Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Une nuit d'hiver

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MessageSujet: Une nuit d'hiver   Sam 20 Déc 2014 - 23:08

La nuit arrivait. La nuit d'hiver, glaciale et belle, si longue et si doucereuse, parée de milles couleurs de merveilles. Ah, comme la nuit était si fascinante, si douce, si longue, si belle en hiver. Il se redressa sur la branche qu'il occupait, observant la pièce allumée de cet étage. La jeune femme s'y trouvait, penchée sur un lavabo, ses longs cheveux blonds descendant en cascade sur ses épaules, des cheveux où il imaginait passer la main, les doigts, enlever du visage et du cou pour dégager la peau si pâle. S'il ne l'avait pas vu, il n'y aurait pas cru. Elle était la réincarnation de sa douce et belle Mirena. Elle était une femme à la fois forte et douce, qu'il observait depuis déjà deux mois. Mais simplement la regarder ne lui suffisait pas. Il voulait l'approcher, la faire sienne, et l'aimer. Pourquoi la laisser de côté, la laisser loin ? Jeune enfant, qui se redressait, avec un profil doux. jeune enfant, qui marchait avec grâce, comme une vampire.

Il se glissa à l'intérieur, se dissimulant dans les ombres. Une autre femme marchait dans le couloir avec un bébé dans les bras, et entra dans une pièce. Il attendit que tout le monde soit entré dans sa propre chambre et se couche. Il n'était pas en chasse de sang, mais en chasse d'un cœur. Du cœur de cette femme, sur qui il avait jeté son dévolu. Il attendit, encore et encore, les yeux fermés, la bouche entrouverte. Il respirait son odeur, très curieuse pour une humaine. Il écoutait les battements léger de son cœur, et le bruit de sa respiration. Il marcha dans le couloir, effleurant les murs du bout des doigts. Dormez, jeunes humains, ils n'étaient pas ses proies. Il s'arrêta à la porte de la chambre, et l'ouvrit en douceur.

Jeune enfant, jeune femme endormie. Il s'assit au bord du lit et se pencha sur elle, respirant son odeur, à quelques centimètres de sa peau, l'effleurant de son souffle. Jeune enfant, jeune femme, en qui il avait retrouvé celle qu'il attendait. Quelle odeur curieuse... Il posa une main sur sa joue, à moitié allongé sur elle, sans toutefois lui peser, et redressa sa tête. Il voudrait connaître son nom et son prénom, son âge, la vie qu'elle avait mené jusqu'ici, son caractère. Il voudrait la posséder, il voudrait qu'elle consente à le suivre, immortelle, à ses côtés. Il posa avec une extrême délicatesse ses lèvres sur les siennes, pour l'embrasser sans la réveiller. Il se mordit la lèvre inférieure d'un coup de dents, puis l'embrassa à nouveau, laissant couler un peu de son sang dans sa bouche. Il eut un frisson, touché par cet acte, alors qu'il avait versé un peu de son âme en elle.

Il se redressa, attrapant une carte qui se trouvait non loin. Si le prénom le fit sourire, son nom de famille le fit sourciller. Intéressant... Elle appartenait donc à ce clan qui se mêlait des affaires du monde au lieu de vivre en paix dans son coin. Mais elle était humaine... Avait-elle était vampire, avant cette "maladie" qui avait touché tant d'entre eux ? Il se leva, souriant.

- Ma Dame, vous m'intriguez...

Quittant la chambre, il descendit à l'étage du dessous, frappa à la porte de la chambre où dormait l'homme blond qui veillait sur cette belle enfant. Il re-frappa avec plus de force, n'entendant aucun bruit, puis ouvrit alors que la lumière venait de s'allumer. L'humain était au lit, avec une femme qui devait être son épouse. Vlad ôta son chapeau et s'inclina, s'excusant de les déranger, avec la voix grave et son accent Roumain très prononcé.

- Jeune homme, je suis Vlad Dracul. Je suis venu vous trouver pour vous demander de m'introduire près du père de la jeune demoiselle Volturi que vous abritez.
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MessageSujet: Re: Une nuit d'hiver   Lun 22 Déc 2014 - 12:11

Carlisle était déjà couché et à moitié endormie quand Esmée revint dans la chambre, en chemise de nuit, pour coucher Lindsay dans son lit. Il la regarda faire, souriant, les yeux mi-clos. Les journées étaient bien plus longues et difficiles depuis qu'il pouvait ressentir la fatigue, à l'hôpital. Il observa sa femme mettre leur petite en pyjama, incapable de bouger pour le moment, même s'il le voulait. La petite commençait à peine à faire ses nuits, mais ce soir, il espérait qu'elle dormira d'une traite. Il voulait se reposer, et savait qu'Esmée aussi était fatiguée. Il sera bientôt en vacances, pour les fêtes, et sera de garde pour le Nouvel An. Il repoussa la couverture pour que sa femme puisse s'installer près de lui, l'attirant dans ses bras. Là, c'était parfait... Il ne travaillait pas le lendemain, et heureusement, il pourra dormir plus tard dans la matinée.

– Pas la peine de mettre le réveil, sourit-il. Même si la petite va se charger de nous réveiller, demain matin.

Il embrassa sa femme, puis sombra presque aussitôt dans le sommeil, après avoir éteint la lumière. Il s'était habituée à la douce lumière du mobile, au dessus du berceau de Lindsay, qui n'arrivait pas à s'endormir dans le noir complet, il fallait une veilleuse. Tout était très calme, et il entendit à peine Edward et Bella se coucher à leur tour. Voilà une soirée qu'il appréciait, une soirée tranquille, sans drame ni meurtre, sans un vampire qui venait mordre des enfants, ou policiers qui étaient assassinés sous son toit. Un peu de calme, enfin. Ses rêves fut parsemés d'images sans ordre ni logique, ni rêves ni cauchemars, juste l'esprit qui se libérait des charges de la journée. Il était blotti contre sa femme, les yeux fermés, souriant à moitié dans son sommeil.

Bien plus tard, il entendit un coup, qui lui fit vaguement ouvrir un œil. Mmh ? Endormi, il entendit à peine les quelques coups qui suivirent aussitôt. On frappait à la porte de leur chambre ? Edward était malade ? ou Bella ? Gabriel avait eu un souci ? Il se redressa avec peine, cherchant à tâtons l'interrupteur. Il le trouvait lorsque ses enfants frappèrent à nouveau et ouvrir la porte. Oui, il arrivait ! Il alluma, prêt à demander ce qui se passait et à soigner un des enfants, lorsqu'il se figea, bouche bée. Ce n'était pas Edward ou Bella, ni même Jane, qui venait de passer la porte, mais un homme qu'il n'avait jamais vu, aux longs cheveux noirs, habillé d'un costume ancien et chic. Esmée se réveilla en sursaut à son tour, alors que Carlisle se frottait les yeux, certain de rêver. L'étranger ôta son chapeau et s'inclina, s'excusant de les déranger. Il... Quoi ?! Carlisle hallucinait, ce n'était pas possible autrement ! Et ce type avait un accent bizarre. Un accent qu'il avait déjà entendu, mais... Oh. Juste. Stefan et Vladimir, les deux Roumains, parlaient ainsi. Il remarqua alors les yeux rouges de l'étranger. C'était pas vrai !

