Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Soirée de promotion

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MessageSujet: Soirée de promotion   Jeu 18 Déc 2014 - 11:41

– Ce n'est pas un projet sérieux, tout de même ? demanda Rosalie en grimpant les quelques marches qui menaient à la salle, accompagnée par son agent. Au vu des tensions actuelles, je trouve ça malsain.

– Il y a toujours eu beaucoup de films sur les vampires, répondit le jeune homme d'un ton un peu blasé. On ne pourrait citer que toute la collection des Dracula, ou toutes les séries adaptées de bouquins qui sont sorties jusqu'ici. Pourquoi pas un autre ?

– Parce que les gens ont assez peurs comme ça.

– Le patron est persuadé que ça fera une audience formidable. Et il aussitôt pensé à vous pour le rôle principale, ce serait une aubaine, non ? Ce sera un grand film ! Le livre a plu dans le monde entier, en faire une adaptation et une excellente idée, et c'est juste un film. Grimée en vampire, vous serez parfaite.

Il lui fit un grand sourire et poursuivit sa route, alors que Rosalie était restée plantée là, à le regarder, les poings serrés, plus tendus que jamais. Sa gorge se serra et elle prit une longue inspiration pour ne pas laisser les larmes couler. Grimée en vampire... Ce devait être une malédiction. Elle voulait juste oublier toutes ces années passées à regretter son passé d'humaine, oublier qu'elle avait fait parti du clan Cullen, oublier les heures à souffrir, seule, les mains sur son ventre, en maudissant sa stérilité. Elle en s'était pas lancée dans le cinéma pour ce genre de rôle. Elle termina de grimper les marches, relevant légèrement les pans de sa longue robe pour ne pas être gênée. Dans la salle, elle devra sourire. C'était la soirée de promotion de la série dans laquelle elle tournait, elle ne devait pas afficher une expression triste. Et puis, Emmett et leur bébé seront là. Peut-être même le reste de la famille. Cette idée lui redonna du courage et elle entra dans la longue salle.

Il y avait beaucoup de lumières, et de la musique. Des serveurs en chemise blanche passaient entre les invités pour offrir coupes de champagne et petits fours. Elle passa entre eux, cherchant Emmett et leur bébé du regard. Elle voulait prendre son fils dans ses bras et le câliner, et ne pas craquer devant tous ces gens. Elle les vit enfin et sourit en s'approchant vers eux, prenant un baiser à son mari. Elle n'était pas encore assez guérie de toutes ces années pour ce rôle. Tendant les bras, elle récupéra doucement le petit Alec contre son sein, et sourit de plus belle en le regardant. C'était pour lui qu'elle avait tenu tout ce temps. Le tenant d'un bras, elle lui chatouilla la joue, entièrement concentrée sur lui, ignorant les photographes qui prenaient parfois des photos de cet instant. Peu lui importait. Seul comptait son si petit bébé, son fils, le trésor de sa vie. Elle le rehaussa contre elle et l'embrassant sur le front, fermant les yeux un instant.

– Tu es tout beau, mon chéri, dit-elle d'un ton appréciateur en rajustant le costume que son père lui avait enfilé.

Le gardant dans ses bras, elle demanda à Emmett s'il était venu seul ou avec la famille, tout en berçant son fils. D'ailleurs, à propos... Elle sourit une petite gourmette qu'elle avait acheté de sa poche, puis la passa au poignet de son bébé, tout sourire.

– Un petit cadeau, Alec, j'ai fait graver ton prénom dessus.
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King Bradley

Fhürer

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MessageSujet: Re: Soirée de promotion   Sam 10 Jan 2015 - 21:41

Papa voulait lui faire enfiler un truc bizarre, et il râlait contre les boutons. Alec ne l'aidait pas vraiment, s'agitant autant qu'il le pouvait. Il n'aimait pas ça, c'était trop serré, et c'était noir, en plus, il n'aimait pas le noir ! Mais les manches et le devant, c'était blanc. Pourquoi papa lui mettait pas ses habits habituels ? Maman, elle, elle lui mettait jamais du noir, mais toujours du orange, du jaune, du vert, du violet. Même maman, elle avait toujours plein de couleurs sur elle, et elle disait que c'était lus joli. Et puis, et puis, dehors, il faisait tout noir, maman elle, elle le mettait au lit quand il faisait noir dehors. Pourquoi pas ce soir ? Pourquoi papa il dormait pas non plus ? Pourquoi il fallait pas dormir ? On dormait plus quand il faisait noir ? Et où était maman ? Ces manches, ça grattait, c'était pas bien pour un pyjama. Doudou ! Doudou, veut doudou... Heureusement, papa lui donna assez vite. Il le serra contre son cœur avec délectation. Son doudou avait l'odeur de maman.

– Areuh, geignit-il lorsque papa l'installa dans son siège.

Pourquoi on sortait si il faisait noir ? Il fallait pas dormir ? Le bercement de la voiture de papa l'endormit à moitié, mais les jolies lumières le réveillèrent, à un moment, et il tendit le bras pour essayer de les attraper. Il essayait toujours lorsque papa s'arrêta et le prit dans ses bras, l'emmenant dans une grande salle avec beaucoup de lumière et plein plein de gens. Il mit les mains devant ses yeux, ébloui, et étonné de voir autant de monde. Personne dormait plus, la nuit ? Il lui fallut un moment avant de s'habituer, et sourit au monsieur qui venait de dire bonsoir à son papa. Il souriait à tout le monde, même aux inconnus, et il aimait bien qu'on se penche sur lui en disant qu'il avait les yeux de sa maman. Il chercha à jouer avec le bouton de la veste de papa, trouvant cette occupation bien plus intéressante qu'écouter la dame à la voix trop criarde qui parlait à son papa. Il tira un peu sur le bouton, aussi concentré que s'il rédigeait une dissertation. Tout à coup, papa le souleva, et le bébé eut un gémissement de bonheur en se retrouvant blotti contre la peau très douce de maman. Elle l'embrassa sur le front et il en profita pour poser un instant sa main sur sa joue.

