Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Réconciliez-vous, les filles !

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Alex Louis Armstrong

Commandant

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MessageSujet: Réconciliez-vous, les filles !   Lun 19 Jan 2015 - 18:47

– Elle a encore été enlevée ?! s'exclama Emmett à Bella, en prenant à deux mains un sac récalcitrant et en appuyant d'un pied contre le coffre pour le tirer de là.

Alleeeez, saleté de sac de croootte, bouge ! Il tira aussi fort qu'il le put, lèvres pincées, tous les muscles tendus pour le dégager, alors que Bella s'écartait prudemment. Il prit une profonde inspiration, bien déterminé à ne pas se laisser battre par un vulgaire sac, non mais oh !

– C'était Alec la première fois, cette fois Jane.

– Punaise, y ont trop d'ennemis, c'est pas naturel.... Eeeh ! Gagnéé !

Il brandit le sac avec triomphe au-dessus de sa tête puis le laissa retomber par terre avec le reste des affaires. Ils venaient ici en vacances avec les gamins et Rosalie, comme leur famille était elle-même venue à Noël, l'an passé. Et ce sac ne lui avait pas résisté ! Il en donna un autre, plus petit, à Bella, et en jeta un gros sur son dos aussi aisément que s'il avait soulevé un paquet de plumes d'oies. Il était trop fier d'avoir réussi à tout faire tenir dans le coffre de leur voiture, surtout les affaires pour leur bébé. Il prit le reste entre ses grosses mains puis suivit sa belle-sœur à l'intérieur. Ça faisait du bien de revenir aussi, même si beaucoup de trucs avaient changé. Ashley s'était déjà précipitée retrouver Nessie dans sa chambre, pour lui remonter le moral et jouer avec elle.

– Alice a toujours aussi mal ?

– Oui... On cherche toujours une solution, mais on ne peut pas faire grand-chose. Cette chose est horrible...

Il grimaça puis déposa tous ses fardeaux. Il ne put s'empêcher de sourire en voyant, dans le salon, Gabriel, Lindsay et Alec profondément endormis, dans un très large panier qui servait probablement à la lessive, tous trois blottis les uns contre les autres. Il les embrassa chacun sur le front, leur caressant la joue, puis les laissa dormir, sous l'œil attentif d'Esmée. Il trouva les jumeaux pas très loin, et ensemble, comme c'est étonnant ! Il eut un sourire mutin et encercla Jane de ses grands bras alors qu'elle était assise sur dans le canapé.

– Salut ma puce ! Dis-moi, t'as déjà essayé de calculer le nombre d'ennemis que t'avait ?

Il la relâcha très vite en voyant le regard d'Alec puis se redressa, reculant aussi sec, puis dit qu'il y allait, pas de soucis, en entraînant Bella avec lui. Bon, plus tard, pour leur anniversaire, Alec lui semblait nerveux. Il attendit de s'éloigner puis s'arrêta avec Bella au premier étage.

– Il a quoi ? Il a l'air malade. Ou furieux. Ou les deux.

– Il passe la journée à l'hôpital de jour, depuis qu'on a appris que les Volturi étaient des vampires. Et, avec ce qui s'est passé avec Jane...

– Et bah, il aime pas les hôpitaux ?

– Pire ! Il les déteste, il en a peur. J'ai été choquée en l'apprenant, mais c'est logique quand on y pense, il n'a jamais connu ça... Enfin, en tant que patient, quoi.

Oh... aah, d'accord, ça expliquait la légère tension qu'Emmett avait ressenti. Mais bon, un problème à la fois ! Il souffla à Bella qu'il était temps de faire ce dont ils avaient parlé au téléphone puis grimpa au troisième étage. Sa Rosalie sortait de la salle de bain, après s'être décrassée du voyage, et lui jeta un coup d'œil lorsqu'il fila vers elle, suivit par Bella. Il lui dédia un très large sourire amoureux, avant de se planter auprès d'elle et de lui prendre les deux mains dans les siennes, après l'avoir embrassé.

– Tu me suis, ma Rose ? Il faut qu'on règle quelque chose. Et ça fera plaisir aux enfants !

Il poussa les deux filles derrière la première porte qu'il trouva, et se rendit compte après qu'ils étaient dans la chambre des jumeaux. La curiosité le fuit frétiller durant un bon moment, tant et si bien qu'il se précipita sur le bureau pour regarder la photo qui y trônait, encadrée. Il la souleva à la lumière, près des deux femmes, et la regarda. On voyait les deux gamins, avec Félix et Démétri. La fameuse équipe, les yeux rouges, en uniforme, mais tout de même souriant à l'objectif. Mignon ! Bon, habilles et se tenant comme ça, c'était flippant, ok, mais mignon en même temps. Il reposa la photo, bien à l'endroit où il l'avait trouvé, puis revint et posant une main sur les épaules deux filles, souriant.

– Bien, maintenant qu'on se retrouve dans ce lieu calme et paisible, parlons un peu ! Vous savez les filles, Renesmée rêve qu'on habite de nouveau tous ensemble, tout comme Ashley, et moi ! Et Carlisle a peur de nous perdre, de ne plus nous revoir souvent. Mais il y a un soucis... Il faudrait que vous fassiez la paix, sinon, ça sera pas possible ! Pour Nessie, la pauvre, ça lui remonterait beaucoup le moral. Pour Ashley, qui veut la voir plus souvent. Pour les bébés, qu'ils grandissent avec leurs cousins et cousine ! Vous en dites quoi ?

Il regarda l'une et l'autre, tout à fait souriant.

– Alors, Bella, un avis là-dessus ?


