Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Deux ou trois infos

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MessageSujet: Deux ou trois infos   Lun 15 Déc 2014 - 21:56

Lorsqu'on est habitué au soleil et au chaud climat du Mexique, passer dans l'état pluvieux et maussade de Washington est assez déprimant. Peter leva un regard morne vers le ciel, en se demandant comment les humains faisaient pour vivre dans un endroit pareil. Certes, il y avait des paysages magnifiques, mais pour s'amuser, on pouvait trouver mieux. Cet endroit était parfait pour des vampires, mais terriblement ennuyeux pour des humains. Il s'arrêta au bord d'une petite falaise et s'accroupit, observant le terrain qui se déroulait devant ses yeux. Il avait repéré la villa des Cullen, petite tâche blanche au milieu des bois, ainsi que les routes et les sentiers de randonnée. Il renifla doucement, cernant les odeurs des pumas et celles de quelques humains, qui marchaient ou se baladaient. Toute cette pluie, c'était affreux... Charlotte vint le rejoindre un bon léger, lui souriant en se mettant près de lui.

- Ça fait un sacré bout de temps qu'on ne les plus revus. Pas depuis le mariage d'Edward et Isabella, non ?

- Je crois, oui. Les revoir humains va être... Un peu perturbant.

- Moi, je veux voir leurs bébés s'ils en ont eu. C'est siii mignon, un bébé !

- Ouais, rit Peter, quand ce n'est pas toi qui dois lui changer sa couche. Il est neuf heures, là, je pense qu'on peut y aller, on ne réveillera personne.

Il sauta de la falaise avec Charlotte et atterrit souplement en bas avant de se remettre à courir avec elle. Ils arrivèrent peu de temps après à l'arrière de la maison, alors que la pluie avait enfin cessé. Une foule d'odeurs bien humaines lui monta aux narines et il eut un maigre sourire, assez triste. Le clan Cullen, c'était bel et bien terminé. Le temps avait repris ses droits, dans cette maison. Il grimpa sur la véranda de bois et frappa à la porte, Charlotte près de lui. Respirations, cœurs battant, aliments en train de cuire, des dizaines de bruits se mêlaient, rendant le tout très agité. Il échangea un coup d'œil avec Charlotte, encore amusé de la différence entre la maison d'un vampire et les maisons des humains. Isabella vint leur ouvrir, et les fixa avec deux gros yeux. Un peu gêné, il resta coi. C'est vrai qu'ils arrivaient à l'improviste, ça ne se faisait pas, mais bon, ce n'était pas si grave, non ?

- Peter et... Charlotte ? Heu... Entrez. Que puis-je faire pour vous ?

- Désolé de passer comme ça, dit-il en refermant la porte de la véranda derrière lui. Hum, Carlisle est là ?

Il regarda autour de lui, avec l'espoir de voir surgir le médecin au détour d'un couloir. Il était un peu nerveux, mais le cachait, pour n'inquiéter personne. Charlotte ne disait rien, pour le moment, couvant juste du regard le berceau non loin avec une lueur d'admiration. Elle lui tenait la main, et il l'incita à revenir sur la conversation présente. De bébé, il y en avait un autre qui réclamait un tout petit plus d'attention, étant donné la situation. Donc, conséquence du remède ou des récents changements ? Ou tout était-il lié ?

- Carlisle est parti travailler. Il y a un problème ? C'est à propos d'Alice et Jasper ? S'il vous plaît, dites-moi, on essaie de les joindre depuis des jours et aucun moyen de leur parler...

- Bah, on est tous un peu occupés, tu sais, avec la guerre et tout ça, sourit-il en ayant l'air d'avoir avalé un citron entier. Il y a des remous, comme partout, mais ça va aller, on gère.

Charlotte lui jeta un coup d'œil, lèvres pincées. Oui, bon, ils géraient à peu près ! Cela pourrait encore être pire, non ? Isabella lui jeta n coup d'œil suspicieux. Et bah quoi, il n'avait rien fait, là ! Il n'avait même rien dit ! Après tout, c'est vrai qu'ils étaient tous bien occupés, il n'avait pas menti. Alice un peu plus que d'autres, en ce moment. Jasper s'occupait d'elle, il restait à prier que tout se passe du mieux possible. Mais il devait parler à Carlisle, le plus tôt possible.

- C'est pour ça qu'Alice et Jasper nous ont raccroché au nez ? On a essayé de les appeler ! Qu'Alice raccroche, ce n'est pas encore trop étonnant, mais Jasper... On s'inquiète, ce sont des amis, des membres de la famille ! Ils ne sont pas là, mais ce n'est pas pour ça qu'on les oublie... Alice est ma meilleure amie.

- Roh, Jasper peut très bien raccrocher aussi, surtout que... Bah, quand il est occupé, il est un peu plus nerveux, voilà tout. Heu, et vous, ça va bien, de votre côté ?

Il voulut sourire, mais avait de plus en plus de filer dehors jusqu'au soir. Genre, tout va bien, on ne va pas déranger, on va attendre que le docteur revienne, merci beaucoup, à plus tard ! Charlotte avait fermé les yeux une micro-seconde, contenant sans doute un air blasé. Eh, oh, Peter avait toujours été incroyablement nul pour se défendre et argumenter, ça n'allait pas changer aujourd'hui ! Il faisait de son mieux, hein. Isabella les fixa l'un après l'autre, et il faillit partir de suite.

- Non, ça ne va pas ! Parce que j'ignore ce qu'ils ont, justement ! Je m'inquiète, Edward s'inquiète, Carlisle aussi, Esmée... Tout le monde. Nessie n'a plus de nouvelle de son oncle et de sa tante et lorsqu'on les appelle, ils nous raccrochent au nez. Alice est venue le jour du discours d'Aro pour apporter des nouvelles et elle m'a même fait tout un discours sur l'éloignement, comme quoi elle avait peur... Et ici, elle nous ignore. Comment pourrait-on aller bien ? Expliquez-moi, s'il vous plaît.

Chantage affectif... C'était bas ! Il lui rendit un regard noir puis soupira longuement. Bon, qu'il y avait-il de plus dangereux, entre une famille qui les harcèlera jusqu'à la mort ou une Alice furieuse ? Il hésita franchement, pour le coup, se demandant aussi quelle allait être la réaction de Jasper. Il n'allait pas les étriper, non ? Quoi que... Il grimaça, imaginant son meilleur ami fou de rage. Mais, il était entraîné, maintenant, en plus ! Il ne voulait pas se battre avec lui, ça non. Donc, heu, comment faire...

- Ils n'ont rien de grave, ni rien qui mette leurs vies en danger, enfin je crois, et ils ne sont pas seuls. On est quelques vampires à les aider, vous, vous ne pouvez rien faire. Et Jasper gère mieux, maintenant que l'épouvantail blond l'a entraîné.

- Enfin je crois ? Qu'est-ce que ça veut dire "enfin je crois" ? Je vous en prie ! Si Alice ou Jasper vous ont menacé, je leur dirai que je vous ai harcelés pour savoir. Ils ne vous en tiendront pas rigueur... Je veux juste savoir, même si on ne peut rien faire, je veux être présente pour ma meilleure amie et un ami que j'ai toujours admiré. S'il vous plaît...

Elle avait pâlit, en le dévisageant, et il leva aussitôt les mains devant lui, à moitié paniqué. C'était bas ! Affreusement bas ! Et non, pas question d'affronter ses deux amis, pas les deux à la fois, et il ne voulait pas finir le nez dans la poussière et un bras tordu dans le dos, sous un Jasper furieux et bien décidé à lui faire passer le goût de recommencer. Il avait déjà vécu ça bien des fois en tant que nouveau-né et ne voulait pas renouveler l'expérience, merci bien. Surtout vu son état actuel. Il avala douloureusement sa salive, pâlissant à son tour.

- Désolé, mais j'ai plus peur de Jasper que de toi. Et t'as... Tu l'as admiré ? Pourquoi ?

Elle rougit un peu, alors qu'il tentait de se reprendre. Pourquoi c'était LUI qui devait parler ? Il se défendait comme une quiche !

- Oui, enfin, heu... Je ne lui ai pas facilité la tâche en venant ici, ils sont même partis à cause de moi. Et quand je vois ce qu'il a fait, sa vie avant de venir chez les Cullen, les efforts fournis pour s'adapter au régime... Même la force mentale qu'il a... Enfin, bref, ce n'est pas le sujet. Je veux savoir. Que se passe-t-il ? Je veux aider, même à petite échelle, trouver une solution, aider à en trouver une ou les soutenir. Si c'est par rapport à l'Inquisition, je peux agir aussi, mon père la dirige... Je veux juste aider et savoir ce qu'ils ont.