– Tu es tout beau, mon chéri.

Il sourit de plus belle, tout content d'être contre sa maman. Il referma un instant les yeux, ses petits poings serrés sur sa robe, bercé et apaisé. Maman et papa parlaient, mais il ne comprenait pas tout. Il entendait parfois le nom de papi et mamie. Maman se pencha tout à coup sur lui et lui mit un truc doré et brillant autour du poignet. Il l'examina avec curiosité, le palpant avec son autre main. C'était joli, et ça brillait avec la lumière ! Il le porta à sa bouche, mâchouillant avec son unique dent, pour voir quel goût ça avait.

– Un petit cadeau, Alec, j'ai fait graver ton prénom dessus.

Il regarda les signes bizarres sur le doré tout brillant et joli à la lumière. C'était son nom ? Il sourit à papa puis à maman, agitant son bras à la lumière pour que la lumière joue avec le doré, ce qui faisait briller ses yeux d'émerveillement. Il ne comprenait toujours pas pourquoi personne ne dormait alors que c'était la nuit, mais les lumières étaient jolies, donc c'était pas grave. Il bâillait et portait son pouce à la bouche quand une voix forte le fit sursauter contre maman et écarquiller les yeux. Il y avait une autre dame qui s'énervait à côté d'eux et qui criait contre son papa et sa maman. Alec ne comprenait pas ce qu'elle disait, mais il n'aimait pas qu'on crie contre ses parents. Ses lèvres se mirent à trembler, et il eut un gémissement. Personne avait le droit de crier contre sa maman, d'abord !

Il regarda fixement son papa pour qu'il éloigne la méchante dame de sa maman, et qu'elle ne crie plus, il avait mal aux oreilles, et c'était pas bien de crier contre sa maman, elle était gentille, et ceux qui lui en voulaient, c'était des méchants, point. C'était pourtant simple ! Maman recula tout à coup avec lui et il vit une troisième dame à côté d'elle, qui levait les mains. C'était qui ? Si elle voulait crier contre maman, c'était une méchante !

– On se calme ! Pourquoi s'engueuler ? C'est une soirée, on est heureux en soirée !

Elle criait. Donc c'était une méchante. Il n'en fallut pas plus à Alec qui se mit aussitôt à pleurer très fort, désespéré qu'on en veuille à sa maman. Personne n'avait le droit de toucher à son papa et sa maman ! Il pleura de plus en plus fort, voulant que ça s'arrête.


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Alex Louis Armstrong

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MessageSujet: Re: Soirée de promotion   Dim 18 Jan 2015 - 0:23

Emmett avait toujours adoré les fêtes. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, les meilleurs moments de sa vie avaient été ceux où il avait mis de la musique et entraîné sa femme sur une piste de danse pour la faire tournoyer et valser la nuit entière avec bonheur, la prenant dans ses bars pour al soulever et l'emporter dans une danse folle et magique. Il adorait s'amuser, la vie était un immense jeu, pour lui, un jeu dont il voulait croquer chaque instant à belles dents, il voulait vivre à fond, toujours, comme si ces moments étaient les derniers ! Ce n'était qu'en en, profitant un maximum que l'on pouvait être véritablement heureux, à ses yeux. Vivre sans se soucier de l'avenir, vivre avec sa famille, et ses amis. Vivre en jouant, en dansant, en faisant ce qui nous plaisait, vivre sans se soucier de rien ! Vampire ou humain, il suffisait de s'amuser, d'accepter de se lâcher, de dire d'accord, le monde n'est pas parfait, mais c'était le seuls qu'ils avaient, alors autant hausser les épaules et foncer.

Il aimerait que tout le monde comprenne ce point de vue ! Las, dans sa famille, personne ne voyait les choses ainsi. Pire que ça, ils se cachaient pour souffrir en silence dans leur coin ! On pensait peut-être qu'Emmett était le grand idiot naïf de la bande, mais il était moins bête que ce qu'on pouvait croire, et il ne pensait pas que Jasper ne s'éloigne que parce qu'il ne leur faisait pas assez confiance pour qu'ils les aident, Alice et lui. Il y avait autre chose, oui. Emmett savait, bien évidemment, que le frangin ne s'était jamais senti comme un des leurs, bien que ce soit d'une stupidité totale ! Qu'importe qu'il ait peur ou quoi que ce soit, ça n'allait pas se passer comme ça ! Lui et Alice ne pourront pas disparaître de leurs vie si facilement, il y veillera toujours.

Au fond de lui, il regrettait qu'ils ne vivent plus tous sous le même toit, comme une très grande famille. Il regrettait qu'ils ne lèvent pas tous ensemble, le matin, prendre le petit-déjeuner, en taquinant Carlisle sur la façon dont il aura noué sa cravate, en faisant rougir Bella en lui décrivant les meilleures positions du Kama Sutra, en harcelant Alec pour qu'il joue avec lui, en chatouillant Nessie pendant des heures ou en faisant une gigantesque bataille d'oreillers, tous ensemble. Ils pourraient revenir à cela, vivre comme la grande famille qu'ils étaient, vivre comme si rien n'avait jamais bouleversé leurs existences, vivre avec, entre eux, les enfants qui étaient venus agrandir cette belle et grande famille.

