Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Un soir de détente

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MessageSujet: Un soir de détente   Lun 9 Mar 2015 - 0:18

Carlisle lisait un magazine, dans le canapé, pendant que sa femme, Edward et Bella regardaient les informations à la télé. Il avait eu une longue journée, mais c'était enfin terminé, et les bébés étaient couchés, à cette heure. Se détendre était son seul et unique objectif, ce soir... Il n'était pas du tout concentré sur sa lecture, ayant envie de s'amuser un peu, de se détendre, de ne plus penser au travail ni à rien d'autre, pour une fois. Alec était allongé sur le canapé, sa tête sur ses genoux, et Carlisle jouait avec ses mèches tout en lisant, distraitement, du bout des doigts, alors que le gamin, chose exceptionnelle, se laissait faire. Soit il était fatigué, soit de très bonne humeur. Ou les deux. Il avait passé la journée avec Jane ça devait suffire. Il finit par reposer le magazine, alors que le Volturi se frottait les yeux.

Carlisle – Fatigué ?

Alec – Ça va encore. Tu vas pas encore jouer au père-poule, non ?

Carlisle – Je peux, mon petit, toi et ta sœur, vous êtes les premiers avec qui j'ai joué au père-poule.

Alec – Dans un château rempli de vampires, oui, c'était un genre. Pourquoi tu l'avais fait, d'ailleurs ?

Carlisle – Vous aviez six ans, et vous étiez dans un château rempli de vampires, justement. Ça ne te suffit pas ?

Alec – Même sans ça, tu couves tout le monde. Même si j'avoue que t'étais le seul de rassurant, avec Marcus et Aro.

Carlisle – Moi au moins, je n'avais pas les yeux rouges, sourit-il en le regardant. De toute façon, vu comme tu étais déjà agité, tu avais bien besoin de quelqu'un pour te couver.

Alec – J'étais pas si agité que ça !

Carlisle eut un petit rire en attrapant la main que le garde agitait, comme pour lui reprocher de dire ça. Ce n'était pas des "mauvais" souvenirs, même si à l'époque, les jumeaux étaient deux enfants terrorisés et traumatisés. Il avait beaucoup aimé s'occuper d'eux, le temps qu'ils étaient restés au château. Peu de temps, mais assez pour qu'il les prenne en affection. Deux enfants de cet âge, mordus si jeunes... Il n'oubliait pas ce qu'ils étaient capable de faire, cependant.

Carlisle – Tu parles, même à six ans, tu tenais déjà tête à tout le monde. Ça doit être inscrit dans tes gênes.

Alec – C'est pas mieux que ta propre arrivée à Volterra, docteur, je m'étonnes que tu y sois resté ensuite.

Carlisle – Bah, j'étais déjà vampire, ça aide à se défendre. Je ne savais juste pas comment me libérer ou immobiliser quelqu'un.

Alec – Parce que tu sais, aujourd'hui ?

Carlisle – Tu veux tester ?

Alec lui sourit, puis lui tendit l'autre bras. Carlisle le pris à bras-le-corps en riant alors que le garde se tortillait pour se libérer. Ils se lancèrent ainsi dans une chamaillerie de gamin qui les ébouriffa en quelques minutes. Il finit néanmoins par avoir le dessus et put prendre Alec dans ses bras, à moitié affalé sur le canapé. Avantage qui dura moins d'une seconde, car le gamin était certes plus petit, mais aussi plus entraîné, et parvint à se libérer tout en le prenant au piège lui-même. Il eut une petite exclamation de surprise, les poignets tirés au-dessus de sa tête.

Carlisle – C'est une prise d'Aro, ça, non ? dit-il d'un ton soupçonneux.

Alec – Tout à fait, répliqua-t-il avec un large sourire en le relâchant. Il n'a pas fait que nous apprendre à lire.

Carlisle – Ça reste affreusement bas... Tu en d'autres, des comme ça ?

Alec – Heureusement, on en a assez bavé, les premières années, pour ça.

