Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Tout va "bien", vraiment ?

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Damon Raven

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MessageSujet: Tout va "bien", vraiment ?   Sam 3 Jan 2015 - 15:15

"Désolé, j'ai été un peu occupé... Mais ça se passe très bien, avec mon don, je me contrôle mieux. Je donnerais des nouvelles plus vite, la prochaine fois, j'avais juste oublié."

Un peu oublié... Il avait juste oublié... Avec n'importe qui d'autre, Caïus aurait râlé que ce n'était pas possible d'avoir aussi peu de neurones et se serait énervé, mais ici, il était plutôt perplexe. Il connaissait Jasper, maintenant, et ne l'avait jamais cru capable "d'oublier" ainsi certaines choses, surtout si cela le concernait directement. Donc juste oublié ? Il avait du mal à avaler ce genre d'excuses, et sentait de toute façon le malaise qui se cachait derrière ces quelques mots. Il regardait l'écran de son téléphone, pensif, renvoyant d'un geste de la main le garde qui venait de rentrer dans la pièce, sans même un coup d'œil. Il se trouvait dans une chambre d'hôtel, à Seattle, et allait bientôt rentrer en Italie, revoir sa femme et se venger d'Aro qui ne cessait de lui coller des missions stupides. Il avait envoyé un mail à Jasper avant, afin de savoir où il en était, et parce qu'il avait assez attendu, mais cette réponse... Bon, qu'est-ce qu'il se tramait, encore ?

Il répondit puis se cala dans son fauteuil avec un soupir. Jasper n'était pas suffisamment désordonné pour ne pas penser à ce genre de choses, donc il y avait un problème. Il attendit la réponse avec une impatience croissante, puis leva son téléphone en le sentant vibrer dans sa main. Ce qui lui répondit le jeune vampire eut le don de l'agacer un peu plus. C'est bien parce que c'était la première fois que Caïus avait réagit ! Allait-il se décider à cracher le morceau, dire ce qui n'allait pas, ou le vieux vampire devra-t-il aller chercher l'information lui-même ? Il sentait qu'il y avait eu un problème. Et, bien malgré lui, il s'inquiétait un peu. Jamais il ne l'avouera à haute voix, même sous la torture ou s'il était à l'agonie, mais il s'était attaché à Démétri et Jasper, et éprouvait même une certaine affection pour eux. Il voulait qu'ils donnent toujours le meilleur d'eux-même, dans n'importe quelle circonstance, et pas qu'ils se laissent aller ou se cachent en cas de problème !

"Justement, c'est la première fois, et c'est bien ce qui a attiré mon attention... Il y a donc un problème. Tu vas te décider à parler ou je dois te faire traîner ici pour que tu t'expliques de vive voix ?"

L'échange qui suivit lui porta sur les nerfs, tant il était visible qu'il y avait un gros problème et tant il était agaçant que le jeune vampire refuse de l'admettre. Cependant, au grand étonnement de Caïus qui s'attendait à un échange bien plus loin et bien plus raide, son jeune élève céda en très peu de temps. Il relut plusieurs fois le mail, pensif, lèvres pincées. Voilà qui était original... Les vampires avaient évolué, bien sûr, mais à ce point ? Comment... Il soupira longuement, une main sur le menton. Pourquoi restaient-ils seuls dans leur coin, ces deux crétins ?! Il se releva, relisant une fois de plus l'échange, le temps que son protégé réponde.

– Tu vas "bien", hein ? marmonna-t-il en regardant le mail et en pianotant pour y répondre. On va vérifier ça...

Aller en voiture serait trop long, et il partit donc à pied, courant une fois hors des murs de Seattle. Il essayait toujours de digérer ce qu'il venait d'apprendre, de l'accepter, de comprendre que c'était bien réel. Les vampires pouvaient pleurer, étaient sensibles a sol, mais concevoir ? Comment cela avait pu aller à ce point ?! Il accéléra, voulant en avoir le cœur net, et repéra assez vite les odeurs qu'il cherchait. Pas si éloigné que ça de sa famille, le gamin, au final, bien qu'il refuse de les impliquer. Laissant ses gardes, il fila seul, s'approchant de la maison. Il croisa d'abord une fille blonde aux cheveux très courts qui glapit en le voyant. Il ne lui jeta qu'un bref coup d'œil.

– Où est Jasper ?

