Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Par pitié, papa, écoute-moi !

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Riza Mustang

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MessageSujet: Par pitié, papa, écoute-moi !   Mar 2 Déc 2014 - 22:32

Jasper et Alice devaient venir leur rendre visite aujourd’hui. Malgré l’impatience que ressentait Bella, une pointe d’anxiété naissait en elle, grandissait, se répandait dans tout son corps pour une raison qu’elle ignorait. Elle avait vu Alice à de nombreuses reprises, sa meilleure amie n’était pas une étrangère à ses yeux. Pour Jasper, en revanche… Ils ne l’avaient plus vu depuis longtemps. Très longtemps. Il suivait un entraînement à Volterra pour se former, contrôler son don, chose que Bella avait comprise naturellement. Mais ne plus le voir aussi régulièrement qu’avant avait formé un genre de fossé entre lui et les autres, plus encore qu’auparavant. Avec Alice, cela se ressentait beaucoup moins.

Et puis, il y avait eu la révélation des vampires. Leur découverte par les humains, les vampires qui semblaient moins se contrôler, et encore d’autres choses qu’ils ignoraient. Bella suivait tout cela, naturellement, surtout parce que son père dirigeait l’Inquisition et qu’elle avait peur pour lui. A vrai dire, elle était même terrorisée. Il ne savait pas à qui il s’attaquait et, fort heureusement, il piétinait ou n’allait pas dans le bon sens, faisant des procès par-ci, par-là, même si ses doutes étaient fondés d’après ce qu’elle apercevait dans le journal local. Mais elle s’inquiétait. Inlassablement, comme partagée entre deux mondes depuis que tout avait été officiel. D’un côté, son père, de l’autre, les vampires qu’elle connaissait… Dont Jasper, Alice et sa mère. Que devait-elle faire, avec tout ça ? Choisir entre ses amis, sa mère, et son père ? C’était impossible.

La sonnerie retentit, signal de l’arrivée d’Alice et Jasper. Bella serrait la main d’Edward, assise dans le salon, prise d’une légère vague d’anxiété à l’idée de les revoir. Du caaalme, ne pas en rajouter ! Depuis que son cher mari lisait ses pensées, elle tâchait de se contrôler pour ne pas le rendre fou, mais ce n’était pas toujours facile. Elle avait vécu des mois en étant rassurée, sachant qu’il ne pouvait rien lire dans ses pensées, et maintenant, il savait tout. Il y a de quoi perdre ses repères. Et tout ça du jour au lendemain, évidemment ! Rajoutons-en une petite couche ? Il n’y a qu’à demander avec l’arrivée d’Alice et Jasper. Au début, Bella ne remarqua aucune différence. Ils étaient pâles, l’air malade comme d’habitude et ils avaient les yeux rouges. Les. Yeux. Rouges. Ils… Ils avaient… Ils buvaient du sang humain ? Mais ils… Mais Alice ! Jasper, peut-être, la jeune mère savait qu’il avait connu ce régime-là avant, qu’il venait de vivre aux côtés des Volturi jours et nuits pendant des mois et des mois. Mais Alice !

Jasper – Ce n'est pas ce que vous pensez, dit-il d'un ton las en levant une main, l'autre toujours crispée sur celle d'Alice. Il n'y a plus aucun vampire végétarien sur terre.

… Pardon ? Plus aucun ? Mais pourquoi ? Pause. Donc, il n’y avait plus de vampires végétariens. Dès lors, les questions logiques qui survenaient étaient : pourquoi ? Comment pouvaient-ils tuer après des années passées à boire du sang animal ? Comment cela s’était-il déroulé ? Plus que le choc et la peur, l’incompréhension régnait en maître chez Bella. Comment…

Bella – Plus aucun vampire végétarien sur terre ? Ils sont tous... morts ? Ou... Que s'est-il passé ?

Jasper – Morts, sourit-il, nous le sommes tous, techniquement, tu sais.