Ils s'étaient lancés dans un petit duel de force, plus pour s'amuser qu'autre chose. Carlisle en avait totalement oublié les informations à la télé et sa famille qui devaient être un peu choqués de voir ça. Mais après tout, jamais il ne jouait avec eux, ils "n"osaient pas", ou quelque chose du genre, Carlisle n'avait jamais su ce qui les freinait vraiment. Il réussit à faire tomber Alec sur les coussins puis essaya de lui immobiliser les bras, essoufflé, tandis que le Volturi se redressait. Rah, zut ! C'était lui qui bougeait trop vite ou simplement le docteur qui avait perdu tous ses réflexes ? Il retomba contre le dossier du fauteuil à son tour et le prit contre lui pour l'empêcher de s'agiter, avec un petit sourire.

Carlisle – Laisse tomber, je suis plus grand que toi, souffla-t-il.

Il laissa retomber la tête en arrière, sur le dossier, reprenant son souffle, avec le gamin dans ses bras, plus dans une étreinte que dans un combat. Au même moment, Jane arriva dans la pièce, et parut un peu ébahie, en les voyant comme ça. Il secoua la tête, alors qu'Alec se redressait un peu.

Carlisle – Ne fais pas cette tête, ce n'est quand même pas la première fois que je joue avec vous.

Alec – Oui, bah, on était humains, la dernière fois. Tu viens, Jany ?

Il lui tendit la main pour l'inviter à venir avec lui. Carlisle essaya de se recoiffer avec les doigts, puis finit par abandonner, remettant sa chemise en place.

Carlisle – Et je maintiens que tu as toujours été agité, Alec. Insulter Caïus à six ans, en étant humains, ce n'était pas forcément très malin.
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MessageSujet: Re: Un soir de détente   Lun 9 Mar 2015 - 22:22

Alec somnolait à moitié, perdu dans ses pensées. La journée avait été longue, aujourd'hui, et il avait eu matière à réfléchir. La "visite" d'Aro de l'autre jour ne laissait rien présager de bon, sans compter l'annonce de leur re-transformation imminente. Il ne parvenait pas à dire s'il en était soulagé ou inquiet. D'un côté, il ne se sentait pas vraiment à sa place, ici, et rêvait de pouvoir combattre ceux qui avaient détruit leur enfance et toute leur vie, à Jane et lui. De l'autre, il n'avait pas encore envie de replonger dans la guerre et tout ce qui s'en suivait aussi vite. Allongé dans le canapé, il songeait à tout cela, la tête sur les genoux de Carlisle. Le docteur jouait avec les mèches de ses cheveux depuis dix bonnes minutes, sans même paraître sans rendre compte. Alec se laissait faire, pour une fois. De tous les Cullen, Carlisle était celui qu'il connaissait le mieux, et il lui faisait confiance. Il resta sans bouger ni écouter la télé, regardant le plafond. Jane était encore à l'étage, elle avait voulu lire un peu après sa douche. Il était resté un moment avec elle puis était descendu, dans la vague idée d'écouter les infos, puis n'avait finalement rien fait. Il se frotta les yeux avec un léger soupir, puis croisa le regard de Carlisle.

Carlisle – Fatigué ?

Ah, non, voilà, il recommençait encore à jouer au père-poule ! Cette scène en rappela une autre au jeune Volturi, un jour où, tout juste vampire, il avait failli tomber sur le docteur, contrôlant mal sa force, et avait ensuite passer près d'une heure à lui parler sur ce qu'étaient les premières années de vie d'un vampire. Depuis toujours, il prenait toujours garde aux autres, bien plus qu'à lui-même, ce qui lui avait parfois joué des tours.

– Ça va encore. Tu vas pas encore jouer au père-poule, non ?

Carlisle – Je peux, mon petit, toi et ta sœur, vous êtes les premiers avec qui j'ai joué au père-poule.