– Jeune homme, je suis Vlad Dracul. Je suis venu vous trouver pour vous demander de m'introduire près du père de la jeune demoiselle Volturi que vous abritez.

...

....

D'accord, si ce n'était pas un rêve, il était alors devenu fou et avait des hallucinations. Il se frotta de nouveau les yeux, et se pinça, histoire de vérifier que tout ça était bien réel. La douleur se chargea de le traîner vite fait dans la réalité. D'accord, c'était vrai ! Non. Stop. Une minute. Il avait bien dit "Vlad Dracul" ?! Vlad... Dracul... Dracula ? C'était impossible ! Ce n'était qu'un vampire de fiction, inventé par un humain qui s'était inspiré d'un autre humain, particulièrement horrible et cruel ! Mais il avait cet accent. Et... Un instant, quel rapport avec Jane ? Pourquoi parler d'elle ?

– Vlad Dracul ? répéta-t-il d'un ton choqué. Qu'est-ce que... Vous... Quoi ?

Il tenta de reprendre ses esprits, jugulant la panique, et remettant les choses en ordre. Il fixa le vampire, le détaillant de la tête aux pieds. Ce n'était pas possible, ce devait être une blague ! Dracula n'existait que dans l'imagination des humains ! Vlad Dracul avait certes bel et bien existé, mais il était mort il y a des siècles de cela.

– Qui êtes-vous, exactement ?! Le comte Dracula n'est qu'un personnage de fiction, inventé par les humains, alors ne venez pas raconter ça ! Qu'est-ce que vous fichez ici ?! Et que voulez-vous à Jane ?
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MessageSujet: Re: Une nuit d'hiver   Ven 2 Jan 2015 - 21:54

Vlad remit lentement son chapeau. Maintenant que les présentations étaient faites, il pouvait se le permettre. Il jugeait très grossier de rester tête couverte tant qu'il n'était pas introduit, et n'avait pas offert son identité à son interlocuteur. Peut-être était-il ce qu'on pouvait qualifier communément un "monstre", mais il n'en demeurait pas moins qu'il avait des manières face à ceux qui ne faisaient guère parti de ses ennemis. Et si cet homme était le protecteur de la jeune demoiselle Volturi, il était normal et sain que le Roumain se présente convenablement avant de lui adresser la parole ou de lui demander la moindre chose. Tout comme il comptait faire preuve de doigté et de courtoisie pour séduire la jeune et douce femme qu'il voyait aujourd'hui. Qu'elle soit fragile et délicate, ou bien franche et forte, elle n'en restait pas moins une femme, et il devait donc certains égards. Il attendit que l'humain protecteur de la jeune fille daigne lui répondre, ou au moins n'affiche plus cet air éberlué afin de lui indiquer où il trouvera le père de la demoiselle.

Humain qui venait d'ailleurs de se pincer en grimaçant. Voilà qui devait faire mal, pour un membre de leur espèce. Pourquoi se blesser soi-même ? Vlad, bien qu'il trouve cela très curieux, ne fit cependant pas le moindre commentaire. Peut-être était-ce une coutume de ce pays, ou quelque chose de ce genre. Il n'était point ici pour juger les mœurs étranges de certains humains, mais seulement pour courtiser la demoiselle Volturi, dont il ignorait aussi l'âge, par ailleurs. La fraîcheur humaine qu'elle affichait, cette jeunesse, depuis combien de temps la possédait-elle ? Elle avait été vampire. Ceux qui étaient redevenus humains se flairaient, leur sang était plus riche que ceux des humains normaux. Cet homme blond était l'un de ces nouveaux membres de l'humanité, tout comme sa femme. En revanche, le bébé dans son berceau était normal. Mais soit, oublions ce sujet, ce n'était qu'un vulgaire détail dans la course éternelle du temps.

– Vlad Dracul ? Qu'est-ce que... Vous... Quoi ?

Oui, il avait bien compris. Vlad Dracul, tel était son nom, c'était bien ainsi qu'on le nommait. Vlad Dracul, ou Vlad Tepes. Vlad l'Empaleur. Ou Dracula. Ce dernier nom lui avait été donné par les humains de Valachie eux-même, après une très grande bataille. L'ajout du "a" a son nom signifiait force, puissance, mais aussi la crainte qu'il inspirait. Quelle pitié avait déjà eu le Prince de Valachie face à ses ennemis ? Qu'aurait-il pu craindre face à eux ? Bien sûr qu'il avait été sauvage et cruel. Le monde n'a pas toujours besoin d'un gentil et vertueux héros pour les sauver. Parfois, il a besoin d'un monstre, d'un véritable monstre, et voilà ce que Vlad était devenu pour protéger les siens. Il était devenu monstre bien avant de devenir un vampire. Il avait régné en maître de la terreur, protégé et servi son peuple.

– Qui êtes-vous, exactement ?! Le comte Dracula n'est qu'un personnage de fiction, inventé par les humains, alors ne venez pas raconter ça ! Qu'est-ce que vous fichez ici ?! Et que voulez-vous à Jane ?

– Un personnage de fiction... Mon nom a certes été repris par bien des humains, mais l'imagination collective enjolive bien des choses. Qui a pu écrire sur le vampire, sur Dracula ? Ils ont écrit sur celui que j'étais, sur l'humain. Le monstre était un homme, sachez-le.

Sa voix roulait au gré de son accent très fort, et de sa voix grave, le tout soutenu par son aspect et son apparence. Il avait toujours pris soin d'apparaître sous son meilleur jour, soignant l'image qu'il renvoyait aux autres. Il avait sourit, légèrement, fermant les yeux une seconde. Pas un sourire moqueur, mais un sourire mélancolique, comme s'il se remémorait tous ses souvenirs. Oh oui, il avait été un homme. Un homme aussi craint que respecté. Il ne regrettait rien de sa vie passée. Chaque instant lui avait été aussi précieux qu'une goutte d'or échappée du soleil pour atterrir sur terre sous la forme d'un diamant éclatant.

– Je ne suis gère Comte, mais Prince de Valachie, ajouta-t-il en regardant droit dans les yeux l'humain. L'on peut me nommer Dracula, mais mon nom est Vlad Dracul. Quand à ce que je fais ici... Je suis venu en quête d'une chose que j'ai perdu il y a bien longtemps de cela, une chose qui m'a été arrachée par la guerre et la mort. Une chose si précieuse.

Il s'interrompit une minute pour porter les deux mains à son cœur, la lumière de la lampe se reflétant un instant sur une bague qu'il portait. Une bague aussi vieille que lui, frappée du sceau des Dracul qui brillait, argenté, sur un bijou noir. Une bague qu'il avait offerte à Mirena lors de leur promesse de mariage. Une bague qu'il comptait passer au doigt d'une autre femme, à présent.

