Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Fouille au château

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MessageSujet: Fouille au château   Mer 29 Oct 2014 - 18:57

Jalyn s'agenouilla pour tirer le sac de voyage qu'elle avait glissé sous son lit à l'hôtel, et en tira une sacoche noire, assez lourde, qu'elle emportant toujours avec elle. Souvenir d'enfance, pour ainsi dire.... Cela appartenait à son père, depuis qu'il avait débuté son travail comme gardien de prison. Elle ouvrit la sacoche, dévoilant une arme en pièces détachées. Elle s'assit à table pour la monter, avec des gestes précautionneux et délicats. Elle savait s'en servir, son père avait eu le temps de lui apprendre avant de mourir. Elle prit les balles et les inséra dans le chargeur, les yeux plissés, se demandant si elle aurait vraiment besoin de tirer. Mais on est jamais trop prudent... Elle en pouvait pas se permettre d'entrer dans ce château désarmée. En plus de cette arme, elle emmenait aussi un couteau à cran d'arrêt, et une petite bombe de gaz lacrymogène. Elle se méfiait des habitants de ce château comme de la peste, et prenait ses dispositions !

Elle se prépara avec un soin très particulier, s'habillant en prenant soin de laisser la crosse de son pistolet dissimulée par sa veste, mais en s'arrangeant pour pouvoir l'attraper facilement en cas de besoin. Elle attacha ses cheveux en une queue-de-cheval, serrant son pantacourt et ses chaussures. Elle réussira ! Elle était persuadée que la moitié de la Mafia Italienne se planquait dans ce château, et si elle trouvait des preuves, elle pourra les dénoncer à Interpol et tous les faire arrêter ! Elle eut un sourire mauvais, et jeta un sac à dos sur ses épaules, réajustant débardeur, veste, pantacourt, et tennis de course. Elle s'étira, fit un ou deux assouplissements, puis se dirigea vers le château, marchant dans les rues bondées de Volterra, en plein soleil.

Touriste -Wonderful ! s'exclama un couple de touristes en entrant devant elle dans le hall d'accueil.

Elle se glissa derrière eux, répondant au large sourire que lui offrit la secrétaire. Elle était dans la place ! Elle paya sa place avec quelques euros, sautillant presque sur-place, observant discrètement les alentours. A la première occasion, elle prendra la poudre d'escampette pour visiter à sa façon, c'était promis. Elle remarqua une très belle femme qui attendait que tout le monde soit prêt. Sans doute la guide du château. Whouaah, superbe tour de poitrine ! Jalyn aimait les femmes, et ce détail suffit à l'émoustiller. Elle attendit, puis débuta la visite avec les autres. L'endroit était nettement plus grand que ce qu'elle avait cru. Elle prit deux photos, discrètement, puis se mit peu à peu à l'écart du groupe, restant en arrière. Sale Mafia ! Mais elle allait les avoir ! Elle suivit puis ils entrèrent dans une grande salle avec plein de personnes dedans. Les portes se refermèrent derrière eux, et l'un des types s'approcha pour leur souhaiter la bienvenue.

Un frisson l'agita, et elle eut un mauvais pressentiment. Quelque chose se tramait. Elle était au cœur du repaire des mafieux Italiens, des monstres ! Elle posa une main sur la crosse de son pistolet, puis le dégaina tout à coup, le pointant sur la tête de celui qui semblait être le chef, et lui hurla de ne toucher à personne. Tout le monde se retourna pour la regarder, l'air choqué et ébahi, et les touristes s'écartèrent d'un coup largement d'elle, en voyant son arme. Elle s'efforça de ne pas trembler, bien campée sur ses deux jambes, sans se soucier du silence incroyable qui était tombé. Elle redressa la tête, le regard brillant. Pas la peine d'avoir peur, ce n'était que quelques mafieux ! Elle allait appeler la police, et ils allaient tous êtres arrêtés ! Elle sursauta tout à coup en voyant du coin de l'œil le psychologue qu'elle avait déjà rencontré en ville, et lui jeta un regard haineux. Il était des leurs ?! Elle repointa de nouveau son arme sur le type en face d'elle, un mec blond et trapu.

- Vous êtes un monstre ! s'écria-t-elle. Combien de personnes avez-vous tué pour votre propre intérêt ?! Et ces gens-là, vous comptiez aussi les tuer ?! Vous n'êtes qu'un gros malade, bon à enfermer !