Oui, bon, soit. Il avait compris, c’était le principal. Bella ne rajouta rien, attendant pendant qu’elle réalisait que Jasper avait bien changé. Son caractère, en plus de son apparence. Il n’avait pas l’air de souffrir alors qu’il était entouré d’humains, il ne donnait pas l’impression de vouloir sauter au cou de l’un d’entre eux, ce qui rassura considérablement la jeune femme. La dernière fois qu’elle l’avait croisé en tant qu’humaine, alors qu’il se maîtrisait avec peine, cela s’était mal terminé… Et lui-même était toujours resté distant avec elle, depuis cet épisode. A bien y réfléchir, Bella n’avait pas fait de réel effort puisqu’à chaque fois qu’elle s’était retrouvée seule avec lui ou dans une situation délicate, elle profitait de sa faiblesse. Vu comme ça, pas étonnant qu’il soit mal à l’aise…

Jasper – On ne peut juste plus se nourrir comme ça, depuis quelques mois, lâcha-t-il en passant une main dans ses cheveux. C'est un peu long à expliquer... Et un peu compliqué, vu les humains veulent encore faire la guerre contre nous, et qu'ils vont sûrement s'entre-tuer comme il faut.

Bella sentit un poids énorme lui tomber au fond de l’estomac. Elle savait tout cela, que les humains risquaient de faire plus de dégâts dans leur camp que dans celui des vampires, mais l’entendre dire aussi platement était… Enfin, il y avait son père à la tête de tout ça, quoi ! Jasper l’avait oublié ? Oui ? Non ? Oui, Bella avait changée. Oui, elle supportait mieux tous les événements et ne s’évanouissait plus pour un oui ou pour un non, oui, elle se contrôlait mieux. Mais son père… Son père ! Depuis le début de toute cette histoire, elle demeurait partagée, évitait lamentablement la question lorsqu’on lui demandait de se positionner. Par chance, grâce à ses cours à distance, elle évitait de côtoyer les humains décidés de leur camp et ne devait jamais se justifier. Ou très rarement. Et encore, elle s’esquivait lorsqu’elle devait le faire…

Cependant, ce n’était pas le seul détail qui avait retenu l’attention de Bella. « On ne peut plus se nourrir comme ça »… Que voulait dire Jasper par là ? Les choses avaient changées, de ce côté-là aussi ? Ils buvaient du sang humain, ça, elle l’avait compris. Tous, d’après ce que venait de lui dire son beau-frère. Mais comment faisaient-ils pour ne pas se faire remarquer ? Ou peut-être, justement, les vampires n’arrivaient-ils plus à rester discrets, ce qui avait permis aux humains de tout découvrir ? Trop d’informations d’un coup, stooop !

Jasper – Ce n'est pas le plus important. Donc, Esmée, Bella, vous avez eu des enfants ? Félicitations.

Bella – Merc… Alice ?

Sans comprendre ce qui s’était passé directement, Alice s’était jetée sur la télécommande et avait allumé la télévision pour mettre la chaîne nationale d’informations. Il n’y avait rien de spécial et Bella crut à une blague, à un problème ou une énième lubie de sa meilleure amie. Elle allait demander à quoi elle jouait lorsque la réponse lui apparut d’un coup : Aro. A la télévision. Sur la chaîne nationale. A quoi jouait-il ? Mauvais pressentiment. Très mauvais pressentiment… Serrant la main d’Edward, Bella échangea un regard avec lui avant de reporter son attention sur le poste de télévision.

Aro – Bonjour à tous, dit-elle d'une voix douce, avec un sourire qui semblait dire "Je suis le chasseur, vous êtes les proies, et ce n'est pas vous qui allez gagner". A ceux qui me connaissent déjà, permettez-moi de perdre un peu de temps pour me présenter. Je me nomme Aro Volturi, je vis en Italie, et j'exerce... de nombreuses fonctions, peut-on dire. Mais venons-en aux faits. Pourquoi venir parler ici, aujourd'hui ?

Oui, en effet, pourquoi ? Son sourire ne disait rien qui vaille à Bella, elle avait peur. Oui, peur, rien d’autre. Juste peur, la suite ne lui présageant rien de bon, connaissant Aro et ses façons de faire. S’il se présentait ainsi à la télévision, sur la chaîne nationale qui plus est, c’est qu’il avait prévu quelque chose. Et lorsque le chef des Volturi prévoit quelque chose d’aussi gros, ce n’est jamais de bon augure… Sentant que ses jambes la portaient difficilement, Bella s’assit en s’accrochant pour éviter de tomber là.