- Mais on se fiche de l'Inquisition ! Les humains vont se tuer entre eux, voilà tout. Ce sont les vampires qui nous inquiète, on a changé, on a tous changé, et il y a des trucs flippants. C'est... Aïe !

Charlotte venait de lui écraser vigoureusement le pied. Il grogna, avec une petite moue. Elle pouvait aussi lui donner un petit coup de coude, hein, pas la peine de lui faire mal ! Elle lui renvoya un sourire angélique, innocente comme la vierge Marie. Tss... Elle côtoyait trop Alice, la petite lutine brune avait une sacrée influence sur elle ! Puis son pied n'avait rien fait, lui, d'abord, qu'on le laisse en paix. Isabella regarda Charlotte, puis lui.

- Changé en quoi ? Je connais déjà les bases, Jasper m'a expliqué. Mais qu'il y a-t-il d'autre ? Je ne hurlerai pas, je ne vais même pas appeler Alice, ni Jasper. Je veux juste savoir ce qui se passe et pourquoi ma meilleure amie m'ignore.

- Bah, changés en... en vrais vampires. Ceux des légendes. Et je ne te parle pas de Dracula, enfin, à moitié. Mais tout ira bien, ils sont loin des Voltu... Heu, loin des humains, donc ça va.

- Loin des humains et des Volturi ? Mais qu'est-ce qui se passe ?! Dites-le-moi, ils ont fait une connerie, ils ont commis un massacre, ils ont transformé des enfants, ils ont créé une armée, ils se sont ralliés aux humains, ils ont vendu un vampire ?

Il resta muet un moment, se contentant de la fixer un moment. Jasper, créer une armée ... ? Heu, non, pas son genre, surtout après avoir faillit laisser la peau dans la première ! Il secoua donc la tête, alors que Charlotte fixait tout ce qui se trouvait dans la maison sauf lui et la jeune humaine, semblant crier mentalement "Débrouille-toi". Merci. Il prit une petite inspiration, puis soupira.

- Ils ont juste fait l'amour.

- Ils ont fait l'amour ? Mais c'est no...

Elle eut un temps d'arrêt, puis ouvrit la bouche. Charlotte avait baissé la tête, agrippée à son bras. Désolé, Alice, Jasper, ils allaient être en colère, mais rien ne servait de le cacher, leur famille fera tout pour les contacter, et ils ne pouvaient pas se mettre tout le monde à dos non plus, ils avaient besoin de soutien, pas d'ennemis.

- Tu... Tu veux dire qu'elle est enceinte ? Mais comment... C'est impossible..

Il se mordit les lèvres, évitant son regard. Oui, c'était impossible. En théorie. Et pourtant... Si c'était bien le remède, il avait eu des effets plus qu'inattendus. Et proprement terrifiant. Jamais il n'avait vu Alice avoir si mal. Il se laissa tomber sur une petite causeuse, jouant avec ses mains pour se détendre un tantinet.

- Ce n'est pas un enfant normal. Ni même un enfant hybride... Alice a... Elle a grossi en quelques jours, et elle a très mal. Le bébé a l'air... Il semble très violent, en elle. Alice a du mal à marcher, Jasper doit chasser sans cesse pour la faire boire. Ce n'est même pas un bébé, d'ailleurs, ce truc ! Juste un... Un animal, au mieux.

- Dire que c'est un animal, je trouve ça encore gentil, rajouta Charlotte d'un ton lugubre. T'as pas entendu, ce qu'a dit Jasper l'autre jour en parlant de ce que ressentait le gamin ? Ce... Ce truc est cruel, déjà. Complètement sauvage ! Alice hurle dès qu'il bouge. Et on ne peut même pas le lui enlever.

Peter n'ajouta rien durant un moment, pensif, puis se redressa avec lenteur, jetant un coup d'œil à Charlotte, puis à Isabella.

- Il faudra bien trouver un moyen, il est trop grand, elle ne pourra pas accoucher normalement.

- Alice est un vampire, pas une humaine, elle s'en sortira vivante. Et Jasper a aussi son don, ce sera utile. Mais on ne sait pas encore comment on pourra tuer ce truc dès sa naissance.

- Jasper en a déjà parlé, de ça. Il n'y a pas des dizaines de solution différentes...

Il y eut un silence, un long silence, où il se releva, faisait deux ou trois pas dans la pièce. Il réfléchissait, cherchant une solution, mais n'en voyait aucune pour le moment. Du moins, aucune qui n'implique pas de souffrir le martyr.

- Donc, non, Isabella, vous ne pouvez rien faire. Ça ne concerne pas les humains. Mais si tout ça découle du remède...
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Edward Elric

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MessageSujet: Re: Deux ou trois infos   Mer 17 Déc 2014 - 11:16

– Voilà, boit doucement, murmura-t-il en soutenant d'un bras sa femme et en portant à ses lèvres la gourde remplie de sang. Ça va aller, je te tiens, ne force pas.

Il faisait tout pour lui éviter le moindre mouvement, ou le plus petit effort, car il savait qu'elle souffrait le martyr dès qu'elle bougeait un petit trop. L'enfant était trop grand, en elle, et il bougeait beaucoup. Enfin, "l'enfant"... Pouvait-on vraiment appeler ce truc un "enfant" ? Il n'avait rien de mignon, d'adorable, ni même de normal. Si cela avait été un petit hybride du genre de Nessie, ou même de Marylou, il aurait été rassuré et aurait pu rassurer Alice, car elle allait mettre un véritable bébé au monde, un être normal, et pas ça. Pas une sorte de monstre, déjà cruel, qui ne pensait qu'à sa soif de sang. Il devait faire boire sa femme bien plus souvent que de coutume, pour les besoins du truc qu'elle portait. Comment allaient-ils le tirer à l'air libre, une fois le moment venu ? Il y avait bien la solution qu'ils avaient appliqué avec Bella, mais elle, elle avait été sous morphine, à ce moment. Alice, elle, ne pouvait rien avoir pour lutter contre la douleur. Reposant la gourde, il aida Alice à se rallonger et la recouvrit d'une vague de calme pour qu'elle puisse se reposer.

Se levant, il fit quelques pas dans la pièce, inquiet, réfléchissant. Ils se trouvaient ici depuis presque deux semaines, maintenant. Dans cette petite maison qu'ils avaient "emprunté" à un vieil humain. D'ordinaire, Jasper en aurait été malade pendant des mois  d'avoir tué cet homme. mais aujourd'hui, il éloignait avec force la culpabilité. De un, il avait fait ça pour fournir un abri à Alice, de deux, le temps où il pouvait prétendre à être humain, c'était terminé. Il n'était plus végétarien, et acceptait enfin d'être un vampire. Oui, il avait tué, mais cela faisait parti de sa nature, et il était temps qu'il se fourre dans la tête que jouer la comédie humaine ne pouvait durer qu'un temps. Il avait choisit de rester vampire, rejeter cette nature aujourd'hui était d'une idiotie totale. Il s'appuya contre le rebord de la fenêtre, regardant au-dehors. Une photo en noir et blanc du vieil homme y était posée, plus jeune, au bras d'une femme. Il la posa plus loin, le regard dans le vide. Chacun son monde, à présent.

Peter et Charlotte étaient sortis, pour aller chasser. Ils restaient avec eux depuis un peu plus d'une semaine, maintenant. Au fond de lui, Jasper en était très heureux. Retrouver ses deux meilleurs amis, pouvoir s'appuyer sur eux, c'était formidable. Avec eux, il cherchait une solution pour le truc que sa femme allait mettre au monde. Comment s'en débarrasser ? S'ils possédaient les mêmes caractéristiques que les vampires, il allait être dur à tuer. Il songeait aux moyens lorsqu'Alice gémit. Il fut aussitôt près d'elle à lui tenir la main, alors que son regard s'écarquillait, dans le vide. Elle avait une vision. Elle resta silencieuse, une bonne minute, puis murmura le nom de Peter, puis de leur famille. Non... Il n'aurait pas osé ! Il écouta sa femme jusqu'au bout puis se redressa. Il avait osé.

– Bon, grogna-t-il. En courant, je n'en ai pas pour longtemps avant d'aller là-bas. En espérant que ce sera assez vite...