– Je souhaite épouser la jeune Volturi que vous abritez chez vous. Je souhaite la faire mienne, et la voir porter notre héritier, notre descendant. Je suis entré en votre demeure afin de l'approcher enfin, elle sur qui je veille depuis deux mois.
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MessageSujet: Re: Une nuit d'hiver   Sam 17 Jan 2015 - 16:57

[Avec réactions données.]

– Un personnage de fiction... Mon nom a certes été repris par bien des humains, mais l'imagination collective enjolive bien des choses. Qui a pu écrire sur le vampire, sur Dracula ? Ils ont écrit sur celui que j'étais, sur l'humain. Le monstre était un homme, sachez-le.

Carlisle échangea un long regard avec sa femme, de plus en plus en choqué, et tétanisé. C'était impossible... Il se pinça à nouveau pour vérifier qu'il n'était pas en plein cauchemar, surveillant le moindre des faits et gestes du vampire, pour qu'il n'ait pas l'idée de s'approcher du berceau de Lindsay, qui était tout près de leur lit. Il parvenait peu à peu à accepter que ce type était bel et bien le vampire le plus célèbre des romans, mais avait beaucoup de mal à avaler que, en acceptant son existence, qu'il soit ici, dans leur chambre, chez eux, en pleine nuit, à venir leur parler de Jane, comme si de rien n'était ! Pire, à disserter sur le fait qu'il était un monstre depuis le début où il ne savait quoi. Et Jane ? Lui avait-il déjà fait quelque chose ? Il se sentit paralysé, d'un coup, ignorant comment faire pour à la fois protéger sa femme et sa fille et pour écarter Jane de ce type. Elle était seule, en plus, comme Alec passait la nuit à l'hôpital ! Endormie, elle était vulnérable... Et Carlisle imaginait parfaitement bien la réaction qu'allait avoir Aro s'il apprenait qu'un vampire comme celui-là traquait sa fille depuis mois et l'avait approché durant son sommeil.

– Je ne suis gère Comte, mais Prince de Valachie, ajouta-t-il en regardant droit dans les yeux l'humain. L'on peut me nommer Dracula, mais mon nom est Vlad Dracul. Quand à ce que je fais ici... Je suis venu en quête d'une chose que j'ai perdu il y a bien longtemps de cela, une chose qui m'a été arrachée par la guerre et la mort. Une chose si précieuse.

Il s'interrompit pour porter les deux mains à son cœur, alors que Carlisle s'était levé très vite pour récupérer sa fille et la mettre dans les bras d'Esmée. Il avait le cœur battant très vite, cherchant un moyen de se sortir de ce marasme. Il aurait presque été heureux qu'un Volturi débarque à l'improviste pour jeter ce type au-dehors. On entrait vraiment dans cette maison comme dans un moulin ! Il devrait poser des alarmes, ou... Non, ça ne servirait à rien. Il était de plus en plus inquiet pour Jane, persuadé que Dracula avait dû passer la voir avant de descendre ici.

– Je souhaite épouser la jeune Volturi que vous abritez chez vous. Je souhaite la faire mienne, et la voir porter notre héritier, notre descendant. Je suis entré en votre demeure afin de l'approcher enfin, elle sur qui je veille depuis deux mois.

...

Il voulait...

Carlisle cligna des yeux, se rendant compte une minute plus tard qu'il avait cessé de respirer, tant le choc était grand. Il voulait... Épouser... Jane ? Non mais l'épouser, enfin ! Elle avait quatorze ans ! Juste quatorze ans, et bien traumatisée en plus, elle avait déjà bien assez donné, alors inutile d'avoir en plus un vampire sur le dos ! L'épouser... Et il venait leur balancer cela comme ça, en pleine nuit, sans aucun avertissement ! L'épouser... Jane, il voulait épouser Jane, il la suivait depuis deux mois, alors qu'elle était jeune, fragilisée, et qu'elle n'avait certainement pas besoin de ça ! Pire, il voulait la mettre enceinte ! Mais stop, elle avait quatorze ans !

– Vous êtes fou ? Elle a quatorze ans ! Il n'est pas question que vous l'approchiez, et encore moins que vous la touchiez ! Laissez-la en paix, elle n'a pas besoin d'autres ennuis ! Partez de chez nous !

– Mais parlerez-vous de moi à son père ?

– Oh, pour ça, oui. Mais dehors !

A sa très grande surprise, le vampire s'inclina puis obtempéra, déclarant qu'il était très satisfait. Il tourna les talons et ressortit dans le couloir, avant de sauter par la fenêtre. Carlisle courut derrière pour vérifier qu'il partait bien, puis dit à Esmée de le suivre, avec leur fille, car il n'était pas question qu'elle s'éloigne de lui alors qu'un vampire rôdait dans les parages. Il monta très vite dans les escaliers pour aller au troisième étage et courut dans la chambre où dormait Jane, ouvrant la porte à la volée et allumant la lumière. Il s'assit en vitesse au bord du lit, la prenant par les épaules, vérifiant si elle était blessée, ou si l'autre fou l'avait mordu. Agitation qui réveilla le petit Gabriel, dans la chambre d'à côté, qui se mit à pleurer.

– Jane, tu vas bien ?!

– Hein ? bafouilla-t-elle. Qu'est-ce qui se passe ?

Soulagé, il la serra dans ses bras avec un long soupir, fermant les yeux. Il ne lui avait rien fait, elle allait bien, tout allait bien. Enfin, presque. Il restait ce problème-là à régler... Il incita Jane à se lever, alors qu'elle lui demandait ce qui se passait, et l'entraîna dans la salle de bain, pour vérifier à la lumière si elle n'était vraiment pas blessée, examinant son cou, puis prit son visage entre ses mains.

– Comment te sens-tu ? Tu n'as pas mal à la tête ? Ou un goût bizarre dans la bouche ?

– Si, mais... Attends, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi je devrais aller mal ? Je n'ai rien fait, je dormais !

Elle repoussa ses mains, alors qu'il la couvait du regard avec inquiétude. Et Dracula lui avait... fait boire de son sang ?

– D'abord, dis-moi d'abord précisément, ce que tu sens, ou ressens. Ensuite j'appellerais Aro.
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MessageSujet: Re: Une nuit d'hiver   Dim 18 Jan 2015 - 20:07

[PNJ Elizabeth, 1 000 ans, 25 ans en apparence. Ecrit avec Jane.]


Cullen – Vous êtes fou ? Elle a quatorze ans ! Il n'est pas question que vous l'approchiez, et encore moins que vous la touchiez ! Laissez-la en paix, elle n'a pas besoin d'autres ennuis ! Partez de chez nous !

