Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Et si on parlait ?

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MessageSujet: Et si on parlait ?   Lun 22 Déc 2014 - 11:10

Athenodora avait hésité toute la journée, mais cette fois, elle était prête. Elle se sentait prête. Plus ou moins. Bon, en fait, non, elle n'était pas prête du tout, mais elle ne voulait plus reculer ce moment, ni abandonner une fois de plus ! Elle savait que son mari l'écoutera. Quand à la comprendre, c'était autre chose, mais elle se devait d'essayer. Après tout, n'était-ce pas une requête tout à fait légitime et raisonnable ? Lorsqu'elle avait épousé Caïus, elle avait juré de toujours l'aimer et le soutenir, dans la joie comme dans les difficultés, de toujours le suivre, le réconforter, lui être fidèle, et rester à ses côtés à jamais. Il l'avait toujours protégée, comblée, aimée. Il avait toujours été là pour elle, toujours tout fait pour la rendre heureuse. Il était honteux qu'elle se contente de rester là, sans rien dire ni faire, alors qu'il avait besoin d'elle. Il n'était plus de temps de rester dans sa tour d'ivoire en oubliant le reste du monde. Elle devait agir.

Elle avait tout fait pour que son mari se sente détendu, avant qu'elle n'aborde le sujet. Il s'énervait vite, elle devait donc amener le sujet en douceur et user de tous les moyens possibles pour qu'il cède, quitte à utiliser un peu de chantage affectif et d'autres arguments très féminins. Peu importe si c'étais bas, elle fera tout pour réussir. Avant son arrivée, elle prit soin de se maquiller et de se coiffer, assise devant sa causeuse à s'arranger. Elle savait qu'il était sensible à ce genre d'attention, quand elle prenait soin de se mettre plus belle pour lui. Ils passaient déjà rarement du temps seuls, tous les deux. Elle sourit à son miroir en rehaussant ses longs cheveux blonds en un chignon compliqué.

– A nous deux, mon amour, murmura-t-elle en piquant une épingle pour faire tenir une boucle.

Il allait voir ce dont elle était capable ! Elle attendit son retour avec impatience, et l'accueillit avec un grand sourire lorsqu'il arriva dans leurs appartements. Ils étaient entièrement seuls. Marcus et renée jouaient avec leur fille dans les jardins, et Sulpicia était descendue pour aller retrouver Aro, inquiète pour ses deux enfants. Quand à Orlin, il était occupé ailleurs dans le château. Elle vint dans son dos lorsqu'il se laissa tomber dans un fauteuil et se pencha sur lui, passant ses bras autour de son cou, posant sa joue contre ses cheveux. Elle lui dit qu'il lui avait manqué, d'une voix sensuelle, avec un petit sourire. 'il ne l'écoutait pas avec ça... Elle resta ainsi un moment, puis contourna le fauteuil et vint s'asseoir sur ses genoux, entourant son cou de ses bras, puis l'embrassant longuement sur les lèvres. Sa main caressait sa nuque, alors qu'elle lui souriait.

– C'est peut-être idiot, mais je suis toujours inquiète pour toi quand tu pars longtemps. C'est un réflexe, que veux-tu. Heureusement, on a de quoi s'occuper, ici, mais je préfère quand tu es à mes côtés.

Sa main vint glisser sur sa joue, alors qu'elle lui souriait toujours, bien contre lui.

– Caïus, lorsque nous nous sommes mariés, nous nous sommes jurés de toujours nous aimer et nous entraider. T'en souviens-tu ? Aujourd'hui, il n'y a que toi qui tient pleinement cette promesse. Je veux la combler, à mon tour. Je veux te suivre et me battre à tes côtés.
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Damon Raven

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MessageSujet: Re: Et si on parlait ?   Dim 28 Déc 2014 - 12:53