Il s'assura que sa femme était bien installée, et avait tout ce qu'il fallait à portée de main, puis l'embrassa longuement sur la bouche avant de filer. Pourquoi Peter et Charlotte étaient-ils partis là-bas ?! Ils se défendaient comme des quiches, en plus ! Il courut aussi vite que possible, toute trace d'humanité désormais complètement envolée. S'ils n'avaient plus recontacter leur famille, il y avait une raison ! Il n'était pas question de les impliquer là-dedans ! De un, c'était une affaire qui n'avait rien à voir avec l'humanité, de deux, leur famille allait forcément se mettre en danger s'ils s'en mêlaient. Il courut comme s'il avait Satan en personne aux trousses, mais c'était peut-être déjà trop tard. Il arriva bientôt en vue de la villa blanche, et grogna en entendant ce qui s'en élevait. Peter... Mon petit Peter. Il allait en faire de la bouillie ! Il sauta sur la véranda, exaspéré, au moment où son meilleur ami disait à Bella qu'elle ne pouvait rien faire. Bien, une parole intelligente dans le tas ! Il ouvrit la porte sans prévenir et fut en un instant derrière Peter, passant un bras autour de son cou pour le plaquer contre lui, lèvres pincées.

– Puisque tu parlais de don qui peut servir, grinça-t-il d'un ton furieux, tu aurais dû te rappeler celui d'Alice. Et te souvenir pourquoi, dans ta petite tête, on ne voulait mêler personne à ça ! Tu me rappelleras de te le faire payer, ce charmant coup...

Charlotte recula d'un pas, se plaçant à côté de Bella. Lui baissa la tête vers son meilleur ami, secouant la tête, le tenant toujours comme il le faisait pour le calmer lorsqu'il était un nouveau-né. Charlotte se racla la gorge et lui dit qu'ils avaient juste chercher à obtenir des informations pour les aider, qu'ils ne pensaient pas à mal. Il soupira, fermant les yeux une seconde.

– Carlisle saura peut-être quelque chose.

– Tu sais très bien que non... Et on sait déjà que ce truc ne ressemblera en rien à un enfant hybride. Quand à toi, Bella, pourquoi as-tu cherché à savoir ?

Il tourna la tête vers elle, sans relâcher Peter le moins du monde.


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Deux ou trois infos   Dim 21 Déc 2014 - 23:28

Bella – Peter et... Charlotte ? Heu... Entrez. Que puis-je faire pour vous ?

Peter – Désolé de passer comme ça, dit-il en refermant la porte de la véranda derrière lui. Hum, Carlisle est là ?

Bella était choquée et essayait de ne pas dévisager les nouveaux arrivants, mais sans y parvenir. Peter et Charlotte… Elle ne les avait plus vus depuis son mariage et savait qu’ils étaient des amis très proches de Jasper. Pourquoi venaient-ils ? Ils devaient savoir que Jasper et Alice n’étaient pas là, ce n’était pas un secret et quiconque les connaissait savait qu’ils ne seraient pas redevenus humains. Et là, ils revenaient… Au moment-même où eux-mêmes n’arrivaient plus à joindre Alice et Jasper. Coïncidence ? Non, il y avait anguille sous roche, surtout que Peter venait de demander s’il pouvait parler à Carlisle. Que se passait-il ?!

Non, du calme, revoir la situation d’un œil objectif. Peut-être étaient-ce les deux dernières années qui l’avaient rendue un tantinet parano, et rien de plus. Donc, objectivement, devant Bella se trouvaient actuellement d’anciens amis de Jasper, l’air inquiet, leurs yeux rouges, qu’elle n’avait plus vus depuis trois ans au moins et qui venaient demander où était Carlisle… Non, en fait, même objectivement, ça ne changeait rien.

Bella – Carlisle est parti travailler. Il y a un problème ? C'est à propos d'Alice et Jasper ? S'il vous plaît, dites-moi, on essaie de les joindre depuis des jours et aucun moyen de leur parler...

Peter – Bah, on est tous un peu occupés, tu sais, avec la guerre et tout ça, sourit-il en ayant l'air d'avoir avalé un citron entier. Il y a des remous, comme partout, mais ça va aller, on gère.

« On gère », hein ? Bien sûr. Curieusement, Bella avait l’impression que Peter et Charlotte lui cachaient quelque chose d’important. Quoi, elle n’en avait pas la moindre idée, mais il y avait un problème. Problème qui concernait Alice et Jasper et qu’ils voulaient, visiblement, garder secret. Les pauvres, ils n’avaient pas confié leur secret à quelqu’un de très doué pour le mensonge, même Bella avait remarqué que Peter mentait… Il faut mieux choisir vos alliés, les amis, à la guerre comme à la guerre. Qu’Alice lui pardonne, mais si elle ne daignait pas répondre pour parler à sa meilleure amie, sa meilleure amie elle-même ne daignerait pas ménager ses amis pour en apprendre davantage.

Bella – C'est pour ça qu'Alice et Jasper nous ont raccroché au nez ? On a essayé de les appeler ! Qu'Alice raccroche, ce n'est pas encore trop étonnant, mais Jasper... On s'inquiète, ce sont des amis, des membres de la famille ! Ils ne sont pas là, mais ce n'est pas pour ça qu'on les oublie... Alice est ma meilleure amie.

Peter – Roh, Jasper peut très bien raccrocher aussi, surtout que... Bah, quand il est occupé, il est un peu plus nerveux, voilà tout. Heu, et vous, ça va bien, de votre côté ?

… Pardon ? « quand il est occupé, il est un peu plus nerveux » ? Bon. D’accord. Pourquoi pas… Bella se retint de lever les yeux au ciel, déterminée à avoir le fin mot de l’histoire pour savoir pourquoi Jasper et Alice les ignoraient et leur raccrochaient au nez. Elle avait essayé de les appeler à nombreuses reprises sans succès, alors avoir des amis à eux face à elle était une occasion en or qu’elle n’allait certainement pas laisser passer. Fixant Charlotte et Peter l’un après l’autre, elle rétorqua :

Bella – Non, ça ne va pas ! Parce que j'ignore ce qu'ils ont, justement ! Je m'inquiète, Edward s'inquiète, Carlisle aussi, Esmée... Tout le monde. Nessie n'a plus de nouvelle de son oncle et de sa tante et lorsqu'on les appelle, ils nous raccrochent au nez. Alice est venue le jour du discours d'Aro pour apporter des nouvelles et elle m'a même fait tout un discours sur l'éloignement, comme quoi elle avait peur... Et ici, elle nous ignore. Comment pourrait-on aller bien ? Expliquez-moi, s'il vous plaît.

Peter lui fit un regard noir avant de pousser un long soupir. Eh oui, elle était chiante et l’assumait parfaitement, monsieur ! Ce n’était pas de sa faute, il se défendait extrêmement mal et Bella voulait des réponses. En d’autres termes, il était au mauvais endroit au mauvais moment, voilà tout. Elle n’avait sincèrement rien contre lui, ni contre Charlotte, mais ils étaient les premiers qu’elle croisait susceptibles d’avoir des nouvelles de sa meilleure amie et de son beau-frère… Alors, vraiment désolée, mais elle faisait avec les moyens du bord. Peter grimaça soudain, comme en proie à un débat intérieur. Oui ? Il allait craquer et tout lui expliquer ?

Peter – Ils n'ont rien de grave, ni rien qui mette leurs vies en danger, enfin je crois, et ils ne sont pas seuls. On est quelques vampires à les aider, vous, vous ne pouvez rien faire. Et Jasper gère mieux, maintenant que l'épouvantail blond l'a entraîné.

« Enfin je crois » ? Mais… Mais… Bella devint plus blanche et dévisagea Peter. Il avait dit « enfin je crois » ! Que voulait-il dire par là ? Que se passait-il ? Pourquoi Alice et Jasper risquaient-ils leur vie ? Ils s’étaient attirés des ennuis ? Avaient provoqué la colère des Volturi ? Ils avaient refusé de les rejoindre alors qu’Aro l’avait espéré et tout fait pour qu’ils acceptent ? Que se passait-il ?

Bella – Enfin je crois ? Qu'est-ce que ça veut dire "enfin je crois" ? Je vous en prie ! Si Alice ou Jasper vous ont menacé, je leur dirai que je vous ai harcelés pour savoir. Ils ne vous en tiendront pas rigueur... Je veux juste savoir, même si on ne peut rien faire, je veux être présente pour ma meilleure amie et un ami que j'ai toujours admiré. S'il vous plaît...

Peter leva les mains devant lui, l’air paniqué. Heu, il avait peur d’elle, là ? C’était elle qui devait paniquer et être effrayée, pas lui ! Une humaine face à deux vampires, en train de les harceler, c’était elle qui risquait le plus, ici ! Mais non, Bella n’allait pas se laisser démonter pour autant. Elle voulait des réponses et ne céderait pas, décidée. Peter venait de devenir encore plus pâle sans avoir rien dit mais elle était convaincue que ce n’était pas à cause de ce qu’elle venait de dire. Qui l’effrayait à ce point ? Bella voulait simplement aider, rien de plus ! Si ses amis étaient dans de sales draps, on ne pouvait pas le lui reprocher. Surtout des amis auxquels elle tenait tels qu’Alice et Jasper.