Oui… Oui, qu’il s’en aille. C’était à elle. A son tour d’avoir sa vengeance, de la tenir, de venger son frère et de toucher ce maudit traqueur de Volturi. Démétri. A l’aide de ses sources, d’interviews et de longues et harassantes recherches, Elizabeth avait trouvé ce qu’elle cherchait. Le traqueur et les jumeaux Volturi, en plus du géant, sortaient toujours à quatre avant cette histoire de pandémie. Par conséquent, ils devaient forcément tenir l’un à l’autre. C’était là qu’elle devait toucher. Là qu’elle devait frapper si elle voulait se venger.

Cette idée lui était venue avec l’enlèvement d’Alec Volturi, le frère de Jane, par cette folle d’Irina Denali. La pauvre idiote s’était fait tuer immédiatement en provoquant et donnant sa position à Aro… Imbécile ! Si on voulait vraiment avoir ce que l’on veut, il faut être plus fin, plus stratège et ne pas donner toutes les cartes à l’ennemi. Mais Elizabeth, elle, ne voulait pas viser aussi haut. Elle voulait le traqueur, avoir sa vengeance, faire quelque chose pour ce qu’il lui avait pris. Il avait tué son frère alors qu’il était jeune uniquement pour une simple bavure. Longtemps, la nomade s’était laissé enfoncer dans son chagrin, ruminant sa colère sans savoir que faire. Et puis elle s’était entraînée. Se battant comme un garçon de ferme il y a trois cents ans, jour après jour, pour ne pas se faire avoir bêtement contre les Volturi. Elle comptait survivre.

Elizabeth suivit des yeux le fameux comte Dracula qui n’était même pas comte mais « Prince » comme il disait, avec ses grands airs prétentieux qu’elle ne supportait pas. Oui, qu’il parte. Loin, très loin, qu’il s’en aille. S’il n’était plus dans les parages, ce serait parfait pour son plan. Déjà qu’il avait manqué de tout réduire en miettes… Elle voulait agir, mais l’avait senti, son odeur, savait qu’elle n’était pas seule dans le coin à épier les faits et gestes de la Volturi. Alec parti, c’était le moment rêvé, et ils étaient moins bien surveillés comme ils étaient séparés. Et puis, avec la déclaration de « Dracula »… C’était le moment idéal !

Mais patience. Encore deux minutes. Deux petites minutes de patience après des siècles, ce n’était rien. Serrant les poings, Elizabeth tendait l’oreille pour suivre de près toute la discussion. Le pauvre médecin était inquiet pour Jane, si petite et fragile qui n’avait que quatorze ans… Il ignorait tout ce qu’elle avait fait durant toute sa vie ? Toutes les personnes tuées, toutes les personnes torturées ? Il oubliait, tout ça ? Carlisle Cullen, ou la naïveté incarnée. Oui, il avait tué des milliers de personnes, mais ce n’était pas pour cela qu’il devait voir en Jane Volturi une jeune fille innocente ! Il allait ouvrir les yeux, oui ?!

Cullen – D'abord, dis-moi d'abord précisément, ce que tu sens, ou ressens. Ensuite j'appellerais Aro.

Ah non ! Non, non, non ! Pas question qu’il détruise tout avec un simple coup de téléphone. Choisissant que c’était le moment idéal pour intervenir, Elizabeth bondit d’un pas souple par la fenêtre, la brisant au passage plaqua immédiatement ses mains sur les yeux de Jane. Elle fixa le médecin de ses yeux rouges plein de tristesse et de rancœur, sentant enfin sa vengeance à portée de main.

- Je vous l’emprunte, j’ai un compte à régler avec Démétri, dit-elle en s’éclipsant à vitesse vampirique aussi vite qu’elle était venue.

Elizabeth sortit par l’endroit où elle était entrée après avoir bandé les yeux de l’humaine vulnérable et « fragile », la palpant pour… Eeeeeh, son téléphone ! Bon, très bien. Elle porta la jeune fille dans ses bras, remontant jusqu’à la chambre des jumeaux, suivant la piste grâce à son odeur, elle piqua le téléphone qu’elle vit posé sur la table. Parfait, maintenant, on dégage, inutile de s’attarder ici. Une fois dehors et bien loin de la Villa, de toute trace de civilisation, lui ayant maintenu les bras pour l’empêcher de toucher au bandeau, elle lui attacha les mains dans le dos. Voiiiilà, menace parée, aucun risque de se faire foudroyer sur place. Laissant tomber Jane par terre sur un coin de terre dans un vieil entrepôt abandonné, elle la contempla un moment pour savourer sa vengeance. Phase une réussie. Elizabeth se pencha sur la Volturi, un sourire sadique aux lèvres même si elle ne pouvait le voir. Elle était faible, vulnérable, à sa merci.

- Si vulnérable… Si fragile… Le pauvre Carlisle Cullen a raison, tu as quatorze ans, petite humaine loin des siens qui ne peuvent plus la protéger. Mais il a tort sur certains points : tu n’es pas innocente, et tu devrais ouvrir les yeux. Tu as torturé et tué tellement de personnes… Tu n’es pas une petite chose fragile !

Jane – Merci, je le sais très bien, ça, ce n'est pas à moi qu'il faut le dire, dit-elle après avoir souri et poussé un soupir. Par contre, je voudrais bien savoir comment tu vas te débrouiller avec Aro... La dernière qui a tenté un coup comme ça a très mal terminé.

Oh, mais elle le savait très bien, tout cela. Ce n’était pas Aro qu’elle voulait toucher, seulement Démétri. Elle voulait avoir une discussion avec lui, avoir une chance de venger son frère, savoir pourquoi ils faisaient tout ça et comment lui pouvait rester chez eux alors qu’ils lui demandaient de tuer des gens, de briser des familles qui n’avaient rien demandé. Elizabeth sourit à son tour, regardant l’humaine assise au sol, les mains dans le dos, yeux bandés.

- Je le sais très bien, tout cela, figure-toi. Ce n’est pas Aro que je vise mais Démétri et je ne compte pas faire comme cette idiote de Denali en te torturant. Je ne suis pas comme vous, je veux simplement attirer Démétri, je ne te ferai aucun mal.

Jane – Démétri ? Tiens, c'est plus rare, qu'on le vise lui... Ce n'est jamais arrivé. Il t'a fait quoi ?

- Jamais ? fit-elle d’un ton qui dissimulait mal sa surprise. Le grand traqueur que tous les vampires détestent n’a jamais eu d’ennuis ?

Etrange. Pourtant, pour être tranquille avec les Volturi, c’était Démétri qu’il fallait viser. Démétri qu’il fallait abattre pour handicaper très sérieusement le clan lorsqu’il fallait retrouver quelqu’un. Et personne ne l’avait jamais visé ? Parfait. Elle serait la première, dans ce cas.

- Je serai la première, c’est parfait, ça marquera plus son esprit comme cela. Il m’a pris mon frère il y a trois cents ans, sans autre forme de procès, et j’ai du mal à l’avaler, vois-tu. Je m’entraîne depuis et je veux demander mon reste.

