Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Un virage dangereux

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MessageSujet: Un virage dangereux   Jeu 4 Déc 2014 - 15:48

Trois heures de route juste pour l'aller ! Renesmée s'était endormie dans le car à peine installée, considérant que non, décidément non, elle n'avait pas terminé sa nuit, merci bien, et qu'elle aimerait bien un peu plus de repos ! Leurs professeurs étaient bien gentils, mais les faire lever à une heure pareille pour partir en voyage scolaire... Pour trois jours à peine, en plus, tu parles que ça vaut le coup ! Ils allaient à Seattle, y dormiraient deux nuits, puis rentreront chez eux pour une semaine de vacances. Au programme, visite de musées sur l'écosystème marin, une randonnée, un tour en bateau... Que des trucs passionnants. Quand elle pensait qu'Ashley, elle, avait eu droit à une semaine de voyage en Espagne, elle était un peu dégoûtée. Mais soit, le petit collège de Forks n'avait pas exactement le même budget que le gros collège privé de l'île de New Providence où tante Rose avait inscrit Ashley. Nessie put ouvrir vaguement un œil pour faire un signe d'au-revoir à sa famille, qui lui disait au revoir dehors, sur le parking. Et se rendormit aussi sec, blottie sur un bout de couverture prêtée par son amie qui dormait dans le fauteuil d'à côté.

A l'arrivée, ils prirent un petit-déjeuner, puis déposèrent leurs affaires à l'auberge de jeunesse, en bordure de Seattle. La pluie avait redoublé d'ardeur, on n'y voyait goutte, mais cela n'empêcha pas leurs professeurs de les faire attendre dessous, pendant presque vingt minutes, en attendant l'arrivée e la navette qui devait les conduire au musée. Bah voyons, comme s'ils risquaient de tomber malades, hein ! Après tout, poireauter vingt minutes sous une pluie glaciale et monstrueuse, cela pouvait redonner la santé à n'importe qui, c'est bien connu. Elle remonta la fermeture éclair de son manteau au maximum, regrettant plus que jamais les grandes plages de sable fin, chez tante Rose, et le soleil qui allait avec. Amélie s'endormait à moitié, quand à elle, visiblement peu gênée de la douche qui leur tombait dessus. Une vraie citoyenne de l'état de Washington. Nessie, elle, n'était pas encore bien habituée. Elle était née au Népal, puis avait ensuite vécu dans un coin particulièrement sec de l'Ecosse, alors qu'on l'excuse un peu.

- Bientôt Noël, dit son amie avec un petit soupir, en se redressant, alors que la navette se garai près du groupe. Tu pourras venir chez moi pendant les vacances ? Et je voudrais bien voir ton petit frère, aussi ! J'en meurs d'envie depuis que tu m'as montré une photo.

Nessie ne put s'empêcher de sourire en se remémorant la bouille adorable et craquante de son frère. Elle assura à Amélie qu'elle pourra venir, bien sûr, tout en grimpant dans la navette. Il pleuvait de plus en plus fort, et un coup de tonnerre couvrit le reste de sa voix, alors qu'elle cherchait avec son amie une date qui les arrangeait toutes les deux. Se penchant, elle observa le ciel très noir avec une petite moue d'inquiétude. Ils n'allaient quand même pas faire du bateau cet après-midi avec un orage comme ça, non ? Mais non, les profs n'étaient pas suicidaires à ce point, et ils n'allaient pas emmener vingt gamins de quinze ans sur une mer démontée. Se détournant, elle attacha sa ceinture et reprit sa conversation avec Amélie, alors que la navette démarrait. Plongée dans un débat sur les activités à faire pendant les vacances, elle ne remarqua rien jusqu'au moment où le chauffeur freina brusquement, qu'ils furent tous secoués, alors que la navette glissait sur le côté, dans un crissement de pneus. Puis le choc.

Le choc violent.

