quelque peu colérique. Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir essayé d’arranger les choses. Mais il faut croire que certaines personnes ne peuvent pas s’entendre, malgré toute la bonne volonté du monde. Et Rosalie, qui avait cherché à fuir toutes ces histoires de disparitions, de problèmes, de nuits écourtées, se retrouvait au cœur de toute cette histoire. Très franchement, Bella doutait qu’elle reste calme et ne hurle pas au moment où l’on s’y attendait le moins…

Ne pouvant rien faire de plus pour l’instant, ils se retrouvèrent tous au salon en se doutant qu’Aro était déjà prévenu depuis un moment. Depuis quand Alec avait-il disparu ? Qui l’avait enlevé ? Pourquoi Alec ne s’était-il pas défendu ? Pour pouvoir combattre le Volturi, il faut être un vampire… Et des vampires ennemis, les jumeaux devaient en avoir un sacré paquet. Restait à prier pour qu’il soit toujours vivant. Ils furent, cependant, interrompus dans leur discussion par Aro qui entra dans leur salon comme s’il vivait ici, se dirigeant droit sur Jane alors qu’il leur lança un regard exaspéré. Eh bien ? Ce n’était pas leur faute, là !

Aro – On peut vous faire confiance, décidément ! siffla-t-il en posant une main sur le front de Jane.

Ce n’est qu’à ce moment que Bella remarqua le sang sur les mains du Volturi. Qu’est-ce que… ? Mais Jane posa la question avant tout le monde, demandant ce qui s’était passé et où était Alec. Inconsciemment, la jeune mère s’était ratatinée dans son fauteuil et en essayant d’oublier l’odeur du sang – même si ce n’était que psychologique. S’évanouir pour un peu de sang, maintenant, serait risible. Elle n’avait plus été confrontée à ce dégoût depuis sa « transformation » et avait oublié à quel point elle supportait mal la présence de sang sans motivation suffisante pour surmonter cette aversion…

Aro – Il y a eu un problème, dit-il en s'essuyant. Une femme, Irina Denali, l'a torturé. Je l'ai liquidé.

… Par… Pardon ? Bella avait bien entendu, là ? Il l’avait liquidée ? Elle blêmit d’un seul coup, resserrant ses doigts sur les bras du fauteuil dans lequel elle était assise. Elle n’avait vu les Denali qu’une ou deux fois, de mémoire, et essayait de se remémorer laquelle était Irina. Se souvenant de Carmen et d’Eléazar depuis la discussion qui s’était déroulée entre eux et Carlisle, entre autres, il ne restait plus que Tanya, Irina et Katrina. Tanya, elle avait vu la photo et avait retenu qu’elle était morte. Katrina… Pas de problème, elle s’était quelque peu engueulée avec Eléazar. Donc Irina… D’accord. Elle voyait…

Et elle était morte. Ce fou furieux l’avait tuée ! Enfin, lorsque Bella le regardait, oui, pas étonnant. Il était furieux et semblait plus dangereux que jamais. Plus qu’auparavant en présence d’un Volturi, elle ne se sentait pas rassurée et avait peur, sachant qu’il pouvait les tuer en trente secondes tous autant qu’ils étaient s’il le souhaitait. Et ce, uniquement parce qu’ils n’avaient pas réussi à veiller sur ses « enfants »… D’ailleurs, il semblait vraiment les aimer, ce coup-ci. Il avait rapproché Jane de lui, comme dans un geste de parent protecteur, ce qui attendrit un peu Bella. Elle ignorait s’il les aimait réellement ou pas, s’il jouait la comédie, mais être furieux à ce point alors qu’Alec était toujours vivant…

La jeune mère reconnaitrait ce regard entre mille, l’inquiétude et la peur, la colère. Aro s’inquiétait vraiment pour eux ? Si elle n’était pas aussi terrorisée, elle serait touchée et rassurée. Oui, mais voilà, voir un vampire trois fois millénaires dans le salon, avec des airs de Dracula enragé, ça n’aide pas à se détendre. Vous pouvez le comprendre, non ?

Aro – Cette pauvre idiote s'imaginait que j'allais devoir "libérer" Eléazar et Carmen, alors qu'ils sont revenus de leur plein gré. Et pour ça, elle a torturé mon fils. Hélas, je n'ai pas pu lui rendre, je n'avais pas le temps. Si c'est comme ça que tu veilles sur ceux qu'on te confie, Carlisle...

Ah… Vu comme ça… Oui. Là, Bella comprenait mieux pourquoi Aro avait réagi aussi violemment, pourquoi il l’avait tuée sans autre forme de procès. Mais tout de même, il aurait pu l’annoncer autrement ! Non pas qu’elle-même connaissait très bien Irina, mais les autres la connaissaient et étaient attachés à elle. D’accord, apparemment, elle avait perdu la tête et était devenue folle à l’idée de se venger, surtout en fonçant dans le tas comme cela, mais ce n’était pas une raison pour annoncer la mort de quelqu’un en manquant de tact comme il venait de le faire. Et Carlisle… Carlisle qui n’y pouvait strictement rien se prenait, une fois de plus, toutes les remarques alors qu’il avait le droit de se reposer. Ce comportement abusif, le manque de tact, sa réaction lorsqu’il avait vu Jane… Tout le prouvait : Aro tenait aux jumeaux. Et pas uniquement pour leur don. Cette vérité était aussi choquante qu’elle était évidente en cet instant précis.

Aro – Viens avec moi...

Et il partit, coulant un regard qui voulait tout dire à Carlisle. Bon. Heu… Et maintenant ? Bella se sentait plus que mal à l’aise, dans ce climat, et devait bouger. Se levant maladroitement, voulant se faire oublier un peu, la jeune mère s’éclipsa dans la cuisine pour se passer un peu d’eau sur le visage. Voilà, ça allait mieux. Attrapant un verre d’eau qu’elle remplit, Bella s’installa à une chaise en patientant. Les autres ne tardèrent pas à la rejoindre, tous étant sans doute incapables de se rendormir immédiatement.

Elle allait dire quelque chose lorsqu’un courant d’air du nom d’Alice l’interrompit. Dans l’indifférence la plus totale, sa meilleure amie ôta son chemisier, se retrouvant en soutien-gorge, et commença à frotter une tache rouge – apparemment du sang – sur son chemisier blanc. « Alice », ou la personne qui a le don de se dénuder dans la cuisine sans aucune gêne alors qu’on vient d’annoncer la mort de quelqu’un et qui, pourtant, ne semble pas décalée par rapport au contexte… Elle avait le talent pour rendre un geste inapproprié on ne peut plus adéquat, chose qui avait de quoi rendre jaloux n’importe qui.

Alice – Pourquoi vous êtes tous debout, au juste ?

Bella lança un regard au reste de la famille, cherchant à savoir si quelqu’un allait se décider à parler. Se considérant comme la moins touchée par cette disparition, elle se lança en se raclant la gorge, voyant que les autres étaient tous très pâles.

Bella – Il y a eu un petit problème... dit-elle, la voix rauque. Et Alec est à l'hôpital, Irina l'avait enlevé.

Alice arrêta son mouvement et la regarda alors. Ah, enfin une réaction normale et logique. La désinvolture de sa belle-sœur avait le don de l’exaspérer, parfois, mais elle avait au moins des réactions normales lorsque les circonstances l’exigeaient. Heureusement, elle n’obligea pas Bella à expliquer le fin mot de l’histoire et le comprit d’elle-même au vu de la grimace qu’elle venait de faire. Cela épargnerait les autres, un peu du moins. Pas la peine d’entendre la même mauvaise nouvelle deux fois de suite.