Elle reprit son souffle, ses joues se colorant de rouge, alors qu'elle resserrait sa prise sur son arme. Elle mourrait d'envie de lui tirer dessus, mais pas encore, pas tout de suite, seulement s'il bougeait le moindre orteil.

- Alors ?! Vous n'avouez même pas que vous piégez des gens ici pour les assassiner, juste par cruauté ou sadisme ?! C'est votre seul loisir dans la vie ?! Trouvez-vous d'autres occupations, comme teindre vos affreux cheveux blancs !

Il fit un mouvement, et elle sursauta, lui tirant dessus par pur réflexe. La balle fit un ricochet, abîmant juste sa veste au niveau du cœur. Elle écarquilla les yeux, son cœur ratant un battement sous l'effet de la surprise, alors qu'elle ouvrait grand la bouche. Un silence de mort s'écrasa sur la salle, alors qu'elle abaissait son arme, soufflée, secouée, les yeux rivés sur le trou de la veste.

- Pourquoi vous êtes même pas mort ... ?
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Damon Raven

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MessageSujet: Re: Fouille au château   Mer 29 Oct 2014 - 20:17

Caïus s'était installé dans un large fauteuil de sa chambre, les yeux fermés, pour savourer un doux air de musique symphonique, alors que sa femme avait posé sa tête sur son épaule, un léger sourire aux lèvres. ce genre de moment à deux se faisait rare, ces temps derniers, et il en profitait. Orlin était parti il ne savait où dans le château, ses parents étaient donc tout à fait tranquilles, rien qu'eux deux, dans un moment de douceur et de calme. Il serra Athenodora contre lui, passant une main dans son cou pour lui caresser la nuque. Elle sourit de plus belle et l'embrassa, avant de se caler de nouveau contre lui. On était le vingt Décembre, et Aro avait pris l'avion, pour régler il ne savait quoi au Brésil, et aussi pour l'anniversaire de ses deux morveux. Perdre du temps pour ça, franchement ! Mais soit, qu'il fasse ce qu'il veut, au moins, Caïus n'avait pas eu besoin de l'accompagner, cette fois. Il reposa la tête sur le siège, touchant de la joue les cheveux de sa douce femme, humant son parfum. Il la rehaussa contre lui, avec un sourire taquin.

- On est seuls, murmura-t-il. Seuls, avec du temps pour nous deux...

Il l'embrassa longuement, une main derrière sa nuque, goûtant son odeur, la douceur de ses lèvres, sa beauté toujours aussi envoûtante. Cette femme était un oasis constant de bonheur pour lui. Il caressa son corps, tout en continuant de l'embraser, en oubliant le reste du monde. Il aurait bien poussé plus loin, mais Aro n'étant pas là, c'était à lui d'accueillir le repas qui allait bientôt arriver. Quel dommage... Il se détacha à regret de sa femme, déçu de ne pouvoir défaire lentement tous les boutons de sa robe et l'allonger sur leur lit pour la combler comme elle le méritait.

- Je reviens plus tard, lui dit-il en lui prenant un autre baiser.

Il quitta leur chambre, puis descendit les escaliers, enfilant une veste noire toute neuve qui lui allait plutôt bien. Il se rendit à la salle des trônes, croisant en chemin Marcus qui avait l'air de partir à l’échafaud. Ensemble, ils entrèrent et s'assirent, attendant le repas. Les gardes arrivèrent peu à peu, puis les bruits et souffles des premiers humains se firent entendre. Il tapota des doigts sur l'accoudoir de son fauteuil, patientant, regrettant tout de même qu'Aro soit absent, car lui n'aimait guère faire la causette, même pour deux minutes. Le groupe entra quelques minutes plus tard, accompagné par Heidi. Caïus se leva avec un léger sourire puis leur souhaita la bienvenue, ayant pour une fois hâte d'en finir pour retrouver sa femme.

Alors qu'il s'apprêtait à donner le signal pour manger, une des humaines du groupe pointa tout à coup une arme sur lui en hurlant de ne toucher à personne. Il haussa les sourcils, bouche entrouverte, en penchant légèrement la tête pour mieux l'observer. Plaît-il ? Heidi avait ramenée une demeurée ? Ce n'était jamais un sang très bon, ce genre de personnes... Il plissa les yeux, observant plus attentivement le visage de la fille. Il l'avait déjà vue, mais où ? Il réfléchit un court instant, puis se souvint. Mais bien sûr, c'était la sale petite emmerdeuse de Forks, celle qui avait osé se pointer jusqu'en Italie ! Enrick leur avait dit l'avoir vu. Jalyn... Il n'oubliait pas le nom de ses ennemis. Ou futurs cobayes.