Caïus devait préparer son prochain départ pour Seattle, et le détour qu'il devait se farcir pour vérifier que la charmant et mignonne et insupportable fille de son frère adoré et tout aussi insupportable soit bien en sécurité à Forks. Ô joie, Caïus avait toujours dit qu'il adorait perdre son temps à faire des vérifications inutiles sur le terrain, après tout ! C'était son petit plaisir personnel, de devoir aller faire des trucs chiants et inutiles pour faire plaisir à quelqu'un d'autre, c'était bien connu ! Il marmonna diverses insultes à l'intention de Marcus, tout en cherchant lequel passeport était le bon, parmi tous ceux qu'il avait maintenant. Le fait qu'Aro, lui, écrive à son bureau en restant parfaitement impassible eut le don de l'agacer un peu plus. Il aurait pu envoyer quelqu'un d'autre pour cette corvée ! Caïus lui aurait envoyé son passeport à la figure s'il ne le respectait pas tant. Il soupira à nouveau en trouvant ce qu'il cherchait, de mauvaise humeur. Si Marcus n'avait pas été son frère, et s'il ne l'aimait pas, malgré les fois où ils se bouffaient le nez, il l'aurait renvoyé balader sans hésitation. Mais voilà, c'était son frère... Il fourra le passeport dans sa poche, refermant le placard.

– J'espère au moins que ça sera rapide, comme voyage, grinça-t-il. Je déteste perdre mon temps pour des conneries !

Il quitta le bureau en claquant la porte derrière lui, sans même vérifier si son frère était désespéré ou juste blasé par son comportement. En chemin, il croisa Sulpicia, qui allait sans doute retrouver son mari pour la bassiner une énième fois sur la "sécurité de ses enfants". Il lui fit un large sourire bien hypocrite, alors qu'elle le fusillait du regard puis passait en haussant le nez d'un air méprisant. C'est fou ce qu'il pouvait y avoir comme amour entre eux, depuis le premier jour. Elle ne lui avait jamais pardonné de lui avoir "pris" Athenodora alors q'ils étaient humains ? Bah, peu importe, au moins, il ne l'avait pas dans son lit, et n'était donc pas obligé de la supporter outre mesure. Il haussa les épaules en l'entendant demander à Aro s'il était sûr que les jumeaux allaient bien. Bien sûr qu'ils allaient bien ! Ces deux morveux allaient forcément bien s'ils étaient ensemble, c'était l'évidence même. Mais bref. Il grimpa jusqu'à ses appartements, et vit avec surprise que sa femme s'était parée comme un jour de fête.

Il se laissa tomber dans un fauteuil, voulant une pause, et Athenodora vint l'enlacer par-derrière. Qu'est-ce qui se passait, elle était en manque d'affection ? Elle posa sa joue contre ses cheveux, murmurant qu'il lui avait manqué. Il s'étaient vu ce matin... Ou hier. Ou il en savait plus, elle lui faisait un peu tourner la tête à se pencher sur lui comme ça, son odeur l'enivrait. Il sourit alors qu'elle revenait devant, s'asseyant sur ses genoux. Il passa les bras autour de sa taille pour l'attirer contre lui, avec un petit sourire. Elle se pencha pour l'embrasser et il ferma les yeux avec un petit soupir de contentement, toute colère envolée dès l'instant où il l'avait reçu dans les bras. Maintenant, il était tout à fait bien, seul sa femme avait ce pouvoir. Il passa les doigts dans ses boucles blondes, respirant sa bonne odeur, qu'il connaissait si bien.

– C'est peut-être idiot, mais je suis toujours inquiète pour toi quand tu pars longtemps. C'est un réflexe, que veux-tu. Heureusement, on a de quoi s'occuper, ici, mais je préfère quand tu es à mes côtés.

Elle s'inquiétait toujours pour lui, même quand il n'y avait aucune raison... Il ouvrait la bouche pour riposter mais se tut lorsqu'elle fit glisser sa main sur sa joue. C'était déloyal, et en même temps très agréable. Il ferma les yeux une seconde, savourant cet instant. Se faire accueillir comme ça lui plaisait beaucoup. Il la gardait sur ses genoux, espérant que personne ne vienne les déranger, ni gamin, ni frère, ni belle-sœur.