Mais même, ce n'était pas une raison ! En plus, jouer à ça dans de telles circonstances, c'était quand même assez spécial... Ils étaient terrorisés, à moitié morts de peur et de fatigue, dans un pays dont ils ne connaissaient pas la langue, et avaient passés une ou deux semaines dans un château plein de vampires qui voulaient les dévorer, mais à part ça, tout allait très bien. D'ailleurs, en parlant de ça, pourquoi Carlisle avait-il voulu les aider ? Il ne les connaissait même pas ! Et lui-même avait déjà assez de choses à faire à l'époque pour avoir besoin d'en rajouter. Il était jeune, encore, débutait dans ce monde. Pourquoi s'embêter avec deux humains ?

– Dans un château rempli de vampires, oui, c'était un genre. Pourquoi tu l'avais fait, d'ailleurs ?

Carlisle – Vous aviez six ans, et vous étiez dans un château rempli de vampires, justement. Ça ne te suffit pas ?

Lui et son altruisme surdimensionné ! De toute façon, avec ou sans raison, il ne pouvait pas s'empêcher de couver tout le monde, ce qu'Alec prit bien soin de lui préciser. C'était inscrit au lui, inscrit au fer rouge sur sa peau, gravé dans son sang, il ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher ! Il y avait des gens, comme ça, qui ne savaient pas prendre soin d'eux et qui ne savaient que prendre soin des autres, qui étaient incapables d'être un peu égoïstes ! C'était... Comment pouvait-on qualifier cela ? Ces gens qui ne savaient pas prendre soin d'eux mais toujours des autres ? Il avait bien choisi sa voie, en tout cas, Alec ne le voyait pas dans un autre métier.

Carlisle – Moi au moins, je n'avais pas les yeux rouges, sourit-il en le regardant. De toute façon, vu comme tu étais déjà agité, tu avais bien besoin de quelqu'un pour te couver.

– J'étais pas si agité que ça !

Il fit mine de le frapper, vexé, mais Carlisle lui attrapa la main au vol en riant. C'était vrai, il était quand même pas si agité ! Il avait fait des efforts, ces derniers temps, il s'était un peu calmé, et tout ce qui s'était passé avant, il y avait prescription ! Il lança un regard noir au docteur, résistant à l'envie de lui tirer la langue. De toute façon, c'était du passé, peu importe aujourd'hui ce qui avait pu se passer lorsqu'ils étaient gamins. Carlisle aussi avait fait fait bien des bourdes et des erreurs lorsqu'il était jeune, et il avait eu de la chance qu'Aro "s'occupe" de lui et lui apprenne ce qu'il avait besoin de savoir.

Carlisle – Tu parles, même à six ans, tu tenais déjà tête à tout le monde. Ça doit être inscrit dans tes gênes.

– C'est pas mieux que ta propre arrivée à Volterra, docteur, je m'étonnes que tu y sois resté ensuite.

Et ça restait un mystère pour tout le monde, d'ailleurs ! Comment avait-il pu rester là-bas après avoir reçu un tel accueil ? D'accord, Aro ne s'était peut-être pas comporté de façon aussi barbare que son frère, mais tout de même, quand on se faisait traîner comme un sac jusqu'à Volterra par un Caïus en mode "je suis le plus grand sadique au monde", cela ne donnait guère envie de s'attarder. Et pourtant, Carlisle l'avait fait fait, lui, comme s'il ne s'était rien passé. Il était dingue, ou suicidaire, ou tellement gentil qu'il pardonnait toujours tout, même quand il en faudrait pas.

Carlisle – Bah, j'étais déjà vampire, ça aide à se défendre. Je ne savais juste pas comment me libérer ou immobiliser quelqu'un.

– Parce que tu sais, aujourd'hui ? demanda-t-il avec un gros air de doute.

Carlisle – Tu veux tester ?