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May Chang

Princesse

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MessageSujet: Re: Réconciliez-vous, les filles !   Jeu 22 Jan 2015 - 14:18

Il était tôt, encore... Alice avait passé une nuit infernale, mordant dans un morceau de bois pour en pas hurler, serrant la main de Jasper, près d'elle, jusqu'à lui en faire mal. Mais il ne s'était jamais plaint, restant près d'elle, faisant tout pour la calmer  et soulager un peu la douleur. Elle s'était retenue de crier, pour ne réveiller personne, pour ne déranger personne, pour n'inquiéter personne. Ils n'auraient pas dû rentrer... Ici, ils... Ils n'étaient plus chez eux... Ils étaient vampires, buvaient du sang humain, et elle... Elle portait... Elle se redressa en s'appuyant sur les coudes, le ventre aussi gros que si elle était enceinte de plusieurs mois. Elle était allongée sur un lit, en robe et pieds nus, tremblante et faible. Elle était un monstre, qui portait un monstre. Le teint si blafard, les yeux carmins, la peau tirée, le ventre gros, les cheveux en bataille et mal coiffés. Elle n'avait plus rien de la Alice Cullen qu'elle avait été il y a un an. Et elle en comprenait pas pourquoi les autres acceptaient sa présence dans cette maison.. A ses yeux, elle représentait un danger, car on ignorait quand allait sortir l'enfant, et ce qu'il sera exactement.

Jasper était sorti chasser, à Seattle ou ailleurs, elle l'ignorait. Chaque nuit, il lui apportait du sang, en le cachant aux autres. Ils ignoraient qu'elle devait à présent se nourrir tous les jours, et que, depuis le début de sa grossesse, bien des humains étaient morts à cause d'elle. Elle serra les dents pour se mettre assise sur le lit, une main sur son ventre. Elle sentait l'enfant bouger en elle, à chaque instant, sans aucune trêve. Il était déjà grand. Elle prit une longue inspiration pour ne pas se mettre à pleurer, de ces larmes curieuses, couleur du sang, qu'elle pouvait à présent verser. Ces larmes qui avaient effrayé sa famille, elle l'avait remarqué. Elle se forçait à ne plus crier ni pleurer devant eux. Ils étaient humains, ils avaient le droit de vivre en paix sans se soucier des soucis des vampires. Alice avait choisi de rester ainsi, et elle l'assumera, quoi qu'il se passe. Avec Jasper... Elle l'appela faiblement, toit en sachant qu'il était sans doute loin. Elle leva la tête, les dents serrées, et les yeux fermés avec force.

– Jasper... murmura-t-elle.

Elle réussit à se lever, ignorant la douleur, et fit quelques pas, s'accrochant au mur, près de la fenêtre. Emmett et Bella étaient dehors, en train de vider le coffre de la voiture. Ils avaient l'air... Heureux. Emmett riait. Elle sourit en les regardant rentrer. Ils avaient obtenu ce qu'ils voulaient. Ils allaient bien, ils avaient une famille, une toute nouvelle existence. Elle baissa le regard sur son ventre, tirant sr sa robe. Elle avait vu ce qui allait sortir d'elle... Elle l'avait vu, si puissamment, et ses visons montraient chacune un avenir différent. Parfois, elle voyait un feu violent et entendait le hurlement d'un bébé. D'autres fois, elle voyait ce même enfant, dans ses bras, à la regarder avec ses yeux très rouges. Un enfant qui grognait comme un animal lorsqu'une autre personne qu'elle l'approchait. Elle voyait Jasper calmer cet enfant avec son don. Elle voyait aussi cet enfant être détruit, jeté dans les flammes, déchiré en hurlant de rage et de haine.

– Tu me suis, ma Rose ? Il faut qu'on règle quelque chose. Et ça fera plaisir aux enfants !

Elle jeta un vague coup d'œil vers la porte entrouverte de sa chambre. Elle se rendit sur le palier avec une démarche fragile, regardant la chambre en face de la sienne, celle des jumeaux si elle avait bien suivi. Emmett, Rosalie et Bella y étaient. Elle les observa un moment, la tête appuyée contre l'encadrement de la porte. C'était comme... Comme si elle les regardait alors qu'elle était séparée d'eux par une vitre très épaisse. Elle aurait tant voulu pouvoir les rejoindre de sa démarche sautillante et légère, souriant comme elle aimait tant le faire, et vivre chaque instant comme s'il s'agissait du dernier. Une larme de sang coula le long de sa joue, sans qu'elle puisse la retenir. Elle voulait retrouver cette vie de famille qu'elle avait tant aimée, même si elle savait que ce n'était plus possible.

– Bien, maintenant qu'on se retrouve dans ce lieu calme et paisible, parlons un peu ! Vous savez les filles, Renesmée rêve qu'on habite de nouveau tous ensemble, tout comme Ashley, et moi ! Et Carlisle a peur de nous perdre, de ne plus nous revoir souvent. Mais il y a un soucis... Il faudrait que vous fassiez la paix, sinon, ça sera pas possible ! Pour Nessie, la pauvre, ça lui remonterait beaucoup le moral. Pour Ashley, qui veut la voir plus souvent. Pour les bébés, qu'ils grandissent avec leurs cousins et cousine ! Vous en dites quoi ?

Pourquoi se disputaient-elles toujours... Pourquoi encore... Alice s'approcha encore, arrivant à la porte de la chambre des jumeaux. Son regard engloba la pièce, tous les détails, des plus gros aux plus soutenus, elle entendit les battements des cœurs des trois humains, le bruit du sang courant leurs veines, elle sentit leurs odeurs, fortement, sachant d'instinct où les mordre pour boire leur sang, même sans vouloir les tuer. Elle n'était plus végétarienne. La larme de sang avait laissé une trace rouge légère sur son propre visage.