Elle désigna la petite maison en tremblant de tous ses membres. Il la contourna et entra, voyant tout de suite, au fond de la pièce, Alice, allongée sur un lit, le ventre gonflé et énorme, les traits crispés dans une grimace de souffrance. Il resta un moment immobile sur le palier, la regardant, puis Jasper, et un autre type, sans doute un de ses amis. La fille l'avait d'ailleurs rejoint. Tous trois portaient des cicatrices et des marques de combat. Un lent sourire étira ses lèvres. Deux autres rescapés des guerres de nouveaux-nés, en Amérique du Sud. Il s'avança de quelques pas, contemplant la petite vampire allongée.

– Ça dure depuis longtemps ?

– Deux semaines, murmura la petite vampire blonde.

– Je vois...

Il alla s'asseoir au bord du lit, rassurant la lutine brune d'un regard. Il ne comptait pas lui faire de mal, alors inutile de stresser ! Il posa une main sur son ventre, et sentit l'enfant bouger, presque se débattre, en elle. Il secoua légèrement la tête, sans rien dire. Deux semaines, et son ventre était déjà aussi gros. Quelle taille faisait l'enfant ?

– Jasper, sors, dit-il en se relevant.

Il ne se soucia pas du regard inquiet des trois autres et poussa son élève dehors, un peu plus loin. Il marcha ainsi sur quelques mètres avant de s'arrêter, poussant un très grand soupir, et de se retourner vers le jeune vampire blond.

– Comment peux-tu espérer gérer ça seul ? C'est Carlisle qui a conçu le remède, c'est lui qui pourra poursuivre les recherches dessus et comprendre comment ta femme a pu être enceinte ! Je ne vois pas comment tu pourrais les blesser, en l'état actuel des choses... Tu as donc déjà oublié comment te contrôler ?

Il croisa les bras, un léger tic l'agitant, puis avança d'un pas, le regard fixé vers l'Est, là où se trouvait le reste de la famille.

– Je ne comprend pas comment tu peux te sentir si peu à l'aise avec eux depuis des années alors que tu as pu être détendu avec moi en moins de deux jours.


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MessageSujet: Re: Tout va "bien", vraiment ?   Lun 12 Jan 2015 - 16:52

Jasper faillit bien lâchers on téléphone, et essaya très vite de se rattraper, mais c'était un peu tard... Bon... Voilà... Il redressa la tête, grimaçant, avec un regard navré pour Alice, Peter et Charlotte. Désolé... Caïus ne fera rien à Alice, elle l'avait vu, mais lui, par contre, risquait d'en prendre pour son grade. Il se rassit à côté d'Alice avec un soupir, sa main serrée dans la sienne. Il voudrait lui ôter toute la douleur qu'elle subissait pour la prendre sur lui, pour l'aider, pour faire en sorte qu'elle supporte mieux ce qu'elle traversait. Son ventre formait comme une petite montagne, comme un obstacle entre eux deux. Il ne comprenait toujours pas comment cela avait pu arriver, pourquoi eux, pourquoi si vite, pourquoi un tel changement... Même Rose n'aurait pas voulu d'un enfant comme ça, ou du moins, si on pouvait appeler ça un "enfant". Il n'avait rien d'humain, il n'avait rien de normal, c'était une aberration de la nature.

Charlotte ressortit, alors qu'il couvait sa femme d'un regard malheureux. Quelles allaient être les conséquences psychologiques pour elle ? Comment allait-elle se remettre de ça ? L'une des plus grandes terreurs de Jasper était de voir sa femme perdre sa joie de vivre, même si ce n'était qu'en partie, la voir perdre son sourire, sa gaieté, la voir devenir plus sombre et renfermée. Personne ne pouvait imaginer Alice sans y associer sa démarche sautillante, son rire, son air joyeux, sa force de vivre, somme toute, qui la caractérisait. Elle était la joie de vivre incarné, et la voir souffrir était intolérable. Pas elle... Il l'embrassa sur le front, les yeux fermés, désespérant de ne pas pouvoir faire plus pour la soulager. Elle lui fit un faible sourire, qui n'atteignit pourtant pas ses yeux, ce qui l'effraya un peu plus.