Il en avait envie. Il le voulait. Le désirait. Et craignait bien d'être le seul... Edward et Bella s'occupaient de leurs enfants, et s'angoissaient en permanence pour l'avenir. Carlisle, lui, s'angoissait à la fois pour l'avenir de d'Esmée et Lindsay, pour l'avenir de sa famille, et pour l'avenir du monde tout entier, donc peu de chances qu'il soit d'humeur à jouer. Rosalie détestait toujours Bella, elle ne sera jamais d'accord pour revenir habituer sous le même toit qu'elle. Nessie, sa pauvre petite choute de nièce, avait bien d'autres soucis à gérer. Les jumeaux, eux, devaient plus se préoccuper de leur clan et de l'Inquisition que des matins en famille. Quand à Jasper et Alice, ils croyaient ne plus pouvoir vivre avec eux, ce qui était absolument faux. Et pourtant, Emmett croyait, dur comme fer, qu'ils le pouvaient, qu'ils pouvaient tous vivre ensemble si chacun y mettait du sien.

Il eut un très tendre sourire lorsque sa belle Rose chatouilla la joue de son bébé, tout en lui parlant. Redevenir humaine ne lui avait rien enlevé de sa beauté. Au contraire, son teint plus rose et ses nouveaux sourires l'embellissaient chaque jour un peu plus, tous comme ses nouvelles formes, données par la maternité. Il voulait la garder heureuse, il voulait continuer à voir, tous les jours, son regard briller du bonheur retrouver. Ils auront d'autres enfants. Lindsay, Gabriel et Alec étaient les premiers bambins à courir dans la maison, mais ils ne seront pas les derniers, il en faisait le serment. Il fut tout à coup brutalement tiré de ses rêves d'une grande maison avec tous les membres de la famille et pleins d'enfants à rire au milieu par une voix perçante qui le fit grimacer. Roh, quoi encore ?

– Tu n'es pas censée assurer la promotion de la série, au lieu de te cacher avec ton mari et ce gamin dans un coin ? Un peu de professionnalisme te tuerait ?!

Hum, agresser Rose, qui était quand même un tantinet colérique, en s'en prenant à lui et Alec ? Mauvaise idée. Très mauvais idée, même ! Ce qui se confirma lorsque les premiers cris commencèrent à s'échanger. Il soupira en passant une main dans ses cheveux, sans faire mine de reprendre le petit, car au moins, avec lui dans les bras, Rose ne sautera pas à la gorge de l'autre idiote. Il se demandait s'il devait essayer de calmer sa femme lorsqu'une autre fille blonde s'interposa d'un coup, sans qu'il l'ait vu venir.

– On se calme ! Pourquoi s'engueuler ? C'est une soirée, on est heureux en soirée !

Bien dit ! Il s'avança à son tour, alors qu'Alec se mettait à pleurer dans les bras de sa mère, poussant des cris à fendre le cœur. Il repoussa fermement la rivale de sa Rose et lui dit d'aller jouer plus loin, elle leur pourrissait l'air. ne fois fait, il ébouriffa les cheveux de son fils puis embrassa sa femme sur les lèvres.

– Oublie ça, Rose, c'était juste une crétine. Et toi, comment tu t'appelles ?

Il s'était retournée vers la fille blonde, qui devait lui arriver à hauteur de poitrine, et lui sourit, tout en lui tendant la main. Autant dédramatiser tout de suite la situation, car ceux qui avaient le malheur d'effrayer ou de faire pleurer Alec étaient morts dans la minute, même s'ils ne l'avaient pas fait exprès. Il remarqua tout à coup une toute petite silhouette en robe bleue, qui avait rejoint la fille, et fondit instantanément, comme à chaque fois qu'il voyait un petit bout.

– Roooh ! fondit-il en se penchant et en attrapant la fillette à bout de bras pour la soulever, avec un très large sourire. T'es trop adorable ! C'est ta fille ? rajouta-t-il pour son interlocutrice. Moi, je m'appelle Emmett McCarthy, et voici ma femme, Rosalie, et notre fils, Alec.


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MessageSujet: Re: Soirée de promotion   Ven 23 Jan 2015 - 19:39

Ce soir, sortie ! Vanessa s’était décidée il y avait de cela très longtemps, y avait profondément réfléchi, pesant le pour et le contre, préparant ses vêtements et préparant consciencieusement Elvira. Elle lui avait même donné à manger assez tôt et l’avait poussée à faire une sieste. Elle avait agi en mère mature, réfléchie, en adulte qui avait bien évolué depuis quelques mois, depuis qu’elle gardait sa petite cousine et depuis le début de toutes ces horreurs.

… Non, mais vous y avez vraiment cru ?! Vanessa, réfléchir lorsqu’on parle de sortie ? C’est pas demain la veille ! Oui, elle avait fait dormir sa petite cousine, mais cela s’arrêtait à là. Elle avait prévu deux biberons, son Fabrice, des couches, et tout ce qu’il fallait pour que sa petite cousine soit à son aise. Pour ses vêtements ? Bah, vêtements de soirée et hop, on n’en parle plus ! Un peu de rouge à lèvres, un peu de maquillage, et on n’est parti !

Vanessa – Ce soir, Elvira, on sort ! Toi et moi, on va aller voir une actrice et une grande salle avec plein de monde, de bonnes odeurs, de la magie comme tu l’aimes, tu verras, ça va te plaire. On va s’amuser !