Alice – Où est Jane ?

Bella – A l'hôpital, évidemment.

Alice – Mais pourquoi Irina l'a enlevé ?! Et elle lui a fait quoi ? Le jour de leur anniversaire, en plus... Il y avait rien de mieux pour énerver un peu plus Aro !

… Hein ? L’anniversaire des jumeaux ? Ils avaient un anniversaire, eux ? Bon, d’accord, c’était une question stupide mais… Enfin, les jumeaux, quoi ! Bella s’était fait à l’idée que non, ils ne grandiraient jamais. Alors, apprendre qu’ils avaient un anniversaire, qu’ils avaient un an de plus… Non, définitivement, c’était bizarre. Et très ironique, lorsque l’on y pensait. Ils avaient un an de plus, alors qu’ils avaient plus de trois cents ans en réalité. Il n’y avait vraiment qu’elle que cela choquait ? Oui ? Non ? Alice s’essuya les mains, comme si elle ne semblait pas avoir remarqué le choc de Bella face à l’annonce qu’elle venait de faire. Mieux encore, elle fouilla dans son sac. Mais enfin, elle venait de leur dire que c’était l’anniversaire des jumeaux !

Bella – C'est leur anniversaire ? Aujourd'hui ?!

Alice – Bah, oui ! Vous le saviez pas ? Ils ont treize ans, aujourd'hui.

Bella – Treize ans... Non, on l'ignorait. Enfin, moi en tout cas.

Mais Bella était presque sûre que les autres l’ignoraient aussi. Les jumeaux n’auraient jamais divulgué la date de leur anniversaire, cela ne voulait sans doute rien dire pour eux et peut-être voulaient-ils oublier qu’ils ne vieilliraient plus jamais. Enfin, ici, ils avaient dû y penser, mais aucun risque que les autres le sachent vu qu’Edward évitait de s’infiltrer dans leurs pensées depuis sa dernière expérience. Bon plan, en effet.

Alice – Heu, oui, dit-elle avec un sourire gêné en enfilant un tee-shirt. Je viens de réaliser qu'il n'y a que très peu de personnes qui le savent... C'est Félix qui l'a dit par erreur, le mois dernier. Enfin, Alec a eu quoi ?

Bella ne répondit pas tout de suite, devant digérer tout ce qu’elle venait d’apprendre. En effet, normal que personne ne soit vraiment au courant de cet anniversaire. Quant à Alec… Aro avait dit quoi, déjà ? Restant silencieuse un moment, elle réfléchit, cherchant dans sa mémoire. Mais non, le chef des Volturi ne leur avait rien appris à propos de l’état d’Alec, sinon qu’il était à l’hôpital.

Bella – On ne sait pas... Aro est juste venu nous prévenir et nous engueuler. Enfin... Un peu plus qu'engueuler...

Alice – Un peu plus qu'engueuler ?

Bella grimaça, hésitant à continuer. Devait-elle vraiment préciser comment Aro s’était pointé dans le salon ? Très honnêtement, elle n’avait pas envie d’y repenser. Entre ses yeux rouges, son teint blafard, son air furieux et dangereux, ses vêtements, ses cheveux longs et noirs qui lui tombaient sur les épaules… Peut-être son effet avait-il été décuplé parce que Bella était humaine, mais elle n’avait jamais eu aussi peur. Enfin, si, lorsqu’elle l’avait vu pour la première fois, à Volterra. Elle était sûre d’une chose, à présent : plus loin elle se trouvait du chef des Volturi, mieux elle se sentait. Et là, savoir qu’il allait revenir… Gloups. Mal à l’aise, elle répondit après un long moment :

Bella – Heu... C'est-à-dire que... Il... Tu vois le film Dracula ? Un peu comme ça... Un peu beaucoup.

Alice hocha la tête et… sourit. Bella ouvrit de gros yeux, hallucinant. Elle souriait ! Non mais eh, oh, allô, on parle d’Aro, là ! Aro qui s’était transformé en Dracula-horriblement-effrayant-et-furieux et qui comptait revenir pour parler ! La jeune mère suivit Alice du regard lorsqu’elle s’assit avec eux, à côté d’elle. Elle n’était pas choquée ? Pas effrayée ? Même pas un peu ? Cette fille était désespérante… Et pourtant, Bella l’adorait. Dieu sait à quel point elle l’adorait, et c’était ça le pire.

Alice – Tu vas aller à l'hôpital ?

Bella – Pas si Aro est là, dit-elle après un temps d'arrêt, toujours choquée. Sinon, on pourrait... Je crois.

Alice – Il va partir à un moment, répondit Alice en se concentrant sur le futur, les yeux dans le vague, tout en faisant des bouclettes dans ses cheveux avec les doigts. Alec est...

Bella attendit, étant habituée à voir sa meilleure amie perdre le contact avec la réalité. Elle y avait été confrontée très tôt avec James lorsqu’ils avaient dû lui échapper – et qu’elle s’était jetée dans ses bras un peu bêtement, mais passons. Elle ne fit donc pas attention et se concentra sur son verre plus pour avoir quelque chose à regarder que pour trouver une véritable occupation. Oui, Bella était inquiète pour Alec, mais il n’était pas mort sinon Aro aurait réagi autrement avec eux. Peut-être les aurait-ils simplement tué, d’ailleurs… Grimaçant, la jeune mère sortit de ses pensées lorsqu’Alice reprit la parole.

Alice – Elle l'a mor... Ah, non. Elle a dû juste le couper, pour boire un peu, sa blessure au visage est bizarre... Il a un bras cassé. Une cheville aussi. Oh, il pleure... ça, c'est trop bizarre. Heureusement que Jane n'a pas pu mettre la main sur Irina ! Elle a l'air, heu... Un peu furieuse.

Furieuse ? Sans blague… Tout le monde savait qu’en touchant Alec, on touchait Jane et on s’exposait à de très graves conséquences. Si la Volturi avait été vampire, Bella ne doutait pas une seule seconde qu’elle serait allée régler le cas d’Irina elle-même et qu’elle l’aurait fait souffrir le plus possible. Heu, oups, Edward. S’efforçant de penser à autre chose, elle se concentra sur les autres paroles d’Alice. Et le regretta aussitôt. Pitié, pas de détails, Bella n’était plus aussi solide qu’avant de ce côté-là et était un tantinet plus fragile, quand même…

Bella – Epargne-nous les détails, s'il te plaît. Jane est sa sœur, c'est normal...

Sans comprendre pourquoi, Bella fut contrainte de suivre Alice qui s’était redressée et qui lui avait pris la main, laissant les autres là. Heu ? Elle avait dit une bêtise ? Elles arrivèrent dans sa chambre et elle se recoucha dans le lit, méfiante. Qu’est-ce qu’Alice avait derrière la tête, au juste ? Lorsqu’elle se mettait à agir comme cela… Réfléchissant à ses dernières paroles, Bella patienta sans comprendre ce qu’elle avait pu dire.