Elle avait dû perdre momentanément conscience... Les yeux fermés, la bouche à demi-entrouverte, elle entendait vaguement des voix, et se sentait emportée. Elle parvint à ouvrir les yeux, et vit défiler un long plafond blanc avec des néons. Qu'est-ce... Elle entendit une porte s'ouvrir, puis son corps être déplacé. Elle flottait au milieu de nulle part, la tête lourde. Un truc en plastique se posa sur sa bouche et son nez, et une odeur âcre l'envahit. Ses yeux se refermèrent à nouveau, sans qu'elle puisse lutter, et elle sombra dans le noir.

Le second réveil fut plus lent. Elle était consciente, mais ne parvenait pas à ouvrir les yeux. Tout son corps semblait de plomb, elle ne pouvait pas remuer le petit doigt. Elle fit un effort pour se réveiller, s'extraire de la brume qui l'enveloppait et la paralysait. Elle essayait de recoller les morceaux, de comprendre ce qui avait bien pu se passer. Elle était en train de discuter avec sa meilleure amie et... Elle ne suivait plus. Elle se souvenait d'un cri, lancé par un professeur, puis un choc. Elle avait été projetée en avant, rattrapée par sa ceinture de sécurité, puis c'était le trou noir. Ensuite... Des néons et un plafond blanc... Stop, pause, temps mort, sa tête lui faisait trop mal pour qu'elle réussisse à réfléchir. Elle ne fit plus rien durant quelques minutes, puis réussit enfin à ouvrir les yeux, avec difficulté.

Au début, c'était très flou, mais elle parvint enfin à distinguer les visages de ses parents, au-dessus d'elle. Elle se demanda une seconde comment ils pouvaient être ici, alors que Forks était à trois heures de route et qu'ils ne pouvaient plus y arriver en dix minutes en courant. Puis réalisa qu'il devait s'être écoulé beaucoup de temps entre l'accident et... Elle cligna des yeux, la bouche en coton, et l'esprit toujours embrumé. Sans doute ses parents lui parlaient-ils, elle voyait leurs lèvres remuer, mais ne comprenait rien à ce qu'ils disaient.

- Où... parvint-elle à articuler, péniblement. Je... suis... comment...

Trop pénible, de parler, finalement.... Elle se contenta donc de refermer les yeux une minute, découvrant au passage qu'elle avait un espèce de truc à oxygène dans le nez, puis rouvrit les yeux, plus pâle que jamais. Où était Gabriel ? Ils l'avaient laissé à la maison ? Mais c'était un bébé, il fallait pas le laisser tout seul. Et Amélie ? Elle était où ? Et tous ceux de sa classe ? Et leurs profs ? La nausée n'était plus très loin, à mesure qu'elle se réveillait.

- Mal à... la tête...
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MessageSujet: Re: Un virage dangereux   Dim 14 Déc 2014 - 13:28

– Mais tu as une voix bizarre, insista Edward, tout en s'écartant pour que Bella puisse entrer dans la chambre. Tu es sûre que ça va ? Ali... Eh !

Il baissa son portable, interloqué. Elle lui avait raccroché au nez ! Non mais Alice ! Elle lui avait raccroché au nez ! Il rappela aussitôt, mais elle en répondit pas. Bon, il re-tentera plus tard. En attendant, pendant que Bella vérifiait pour la énième fois que Renesmée n'avait rien oublié en préparant son sac, il alla réveiller leur fille, qui n'était pas du tout contente de quitter sa couette pour s'habiller. Il dû la tirer du lit lui-même, en lui rappelant qu'elle devait aller prendre le car avec sa classe pour partir à Seattle. Allez, debout ! C'était la première fois qu'elle partait en voyage scolaire plus de quelques heures, et ni lui ni Bella n'avait beaucoup dormit, se levant au milieu de la nuit pour la conduire au car et lui dire au revoir. Il la poussa vers le salle de bain, en veillant à ne pas faire trop de bruit. Gabriel était profondément endormi, dans son berceau, plongé dans de beaux rêves. Carlisle et Esmée aussi dormaient, avec le petit lit de Lindsay dans leur chambre. Rien ne bougeait non plus du coté des jumeaux.