Peter – Désolé, mais j'ai plus peur de Jasper que de toi. Et t'as... Tu l'as admiré ? Pourquoi ?

… Aaaah. D’accord, il devenait de plus en plus pâle en imaginant ce que dirait Jasper s’il apprenait que son ami avait parlé. Bon, là, il avait de sérieux arguments, elle-même craignait de le mettre en colère ou de l’énerver depuis l’épisode de l’aéroport. Oui, elle s’en voulait toujours et oui, elle avait gardé un mauvais souvenir de son réveil dans la chambre d’hôpital, et alors ? Elle avait le droit ! Et puis, concernant la question de l’admiration, en quoi était-ce si étonnant ? Bella rougit en réalisant ce qu’elle venait de dire, n’ayant jamais employé ces mots-là pour parler de son beau-frère. A bien réfléchir, non, en effet, la jeune mère ne l’avait jamais dit tel quel… Bon bah. Voilà. Ca, c’était fait.

Bella – Oui, enfin, heu... Je ne lui ai pas facilité la tâche en venant ici, ils sont même partis à cause de moi. Et quand je vois ce qu'il a fait, sa vie avant de venir chez les Cullen, les efforts fournis pour s'adapter au régime... Même la force mentale qu'il a... Enfin, bref, ce n'est pas le sujet. Je veux savoir. Que se passe-t-il ? Je veux aider, même à petite échelle, trouver une solution, aider à en trouver une ou les soutenir. Si c'est par rapport à l'Inquisition, je peux agir aussi, mon père la dirige... Je veux juste aider et savoir ce qu'ils ont.

Peter – Mais on se fiche de l'Inquisition ! Les humains vont se tuer entre eux, voilà tout. Ce sont les vampires qui nous inquiètent, on a changé, on a tous changé, et il y a des trucs flippants. C'est... Aïe !

C’est… ? Charlotte venait, visiblement, d’écraser le pied de son compagnon pour l’empêcher de parler. Mais alleeeeez ! Elle y était presque, en plus ! Peter lui-même venait de regarder Charlotte et ne semblait pas très contents du traitement qu’elle avait infligé à son pied. Mais elle avait eu des informations, au moins ! Bella savait que les vampires avaient changé. Jasper lui avait dit quelques trucs, en très gros résumé, lorsqu’il était venu les retrouver avec Alice, mais rien de plus. Que s’était-il passé d’autre ? En quoi se changeaient-ils ? Les deux vampires présents dans la Villa avaient l’air tout à fait normal, pourtant…

Bella – Changé en quoi ? Je connais déjà les bases, Jasper m'a expliqué. Mais qu'il y a-t-il d'autre ? Je ne hurlerai pas, je ne vais même pas appeler Alice, ni Jasper. Je veux juste savoir ce qui se passe et pourquoi ma meilleure amie m'ignore.

Peter – Bah, changés en... en vrais vampires. Ceux des légendes. Et je ne te parle pas de Dracula, enfin, à moitié. Mais tout ira bien, ils sont loin des Voltu... Heu, loin des humains, donc ça va.

Bella – Loin des humains et des Volturi ? Mais qu'est-ce qui se passe ?! Dites-le-moi, ils ont fait une connerie, ils ont commis un massacre, ils ont transformé des enfants, ils ont créé une armée, ils se sont ralliés aux humains, ils ont vendu un vampire ?

Finalement, c’était pire que tout. Pourquoi Jasper et Alice cherchaient-ils à se cacher, à éviter les humains ET les Volturi ? Ils n’étaient plus à Volterra, ça, Bella le savait. Mais pourquoi s’éloigner du clan qui les a aidés ? Pas que cet éloignement ne la rassurait pas, hein, loin de là, elle avait même eu peur qu’ils décident de rejoindre le clan italien… Mais de là à s’en éloigner et éviter les humains… Jasper se contrôlait, maintenant, Alice aussi. Et les règles avaient changées, d’après ce que la jeune femme avait compris. Alors, pourquoi ? Peter ne répondit tout de suite et Charlotte semblait éviter de les regarder. Tant mieux, il allait craquer plus vite et tout lui dire, comme cela. En revanche, le côté moins rassurant était cette réaction, vouloir tout éviter. Était-ce si grave que ça ?

Peter – Ils ont juste fait l'amour.

Bella – Ils ont fait l'amour ? Mais c'est no...

Bella s’interrompit, sans rien dire, ouvrant la bouche. Non, elle avait mal compris. Ce n’était pas possible. Alice ne pouvait pas… Mais elle était… Enfin, les vampires étaient stériles ! Comment pourrait-elle être enceinte ?! C’était ça, le fameux changement ? Alice, enceinte…

Bella – Tu... Tu veux dire qu'elle est enceinte ? Mais comment... C'est impossible…

Peter se mordit les lèvres, visiblement mal à l’aise. Il évitait son regard alors que Bella continuait à halluciner. Ce n’était pas possible… Alice ne pouvait pas être enceinte. A quoi ressemblerait leur enfant ? Qu’engendraient les changements actuels, au final ? Peter se laissa tomber dans une causeuse, toujours sans répondre pour l’instant. Alice était enceinte. Ces trois mots ne cessaient de tourner en boucle dans sa tête, comme si se les répéter suffirait à le réaliser.

Peter – Ce n'est pas un enfant normal. Ni même un enfant hybride... Alice a... Elle a grossi en quelques jours, et elle a très mal. Le bébé a l'air... Il semble très violent, en elle. Alice a du mal à marcher, Jasper doit chasser sans cesse pour la faire boire. Ce n'est même pas un bébé, d'ailleurs, ce truc ! Juste un... Un animal, au mieux.

Charlotte – Dire que c'est un animal, je trouve ça encore gentil, rajouta Charlotte d'un ton lugubre. T'as pas entendu, ce qu'a dit Jasper l'autre jour en parlant de ce que ressentait le gamin ? Ce... Ce truc est cruel, déjà. Complètement sauvage ! Alice hurle dès qu'il bouge. Et on ne peut même pas le lui enlever.

Bella grimaça, imaginant sa belle-sœur et meilleure amie, Alice toujours de bonne humeur, sautillante, pleine de joie, en train de souffrir le martyr à cause d’un enfant qu’elle n’avait jamais voulu. Et quel enfant… Comment sortirait-il ? Déjà pour elle, l’accouchement ne s’était pas passé normalement. Alors, pour Alice… Bella frissonna, plus effrayée qu’autre chose à l’idée d’imaginer Alice le ventre ouvert avec un monstre, un vrai cette fois, en sortir. En plus, pour qu’ils en parlent comme s’il s’agissait d’un objet…

Peter se redressa lentement, jetant un coup d’œil à Charlotte puis à Bella. Elle-même était incapable de dire quoi que ce soit. Longtemps, elle avait imaginé qu’Alice et Jasper avaient des problèmes, qu’ils avaient été imprudents, que leur nouvelle vie leur avait fait perdre la tête… Mais pas ça. Ce n’était pas ce qu’ils avaient cherché en restant vampire. Ils voulaient vivre, être heureux, être tranquilles, et non pas supporter un bébé qui faisait souffrir Alice comme jamais.

Peter – Il faudra bien trouver un moyen, il est trop grand, elle ne pourra pas accoucher normalement.

Charlotte – Alice est un vampire, pas une humaine, elle s'en sortira vivante. Et Jasper a aussi son don, ce sera utile. Mais on ne sait pas encore comment on pourra tuer ce truc dès sa naissance.

Peter – Jasper en a déjà parlé, de ça. Il n'y a pas des dizaines de solution différentes...

Bella suivit distraitement Peter du regard lorsqu’il se releva, cherchant silencieusement une solution à son tour. Si ce « bébé » était effectivement dangereux, s’il faisait souffrir Alice, s’il était même trop gros pour qu’elle puisse se déplacer, il fallait trouver une solution, et vite. Depuis combien de temps cela durait-il ? Depuis combien de jours, voire de semaines, Alice souffrait-elle sans leur dire ? Et tout ça pourquoi ? Ne pas les inquiéter, parce qu’ils ne pouvaient rien faire… Mais enfin, si ! Il y avait sûrement une solution ! Plus que dans deux, ou quatre têtes en tout cas. En plus, Carlisle était là, il devait forcément connaître un moyen…

Peter – Donc, non, Isabella, vous ne pouvez rien faire. Ça ne concerne pas les humains. Mais si tout ça découle du remède...