Elle observait Alice, incroyablement belle et gracieuse dans cet environnement. Elle était assise en tailleur à côté d’elle et n’avait, pour l’instant, rien dit. Sa peau brillait au clair de lune, reflétant sa nature vampirique plus que jamais, mais ne la rendant pas plus dangereuse pour autant. Bella n’avait pas peur, elle était habituée et avait l’impression de se retrouver projetée deux ou trois ans en arrière.

Alice – Aro s'inquiète vraiment pour eux deux, tu sais.

Bella – J'ai cru comprendre, vu sa réaction... Mais on n'y pouvait rien, nous !

Et c’était vrai, ils n’avaient rien à se reprocher, ils étaient humains et avaient besoin de dormir. D’accord, Aro pouvait être furieux, mais qu’il ne leur rejette pas la faute dessus. Bella se redressa un peu, regardant Alice jouer avec un pendentif qu’elle avait autour du cou. Ce collier, elle l’avait toujours vu sur sa meilleure amie et devinait, sans difficulté, qui le lui avait offert. Mais qu’elle joue avec son pendentif de la sorte ne rassurait pas du tout la jeune humaine… L’intention d’Alice devenait de plus en plus évidente, et Bella voulait éviter de parler de cela. Mais peut-être s’inquiétait-elle pour rien, peut-être sa belle-sœur avait-elle des intentions totalement différentes ?

Alice – Bella, toi et la famille, vous comprenez pourquoi Jasper et moi sommes restés vampires ? Pourquoi il s'entraîne à Volterra ? Et comment ça se passe ?

… Ou pas. Bella lança un regard noir à Alice, se sentant piégée. C’est ce que l’on appelle, communément, un coup bas ! Elle n’avait pas le droit, n’avait-elle aucune pitié pour sa meilleure amie ? Enfin, quoi, la piéger comme cela, l’emmener dans la chambre à l’écart en restant mystérieuse… En cet instant précis, Bella maudissait sa belle-sœur, l’insultant mentalement de tous les noms. Elle n’avait pas le droit de lui poser cette question ! Et puis, qu’est-ce qu’elle en savait, elle ? C’était bas. Affreusement bas. Pire encore, Alice en rajouta une couche avec sa tête à laquelle personne ne résistait… Elle était odieuse ! Un peu de cœur, quoi…

Alice – Est-ce que je vais rester ta meilleure amie ?

Bella – Quoi ?! s’exclama-t-elle aussitôt en se redressant complètement. Mais Alice, comment peux-tu me poser une question pareille ?! Evidemment, tu vas rester ma meilleure amie ! Alice, enfin, tu…

Bella se tut, poussant un soupir, piquée au vif. Comment pouvait-elle penser qu’elle ne serait plus sa meilleure amie ?! Elles ne se voyaient pas, avant, elles ont même perdu le contact pendant plus de six mois, ne s’envoyaient aucune nouvelles, rien du tout. Et Bella était humaine. Alors comment Alice pouvait-elle penser une t… Alice ! Elle l’avait fait exprès ! La foudroyant du regard, la jeune mère resta muette un moment, cherchant comment esquiver les autres questions. C’était horrible, comme tactique !

Evidemment, Bella allait réagir à une telle question, évidemment, elle répondrait sans réfléchir et serait choquée, et évidemment, une fois qu’elle avait répondu à l’une des questions, elle ne pouvait plus s’esquiver concernant les autres questions… C’était, encore une fois, un coup bas. Soit sa belle-sœur avait côtoyé Edward trop longtemps, soit ils avaient été frère et sœur dans une autre vie, ce n’était pas possible autrement. Bon. Et maintenant ? Inutile de chercher à fuir, elle avait déjà commencé à parler… Se laissant retomber sur son oreiller, Bella reprit d’une voix lourde de reproches :

Bella – Je retire ce que j’ai dit. Je te déteste. Et je te déteste encore plus parce que tu es ma meilleure amie et que je ne pourrai jamais t’en vouloir longtemps ! lâcha-t-elle en la frappant avec l’oreiller qui était à côté d’elle.

Bella se mit, elle aussi, en tailleur en restant sous la couverture. Elle attrapa les mains de sa meilleure amie, indifférente au contact froid qui aurait surpris n’importe qui en temps normal. Elle était habituée et le fait d’être redevenue humaine ne changerait rien. Elle poussa un nouveau soupir et réfléchit aux questions d’Alice pour lui répondre sans faire de gaffe. S’ils comprenaient ? Oui… En tout cas, Bella comprenait. Quant à ce qu’il faisait là-bas… Elle n’en savait rien mais comprenait que Jasper s’entraîne à Volterra. Qui de mieux que les Volturi pour l’aider à maîtriser son don ?

Bella – Moi, je comprends, dit-elle après un moment. Je ne veux pas me prononcer pour les autres, mais je t’assure que ça ne change rien pour moi. J’ai peur de vous perdre, oui… Je n’ai jamais été très proche de Jasper, mais je l’apprécie et je l’admire, même, quand je vois son sang-froid. Bon, je ne vais pas te dire que son don ne m’agace pas… Mais maintenant, pour ce que ça change…

Bella fit un geste las de la main, montrant que cela lui était égal. Se retrouver à dire une telle chose était bizarre, mais il fallait bien l’avouer. Et, de toute façon, elle doutait que Jasper revienne ici un jour… Sauf s’il apprenait à maîtriser sa soif à Volterra aussi, ce qui ne serait pas plus mal. Bella n’avait pas envie de couper tout contact à cause de leur nature. Pas avec eux, même si Alice et Jasper avaient toujours été différents des autres Cullen.

Bella – Je comprends pourquoi il est parti s’entraîner. Je ne te cache pas que ça m’inquiète de vous savoir là-bas, surtout lui qui y passe ses journées… Mais il en a besoin. Quand je l’ai retrouvé dans la forêt, que j’ai voulu l’aider, j’ai bien vu qu’il allait mal et qu’il ne contrôlait plus rien.

Bella s’interrompit un bref instant, les images de cet épisode lui revenant en tête malgré elle. Elle aurait voulu les oublier, oublier à quel point son manque de contrôle n’avait fait qu’aggraver l’état de son beau-frère alors qu’elle était partie pour l’aider. Mais soit, ce qui est fait est fait. Regardant sa meilleure amie dans les yeux, Bella rajouta sur le ton de la confidence :

Bella – Et toi non plus, je ne veux pas te perdre. Je sais qu’on va vieillir, que vous resterez jeunes éternellement… Mais ça ne me dérange pas. Si ça dérange les autres, peu importe, mais je veux vous revoir. Quitte à devoir m’emmitoufler dans un manteau énorme pour vous retrouver au Pôle Nord. Je ne peux pas vivre sans vous… Oui, on va avoir une famille, sûrement d’autres enfants Edward et moi, oui, la vie va changer. Mais je ne veux pas que nos choix nous séparent…


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May Chang

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MessageSujet: Re: Prise d'otage   Jeu 27 Nov 2014 - 12:22

– Quoi ?! s’exclama-t-elle aussitôt en se redressant complètement. Mais Alice, comment peux-tu me poser une question pareille ?! Evidemment, tu vas rester ma meilleure amie ! Alice, enfin, tu…

Bien sûr qu'elle pouvait poser une question pareille ! C'était l'évidence même, de s'inquiéter de cela... Depuis des années, Alice observait et côtoyait les humains avec ses frères et sœurs, riant avec eux, partageant toute une vie, une vie qui étaient alors inaccessible pour eux. Mais ce n'était plus le cas aujourd'hui... Maintenant, les humains qu'Alice allait observer, c'était eux, c'était ceux qu'elle avait considéré comme sa famille. Ils seront bien loin de toutes les préoccupations habituelles des vampires, alors comment pourrait-elle ne pas avoir peur de les perdre ? C'était une question légitime ! Avec tous les changements, elle avait eu peur qu'ils... Qu'ils les rejettent, voilà tout. Que la cassure entre les deux mondes soit trop forte, trop définitive. Cela avait déjà commencé. Elle n'avait plus le même rythme qu'eux, plus les mêmes besoins. Ils mangeaient en famille, alors qu'elle partait chasser, comme un véritable animal sauvage.