La jeune Volturi secoua la tête et poussa un deuxième soupir. Désespérée, la petite ? Oui, elle devait souvent entendre ce genre de discours, mais Elizabeth n’en avait cure. Elle voulait venger son frère, se l’était promis ce jour-là, recroquevillée dans la neige à attendre la mort. Et elle ne trahirait pas sa promesse. Elle ne trahirait pas son frère.

Jane – Marquer son esprit risque d'être un tantinet compliqué... Tu le connais très mal, il n'a même pas dû demander pourquoi ton frère devait mourir, il se contente d'obéir. Et ici, si tu veux te battre contre lui, j'espère que tu es très bien entraînée. Des enfants de la lune ont essayé, et ça s'est réglé très vite.

Elizabeth éclata d’un rire cristallin, chargé de rancœur et de haine à l’égard du traqueur. Un vrai petit mouton bien sage et loyal, pas étonnant qu’il soit toujours chez eux après toutes ces années. Eh bien, il était temps de lui ouvrir les yeux ! La vampire tira le téléphone de la jeune Volturi de sa propre poche et chercha le numéro de Démétri.

- Il est temps de lui ouvrir les yeux, alors. Un petit sourire pour la photo ? dit-elle juste avant d’appuyer. Avec ça, je pense qu’il sera marqué, quoi que tu penses.

Jane – Marqué par ça ? dit-elle d’un ton bien incrédule. Ouvrir les yeux sur quoi ?

Elizabeth rajouta un message sur la photo, tapotant très vite sur les touches sans envoyer tout de suite, avant de répondre à son otage.

- Au moins, il viendra ! Il tient à toi, non ? Vous allez partout ensemble, j’imagine que même lui doit avoir des sentiments, un cœur, ou que sais-je encore. Il viendra. Et j’aimerais qu’il prenne conscience qu’il ne peut pas agir sans subir les conséquences, qu’il ne doit pas exécuter les ordres sans réfléchir, que son existence pourrit celle des autres.

Jane – T'es vraiment très optimiste... Il sait très bien qu'il pourrit l'existence des autres, et ça ne lui fait ni chaud ni froid. Bonne chance pour lui "ouvrir les yeux", comme tu dis. Il va juste venir et faire son travail, point final, tu perdras ton temps si tu essayes de lui parler.

- J’adapterai mon plan s’il faut, quitte à partir pour rester en vie si je vois qu’il reste aussi borné que tu le dis.

Jane – Partir ? C'est un traqueur, tu sais. Et puis, vouloir échapper à Aro... On a déjà essayé, c'est du suicide.

- Je n’ai plus rien à perdre, je me suis juré de venger mon frère. Trois cents ans, c’est long. Très long. Encore plus lorsque l’on est seule… Alors je vais essayer, faire tout ce que je peux, quitte à ce que ce soient ici mes derniers actes. Comme je te l’ai dit, je n’ai plus rien à perdre, alors je vais envoyer cette photo et il nous suffira d’attendre. Tu ferais mieux de dormir en attendant, je ne te ferai rien.

Jane – Ça fait bizarre d'entendre dire ça... Très bizarre, même, dit-elle d’un ton choqué.

Elizabeth sourit à Jane, réalisant qu’en fin de compte, elles n’étaient peut-être pas si différentes que cela. Depuis combien de temps la Volturi cherchait-elle à quitter son clan ? La vampire avait entendu des rumeurs de cette histoire, avait espéré qu’ils y arrivent, mais aucune chance. Au moins, eux, ils réfléchissaient. Même s’ils étaient de vrais monstres, ils réfléchissaient. Jane ramena alors ses jambes sous elle et ce n’est qu’à ce moment qu’Elizabeth réalisa qu’il faisait froid. Très froid. Appuyant sur « Envoyer », elle rangea le téléphone dans sa poche. Une bonne chose de faite. Elle ôta ensuite sa propre veste et son pull, inutiles, puis s’agenouilla à côté de la Volturi.

- Tiens, dit-elle en les lui enfilant. Tu auras moins froid comme ça.

Jane – On est pas censées être ennemies ?

- Ce n’est pas contre toi que j’ai quelque chose, mais contre Démétri, je te l’ai déjà dit. Tu n’es qu’un… dommage collatéral, si tu veux, et j’en suis désolée.

Jane avait l’air choqué, ce qui n’étonna qu’à moitié Elizabeth. Mais elle ne lui en voulait pas, elle avait peut-être torturé et tué des gens, mais ce n’était pas son combat. Le sien allait s’achever dès que Démétri serait là, que ce soit par sa propre mort ou par le raisonnement du traqueur. La première option était plus probable que la deuxième, et elle le savait, mais elle avait pris ses dispositions pour que les choses ne s’arrêtent pas après elle. Ils n’étaient qu’un petit groupe, actuellement, des amis à qui elle avait parlé de son projet, mais ils la vengeraient à son tour.

Jane – Si tu veux mourir pour ça... D'accord, Irina n'avait pas été très fine, mais franchement, ça ne servira à rien, même si tu fuis, il te retrouvera. Donc... Bon courage.

- Ne t’inquiètes pas pour moi, tu as d’autres soucis en tête d’après ce que j’ai entendu. Ce n’est que le début, je ne suis pas aussi idiote que cette femme-là.

Jane – Comment ça, d'autres soucis ?

Aaaah, c’est vrai, elle n’était pas au courant du comte Dracula et de toute cette histoire. Bon, après tout, ce n’était pas ses problèmes, autant le lui dire directement, elle aura de quoi penser et se soucier d’autres choses que la survie d’Elizabeth.

- Le comte Dracula veut t’épouser, il est venu demander à Carlisle Cullen d’appeler Aro pour lui demander ta main. Ah, et il veut que tu portes son descendant, aussi, ajouta-t-elle comme s’il s’agissait là d’un détail.

Jane – Très drôle... Dracula est un personnage de fiction.

Elizabeth leva les yeux au ciel, consciente que ce qu’elle venait de lui dire devait ressembler à une vaste plaisanterie pour la Volturi qui n’avait rien entendu, rien vu, rien écouté. Bah, tant pis, elle s’en rendra compte bien assez tôt toute seule.

- C’est ce que Carlisle a dit aussi… Et je crois que le « Prince de Valachie » l’a très mal pris. Ne me crois pas si tu veux, ce ne sont pas mes affaires, mais le goût étrange que tu avais dans la bouche n’est pas arrivé là par hasard.

Jane – Quoi, il m'a fait boire son sang ?

- Oui, tu as tout compris. Tu vois ? Tu as d’autres soucis bien plus importants en tête. A l’heure actuelle, ton cher père doit être dans une rage noire… Tu m’excuseras auprès du docteur Cullen, je n’avais pas d’autre choix que d’agir ce soir, vous auriez été surprotégés par la suite.