– Caïus, lorsque nous nous sommes mariés, nous nous sommes jurés de toujours nous aimer et nous entraider. T'en souviens-tu ? Aujourd'hui, il n'y a que toi qui tient pleinement cette promesse. Je veux la combler, à mon tour. Je veux te suivre et me battre à tes côtés.

Il perdit aussitôt son sourire, sentant qu'il coulait comme de l'eau de son visage. Athenodora... Elle se mettait au chantage affectif ? Bravo ! Il grimaça, la couvant d'un regard désormais peu amène. Se battre à ses côtés... Le suivre... Elle était sérieuse ? Elle voulait se battre à ses côtés ? Même pas en rêve ! Il leva les yeux au ciel en retenant un immense soupir. Se battre à ses côtés, bien sûr !

– Tu plaisantes ? grinça-t-il. Te battre à mes côtés ! C'est hors de question, tu n'es pas faite pour ça ! Tu es ma femme, pas une garde lambda, et il n'est pas question qu tu sois blessée pour des conneries ! Et encore moins à cause des humains.

Il soupira à nouveau, se redressant, alors qu'il le tenait toujours dans ses bras. Elle devait bien se douter qu'il lui répondra cela ! C'était une idée tellement idiote, comment pourrait-il accepter cela ? Il la rapprocha de lui, la regardant droit dans les yeux, tout en la tenant par les bras. Athenodora Emma Evangelina Volturi, cette idée était juste inacceptable.

– Et que pourrais-tu faire, de toute façon, on peut savoir ? Tu ne t'es jamais battu ! Que veux-tu faire ? Et pourquoi comme ça ? Que penses-tu pouvoir faire, au juste ?


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MessageSujet: Re: Et si on parlait ?   Sam 31 Jan 2015 - 14:58

Son mari avait perdu tout sourire dès la fin de ses paroles, et son regard s'était assombri. Huum, c'était déjà fichu ? Qu'il l'écoute un peu plus, elle avait à peine de commencer ! Et cela lui avait semblé bien parti, pour une fois ! Ils étaient seuls, personne n'allait venir les déranger, le château était calme, et son mari avait visiblement besoin d'un peu de réconfort. Elle avait fait l'effort de paraître la plus douce et désirable possible, avec ça ! Et lui avait amené l'idée tout en douceur, gentiment, calmement, en présentant les choses de façon à ce que cela semble évident. Mais pas évident pour lui, à ce qu'elle voyait... Enfin, elle n'avait pas dit son dernier mot. Elle était sa femme, enfin ! Pour le meilleur comme pour le pire, ils se l'étaient jurés, et elle n'était pas en sucre. Elle avait la force de trois millénaires pour elle, et ne pensait pas être idiote, ayant plus que le temps de s'instruire et de rester informée. Elle connaissait ce monde, la façon dont fonctionnait les humains et les vampires, et elle pouvait rester au fait de bien des choses, grâce au réseau du clan. Conclusion, elle n'était pas juste un paquet inutile à protéger ! Caïus devait bien le savoir, non ?

– Tu plaisantes ? grinça-t-il. Te battre à mes côtés ! C'est hors de question, tu n'es pas faite pour ça ! Tu es ma femme, pas une garde lambda, et il n'est pas question qu tu sois blessée pour des conneries ! Et encore moins à cause des humains.

... Ou pas. Mais enfin, ce n'étaient pas les humains qui allaient pouvoir la blesser ! Les balles ne la tueront pas, et si l'un d'eux s'approchait trop, elle pouvait l'envoyer valser à plusieurs mètres sans le moindre effort. Comme ça, d'un simple geste négligent de la main ! Qu'avait-il à craindre ? Il la prit tout à coup par les bras en se redressant, la rapprochant de lui. Caïus... Elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas rester derrière à attendre ! Il pouvait lui faire confiance, elle ne sera pas un poids pour lui. Mais puisque les vampires étaient dévoilés au monde, pourquoi ne pas s'imposer comme une famille entière ? De montrer leur force ? Elle vivait depuis si longtemps, heureuse de sa condition, mais il était terminé, ce temps où les femmes attendaient chez elles le retour de leur mari de la guerre ! Terminé ces heures d'angoisse à se maudire d'être une femme et ne pouvoir rien faire. Elle était forte, bien plus forte qu'on ne pourrait le penser, grâce à son âge. Et si elle était une créature damnée, les humains auront raison de la craindre. Qu'elle ait un faible pour les enfants et veuille les épargner ne signifiait pas qu'elle épargnera leurs parents.