Aro – Déclarer la guerre, c'est bien, dit Aro en devenant d'un coup sérieux, alors qu'il se redressait. Mais encore faut-il savoir à qui on l'adresse... Et puisque vous n'en avez visiblement pas la moindre idée, permettez-moi d'éclairer votre lanterne.

Et il se rapprocha de la caméra, ses yeux rouges s’y reflétant très nettement. Il… Il venait de se dévoiler à tout le pays, là ? Il avait… S’il avait fait une telle chose, Bella craignait sérieusement la suite. Choquée, de plus en plus terrifiée, elle fixait toujours la télévision sans pouvoir en détourner les yeux. Il venait d’officialiser les choses. De dire clairement contre qui Charlie se battait, alors qu’il avait dit exercer de nombreuses fonctions… La gorge serrée, Bella ne bougeait plus, la tension était palpable dans la pièce et personne ne parlait. Cependant, les pensées de tous devaient être rivées sur les mêmes thèmes : inquiétude, guerre, « il l’a fait ! »…

Aro – Vous ignorez tout du monde dans lequel vous vivez, mon pauvre ami, rajouta le chef du clan avec un sourire blasé. Vous pensez sérieusement pouvoir vous battre à armes égales ? Si ça vous amuse, mon petit, nous pouvons jouer, tous les deux. Votre camp contre le mien.



Il… Il venait de provoquer Charlie en personne, là, ou Bella rêvait ? Cette fois, elle se sentit clairement blêmir, se bornant à regarder la télévision et à éviter de croiser le regard de quiconque dans cette pièce. Son père. Son père… Il… Bon. Du calme. Après tout, peut-être allait-il réagir raisonnablement et ne pas foncer dans le tas maintenant qu’il savait à qui il avait affaire. Non ? Qui plus est, Aro avait beaucoup de relations. Des humains travaillaient pour lui, des milliers de personnes le connaissaient sans savoir qui il était vraiment.

Après une déclaration pareille, Bella doutait sérieusement de leur implication dans cette guerre… La moitié des personnes allait abandonner. La moitié serait assez raisonnable pour laisser tomber, quiconque ayant croisé Aro même l’espace de quelques secondes sachant à qui ils se mesuraient. De quoi il était capable. Si Charlie devait se battre contre les Volturi… Bella resserra la main d’Edward qu’elle avait attrapée inconsciemment, ayant besoin d’un lien avec la réalité. Du calme. Les choses pouvaient être pires.

Aro – Si vous êtes toujours partant pour jouer, je vous attends, dit-il avec un lent sourire. Mais essayons de partir sur un pied d'égalité... Je connais vos forces et vos faiblesses. Voici donc mes propres troupes.

La caméra pivota en montrant, comme annoncé par le chef des Volturi, les vampires faisant partie de son clan. Des dizaines de vampires, que Bella n’avait même jamais vus, en plus de Félix et Caïus. Ensuite, ce fut au tour de… Renée. Renée. Renée au bras de Marcus. Renée vivante, avec les yeux rouges, au bras d’un autre homme, durant plusieurs secondes. Aro venait de lancer une attaque directe, de provoquer Charlie, et il allait réussir. Mais bon sang ! Bella n’arrivait pas à bouger, choquée, essayant de reprendre ses esprits, réfléchissant et ignorant ce qu’elle devait faire. M****, Charlie ! S’il voyait cela… Et il allait le voir. La caméra revint sur Aro qui salua son père, avant de s’éteindre et d’afficher un écran noir. Ce fut comme le signal pour Bella qui se leva en trombe, ignorant ce qu’elle devait faire, mais étant convaincue d’une chose : il fallait qu’elle retienne son père.