– Pourquoi vous vous haïssez encore ? souffla-t-elle d'une voix faible, en les faisant tous sursauter. Revenir pour voir ça... Aucune entraide. A croire que vous avez tout oublié en redevenant humain...

Elle s'interrompit pour s'asseoir sur un siège près de la porte, le souffle coupé. Jasper... Il devait partir pour se nourrir et lui rapporter du sang, mais elle avait horreur de ces moments où il était loin d'elle. Elle voulait qu'il reste près d'elle, toujours, même si c'était égoïste. Elle releva la tête et croisa le regard de Bella, une main posée sur son ventre.

– Être humain, c'est craindre ou détester sa propre famille ? Le monde n'a pas changé...


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Réconciliez-vous, les filles !   Sam 24 Jan 2015 - 23:45

Emmett – Elle a encore été enlevée ?! s'exclama Emmett à Bella, en prenant à deux mains un sac récalcitrant et en appuyant d'un pied contre le coffre pour le tirer de là.

Bella venait de raconter ce qui s’était passé à Emmett, l’enlèvement de Jane récent et ce qu’ils avaient comme informations à ce sujet. Encore, oui… Carlisle commençait à perdre patience, entre Dracula qui existait réellement et qui entrait ici à sa guise, entre les autres vampires précédents qui étaient venus à la Villa comme s’ils étaient chez eux, sans la moindre gêne, et entre cette fille qui avait enlevé Jane sous les yeux de Carlisle alors qu’il lui parlait. Ca commençait à faire beaucoup et

Bella elle-même ne se sentait plus en sécurité ici. Imaginez, un vampire peut entrer dans cette maison comme dans un moulin, et les enfants ?! Ils étaient là, fragiles, à leur merci… Eux-mêmes, en humains, étaient des proies faciles et vulnérables lorsqu’ils dormaient. Ils ne pouvaient, vraisemblablement pas, veiller à tour de rôle pour éviter de laisser la maison sans surveillance. Qui plus est, face à un vampire…

Par réflexe et mesure de précaution, Bella venait de s’écarter légèrement de son beau-frère qui se battait avec la valise. Il venait de prendre une profonde inspiration, apparemment déterminé à extirper ce pauvre sac qui ne lui avait rien demandé de la voiture. Mais là, désolée, elle ne pouvait rien faire, mieux valait se rendre sans protester, le géant était dix fois plus fort et moins doux et elle sentait gros comme une maison le retour de la valise en forme de missile. Et ça allait faire mal.

Bella – C'était Alec la première fois, cette fois Jane.

Emmett – Punaise, y ont trop d'ennemis, c'est pas naturel.... Eeeh ! Gagnéé !

Bella leva les yeux au ciel, désespérée, mais ne pouvait cacher une pointe d’amusement dans son sourire. Emmett n’avait pas changé, il était resté aussi gamin que lorsqu’ils s’étaient quittés la dernière fois, même s’il était devenu papa. Et elle ne pouvait nier que ça lui manquait. Ses bêtises, ses rires, ses taquineries… Dieu merci, il l’ignorait ! Sinon, il ne la lâcherait plus et elle le regretterait à vie. Saisissant un petit sac dans ses bras alors que son beau-frère prenait le reste comme si ce qu’il portait ne pesait qu’un ou deux kilos, Bella entra dans la Villa, Emmett sur ses talons. Ils passaient Noël ensemble, pour les enfants et pour se retrouver. Enfin… Entre autre chose.

Emmett – Alice a toujours aussi mal ?

Bella – Oui... On cherche toujours une solution, mais on ne peut pas faire grand-chose. Cette chose est horrible...

Bella frissonna en repensant à Alice. Elle ne l’avait jamais vue dans cet état et se sentait impuissante, culpabilisait de ne pouvoir rien faire alors qu’elle aurait tant voulu prendre un peu de sa douleur pour l’apaiser, la calmer, l’aider. Elle voulait retrouver sa meilleure amie sautillante, l’entendre râler sur les vêtements qu’elle portait, les couleurs qu’elle mettait et qui n’allaient pas ensemble, son manque d’enthousiasme à l’idée d’aller faire les magasins… Entre Alice et Nessie, Bella se sentait dix fois plus impuissante, enchaînée à quelque chose qu’elle était incapable de déterminer et qui l’empêchait d’aider les personnes qu’elle aimait le plus au monde.

Emmett – Salut ma puce ! Dis-moi, t'as déjà essayé de calculer le nombre d'ennemis que t'avait ?

Emmett venait d’encercler Jane dans ses bras après l’avoir relâchée très vite en voyant le regard meurtrier de son frère. Bella, elle, n’avait pas pu s’empêcher de pouffer de rire en plaquant une main sur sa bouche lorsqu’elle entendit la question. Voilà exactement le genre de réactions qui lui avaient manquées. Il était bien le seul, ici, à oser agir comme ça alors qu’il avait failli se faire attaquer la dernière fois qu’il avait touché Jane. Bon, d’accord, il y était allé franchement fort cette fois-là et l’aurait bien cherché, mais inutile de le dire, il devait l’avoir compris. Peut-être était-ce pour cela qu’il avait lâché la Volturi aussi vite ? Possible, question à creuser.

Emmett – Il a quoi ? Il a l'air malade. Ou furieux. Ou les deux.

Bella – Il passe la journée à l'hôpital de jour, depuis qu'on a appris que les Volturi étaient des vampires. Et, avec ce qui s'est passé avec Jane...

Emmett – Et bah, il aime pas les hôpitaux ?

Bella – Pire ! Il les déteste, il en a peur. J'ai été choquée en l'apprenant, mais c'est logique quand on y pense, il n'a jamais connu ça... Enfin, en tant que patient, quoi.