– Et que pourrais-tu faire, de toute façon, on peut savoir ? Tu ne t'es jamais battu ! Que veux-tu faire ? Et pourquoi comme ça ? Que penses-tu pouvoir faire, au juste ?

– Penses-tu qu'il faille un diplôme pour se battre contre des humains, Caïus ? Ce sont eux, nos ennemis, et pas des Enfants de la Lune ! As-tu déjà oublié que Aro m'a mordu seulement quelques jours après que vous ayez été mordus vous-même ? La force augmente avec les années, et je suis tout aussi forte, physiquement, que toi.

Elle lui prit le visage en coupe pour qu'il la regarde droit dans les yeux, se pencha, puis effleura ses lèvres des siennes avec un léger sourire. Elle s'était mise à califourchon sur lui, dans ce fauteuil, et ne gênait pas pour lui montrer son décolleté dans les moindres détails. Leurs visages étaient très proches l'un de l'autre, et elle détacha ses longs cheveux blonds qui retombèrent en cascade autour de son visage, et donc autour de celui de son mari. Elle lui sourit de nouveau, les mains sur ses joues.

– Je peux faire tout ce qui sera utile. Je peux manipuler, espionner, voler. Je peux t'accompagner dans tes tâches afin de faciliter la vie, et ton travail. Tu crois peut-être que je suis en sucre ? Aucune balle ne peut me blesser, pas plus que toi. Je peux être forte, moi aussi.

Elle passa les deux mains autour de sa nuque pour le rapprocher d'elle, puis se redressa un peu pour qu'il ait le nez à hauteur de sa poitrine, l'enlaçant fermement, avec un léger sourire. Il faudra bien qu'il l'écoute, et elle avait pris soin de mettre le parfum qu'il préférait, de tous ceux qu'elle aimait porter. Et lui fourrer la tête dans son corsage était un bon moyen de le déstabiliser.

– Ose me dire, murmura-t-elle en caressant sa nuque, que durant tous ces longs jours où tu parcoures le monde, tu ne rêves pas d'avoir de l'aide, du soutien, un peu de chaleur...
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Damon Raven

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MessageSujet: Re: Et si on parlait ?   Mer 18 Fév 2015 - 12:32

[Avec réacs de Dora. <3]

– Penses-tu qu'il faille un diplôme pour se battre contre des humains, Caïus ? Ce sont eux, nos ennemis, et pas des Enfants de la Lune ! As-tu déjà oublié que Aro m'a mordu seulement quelques jours après que vous ayez été mordus vous-même ? La force augmente avec les années, et je suis tout aussi forte, physiquement, que toi.

Oui, il le savait, mais ce n'était pas la question ! Il ouvrit la bouche pour répliquer mais fut coupé tout net lorsque sa femme lui prit le visage entre ses mains et se pencha, effleurant ses lèvres en l'enveloppant de son parfum. Eh, attaque déloyale ! Il rouvrit les yeux, puis déglutit en la voyant se mettre à califourchon, lui offrant du même coup une très belle vue sur son décolleté. Là, Athenodora, c'était très bas, mais vraiment très bas ! Il ne la croyait pas ainsi ! C'était parfaitement injuste, elle en profitait honteusement, et il n'arrivait plus à rassembler ses idées pour lui faire comprendre à quel point son idée de vouloir se battre était stupide. Il cligna des yeux, essayant de se reprendre, mais sa femme ne lui facilita guère la tâche en détachant ses cheveux et en les laissant retomber autour d'eux. Il fut pris encore plus fort par son odeur, sa présence, et eut encore plus de mal à se concentrer. L'écarter de force n'était même pas une option. Oui, il savait qu'elle était forte, et que ce n'était que des humains, en face, mais il avait le droit de s'inquiéter pour elle et de ne pas vouloir qu'elle soit blessée ! C'était légitime ! Il était son mari, il devait la préserver, faire attention à elle, et... Enfin, la protéger, quoi ! Elle avait mis ses mains sur son visage, alors qu'il avait déjà perdu une grande partie de sa capacité à réfléchir. C'était bas, déloyal, de la triche complète !