Jalyn - Vous êtes un monstre ! s'écria-t-elle. Combien de personnes avez-vous tué pour votre propre intérêt ?! Et ces gens-là, vous comptiez aussi les tuer ?! Vous n'êtes qu'un gros malade, bon à enfermer !

Il retint un sourire. Elle avait du cran, la morveuse ! Oser faire ça, ici, alors qu'elle devait bien se douter qu'ils étaient dangereux et puissants. Si seulement elle pouvait se rendre compte du marasme dans lequel elle se plongeait tête la première... Tous les gardes semblaient hésiter entre l'ahurissement, ou éclater de rire. Seul Félix, au fond de la salle, avait déjà fait son choix, ses épaules secoués de gros tremblements alors qu'il plaquait une main devant sa bouche pour ne pas faire de bruit. Hum, les personnes comme ça étaient rares, cette fille en avait dans le ventre. Alors alors, comment allait-il jouer un peu avec ? Ce serait dommage de l'éliminer tout de suite, il voudrait la tester d'abord.

Jalyn - Alors ?! Vous n'avouez même pas que vous piégez des gens ici pour les assassiner, juste par cruauté ou sadisme ?! C'est votre seul loisir dans la vie ?! Trouvez-vous d'autres occupations, comme teindre vos affreux cheveux blancs !

Il retint un grognement d'agacement et fit un pas vers elle. Elle tira tout à coup, et il vit la balle ricocher sur lui. Sur sa veste. Sa veste toute neuve, offerte par Aro, qui avait désormais un trou. Il regarda le trou, puis Jalyn qui avait pâlit. Elle venait bien de lui tirer dessus, il n'avait pas rêvé ? Le silence était presque effroyable, et tout le monde avait reculé, gardes comme humains. Il la fixa, les dents serrées. Elle. Avait. Abîmé. Sa veste. Pauvre petite morveuse...

Jalyn - Pourquoi vous êtes même pas mort ... ?

- A ton avis ? répliqua-t-il d'un ton très calme et égal en retirant sa veste pour examiner le trou. Emmerdeuse à Forks, soit, mais je ne pensais pas que tu aurais le culot de venir ici.

Il jeta le vêtement sur son siège, avec un soupir. Bon, par quoi allait-il commencer, avec elle ? Se rendant compte que les autres humains étaient toujours là, serrés les uns contre les autres, il fit un signe vers eux en jetant un regard agacé vers ses gardes.

- Qu'est-ce que vous attendez, le déluge ?!

Il y eut aussitôt un brusque mouvement, et les cris commencèrent. Il n'y prêta pas la moindre attention, se retrouvant en moins d'une seconde près de Jalyn, dressé de toute sa hauteur à un centimètre d'elle. Il lui arracha son arme et la jeta plus loin, avant de la saisir d'une main par le cou, et de faire glisser sa main libre sur sa joue. Elle avait une bonne odeur, et il appréciait de voir des personnes avec un peu de cran. Il se pencha vers elle, observant ses yeux chocolat, tout en se passant la langue sur les lèvres. Alors, on ne bougeait plus ? Il lui laissa tout loisir de contempler ses yeux très rouges et avides de sang.

- Tu aboies plus que tu ne mords, ma pauvre chérie, murmura-t-il. N'as-tu toujours pas compris ce que je suis ? Regarde-moi bien. Vois-tu ce qui t'attends ?

Il mit sa seconde main sur une artère de son cou, en suivant le tracé. Jolies veines, bien fournies et riches ! Ce sera si délicieux à croquer. Il eut un ricanement, alors que les victimes humaines tombaient autour d'eux. Elle ne fera pas parti des décédés aujourd'hui... Ou du moins, pas de la même façon que le déjeuner.

- Qu'en dis-tu ? Et si m'occupais moi-même de mordre ton joli petit cou ? Veux-tu que je sois ton créateur ? Nous serons ainsi lié, ma chère, tu serais la première que je transformerais...

Il avait envie de s'amuser. Se redressant, il la traîna lui-même dans une autre section du château, puis la jeta dans une chambre vide, au milieu d'autres appartements de gardes. Il ricana comme un monstre, heureux de sa pâleur, de sa peur, de sa panique.