Elizabeth s’adossa au mur, surveillant Jane des yeux, écoutant les bruits extérieurs, sans bouger. Plus qu’à attendre. Pour ne pas laisser la Volturi mourir de faim ou tomber malade, elle lui donna à manger, l’y obligeant dès qu’elle entendit les premiers signes témoignant de sa faim. Encore une fois, ce n’était pas elle qui était visée, mais le traqueur. Et elle l’attendait de pieds fermes.


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Maes Hughes

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MessageSujet: Re: Une nuit d'hiver   Ven 23 Jan 2015 - 21:32

[Réaction du PNJ données par Bella, créatrice du scenario.]


Félix – Il est passé par là ?

– Ouais...

Il s'accroupit pour examiner les empreintes dans la terre, presque indiscernables à l'œil nu, et eut un maigre sourire. Il n'avait pas particulièrement besoin de ça, mais chaque indice supplémentaire était toujours bon à prendre. Se redressant, il indiqua à son meilleur ami où filer, puis partit ensuite de son côté, courant avec légèreté. La plupart des humains faisaient l'effort d'être plus prudents, maintenant qu'ils savaient quels adversaires ils avaient en face, mais ils ignoraient presque tout des véritables pouvoirs des vampires, de ce qu'ils étaient capable de faire, et la meilleure façon de leur échapper. Et surtout, ils ignoraient les odeurs... Les odeurs qui suffisaient, à n'importe quel traqueur, de flairer sa proie et de la traquer jusqu'au bout du monde. Presque tous les traqueurs ne faisant un jeu, même s'il n'avait jamais compris, malgré les siècles, en quoi c'était si drôle... A quoi bon s'amuser à chercher une personne pendant des heures puis jouer avec, juste pour le plaisir de l'avoir trouvé ? C'était juste puéril, enfantin, inutile.

Les odeurs ne devaient pas être un moyen de se divertir. Les autres traqueurs ne comprenaient pas qu'une odeur faisait partie intégrante d'un individu, c'était sa marque, sa signature, et s'en servir pour jouer, c'était comme si on arrachait l'âme d'une personne pour jouer avec. Cela ne se faisait pas, point. Il n'en usait que pour son travail, mais jamais pour le plaisir. A quoi bon ? Et puis, c'était ennuyeux... Félix le trouvait trop blasé, mais Démétri ne voyait as comment il pourrait en être autrement. Les siècles passaient, le monde changeait si lentement, et il n'avait encore trouvé aucun jeu qui valait la peine qu'on se passionne pour lui. Certes, il y avait la traque, mais il ne parvenait pas à y prendre du plaisir. Comme ici, ce n'était pas un jeu, c'était son travail.

Il s'arrêta un peu plus tard en sentant son portable vibrer. Mmh ? Peu de personnes avait son numéro, cela se limitait à Aro, Caïus, Félix et les jumeaux, personne d'autre. Il tira l'engin de sa poche, puis son regard s'assombrit quelque peu en voyant le message. Tss... Pourquoi n'était-il pas surpris, au juste ? Il poussa un soupir incroyablement blasé puis dévia de sa route. Le vampire qu'il poursuivait avait bien de la chance... Ils s'occupera de lui plus tard, car il devinait, même sans attendre la confirmation, que Aro voudra qu'il aille chercher sa fille d'abord. Ce qui se confirma en recevant la réponse du chef du clan. Cette fois, les Cullen étaient bons pour se coltiner une garde permanente autour de la maison. Deux vampires en une seule nuit, et les deux sur le dos de Jane... Quand Aro allait arriver à Forks, il risquait d'être de mauvaise humeur.

Il suivit l'odeur de Jane, pour arriver à un vieux hangar branlant. Il entra et trouva Jane assise par terre, recouverte d'un pull et d'une veste, pieds nus, et sa ravisseuse appuyée contre un autre mur. L'aube était déjà là, s'insinuant en une douce lumière à l'intérieur du hangar. Il détailla la fille, impassible, en se demandant quelle genre de cinglée elle était, et surtout quel était son motif. Rageuse contre Aro, ou contre lui directement ? Elle sourit, alors qu'il attendait de voir ce qu'elle voulait.

– Je savais que cela fonctionnerait...

De ? Qu'il vienne ici ? Ces derniers temps, ce n'était pas très étonnant... Ce n'était guère le moment de tester la patience d'Aro. Lorsqu'on voulait jouer ça, mieux valait le faire en période de paix, où il était plus disposé à "jouer". Ici, aujourd'hui, avec toutes les tensions actuelles, le moment était très mal choisi. En était-elle seulement consciente ? Ou n'en avait-elle juste rien à faire ? Après un coup pareil, Aro n'allait plus lâcher sa fille. D'abord Alec, et maintenant Jane. S'en prendre à eux devenait une habitude.

– Ne t'inquiètes pas, elle n'a rien, je ne comptais pas lui faire de mal, ce n'est pas après elle que j'en ai.

– Donc après Aro, ou après moi ? soupira-t-il d'un ton incroyablement blasé. Que veux-tu ?

Il voudrait en finir assez vite, s'il vous plaît. Il avait autre chose à faire qu'un énième combat bien ennuyeux, et même pour cette idiote, mieux valait qu'elle ne traîne pas trop. Lorsqu'Aro arrivera ici, ce ne sera pas pour rigoler, et il ne faudra pas se retrouver sur son chemin. En avait-elle au moins conscience ? Enfin, peu importe... C'était son problème, après tout, elle en assumera les conséquences.

– Après toi. Tu as tué mon frère pour une simple bavure, en petit mouton docile que tu es et j'ai du mal à l'avaler. Il n'avait rien fait de grave !

Son frère ? Il ne s'en souvenait pas. En même temps, s'il devait se souvenir de tous ceux qu'il avait dû tuer... C'était juste impossible. Avec ça, peut-être était-il un "mouton docile", mais cela valait toujours mieux que d'être une gourde revancharde qui ne réfléchissait pas assez. De qui était arrivé à la Denali avait déjà fait le tour des vampires, il fallait être bien crétin pour recommencer ce genre de conneries, en visant Jane, et en attisant un peu plus la colère d'Aro.

– Et il avait fait quoi ? Tué trop d'humains sans cacher ses traces ? Il s'était exposé en plein soleil devant des humains ? Ou je ne sais quoi encore ? Je ne décide pas qui doit mourir ou non, je me contente de liquider ceux qui sont désignés. Il faut bien que quelqu'un le fasse, et c'est le travail de notre clan.

– Mais c'est justement ce que je te reproche ! Pourquoi rester là, à exécuter simplement les ordres ? On ne peut PAS aimer cette vie ! C'est impossible, tu n'as pas de cœur, aucune conscience, rien... Je savais que les sentiments humains s'effaçaient avec le temps, mais être froid à ce point-là n'est pas normal.