Caïus allait venir, mais pourra-t-il faire quelque chose de plus ? Même si Jasper en doutait, il se surprit à l'espérer. Après tout, il était très âgé, et en avait vu beaucoup, bien plus que ce qu'ils pouvaient imaginer. Peut-être... Peut-être aura-t-il entendu des mythes ou des légendes, peut-être saura-t-il quelque chose. Au moins un truc, n'importe quoi, mais quelque chose. Il soupira, les yeux fermés, essayant de garder un air détendu pour ne pas stresser inutilement Alice. S'ils étaient redevenus humains, Alice n'aurait jamais souffert ainsi. Mais de un, il était un peu tard pour regretter, et deux, il doutait que ça aurait été possible pour eux deux. Alice ne le voulait pas, elle n'avait rien à regretter de l'humanité, et pire que ça, en avait peur. Quand à lui, il ne serait jamais parvenu en moins d'un mois à se contrôler, et inutile d'y songer une fois humain. Se redressant, il fixa le vide un moment, cherchant une solution valable à leur problème. Il y réfléchissait toujours lorsqu'il entendit le petit cri de Charlotte dehors, et une voix froide demander s'il était là.

– Bon... murmura-t-il pour Alice en se redressant. Ne t'en fais pas, il y a sûrement une solution.

Il ne fit pas un geste lorsque Caïus entra, sachant qu'il allait soit le frapper, soit l'engueuler, soit les deux, et ensuite discuter, mais il se contenta de demander depuis combien de temps ça durait. Jasper retint un soupir, alors que le Volturi posait une main sur le ventre de sa femme. D'un coup, il se sentit un peu honteux de lui avoir tout révélé aussi vite, lui qui avait plutôt tendance à tout garder pour lui lorsque quelque chose n'allait pas, ne le dévoilant qu'à Alice. Jamais il n'avait pu se confier sereinement et de son plein gré à qui que que ce soit, dans leur famille, jamais il n'avait mêlé si vite une tierce personne à ses problèmes. Pas par manque de confiance, mais parce qu'il n'avait jamais osé, ne s'en était jamais senti le droit. Un peu comme s'il avait toujours vécu derrière un mur épais, séparé des autres.

– Jasper, sors, dit-il en se relevant.

Il le suivit, un peu plus pâle, et se fit pousser à l'extérieur. Le monde ne tournait plus dans le bon sens, voilà ce qui se passait ! Il n'avait même plus peur de se faire hurler dessus, s'il en prenait l'envie au vieux vampire, sa seule obsession était de trouver une idée pour qu'Alice aille mieux. Ou pour lui enlever ce truc avant qu'il ne la détruise ! Il ne put s'empêcher de jeter un regard plein d'espoir au Volturi, priant pour qu'il ait une idée, qu'il sache quelque chose, n'importe quoi ! Il avait dû en voir beaucoup, surtout avec la vie qu'il menait, n'est-ce pas ?

– Comment peux-tu espérer gérer ça seul ? C'est Carlisle qui a conçu le remède, c'est lui qui pourra poursuivre les recherches dessus et comprendre comment ta femme a pu être enceinte ! Je ne vois pas comment tu pourrais les blesser, en l'état actuel des choses... Tu as donc déjà oublié comment te contrôler ?

Non, mais on ne savait pas quand Alice allait accoucher et la façon dont ça allait se dérouler ! Et si jamais ça se produisait alors que la fille de Carlisle ou le fils d'Edward étaient trop près, qu'est-ce qui se passera ? Il imaginait déjà le pire, même s'il savait, au fond de lui, que Carlisle pourrait effectuer des recherches sur le sujet, et qu'il voudra le faire dès que Bella l'aura mis au courant. Et ensuite ? Ils ne pouvaient plus rester là-bas, même s'ils se contrôlaient, ils étaient des vampires. Ils n'avaient plus le même rythme de vie, et il ne pensait pas que la famille voudra que deux vampires restent chez eux plus longtemps que nécessaire. Une page était tournée, à présent. Et il y avait Alice. Avec ce qu'elle vivait, avoir des bébés sous les yeux toute la journée ne risquait pas de l'aider beaucoup.

– Je ne comprend pas comment tu peux te sentir si peu à l'aise avec eux depuis des années alors que tu as pu être détendu avec moi en moins de deux jours.

Il tressaillit en entendant cela, se mordant les lèvres, puis ouvrit la bouche pour répliquer, sans qu'aucun son n'en sorte. Il ne répondit pas tout de suite, sentant la nervosité le gagner. C'était vrai, mais... Comment l'expliquer ? Il était normal que Caïus se pose la question, mais la réponse n'était pas si évidente. Il serra ses bras autour de lui, comme pour se défendre, puis se mordit à nouveau les lèvres en regardant Caïus.