Bella avait longtemps été choquée en apprenant ça, qu’Alec puisse être terrifié dans un hôpital alors qu’il s’était déjà battu contre des Enfants de la Lune, des vampires récalcitrants, des armées de nouveau-nés… Et il avait peur d’un hôpital ! Un bâtiment dans lequel des humains on ne peut plus inoffensifs passaient leur temps à soigner des gens ! Et non pas une guerre, un champ de bataille sur lequel on passait le plus clair de son temps à se battre, tuer les autres sans savoir si l’on va en revenir en vie.

Sans oublier l’obligation de côtoyer Aro et Caïus quotidiennement. A savoir, un psychopathe qui lit dans vos pensées en vous touchant simplement, accédant à tout sans exception, que ce soient vos plus noirs secrets ou vos pires craintes, et un fou furieux qui s’énerve pour… on ne sait pas trop quelle raison et qui frappe, torture, menace de tuer parce qu’on a critiqué ses cheveux. Entre un hôpital et ça, le choix était vite fait. Mais soit… Bella s’y était fait, une fois le choc passé. Enfin, plus ou moins. Et elle compatissait presque en sachant qu’il devait passer ses journées dans le pire endroit au monde pour lui, loin de sa sœur, surtout après l’enlèvement qu’elle avait subi.

Emmett lui souffla qu’il était temps de faire ce dont ils avaient parlé au téléphone, à savoir essayer d’arranger les choses avec Rosalie. Bella blêmit instantanément, voulant retenir son beau-frère, lui dire que ça pouvait attendre, qu’ils n’étaient pas obligés de faire ça maintenant. Mais trop tard, il avait déjà filé au troisième étage pour retrouver sa femme. La jeune mère déglutit tant bien que mal et suivit laaargement à la traîne son beau-frère, s’arrêtant quelques mètres derrière lui et très loin de Rosalie, en tremblant de tous ses membres sans être sûre de ce qu’elle allait dire ou faire. Pour Nessie, allez, juste pour Nessie. Ils voulaient tous se retrouver, seule sa présence l’empêchait, alors un petit effort n’était pas impossible. Elle s’en sortira vivante… N’est-ce pas ?

Emmett – Tu me suis, ma Rose ? Il faut qu'on règle quelque chose. Et ça fera plaisir aux enfants !

Sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit, Emmett la poussa, avec Bella, derrière la première porte qu’il trouva. C’est-à-dire, la chambre des jumeaux, mais la jeune mère était trop mal à l’aise et terrorisée pour regarder autour d’elle. Elle n’osait pas regarder sa belle-sœur dans les yeux et, les rares fois où elle levait la tête, c’était pour lui lancer un regard désolé. C’était une mauvaise idée. Ils n’auraient pas dû faire ça, ça pouvait attendre et elles auraient pu tout aussi bien s’éviter. Et puis, zut quoi ! Pourquoi maintenant, hein ?! Attendre qu’ils soient rentrés et à l’aise, reposés, c’était impossible ? Ce que Bella pouvait haïr Emmett, en cet instant précis… Emmett qui venait de la faire sursauter en posant une main sur son épaule, la rapprochant, par la force des choses, de sa femme.

Emmett – Bien, maintenant qu'on se retrouve dans ce lieu calme et paisible, parlons un peu ! Vous savez les filles, Renesmée rêve qu'on habite de nouveau tous ensemble, tout comme Ashley, et moi ! Et Carlisle a peur de nous perdre, de ne plus nous revoir souvent. Mais il y a un souci... Il faudrait que vous fassiez la paix, sinon, ça sera pas possible ! Pour Nessie, la pauvre, ça lui remonterait beaucoup le moral. Pour Ashley, qui veut la voir plus souvent. Pour les bébés, qu'ils grandissent avec leurs cousins et cousine ! Vous en dites quoi ?

Evidemment, il avait raison. Mais Bella ignorait ce qu’elle devait dire ou faire pour convaincre Rosalie… Elle faisait des efforts, elle agissait en mère avec ses enfants, elle ne pensait pas qu’à elle et essayait de réfléchir avant d’agir. Mais, naturellement, comparé à Rosalie, son comportement était loin d’être parfait. Elle n’avait pas eu une centaine d’années pour penser à tout ce que devait faire une mère, elle n’avait jamais appris, n’y avait jamais pensé, ne l’avait même jamais espéré. A chaque fois, c’était arrivé par hasard, même si Bella aimait Renesmée et Gabriel plus que tout au monde.

Emmett – Alors, Bella, un avis là-dessus ?

Hein ? Il voulait qu’elle parle, là, tout de suite, qu’elle s’explique ? Heu… La lancer, la faire parler directement, la faire commencer le sujet alors qu’elles s’évitaient depuis des mois ? Bon, bah heu… Très bien. Bella allait répondre, ouvrant la bouche, lorsqu’une voix la fit sursauter et se retourner pour découvrir… Alice qui était entrée dans la pièce. Avec son ventre énorme, un teint maladif, sa démarche et son état à fendre le cœur. Et… une… la trace d’une larme sur sa joue, le rouge encore visible. Depuis combien de temps était-elle là ? Elle n’avait pas tout entendu… Si ? Mais bien sûr que si, imbécile, elle est vampire !

Alice – Pourquoi vous vous haïssez encore ? souffla-t-elle d'une voix faible. Revenir pour voir ça... Aucune entraide. A croire que vous avez tout oublié en redevenant humain...