Elle s'était comme enflammée, et il eut un nouveau soupir. Une naïve de plus sur cette terre, c'était si affligeant. Pourquoi pensait-elle qu'on ne puisse pas aimer cette vie ? Elle n'en connaissait rien, ne serait pas capable de dire ce qu'ils faisaient au quotidien, comment ils se comportaient à Volterra, ce qui se passait jour après jour, hors des événements comme les guerres et autres conflits. Peut-être n'avait-il pas "de cœur, de conscience, rien", mais il vivait comme bon lui chantait, et n'avait de compte à rendre à personne. Suivre les ordres ne l'avaient jamais gêné. Il n'avait pas une âme de chef de clan, et ne voulait pas prendre plus de responsabilité qu'il n'était capable d'en assumer. être à la tête d'un clan, surtout s'il était grand, n'avait rien d'une place enviable. Tous les problèmes vous retombaient dessus, vous saviez trop de choses à gérer. Penser pour les autres n'a rien de facile.

– Il vaut mieux être dans un clan que seul, et l'ennui est écarté. Que peux-tu bien encore avoir à faire avec les sentiments humains ? Tu ne l'es plus, que je sache. Avec ça, je ne vois pas pourquoi tu perds ton temps à me balancer ça.

Elle eut comme un temps d'arrêt et le dévisagea. Et donc ? Elle avait autre chose à rajouter ou elle voulait se battre maintenant ? Quelle perte de temps, vraiment... C'était si inutile, cette petite conversation ! Où voulait-elle en venir ? A quoi bon lui demander ça, ou chercher à savoir pourquoi il était devenu un Volturi ? C'était une histoire banale, qui portait peu à conséquence, et qui ne pouvait pas intéresser grand-monde aujourd'hui. Soit, les autres traqueurs étaient très agités, voire à moitié fous, mais ce n'était guère son cas. Depuis sa naissance, il était d'un naturel très calme et posé. Depuis tout petit, il avait été assez blasé de l'existence et de ses contraintes. Et vivre seul, en tant que vampire, après la mort de sa mère adoptive, avait creusé son ennui profond, qui le caractérisait encore aujourd'hui. Rien ne le passionnait jamais.

– Un traqueur qui s'ennuie ?! Tu es chez les Volturi parce que tu t'ennuies ?!

– La vie est emmerdante... Mais vraiment. La traque n'est pas un jeu, pour moi. Enfin, peu importe. Tu as d'autres questions inutiles ou tu veux te battre ?

– Heu...

Et ensuite ? Si elle ne voulait pas se battre, pourquoi avait-elle enlevé Jane, pourquoi lui avait-elle envoyé ce message, pourquoi était-elle restée ici à l'attendre ? Que voulait-elle, en fin de compte ? Il devait encore ramener Jane à l'abri, puis reprendre la traque de l'autre crétin, qu'il avait laissé en suspens. Autrement dit, il n'avait pas des heures à gaspiller avec une gourde qui s'étonnait de tout, d'autant plus qu'elle lui semblait de moins en moins motivé à se battre. Mais qu'elle se décide vite, en revanche, il n'avait pas que ça à faire ! Qu'elle attaque ou s'enfuit, aucune importance, si Aro le voulait, il la retrouvera. Et achèvera le travail. Mais il ramènera d'abord Jane. Pieds nus comme ça et à peine couverte, en plein mois de décembre dans un endroit pareil, elle allait sûrement tomber malade. La fille se bougea enfin.

– Tu as tué mon frère parce que tu t'emmerdais...

Oui, on pouvait dire ça. Elle se mit enfin en position d'attaque. Ah, tout de même ! Fini de palabrer. Il sourit puis lui fit signe d'avancer, avec un doigt. Allez, trésor, montre un peu ce que tu as dans le ventre, qu'on en finisse... Et surtout avant qu'Aro n'arrive et fasse le travail lui-même, maintenant qu'il devait être bien énervé. Elle fonça enfin et il fila sur le côté pour la frapper à la tempe. C'était parti.



lancer de dés :

1 à 2 - Démétri la frappe et l'écrase par terre en l'immobilisant.
3 à 4 - Elle esquive le coup mais se fait frapper juste après à la tête.
5 à 6 - Elle esquive et le combat reprend plus vite.


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MessageSujet: Re: Une nuit d'hiver   Ven 23 Jan 2015 - 21:32

Le membre 'Démétri Volturi' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: Une nuit d'hiver   Dim 8 Fév 2015 - 17:14

- Je savais que cela fonctionnerait..., dit-elle en souriant.

Le traqueur était venu. Il n’avait pas changé, naturellement, depuis toutes ces années, mais Elizabeth l’avait imaginé autrement, plus grand, plus effrayant, plus froid. Ici… Il avait l’air blasé, commun, inintéressant. Pourtant, il était bel et bien le vampire qui avait tué son frère. Elle s’était entraînée, avait ruminé sa vengeance pendant des siècles et était déterminée à lui parler, à lui faire entendre raison. Peut-être n’y arriverait-elle pas. Mais au moins, elle aurait essayé et ses amis la vengeraient. Elle en était sûre. Voyant que Démétri regardait sa petite protégée, le sourire d’Elizabeth s’étira davantage. Inquiet, le petit ? Elle ne l’avait pas touchée, elle l’avait même couverte ! Dans le pire des cas, Jane serait seulement un peu malade, voilà tout.

- Ne t'inquiètes pas, elle n'a rien, je ne comptais pas lui faire de mal, ce n'est pas après elle que j'en ai.

Traqueur – Donc après Aro, ou après moi ? soupira-t-il d'un ton incroyablement blasé. Que veux-tu ?

Oh, pressé ? Mais elle avait tout son temps. La vampire savait qu’elle ne s’en tirerait pas vivante, elle voulait juste se battre, se faire entendre, mourir en ayant au moins énervé un peu les Volturi. Accepter bêtement son sort sans rien dire ou faire ? Non merci. Elle avait travaillé, durant toutes ces années, avait essayé de rameuter des gens, de les convaincre de se battre et de ne pas dire amen à tout cela. Certes, l’Inquisition avait quelque peu perturbé ses plans… Mais tant pis !

- Après toi. Tu as tué mon frère pour une simple bavure, en petit mouton docile que tu es et j'ai du mal à l'avaler. Il n'avait rien fait de grave !

Traqueur – Et il avait fait quoi ? Tué trop d'humains sans cacher ses traces ? Il s'était exposé en plein soleil devant des humains ? Ou je ne sais quoi encore ? Je ne décide pas qui doit mourir ou non, je me contente de liquider ceux qui sont désignés. Il faut bien que quelqu'un le fasse, et c'est le travail de notre clan.

Mais ce type ne comprenait rien ! C’était justement ça qu’elle lui reprochait ! Agir sans réfléchir, exécuter les ordres, « liquider ceux qui lui sont désignés »… Non, mais, avait-il seulement conscience du rôle qu’il jouait dans tout cela ? S’il n’était pas avec Aro, le clan serait fini ou, du moins, n’aurait certainement pas la même influence. Des gens survivraient, s’échapperaient sans problème, vivraient. D’accord, se cacher pour vivre était plus ou moins normal. Mais maintenant ? Les humains étaient déjà au courant de leur existence ! Aro lui-même s’était exposé… Alors, pourquoi tuer, au juste ? Il ne pouvait pas réfléchir au moins une fois dans son existence ? Non, c’était trop difficile pour lui ? Comment faisait-il pour agir comme cela sans avoir le moindre remords ? Ce type n’était pas normal… En plus d’être un vampire, il était froid, sans cœur et sans tête.