Alec tendit l'autre bras, en guise d'invitation, et le docteur y répondit avec un large sourire. Tiens, finalement, il savait toujours jouer ! Alec avait cru qu'il avait perdu cet habitude depuis longtemps, depuis le jour où il avait constitué son clan, en fait, qu'il était devenu comme incapable de jouer ou de se détendre, même avec sa propre famille. Mais non, il savait toujours, preuve en direct. Le jeune Volturi eut d'un coup l'impression de sauter des années et des années en arrière, à une époque pas si troublée ni dangereuse, où rien ne venait mettre des bâtons dans les roues du clan. Il fut très vite ébouriffé, la chemise de travers, mais parvint à piéger le docteur, grâce à une technique parfaitement basse et honteuse que lui avait enseigné Aro. Et bah voilà, il savait toujours pas se battre, le docteur ! Alec lui fit un sourire narquois, en lui tenant les poignets au-dessus de la tête.

Carlisle – C'est une prise d'Aro, ça, non ? dit-il d'un ton soupçonneux.

– Tout à fait, répliqua-t-il avec un large sourire en le relâchant. Il n'a pas fait que nous apprendre à lire.

Carlisle – Ça reste affreusement bas... Tu en d'autres, des comme ça ?

– Heureusement, on en a assez bavé, les premières années, pour ça.

Ils se lancèrent dans un petit duel de force, se chamaillant comme des gamins. Alec eut un moment le dessus puis Carlisle l'enlaça d'un coup par derrière. Eh, c'était bas comme attaque ! En plus, il était plus grand, donc plus fort, ce qu'il lui fit bien remarquer. Tss, c'était parfaitement injuste, et ce n'était pas de leur faute s'ils restaient petits, les personnes à leur époque, n'étaient pas très grandes. Il reprit son souffle, dans les bras du docteur, les joues un peu rouges. Parfois, il luttait aussi comme ça avec Démétri ou Félix pour s'amuser mais autant dire qu'il n'avait absolument jamais le dessus. Jane arriva d'un coup, à son tour, et leur jeta un regard à moitié choqué. Oups. Il se redressa et tira sur sa chemise pour la remettre en place, puis sourit à sa sœur.

Carlisle – Ne fais pas cette tête, ce n'est quand même pas la première fois que je joue avec vous.

– Oui, bah, on était humains, la dernière fois. Tu viens, Jany ?

Il lui tendit la main pour qu'elle vienne les rejoindre sur le canapé et il se poussa pour lui faire de la place, l'enlaçant par les épaules lorsqu'elle s'installa près de lui. Il respira discrètement son parfum, ce qui suffisait souvent à le calmer ou l'apaiser en toutes circonstances. D'une façon générale, il détestait passer plus de vingt minutes sans voir sa jumelle ou être près d'elle, c'était comme si on lui arrachait un morceau de lui ! Blotti contre elle, il se reprit, le cœur battant.

Carlisle – Et je maintiens que tu as toujours été agité, Alec. Insulter Caïus à six ans, en étant humains, ce n'était pas forcément très malin.

– Tu l'avais pas fait, toi, la première fois ?

Carlisle – Moi... Non ! J'avais assez d'emmerdes sans avoir besoin d'en rajouter.

Alec dissimula un sourire, passant une main dans ses cheveux pour essayer de se recoiffer un peu. C'est clair, tomber face à Caïus comme ça, d'une façon aussi brutale... L'histoire était bien connue, dans le clan, et Félix aimait bien la raconter aux petits nouveaux quand il avait du temps à perdre. Jane avait sourit franchement, elle, la tête appuyée contre son épaule.

– Et bah tu arrivais à te tenir tranquille... C'était peut-être idiot, mais on n'avait que six ans, justement, et vu les circonstances, je n'étais pas spécialement disposé à apprécier Caïus. Et c'est même pas moi qui l'ai insulté le premier.

Carlisle – Votre grand-père, je sais. Il était encore plus... Dangereux que vous deux réunis.

– Tu lui as déjà parlé, personnellement ?

Carlisle – Non, mais je le connaissais. Il a déjà renvoyé chier mon propre père une bonne dizaine de fois, quand il "travaillait" à Londres.

Edward – Heu, tu le connaissais ?