Bella sentit une vague de culpabilité l’envahir instantanément, se répandant dans tout son corps à mesure qu’Alice parlait. Elles étaient occupées à se disputer depuis des mois, encore maintenant alors que leur amie, belle-sœur et meilleure amie était dans un état pitoyable, horrible à cause de cette chose. C’était une mauvaise idée. Bella aurait dû refuser, sachant qu’Alice était là. Elle aurait dû rappeler Emmett pour tout annuler, pour lui épargner ça, pour faire un effort pendant le séjour d’Emmett et Rosalie, pour faire croire que tout s’était arrangé. Mais maintenant, il était trop tard. Alice savait que rien n’avait changé entre elles, elle avait tout entendu, tout vu, et était sûrement déçue. Sa meilleure amie s’assit sur un siège près de la porte et regarda Bella, une main sur le ventre.

Alice – Être humain, c'est craindre ou détester sa propre famille ? Le monde n'a pas changé...

La jeune adulte se mordit les lèvres, la gorge serrée en entendant ces paroles. Sachant ce qui était arrivé à Alice lorsqu’elle était humaine, réagir comme ça semblait égoïste et… Elle ne trouvait pas les mots. Elles auraient dû arrêter de se détester, ou du moins faire des efforts, connaissant le passé d’Alice. Elles auraient dû agir plus tôt, ne pas laisser les choses s’envenimer de la sorte jusqu’à ne plus se dire bonjour. Bella ignorait si elle pouvait encore changer ce que pensait Alice, l’empêcher d’être déçue à ce point alors qu’elle avait autre chose à penser, mais rester sans rien dire était impossible.

Bella se rapprocha d’Alice, s’agenouilla devant elle et posa sa main sur la sienne sans trouver ce qu’elle pouvait lui dire, voulant s’excuser mais, comme toujours dans des situations pareilles, les mots lui manquaient. Pourquoi n’arrivait-elle pas à lire dans les pensées ? Edward était bien plus doué qu’elle pour parler, pour s’exprimer, il lui aurait été d’une grande aide en cet instant précis… La jeune mère se redressa, tournant la tête vers Rosalie.

Bella – Rose, Alice a raison…, soupira-t-elle. Je sais que tu me détestes, mais je t’assure que je fais des efforts. Je n’ai pas… la même expérience que toi, avec les enfants. J’apprends encore et je ferai sûrement des erreurs, mais je n’ai jamais envisagé cet avenir, cette possibilité, je ne m’étais jamais projetée en tant que mère. Je n’ai que 21 ans, je ne peux pas tout savoir !

Bella fit une pause, passant une main dans ses cheveux, l’air désespéré. Elle ignorait ce qu’elle devait dire et comment le dire. Elle savait que rappeler que Rosalie était restée coincée au même âge durant des années n’était pas une bonne idée, mais nier les faits ne servait à rien. Sa belle-sœur avait appris tout cela, elle avait eu des cours, des conseils de sa mère, comment faire « une femme parfaite »… Alors que Bella, non, la mentalité actuelle étant totalement différente de l’époque à laquelle avait vécu Rosalie.

Bella – Tu peux me hurler dessus. Tu peux me dire que je suis une incapable. Tu peux… Je sais pas, m’engueuler, tout ce que tu veux, mais ce n’est pas ça qui fera que j’apprendrai plus vite. Je n’ai pas eu de cours, de modèle, de… Tout ce que tu as eu pour te préparer à ça. J’ai besoin de plus de temps, Rose… Je veux arranger les choses avec toi, qu’on arrête de se disputer sans arrêt, mais si tu veux que je sois « mature », comme tu l’as dit, du jour au lendemain, c’est impossible. Je ne refuse pas les conseils… Mais je suis humaine, Edward aussi, on apprend tous les deux et on débute dans le rôle de parents.

Nouvelle pause pour lancer un regard à Alice, autant pour vérifier son état que pour voir si ces paroles ne la blessaient pas, ne la décevaient pas plus qu’autre chose. Bella n’était pas douée pour parler de choses comme ça et était dans l’improvisation totale, ce qui ne la rassurait pas du tout.

Bella – Maintenant, c’est à toi de voir si tu veux bien essayer de repartir à zéro, ou au moins penser à tout ça avant de me hurler dessus… Mais Alice a raison, Emmett aussi, on ne peut pas continuer comme ça.


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MessageSujet: Re: Réconciliez-vous, les filles !   Jeu 5 Fév 2015 - 10:25

Emmett s'était proposé pour sortir leurs affaires du coffre, alors que Rose était en train de coucher Alec avec les deux autres petits. Elle le laissa aller et monta dans la salle de bain pour se rafraîchir un peu après le voyage. Elle était assez fatiguée, pas à cause de la route – Seattle n'était qu'à trois heures en voiture –, mais elle sortait tout juste de deux semaines de tournage lorsqu'ils avaient été invités pour Noël, sans oublier les quelques photo-shoots pour les affiches de la série qui avaient suivi. Elle ne regrettait pas du tout ce en quoi elle s'était lancée, très loin de là, mais elle avait eu le temps d'oublier la fatigue et le stress humains. Elle attacha ses cheveux, une épingle dans la bouche, s'observant dans le miroir. Terminé, le teint si pâle, les yeux dorés, les traits figés, tout comme son corps. Son visage était plus doux qu'autrefois, ses yeux chocolats en amande brillaient plus. Elle avait pris des hanches et de la poitrine depuis sa grossesse, perdant cette silhouette trop fine formée par la transformation. Elle eut un faible sourire, tirant sur une mèche de ses cheveux. La page était tournée.

Sortant de la salle de bain, elle tomba tout à coup sur Emmett qui fila vers elle et lui attrapa les mains, avant de l'embrasser longuement. Surprise mais touchée, elle se laissa faire, fermant les yeux. Avouons-le, elle avait parfois eu peur que leur nouvelle vie en tant qu'humains fasse qu'ils deviennent moins proches l'un de l'autre, mais rien n'avait changé entre eux. Il était toujours là, près d'elle, père de leurs enfants, et ils évoluaient, ensemble. Elle était heureuse, enfin heureuse, tous ses rêves se réalisaient. Chaque jour sur terre était une joie pour elle, elle voyait ses enfants s'épanouir et grandir. Elle pouvait enfin vieillir, avait fortement conscience de chaque instant. Elle se détacha de son mari avec un petit sourire, comblée.