Pendant que Nessie prenait sa douche, il arrêta sa femme au vol pour lui voler un long baiser amoureux, puis la garda un long moment contre lui, en profitant pleinement. Ils commençaient tout juste à reprendre un rythme de vie plus serein, maintenant que Gabriel faisait enfin ses nuits, même si Lindsay pleurait encore beaucoup. Il prit le sac de Nessie et alla le mettre dans le coffre, tout en surveillant l'heure. Ils partirent tous les trois dans la nuit, rejoignant le parking où professeurs, élèves et parents faisaient monter leurs enfants. Et dire au revoir à Nessie jusqu'au moment où elle partit. Trois jours de voyage. Il eut une brusque envie de pleurer, mais se contint, remontant dans la voiture et serrant Bella contre lui.

– Trois jours sans gamine à hurler dans nos oreilles, commenta-t-il avec un petit sourire. Si on en profitait pour se reposer ?

Il l'embrassa longuement, puis mit le contact, rentrant à la villa. Ne pouvant se recoucher, il lut jusqu'à une heure assez décente pour préparer le petit-déjeuner, tout en admirant, comme tous les matins, Bella donner le biberon à leur fils. Carlisle partait tôt, ce matin, n'allait rester que Bella, Esmée, les jumeaux, Lindsay, Gabriel et lui. Au départ, Edward avait cru que les jumeaux allaient se rendre au collège, mais avait vite compris que c'était une très mauvaise idée. Après manger, il voulut rappeler Alice. Cette fois, elle décrocha, mais pour donner aussitôt le combiné à Jasper. Il demanda ce qui se passait, assis près de Bella et de leur fils. Mais son frère répondit "Rien", d'un ton à la fois morne et distant.

– Jasper, tu pourrais nous faire plus confiance que ç...

Il y eu un clac, et la tonalité retentit. D'accord... Là, il s'inquiétait vraiment ! Il allait recoucher Gabriel lorsque le téléphone sonna à nouveau. Il lut les pensées d'Esmée avant qu'elle n'ouvre la bouche, affolé. Nessie... la minute d'après, il sautait dans la voiture avec Bella, ayant à peine pris le temps de se couvrir, et fonçait sur la route mouillée, puis sur la nationale, en direction de Seattle. Il n'échangea que quelques mots avec sa femme, à moitié mort d'inquiétude, durant tout le trajet. Il ne pensait plus qu'à sa fille, tout comme Bella. leur petite. Mais elle était vivante. Vivante... En arrivant à l'hôpital, on les guida jusqu'à la chambre de leur petite. Elle était allongée, avec des perfusions, toute blanche... Il se plaça près du lit, lui caressant doucement le front. Nessie... Il ne dit plus rien jusqu'au moment où elle commença à donner des signes de conscience, puis ouvrit enfin les yeux.

– Ma puce... On est là, chérie... Tout va bien...

– Où... Je... suis... comment...

Chut, Nessie, du calme... Elle ne devait pas faire d'efforts pour le moment. Son esprit était en ébullition, passant d'une idée à l'autre sans aucune cohérence. Là, tout allait bien se passer, ils étaient là, ils allaient prendre soin d'elle. Il continuait à lui caresser le front, doucement, cherchant à la rassurer.

– Mal à... la tête...

Il lui prit la main, serrant doucement, et voulut lui faire un sourire rassurant. Là, du calme, respire, ma puce, papa et maman sont auprès de toi.

– Tu es à l'hôpital, dit-il en l'embrassant sur le front. Il y a eu un accident, avec la navette qui vous emmenait au musée. Mais personne n'a perdu la vie, ma chérie. Ton amie Amélie est ici aussi. Tu la reverras sans doute très vite. Ne te force pas à bouger ou parler.

Il échangea un coup d'œil avec Bella, espérant qu'elle prenne le relaie, qu'elle trouve quelque chose àd ire pour rassurer leur fille. Tel était le pouvoir des mères, avec leurs enfants.
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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Un virage dangereux   Dim 21 Déc 2014 - 12:41

Edward – Mais tu as une voix bizarre, insista Edward, tout en s'écartant pour que Bella puisse entrer dans la chambre. Tu es sûre que ça va ? Ali... Eh !