Bella allait répondre lorsque la porte s’ouvrit d’un seul coup… sur Jasper. Qui tenait Peter, un bras passé autour de son cou, serré contre lui. Elle n’avait, certes, rien vu, mais avait largement de quoi deviner ce qui s’était passé. La jeune femme avait pâli d’emblée en reconnaissant son beau-frère, se demandant depuis combien de temps il était là, ce qu’il avait entendu, à quel point il était en colère… Oui, bon, d’accord, vu comme ça, la réaction de Peter était laaargement compréhensible. Inconsciemment, Bella s’était reculée pour s’éloigner du Jasper furieux qui se trouvait devant elle. Pas bouger, pas parler, attendre. Elle n’avait rien fait ! Enfin, presque rien. Et puis, zut, c’était légitime ! Ils ne voulaient pas leur donner d’explications, Jasper devait bien se douter qu’elle allait en chercher elle-même, non ? Sinon, c’était bien mal la connaître. Elle était dans son droit, point.

Jasper – Puisque tu parlais de don qui peut servir, grinça-t-il d'un ton furieux, tu aurais dû te rappeler celui d'Alice. Et te souvenir pourquoi, dans ta petite tête, on ne voulait mêler personne à ça ! Tu me rappelleras de te le faire payer, ce charmant coup...

Alice… Heu… Oups. Charlotte s’était placée à côté de Bella, souhaitant mettre un minimum de distance entre Jasper et elle, apparemment. Pas de problème, il y avait assez de place ici. Sinon, elles pouvaient aussi s’éclipser et laisser les deux amis s’expliquer, non ? Cette idée semblait excellente, ils n’avaient pas besoin d’elles pour parler. De toute manière, Jasper n’allait pas le tuer, pas sous le toit de Carlisle, surtout s’il s’agissait d’un ami proche. Doooonc, aucun souci. Pas qu’elle avait peur, mais… Un peu, quand même. Juste un petit peu.

Charlotte rajouta, après s’être raclé la gorge, qu’ils avaient cherché des informations pour les aider, sans penser à mal. Oui, là-dessus, elle avait raison, ils ne comptaient pas en parler à Bella, c’était elle qui avait insisté. Mais inutile de le rappeler, merci bien. Jasper soupira en fermant les yeux. Ca y est, il se calmait ? Il n’était plus furieux et réalisait que, de toute façon, ils avaient parlé et qu’il ne servirait à rien de les frapper ?

Charlotte – Carlisle saura peut-être quelque chose.

Jasper – Tu sais très bien que non... Et on sait déjà que ce truc ne ressemblera en rien à un enfant hybride. Quand à toi, Bella, pourquoi as-tu cherché à savoir ?

Qu… Quoi ? Jasper avait tourné la tête vers elle, gardant toujours Peter contre lui. Heu… Bon. Ne pas paniquer. Donc, il savait que c’était elle qui les avait poussé à parler et qu’elle avait cherché à savoir. Petit problème en vue… Mais cela ne signifiait pas qu’il savait tout n’est-ce pas ? Il devait être au courant de quelques paroles, tout au plus, mais pas de tout ce qui s’était dit dans cette maison depuis que Peter et Charlotte avaient débarqué. Sans quitter Peter des yeux, quoi qu’un peu rassurée, Bella n’osa rien dire tout de suite puis finit par déglutir pour répondre. Il tenait Peter, pas de panique. Elle n’avait rien à se reprocher, en plus !

Bella – Je… C’est que…

Raté. Allez, un peu de courage ! Tâchant de reprendre contenance, Bella prit une profonde inspiration et leva la tête vers Jasper, le regardant dans les yeux. Elle ne regrettait pas ce qu’elle avait fait, même si c’était bas. Ils avaient le droit de savoir ! Jasper et Alice faisaient partie de la famille, qu’ils soient d’une autre nature ou non !

Bella – Nous avons le droit de savoir, dit-elle d’un ton peu assuré. Peut-être ne vouliez-vous pas nous mettre au courant, mais vous restez des membres de la famille, Jasper ! D’accord, peut-être qu’on ne peut rien faire dans l’immédiat, mais vous stagnez, tous les quatre. Alors, ne viens pas me dire que vous n’avez pas besoin d’aide… Vous évitez les Volturi, vous évitez les humains, pourquoi ? Ca prouve que vous êtes en mauvaise posture…

Bella fit une pause, reprenant de l’assurance à mesure qu’elle parlait même si une certaine crainte persistait dans un coin. Eux allaient très bien, Alice non, Jasper non plus par conséquent. Ils ne pouvaient pas les abandonner, elle ne pouvait pas abandonner sa meilleure amie alors qu’elle avait toujours été présente pour elle. C’était elle qui avait recollé les morceaux avec Edward, elle qui avait organisé son mariage, elle qui l’avait intégrée à la famille dès les premières secondes… Alors, non, Bella n’allait pas la laisser tomber.

Bella – Tu peux penser ce que tu veux, ça m’est égal, rajouta-t-elle. D’accord, ce n’était pas très sympa de faire ce coup-là à Peter – excuse-moi d’ailleurs –, mais je devais savoir. On devait savoir. Ce n’est pas parce que vous pensez pouvoir vous débrouiller que vous devez nous laisser en dehors de toute cette histoire, Jaz ! Alice a toujours été là pour moi, tu crois vraiment que je vais rester sans rien faire alors qu’elle souffre ? Je ferai des recherches, je retournerai toutes les bibliothèques du coin s’il le faut, mais je trouverai quoi faire pour vous aider.

Et, qu’il la croit ou non, elle le ferait. Quitte à y passer des nuits, à manger en cachette pour rester là-bas, elle le ferait pour aider sa meilleure amie. Avec Edward et Carlisle, trouver une solution ne serait pas sorcier, il ne s’agissait que d’une histoire de jours, de semaines tout au plus. Parce que, oui, Bella le dirait à Carlisle et Edward. Elle ne pouvait pas le cacher à ce dernier, de toute façon, vu qu’il percevait ses pensées…

Bella – Et si tu ne veux pas parler à Carlisle, je le ferai. De toute manière, il sera au courant dans très peu de temps, Edward entend mes pensées et cette discussion ne restera donc pas « secrète » très longtemps.


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Edward Elric

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MessageSujet: Re: Deux ou trois infos   Lun 22 Déc 2014 - 13:55

La nervosité et la peur de Bella avaient augmenté d'un bon cran, alors qu'il al fixait. Ce n'était pas possible, ça, de toujours tout faire pour se mêler des problèmes des autres ! Et mieux, pour en créer. Elle était toujours comme ça... Sauf qu'ici, trop c'était trop. Non seulement elle ne pouvait rien faire, mais si elle s'en mêlait, elle risquait de s'attirer des ennuis à son tour. Était-ce donc si compliqué à comprendre ?! Elle était humaine, enfin ! Humaine, et sans moyen de faire ou aider en quoi que ce soit. Elle ferait mieux de rester en dehors de tout ça. Elle était plus fragile, venait d'avoir un enfant, alors ça devrait suffire, elle avait bien de quoi s'occuper et oublier le reste. Jasper ignorait jusqu'où cette histoire allait aller, mais la famille ne devait pas approcher. Si jamais ils ne parvenaient pas à se débarrasser du truc que portait Alice ni à le contrôler, ceux qui se trouveront à côté souffriront. Bella n'avait aucune idée de ce que cet "enfant" était. Il espérait qu'elle ne le voit pas comme une seconde Nessie ou il ne savait quoi, car c'était faux, entièrement faux. C'était un monstre, un vrai, il pouvait déjà le sentir.

– Je… C’est que…

Elle prit une profonde inspiration et se redressa. Peter, lui, bien au contraire, ne bougeait plus du tout, ce qui était bien plus prudent. Venir ici, quelle idée ! Comme si Carlisle pouvait avoir des réponses sur un problème dont il ne pouvait même pas soupçonner l'existence. Comment pourrait-ils avoir quoi que ce soit, alors que les vampires ont toujours été stériles ? Le médecin était redevenu humain, et n'avait donc pas pu, par conséquent, étudier ce qui se tramait chez les vampires. S'ils devaient consulter un humain, ce sera plutôt Agenore. Lui avait poursuivit ses recherches, et il en saura sans doute plus. Jasper n'avait jamais pu déterminer s'il était un fou ou un génie. Peut-être un mélange insondable des deux.

– Nous avons le droit de savoir, dit-elle d’un ton peu assuré. Peut-être ne vouliez-vous pas nous mettre au courant, mais vous restez des membres de la famille, Jasper ! D’accord, peut-être qu’on ne peut rien faire dans l’immédiat, mais vous stagnez, tous les quatre. Alors, ne viens pas me dire que vous n’avez pas besoin d’aide… Vous évitez les Volturi, vous évitez les humains, pourquoi ? Ça prouve que vous êtes en mauvaise posture…

Et ils viendraient chercher de l'aide dans une famille humaine qui ne pouvait rien faire, autant physiquement que mentalement. parfaitement logique, en effet ! Peut-être, en effet, les considérait-il comme des membres de la famille. Jasper ne s'était jamais vu comme tel, pour sa part, mais passons, ce n'était pas le sujet. S'ils évitaient les Volturi et les humains, il y avait des raisons, des problèmes, et leur famille ne pouvait les résoudre. Voilà tout. En plus, Bella semblait oublier, à son tour, le don d'Alice. Si sa femme refusait toute aide, c'est qu'elle avait vu ce qui risquait de se produire en mêlant leur famille à ça. Elle aussi voulait éviter qu'ils aient du mal, c'était aussi simple que ça ! D'autant plus qu'on ne voyait pas encore le bout de tous ces changements. Ce n'était as terminé, il en était convaincu.