Emmett – Tu me suis, ma Rose ? Il faut qu'on règle quelque chose. Et ça fera plaisir aux enfants !

Rosalie remarqua au même instant la présence de Bella et devina aussitôt de quoi ils devaient "parler"... Emmett, bon sang ! Ils n'auraient pas pu attendre un peu, le temps de se reposer, ou c'était trop demandé ? Elle le suivit à contrecœur, n'ayant pas du tout envie de se disputer avec qui que ce soit pour le moment. C'était les vacances de Noël ! Elle avait trois semaines de congé pour les fêtes, dont une qui n'était as vraiment un "congé", mais plutôt une semaine de stand-bye, où les producteurs de la série travaillaient avec les équipes de production et de technique pour la suite du tournage. Elle voulait en profiter pour passer du temps avec sa famille, pas pour régler ses comptes, et encore moins avec tous les enfants dans la maison. Elles pouvaient se parler, oui, mais pas maintenant, pas alors qu'Ashley et Nessie jouaient dans la maison et pouvaient tout entendre.

Emmett – Bien, maintenant qu'on se retrouve dans ce lieu calme et paisible, parlons un peu ! Vous savez les filles, Renesmée rêve qu'on habite de nouveau tous ensemble, tout comme Ashley, et moi ! Et Carlisle a peur de nous perdre, de ne plus nous revoir souvent. Mais il y a un souci... Il faudrait que vous fassiez la paix, sinon, ça sera pas possible ! Pour Nessie, la pauvre, ça lui remonterait beaucoup le moral. Pour Ashley, qui veut la voir plus souvent. Pour les bébés, qu'ils grandissent avec leurs cousins et cousine ! Vous en dites quoi ?

Que c'était un chantage affectif parfaitement odieux, pourquoi ? Elle croisa lentement les bras, jetant un regard peu amène à son mari. Elle savait qu'il voulait de nouveau vivre avec toute la famille, comme la plupart des autres, mais Rose n'avait jamais abordé le problème, pour une seule raison : Bella. Elle ne voulait pas vivre à côté d'elle si c'était pour s'énerver en la voyant commettre toutes les erreurs possibles et inimaginables avec ses enfants. Du moins, pas tant qu'elle n'aura pas la preuve qu'elle n'avait pas pris un peu de maturité depuis le début de sa grossesse, c'est à dire depuis presque un an et demi. N'importe qui aurait largement le temps de changer durant ce laps de temps,  mais est-ce que ce sera son cas ? Si elle toujours aussi immature et crétine, autant dire que c'était hors de question.

Emmett – Alors, Bella, un avis là-dessus ?

Si elle avait évolué, elle aussi... Elles pourraient repartir à zéro, mais Rose en doutait. Elle sentait que Bella allait enfin se décider à parler et montrer ce qu'elle avait dans le crâne depuis un an et demi, lorsqu'un bruit les fit tous sursauter. Alice était venue, appuyée contre le chambranle de la porte, plus pâle et faible comme personne ne l'avait vu jusqu'alors. Son état fendit le cœur de Rose, qui ne supportait de la voir souffrir. La chose qu'elle portait... En son fort intérieur, Rose le voyait comme un bébé, même s'il ne faisait nul doute que cet enfant n'avait rien de comparable avec Nessie, qui elle, à sa naissance, avait pour moitié appartenu au monde humain. Cet enfant là était un pur produit du monde des ténèbres dont ils s'étaient tous échappés.

Alice – Pourquoi vous vous haïssez encore ? souffla-t-elle d'une voix faible. Revenir pour voir ça... Aucune entraide. A croire que vous avez tout oublié en redevenant humain...

Mais non ! Cela n'avait rien à voir ! Rose jeta un regard noir à Emmett, lui en voulant d'avoir relancé cette histoire maintenant alors qu'Alice pouvait tout entendre, et que cela n'allait vraiment pas l'aider, dans son état. Elle n'avait pas besoin d'être mêlée à ça ! Alice se laissa tomber sur un siège près de la porte, ne pouvant visiblement pas rester debout trop longtemps. Quelle taille avait déjà son enfant ? Combien de temps allait-elle devoir le porter ? Et... Comment sera-t-il ? Cette question, surtout, était des plus importantes. Ils savaient qu'elle était maintenant la toute première femme, parmi les vampires, à être tombée enceinte, même si on ignorait pourquoi. Personne ne savait rien de ce bébé, et Rose devinait, bien qu'il lui soit difficile de l'avouer, qu'il sera sûrement détruit dès sa naissance. Son cœur se serra, déchirée entre son refus de voir Alice souffrir, et la peur de voir un enfant mourir car il était différent. Comme on avait voulu tuer Nessie autrefois. Tuer les enfants jugés "contre-nature".

Alice – Être humain, c'est craindre ou détester sa propre famille ? Le monde n'a pas changé...

Ce n'était pas de la haine, plus maintenant, plutôt  un rejet car elles n'avaient pas du tout les mêmes valeurs, et que trop de fois, Rose avait été pire que blessée par le comportement de sa belle-sœur. D'abord par son attitude, autrefois, qui clamait "Je me tape royalement de la vie humaine, les avantages qu'on en tire sont juste des déchets", puis par son refus de réfléchir avant d'agir, et ainsi de suite. Pire encore, lorsqu'elle était tombée enceinte de Gabriel, elle s'était d'abord inquiété de ce qu'allait dire Carlisle, de la peur de se faire crier dessus, et pas une seule seconde par la santé du bébé qu'elle portait, par l'avenir qu'il allait avoir, rien. Elle avait été odieuse sur bien des plans ! Alors avait-elle vraiment changé ? Si ce n'était qu'une mascarade, un mensonge de plus, Rose ne voulait pas y participer.