Filant vers sa voiture en attrapant une simple veste à la volée, Bella ouvrit la portière sous des trombes d’eau et enclencha le moteur. La pluie tombait incroyablement fort mais peu importe, elle parviendrait à voir et à se diriger jusqu’à la Push. Elle n’avait pas le choix. En temps normal, elle aurait évité de conduire sous une pluie torrentielle, mais il s’agissait de la vie de Charlie. Son père. Père qu’elle avait déjà déçu, qu’elle n’avait plus vu depuis un bon moment, mais qu’elle ne voulait pas perdre. Se contentant des essuie-glaces qui ne lui permettaient que d’avoir une vision superficielle de la route, Bella fonça jusqu’à la Push, restant prudente malgré tout. Il fallait qu’elle se dépêche. Combien de temps faudra-t-il à Charlie pour réserver ses billets ? S’il devait aller jusqu’à Seattle pour prendre l’avion, il devait réserver à l’avance, donc elle gagnerait quelques minutes encore. Surtout que la colère, la panique, et son manque d’habitude avec les ordinateurs ne l’aideraient pas à aller vite.

Des larmes brûlantes coulaient sur les joues de Bella qui paniquait littéralement. La vie de son père en dépendait, elle ignorait ce qu’elle devait lui dire, ce qu’elle pouvait lui dire, mais l’existence des vampires étant officielle… Elle ferait tout. N’importe quoi, peu importe, mais il fallait raisonner Charlie. Il n’avait aucune chance de réussir contre Aro sur son propre terrain, chez lui. En plus, quel intérêt aurait-il à faire cela ? Elle continua d’accélérer, son regard se portant le plus loin possible au cas où même si aucun être raisonnable ne conduirait sous un temps pareil. Ne croisant aucune voiture sur le chemin, Bella était sûre de ne pas avoir manqué son père et fonçait toujours vers la Push. Dès qu’elle arriva sur place, elle vit sa voiture, Charlie venant de claquer la portière. Sortant de sa propre voiture, la jeune mère se précipita devant la camionnette pour l’empêcher de démarrer :

Bella – Papa, je t’en prie, n’y va pas ! hurla-t-elle.

Elle se rua ensuite sur la portière du conducteur et l’ouvrit à la volée, presque convaincue qu’il ne devait pas avoir entendu grand-chose. Il ne fallait pas qu’il démarre ! Tant pis s’il la détestait, tant pis s’il ne voulait plus la voir, tant pis s’il ne la considérait plus comme sa fille. Attrapant le bras de Charlie pour l’empêcher de démarrer et de partir vers l’aéroport, Bella tint fermement les mains de son père, décidée à lui faire entendre raison, et rajouta :

Bella – Je sais que tu me détestes, mais je t’en prie, écoute-moi ! hurla-t-elle pour couvrir la pluie, sa voix entrecoupée de sanglots qu’elle tentait de maîtriser. L’homme que tu as vu… Tu… Tu n’imagines même pas ce dont il est capable ! Tu as vu maman, tu sais qu’il l’a eue, alors par pitié, ne fonce pas dans son piège ! S’il te plaît, pas toi aussi… Par pitié… Je l’ai vu, je sais ce qu’il peut faire, je sais ce qu’il est capable de mettre en place pour avoir ce qu’il veut… Par pitié, papa, écoute-moi !


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MessageSujet: Re: Par pitié, papa, écoute-moi !   Lun 8 Déc 2014 - 16:03

Tout le monde applaudit lorsque le petit Andy souffla sa bougie sur l'énorme gâteau au chocolat que Sue avait cuisiné le matin même. Le garçon fit un sourire avec une ou deux dents de lait à sa famille, tendant déjà son assiette à sa mère pour avoir du gâteau. Il avait beau pleuvoir à torrent, c'était la fête dans la maison des Clearwater. Charlie fit un gros bisou sur la joue de son fils de un an, avec un immense sourire, alors que sa mère l'embrassait à son tour. Seth versait déjà du champagne à ses grands-parents et aux amis qui étaient venus, à la fois pour l'anniversaire du petit garçon - leurs propres enfants jouant avec lui - et pour passer un bon moment tous ensemble, oublier la guerre en cours et se détendre. Charlie prit une part de gâteau, couvant son bébé du regard. Déjà un an, son bambin ! Il avait l'impression qu'il né'tait qu'hier, ce garçonnet, aux cheveux aussi bruns que sa mère, à la peau légèrement brune et au regard brillant. Seth, lui, était définitivement gaga de son petit frère.

– Charlie, lança un de ses amis en revenant dans la salle à manger, après un passage aux toilettes, ton portable sonne dans ton bureau.