L’Espagnole fit un grand sourire éclatant à sa petite cousine toute mignonne et l’embrassa sur la joue, lui laissant une grosse marque de rouge à lèvres en riant avant de l’essuyer à l’aide de sa main. Allez, hop, direction la fiesta ! Emmitouflant Elvira dans un gros manteau bien chaud, avec une petite robe hyper mignonne sur laquelle elle avait craqué en passant devant dans un magasin, Vanessa vérifia qu’elle était bien couverte et sortit avec sa cousine dans ses bras, deux sacs sur les épaules – un pour ses affaires, un pour celles d’Elvira. Il faisait froid, oui, mais ce n’était pas pour cette raison qu’il fallait s’habiller comme un sac en soirée. Laisser sortir sa cousine dans des vêtements sobres, habituels et sans la moindre excentricité alors qu’elles allaient à une soirée de promotion ? Pas tant qu’elle sera vivante !

Attachant solidement Elvira au siège pour bébé, comme elle avait appris sur Internet en lisant dix milles fois les instructions par peur d’avoir tout oublié du permis, Vanessa l’embrassa une nouvelle fois sur le front avant de jeter leurs sacs sur le siège-arrière et de s’installer au volant. Roulant peu de temps, elles arrivèrent devant une grande salle avec beaucoup de style, des lumières brillant de mille feux un peu partout. Elle allait se garer, suivant la file de voitures, lorsqu’un homme tiré à quatre épingles ouvrit la portière de sa voiture. Heu ? Elle avait réservé, promis ! Et elle avait ses places en plus, ils ne pouvaient rien lui dire !

Pingouin – Madame, dit-il en lui faisant un geste de la main. Bienvenue à la soirée de promotion de la série avec Rosalie McCarty, je vais m’occuper de votre voiture.

Vanessa – Oh… Vraiment ? Merci ! Attendez, tenez-moi ça une seconde.

Vanessa avait attrapé les sacs sur le siège-arrière et les avait mis dans les bras de l’homme en costard sans crier gare. Se tournant vers sa petite cousine, elle lui fit un grand sourire en la prenant dans ses bras. Elle s’extirpa ensuite de la voiture, l’air quelque peu décoiffé étant donné que sortir comme cela n’était pas facile, un grand sourire aux lèvres.

Vanessa – Merci ! Attendez, je vais prendre ça…, dit-elle en prenant le premier sac, et ça… Et ça, c’est pour vous ! finit-elle en lui refilant ses clefs.

Un sourire aux lèvres, elle embrassa l’homme sur la joue et sautilla jusqu’à l’entrée avec Elvira dans ses bras et les sacs sur ses épaules. Voilà, elles étaient arrivées ! Regardant un peu plus l’endroit où elles avaient atterri, Vanessa ouvrit de grands yeux bien ronds, émerveillée par tant de beauté, de majesté, comme si elle passait un casting pour tourner dans un film. Eh bien… Ils n’avaient pas hésité sur le décor ! C’était magnifique, incroyable, majestueux, grand, énorme… Oui, elle était choquée par la taille, et alors ? Lançant un regard à sa cousine, baissant la tête, elle dit :

Vanessa – Tu te sens petite, toi aussi ? Mais c’est magnifique, ils n’avaient pas menti.

Entrant avec Elvira, la déposant par terre une fois qu’elles furent au chaud, on la débarrassa de ses affaires et elles purent mettre leurs manteaux dans un coin où on leur assura que tout serait gardé durant toute la soirée. Pas de problème ! S’amusant, riant, faisant connaissance, la soirée commençait très bien et se poursuivait sans problème. Tout était beau, ici, difficile à croire qu’une telle horreur se déroulait dehors, partout, depuis un moment…

Ici, la soirée battait son plein, les discours s’enchaînaient en laissant du temps aux convives de profiter de la soirée, discuter, rencontrer les acteurs de la série. Rosalie McCarty n’était pas loin et Vanessa ne put s’empêcher de la suivre du regard lorsqu’elle descendit de scène. On venait de présenter la série, les premières lignes, les acteurs qui allaient y jouer… Tenant toujours la main d’Elvira, elle désigna Rosalie du regard à sa petite cousine.

Vanessa – Elle, c’est l’actrice principale. Elle est incroyablement belle, je comprends pourquoi ils l’ont choisie… Je suis sûre que tu seras aussi belle qu’elle, plus tard, elle ne t’arrivera même pas à la cheville !

Cri – Tu n'es pas censée assurer la promotion de la série, au lieu de te cacher avec ton mari et ce gamin dans un coin ? Un peu de professionnalisme te tuerait ?!

Hein ? Qu’est-ce qui se passait ? Comment pouvait-on élever la voix dans une soirée pareille ? Enfin, tout était beau, ici, magnifique, magique ! Qui pouvait être mécontent et passer une mauvaise soirée dans ce décor féérique ? Pfff, les gens ne savent pas profiter. Ils ont tort, pourtant, à l’heure actuelle, il n’y a pas plus important. Ils devaient profiter tant qu’ils le pouvaient, rire, passer du temps avec leurs amis, avec leur famille, grandir, vieillir, emmagasiner autant de souvenirs possibles qu’ils le peuvent dans leur petite tête.

Mais non, définitivement, des personnes ne passaient pas une bonne soirée ici. Cherchant l’origine de la dispute du regard, alors que d’autres cris retentirent, Vanessa le trouva très vite : Rosalie avec un bébé dans les bras et une autre femme. Incroyable… mais enfin, elle avait le droit de vouloir voir son bébé, non ?! Décidée à ne pas laisser les choses s’envenimer, la jeune femme se dirigea à grandes enjambées vers Rosalie et son « adversaire » et s’interposa, après avoir lâché la main d’Elvira juste avant d’intervenir – pas question qu’elle soit blessée, pas elle.