Bella lui jeta tout à coup un regard noir, et Alice écarquilla les yeux, interloquée. Eh, elle n'avait rien dit ! Pourquoi elle la fixait comme ça ? Elle chercha ce qu'elle avait dit ou fait, décontenancée. A part demander ce qui lui pesait sur le cœur depuis plus d'un mois, elle ne voyait pas ce qui pouvait rendre Bella furieuse. Elle ne voulait pas parler de ça ? Ou elle regrettait ce qu'elle venait de lui dire ? Peut-être qu'en réalité, elle ne le pensait pas, et voulait lui faire comprendre... Le cœur mort de la lutine se serra. Ainsi, c'était comme ça. Très bien, s'ils ne pouvaient pas accepter, elle ne les embêtera plus. Elle avait fait son choix et n'y reviendra pas. Jasper et elle continueront ensemble, comme ils avaient commencé. Leur passage chez les Cullen aura été agréable, bien que court. Refermant son expression, elle prépara mentalement son itinéraire pour retourner en Italie, rejoindre Jasper. Elle voulait se réfugier dans ses bras pour se consoler, pour qu'il puisse lui dire qu'au moins, ils auront de beaux souvenirs et qu'elle n'avait rien à regretter.

– Je retire ce que j’ai dit. Je te déteste. Et je te déteste encore plus parce que tu es ma meilleure amie et que je ne pourrai jamais t’en vouloir longtemps !

Lui en vouloir parce qu'elle avait posé la question ? Hein ? Alice la regarda se mettre en tailleur et lui prendre les mains, sans plus rien comprendre, cette fois. Elle qui était prête à partir dix secondes plus tôt se ravisa, ses yeux brillant d'une lueur assez triste. Bella songeait quoi, au final ? Si Jasper était là, il aurait pu l'aider, la soutenir. Lui dire que non, tout allait bien, qu'elle se faisait des idées. Elle regarda Bella droit dans les yeux, attendant, simplement, avec la peur de regretter de lui avoir dit ce qu'elle pensait. Elle était même un peu vexée. Elle n'avait jamais réagit comme ça lorsque Bella lui confiait ses doutes, n'aurait jamais osé y penser. Et lorsque c'était son tour, son amie ne se gênait pas.

– Moi, je comprends, dit-elle après un moment. Je ne veux pas me prononcer pour les autres, mais je t’assure que ça ne change rien pour moi. J’ai peur de vous perdre, oui… Je n’ai jamais été très proche de Jasper, mais je l’apprécie et je l’admire, même, quand je vois son sang-froid. Bon, je ne vais pas te dire que son don ne m’agace pas… Mais maintenant, pour ce que ça change…

Elle fit un vague geste de la main, alors qu'Alice plissait les yeux. Mais pourquoi lui avait-elle crié dessus si, au final, elle comprenait ? Enfin, peu importe, du moment qu'elle comprenait. Cela enlevait un grand poids du cœur d'Alice, lui arrachant même un minuscule sourire. Elle espérait que le reste de la famille pensait la même chose. Étrange, elle avait vécue des dizaines d'années avec eux, mais avait peur qu'ils les oublient. Ou était-ce normal ? Ils disparaîtront comme ils étaient venus, en un souffle, sans avertissement.

– Je comprends pourquoi il est parti s’entraîner. Je ne te cache pas que ça m’inquiète de vous savoir là-bas, surtout lui qui y passe ses journées… Mais il en a besoin. Quand je l’ai retrouvé dans la forêt, que j’ai voulu l’aider, j’ai bien vu qu’il allait mal et qu’il ne contrôlait plus rien.

Elle ne devrait pas s'inquiéter pour Jasper... Il allait déjà mieux, Alice le voyait bien. Au début, elle avait bien évidemment été très mal à l'aise, mais la surprise avait vite remplacé le reste. Vu de l'intérieur, le clan était déjà beaucoup plus normal qu'il n'apparaissait en public. Et surtout, Caïus avait pris les choses en main sans s'énerver une seule fois, sans hurler, sans brusquer son mari. Il s'était révélé un bon mentor, ce qui avait complètement choqué Alice durant plus d'une semaine. Quand au reste du clan... Elle avait peu de contact avec eux. Elle parlait surtout avec Félix, qu'elle connaissait déjà, et un peu avec sa femme, Jade. Qui elle, en revanche, était exactement pareille en privé qu'en publique. Survoltée, intenable, féroce, et tout ce qui s'ensuit. La fameuse tueuse de Roumains. Elle était néanmoins la seule à comprendre le choix d'être végétarien, puisqu'elle l'avait été elle-même.

– Et toi non plus, je ne veux pas te perdre. Je sais qu’on va vieillir, que vous resterez jeunes éternellement… Mais ça ne me dérange pas. Si ça dérange les autres, peu importe, mais je veux vous revoir. Quitte à devoir m’emmitoufler dans un manteau énorme pour vous retrouver au Pôle Nord. Je ne peux pas vivre sans vous… Oui, on va avoir une famille, sûrement d’autres enfants Edward et moi, oui, la vie va changer. Mais je ne veux pas que nos choix nous séparent…

Alice sourit doucement, le regard brillant. Elle était un peu rassurée, à présent. Tous ces changements étaient très soudains, surtout pour elle qui était accoutumée à un rythme assez lent, mais soit, elle devra s'y faire. Au moins pour garder le contact avec sa famille, qui vivra plus vite. Elle récupéra ses mains, jouant avec fil qui dépassait de son pantalon, un peu abîmé durant la chasse. Elle entendit les petites allaient se recoucher, discutant à voix basse entre elles, et Rose les pousser à aller dormir. Les autres parlaient encore, dans le salon, elle les entendait chuchoter.

– Jasper se sent mieux là-bas, confia-t-elle à Bella, dans un murmure. Caïus s'est révélé être un bon mentor, et je ne l'airais jamais cru si je ne l'avais pas vu. De l'intérieur, en privé je veux dire, ils ont une vie plus... Plus normale, qui ressemble à la nôtre, même s'ils n'ont pas de contact avec les humains, à part Aro. Je parle surtout avec Félix, quand Jasper s'entraîne. On discute de pleins de trucs... Il parle beaucoup des jumeaux, ils lui manquent. Des fois, avec Jasper, on sort courir et chasser, pour se détendre.

Ce qui était assez rare, car quasiment tout le temps de son mari était pris par son entraînement avec Caïus. la plupart du temps, elle chassait toute seule, ou avec Jade, qui en profitait pour faire un tour et renouer avec ses anciennes habitudes, le temps d'une heure. Elle eut un faible sourire, repensant à la jeune fille sautant sur le dos de Félix pour l'embrasser dans le cou.