Carlisle – Forcément, répondit-il avec un sourire triste. Même pays, même génération, même... métier, en quelque sorte. Mais ils n'étaient pas d'accord sur les méthodes. Mon père était du genre procédurier, fanatique, qui ne jurait que par Dieu et ne voyait pas plus loin que les limites de la ville. Leur grand-père était plutôt du genre très dur, déterminé, froid, et à combattre le mal par le mal.

Ses dons avaient été d'une aide précieuse, oui... Mais Carlisle oubliait aussi de préciser que le vieillard avait été très sarcastique, ironique, associable, et n'aimant rien d'autre que sa famille. N'hésitant jamais à jouer sa propre vie, et c'est bien ce qui l'avait perdu. Londres l'avait très vite agacé, lorsqu'il était encore en activité. Il eut un léger sourire, écho à celui de sa sœur, alors que Carlisle secouait la tête, pensif.

Edward – En fait, papa, t'as l'âge d'être leur père biologique...

Carlisle – A peine. C'est la même génération.

Jane leva les yeux au ciel, et il lui sourit, l'incitant à rester blottie contre lui. Il joua un moment avec sa queue-de-cheval, la serrant contre lui.

Bella – T'es en train de le traiter de vieux, là ?

Il retint un bref éclat de rire, alors qu'Edward avait rougi à vu d'œil puis s'était écrié que non, ce n'était pas ça du tout ! Carlisle s'était contenté de sourire, sans paraître vexé ni rien. Après tout, ils étaient vieux. Nés il y a plus de trois siècles ! Même si, comparé à certains, ils étaient encore très jeunes, il y avait une marge entre eux et le reste des Cullen. Une marge d'au moins 100 ou 200 ans.

Carlisle – Nous sommes vieux, Bella. Même si la vie a repris, les souvenirs et l'expérience ne disparaissent pas.

– Tu te sens trop jeune, d'un seul coup ? lança ensuite Alec en direction d'Edward.
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MessageSujet: Re: Un soir de détente   Mar 24 Mar 2015 - 18:33

Avoir passé une centaine d'années à étudier pas mal de choses lui servait bien, aujourd'hui, car il pouvait mettre les études intensives de côté, dont il n'avait pas besoin, pour s'occuper de Nessie. Il avait passé la journée à déménager sa chambre dans la bibliothèque du rez-de-chaussée, qui elle s'était retrouvée au sous-sol. Sa fille passait avant les livres ! Le mois de janvier débutait doucement, et il tenait à ce que leur fille se sente bien, du mieux possible, en cette nouvelle année. Il lui avait demandé comment elle voulait décorer sa chambre puis s'était mis à la tâche, laissant elle étudier tranquille, car elle-même n'avait pas été vampire assez longtemps pour s'ennuyer et vouloir étudier tous les domaines.  Il n'avait pas non plus demandé à ses frères de l'aider. Emmett avait repris le travail, sans compter les projets qu'il mettait en place avec Rosalie. Quand à Jasper, il était déjà bien assez occupé pour le moment... Edward n'osait plus vraiment lui parler, en ce moment, bien que ce soit terriblement stupide. Pourtant, il faudra bien qu'il se remette les idées en place un jour, il ne voulait pas perdre son blondinet de frère.

Le soir, il rejoignit Bella, leurs parents, et les jumeaux dans le salon. Regarder les infos le détendait, et il savait que Nessie et Ashley jouaient ensemble, à cette heure, comme souvent après manger. Les bébés étaient déjà couchés, tous. Tout le monde était détendu, à présent, même Alec... Qui était allongé dans le canapé, la tête sur les genoux de Carlisle. De Carlisle qui était en train de lui massacrer à moitié la tête en jouant avec ses cheveux. Et il se laissait faire ! Edward avait vu pas mal de trucs bizarres, au cours de sa vie, mais là, on battait le record mondial ! Et non, il n'avait jamais réussi à considérer les jumeaux comme des enfants, surtout depuis la dernière fois qu'il avait osé faire un tour dans leurs têtes. Feu, mort, souffrance, plans d'attaques... Une fois, dans leurs rêves, il avait même vu un souvenir de leurs séances d'entraînement avec Aro. Finalement, le chef des Volturi les avait toujours élevé comme un père, dès le début.