Vanessa – On se calme ! cria-t-elle. Pourquoi s'engueuler ? C'est une soirée, on est heureux en soirée !

Les bras levés à l’horizontale pour empêcher les deux femmes de se frapper, même si Vanessa doutait que Rosalie n’ose le faire avec un enfant dans les bras, elle continuait de les fixer en attendant que la tension baisse d’un cran. Voilààà, du calme ! Pas de coups, pas de bobos, et tout ira bien. Pourquoi se disputer en soirée ? Non, vraiment, Vanessa ne comprenait pas une telle conception de la soirée. En soirée, on est censés s’amuser, rire, boire, tout oublier – au sens propre comme au figuré d’ailleurs – et pas se disputer ! Seulement, au lieu de voir une des deux femmes réagir, ce fut le petit bébé que Rosalie tenait dans les bras qui se fit entendre en pleurant. Fort. Très fort. Heu… C’était sa faute ? Oups ?

Vanessa allait s’excuser lorsqu’un homme intervint à son tour en repoussant la femme qui avait agressé Rosalie, lui disant d’aller jouer plus loin. Ah, donc ce n’était pas nouveau ? Bon, bah, au moins, elle était partie, c’était le principal. Le reste, peu importe, on s’en fiche, on est là pour oublier ! Elle fit un sourire en voyant le géant – parce que oui, de mémoire, Vanessa n’avait jamais vu un homme aussi grand que lui – ébouriffer les cheveux du garçon en embrassant Rosalie sur les lèvres. Aaaah, c’était le père ? Eh bah, ils formaient un beau couple. Entre une femme extraordinairement jolie qu’on remarque partout et un homme aussi grand…

Géant – Oublie ça, Rose, c'était juste une crétine. Et toi, comment tu t'appelles ?

Vanessa allait répondre lorsque le géant se mit à faire une tête de père complètement gaga en regardant derrière l’Espagnole. Automatiquement, elle tourna la tête et la baissa, suivant le regard de l’homme pour tomber sur… Elvira. Ah, d’accord, le premier contact faisait toujours cet effet-là. Sa cousine s’était rapprochée, voyant sans doute que la dispute avait cessée et qu’elle pouvait approcher sans danger maintenant.

Géant – Roooh ! fondit-il en se penchant et en attrapant la fillette à bout de bras pour la soulever, avec un très large sourire. T'es trop adorable ! C'est ta fille ? rajouta-t-il pour son interlocutrice. Moi, je m'appelle Emmett McCarthy, et voici ma femme, Rosalie, et notre fils, Alec.

Sa fille ? Elvira ? Hein ? Mais combien il lui donnait, au juste ? Bon, d’accord, c’était flatteur parce que sa cousine était adorable, mais non, Elvira n’était pas sa fille. Vanessa ne se sentait pas capable d’élever un enfant du début à la fin, jusqu’à ce qu’il quitte la maison. Elle n’était pas assez responsable pour cela, voulait grandir, vieillir, avoir une base avant de s’engager dans une quelconque relation et devenir mère. Non, non, non, elle n’était pas prête, pas du tout.

Vanessa – Non, ce n’est pas ma fille, répondit-elle avec un sourire attendri. C’est ma petite cousine, Elvira. Et moi, je m’appelle Vanessa. Nous voulions profiter d’une petite soirée pour rester à deux, tout est tellement beau ici !

Vanessa avait joint le geste à la parole en désignant le plafond, les murs, en écartant les bras comme si elle était en plein rêve. Elle avait un grand sourire aux lèvres, regardant ses interlocuteurs, les yeux brillants. Peut-être aurait-elle l’air d’une enfant, mais elle s’en fichait. Elle voyait assez d’horreurs au quotidien pour avoir le droit de se changer les idées ce soir. Se tournant alors vers Rosalie, elle lui dit :

Vanessa – Est-ce que ça va ? Je suis désolée d’avoir effrayé Alec, je voulais empêcher que ça ne dégénère, je pars du principe qu’on doit s’amuser en soirée, profiter, rire… Il y a assez d’horreurs à l’extérieur actuellement.
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MessageSujet: Re: Soirée de promotion   Sam 31 Jan 2015 - 12:51

Rosalie savait parfaitement qu'elle était de nature colérique, mais dans ce monde, il y avait surtout deux choses qui parvenaient à la mettre hors d'elle en l'espace de quelques secondes : Qu'une personne ose se moquer des principes les plus sacrés, et qu'on fasse peur à un de ses enfants. Et malheureusement pour cette fille, elle venait d'enfreindre ces deux choses en venant l'accoster en criant. Si la jeune mère n'avait pas eu son fils dans les bras, en cet instant, cette pauvre fille n'aurait pas terminé al soirée vivante... Elle allait répondre lorsqu'une autre femme, encore une, s'interposa tout à coup, tendant les bras, ce qui contribua fort peu à alléger l'humeur de l'ex-Cullen qui pensait qu'elle était venue pour en rajouter une couche, participer au "jeu", ou venir gâcher cette soirée qui avait pourtant bien commencé !

Fille – On se calme ! cria-t-elle. Pourquoi s'engueuler ? C'est une soirée, on est heureux en soirée !