– Ce n'est pas une vie si désagréable une fois quand on y est intégré. C'est même plutôt bien. En tout cas, Jasper se sent mieux. Il parle plus, il sourit parfois, et pas juste avec moi. Personne ne rejette son don, ou n'en a peur, vu qu'il y a là-bas d'autres dons, et certains bien plus puissants. On fait parti des plus jeunes, tu sais. Les gardes plus vieux ont tendance à protéger un peu plus les jeunes, j'ai vite remarqué ça.

Elle se tut à nouveau, jouant toujours avec le fil, puis sourit à Bella.

– Mais bon, je resterais choquée longtemps d'avoir vu que Caïus est un bon prof.


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Prise d'otage   Mer 3 Déc 2014 - 17:35

Alice semblait rassurée, convaincue peut-être, et ne semblait plus s’inquiéter comme lors de son arrivée. Comment avait-elle pu imaginer que Bella la rejetterait ? Elles étaient amies. Elle était sa meilleur amie. La seule personne à qui elle avait pu parler, même indirectement, lorsqu’ils étaient tous partis sans plus donner signe de vie durant des mois. Certes, Alice était le contraire de Bella sur bien des points de vue : elle était pétillante, adorait la mode, n’avait pas peur de l’avenir… En temps normal, si la jeune mère ne s’était même pas approchée d’Edward, peut-être n’auraient-elles jamais parlé ensemble.

Mais maintenant, elles avaient noué contact, tissé des liens très forts – en tout cas, en ce qui concernait Bella – et ces liens n’étaient pas près de se rompre. Elle n’imaginait pas une vie sans Alice, sans cette amie et grande sœur qui trouvait toujours les mots justes et qui savait la booster lorsqu’il le fallait. Oui, les autres étaient là, mais ce n’était pas la même chose. Et puis… C’était Alice, quoi ! Elle restait vampire, d’accord, et après ? Elles s’étaient connues dans la même situation, pas la peine d’en faire tout un plat. Bella l’observa jouer avec un fil de son pantalon, témoignant d’une chasse avant d’être venue par ici.

Alice – Jasper se sent mieux là-bas, confia-t-elle à Bella, dans un murmure. Caïus s'est révélé être un bon mentor, et je ne l'aurais jamais cru si je ne l'avais pas vu. De l'intérieur, en privé je veux dire, ils ont une vie plus... Plus normale, qui ressemble à la nôtre, même s'ils n'ont pas de contact avec les humains, à part Aro. Je parle surtout avec Félix, quand Jasper s'entraîne. On discute de pleins de trucs... Il parle beaucoup des jumeaux, ils lui manquent. Des fois, avec Jasper, on sort courir et chasser, pour se détendre.

Caïus… LE Caïus ? Un bon mentor ? Celui qui râle tout le temps, qui n’avait pas tenu une minute avant de la traumatiser la première fois qu’elle l’avait vu ? CE Caïus ? Non, non, elle avait dû mal entendre. Oui, voilà, Alice avait sûrement dit « Gaïus » ou « Caisé » ou… N’importe quoi, mais quelque chose dans le genre. Un autre vampire, sans doute. Parce que le Caïus avec des cheveux blonds, qui avait traumatisé Alec et Jane et adorait torturer les gens… Non. Non, c’était impossible, tout simplement.

Le reste n’avait pas choqué Bella. Elle savait que les Volturi étaient « normaux » à l’intérieur du clan, qu’ils avaient des activités similaires à celles qu’avaient les Cullen. Les seules différences étaient leur régime et leurs activités ponctuelles comme les entraînements et les « sorties » pour régler les problèmes. En dehors de cela, ils étaient normaux… Si Alec ne lui avait pas montré de photos ou de vidéos, jamais Bella ne l’aurait cru. En tout cas, elle aurait eu du mal à croire ce qu’Alice avançait sans preuve et aurait pensé qu’elle essayait juste de démystifier le clan pour… elle ne savait quelle raison. Peut-être pour montrer que la vie là-bas n’était pas terrible, en fin de compte.

Alice – Ce n'est pas une vie si désagréable une fois quand on y est intégré. C'est même plutôt bien. En tout cas, Jasper se sent mieux. Il parle plus, il sourit parfois, et pas juste avec moi. Personne ne rejette son don, ou n'en a peur, vu qu'il y a là-bas d'autres dons, et certains bien plus puissants. On fait parti des plus jeunes, tu sais. Les gardes plus vieux ont tendance à protéger un peu plus les jeunes, j'ai vite remarqué ça.

Bella sourit à Alice, rassurée de les savoir si bien là-bas, qu’ils ne regrettaient pas leur choix et qu’ils s’accommodaient de ce rythme de vie. Cependant, une chose la dérangeait. Sa belle-sœur parlait de tout cela, décrivait Jasper qui se sentait mieux, qui souriait, elle-même ne semblait pas s’ennuyer tant que cela malgré les absences de son mari. Lorsqu’elle l’entendait parler de cette manière, Bella craignait que ce ne soit elle qui allait partir, qui leur en voulait d’avoir fait ce choix, qu’elle ne les comprenait pas. Son sourire se fanant quelque peu, elle se contenta de regarder distraitement le fil avec lequel jouait Alice, réfléchissant. Il fallait qu’elle lui demande…

Alice – Mais bon, je resterais choquée longtemps d'avoir vu que Caïus est un bon prof.

Ah… Heu. Donc c’était bien Caïus ? Lui, un bon prof ? Elle se moquait d’elle, c’est ça ? Mais Caïus, quoi ! Comment pouvait-il avoir la patience d’entraîner quelqu’un, de le former, alors qu’il hurlait sur les jumeaux à tout bout de champ parce qu’ils avaient eu besoin d’air ? Bella ignorait tout du clan, exception faite des photos et vidéos montrées par Alec, en plus des quelques anecdotes l’heure durant laquelle ils étaient restés tous les deux, dans une bulle à part. Mais Caïus… Caïus ! Lui, un bon professeur.

Bella – On parle bien du même Caïus ? Celui avec des cheveux blancs, une mine renfrognée, toujours en colère, impatient, qui est venu traumatiser les jumeaux dès qu’ils sont redevenus humains ? Pour le reste, d’accord, je te crois. Alec m’a montré des photos et des vidéos, je sais que le clan est différent « à l’intérieur ». Mais Caïus, un bon prof ? Alice, Caïus, quoi ! Comment peut-il être patient à ce point-là ? Si tu me dis que Jasper se sent bien là-bas, c’est que oui, tout se passe bien, mais…

Bella ne termina pas sa phrase, ne sachant que dire. A la place, elle fit une grimace exprimant son état de choc, son incompréhension, comme si elle n’y croyait pas une seule seconde. Bon, elle était forcée d’y croire si Jasper souriait vraiment aux autres, s’il était heureux là-bas alors qu’il avait toujours été mal à l’aise ici, mais il lui faudrait du temps avant d’assimiler ce détail. Et encore, quel détail…

Mais pour l’instant, ce n’était pas le plus important. Elle voulait savoir, être rassurée ou, au contraire, être fixée. Se mordant les lèvres, cherchant ses mots, Bella resta silencieuse un instant et se mit automatiquement à jouer avec ses mains. Comment poser cette question ? Comment le dire sans que sa meilleure amie croie qu’elle lui en voulait ou qu’elle avait peur ? S’ils voulaient rester là-bas, elle devait le respecter, un point c’est tout. Réalisant soudain qu’elle jouait avec ses mains, Bella arrêta en évitant soigneusement le regard d’Alice. Ce geste la trahissait toujours, pourquoi continuait-elle ?! Bon, eh bien, autant se jeter à l’eau maintenant.