- Mais c'est justement ce que je te reproche ! dit-elle en s’enflammant. Pourquoi rester là, à exécuter simplement les ordres ? On ne peut PAS aimer cette vie ! C'est impossible, tu n'as pas de cœur, aucune conscience, rien... Je savais que les sentiments humains s'effaçaient avec le temps, mais être froid à ce point-là n'est pas normal.

Traqueur – Il vaut mieux être dans un clan que seul, et l'ennui est écarté. Que peux-tu bien encore avoir à faire avec les sentiments humains ? Tu ne l'es plus, que je sache. Avec ça, je ne vois pas pourquoi tu perds ton temps à me balancer ça.

Il… Il… Il était devenu Volturi parce qu’il s’ennuyait ? Il s’ennuie, alors il tue des gens ? C’est cela, sa philosophie de vie ? Elizabeth eut un temps d’arrêt, choquée, dévisageant son adversaire. Il s’ennuyait… Il était chez les Volturi parce qu’il s’ennuyait… De toutes les raisons possibles et inimaginables, jamais la vampire n’aurait pu envisager celle-ci. Il tuait par ennui. Voilà donc l’arme insaisissable, incroyable des Volturi, devant elle, qui empêchait tout le monde de fuir, de vivre tranquille, de commettre méfaits et crimes dans leur coin. Une arme qui est à la botte des Volturi, célèbre clan italien, parce qu’elle s’ennuie.

- Un traqueur qui s'ennuie ?! Tu es chez les Volturi parce que tu t'ennuies ?!

Traqueur – La vie est emmerdante... Mais vraiment. La traque n'est pas un jeu, pour moi. Enfin, peu importe. Tu as d'autres questions inutiles ou tu veux te battre ?

Et il lui répondait comme cela, comme si c’était une évidence pour tout le monde, comme s’il était tout à fait logique pour lui d’être là et nulle part ailleurs. Il était déconcertant, désespérant, exaspérant… Comment peut-on être lassé de tout à ce point ? Elizabeth ne trouva rien à dire sinon « Heu » tant elle était prise de court, ne s’attendant pas à une réponse telle que celle-ci. Il s’ennuyait… Voilà pourquoi il était avec les Volturi. Donc, il avait conscience du mal qu’il infligeait aux autres mais cela ne lui faisait rien ? Absolument rien ? Ce type était abject. Comment pouvait-il se regarder en face, le matin ? Pourquoi personne n’avait essayé de lui nuire alors qu’il pensait tout cela ? Ou alors, justement, de nombreuses personnes avaient essayé et étaient tombées de haut en entendant de telles paroles ? Il tuait par ennui… Il avait tué son frère parce qu’il s’ennuyait !

- Tu as tué mon frère parce que tu t'emmerdais...

Sur ces mots, Elizabeth se mit en position d’attaque, la colère grimpant en flèche à cette pensée. Ce vampire, cette crapule, ce toutou bien sage avait éliminé son frère en suivant des ordres auxquels il ne réfléchissait pas uniquement parce qu’il s’ennuyait. Plus que de la pitié, elle ressentait du dégoût en le regardant et avait très vite choisi ce qu’elle voulait faire. Vivre en sachant cela lui serait impossible. Pas sans avoir essayé de régler son compte au Volturi, même si elle savait ses chances minces. Dommage, ses amis ne connaitraient jamais le contenu de leur discussion… Mais tant pis. Pour l’instant, seule la vengeance était dans son esprit. Elle voulait se battre, frapper, venger son frère tué « par ennui ».

La vampire s’élança donc sur le traqueur dans le but de le frapper de plein fouet pour lancer l’attaque, même si elle savait que cette technique avait très peu de chance de fonctionner. Son sourire et cette désinvolture étaient énervants et elle voulait le faire taire. Seulement, comme prévu, Démétri s’écarta pour l’éviter. Elizabeth eut tout juste le temps d’esquiver le coup qu’il allait lui porter à la tempe, vu la trajectoire, et l’assommer pour un bon moment. Immédiatement, ne souhaitant pas réitérer l’expérience, elle fonça à nouveau, le combat démarrant enfin beaucoup plus vite.

Le traqueur tendit alors la jambe pour lui faire un croche-pied, Elizabeth l’évita de justesse une nouvelle fois. Marre ! Des croche-pieds et des coups à la tête, c’était tout ce qu’il savait faire ? Très bien, au sol, c’était plus difficile, alors un peu de hauteur ne ferait pas de mal. Elle lui lança un regard noir avant de s’arrêter totalement, sautant sur une des poutres à moitié rouillée de façon à se retrouver au-dessus du traqueur. Elle se lança ensuite dans le vide, dans le but de se retrouver sur ses épaules ou dans son dos. Malgré sa vitesse, le traqueur eut le temps de la voir venir en s’écartant à nouveau d’un pas. Il secoua ensuite la tête d’un air exaspéré. Oui, bah, qu’il fasse quelque chose, elle avait au moins le mérite d’essayer !

Traqueur – A quoi tu joues ?

- Je tente, moi, au moins ! Tu es pire qu’une statue…

Traqueur – Mieux vaut être une statue qu'un insecte trop agité... Mais si tu y tiens.

Il la frappa ensuite à la mâchoire sans qu’elle n’ait le temps d’esquiver le coup. Ah, bah, enfin ! Se massant la mâchoire d’une main, Elizabeth se redressa et enchaîna immédiatement en détendant sa jambe vers le traqueur, faisant un demi-tour sur elle-même pour le faire tomber par terre. Sans attendre de voir si cela avait fonctionné, la jeune femme essaya de donner un coup de poing en pleine figure, à son tour… Sans faire mouche. Le traqueur avait nettement plus d’expérience qu’elle et elle sentit ses mains se refermer sur son poignet, la tirant plus vite, trop vite, la projetant loin derrière lui jusqu’à se heurter contre la même poutre qui l’avait aidée à grimper en hauteur, cette même poutre qui l’assomma en la jetant lamentablement par terre. Déterminée, Elizabeth se redressa, n’ayant pas dit son dernier mot.

- Tu vas me le payer…

Lancer de dés :

1 à 2 – Elle titube beaucoup trop et s’étale par terre.
3 à 4 – Elle tente une nouvelle attaque mais frappe dans le vide, encore sonnée.
5 à 6 – Elle est sonnée mais arrive à se ressaisir et fonce sur Démétri pour attraper ses jambes.


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MessageSujet: Re: Une nuit d'hiver   Dim 8 Fév 2015 - 17:14

Le membre 'Maître du Hasard' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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Une nuit d'hiver
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