– C'est différent... Je ne suis pas comme Alice, j'ai du mal à entrer facilement en contact avec des personnes qui ne me ressemblent pas du tout. Ou qui ne peuvent pas comprendre certaines choses. Avec vous, c'était... Enfin, vous êtes capable de contrôler parfaitement vos émotions, alors que notre famille ne peut pas encore le faire. C'était une pression permanente. Et je n'arrivais pas non plus à m'adapter à leur mode de vie. Je ne peux pas toujours faire semblant d'être humain, ou vivre comme eux. Je ne peux pas jouer à l'être, je n'ai jamais su. Et pourtant, en vivant avec eux, il le fallait. Et mon don n'arrangeait rien.

Il ne savait même pas si c'était possible aujourd'hui. Mais réessayer à jouer à ça serait des coup à le faire devenir fou. Il ne pouvait pas, tout simplement, il n'était pas fait pour ça. Il était vampire, pas humain, et se comportait comme tel. Il était vampire, et ne pouvait pas jouer la comédie d'une espèce à laquelle il n'appartenait plus, et surtout, qu'il ne regrettait pas. A quoi aller au lycée, faire semblant de manger et de dormir, à quoi bon vivre comme ça, alors que non, ce n'était pas leur nature, ce n'était plus eux ? C'était un vaste mensonge, rien de plus. Même s'ils buvaient du sang animal, auparavant, ça ne changeait rien à ce qu'ils étaient.

– Carlisle a consacré toutes ses forces à bâtir ce mode de vie, je ne pouvais pas lui balancer à quel point je trouvais ça inutile, reprit-il avec un soupir. Presque ridicule. Pourquoi je n'ai jamais vu où était l'intérêt de se forcer à être un autre alors qu'on était ainsi, qu'on ne pouvait pas changer. C'est se battre contre le vent.

Se battre contre le vide. Se battre alors qu'on savait qu'on ne pouvait pas gagner. Bien sûr, il comprenait que les membres de sa famille regrettent leur humanité, en particulier Esmée et Rosalie. Il respectait leurs choix et leurs besoins, mais on ne pouvait lui demander de suivre les yeux fermés et d'y adhérer, d'être à l'aise dans un monde qu'il ne pouvait comprendre, et où il n'avait somme toute rien à faire.

– Si j'ai été à l'aise si vite avec vous, c'est parce que je n'ai jamais dû faire semblant. Personne ne me demandait de me comporter comme un humain. Personne ou presque ne laissaient ses émotions partir en tous sens. Je n'avais pas besoin de tricher.


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Damon Raven

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MessageSujet: Re: Tout va "bien", vraiment ?   Mer 21 Jan 2015 - 16:06

Caïus fixait toujours l'horizon, pensif, alors que la nervosité de son élève augmentait encore d'un cran. Pourquoi, en effet ? Pourquoi avait-il été si vite à l'aise à Volterra, alors qu'il ne l'avait jamais vraiment été chez lui, dans son propre clan ? Enfin, c'était illogique ! personne ne s'était jamais posé la question ? Pourquoi rester dans un clan où il ne se sentait pas bien ? Pour sa femme ? Parce qu'il en savait pas quoi faire ni où aller ? Car il n'avait jamais osé dire ce qui le gênait ? Où était le problème ? Caïus lui jeta un long regard, à la fois curieux et surpris, de le voir ainsi, de le voir gêné. Personne ne lui avait jamais posé la question, alors ? Pas très curieux, son clan... A leur place, il se serait demandé tout ça bien avant, dès qu'il avait su que leur frère était à l'aise ailleurs alors qu'il ne l'avait jamais été chez eux. Il attendit qu'il se décide, sans parler néanmoins. Ce n'était pas la peine... Il allait se lancer de lui-même, tout comme il venait de le faire pour le problème d'Alice. Il se contenta d'attendre, en le regardant, toujours soufflé que personne, jamais, ne lui ait déjà demandé ça.

– C'est différent... Je ne suis pas comme Alice, j'ai du mal à entrer facilement en contact avec des personnes qui ne me ressemblent pas du tout. Ou qui ne peuvent pas comprendre certaines choses. Avec vous, c'était... Enfin, vous êtes capable de contrôler parfaitement vos émotions, alors que notre famille ne peut pas encore le faire. C'était une pression permanente. Et je n'arrivais pas non plus à m'adapter à leur mode de vie. Je ne peux pas toujours faire semblant d'être humain, ou vivre comme eux. Je ne peux pas jouer à l'être, je n'ai jamais su. Et pourtant, en vivant avec eux, il le fallait. Et mon don n'arrangeait rien.