– Je peux faire tout ce qui sera utile. Je peux manipuler, espionner, voler. Je peux t'accompagner dans tes tâches afin de faciliter la vie, et ton travail. Tu crois peut-être que je suis en sucre ? Aucune balle ne peut me blesser, pas plus que toi. Je peux être forte, moi aussi.

Elle se redressa d'un coup puis l'enlaça plus fermement qu'elle ne l'avait jamais fait, lui collant quasiment le nez dans son corsage. Roooh.... Rah, mais non, mais ne pas se laisser avoir comme ça, c'était minable ! Et depuis quand utilisait-elle la force avec lui, hein ? Lui-même avait toujours évité, – c'était sa femme enfin ! – mais ici, elle... Athenodora ! Il ne pouvait pas user de la force, ça non, pas sur elle, et il était outré qu'elle le fasse comme ça, sans honte. Même si cette position était très loin d'être désagréable... Ne pas se laisser avoir, se reprendre, se concentrer... Il ne voyait plus qu'elle, était plongé dans son odeur, et en trouvait plus ses arguments parfaitement rationnels et logique. Gloups. La situation était on ne peut plus ridicule, là, il n'arrivait plus à se raisonner face à sa propre femme ! Elle lui faisait un effet terrible, depuis toujours, qui n'avait jamais cessé, et qui ne cessera sans doute jamais. Elle le savait parfaitement et en profitait... C'était injuste... Pourquoi... Pourquoi se laissait-il avoir face à elle... Elle était la seule personne sur cette planète contre qui il n'arrivait pas à se mettre en colère et à qui il avait le plus grand mal à dire non. Pourquoi... Depuis toujours, depuis le moment où il avait posé le premier regard sur elle, et avait su que cette femme sera un jour à son bras.

– Ose me dire, murmura-t-elle en caressant sa nuque, que durant tous ces longs jours où tu parcoures le monde, tu ne rêves pas d'avoir de l'aide, du soutien, un peu de chaleur...

Mais l'emmener en guerre avec lui... Il ne pouvait pas... Il ne voulait pas la mettre en danger... La plus grande peur de son existence était de la perdre, comme Marcus avait perdu Didyme, il savait que lui non plus ne supportera pas de se retrouver seul. Il ferma les yeux, essayant d'évaluer rationnellement les risques qu'elle allait courir si jamais elle venait avec lui. Les humains n'étaient pas un danger, pour cela, d'accord, il l'admettait. Il ouvrait la bouche pour lui dire qu'il n'était pas du tout convaincu quand elle le fit taire en l'embrassant. Il referma les yeux, réduit désormais à l'impuissance la plus totale. Il en oublia totalement tout ce qui les entourait, même plus fâché qu'elle en profite honteusement, et qu'elle fasse exprès de le bloquer. A quoi bon se débattre ? Elle glissa ses mains dans les siennes, alors qu'ils continuaient de s'embrasser langoureusement. Lorsqu'elle releva enfin un peu la tête, il reprit son souffle par réflexe, faisant la moue.

– Tu triches ! lança-t-il avec une moue vexée. Tout ça pour que j'accepte de...

– Moi, je triche ? le coupa-t-elle vertement en faisant tomber sa robe de ses épaules, dévoilant son soutien-gorge. Je n'oserais jamais ! Tu me connais très mal, je vais être vexée... Comment pourrais-je vouloir tricher ? Après tout, nous sommes mari et femme, et la discussion est importante dans un couple.