Décidément il n'y avait pas moyen d'être en paix, même dix minutes. Il se leva avec un léger soupir et fila au fond du couloir, dans son bureau, et récupéra son portable. Il n'eut cependant pas le temps de dire "Allô", son adjoint lui hurlait d'allumer la télé, tout de suite, sur la première chaîne. Surpris, Charlie mit quelques secondes avant de retrouver la télécommande et d'allumer la petite télé, posée sur un meuble dans le coin de la pièce. Il vit un homme qui terminait de se présenter, mais dont il n'avait de toute façon pas besoin d'entendre le nom. Il le connaissait, c'était le père des deux gamins que les Cullen gardaient parfois. Il l'avait déjà vu, deux ans plus tôt, c'était un Italien. Mais qu'est-ce qu'il faisait à la télé ? Son adjoint lui dit que toutes les émissions avaient été coupées lorsqu'il était apparu, à l'improviste. Charlie re-déposa son portable, avec lenteur.

– Déclarer la guerre, c'est bien, dit Aro en devenant d'un coup sérieux, alors qu'il se redressait. Mais encore faut-il savoir à qui on l'adresse... Et puisque vous n'en avez visiblement pas la moindre idée, permettez-moi d'éclairer votre lanterne.

Charlie crut que son cœur venait de se décrocher de sa poitrine, alors qu'il ouvrait grand la bouche. Ses yeux... Il avait... Ses yeux était... C'était un...  Mais ce n'était pas po... Une minute. Si. En fait si, c'était possible ! Cet homme, et même son frère, ils lui avaient semblé à la fois importants et appartenant à un autre monde. Mais qui était-il, au juste ?! Depuis combien de temps vivait-il ?! Et comment pouvait-il se permettre de faire une telle déclaration, en publique, à la télévision ?! Aucun vampire ne s'était comporté ainsi jusqu'ici. Aucun de leurs ennemis n'avait daigné se dévoiler ou provoquer qui que ce soit. Et voilà que ce type, non seulement se dévoilait, mais devant tout le monde, en lui déclarant carrément la guerre. Il était complètement fou ! Ou si sûr de lui qu'il pensait avoir une chance de gagner. D'un seul coup, Charlie douta. S'il pouvait se permettre une telle déclaration, de quels moyens disposait-il derrière ? Quelle force possédait-il ? Combien de vampires étaient derrière lui ? Car oui, il ne faisait plus doute que ce type était le chef du camps ennemi. Il observa son visage, sa peau si pâle, ses yeux carmins, un visage de monstre, mais non dénué d'une incroyable beauté, et d'un charisme envoûtant. Voilà donc contre qui il se battait. Soit.

– Vous ignorez tout du monde dans lequel vous vivez, mon pauvre ami. Vous pensez sérieusement pouvoir vous battre à armes égales ? Si ça vous amuse, mon petit, nous pouvons jouer, tous les deux. Votre camp contre le mien.

Confirmation, il était bel et bien le chef de tous ces tarés. Très bien ! Il reprit son portable, le serrant entre ses mains, l'éteignant sans même y prendre garde. Si ce malade comptait lui faire peur, il allait en être pour ses frais ! Charlie était convaincu de pouvoir se battre à armes égales, en effet. Car lui pouvait compter sur le soutien de tous les humains et des différents gouvernements. Il était dans son plein droit ! Et il réussira. Il saura détruire cette engeance, avant qu'elle ne gangrène davantage le monde. Qu'en savait-il, ce sale type, qu'il ignorait tout de ce monde ?! peut-être n'était-il qu'un simple humain, mais eux au moins étaient bien vivants, ils n'étaient pas des monstres, et n'étaient pas là à pourrir cette terre ! Seuls les êtres vivants étaient en droit de parcourir cette terre, ce qui était mort devait être enterré et y rester, point final.

Et du monde, il en avait derrière lui. Tout un réseau qui le soutenait et le suivait. Ce minable vampire pensait sans doute que ce n'était rien, juste des insectes qu'il pourra balayer ? Et bien il se trompait ! Ils étaient nombreux, puissants, et ils s'en sortiront. Tous ensemble, jusqu'à la mort, ils se battront, ils n’abandonneront pas ! Il se raidit un peu plus, bien droit et le regard fier. Il ne se laissera pas intimider par ce genre de menaces, car il était dans son droit, il œuvrait pour la paix des humains, et ne s'effondrera pas devant des monstres. Pour Sue et Andy, pour Seth et Leah, pour tous les humains, il ne flanchera pas. Quitte à y laisser sa peau, il ira jusqu'au bout !