Aaah, vu comme cela... D'accord, là, Caïus pouvait comprendre ce qu'il ressentait. Et à la perfection. C'était très exactement ce qu'il avait reproché à Carlisle durant tant d'année, cette volonté de vouloir vivre comme un humain alors qu'il ne l'était plus. Il était peu étonnant que de tous les membres du clan Cullen, ce soit Jasper qui ne supporte pas très bien ce mode de vie. Les autres n'avaient pas eu une vie très agitée, ils n'avaient connu ni guerre, ni traque humaine, ni période de sang et de mort. Ils pouvaient donc vivre comme des humains, suivre Carlisle, sans que cela leur cause de grands soucis. Mais Jasper... Il était arrivé avec un passé humain déjà contraint par la guerre, et il fallait y rajouter sa jeunesse comme chef d'une armée de nouveaux-nés. Comment aurait-il pu suivre à la perfection les principes de sa famille ? Il ne pouvait renier comme cela celui qu'il avait été durant tant d'années.

Quand au reste, le problème d'un trop plein d'émotions, les Cullen n'y pouvaient rien, ils étaient juste trop jeunes pour ça. C'était un problème récurrent, avec les dons mentaux, ils étaient très influencés par l'entourage ou les différents événements. Maintenant, Caïus comprenait mieux pourquoi le gamin avait été plus vite à l'aise avec lui... Les millénaires lui avaient offert un certain contrôle de ses émotions, il n'exprimait que ce qu'il désirait et pouvait retrouver une parfaite impassibilité s'il le voulait, comme il l'avait montré à son jeune élève lors de leurs entraînements. Au début, Démétri aussi avait eu besoin d'un environnement assez fermé et calme pour progresser. Ah, ces deux-là... Au moins, jasper aura essayé. Caïus ne pensait pas qu'il ne pouvait plus vivre avec sa famille, ça non, mais il devra apprendre à plus leur parler, et s'ouvrir à eux.

– Carlisle a consacré toutes ses forces à bâtir ce mode de vie, je ne pouvais pas lui balancer à quel point je trouvais ça inutile, reprit-il avec un soupir. Presque ridicule. Pourquoi je n'ai jamais vu où était l'intérêt de se forcer à être un autre alors qu'on était ainsi, qu'on ne pouvait pas changer. C'est se battre contre le vent.

Sur ça, ils étaient d'accord, vouloir se battre contre sa véritable nature est tout aussi inutile que ridicule ! Mais quelle importance aujourd'hui ? Le petit médecin était redevenu humain, et il continuera ainsi. Comme si sa vie vampire n'avait été qu'une parenthèse.Le désir d'humanité ne tenait aussi fort que les jeunes vampires comme lui. Siècle après siècle, on s'habituait à ce qu'on était, et le besoin de manger, dormir, vivre au soleil dans la course du temps s'atténuait, jusqu'à disparaître. Il suffisait d'accepter ce qu'on était, et continuer sa route.

– Si j'ai été à l'aise si vite avec vous, c'est parce que je n'ai jamais dû faire semblant. Personne ne me demandait de me comporter comme un humain. Personne ou presque ne laissaient ses émotions partir en tous sens. Je n'avais pas besoin de tricher.

– Je comprend que tu n'ais pas pu t'adapter à ce mode de vie. Mais je ne crois pas que Carlisle aurait été blessé si tu lui avais dit, vu comment il est. Il accepte toujours tout.

Il avait prononcé la dernière phrase d'un ton assez incrédule, car il n'avait jamais compris cette facette de la personnalité du médecin. Mais c'était peut-être juste de la naïveté, après tout.

– Tu crois peut-être que ta famille ne voudra pas qu'Alice et toi reveniez chez eux ? C'est comme si moi, je croyais qu'Aro ne veut plus de Marcus et moi. C'est complètement idiot ! Si tu prenais la peine de parler sérieusement avec eux, tu comprendrais bien plus de choses. Sois un peu réaliste... Tu n'aurais pas supporté de rester tout ce temps si tu les aimais pas, ou si tu n'avais pas confiance, malgré tout. Enfin, peu importe. Tu dois rentrer, Carlisle doit étudier le truc que porte ta femme, d'autant plus si c'est une conséquence du remède.

Il indiqua la direction de la villa d'un bref geste, puis sourit.

– On va demander à ta femme ce qu'elle en pense.


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MessageSujet: Re: Tout va "bien", vraiment ?   Dim 25 Jan 2015 - 21:58

– Je comprend que tu n'ais pas pu t'adapter à ce mode de vie. Mais je ne crois pas que Carlisle aurait été blessé si tu lui avais dit, vu comment il est. Il accepte toujours tout.