Ce fut la goutte de trop pour son petit, qui se mit à pleurer et à crier dans ses bras. Rosalie le rehaussa aussitôt conter son sein en le berçant, le câlinant et l'embrassant. D'abord elle le réconfortait et le rassurait, ensuite, elle assassinait les deux idiotes qui l'avaient fait pleurer, son tout-petit ! Elle cala son bébé au creux de son bras, puis essuya les larmes sur sa joue, penchée sur lui, tout en lui murmurant des paroles de réconfort, chantant presque une petite berceuse, glissant son doigt entre ses petites mains pour qu'il puisse le serrer et se rassurer. Du calme, mon bébé... Du calme, maman est là, tout va bien. Elle l'embrassa sur la joue, lui souriant, toute concentrée sur lui. Maman est là, tu es en sécurité, tout va bien se passer. Son fils se cama peu à peu, mais elle maintint le contact, sans regarder ce qui se passait atour d'elle durant ce temps. Dans des moments pareils, les enfants ont besoin d'avoir un contact visuel et physique avec leur père ou leur mère. Ils ont besoin de voir qu'ils n'étaient pas isolés, et que quelqu'un était là pour veiller sur eux. Bien sûr, parfois, il faut laisser un bébé pleurer, mais pas quand ils ont ainsi peur de quelqu'un d'autre. Et Rose protégera toujours ses enfants, quoi qu'il arrive.

Lorsqu'elle releva la tête, elle vit qu'Emmett venait de chasser l'espèce de folle qui était venue l'agresser. Bon débarras ! Et l'autre ? Amie ou ennemie ? Emmett ébouriffa les cheveux de son fils, puis l'embrassa sur les lèvres. Ce doux contact l'aida à se calmer, et son cœur reprit un rythme normal. Tout était revenu dans l'ordre, bien qu'elle continue de bercer son fils contre son sein. Plus question de le lâcher, à présent, ou peut-être si Emmett voulait aussi le prendre. Mais pas dans les minutes qui allaient suivre, là, elle tenait à le garder dans ses bras pour le moment, blotti contre elle.  Certaines femmes se plaignaient que porter souvent un nouveau-né donnait des problèmes de dos, car ils étaient lourds, ce qui faisait toujours bondir Rosalie. Quand on n'est pas foutu de porter son propre enfant, on évite d'en faire !

Emmett – Oublie ça, Rose, c'était juste une crétine. Et toi, comment tu t'appelles ?

Qui ? Ah, oui, celle qui s'était interposée... Emmett fondit tout à coup et attrapa au vol une toute petite fille qui venait de s'approcher. Très mignonne, deux ou trois ans, peut-être, que son mari leva bien haut comme le signe soulevait Simba dans le Roi Lion. Ashley avait vu le dessin animé il y a peu de temps. Bon, doucement, Emmett ! Leur interlocutrice n'allait pas aimer qu'on soulève sa fille comme ça ! Rose elle-même aurait arraché la tête de la personne qui aurait fait ça à Ashley ou Alec, pas question qu'un inconnu les touche !

Emmett – Roooh ! fondit-il en se penchant et en attrapant la fillette à bout de bras pour la soulever, avec un très large sourire. T'es trop adorable ! C'est ta fille ? rajouta-t-il pour son interlocutrice. Moi, je m'appelle Emmett McCarthy, et voici ma femme, Rosalie, et notre fils, Alec.

Emmett ! Elle connaissait bien son caractère et ne pourra le changer, ne le voulait pas de toute manière, mais un peu plus de douceur ne ferait pas de mal. La petite risquait d'avoir peur, en se faisant ainsi happer par un inconnu ! Elle devait à peine lui arriver au genou, avec ça.

Vanessa – Non, ce n’est pas ma fille, répondit-elle avec un sourire attendri. C’est ma petite cousine, Elvira. Et moi, je m’appelle Vanessa. Nous voulions profiter d’une petite soirée pour rester à deux, tout est tellement beau ici !

Pas sa fille ? Oh, d'accord... Mais où étaient ses parents, alors ? Ils l'avaient abandonné ? Si c'était le cas... Bon sang, il y avait vraiment des personne stout à fait indignes, dans ce monde ! Abandonner un enfant ou le maltraiter ? Cela valait la peine de mort, aux yeux de la jeune actrice, qui condamnerait sans aucune hésitation ceux et celles qui s'en prennent à des enfants. Avec ça, comment un enfant maltraité ou délaissé pouvait-il grandir dans de bonnes conditions ?! Un enfant, cela avait besoin d'un père et d'une mère, point final, ou au minimum d'un adulte aimant et capable de s'en occuper.

Vanessa – Est-ce que ça va ? Je suis désolée d’avoir effrayé Alec, je voulais empêcher que ça ne dégénère, je pars du principe qu’on doit s’amuser en soirée, profiter, rire… Il y a assez d’horreurs à l’extérieur actuellement.

– Il n'y a vraiment pas de quoi, souffla-t-elle en s'assurant que son fils ne pleurait plus. Repose la petite, Emmett, tu vas finir par l'effrayer.

Elle l'incita à la redonner à sa mère, enfin, à sa cousine, puis parvint enfin à lui sourire, même si elle restait crispée. Autour d'eux, la soirée battait toujours son plein, au milieu de la musique, des rires, de quelques discours, des danses... Une soirée normale, somme toute.

– En tout cas, merci d'avoir essayé d'apaiser les choses, cette fille essaye toujours de me pourrir la vie, elle doit être jalouse.

Elle soupira, puis caressa la joue de son petit.