Il changeait de chaîne pour laisser passer la pub et voir d'autres informations lorsqu'il s'aperçut que Carlisle et Alec étaient en train de jouer ensemble en, se chamaillant gentiment. Jouer. Ensemble. Carlisle. Jouer. Ils jouaient ! Non mais ils jouaient ! Là ! Tous les deux ! Sous leurs yeux ! Carlisle savait jouer ? Il rougit légèrement aussitôt après pensé cela, gêné. Bien sûr qu'il savait jouer, c'était évident ! Mais... Il ne jouait tellement jamais que... Enfin, d'habitude, il ne donnait pas l'impression qu'il avait envie de jouer ou quoi que ce soit, il était toujours sérieux ! C'est comme si il ne pouvait pas s'amuser. Mais là, honnêtement, Edward avait un peu honte. Ils n'avaient jamais pensé que leur père pouvait s'amuser ou se détendre, et c'était le fils d'Aro qui venait le leur jeter ça en pleine face. Edward détourna le regard, affreusement mal à l'aise, en essayant de ne pas écouter ce qu'ils se racontaient.

Carlisle – Tu parles, même à six ans, tu tenais déjà tête à tout le monde. Ça doit être inscrit dans tes gênes.

Alec – C'est pas mieux que ta propre arrivée à Volterra, docteur, je m'étonnes que tu y sois resté ensuite.

Edward redressa à nouveau la tête, intrigué, et vit des images éparses dans l'esprit de son père. n Caïus avec un sourire mauvais, plus en forme que jamais. Son père qui se faisait écraser à terre violemment. Caïus, toujours, penché sur lui et qui lui enserrait les poignets. Quoi ... ? Il essaya de voir autre chose mais son père avait cessé de penser à tout cela. Une minute, pourquoi ne leur avait-il jamais raconté cela ? Que s'était-il passé ? Comment était-il arrivé à Volterra, au juste ? Il échangea un regard avec sa femme, alors que Carlisle et Alec recommençaient leur petit duel. S'il avait su que son père aimait jouer comme ça... Désolé, mais c'était choquant ! Il avait toujours connu Carlisle très sérieux, en parfait médecin, qui veillait sur tout le monde. Edward reporta le regard sur la télé, pensif. Emmett allait être ravi en apprenant ce qui venait de se produire ! Il ramena ses jambes sous lui, dans le canapé, tout en passant un bras autour des épaules de Bella. Il se demandait où étaient Jasper, Alice, et leur fille. Sans doute partis chasser.

Jane arriva au moment où il remettait la chaîne nationale. Les informations m'intéressaient un peu plus maintenant qu'ils avaient repris le cours de leurs vies, bien qu'il reste certaine chose qu'il avait toujours du mal à digérer. Les jumeaux s'étaient de nouveau blotti l'un contre l'autre, scène qui lui rappela que ni lui ni Emmett n'avaient encore arrangé les choses avec Jasper... Enfin, du moins pas comme il l'aurait fallu. Il avait peur de le blesser une fois de plus, le vexer, ou dire quelque chose qui ne fallait pas. Il avait l'impression de ne rien savoir de son frère, alors qu'ils vivaient sous le même toit depuis bien des années. Il regarda Carlisle et Esmée, à tour de rôle, puis repensa d'un coup à ses véritables parents. Que diraient-ils s'ils le voyait aujourd'hui ? Il se frotta les yeux, fatigué d'un seul coup.

Alec – Et bah tu arrivais à te tenir tranquille... C'était peut-être idiot, mais on n'avait que six ans, justement, et vu les circonstances, je n'étais pas spécialement disposé à apprécier Caïus. Et c'est même pas moi qui l'ai insulté le premier.

Carlisle – Votre grand-père, je sais. Il était encore plus... Dangereux que vous deux réunis.