Elle se débarrassa complètement de sa robe, puis l'attrapa d'une main pour qu'il se lève à son tour et le poussa sur le lit, avant de se remettre à califourchon sur lui. Il déglutit, commençant à perdre ses moyens. Elle lui reprit les mains puis s'appuya contre lui, les gardant de chaque côté de sa tête.

– Alors comme ça, je ne pourrais pas t'aider ? Je suis incapable de quoi que ce soit ? Caïus...

Elle l'embrassa à nouveau, alors qu'il commençait à s'agacer qu'elle l'empêche de bouger. Dora... Elle n'avait pas le droit de faire ça... Il essaya de reprendre ses esprits, clignant des yeux, et refusant toujours de se sortir de là en la forçant ou en la brusquant. Avec un autre, il n'aurait pas hésité une seconde, mais pas avec elle.

– Je n'ai jamais dit que tu étais incapable de quoi que ce soit ! répliqua-t-il, le souffle court. Juste que j'ai peur qu'il ne t'arrive quelque chose, et je... Je... Je ne veux pas te perdre, pas comme Marcus a perdu sa femme, ce serait insupportable. Essaye de le comprendre... Tu veux m'aider, et moi, je veux te protéger.

Il s'aperçut alors qu'il avait parlé d'un ton bien plus vulnérable que d'habitude et s'en donna des gifles mentalement. On se reprend !

– Je veux te voir en sécurité, reprit-il plus fermement en la regardant dans les yeux, sans parvenir à cacher sa peur de la voir disparaître. Je te l'ai juré, le jour où je t'ai demandé ta main.


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MessageSujet: Re: Et si on parlait ?   Mer 25 Mar 2015 - 23:15

Sentant que son mari allait de nouveau protester, elle lui coupa la possibilité de le faire en l'embrassant, glissant ses mains dans les siennes. A la guerre comme à la guerre, comme on dit ! Il allait bien s'apercevoir que le gentil pot de fleurs qui lui servait de femme n'était pas là que pour la décoration ! Il devait l'écouter, et peu importe qu'elle le déstabilise en profitant honteusement de tous ses atouts très féminins pour emporter la partie. Avec Caïus, ça pouvait forcément marcher ! Sulpicia était déjà plus coincée, vu qu'Aro pouvait voir aussitôt ce qu'elle avait en tête, ce qui coupait net toute stratégie. Pas de chances, ma chère... Athenodora, en revanche, avait ses plein moyens d'action et ne comptait pas se gêner le moins du monde. Elle embrassait les lèvres fines de Caïus, sachant très bien qu'il n'osera pas l'écarter de force pour reprendre ses esprits. Hé hé, et il osait prétendre qu'elle ne pouvait rien faire ? Ce petit jeu l'amusait beaucoup, elle très heureuse de voir l'effet qu'elle avait toujours sur lui, malgré le temps qui passait. Entre ses mains, il devenait doux et docile, gentil, et tendre. Elle pouvait en faire ce qu'elle voulait, de son bel homme blond qu'elle aimait plus que tout.

– Tu triches ! lança-t-il avec une moue vexée. Tout ça pour que j'accepte de...

– Moi, je triche ? le coupa-t-elle vertement en faisant tomber sa robe de ses épaules, dévoilant son soutien-gorge. Je n'oserais jamais ! Tu me connais très mal, je vais être vexée... Comment pourrais-je vouloir tricher ? Après tout, nous sommes mari et femme, et la discussion est importante dans un couple.