– Si vous êtes toujours partant pour jouer, je vous attends, dit-il avec un lent sourire. Mais essayons de partir sur un pied d'égalité... Je connais vos forces et vos faiblesses. Voici donc mes propres troupes.

La caméra tourna, montrant d'autres vampires. Des dizaines de vampires, aux yeux rouges, pâles et immobiles. L'armée des morts-vivants était en marche ! Il eut un sourire cynique, qui s'effaça lorsqu'il vit une vampire. Une... Renée ! Il ouvrit grand la bouche, la dévorant du regard, le peu de temps qu'elle apparut. renée. Renée vivante. Renée parmi eux ! Renée... Non... Ils l'avaient donc eu, elle aussi. Elle était bel et bien morte en Europe, mais pas de la façon qu'il imaginait. Morte. Il leva le ergard, alors que le chef des vampires le saluait et que la télévision s'éteignait. Ils avaient eu Renée aussi. Et lui qui croyait qu'elle avait trouvé la paix... Il serra les dents, fermant les yeux. Elle aura la paix. Il le lui rendra en la tuant. Il lui rendra son âme et la paix éternelle à laquelle elle avait le droit en lui donnant la mort. Ne t'inquiète pas, Renée... il s'agenouilla lentement par terre, tremblant de tous ses membres, tête baissée.

– Tu ne souffriras pas, je te le promets, murmura-t-il. Je te rendrais ton âme et ta liberté ! Lorsque je te tuerais, tu ne souffriras plus d'être emprisonné dans ce corps froid et inerte. Je te le jure, Renée.

En mourant, elle sera sauvée. Il ignorait comment ces monstres l'avaient eu, mais peu importe. Il la sauvera. Se relevant, il retourna dans le salon, où les enfants couraient, avec la musique, sous le regard des adultes qui chantaient, dansaient et bavardaient. Il intercepta Sue pour l'emmener dans un coin et lui raconter ce qui venait de se produire. Elle eut un air horrifiée, mais il la rassura aussitôt, lui assurant qu'ils avait ce qu'il faisait. Elle murmura doucement le nom de son ex-femme et il lui sourit.

– Elle retrouvera la paix en mourant. Je la libérerai de l'emprise de ces monstres, ma chérie, respire...

Il l'embrassa, puis recontacta son adjoint, pour lui donner de nouvelles instructions. Ils avaient à faire ! Il fallait qu'il retourne au commissariat, où se trouvai d'autres papiers dont il allait avoir besoin, sans compter qu'il devait contacter certaines personnes. Au travail ! Il embrassa son fils sur la joue, puis mit sa veste et court dehors sous la pluie avant de grimper dans sa voiture. Il se pencha pour insérer la clé et mettre les phares et allait démarrer lorsque sa portière s'ouvrit tout à coup à la volée et qu'une main lui agrippa le bras. Il tourna la tête, et eut la très mauvaise surprise de voir Bella debout à côté de la voiture. Que lui voulait-elle encore, celle-là ? Il lui avait spécifié qu'il ne voulait plus jamais la voir ! Ni même supporter sa présence ! N'était-elle même pas fichue de comprendre cela ?!

– Je sais que tu me détestes, mais je t’en prie, écoute-moi ! L’homme que tu as vu… Tu… Tu n’imagines même pas ce dont il est capable ! Tu as vu maman, tu sais qu’il l’a eue, alors par pitié, ne fonce pas dans son piège ! S’il te plaît, pas toi aussi… Par pitié… Je l’ai vu, je sais ce qu’il peut faire, je sais ce qu’il est capable de mettre en place pour avoir ce qu’il veut… Par pitié, papa, écoute-moi !

Il grimaça car elle hurlait comme une parfaite hystérique dans les oreilles, et se dégagea sèchement, plus qu'agacé. De l'air ! De quoi parlait-elle, en plus ?

– Cesse donc de hurler pour rien comme une débile !