Bella – Alice… commença-t-elle d’une petite voix, redressant la tête. Est-ce que… Est-ce que vous, vous comprenez notre choix ? Je ne t’en veux pas, je comprends que vous soyez restés vampires, mais je me demande si vous comprenez que nous, on ait choisi de redevenir humains.

Bella fit une pause, de plus en plus mal à l’aise, faisant un effort surhumain pour ne pas rajouter « Oublie ce que j’ai dit » et continuer sur sa lancée. Allez, elle avait osé lui poser sa question, alors elle-même devait faire la même chose.

Bella – Ne te fâche pas, je veux seulement savoir. Quand je t’entends parler de ce que vous vivez là-bas, je… J’ai l’impression que vous adorez cette vie. Que c’est même mieux que ce que vous avez connu ici. Je sais, vous êtes différents des autres, toi-même, tu as été la première à me sauter au cou alors qu’on ne se connaissait que depuis deux minutes. Mais ici, vous… Est-ce que vous comptez rester là-bas ?


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MessageSujet: Re: Prise d'otage   Jeu 4 Déc 2014 - 11:11

Elle se demandait comment cela se passait, en ce moment-même, pour son mari. Depuis une semaine ou deux, ils avaient encore plus soif que de coutume quand ils buvaient du sang animal. Elle mettait sur le compte d'être touchée par les odeurs de sang humain à chaque "repas" au château, mais Jasper était plus inquiet, quand à ce phénomène. Enfin, ce n'était pas si grave, cela ne l'empêchait pas de se donner à fond. Et pour elle, c'était tout ce qui comptait, qu'il se sente mieux ! Elle avait cru mourir d'inquiétude, tous ces jours où il était resté à l'écart, allongé par terre, en essayant de ne croiser personne sinon elle... Mais aujourd'hui, il apprenait à maîtriser son don, à le développer, le tout avec des vampires qui se contrôlaient à la perfection, et c'était bien ça le plus important ! Elle n'avait jamais osé le dire de but en blanc à sa famille, mais très souvent, elle aurait voulu leur hurler de faire un minimum plus attention, que ce n'était quand même pas si difficile, et mieux, que c'était une question de respect ! Au moins, à Volterra, il n'y avait pas ce problème-là, même si Jasper était en plein entraînement. Les gardes avaient un tel mode de vie qu'ils restaient maîtres d'eux en toute circonstance, à part les grands gamins comme Félix, ou les gardes plus jeunes, qui étaient de toute façon tempérés par leurs aînés.

– On parle bien du même Caïus ? Celui avec des cheveux blancs, une mine renfrognée, toujours en colère, impatient, qui est venu traumatiser les jumeaux dès qu’ils sont redevenus humains ? Pour le reste, d’accord, je te crois. Alec m’a montré des photos et des vidéos, je sais que le clan est différent « à l’intérieur ». Mais Caïus, un bon prof ? Alice, Caïus, quoi ! Comment peut-il être patient à ce point-là ? Si tu me dis que Jasper se sent bien là-bas, c’est que oui, tout se passe bien, mais…

Alice eu un petit sourire, en réponse à la grimace de sa meilleure amie. Elle ne comprenait pas non plus, de toute façon ! Pourquoi le vieux vampire avait accepté d'aider Jasper, pourquoi et comment il pouvait être si patient, comment pouvait-il être un bon prof, elle n'avait aucune réponse à ces questions, et ce n'était pas faute d'avoir cherché ! Enfin, ce n'était pas si grave, au final. Du moment que Jasper s'en sortait, c'était le plus important. Il était solide, plus qu'on ne pouvait l'imaginer, et avec une volonté très forte. Elle était persuadée qu'il parviendra à s'améliorer, ça ne pouvait pas se passer autrement ! Elle eut un sourire amoureux en songeant à leurs prochaines retrouvailles. Elle lui sautera dessus pour l'embrasser et le serrer dans ses bras, et ils partiront courir et chasser ensemble, main dans la main. Ils passeront l'éternité ensemble, comme elle en rêvait.

Peut-être devrait-elle s'entraîner, elle aussi, pour pousser son don ? Ce serait formidable de pouvoir commander ses visions à volonté, sur qui ou ce qu'elle voulait ! Peut-être était-ce un rêve totalement irréalisable, mais il faisait bon d'y songer. Enfin, ce n'était pas pour tout de suite, et elle ignorait comment faire. Elle nota mentalement de demander tout de même à Aro, car il devait être la seule personne au monde à savoir comment fonctionnait son esprit. Peut-être pourrait-il lui indiquer comment faire ? Mais pas tout de suite, hein. Elle savait qu'il avait déjà pas mal de trucs à régler depuis la fin de la pandémie.

– Alice… commença-t-elle d’une petite voix, redressant la tête. Est-ce que… Est-ce que vous, vous comprenez notre choix ? Je ne t’en veux pas, je comprends que vous soyez restés vampires, mais je me demande si vous comprenez que nous, on ait choisi de redevenir humains.

Elle hocha la tête en souriant, presque distraitement. Bah oui, bien sûr ! Elle avait vu ce que tout le monde allait faire dès le début, ainsi que toutes les discussions que chaque couple allait avoir. Elle avait vu les peurs et les doutes de chacun, ce qu'ils avaient avoué à leur conjoint, ainsi que les projets d'avenir. Puis, à Volterra, lorsqu'elle s'ennuyait, elle avait scruter l'avenir de chacun des membres de sa famille. Bella et Rosalie allaient être mères en même temps. Et Esmée juste un peu plus tard ! Une petite fille, puis deux garçons. Elle n'avait pas encore vu les prénoms, rien n'était fixé. Tiens, et Carlisle allait changer de couleur de cheveux, aussi. Tant mieux, il allait paraître un peu plus âgé comme ça, et il pourra s'en aider dans son métier.

– Ne te fâche pas, je veux seulement savoir. Quand je t’entends parler de ce que vous vivez là-bas, je… J’ai l’impression que vous adorez cette vie. Que c’est même mieux que ce que vous avez connu ici. Je sais, vous êtes différents des autres, toi-même, tu as été la première à me sauter au cou alors qu’on ne se connaissait que depuis deux minutes. Mais ici, vous… Est-ce que vous comptez rester là-bas ?

Alice perdit son sourire rêveur et tourna la tête vers Bella. Rester ? Où ça ? Elle... Ah. Rester à Volterra ? La jeune vampire se rallongea à côté de Bella, s'adossant sur une pile d'oreillers, silencieuse pour le moment. Rester là-bas ? Elle n'avait jamais envisagé cette option, mais... Elle revit Jasper, souriant et détendu. Puis Jasper, toujours, à la villa blanche, sur ses gardes et distant. Deux lieux, deux natures identiques, et pourtant, deux situations si différentes.

– Tu sais, j'ai vu la conversation que tu as eu avec Edward, donc je sais déjà pourquoi tu es redevenue humaine. Et ça, bien sûr que je le comprends ! C'est logique, tu as perdu des trucs dans ta vie humaine, tu la regrettes, donc tu le redeviens. Pareil pour Edward, Esmée, Carlisle, Rose... Tous les vampires qui ont des regrets et qui ont eu le choix l'ont fait, c'est normal.