Bella – Rose, Alice a raison…, soupira-t-elle. Je sais que tu me détestes, mais je t’assure que je fais des efforts. Je n’ai pas… la même expérience que toi, avec les enfants. J’apprends encore et je ferai sûrement des erreurs, mais je n’ai jamais envisagé cet avenir, cette possibilité, je ne m’étais jamais projetée en tant que mère. Je n’ai que 21 ans, je ne peux pas tout savoir !

Non, c'était sûr, mais entre se plaindre et agir pour se comporter comme une vraie mère, il y avait un pas à faire, et Rose attendait encore de voir si sa belle-sœur l'avait vraiment franchi. Elle voulait s'en assurer avant de dire ou faire quoi que ce soit. Elles ne mêleront pas Alice à ça, ça ne regardait personne, et leur sœur avait autre chose à penser. De plus, elle refusait catégoriquement que cela parvienne aux oreilles d'un des enfants. Ils passaient avant tout le reste, et ils passaient avant même sa propre vie. C'était ça, le devoir d'une mère. Penser pour ses enfants jusqu'au moment où ils pourront se débrouiller seuls. Veiller sur eux. Les protéger, toujours, et mourir à leur place s'il le faut. Elle se fichait bien qu'on dise que c'était trop extrême, le bien d'un enfant était la priorité de toute bonne mère, et devrait l'être de tout adulte.

Bella – Tu peux me hurler dessus. Tu peux me dire que je suis une incapable. Tu peux… Je sais pas, m’engueuler, tout ce que tu veux, mais ce n’est pas ça qui fera que j’apprendrai plus vite. Je n’ai pas eu de cours, de modèle, de… Tout ce que tu as eu pour te préparer à ça. J’ai besoin de plus de temps, Rose… Je veux arranger les choses avec toi, qu’on arrête de se disputer sans arrêt, mais si tu veux que je sois « mature », comme tu l’as dit, du jour au lendemain, c’est impossible. Je ne refuse pas les conseils… Mais je suis humaine, Edward aussi, on apprend tous les deux et on débute dans le rôle de parents.

Tout ce qu'elle avait eu pour se "préparer" ? Pardon ? Rosalie haussa un sourcil, serrant les dents. On l'avait préparé à être une bonne épouse et tenir une maison, mais pas à être mère ! Ça, c'était parfaitement instinctif. Elle ne l'avait toujours pas compris ? Pauvre Gabriel...

Bella – Maintenant, c’est à toi de voir si tu veux bien essayer de repartir à zéro, ou au moins penser à tout ça avant de me hurler dessus… Mais Alice a raison, Emmett aussi, on ne peut pas continuer comme ça.

– Tu es censée être devenue plus mature depuis le début de ta grossesse, grinça-t-elle d'un ton acide. C'est à dire depuis le moment où tu as réalisé que ta vie ne t'appartenait plus, qu'elle était liée à celle de Gabriel. Tu avais réussi à le faire pour Nessie, pourtant, dommage que tu ais tout oublié depuis.

Elle soupira longuement, sentant une pression de la main d'Emmett sur son épaule, croisant son regard. Elle n'avait pas crié, non ? C'était déjà un très grand pas, car d'ordinaire, elle ne supportait même plus de voir près d'elle trop longtemps l'air mièvre et naïf de sa belle-sœur.

– Je veux voir si tu as vraiment évolué depuis ta grossesse et la naissance du petit. On m'a préparé à être femme et épouse, mais pas à être mère, contrairement à ce que tu crois. Car pour ça, il suffit simplement de réaliser et d'accepter certaines choses.

Elle la regardait très fixement, droit dans les yeux, toujours les bras croisés.

– On peut repartir de zéro si toi aussi tu as vraiment évolué...
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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Réconciliez-vous, les filles !   Dim 15 Fév 2015 - 17:17

Rosalie – Tu es censée être devenue plus mature depuis le début de ta grossesse, grinça-t-elle d'un ton acide. C'est à dire depuis le moment où tu as réalisé que ta vie ne t'appartenait plus, qu'elle était liée à celle de Gabriel. Tu avais réussi à le faire pour Nessie, pourtant, dommage que tu ais tout oublié depuis.

Mais elle n’avait pas tout oublié ! Elle savait que sa vie ne lui appartenait plus entièrement, qu’elle était liée à celle de Gabriel, de Renesmée, que tous ses gestes avaient des conséquences. Bella était déjà consciente de cela. D’accord, sa réaction en apprenant qu’elle était enceinte avait peut-être été un peu… vexante. Mais sur le moment, tout le monde se pose cette question, tout le monde a peur des conséquences, peur de la manière de gérer un enfant. Rosalie oubliait une chose. Au moment de la naissance de Nessie, Bella était vampire. Pas humaine. Elle ne devait se soucier que des besoins de sa fille et non pas des siens aussi. Elle se fichait bien de ce qui pouvait lui arriver, elle savait qu’elle ne pouvait pas mourir et se consacrait donc entièrement à Renesmée. Ici, en revanche, il fallait tout réapprendre…

Rosalie – Je veux voir si tu as vraiment évolué depuis ta grossesse et la naissance du petit. On m'a préparé à être femme et épouse, mais pas à être mère, contrairement à ce que tu crois. Car pour ça, il suffit simplement de réaliser et d'accepter certaines choses.