Bella lui lança un regard inquiet alors qu’il baissait son téléphone. Pas de réponse ? Bon… Ils devraient essayer de tirer cette histoire au clair plus tard, quelque chose clochait. Alice ne répondait pas et raccrochait au nez, ne donnait aucune nouvelle… Bon, à son frère, c’était une chose, elle refusait souvent de lui dire des choses et Bella n’en était pas étonnée. Mais à elle-même… Non ! Elle se jurait de la rappeler et de la harceler tant que sa meilleure amie et belle-sœur refuserait de parler. Quitte à y passer la nuit, les nuits, les prochaines semaines. Plus tard. Pour l’instant, la jeune mère vérifiait encore le sac de sa fille qui partait en voyage. Trois jours. Trois jours sans voir Renesmée courir dans la maison, râler, hurler, sans voir ses petits yeux briller face à une bonne nouvelle, sans la voir jouer la grande sœur avec Gabriel.

Mais ne pas pleurer. Edward était occupé à réveiller leur fille pour qu’elle s’occupe pendant que Bella étouffa un long bâillement, fatiguée de s’être réveillée si tôt. Elle n’avait plus l’habitude et quelques jours de tranquillité, maintenant que leur fils faisait ses nuits, ne serait pas de repos. Des longues nuits pour se reposer, dormir… Bella sortit de la chambre pour aller déposer le sac de Renesmée dans la voiture alors qu’Edward l’arrêta en plein élan, l’embrassant longuement et lui coupant toute volonté de riposter pour l’avoir interceptée comme ça. Ils restèrent enlacés sans rien dire, la jeune femme sentant cette odeur qu’elle connaissait si bien, qui la rassurait, cette chaleur. S’il n’avait pas fallu bouger pour conduire Nessie, elle serait bien restée comme cela durant des heures.

Mais il fallait se presser. Edward prit le sac de leur fille à sa place pour aller le mettre dans la voiture pendant que Bella aidait Renesmée à se préparer, lui répétant une bonne vingtaine de fois les mêmes conseils, d’être prudente, de bien manger et dormir, de ne pas suivre les autres dans leurs bêtises pour éviter les problèmes. Naturellement, cela devait l’agacer, mais c’était un réflexe de mère et on ne pouvait pas le lui reprocher. En plus, c’était la première fois que leur fille partait si longtemps, alors hein ! Ils roulèrent jusqu’au point de rendez-vous, sortant dans la nuit froide, et quittèrent Nessie en essayant de se retenir pour ne pas faire un au revoir trop long, histoire de lui éviter une quelconque gêne. Trois jours… Trois petits jours, ce n’était rien. Remontant dans la voiture après un moment, Edward la serra soudain dans ses bras. Il devait sans doute être dans le même état qu’elle, qui restait silencieuse.

Edward – Trois jours sans gamine à hurler dans nos oreilles, commenta-t-il avec un petit sourire. Si on en profitait pour se reposer ?

Bella fit un sourire fatigué avant qu’Edward ne l’embrasse longuement, savourant ces premières minutes seule à seul. Un peu de calme. Ils rentrèrent ensuite à la Villa et la jeune mère resta dans le salon pour jeter un coup d’œil aux informations. C’était devenu habituel, pour elle, par peur d’apprendre une quelconque horreur. Et, de toute manière, elle n’arrivait pas à dormir. Elle resta devant la télévision pendant une demi-heure, son estomac se desserrant au fur et à mesure que les informations défilaient. Pas de catastrophe aujourd’hui, parfait. Des pleurs retentirent à travers le baby-phone installé juste à côté d’elle à l’instant où elle éteignit la télévision. Bon timing ! Se levant, Bella fila vers la chambre de Gabriel, le prenant dans ses bras et l’embrassant sur le front.

Bella – Oui, maman est là, tu vas avoir ton biberon.