Hum, c'était... possible, ça ? Edward ne peut s'empêcher de frissonner légèrement, alors qu'il essayait d'imaginer un homme, un vieillard en plus, véritablement plus dangereux que les deux jumeaux à la fois. C'était de la fiction, ça ! Non ? Le genre de type tellement adorable que vous ne pouviez que prier pour ne pas vous retrouver dans ses pattes un jour. Edward l'avait déjà vu une ou deux fois dans l'esprit des jumeaux. Un vieil homme, plutôt grand, et encore bien musclé, aux yeux très bleus et froids, avec un sourire qui vous donne envie de fuir à toutes jambes en hurlant. Dans le souvenir qu'il avait perçu, il avait juste vu cet homme faire face à d'autres villageois, le regard fier, criant quelque chose qu'il n'avait pas compris. Le genre d'humain avec une personnalité très forte, autrement dit.

Carlisle – Non, mais je le connaissais. Il a déjà renvoyé chier mon propre père une bonne dizaine de fois, quand il "travaillait" à Londres.

Edward – Heu, tu le connaissais ?

Il n'avait pas s'empêcher de poser la question, pris de court. Comment cela, il le connaissait ? Il était déjà venu à Londres ? Pour y faire quoi ? Son père eut alors un sourire triste. Là, Edward était très curieux. Carlisle ne parlait absolument jamais de son propre père, et Edward avait tendance à oublier qu'il était né à la même époque que les jumeaux.

Carlisle – Forcément, répondit-il avec un sourire triste. Même pays, même génération, même... métier, en quelque sorte. Mais ils n'étaient pas d'accord sur les méthodes. Mon père était du genre procédurier, fanatique, qui ne jurait que par Dieu et ne voyait pas plus loin que les limites de la ville. Leur grand-père était plutôt du genre très dur, déterminé, froid, et à combattre le mal par le mal.

Edward se sentit tout jeune, d'un seul coup. On parlait là d'une époque qui était enterrée par le temps depuis plusieurs siècles, lors des premières inquisitions. On parlait d'hommes et de femmes qui avaient péri il y a déjà longtemps. Il refit rapidement le calcul mentalement, remettant tout en ordre. Non mais, en fait, Carlisle était assez âgé pour être le père biologique des jumeaux, lorsqu'on y pensait bien. S'il avait pu vivre, avoir des enfants, vieillir, si sa vie ne s'était pas arrêtée si brutalement. Il n'y avait pas que Jasper qu'il connaissait finalement mal... Constat qui le troubla et lui laissa un certain malaise. Il était très naïf, n'avait jamais vraiment imaginé la vie qu'avaient eu son père, Jasper, Alice. Tous ceux qu'il n'avait pas vu "grandir" avec lui.

Edward – En fait, papa, t'as l'âge d'être leur père biologique...

Carlisle – A peine. C'est la même génération.

Bella – T'es en train de le traiter de vieux, là ?

Il rougit puis s'écria que ce n'était pas du tout ça ! Il se tassa un peu plus dans le canapé, rougissant encore plus fort lorsqu'il comprit que son père voulait rire. Et puis, voilà, ce n'était pas faux, il avait vraiment l'âge qu'il fallait !

Carlisle – Nous sommes vieux, Bella. Même si la vie a repris, les souvenirs et l'expérience ne disparaissent pas.

Alec – Tu te sens trop jeune, d'un seul coup ?

Trop, trop jeune... C'est sûr que comparé à lui qui avait trois siècles de plus, Edward ne pouvait que paraître jeune ! Lui, Esmée, et Bella aussi, d'ailleurs, il y avait un sacré marge... Il esquiva le regard des autres, fixant résolument la télé avec les informations du soir.

Edward – Comparé à toi, c'est sûr... Mais je n'ai pas 300 ans, moi. De toute façon, comparé à d'autres encore, on est tous des bébés.

Référence directe à Aro et ses chers frères, mais inutile de le mentionner. Il laissa couler, puis regarda plutôt le reste du journal avec sa famille. Autant ne pas lancer de disputes ou de débats dans des moments pareils, ils n'en avaient déjà que peu.
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