– Tu peux penser ce que tu veux, ça m’est égal, rajouta-t-elle. D’accord, ce n’était pas très sympa de faire ce coup-là à Peter – excuse-moi d’ailleurs –, mais je devais savoir. On devait savoir. Ce n’est pas parce que vous pensez pouvoir vous débrouiller que vous devez nous laisser en dehors de toute cette histoire, Jaz ! Alice a toujours été là pour moi, tu crois vraiment que je vais rester sans rien faire alors qu’elle souffre ? Je ferai des recherches, je retournerai toutes les bibliothèques du coin s’il le faut, mais je trouverai quoi faire pour vous aider.

Il faillit lever les yeux au ciel avec un immense soupir. Oui, bien sûr, rechercher dans un livre une solution à un problème qui ne s'était jamais posé auparavant, voilà qui était très logique, une fois de plus ! Réfléchissait-elle un peu avant d'ouvrir bêtement la bouche pour sortir des âneries ? Il fallait croire que non... Dommage, cela lui ferait le plus grand bien. Avec ça, oui, ils avaient parfaitement le droit de les laisser en-dehors de tout cela, ils en avaient même le devoir ! Ce n'était pas un jeu, et cette grossesse n'avait rien à voir non plus avec celle de Nessie. Elle pensait savoir ce que c'était, alors qu'il ne s'agissait même pas de la même chose ? Elle pensait savoir ce que c'est, de porter un monstre ?

– Et si tu ne veux pas parler à Carlisle, je le ferai. De toute manière, il sera au courant dans très peu de temps, Edward entend mes pensées et cette discussion ne restera donc pas « secrète » très longtemps.

– C'est vraiment triste de voir que, humaine ou vampire, tu n'as toujours pas pris l'habitude de réfléchir avant de parler, grinça-t-il en relâchant son meilleur ami d'un geste. Comment espères-tu trouver dans une bibliothèque une solution, pour une chose qui n'a jamais existé auparavant, on peut savoir ? A moins que tu ne crois pouvoir deviner quelque chose comme ça, paf ?

Il s'était rapproché, jusqu'à se retrouver quasiment nez-à-nez contre elle, furieux et ne le cachant pas. Son inquiétude pour Alice surplombait tout, augmentant sa nervosité, et il était tout sauf d'humeur à supporter d'autres conneries ou à entendre.

– Tu ne comprend rien et pourtant tu te permets de donner des leçons ! hurla-t-il d'un coup, faisant sursauter Charlotte, qui fila dans les bras de son mari. Tu crois peut-être savoir ce que ça fait, de porter un monstre ?! POURQUOI Alice ne voulait rien dire, à ton avis ?! Parce qu'elle ne veut pas que tout ou n'importe qui d'autre soit blessé ! Et pourtant, à tout faire pour vous en mêler, tu vas l'inquiéter plus qu'autre chose, comme si elle avait besoin de ça en ce moment !

Il recula, avec un grognement, puis jeta u coup d'œil furieux à Peter et Charlotte. Merci bien ! Merci pour ça ! Ils avaient cru bien faire, oui, mais cela avait aggravé la situation.

– Parle donc à qui tu veux, comme ça, vous pourrez vous inquiétez dans votre coin, sans que ça ne serve à rien. Alice en sera sûrement ravie, je suis sûr que ça va l'aider à supporter...

Il soupira, puis fila, laissant tout le monde derrière lui. Adieu, donc.


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Deux ou trois infos   Lun 29 Déc 2014 - 22:40

Jasper – C'est vraiment triste de voir que, humaine ou vampire, tu n'as toujours pas pris l'habitude de réfléchir avant de parler, grinça-t-il en relâchant son meilleur ami d'un geste. Comment espères-tu trouver dans une bibliothèque une solution, pour une chose qui n'a jamais existé auparavant, on peut savoir ? A moins que tu ne crois pouvoir deviner quelque chose comme ça, paf ?

Jasper s’était rapproché de Bella, se retrouvant juste en face d’elle, et il était furieux. Elle avait l’impression de sentir son souffle sur sa peau, un souffle glacial et mordant, et savait qu’elle aurait été grillée sur place si les yeux de son beau-frère avaient pu lancer des éclairs. Oui, bon… D’accord, peut-être Bella parlait-elle sans vraiment réfléchir parfois, mais qu’on l’excuse, voir son beau-frère débarquer n’avait rien de rassurant ! Pas comme si elle venait de pousser son meilleur ami à parler et à tout lui expliquer, après tout. Non, c’est vrai, c’était un petit détail sans conséquence, aucune raison de paniquer.

Jasper – Tu ne comprend rien et pourtant tu te permets de donner des leçons ! hurla-t-il d'un coup, faisant sursauter Charlotte, qui fila dans les bras de son mari. Tu crois peut-être savoir ce que ça fait, de porter un monstre ?! POURQUOI Alice ne voulait rien dire, à ton avis ?! Parce qu'elle ne veut pas que tout ou n'importe qui d'autre soit blessé ! Et pourtant, à tout faire pour vous en mêler, tu vas l'inquiéter plus qu'autre chose, comme si elle avait besoin de ça en ce moment !

Mais elle… Mais c’était… Mais ils avaient le droit de savoir, enfin ! Ils étaient de leur famille, non ? D’accord, pas techniquement, mais comment pouvaient-ils vouloir s’exiler de la sorte en espérant qu’ils ne cherchent pas à savoir ? Eux ne pouvaient pas s’inquiéter ? Ils devaient tous rester dans l’ignorance parce qu’Alice ne voulait pas blesser quelqu’un, par elle ou ce qu’elle portait ? Ils pouvaient l’aider ! Peut-être pas directement, peut-être étaient-ils moins compétents comme ils étaient humains, mais ce n’était pas une raison. Tous avaient une vie, un passé, des souvenirs et des connaissances. Carlisle savait sûrement quelque chose ! Il avait créé la pandémie, il avait créé le remède, alors il devait sûrement pouvoir comprendre ce qui se passait et pourquoi Alice était tombée enceinte.

Jasper recula en grognant et jeta un coup d’œil furieux à ses amis. Oui, il pouvait être furieux, elle s’en fichait. Alice risquait peut-être de s’inquiéter, mais de là à refuser de l’aide… Ils étaient seuls bon sang ! Seuls ! Et ils refusaient d’être aidés, ils refusaient de chercher de l’aide là où ils pouvaient en avoir. Pourquoi ne pas leur faire confiance ? Ils les jugeaient donc faibles au point de ne plus pouvoir les aider ? Si Bella avait su qu’en changeant de nature, elle perdrait sa meilleure amie et serait à nouveau considérée comme une humaine, ni plus ni moins, que ce simple changement effacerait tout…

L’ancienne vampire ne répondit rien, se sentant blessée intérieurement mais préférant ne rien dire. Que pouvait-elle faire, de toute manière ? Le cacher ? Non, c’était impossible. Pas après ce que Jasper avait dit, pas après ce qu’elle avait appris. Qui plus est, elle était incapable de dissimuler ses pensées à Edward, surtout concernant les sujets les plus importants.

Jasper – Parle donc à qui tu veux, comme ça, vous pourrez vous inquiétez dans votre coin, sans que ça ne serve à rien. Alice en sera sûrement ravie, je suis sûr que ça va l'aider à supporter...

Bella se braqua, fixant Jasper des yeux alors qu’il poussait un soupir avant de partir comme il était venu. Alice… Mais enfin, elle ne pouvait pas rester sans rien faire ! Et comment voulait-il qu’elle cache ses pensées, au juste ? Même lui n’avait jamais réussi avec Edward ! Avec ça, il était hors de question qu’elle mente à Carlisle s’il lui demandait quoi que ce soit. D’un autre côté, elle-même avait appris l’histoire d’une manière déloyale et n’était pas fière de ce qu’elle avait fait. Seulement, tout cacher à Carlisle alors qu’il pouvait les aider ? Alors que Jasper et Alice étaient coincés et ne trouvaient aucune solution ? Un peu d’aiiiide, pitié ! Avant les paroles de son beau-frère, Bella était sûre de ce qu’elle allait faire et comptait clairement en parler. Mais ici…

Fixant toujours l’endroit d’où Jasper venait de partir, Bella resta sans bouger pendant un moment, échangeant un regard avec les deux vampires restés en plan après le départ de son beau-frère. Ah heu… Peut-être devait-elle s’excuser, aussi. A cause de ce qu’elle avait dit et fait, Peter était en froid avec son meilleur ami et ils allaient sûrement essayer de réparer les pots cassés. Mal à l’aise, la jeune femme se mordit les lèvres et se racla la gorge.