Le berçant pendant qu’elle descendait les escaliers, Bella rejoignit Edward dans la cuisine et fit chauffer le biberon de Gabriel sans cesser de le bercer pour le calmer. Lui était en train de préparer le petit-déjeuner pour tout le monde, Carlisle commençant à travailler très tôt aujourd’hui. Après tout, s’ils pouvaient participer… Et Edward cuisinait divinement bien, à son humble avis, même si elle n’était sûrement pas objective. Même quand il ne mangeait pas, il cuisinait, y compris lors de leur lune de miel. Que demander de plus ? Faisant un sourire attendri en le regardant s’atteler à la tâche, Bella donna le biberon enfin chaud à Gabriel alors que les autres arrivaient au compte-gouttes pour manger.

Après avoir mangé, Bella resta à côté d’Edward lorsqu’il essaya de rappeler Alice et Jasper… Qui décrochèrent enfin pour n’échanger que quelques mots. La jeune mère regardait son mari d’un air anxieux, patientant, voulant avoir des nouvelles et savoir enfin pourquoi sa meilleure amie et son beau-frère refusaient de leur parler. C’était quand même dingue, ça ! Mais non… Edward commença une phrase pour sermonner son frère, lui dire qu’il pouvait lui faire confiance, lorsqu’elle entendit elle-même le bruit caractéristique d’un téléphone qu’on raccroche. Tenant toujours son fils dans ses bras, elle le berça en interrogeant Edward du regard lorsqu’un autre coup de téléphone retentit sans inquiéter Bella plus que cela jusqu’à ce qu’elle remarque la tête de son époux. Heu ?

Bella – Edward ? Que se passe-t-il ?

Esmée leur annonça ensuite, bien avant Edward. Le car qui conduisait Nessie et sa classe avait eu un accident et elle était hospitalisée à Seattle. Renesmée… Ils grimpèrent dans la voiture sans dire un mot, Bella laissant volontiers le volant à Edward qui se maîtrisait mieux qu’elle. Pas question d’avoir un accident. Nessie… Leur petite fille… Pourquoi elle ? Oui, elle était toujours vivante, mais elle était quand même suffisamment blessée pour être hospitalisée. Qui avait provoqué cet accident, au juste ? Une chance que celui ou celle qui avait fait ça ne soit pas sur son chemin ou elle l’aurait étripé de ses mains. Parlant brièvement sur le chemin, se retenant de dire à Edward d’accélérer, d’aller encore plus vite pour arriver le plus tôt possible et voir leur fille. Renesmée…

Une fois arrivés à l’hôpital, Bella laissa aussi Edward demander les renseignements, sachant d’avance qu’elle allait bafouiller si elle prenait les devants. Dès qu’ils eurent le numéro de la chambre, ils filèrent, la jeune mère tenant la main de son mari tant elle était anxieuse. Nessie… Elle était là. Avec des fils partout, incroyablement pâle, mais vivante. Elle respirait. Elle était inconsciente, mais elle respirait. S’installant à côté du lit avec Edward, ils patientèrent jusqu’à ce qu’elle montre des signes de réveil. Elle était vivante. Vivante.

Edward – Ma puce... On est là, chérie... Tout va bien...

Nessie – Où... Je... suis... comment...

Bella se rapprocha instinctivement, vérifiant si elle n’avait rien sans la toucher de peur de lui faire mal. Elle voulait aider, prendre toute sa douleur pour qu’elle soit sur pieds. Sa petite fille… Elle était vivante, consciente, juste un peu sonnée, tout allait bien. Qu’elle reste calme, sans bouger, pas de geste brusque. Renesmée dit ensuite qu’elle avait mal tête alors qu’Edward lui caressait la tête doucement, de son air rassurant en père digne de ce nom. Il était doué pour rester calme et rassurer. Elle n’avait pas grand-chose, tout allait bien. Dans quelques temps, leur fille serait sortie et toute cette histoire serait loin derrière eux. Un mauvais souvenir, rien de plus, ils en riront peut-être, qui sait ?