Il lui jeta un regard noir, puis reprit son calme par un suprême effort de volonté, sans même se soucier que celle qui était autrefois sa fille reste dehors, sous la forte pluie, près de la voiture.

– Je sais déjà qui est ce type, Isabella, et je n'ai pas besoin d'une hystérique pour venir me le crier ! Dans quel piège veux-tu que je fonce en allant au commissariat, on peut savoir ? Où tu es juste venue gâcher un peu plus ce que j'ai fait de ma vie ?

Il poussa un soupir agacé, alors que les échos de la fête d'anniversaire lui parvenaient de la maison très éclairée et toute proche.

– Qu'est-ce que tu fiches ici ? Je n'ai pas envie de perdre du temps, figure-toi, j'ai du travail ! Quand à ta mère, pas d'inquiétude à avoir, elle cessera d'être damnée en mourant.
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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Par pitié, papa, écoute-moi !   Dim 14 Déc 2014 - 23:30

Bella ne broncha pas lorsque son père se dégagea sèchement, sachant qu’il la détestait et que la fureur ne devait rien arranger. Seulement, elle regrettait d’être venue lorsqu’elle regardait la réaction qu’il avait eue, la colère, le dégoût… Depuis leur dispute, la jeune mère n’avait jamais cherché à lui reparler, ou peut-être une ou deux fois au maximum, mais c’était tout, et elle avait ainsi évité de se retrouver face à la haine que ressentait son père à son égard.

Charlie – Cesse donc de hurler pour rien comme une débile !

Il lui jeta ensuite un regard noir sans rien dire de plus. Bella ne répondit rien, frappée par les paroles, par cet accueil, et savait qu’il essayait de se calmer par la tête qu’il faisait. Elle n’aurait pas dû venir. Mais si ! Enfin, Charlie était sorti, preuve qu’il allait vers l’aéroport, non ? Il pleuvait des trombes d’eau mais il s’était pourtant dirigé vers sa voiture et avait voulu démarrer. Pourquoi, si ce n’est pour aller vers l’aéroport, vouloir sortir par un temps pareil ?

Charlie – Je sais déjà qui est ce type, Isabella, et je n'ai pas besoin d'une hystérique pour venir me le crier ! Dans quel piège veux-tu que je fonce en allant au commissariat, on peut savoir ? Où tu es juste venue gâcher un peu plus ce que j'ai fait de ma vie ?

… Il… Il ne comptait pas aller à l’aéroport ? Cette phrase surplombait la méchanceté des paroles de Charlie qui venait de l’appeler « Isabella » et de lui dire qu’elle était venue gâcher sa vie. Bella ne voulait pas se laisser démonter, pas maintenant, même si cette nouvelle changeait la donne et rendait son comportement stupide. Elle n’aurait pas dû venir. Rester à la Villa Blanche aurait été beaucoup plus sage et lui aurait évité la douleur qu’elle ressentait, intérieurement. La jeune mère l’ignorait grâce à la peur et la panique qu’elle avait ressentie, mais elle ne savait pas combien de temps ces sentiments éloigneraient le rejet évident dont venait de témoigner Charlie à son égard.

Il poussa un soupir agacé, et ce n’est qu’à partir de ce moment que les échos de musique et de rires parvinrent aux oreilles de Bella, à l’intérieur de la maison juste à côté d’eux. Une fête… Elle s’était pointée le jour d’une fête pour dire à son père de ne pas se rendre à Volterra, chose qu’il ne comptait pas faire, et venait de l’énerver deux fois plus par sa seule présence. Parce que oui, elle devait bien l’admettre même si cette pensée lui faisait mal : son père ne voulait plus la voir. Entre « gâcher » et « Isabella », il lui était difficile de nier que ces paroles étaient spontanées et qu’il n’avait pas dit ça juste pour lui faire mal. Constat qui la déchira intérieurement, mais elle essaya de l’ignorer. Pour le moment. Elle ne devait pas craquer maintenant.

Charlie – Qu'est-ce que tu fiches ici ? Je n'ai pas envie de perdre du temps, figure-toi, j'ai du travail ! Quand à ta mère, pas d'inquiétude à avoir, elle cessera d'être damnée en mourant.