Bella – Je… Je suis désolée. Je n’aurais pas dû… agir comme ça. Je ne vous retiens pas plus longtemps, essayez d’arranger les choses et dites à Jasper que tout est de ma faute et que je m’excuse de l’avoir énervé comme ça.


Après le départ de Peter et Charlotte, Bella s’occupa comme elle put, travaillant, appelant Edward pour avoir des nouvelles de Nessie et savoir comment elle allait. Inutile de l’inquiéter maintenant alors qu’il était au chevet de leur fille, il devait rester pour veiller sur elle. Par conséquent, hors de question d’aller à l’hôpital tant qu’il y était, il fallait qu’elle se débarrasse de ce souvenir, qu’elle trouve d’autres pensées à ressasser. Mais c’était impossible… Par chance, les jumeaux étaient dans leur « monde » et s’occupaient, ne faisant aucune réflexion sur la tête que devait tirer Bella même si elle se forçait à sourire. Esmée travaillait à la maison et s’occupait de Lindsay alors qu’elle-même tournait en rond dans sa chambre, incapable de se concentrer.

Ce n’est que lorsque Carlisle rentra que le stress grimpa d’un coup. Déjà ?! Mais… mais… Mais elle ne s’était pas décidée ! Le dire ? Ne pas le dire ? Oui, en le disant, elle trahirait Alice mais si elle ne le disait pas, elle courait le risque de laisser sa meilleure amie sans aide, dans la souffrance alors que Carlisle avait peut-être la solution. Mais si elle le disait à son beau-père, ne risquait-il pas d’être blessé comme elle l’avait été et l’était toujours ? Tiraillée entre « le dire » ou « ne pas le dire », Bella sursauta lorsqu’Esmée appela pour dire qu’ils mangeaient et jeta un rapide coup d’œil à sa tête dans le miroir. Hum. Un peu d’eau, et tout va mieux !

Descendant les escaliers, ayant l’impression d’avoir des jambes en coton, Bella se retint à grand peine de jouer avec ses mains en sachant que cela risquait de la trahir. Non, elle ne pouvait pas le dire. Pas maintenant. Pas à table. Quoi que… Pourquoi pas ? Au moins, Carlisle serait calme, reposé, et ce serait plus simple pour l’annoncer à tout le… M**** ! Les jumeaux ! Bon, heu… Ne pas paniquer, ne pas le dire à table, repousser l’échéance et tout se passerait bien. Pas convaincue et motivée du tout, Bella s’installa donc autour de la table en même temps que les autres en évitant de regarder Carlisle, remerciant Esmée lorsqu’elle lui passa le plat. Voilà, manger, et remonter, ni vu, ni connu.

Sentant d’un coup ses mains plus froides, comme lorsqu’elle était nerveuse, Bella mangea en silence en priant pour que tout se termine sans question. Pas maintenant, après. Qui sait, peut-être n’avait-il rien remarqué ? Elle y croyait à peine, pour être sincère, tant les paroles de Jasper tournaient en boucle dans sa tête, sa réaction, l’image d’Alice souffrante au point de hurler ou de se plaindre, de ne plus pouvoir marcher… Par chance, le repas se déroula sans question. Rassurée, un peu plus détendue, Bella se proposa pour aider Esmée à tout ranger pour laisser les jumeaux remonter. Reculer un tout petit peu la discussion, ce n’était pas un crime, n’est-ce pas ? Elle ne savait pas quoi faire. Si elle parlait, ce n’était pas vraiment trahir sa meilleure amie, n’est-ce pas ? Ou si ? Il y a bien des « trahisons » qui sont acceptées dans certains cas… Sauf peut-être celui-ci ?

Tout rangé, jumeaux partis, pas de discussions. Eh eh, finalement, elle se débrouillait plutôt bien ! Remontant à l’étage, Bella s’arrêta devant la chambre de Gabriel, l’image d’Alice venant flotter à nouveau devant ses yeux. Un enfant… Un monstre. Un bébé qui la faisait souffrir alors qu’il était encore dans son ventre… C’était vraiment possible ? Poussant un soupir, réprimant un frisson, elle rentra dans sa chambre et se jeta sur son lit, tête dans l’oreiller.

Bella – J’en sais rien ! C’est normal de vouloir demander de l’aide, non ?! cria-t-elle dans l’oreiller.

Carlisle – Tu as eu des nouvelles d’Alice, c’est ça ?

Bella devint toute pâle en entendant la voix de Carlisle. Elle aurait dû s’en douter… Pourquoi n’avait-il rien dit avant ? D’un côté, ça l’arrangeait, mais se retrouver toute seule comme ça et se faire prendre une nouvelle fois à parler toute seule… Se mordant les lèvres, la jeune mère redressa la tête et se redressa en prenant l’oreiller avec elle, assise sur le lit. Elle hocha la tête, d’un air triste.

Bella – Assieds-toi…, lui conseilla-t-elle.

Par où commencer ? Comment annoncer une telle chose ? Bon, autant partir du début, quitte à se faire un peu taper dessus. Encore que Carlisle n’allait peut-être pas faire attention à cela et serait plus choqué qu’autre chose. Poussant un soupir, Bella regarda ses mains, jouant avec un moment et évitant le regard de son beau-père. Allez, du courage.

Bella – Peter et Charlotte sont venus… Ils voulaient te parler et ont failli se raviser, donc je leur ai demandé et j’ai… un peu insisté pour savoir ce qui se passait. Je ne sais pas comment dire ça ! dit-elle, exaspérée en levant les bras au ciel.

Portant ses mains à son visage, Bella se les passa dessus en cherchant ses mots. Autant le dire d’un coup, cela serait plus rapide. Et, de toute manière, comment annoncer qu’un vampire est enceinte… ?

Bella – Alice est… Alice connaît la même chose que moi avec Renesmée, à… à peu de choses près. Elle est enceinte… Les vampires ont changé et ce qu’elle attend, cette… chose… C’est un monstre qui la fait souffrir. Il grandit, elle a un énorme ventre et ne peut même plus se déplacer. D’après ce que m’a dit Peter, Alice a grossi en quelques jours et Jasper a dit que ce qu’elle portait était violent, cruel… Et ils ne peuvent pas le lui enlever. Mais ils ne voulaient rien nous dire…


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MessageSujet: Re: Deux ou trois infos   Jeu 12 Fév 2015 - 18:58

Victor – Elle va sortir de l'hôpital, ça y est ?

– Oui, enfin, répondit Carlisle en rangeant le dossier. Je ne pensais pas que ça prendrait si longtemps, ni qu'une seule personne pouvait avoir autant de complications. Ses parents auraient dû accepter qu'elle soit hospitalisée à Port Angeles.

Victor – C'est à une heure d'ici et ils n'ont pas de voiture, ça peut se comprendre... Ils ne voulaient pas être loin d'elle. Mais bon, si elle va mieux, c'est le principal. Bon, et toi ?!

– Quoi, moi ? répliqua Carlisle d'un ton plus suspicieux en se retournant, tout en enlevant sa blouse.

Victor – Tu m'avais promis de me montrer une photo de fille ! Je ne l'ai toujours pas vu en vrai, je te rappelle !

– Ah, ça, oui... Attends.

Il avait encore du mal à s'habituer... Du mal à laisser quelqu'un d'autre s'intéresser à lui ou sa famille. Voilà trop d'années qu'il préservait soigneusement le tout – question de vie ou de mort – et avait par conséquent fermé toit ce qu'il pouvait. Il ne pouvait pas, étant vampire, prendre le risque de se lier d'amitié avec qui que ce soit... Il s'était donc toujours comporté de façon à maintenir une certaine distance, être cordial mais jamais amical, être poli, mais distant. Ne laisser personne entrer dans sa vie ni trop approcher sa famille, afin de les protéger. Depuis qu'il était redevenu humain, et avait repris le travail, tout était différent. Il pouvait se permettre de s'ouvrir enfin un peu plus à ceux qu'il appréciait. Changement qui avait d'abord beaucoup surpris ses collègues, mais soit, cela faisait parti du jeu. Victor, lui, était arrivé il y a cinq mois. Presque aussi jeune que lui, très vif et enjoué, il était pédiatre, et ils étaient devenus amis. Carlisle avait mis du temps à le réaliser, d'ailleurs. Il avait perdu l'habitude d'avoir des amis, enfin, des amis humains, sans problèmes ni soucis.