Réaliser et accepter certaines choses… Comme ? Bella faisait des efforts, elle n’agissait plus sans réfléchir depuis la naissance de Gabriel et essayait vraiment de faire attention au moindre de ses actes, à la moindre parole qu’elle prononçait. Mais qu’attendait Rosalie, au juste, en lui disant cela ? Bella ne pouvait lui prouver qu’elle avait changé comme ça, en un claquement de doigts. Que voulait-elle qu’elle fasse, exactement ? Sa belle-sœur allait la tester pendant une durée indéterminée jusqu’à ce qu’elle juge, qu’effectivement, elle avait évolué ? C’en était risible… D’accord, elle voulait se réconcilier avec elle, mais faire une telle chose… Non. Bella devait sûrement mal comprendre, mal interpréter l’intention de Rosalie, elle avait autre chose en tête. Mais elle ne voyait pas quoi.

Rosalie – On peut repartir de zéro si toi aussi tu as vraiment évolué...

Bella soutenait le regard de Rosalie sans bouger, elle non plus, déterminée à ne pas se laisser écraser comme d’habitude. Elle avait changé, elle le savait, le sentait, mais comment pouvoir le prouver comme cela, avec de simples paroles ? Elle savait qu’elle n’était plus la même qu’avant. Bella pensait souvent à ses enfants, pour ne pas dire tout le temps à cause de Charlie, de Renée, Charlie voulant la tuer… Mais le reste du temps, elle pensait à eux et n’hésiterait pas une seconde s’ils étaient malades. Par ailleurs, elle avait déjà mis une journée de révision entière entre parenthèses pour prendre un simple rendez-vous chez le médecin.

Bella – J’ai changé, affirma-t-elle. Mais je ne vois pas comment te le prouver. J’étais perdue, quand tu m’as entendue discuter avec Edward, il est normal pour nous d’avoir peur dans des situations pareilles. Sans emploi, sans diplôme, sans rien du tout, comment veux-tu qu’on ne pense pas d’abord à nous avant d’envisager la grossesse et le bébé ? Maintenant, on arrive à gérer, on s’en sort, et on ne regrette absolument rien.

Bella fit une pause, lançant un regard à Alice pour être sûre qu’elle n’allait pas plus mal qu’avant, qu’elle se calmait, que ça allait un petit peu mieux. Cependant, ne souhaitant pas énerver Rosalie une nouvelle fois, la jeune mère enchaîna très rapidement pour rajouter certains détails, expliquer ce qu’elle venait de dire et éviter une énième crise de colère.

Bella – Je ne suis pas comme avec Nessie mais je n’ai pas tout oublié non plus, ajouta-t-elle. Avec Renesmée, je pensais uniquement à elle, elle et elle. Je voulais qu’elle vive, qu’elle ne soit pas traitée comme un monstre à cause de sa nature. Mais, au fond de moi, je savais que j’allais survivre étant donné que j’allais être transformée en vampire, ou au moins Edward allait-il veiller sur elle, ou même toi, ou… Je savais qu’elle ne serait pas seule. Mais ici, c’est différent, Rose.

Bella s’interrompit à nouveau, quelques secondes, avant de reprendre. Tout était différent, entre sa grossesse vécue avec Nessie et celle « normale » de Gabriel. Sans doute avait-elle été plus terrifiée avec Gabriel parce qu’elle ignorait ce qu’elle devait faire, ce qu’ils allaient devenir, comment ils allaient apprendre à s’occuper d’un enfant. Ils avaient des bases, bien sûr, grâce à Renesmée. Mais elle était hybride, à ce moment-là, et la nouvelle-née ne l’avait même pas connue en tant que bébé… Ou quelques jours, tout au plus, ce qui n’avait rien à voir avec Gabriel qui grandissait normalement. C’était incomparable, l’inconnu total pour Bella qui n’y connaissait rien, pour Edward qui devait, en plus, se réhabituer à être un humain.

Bella – Nous aussi avons des besoins, nous venions tout juste de redevenir des humains et j’ignorais tout de ce qu’il fallait faire en tant qu’humaine pour m’occuper d’un enfant. Alors, oui, on a pensé à nous, on avait peur de Carlisle, il n’allait pas non plus nous tenir par la main, on allait être entièrement seuls. Si on ne parvenait même pas à nous occuper de nous-mêmes, comment aurions-nous pu nous occuper d’un bébé ? Alors qu’ici, il y avait au moins des gens derrière nous pour nous aider ou nous aiguiller. Au final, Carlisle nous a aidés, bien sûr, mais on avait peur ! C’est compréhensible, non ? Mais dès que Gabriel est né… Je me suis dit que j’y arriverais, qu’on y arriverait tous les deux.

Bella admettait que sa réaction avait été vive, qu’elle n’aurait pas dû dire cela, pas dû penser comme cela. Mais ils avaient eu peur, étaient littéralement terrifiés, et ne voyaient pas comment s’en sortir sans en parler à Carlisle, sans pour autant l’obliger à les aider. Ils étaient des adolescents, au final, et Edward lui-même ne connaissait pas grand-chose « de ce côté-là », ne s’étant jamais vu comme père. Quant à Bella… Depuis qu’elle avait rencontré Edward, elle avait abandonné cette possibilité. En somme, ils vivaient au jour le jour et la venue de Gabriel les obligeait à vivre « à l’avance », à faire des projets. C’était bien plus qu’une grossesse et une naissance.

Bella – Je ne sais pas quoi dire de plus, Rose… J’ai changé, je veux repartir de zéro avec toi, mais je ne peux pas te prouver d’un claquement de doigts que j’ai changé, que je « suis devenue plus mature ». Je veux seulement que les enfants soient heureux, qu’ils puissent se revoir tous les jours…


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