- Réfléchis bien, ma grande ! C'est ça ou te torturer pendant des heures, puis retourner à Forks se débarrasser de tous tes proches. Ce qui n'arrivera pas si tu acceptes d'être ma création... A plus tard.

Il referma la porte en la claquant derrière lui puis en la verrouillant, avec un rire satisfait.


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MessageSujet: Re: Fouille au château   Ven 31 Oct 2014 - 13:53

Type blond - A ton avis ? répliqua-t-il d'un ton très calme et égal en retirant sa veste pour examiner le trou. Emmerdeuse à Forks, soit, mais je ne pensais pas que tu aurais le culot de venir ici.

Il n'était pas mort. Il n'était pas mort. Il n'était pas mort ! Elle en était si choquée qu'elle ne parvint pas à intégrer tout de suite ce qu'il avait rajouté par la suite. "Emmerdeuse à Forks"... Quoi ? Comment ça ? Qu'avait-elle fait à Forks ?! Et qu'est-ce cela avait à voir avec la mafia Italienne ? Elle n'avait rien fait ! Il y a avait juste eu cette vague histoire avec une pauvre fille à l'hôpital, mais c'est tout. Et elle... Non, ça n'avait sûrement rien à voir avec ça. Elle vit alors le regard du type, des yeux rouges. Rouges. Ses mains se crispèrent sur son arme, et elle trembla de plus belle. Il jeta sa veste sur un siège, puis fit un signe vers les autres touristes, derrière elle. Jalyn voulut bouger, leur crier de fuir, mais elle était toujours tétanisée, suffoquée d'avoir vu une balle frapper un homme sans même le blesser. Il n'était pas mort ! Ou... Un horrible soupçon s'insinua en elle, mais elle le rejeta de toutes ses forces. C'était impossible ! On n'était pas dans un roman mais dans la vraie vie.

Type blond - Qu'est-ce que vous attendez, le déluge ?!

Les gens hurlèrent tout à coup, mais Jalyn n'eut ni le temps de se retourner, ni de faire quoi que ce soit, une main glaciale attrapa brutalement son cou. Elle ouvrit la bouche pour hurler mais manqua d'air, alors que son arme lui était arrachée. L'homme blond était quasiment collé à elle, elle pouvait sentir le froid brutal de sa peau, les ondes de haine qu'il transmettait. Terrorisée, elle croisa son regard carmin, ses mains crispées sur le bras qui la retenait pour tenter de lui faire lâcher prise. Elle ne voyait plus rien d'autre que lui, mais pouvait entendre les gens mourir autour d'elle. C'était un cauchemar. Un pur cauchemar. Il fit glisser ses doigts sur sa joue, alors qu'elle se liquéfiait sur-place. Elle ne s'était jamais autant senti en danger de toute son existence, d'autant plus qu'elle acceptait maintenant ce q'elle avait en face d'elle. Tout s'éclairait. Elle comprenait à présent tous les trucs bizarres qu'elle avait découvert. Les frères à l'origine de la fondation de Volterra, ce n'étaient pas les ancêtres des habitants de ce château. C'était les même personnes ! Elle avait en face d'elle un type ayant vécu des centaines d'années. Elle déglutit, souhaitant presque se retrouver à la place des personnes qu'on assassinait près d'elle.

Vampire - Tu aboies plus que tu ne mords, ma pauvre chérie, murmura-t-il. N'as-tu toujours pas compris ce que je suis ? Regarde-moi bien. Vois-tu ce qui t'attends ?

S'il existait vraiment un Dieu quelque part, il serait vraiment très aimable de bien vouloir l'aider et ainsi sauver une âme innocente de la damnation éternelle ! Même un tout petit coup de main, ce serait très gentil, merci beaucoup. Elle faillit pleurer lorsqu'il toucha son cou, persuadée qu'il allait la mordre dans les deux minutes qui suivent. Autour d'eux, le calme revenait petit à peu, et l'odeur du sang était très lourde, même pour elle, bien humaine. Cependant, elle avait des soucis un tantinet plus urgent que le dégoût, provoqué par l'odeur. Rien de grave, hein, juste un vampire qui était un peu trop intéressé par ses veines. Adieu, monde cruel...

Vampire - Qu'en dis-tu ? Et si m'occupais moi-même de mordre ton joli petit cou ? Veux-tu que je sois ton créateur ? Nous serons ainsi lié, ma chère, tu serais la première que je transformerais...