Edward – Tu es à l'hôpital, dit-elle en l'embrassant sur le front. Il y a eu un accident, avec la navette qui vous emmenait au musée. Mais personne n'a perdu la vie, ma chérie. Ton amie Amélie est ici aussi. Tu la reverras sans doute très vite. Ne te force pas à bouger ou parler.

Edward échangea un coup d’œil avec elle. Heu… Il voulait qu’elle parle à son tour ? Mais… Mais Bella n’avait aucune idée de ce qu’il fallait dire ou faire dans un cas pareil ! Elle comptait dire la même chose que lui, la rassurer, mais autrement… Que pouvait-elle faire ? Elle n’osait même pas toucher sa fille de peur de lui faire mal à cause d’un geste maladroit. Edward était doux, il faisait attention, mais elle… Même avec la meilleure intention du monde, elle était sûre qu’elle ferait une bêtise. Bon, ne pas paniquer et dissimuler son léger malaise. Regardant Nessie avec un sourire rassurant, Bella rajouta :

Bella – Nous allons rester près de toi jusqu’à ce que tu ailles mieux, tu ne seras pas seule, on te le promet. Tes amis vont bien, Gabriel aussi, tout le monde va bien, donc ne te soucie de rien et ne pense qu’à toi, d’accord ?

Bella ignorait si elle disait ce qu’il fallait, si elle ne faisait pas de bêtise en disant cela ou si, au contraire, ce comportement et ces paroles allaient aider Renesmée. Elle aurait tant voulu prendre sa place, sa douleur, et ne pas laisser sa fille souffrir dans ce lit alors qu’elle était si fragile… Leur petite fille. Mais elle se remettrait très vite. Elle avait ça dans le sang, avec une mère casse-cou comme Bella qui s’était blessée elle ne savait combien de fois.

Bella – Tu vas aller mieux, fais-moi confiance. On a ça dans le sang, je me suis blessée plein de fois et… Regarde-moi ! Je suis toujours en bonne santé et entière. Donc ne t’inquiètes pas. Quand tu sortiras, tu pourras aller voir Marylou et Nahuel et on ira sûrement voir Rose et Emmett pour passer Noël ensemble comme ils sont à Seattle. Tu passeras d’excellentes vacances et, tu verras, tout ça ne sera qu’un mauvais souvenir, une anecdote à raconter à tes enfants plus tard, finit-elle en souriant.


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MessageSujet: Re: Un virage dangereux   Dim 18 Jan 2015 - 16:09

Papa – Tu es à l'hôpital, dit-il en l'embrassant sur le front. Il y a eu un accident, avec la navette qui vous emmenait au musée. Mais personne n'a perdu la vie, ma chérie. Ton amie Amélie est ici aussi. Tu la reverras sans doute très vite. Ne te force pas à bouger ou parler.

Elle eut un petit sourire de soulagement, serrant la main de son père à son tour. Si Amélie allait bien, et que personne n'était mort... Elle eut un frisson, incapable de bouger pour le moment. Elle avait l'impression d'avoir été écrasée par un poids lourd et piétinée allègrement ensuite par des dizaines de gros rochers qui lui seraient tombés dessus. A cet instant, elle aurait voulu redevenir une toute petite fille et aller se blottir dans les bras de sa mère, en pointant du doigt les méchants pour qu'elle la protège. Elle s'efforça de ne pas grimacer, sous l'effet de la douleur, puis chercha à tâtons la main de sa mère, de l'autre côté du lit, en essayant de ne pas déranger sa perfusion. Elle finit par dénicher le bout de ses doigts et s'y agrippa de toutes ses forces. Elle ne pouvait pas se redresser, mais elle ne voulait pas rester seule non plus.

Bella – Nous allons rester près de toi jusqu’à ce que tu ailles mieux, tu ne seras pas seule, on te le promet. Tes amis vont bien, Gabriel aussi, tout le monde va bien, donc ne te soucie de rien et ne pense qu’à toi, d’accord ?