Elle fit passer sa robe par-dessus sa tête puis la jeta d'un geste souple sur une autre fauteuil, plus loin, avant de le tirer avec elle. Allez ! Elle poussa sur leur lit,s 'installant à califourchon sur lui. Elle lui prit les deux mains et les lui mit près de sa tête, avec un sourire mielleux. Sa petite femme fragile pouvait aussi se débrouiller ! Il ne la croyait pas ? Et bien elle le lui prouver. Une petite séance juste à eux deux et il acceptera tout. Elle ne 'en serait pas venu là s'il avait accepté de l'écouter dès le début,a près tout, donc c'était sa faute. Elle voyait très bien qu'il commençait à perdre pied. Et oui, mon Caïus, plus facile de combattre un ennemi déclaré que de résister à votre propre femme. Elle était la seule à pouvoir le rendre aussi vulnérable. Vraiment, elle compatissait pour Sulpicia qui ne pourra jamais avoir Aro de cette façon.

– Alors comme ça, je ne pourrais pas t'aider ? Je suis incapable de quoi que ce soit ? Caïus...

Elle prit à nouveau ses lèvres pour l'embrasser, bien heureuse que tout le monde ait fiché le camp et qu'on les laisse en paix. Elle en pouvait plus rester derrière ! Même si elle ne pouvait pas faire grand-chose, au moins, elle sera près de lui, combattra à ses côtés, et le soutiendra comme toute épouse digne de ce nom se doit de le faire. Elle ne l'avait pas épousé pour sagement rester à la maison en attendant son retour. Elle était vampire, forte de milliers d'années, et pouvait le soutenir, apporter un regard neuf sur chaque situation. Ils ne devaient pas craindre le reste du monde ! Ils étaient le plus grand et le plus craint clan de vampires au monde, alors comment tolérer que les épouses des chefs de ce clan restent cachées ? Fière d'être vampire, fière d'une Volturi, elle ne pouvait plus accepter cette situation.

– Je n'ai jamais dit que tu étais incapable de quoi que ce soit ! répliqua-t-il, le souffle court. Juste que j'ai peur qu'il ne t'arrive quelque chose, et je... Je... Je ne veux pas te perdre, pas comme Marcus a perdu sa femme, ce serait insupportable. Essaye de le comprendre... Tu veux m'aider, et moi, je veux te protéger.

Mais elle savait déjà qu'il avait peur pour elle... Et le monde avait changé ! Il ne la perdra pas comme Didyme, pas si elle restait à ses côtés et était là pour le défendre, lui aussi.

– Je veux te voir en sécurité, reprit-il plus fermement en la regardant dans les yeux, sans parvenir à cacher sa peur de la voir disparaître. Je te l'ai juré, le jour où je t'ai demandé ta main.

– Essaye de comprendre, toi, que c'est la même chose pour moi ! Comment puis-je être sûre que tu reviendras bien à moi, après tes missions ? Et ne me dis pas que c'est impossible, tu as déjà failli perdre la vie, lors de la première guerre contre les Enfants de la Lune.

Elle s'allongea complètement sur lui, sans l'oppresser, du moins, puis plongea son regard carmin dans le sien. Qu'il comprenne, qu'il entende cela, ils étaient dans la même position ! Il avait peur pour elle, elle avait peur pour lui, ils avaient tous les deux de bonnes raisons, et ce n'était donc que plus important qu'ils agissent ensemble. Ce n'était pas un caprice qu'elle lui ferait, elle ne pouvait juste plus attendre son retour, sans rien faire, alors qu'elle devait être près de lui.

– Lors de nos vœux de mariage, nous nous sommes jurés de nous soutenir et de nous aimer jusqu'au moment où la mort nous séparera. N'oublie pas cela, Caïus ! Où est passé l'homme qui me faisait monter derrière lui sur son cheval pour de longues courses dans les montagnes ? Tu ne me gardais pas à la maison, à cette époque ! J'étais pourtant plus fragile, en tant qu'humaine... Mais toi, tu avais alors moins peur de la vie.

Elle posa son front contre le sien en fermant les yeux, lui gardant la tête entre ses deux mains.

– Tu n'es pas gêné que les chefs du plus puissant clan de vampires de ce monde cachent leurs femmes par peur ? Moi si. C'est de l'excès de prudence, Caïus, il n'est plus temps de jouer à ça. Je t'aime, et je veux évoluer près de toi.
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