Elle reprit son souffle une minute, rejouant de nouveau avec le fil solitaire, le tordant entre ses doigts fins et glacés, si pâles qu'ils en semblaient très blancs, à la lueur de la lune.

– Pour moi, la vie à Volterra n'est ni mieux ni pire qu'à Forks, Bella. Les deux me plaisent, et je suis très heureuse comme ça. Pour Jasper, je ne vais pas te mentir. Bien sûr qu'il se sent mieux là-bas, pour la simple et bonne raison qu'il n'a pas besoin de faire des efforts surhumains pour ne pas être malade. Alors que le clan, la famille Cullen... Sans vouloir te vexer, aucun de vous ne faisait un minimum attention, et il a toujours eu du mal à cause de ça. Mais là-bas, il peut s'autoriser à vivre sans être sans-cesse sur le qui-vive.

Elle avait parlé d'une voix très douce, pour compenser la dureté de ses paroles, et le reproche qui s'y dissimulait. Elle savait qu'aucun membre de la famille n'avait fait exprès de rendre Jasper malade. Mais ils étaient trop jeunes, trop pris dans leur propre existence et soucis... Les Volturi formaient bien plus un bloc, unis et calme. Notamment grâce au pouvoir de Chelsea, mais aussi grâce au commandement d'Aro, qui veillait à la stabilité de son clan.

– Quant à rester là-bas, je n'en sais rien. On y reviendra parfois, même si on n'y vit pas. Il y a des gardes vraiment sympas, en plus de Félix. Ils ont même un psy. Le mari de Renata, qui peut effacer tout une partie de la mémoire des gens. J'ai parlé un peu avec lui, il fait parti de ceux qui sortent le plus. Il va même soigner des humains en ville.

Elle se redressa d'un geste vif puis soupira, moitié amusée, et moitié confuse.

– Entre ça, et un autre qui peut devenir invisible... On ne fait pas tâche dans le décor.


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Prise d'otage   Dim 7 Déc 2014 - 20:22

Alice – Tu sais, j'ai vu la conversation que tu as eu avec Edward, donc je sais déjà pourquoi tu es redevenue humaine. Et ça, bien sûr que je le comprends ! C'est logique, tu as perdu des trucs dans ta vie humaine, tu la regrettes, donc tu le redeviens. Pareil pour Edward, Esmée, Carlisle, Rose... Tous les vampires qui ont des regrets et qui ont eu le choix l'ont fait, c'est normal.

Les paroles d’Alice enlevèrent un poids considérable à Bella, comme si elle n’avait attendu que cela depuis le début, comme si la seule « permission » - même si elle était passée - pouvait compenser leur changement de nature et tout ce que cela impliquait. Elle n’avait pas envie de perdre sa meilleure amie, de perdre tout ce qui s’était passé, tout ce qu’elles avaient construit pour une simple question de choix. Après tout, dès le premier jour, elles avaient été différentes. Au final, ce n’était qu’un retour à la « normale », n’est-ce pas ? Ils évoluaient, mais elle avait toujours besoin d’Alice. Et cela ne changera jamais, quoi qu’en pensent les autres.

Alice – Pour moi, la vie à Volterra n'est ni mieux ni pire qu'à Forks, Bella. Les deux me plaisent, et je suis très heureuse comme ça. Pour Jasper, je ne vais pas te mentir. Bien sûr qu'il se sent mieux là-bas, pour la simple et bonne raison qu'il n'a pas besoin de faire des efforts surhumains pour ne pas être malade. Alors que le clan, la famille Cullen... Sans vouloir te vexer, aucun de vous ne faisait un minimum attention, et il a toujours eu du mal à cause de ça. Mais là-bas, il peut s'autoriser à vivre sans être sans-cesse sur le qui-vive.

Le ton d’Alice avait beau être plus doux, Bella ne put s’empêcher de baisser la tête. Ces reproches, même à moitié dissimulés grâce à sa voix douce, étaient justifiés, fondés, et personne ne pouvait le nier. La jeune mère elle-même avait voulu aider son beau-frère, le soutenir, le pousser à aller parler à Carlisle lorsqu’il était plus mal que jamais… Et au final, elle n’avait fait qu’aggraver les choses, rendant la situation encore plus catastrophique. Par sa seule présence, par le seul fait de se trouver à côté de lui parce qu’elle n’était pas fichue de se contrôler.

Comment pouvoir lui en vouloir ? Bella appréciait sincèrement Jasper et elle s’en voulait encore du coup qu’elle avait fait lorsqu’elle avait cherché à leur échapper. C’était bas, odieux et elle ne s’était même pas reconnue sur le coup. Mettre mal à l’aise son futur beau-frère, le rendre malade et manquer de provoquer la mort de plusieurs personnes ou un sérieux accident… Tout ça pour sauver sa mère. Qui n’avait même pas été enlevée, au final. Jamais elle n’avait vu Jasper s’énerver, et elle avait bien de la chance qu’il ne soit pas rancunier à ce niveau-là, mais cet événement prouvait ce qu’Alice venait de dire. Bon, au début, Bella ne le connaissait pas… Mais après ? Qu’est-ce qui l’empêchait de faire des efforts ? Se mordant les lèvres, elle resta silencieuse, écoutant Alice.

Alice – Quant à rester là-bas, je n'en sais rien. On y reviendra parfois, même si on n'y vit pas. Il y a des gardes vraiment sympas, en plus de Félix. Ils ont même un psy. Le mari de Renata, qui peut effacer tout une partie de la mémoire des gens. J'ai parlé un peu avec lui, il fait parti de ceux qui sortent le plus. Il va même soigner des humains en ville.

Et elle n’avait pas peur qu’il s’en prenne à elle ? Qu’il efface des éléments de sa mémoire sans qu’elle ne le veuille et qu’ainsi, il la pousse à rester à Volterra ? Pas que Bella se méfie, hein, mais un peu quand même. Oui, elle comprenait que Jasper se sente mieux là-bas, oui, elle comprenait qu’ils décident d’y revenir parfois. Mais côtoyer de trop près quelqu’un qui a la capacité de vous effacer une partie de votre mémoire… Non, merci, sans façon. Alice se redressa soudain, d’un geste vif avec un air mi-amusé, mi-confus. Heu ?

Alice – Entre ça, et un autre qui peut devenir invisible... On ne fait pas tâche dans le décor.

Bella – Vous ne faisiez pas tache dans le décor, ici non plus, dit-elle avec un sourire triste.

Plus que jamais, Bella avait l’impression qu’ils ne s’étaient jamais sentis bien ici. Elle ne pouvait pas les critiquer là-dessus, elle-même se sentait encore étrangère parfois, comme une enfant à qui on doit tout apprendre. Cette impression s’était un peu atténuée à force de discussions, de temps passé au sein de la famille et d’évolution mais elle persistait encore parfois. Bella ne saurait dire pourquoi, sans doute son comportement y était-il pour quelque chose, cependant elle préférait éviter d’y penser lorsqu’Edward, Carlisle ou n’importe qui d’autre trainait dans le coin. Poussant un soupir, Bella reprit :

Bella – Vous avez vos dons, oui, mais toute la famille est particulière… De ce que j’ai vu depuis que je vous connais, du moins, tout ce que j’ai appris, vécu, entendu… Je comprends que Jasper se sente mieux là-bas. Nous n’avons fait aucun effort, moi la première, mais je ne pensais pas que… Je n’ai pas réfléchi et je réagis souvent trop « à l’instinct ». Même quand j’ai voulu l’aider, ça n’a fait qu’aggraver les choses, donc je ne vais certainement pas lui en vouloir s’il cherche à éviter qui que ce soit.