La perspective de se retrouver liée avec un vampire d'elle ne savait quel âge n'était pas pour la réjouir, encore moins si elle était vraiment la première ! Elle eut un hoquet de terreur lorsqu'il la saisit par le bras pour la traîner avec lui. Les humains étaient morts. Tous. Et on se débarrassait déjà des corps. Les autres vampires la regardèrent, jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Dieu ne l'avait pas écouté. Elle allait mourir ici, c'était sûr et certain ! Le blond la traîna jusqu'à une chambre où il la jeta. Elle se réceptionna brutalement, affolée et terrorisée. Des vampires. Elle était dans un château rempli de vampires ! La Mafia Italienne lui paraissait d'un coup très innocente et angélique, en comparaison ! Elle se retourna, le cœur au bord des lèvres, alors que son bourreau ricanait. Si le moindre petit trou se présentait à elle, elle se jetterait dedans sans hésiter une seconde.

Vampire - Réfléchis bien, ma grande ! C'est ça ou te torturer pendant des heures, puis retourner à Forks se débarrasser de tous tes proches. Ce qui n'arrivera pas si tu acceptes d'être ma création... A plus tard.

Elle blêmit, alors qu'il claquait la porte et la verrouillait. Les jambes coupées, elle se laissa glisser au sol et se prit la tête entre les mains. Du calme. du calme. Ne surtout pas sombrer dans une crise de panique ou de démence ! Elle se força à prendre de longues et fortes inspirations, une main sur le cœur, l'autre par terre pour s'appuyer. Là, là, du calme, touuut va bien. Tout va bien, oui, pas de quoi s'en faire. Elle était simplement en train de mettre en danger la vie de tous ses proches, et la sienne, accessoirement. Elle se releva en tremblant comme une feuille, titubant avant de s'asseoir sur le bord du lit.

- Il ose appeler ça un choix, marmonna-t-elle en passant une main dans ses cheveux. Rah !

Elle se releva d'un bond et courut jusqu'à la porte. C'est bon, elle acceptait ! Comme si elle avait choix... Elle ignorait dans quoi elle mettait les pieds, pour quoi elle s'engageait, ce qu'elle allait devenir, mais elle ne voulait pas que sa mère ou Calypso meurent. Elle allait appeler lorsqu'un sanglot l'étouffa. Elle posa sa tête contre la porte, tremblante, pleurant sur sa vie, son humanité qu'elle allait perdre, sur Calypso, sur tout. Au bout d'un moment, elle voulut frapper, mais son petit coup se mua en coup de poing, alors que la colère la traversait comme une flèche, comme un poison violent.

- C'est bon ! hurla-t-elle. Oh, Dracula, si vous êtes toujours là, c'est bon, j'accepte !

Elle recula, presque jusqu'au lit, attendant qu'il revienne, essuyant brusquement ses larmes de la main. On se calme, maintenant, et on fait face ! Elle ne se laissait jamais abattre, jamais.

- Par contre, pour que je sois liée à vous, allez crever !
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Damon Raven

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MessageSujet: Re: Fouille au château   Jeu 27 Nov 2014 - 15:28

Caïus retourna en moins d'une minute récupérer sa veste, puis revint dans la section Ouest, où se trouvaient presque toutes les chambres. Son frère était revenu à une de ses activités favorites, se planter devant une fenêtre quelconque à regarder dehors, l'air impassible, inexpressif, le regard complètement vide, très droit, silencieux, totalement indifférent à tout ce qui pouvait se passer autour de lui. Pendant longtemps, ce comportement avait mis Caïus sur les nerfs comme jamais, tant il avait horreur de ça. C'était quand même flippant ! Voir un Marcus comme ça, plus grand qu'eux, si fermé au monde, au détour d'un couloir, c'était angoissant, autant le dire platement. Bien sûr, il avait pu s'habituer, depuis le temps, mais il avait toujours horreur de voir son frère se planter dans un coin comme ça. N'avait-il pas mieux à faire, maintenant qu'il avait une femme et une fille ? Mais soit, il fallait croire que même Renée ne pouvait effacer ainsi des siècles et des siècles de déprime profonde et violente. Caïus soupira, rejoignant son frère à la fenêtre, portant sa veste gâchée en boudant. C'était un cadeau d'Aro, enfin !