Peut-être... Jasper avait senti l'incrédulité de Caïus mais ne releva pas. Carlisle acceptait beaucoup de choses, mais lui aussi pouvait être blessé, et le vampire blond n'avait pas envie de ça. Il ne voulait pas voir son regard déçu, ni ceux des autres. Il ne se voyait pas venir leur rajouter des problèmes supplémentaires, alors qu'ils devaient déjà avoir bien assez de soucis à gérer avec leur humanité, les enfants, le travail, les études, et il ne savait quoi encore. Et ça restait dangereux. Il ne voulait pas imaginer ce qui allait se produire si jamais ce truc sortait et pouvait aussitôt s'attaquer à tout ce qui trouvera à sa portée. C'était un monstre, il ne se conduira pas comme un jeune enfant tout innocent et mignon à sa naissance ! Ce sera... Il ignorait même à quoi il allait ressembler et quels seront ses pouvoirs. Sera-t-il aussi fort que deux vampires ? A quel vitesse pouvait-il grandir ? Et sera-t-il aussi féroce une fois à l'air libre qu'il ne l'était déjà dans le ventre de sa mère ? Toutes les hypothèses possibles et inimaginables étaient ouvertes.

– Tu crois peut-être que ta famille ne voudra pas qu'Alice et toi reveniez chez eux ? C'est comme si moi, je croyais qu'Aro ne veut plus de Marcus et moi. C'est complètement idiot ! Si tu prenais la peine de parler sérieusement avec eux, tu comprendrais bien plus de choses. Sois un peu réaliste... Tu n'aurais pas supporté de rester tout ce temps si tu les aimais pas, ou si tu n'avais pas confiance, malgré tout. Enfin, peu importe. Tu dois rentrer, Carlisle doit étudier le truc que porte ta femme, d'autant plus si c'est une conséquence du remède.

Mais il les aimait, ce n'était pas ça le problème ! Et il leur faisait confiance. Il ne voulait simplement pas les décevoir, leur faire de la peine, les effrayer, ou... Ce serait comme s'il brisait tous les souvenirs qu'on avait pu garder de lui, tout simplement ! Il avait déjà ressenti leur peur et leur gêne, lorsqu'ils étaient revenus pour la première fois, les yeux carmins, quand ils s'étaient présentés à eux alors qu'ils avaient déjà beaucoup changé. Il avait bien vu leur choc, même si la réaction d'Esmée avait tout de même été exemplaire. Il n'avait pas envie d'une nouvelle scène de ce genre, à se retrouver expliquer ce qui se passait. Après tout, ils étaient humains, ils n'avaient plus besoin de subir les soucis des vampires. D'accord, Carlisle pourrait sans doute étudier l'enfant, mais on ne pouvait pas encore le tuer. Alors amener Alice, qui criait de douleur, dans une maison où dormait pleins d'humains ? C'était... Et puis, il devra partir loin et la laisser seule, le temps qu'il chasse, et lui ramène aussi du sang, pour la nourrir. Il répugnait de rester loin d'elle trop longtemps en ignorant quand le "bébé" allait sortir.

– On va demander à ta femme ce qu'elle en pense.

– Que c'est risqué, marmonna-t-il. Je n'ai jamais dit que les détestais ou que je ne leur faisais pas confiance. Mais Alice ne voulait mêler personne à ça. Notre famille est de nouveau humaine, si jamais ce truc sort un jour ou une nuit où je serais parti chasser et qu'il s'attaque à eux ? D'accord, Alice a ses visions, mais le pari est risqué.

Il retint un soupir en se mordillant les lèvres, passant une main dans ses cheveux blonds. Rentrer... Maintenant ? Il hésitait, pesant le pour et le contre, et se demandant ce que Caïus pourrait faire si jamais il refusait. Il serait bien capable de le balancer d'ici jusqu'à la villa blanche dans un magnifique vol pané. Bon... Il secoua la tête en laissant retomber sa main, dépité. Il avait le choix, de toute façon ? Caïus était parfaitement capable de le traîner là-bas lui-même de force, en cas de besoin. Démétri lui avait déjà raconté quelques anecdotes de ce genre, et Jasper n'avait pas envie d'en faire les frais à son tour. Il ne tenait pas à se retrouver dans la même position que le traqueur pour certaines choses.

– On fera attention... Mais c'est bon, on rentre.


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