Bella – Tu… Tu veux tuer maman ?! J'ai mal entendu, rassure-moi ?

Bella avait laissé retomber ses bras, choquée, espérant avoir mal entendu. Elle venait bien d’entendre son père, son propre père, lui dire qu’il allait tuer sa mère ? Elle n’avait pas halluciné, n’est-ce pas ? « elle cessera d’être damnée en mourant », c’était bien ce qu’il avait dit, non ? Il voulait… Il… Mais il ne pouvait pas ! C’était son ex-femme, enfin ! Il avait tant changé que cela ? Tuer des personnes ne le dégoûtait plus, à présent ? Le dévisageant comme si elle le voyait pour la première fois depuis des années, Bella rajouta, plus que choquée :

Bella – Mais tu es fou ! Tu ne peux pas tuer maman ! Tu as tout oublié de ce que tu as vécu avec elle ? Je croyais que tu l’aimais ! Peut-être as-tu recommencé ta vie, mais ce n’est pas pour cela que tu dois tout oublier parce qu’elle est devenue un vampire ! Papa, tu parles de maman ! Comment peux-tu envisager une chose pareille ?!

Elle était sidérée. Choquée. Ulcérée. Comment son père pouvait prononcer de telles paroles ? Comment l’homme qu’elle avait connu, patient, calme, taciturne, pouvait-il être aussi empli de haine contre des personnes qui ne lui avaient rien fait ? Renée… Il voulait tuer Renée… Uniquement parce qu’elle était devenue vampire. En d’autres termes, s’il avait su que Bella elle-même était un vampire au moment où ils s’étaient revus dans ce cimetière, il l’aurait rejetée ? Il aurait été de la tuer directement, au lieu de la prendre pour un ange ? Elle ne le reconnaissait plus. Il n’était plus le père qu’elle avait connu, il était simplement un homme dévoré par sa haine envers les vampires alors qu’ils ne lui avaient rien fait.

Cependant, Bella ne pouvait pas le laisser se faire avoir comme cela. Elle devait le prévenir, lui dire qu’il était vraiment en danger, que cette déclaration de guerre émanant d’Aro allait changer la donne et qu’il risquait de perdre beaucoup. Que si le chef des Volturi s’affichait comme cela, c’était pour une bonne raison, qu’il avait énormément d’alliés, de relations qui allaient tout laisser tomber. Charlie se retrouverait seul. Et se ferait tuer…

Bella – Tu ne peux pas t’attaquer à lui. Papa, tu n’imagines même pas ce qu’il peut faire ! Tu réalises le nombre d’alliés qu’il a dans le monde ? Tu réalises qu’il peut t’exterminer en un instant s’il le souhaite ? D’accord, tu es préparé, mais je t’en prie, tu dois être prudent ! Tu ne peux pas tuer maman, tu ne peux pas tuer Aro, tu ne peux pas les tuer ! Combien de vampires as-tu tué jusqu’ici, dis-moi ? Deux ? Trois ?

Voire moins, mais Bella refusait de le dire, de l’avouer, d’accuser son père de la sorte alors qu’il la détestait déjà. Elle voulait simplement qu’il entende raison, qu’il réfléchisse et qu’il soit plus malin qu’Aro, qu’il trouve une solution plutôt que celle qu’il avait actuellement : à savoir, tuer tous les vampires.

Bella – Si Aro a fait ça, rajouta-t-elle d’un ton lugubre, c’est qu’il a un plan. Un bon plan. Tu as vu les vampires qu’il a sous sa garde ! Et ce n’était qu’un échantillon… L'homme que maman tenait par le bras est le frère d'Aro. Il ne te l'a pas montrée par hasard, il ne s’expose pas sur une chaîne nationale pour le simple plaisir de provoquer… Tout ce que je veux, c’est t’éviter de mourir ! S’il te plaît, réfléchis !

Bella lui agrippa de nouveau le bras, par réflexe, puis le relâcha presque immédiatement en réalisant que son geste pourrait irriter son père. Cette simple pensée lui provoqua un pincement au cœur, qu’elle ignora. Ne pas penser à ça, pas maintenant. Les sentiments, après, raisonner Charlie, maintenant.


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Par pitié, papa, écoute-moi !
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