Bella failli demander si Jasper lui en voulait mais elle préférait ne pas savoir. De toute manière, il n’était plus là et, si Alice lui faisait un tel reproche, c’était sans doute pour une raison fondée. Ils avaient peut-être décidé de rester là-bas, ou peut-être préférait-elle justifier leurs futures absences, ou… un truc du genre. Quoi qu’il en soit, Bella n’avait pas envie de rester sur une note triste pour ne pas gâcher les rares moments qu’elles passaient ensemble. Il était tard, ou plutôt très tôt, mais elle ne ressentait aucune fatigue et voulait continuer à lui parler, à avoir de ses nouvelles, à savoir comment elle vivait à Volterra, si tout allait bien. Estimant qu’il était plus que temps de passer à un autre sujet, Bella rajouta après une courte pause :

Bella – On change de sujet, d’accord ? Tu m’as dit qu’un membre du clan pouvait… « effacer » une partie de la mémoire des gens ? Mais tu n’as pas peur qu’il te fasse oublier des choses ou des personnes ou qu’ils te poussent à te croire comme l’une des leurs, à cause de ça ?

Bella s’interrompit un instant, imaginant Alice en Volturi, se représentant sa meilleure amie dans ce décor, à faire subir aux autres membres du clan italien ses caprices concernant la mode et ses lubies. Les pauvres. Vraiment, les pauvres. Souriant, la jeune mère demanda :

Bella – S’ils arrivent à te faire changer, tu me promets que tu leur imposeras une de tes envies shopping ? Je ne veux pas être la seule à subir tout ça, je suis très bien avec mes vêtements. Et mes chaussures. Et ma coiffure. Et sans maquillage. Alors, pas touche ! Par contre, sur eux, vas-y, je suis même prête à t’offrir le cadeau de tes rêves si tu arrives à relooker les trois frères.


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May Chang

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MessageSujet: Re: Prise d'otage   Jeu 11 Déc 2014 - 21:51

– Vous ne faisiez pas tache dans le décor, ici non plus.

Alice lui fit un sourire lumineux pour la remercier. C'était très gentil de dire ça ! Et elle espérait que c'était vrai. Les vampires avec des dons bizarres/puissants/rares/curieux/rayez la mention inutile avaient tendance à être rejetés par leurs pairs. Par peur, méfiance, ou elle ne savait trop quoi. Elle n'avait pas vécu ça avec les Cullen, mais avec bien d'autres vampires, si. Cela ne la gênait pas trop, et Jasper avait malheureusement l'habitude. Toujours assise en tailleur, elle se balançait légèrement d'avant en en arrière, comme une petite fille impatiente qui voudrait courir dehors pour jouer. Elle était bien sûr très contente de passer les fêtes de Noël avec toute la famille - même si cela ne voulait plus rien dire pour elle - mais elle devait avouer que Jasper lui manquait. Elle voulait le revoir, se blottir contre lui, lui faire l'amour toute la nuit, et courir avec lui sous les étoiles. Il était l'amour de sa vie, s'éloigner de lui revenait à la priver d'air et de soleil. Elle eut un petit soupir, écho à celui que Bella poussa juste après. Son Jasper... Elle lui adressa une bonne centaine de baisers amoureux par la pensée, avec émotion.

– Vous avez vos dons, oui, mais toute la famille est particulière… De ce que j’ai vu depuis que je vous connais, du moins, tout ce que j’ai appris, vécu, entendu… Je comprends que Jasper se sente mieux là-bas. Nous n’avons fait aucun effort, moi la première, mais je ne pensais pas que… Je n’ai pas réfléchi et je réagis souvent trop « à l’instinct ». Même quand j’ai voulu l’aider, ça n’a fait qu’aggraver les choses, donc je ne vais certainement pas lui en vouloir s’il cherche à éviter qui que ce soit.

Mais il ne cherchait pas à éviter tout le monde ! Il apprenait à se contrôler, en ce moment-même, et il reviendra les voir avec Alice lorsqu'il ira mieux. Elle savait qu'il s'en sortira, il était beaucoup plus solide qu'on ne peut le croire en le voyant ! Et puis, avec Caïus comme mentor, il ne pouvait pas perdre, c'était évident. Bon, elle-même ne voudrait pas spécialement subir un tel entraînement. Pas qu'elle doutait d'avoir les capacités, mais sans doute pas la volonté, ni la féroce envie d'augmenter son pouvoir. Elle se trouvait bien comme cela, pourquoi s'acharner pour obtenir plus ?

– On change de sujet, d’accord ? Tu m’as dit qu’un membre du clan pouvait… « effacer » une partie de la mémoire des gens ? Mais tu n’as pas peur qu’il te fasse oublier des choses ou des personnes ou qu’ils te poussent à te croire comme l’une des leurs, à cause de ça ?

Elle faillit éclater de rire, tant elle trouvait l'idée incongrue. Enrick, faire ça ? Impossible ! Déjà, il n'agissait que sur ordre d'Aro, et on le voyait rarement au château. Il avait beaucoup de patients humains, et lorsqu'il avait du temps libre, il le passait à bécoter sa femme. Pas son genre de préparer ce genre de plans ! En plus, ce n'était pas un grand crétin vicieux. Il était très sérieux, mais quand même plus détendu que la plupart des gardes, et pouvait parler de dizaines d'auteurs qui avaient écrit sur la psychologie et la psychanalyse. Il était intelligent, ce type, même si parfois, Alice ne comprenait rien à ce qu'il racontait. Elle s'était toujours demandé comment il était arrivé dans le clan.

–  S’ils arrivent à te faire changer, tu me promets que tu leur imposeras une de tes envies shopping ? Je ne veux pas être la seule à subir tout ça, je suis très bien avec mes vêtements. Et mes chaussures. Et ma coiffure. Et sans maquillage. Alors, pas touche ! Par contre, sur eux, vas-y, je suis même prête à t’offrir le cadeau de tes rêves si tu arrives à relooker les trois frères.

– Je suis déjà presque sûre de réussir un jour à pousser Aro à couper ses cheveux, sourit-elle d'un air malicieux. Mais pour le reste, pas besoin de faire grand-chose, tu sais ! Ils savent très bien se fringuer, je suis presque jalouse. Puis, t'en fais pas.

Elle se redressa puis fit un rapide bisou sur le front de Bella avec un sourire rassurant, avant de revenir à sa position initiale.

– Enrick passe sa vie dans son cabinet à Volterra. Il est psy, et il ne peut pas s'empêcher de rencontrer plein de patients pour les aider. Il est très attaché aux humains, et il doit bien être le seul. Pas le genre à faire de coups foireux. Bon, j'avoue, je ne suis pas tout quand il se met à parler de Freud ou de je ne sais qui, j'y connais rien, moi !

Elle éclata d'un rire léger, puis sauta du lit pour se remettre debout, toujours dynamique.

– je te laisse, Edward va revenir. Bonne nuit.

Elle fila vers la porte et partit, aussi brève qu'un souffle, après un dernier signe de la main.


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