– La petite est en vacances avec toi ? Ou ses parents l'ont...
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MessageSujet: Re: Soirée de promotion   Jeu 12 Fév 2015 - 19:53

Rosalie – Il n'y a vraiment pas de quoi, souffla-t-elle en s'assurant que son fils ne pleurait plus. Repose la petite, Emmett, tu vas finir par l'effrayer.

Vanessa sourit, prenant Elvira dans ses bras même si elle savait qu’elle n’avait pas eu peur. Sa petite cousine était courageuse et n’était pas du genre à être terrorisée pour rien, surtout lorsque l’on jouait avec elle. Et Emmett avait l’air de bien savoir s’y prendre avec les enfants, d’être habitué, comme s’il agissait de manière naturelle, réfléchir. Quel âge avait-il ? Quel âge avait Rosalie ? L’Espagnole se sentait bien vieille, d’un coup, et inexpérimentée à côté d’eux même si cela ne la dérangeait pas plus que cela. Après tout, elle avait choisi cette vie. Alors, pourquoi s’en faire ?

Rosalie – En tout cas, merci d'avoir essayé d'apaiser les choses, cette fille essaye toujours de me pourrir la vie, elle doit être jalouse.

Oh, mais ce n’était rien ! Vanessa fit un geste de sa main libre pour le signifier avec un grand sourire. Elle n’aimait pas voir les gens se disputer, s’entretuer, se chercher des noises alors que la vie était belle. Il y avait assez de problème dans le monde pour l’instant, alors se taper dessus pour une histoire de jalousie, de série, de mauvais casting ? Non, non et non ! Ils étaient dans une soirée avec un décor à couper le souffle, de la bonne musique, de bonnes choses à grignoter, tout ce qui faisait « classe » à portée de mains. Alors, pourquoi s’en priver, pourquoi tout venir gâcher pour une histoire de filles ? Des broutilles ! Vanessa ne comprenait définitivement pas cette tendance à chercher des ennuis pendant une fête. Le mot « fête » n’avait donc pas la même connotation, ici ?  Il fallait qu’elle vérifie dans un dictionnaire, un jour. Juste pour savoir.

Rosalie – La petite est en vacances avec toi ? Ou ses parents l'ont...

En vacances avec elle… Non. Non, pas tout à fait. Pas du tout, même. Elvira devait profiter de l’absence de ses parents, de cette attention qu’on lui portait exclusivement contrairement au quotidien qu’elle connaissait chez elle. D’accord, Vanessa n’était pas une excellente mère, elle n’y avait même jamais pensé, ne l’avait pas envisagé, voulant vivre sans attache et mener sa petite vie tranquillement. Pourtant, elle n’avait pas hésité, elle n’avait pas rejeté sa cousine. Jamais. Même si elle n’avait pas vraiment eu le choix… Restait plus qu’à dire tout cela à Rosalie. « Oh, non, ses parents boivent et on menaçait de leur enlever Elvira » ? Mauvaise idée, pas avec sa petite cousine dans les bras. Vanessa lui lança un regard triste, remettant une mèche derrière ses oreilles. Ses parents étaient odieux… Comment pouvaient-ils l’abandonner ?

Vanessa – La seconde hypothèse, dit-elle en regardant Rosalie. Ils avaient… quelques problèmes d’addiction et sont venus me la confier « le temps que tout s’arrange », comme ils ont dit. Il y a de cela plus d’un an.

Une certaine tristesse s’entendait dans sa voix, mêlée à de la colère. Elle détestait les parents d’Elvira. Elle détestait son oncle et sa tante. Ils n’avaient jamais demandé de ses nouvelles ! Certes, ils avaient payé ce qu’il fallait, donné l’argent nécessaire pour racheter ce qui avait été perdu dans l’incendie. Et encore, uniquement parce que Vanessa les menaçait d’aller les balancer aux autorités espagnoles. Mais c’était tout. En dehors de cela, c’était comme s’ils n’avaient jamais eu d’enfant, comme si Elvira n’existait pas… Ce que Vanessa ne dirait pas. Jamais. Elle ne voulait pas voir sa cousine pleurer, elle ne voulait plus la voir souffrir à cause de ces parents ignobles et irresponsables. Elle-même n’avait jamais pensé à la maternité, et pourtant, elle s’en sortait ! Elle n’avait pas hésité en voyant que sa cousine risquait d’atterrir dans un orphelinat…

Vanessa – Je n’ai jamais regretté, même si je me suis retrouvée devant le fait accompli un soir, en pleine semaine. Et je crois que j’ai été la pire mère de tous les temps pendant quelques semaines, ajouta-t-elle avec un léger rire. Je ne savais même pas faire chauffer un biberon ! Mais maintenant, on s’en sort très bien, n’est-ce pas mi cariño ?

Accompagnant le geste à la parole, Vanessa sourit à sa cousine en frottant son nez contre le sien, la soulevant à sa hauteur, et la fit légèrement sauter en l’air, comme Emmett quelques minutes plus tôt. Elles n’allaient pas rester sur une note triste ! Encore une fois, ils étaient ici pour s’amuser, pour rire, et non pas pour penser aux imbéciles qui vivaient dans le monde entier. Elle redressa la tête pour regarder ses interlocuteurs après avoir vu les autres convives se mettre soudainement à danser. Ooooh !