Elle sourit un peu plus, regrettant tout de même de ne pas pouvoir aller dans les bras de ses parents. Elle avait les jambes prises dans des trucs en fer, deux perfusions dans chaque bras, et un machin dans le nez pour respirer. Elle retint un soupir, encore sonnée de sa récente opération, et la gorge serrée. Elle s'inquiétait toujours pour Amélie, l'imaginant dans la même situation qu'elle. Elle voudrait rentrer, se blottir dans le canapé du salon près de la cheminée, puis prendre son petit frère dans ses bras et jouer avec lui toute la journée.

Maman – Tu vas aller mieux, fais-moi confiance. On a ça dans le sang, je me suis blessée plein de fois et… Regarde-moi ! Je suis toujours en bonne santé et entière. Donc ne t’inquiètes pas. Quand tu sortiras, tu pourras aller voir Marylou et Nahuel et on ira sûrement voir Rose et Emmett pour passer Noël ensemble comme ils sont à Seattle. Tu passeras d’excellentes vacances et, tu verras, tout ça ne sera qu’un mauvais souvenir, une anecdote à raconter à tes enfants plus tard, finit-elle en souriant.

– Pourquoi on peut plus vivre tous ensemble, comme avant ? balbutia-t-elle. Même si Jaz et Lice sont plus là ?

Cette vie lui manquait... Elle voulait faire des soirées avec Ashley avant d'aller dormir, elle voulait voir son cousin plus souvent, elle voudrait jouer avec tonton Emmett en rentrant de l'école, après avoir fait une bouille d'ange à son grand-père pour qu'il l'aide à faire ses devoirs de maths, matière qu'elle détestait plus que tout. Elle avait aimé avoir une très grande famille, et regrettait qu'elle se soit délitée.

Maman – C'est que... Heu... Rosalie voulait vivre au Soleil et après, tout s'est enchaîné très vite, et c'est resté comme ça.

Elle fit la moue, sentant les larmes lui monter aux yeux. Larme qui coula ensuite le long de sa joue. C'était injuste, même s'ils étaient humains, pourquoi s'éloigner, comme si rien ne s'était jamais passé, rien du tout ? Comme s'ils n'avaient jamais été une vraie famille ?

– Mais on ils veulent pas revenir ? bredouilla-t-elle d'une voix brisée. Habiter comme avant avec tout le monde ? Déjà que Alice et Jasper sont plus là... Je veux pas que la famille se perde ou s'éloigne... Papi il voulait pas perdre ses enfants non plus.

Maman – Je heu... On verra quand tu sortiras, ce n'est pas à nous de décider, il faut en parler avec les autres.

Elle lui serra la main, et Nessie renifla, toute triste. Elle dû se rendormir un peu, car quand elle rouvrit les yeux, un médecin était arrivé dans la cambre, et maman était revenue près de papa, de l'autre côté du lit. Elle gémit lorsqu'il enleva la couverture et effleura ses jambes. Il avait un air triste, lui aussi, ce qui contribua à l'affoler quelque peu. Sa main fusa et elle attrapa au vol un morceau de tissu, qui se révéla être un pan de chemise bleue de sa mère. Le docteur regardait ses jambes, puis posa sa main sur son genoux, après avoir libéré sa jambe. Elle souleva la tête pour regarder ce qu'il faisait, plus pâle. Il appuya encore, et la regarda, sans qu'elle réagisse.

Docteur – Tu sens quelque chose quand je fais ça ?

– Non...

Elle laissa retomber sa tête contre l'oreiller, ses longs cheveux roux en bataille autour de son visage, ce qui lui donnait un air encore plus vulnérable. Il continua son examen, alors qu'elle relâchait sa mère pour tenir aussi son père. Elle avait peur d'être abandonnée, qu'ils la laissent ici pour aller s'occuper de leurs propres affaires, et les tenait comme si sa vie en dépendait. C'était peut-être idiot de penser ici mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Le docteur s'était redressé, puis demanda à parler à ses parents en privé, avant de remonter la couverture sur elle.