Et en parlant d'Aro, quand allait-il revenir ? Le plus jeune des trois frères avaient beau râler lors des missions ennuyantes ou stupides, maugréer contre tout et tout le monde, il ressentait tout de même un vide quand lui et Marcus restaient au château alors que leur frère n'y était pas. Il était le pilier de ce clan, il veillait sur eux depuis le début, ce qui faisait que Caïus détestait le savoir trop loin. Il avait besoin de le voir, de l'entendre arriver, les rejoindre pour discuter ou travailler. Il s'attendait presque à le voir arriver, au détour d'un couloir, alors qu'il savait qu'il était loin. S'occuper des affaires du clan, et de ses gosses. Caïus lâcha un long soupir, maugréant. Arriverait-il à mieux les supporter, s'ils grandissaient ? Il savait que cela ferait plaisir à Aro, mais les apprécier, eux... Tss. Si son frère y tenait, il fera un effort. Mais plus tard, pas tant qu'ils auront des têtes de gamins pré-pubères. Néanmoins, il parvenait à comprendre pourquoi son frère s'était attaché à eux ainsi. Il avait regretté de ne pas avoir d'enfants, comme Marcus. Caïus savait qu'il s'était beaucoup amusé, quand les deux gosses étaient devenu vampires, à leur apprendre à lire et écrire, comme un véritable père.

- J'espère qu'Aro va rentrer assez vite, dit-il à Marcus, appuyé contre le mur.

Si leur frère compensait de n'avoir jamais été père grâce aux jumeaux, soit, c'était son choix. Ce désir d'enfants restera assez flou et incompréhensible pour Caïus. Lui n'avait adopté Orlin que pour faire plaisir à Athenodora, rien de plus ! Jamais il n'avait rêvé d'être père, d'avoir un gosse à élever et câliner. Ce n'était certainement pas pour lui ! Il n'avait pas la fibre paternelle, point final. Il préférait largement avoir un bon élève à entraîner plutôt qu'un fils ou une fille à se fourrer dans ses jambes. Il posa sa veste sur le rebord de la fenêtre, puis entendit un petit bruit sec, tout à coup, comme si quelqu'un avait frappé un mur ou une porte, juste avant que la voix rageuse de la petite Jalyn ne s'élève.

Jalyn - C'est bon ! hurla-t-elle. Oh, Dracula, si vous êtes toujours là, c'est bon, j'accepte !

Tiens, il avait bien faillit l'oublier, celle-là, tant il s'était préoccupé d'autre chose. Dracula... Caïus connaissait le film, mais il ne voyait pas en quoi on pouvait le comparer avec le Roumain ! Dracula avait certes une certaine classe, mais il était aussi un imbécile trop romantique. Rien à voir avec lui ! Il sourit néanmoins, peu étonné que la gamine ait accepté aussi vite. Elle avait finalement un petit instinct de survie ! Mais elle faisait bien de se décider vite, Caïus étant très lunatique, il changeait d'humeur à une vitesse folle, et aurait très bien pu être pris par l'envie de la torturer dès ce soir.

Jalyn - Par contre, pour que je sois liée à vous, allez crever !

- Comme si elle avait le choix, soupira Caïus en jetant un coup d'œil à son frère, qui avait tourné la tête après le premier hurlement. Aucun vampire ne peut oublier son créateur. Cela fait parti de nos gênes. Mais soit, elle comprendra assez vite. Excuse-moi une minute.

Il retourna à la chambre où il avait enfermé la gamine, souriant et détendu. Elle avait pleuré, il le voyait bien, et son cœur battait à une vitesse folle. Elle pourra faire une très bonne combattante, avec un peu d'entraînement et de pratique, elle en avait assez dans le ventre pour ça. Il sourit de plus belle en s'approchant d'elle, l'attrapant pour la relever, puis dégageant ses cheveux de son cou frêle.

- Dracula est un mythe, dit-il en lui penchant la tête, dévoilant ses crocs. Mais un clan de vampires Roumains a bien existé. On te racontera.

Il se pencha, puis la mordit d'un petit cou sec, enfonçant ses dents dans ses jolies veine,s mordant pour aspirer son sang. Il ne resta ainsi que deux ou trois minutes, le temps de lui transmettre le maximum de venin, puis se détacha d'elle, passant la langue ses lèvres pour récupérer les gouttes de sang qui y restaient. Délicieux ! Il la laissa retomber en travers du lit, alors qu'elle commençait à hurler. La laissant agoniser et mourir, il retourna près de son frère, tout à fait détendu. Une petite garde plus dans le clan. A elle de s'arranger, à présent, pour passer le cap de sa première année.


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