Vanessa – Que dites-vous d’aller faire un tour sur la piste de danse ? demanda-t-elle avec les yeux brillants. On peut se relayer pour surveiller Alec, aucun problème là-dessus !
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Rosalie McCarty
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MessageSujet: Re: Soirée de promotion   Jeu 26 Mar 2015 - 12:32

Rose ne savait pas pourquoi, mais elle penchait vers la seconde idée... Que ferait, sinon, une femme de cet âge avec une petite fille si elle n'était pas sa mère ? Bien sûr, il était tout à fait possible que la petite soit simplement en vacances chez sa cousine, même si la jeune mère en doutait. On laissait les enfants chez des couples plus âgés, pas avec des étudiantes qui préféraient sortir avec leurs amis et s'amuser, plutôt que de s'occuper d'une fillette de deux ans. Elle échangea un bref regard avec Emmett, son fils blotti contre son sein, tandis qu'elle le berçait. Certaines personnes étaient incapables de tenir leur responsabilité d'adulte... Ils avaient un enfant, découvraient que s'en occuper était difficile, et donc abandonnaient. Les personnes comme ça, Rose n'hésiterait pas à allumer elle-même le bûcher pour les brûler vive. Ils lui donnaient envie de vomir, de hurler, de les frapper ! Tellement irresponsables ! Un enfant, ce n'est pas une poupée, et en avoir un n'est pas quelque chose à prendre à la légère.

Vanessa – La seconde hypothèse, dit-elle en regardant Rosalie. Ils avaient… quelques problèmes d’addiction et sont venus me la confier « le temps que tout s’arrange », comme ils ont dit. Il y a de cela plus d’un an.

Un an ?! Ils l'avaient jeté depuis un an ?! Elle retint une grimace, berçant son petit, alors qu'elle imaginait les pires tortures pour les parents de cette petite. Comment avaient-ils pu... Comment pouvait-on faire un enfant s on n'était même pas fichu de s'en occuper ?! Un enfant, c'était sacré, ou vous saviez vous en occuper, ou vous ne saviez pas et n'en avez pas, c'est pourtant si simple ! Enfin, Vanessa était vraiment une femme très bien s'il avait pris en charge sa jeune cousine ! Elle remonta d'un bloc dans l'estime de Rosalie, car elle respectait plus que tout ceux qui acceptaient de changer leurs vies pour sauver celle d'un jeune enfant. Cette petite avait-elle conscience de ce qui se passait autour d'elle ? De pourquoi elle était là et depuis combien de temps ? Comprenait-elle pourquoi elle en vivait plus avec ses parents ? Une "addiction", ça pouvait cacher pas mal de choses... Drogue, alcool, jeux d'argent, jeux vidéos, ou elle ne savait quoi. Tous les vices bien humains, qui pouvaient attraper n'importe qui. Résultat, d'autres souffraient eux aussi, car des personnes, des adultes, n'étaient pas capables de se soigner ou de préserver leur propre famille.

Vanessa – Je n’ai jamais regretté, même si je me suis retrouvée devant le fait accompli un soir, en pleine semaine. Et je crois que j’ai été la pire mère de tous les temps pendant quelques semaines, ajouta-t-elle avec un léger rire. Je ne savais même pas faire chauffer un biberon ! Mais maintenant, on s’en sort très bien, n’est-ce pas mi cariño ?

Rose eut un faible sourire, alors que l'Espagnole soulevait la petite pour jouer avec elle. Les débuts de la maternité réservaient toujours beaucoup de surprises. Mais Rose, elle, avait toujours vécu ça comme le plus merveilleux des cadeaux qu'on aurait pu lui faire. Enceinte de son fils, elle avait redécouvert le monde, mais véritablement, comme si on venait d'arracher un voile de ses yeux. Sentir son corps changer, bouger, son enfant grandir en elle, l'avait littéralement bouleversée. Ce corps qui était resté stérile et glacé si longtemps... Elle s'était vue renaître. Puis cet enfant était venu, il était né, il était au creux de ses bras aujourd'hui.

Vanessa – Que dites-vous d’aller faire un tour sur la piste de danse ? demanda-t-elle avec les yeux brillants. On peut se relayer pour surveiller Alec, aucun problème là-dessus !

– Quoi, tu veux que je laisse mon fils ? répondit-elle, choquée.

Vanessa – Pas tout seul ! Je surveillerai avec Elvira, vous ne comptiez pas rester toute la soirée sans danser, quand même ? C'est fait pour ça, une soirée, surtout celle-ci !

Oui, c'était la soirée de promotion de la série où elle jouait, ça oui, d'accord, mais laisser son fils... Son fils qui venait de pleurer... Elle n'était pas sûre d'être d'accord pour le coup. Le laisser, enfin ! Même pour aller danser, elle avait du mal à s'imaginer le laisser dans les bras d'une autre femme juste pour s'amuser. Elle regarda autour d'elle, les invités qui valsaient, les autres acteurs interviewés par des journalistes, le producteur qui buvait du champagne en discutant avec un collègue. Laisser son fils pour s'amuser... Elle hésita, et Emmett ne l'aidait pas, se contentant de sourire.

– Va danser avec Emmett, sinon, je vais rester ici avec les enfants.

Vanessa les regarda à tour de rôle, sans rien dire sur le moment désolée, mais Rose ne changea pas d'avis. Pas question de laisser son petit bout alors qu'il venait d'avoir peur et de pleurer ! C'était peut-être sa soirée, mais tout de même, son fils passait en premier. Vanessa dis à Elvira de rester avec elle et lui donna sa main. Rose la prit entre ses doigts fins, avec un petite sourire.

Vanessa – D'accord ! Emmett, tu viens ? On revient après au cas où tu changes d'avis !

Rose hocha la tête, allant s'asseoir sur une chaise, Alec dans ses bras, Elvira sur ses genoux, et les regarda aller danser. Elle embrassa les enfants sur la joue en les câlinant, fermant les yeux.
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