Il gardait deux ou trois photos dans son porte-feuille, par habitude, et en montra une de Lindsay à son collègue, qui se mit aussitôt à fondre. La petite était en effet adorable. Il sourit tendrement en regardant la photo, que Victor avait élevé à la lumière de la fenêtre, comme pour mieux voir. Le médecin enfila son manteau, fourrant ses clés de voiture dans sa poche, alors que Victor lui rendit la photo, le regard brillant.

Victor – Ma fille est super mignonne aussi, tu sais ! s'écria-t-il en filant vers son véhicule. Elle va avoir un an, et je l'adore, et je deviens gaga quand elle court dans mes bras. Je te présenterais ! Bye !

Carlisle sourit et lui fit signe pour lui dire au revoir, en rentrant dans sa voiture. Il rentra chez lui sans se presser, rattrapé peu à peu, sur le chemin, par d'autres soucis, propres à un autre monde, et qu'il ignorait comment régler. Jasper et Alice l'inquiétaient beaucoup, ce refus de les joindre n'était pas normal. Arrivé chez lui, il fut accueilli par l'agitation habituelle. Edward n'allait rentrer que plus tard de l'hôpital, il mangera sans doute avec Nessie, ce soir, pour ne pas la laisser seule. Il fila rejoindre Esmée qui préparait le dîner dans la cuisine puis l'embrassa dans le cou, avant de l'aider à tout préparer. Humains, ils appréciaient bien plus tous ces petits moments de la vie. Le poison le plus terrible de leur ancienne condition n'était pas la soif de sang, mais la lassitude. On finissait par ne plus savoir comment s'occuper, et même la compagnie des êtres chers finissait par ne plus pouvoir combler l'ennui qui s'installait peu à peu. Dans un sens, ce que faisait Aro pour garder l'esprit actif était loin d'être bête. Il pouvait ainsi passer les siècles sans périr de lassitude.

A la fin du repas, il donna le biberon à Lindsay, pendant que les autres terminaient de manger, prenaient un dessert, puis débarrassaient la table. Remontant, il alla coucher sa fille, qui s'endormait déjà, et se pencha sur son berceau pour l'embrasser sur le front. Elle au moins n'aura jamais à vivre dans le mensonge et la peur d'être découverte. Elle aura une vie normale, saine, heureuse. Il ressortait et allait dans la salle de bain lorsqu'il vit Bella scotchée dans le couloir, très pâle, près de la chambre d'Alice. Elle avait l'air bien sur les nerfs, aujourd'hui. Elle rentra ensuite dans sa chambre, juste au moment où il allait lui demander si elle allait bien.

Bella – J’en sais rien ! C’est normal de vouloir demander de l’aide, non ?!

Il poussa la porte, d'abord étonnée de la voir dans cet état, puis soupira. Il n'y avait qu'une raison possible à ce comportement, une seule chose, au vu des circonstances actuelles, qui pourrait justifier cela.

– Tu as eu des nouvelles d’Alice, c’est ça ?

Il entra à son tour dans la chambre, priant pour que ce soit bel et bien le cas. Plus personne n'arrivait à parler au couple depuis quelques jours. Même lorsqu'on parvenait à les joindre, ils disaient un mot ou deux puis raccrochaient. Comment ne pas imaginer toutes les choses les plus folles et les plus terribles après cela ?! D'accord, ils n'étaient pas les premiers, très loin de là, à le dire s'ils avaient un soucis, mais de là à tous les éviter et ne plus donner la moindre nouvelle... Que pouvait-il bien se passer ? Pourquoi s'éloigner ? Que vivaient-ils ? Oui, les vampires avaient changé, mais cela avait-il amené un autre problème, plus important encore que tout le reste ? Et si oui, que se passait-il ? Bella se redressa enfin, après un court instant.

Bella – Assieds-toi…, lui conseilla-t-elle.

Entrée en matière qui n'était pas du tout pour le rassurer, mais soit. Il s'installa donc sur une chaise qui traînait près du petit bureau, couvert de feuilles de cours, de classeurs et de crayons. En bordel. Note à lui-même, rappeler à Edward de ranger ses affaires, car même dans sa chambre, laisser des choses à traîner quand des bébés pouvaient les prendre et s'étouffer avec, ça n'a rien de terrible. Il observa Bella sans rien dire, les mains croisées, attendant qu'elle reprenne ses esprits.

Bella – Peter et Charlotte sont venus… Ils voulaient te parler et ont failli se raviser, donc je leur ai demandé et j’ai… un peu insisté pour savoir ce qui se passait. Je ne sais pas comment dire ça ! dit-elle, exaspérée en levant les bras au ciel.

Peter et Charlotte étaient venus à la villa ? Ils auraient dû rester et l'attendre, dans ce cas. Il ne les avait que rarement vus. Une fois ou deux, peut-être, brièvement, puis une fois au mariage de son fils et de Bella. Ils étaient plutôt discrets, ressemblaient beaucoup à jasper, au niveau du comportement et du caractère, et étaient plutôt distants. La famille savait finalement très peu de choses sur eux, à part le fait qu'ils étaient des amis très proches de Jasper, et qu'ils avaient vécu de la même façon que lui au cours de leurs premières années. Qu'ils soient restés vampires l'étonnait peu. Ce n'était pas le genre de personnes à porter un regard nostalgique sur l'humanité.

Bella – Alice est… Alice connaît la même chose que moi avec Renesmée, à… à peu de choses près. Elle est enceinte… Les vampires ont changé et ce qu’elle attend, cette… chose… C’est un monstre qui la fait souffrir. Il grandit, elle a un énorme ventre et ne peut même plus se déplacer. D’après ce que m’a dit Peter, Alice a grossi en quelques jours et Jasper a dit que ce qu’elle portait était violent, cruel… Et ils ne peuvent pas le lui enlever. Mais ils ne voulaient rien nous dire…

Carlisle la fixa, bouche entrouverte, s'attendant presque à ce qu'elle éclate de rire et s'écrit "'est une blague !". Mais non... Elle était sérieuse. tout à fait sérieuse. Alice... Comment pouvait-elle être... C'était impossible ! les vampires sont stériles, depuis toujours ! Le remède aurait provoqué cela aussi ? De telles mutations du corps qui, en plus, de leur rendre du sang, de nouveaux organes, de nouveaux corps, auraient aussi modifié le corps des femmes vampires pour leur permettre de porter la vie ? Ou plutôt un simulacre de vie, comme le décrivait Bella. Un "enfant" qui n'avait cette fois rien d'humain, au contraire de Renesmée. Il accusa le coup, sans rien dire, alors que son estomac se tordait. Alice était donc enceinte. Il se leva, se frottant le visage des deux mains, et fit quelques pas dans la chambre, toujours silencieux, profondément choqué. Le remède était responsable de ça... Le remède qu'il avait créé, pour contrer cette maladie affreuse, était responsable de cela. De la souffrance d'Alice, et risquait aussi de provoquer sa mort.

– Qu'est-ce que j'ai fait, murmura-t-il pour lui-même.

Il avança jusqu'à la fenêtre, troublé, cherchant comment faire. Une idée, une solution, n'importe quoi. Que pouvait-il faire, là, tout de suite ? Que pouvait-il faire pour l'aider ? Les aider ? Ils étaient dehors, loin, seuls, avec Peter et Charlotte. Il regarda au-dehors, perdu, puis ferma les yeux, les bras croisés. Comment faire... Il aurait voulu que le couple soit là, qu'ils puissent au moins les soutenir et s'occuper d'eux. Il prit une petite inspiration, puis se retourna enfin pour regarder Bella.

– Caïus le sait ?

Bella – Je ne sais pas... Mais ça ne va pas tarder, je crois.

Carlisle eut un nouveau soupir, puis se laissa glisser contre le mur, se retrouvant assis par terre. La tête lui tournait un peu, il était complètement pris au dépourvu, il ignorait comment faire. Pour ça, oui, les Volturi n'allaient guère tarder à être au courant. Mais peut-être auront-ils au moins une idée... Il l'espérait. Lui-même cherchait, mais il n'arrivait à rien, coincé dans l'idée "elle souffre à cause de moi". Une fois de plus. Encore une fois. Comme s'il ne pouvait pas s'empêcher de faire du mal aux membres de sa famille. Il redressa la tête, se frottant les yeux.

– Je vais essayer de comprendre d'où va vient... On pourra peut-être trouver quelque chose.

Il se releva avec un peu de peine, puis repartit dans son bureau, consulter ses notes, tout ce qu'il avait gardé. Il fallait trouver quelque chose.
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