– Mais, mais, vous allez revenir, hein ? s'écria-t-elle.

Maman se pencha sur elle et l'embrassa sur le front, ce qui la rassura un petit peu.

Maman – Oui, ne t'inquiètes pas, on revient juste après, on ne te laissera pas.

Elle lui murmura d'attendre après l'avoir embrassé une nouvelle fois, puis lui glissa son collier dans les mains, en lui disant de le garder en attendant. Nessie le serra contre son cœur en refermant les yeux, une boule à l'estomac. Elle voudrait être déjà sortie d'ici, chez elle, dans son propre lit. Revoir toute sa famille, comme avant, être avec tout le monde. Il se passa longtemps, un bon moment avant que ses parents ne reviennent dans la chambre. Maman vint la serrer dans ses bras et elle nicha son nez dans son cou, respirant à fond son odeur, comme lorsqu'elle était toute petite. C'était à la fois rassurant et apaisant. Elle sourit à moitié en fourrant son visage contre elle, enveloppée par les cheveux de sa maman.

– Le docteur a dit quoi ?

Elle releva la tête, tout en restant bien accrochée à elle, puis entreprit de lui remettre son collier autour du cou, tremblant encore comme une feuille tant elle était vidée, épuisée. Elle voulait dormir, mais aussi savoir ce que le médecin avait dit à ses parents. Elle réussit à accrocher le collier et se sentit fière de cette mini-victoire, bien que ce soit hautement ridicule. Maman regarda papa, puis la serra plus fort en l'embrassant dans les cheveux.

Maman – Tu vas devoir passer quelques semaines à l'hôpital pour te reposer et te remettre. On viendra te voir tous les jours, tu ne seras jamais toute seule, c'est promis. Mais quand tu sortiras, tu... Tu pourras moins marcher qu'avant et tu auras besoin de béquilles. Mais on t'aidera ! On ne te laissera pas tomber, jamais.

Renesmée pâlit à vu d'œil, puis chercha des traces, sur le visage de ses parents, que c'était une blague, que ce n'était pas vrai. Mais leurs expressions suffit à la convaincre que si, c'était vrai. Son cœur rata un battement, avant de repartir très vite, lui faisant mal. Elle voulut pleurer mais les larmes restèrent coincées, tout comme sa voix. Ne rien dire... S'évanouir lui sembla être une excellente idée, tout d'un coup, mais même cela la fuyait. Elle reprit son souffle, s'efforçant de relativiser. Du calme, hein...

– Moins marcher... Beaucoup ?

Elle était toujours en vie, n'est-ce pas ? Donc ce n'était pas si grave... D'autres arguments très rationnels lui venaient en tête, mais elle avait du mal à les prendre en compte. Elle s'accrochait à l'idée qu'elle était toujours en vie, et surtout, pas seule. Elle ne put, cependant, s'empêcher de jeter un regard en biais vers ses jambes, prises par des attelles et des bandages. Elle essayait de se souvenir plus précisément de l'accident, de ce qu'elle avait ressenti, de ce qui s'était passé. Mais elle ne revoyait que des images éparses, floues, avec des cris.

Maman – Tes jambes ont été touchées et tu... Tu vas avoir besoin d'un fauteuil, mais tu pourras te lever et faire quelques pas avec tes béquilles. Tu seras... un peu plus faible.

Nessie ne répondit pas tout de suite. La tête lui tournait, même si elle refusait de l'avouer. Elle voulut parler, mais les larmes commencèrent enfin à couler. Elle se laissa glisser sur le lit, serrant le poing sur la couverture bleue. Elle pourra se lever... Mais ses jambes... Elle respira un peu plus vite, essuyant ses yeux.

– Mais je pourrais toujours aller au collège ? Ou non ? Comment on va faire ? Et vous... Vous voudrez encore...

Elle n'osa pas rajouter "vous voudrez encore de moi", mais le pensa, et rougit en voyant l'expression choquée de son père. Elle murmura d'oublier ça, d'une toute petite voix.

– Vous pourrez rester avec moi ici, parfois ?
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