Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
CalendrierFAQAccueilLivre d'Or du SiteRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 De retour sous la pluie

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: De retour sous la pluie   Jeu 12 Mar 2015 - 15:12

Leah jeta un coup d'œil par les grandes fenêtres du petit restaurant. Autrefois, elle venait souvent ici, avec ses amis du lycée, puis les soirées où elle était encore en couple avec Sam. Un restaurant assez petit, mais où on était toujours accueilli avec le sourire. Un restaurant qui faisait aussi bar, où les habitués venaient prendre un café le matin, et déjeunaient le midi. Un lieu agréable, accueillant, où on venait se réfugier un peu à l'abri de la pluie, pour une heure ou deux. Elle avait passé beaucoup de temps ici, surtout, lors des mois de sa déprime. Pour être seule, pour qu'on la laisse en paix, qu'elle puisse ressasser en permanence ce qu'elle était et ce qu'elle ne pouvait faire. Elle regarda ensuite autour d'elle, détaillant les habitants de Forks, qui riaient autour d'un verre, en cette fin d'après-midi. Le mois de janvier débutait, pour beaucoup, dans la bonne humeur. Même l'Inquisition dont souffrait la ville était loin des esprits, la période de fête pesait encore.

Connor remua tout à coup dans ses bras, se réveillant de sa petite sieste. Elle baissa la tête sur lui, souriante alors qu'il se frottait les yeux. Elle l'embrassa dans les cheveux alors qu'il bâillait, blotti contre elle. C'était peut-être idiot, mais elle n'en revenait toujours pas d'être maman, d'avoir eu cette chance, d'avoir contre elle ce merveilleux petit garçon. Il ressemblait beaucoup plus à son père qu'à elle-même, et s'épanouissait devant ses yeux merveilleux chaque jour en ce monde. Elle lui caressa les cheveux, attendrie, tandis qu'il jouait avec son pull. Là, maman est là... Tout va bien... Elle redressa la tête et but un peu de son thé vert aux amandes. Elle était arrivée avec son fils presque une heure plus tôt, et était aussitôt venu se réfugier ici. Par peur, surtout. Peur de croiser quelqu'un qui allait la reconnaître et lui demander où elle était passé depuis tout ce temps. Peur de retourner à la Push et affronter le regard de tout le monde. Peur de devoir s'expliquer. Peur qu'on lui reproche d'être la compagne d'un vampire. Peur de tout, peur extrême d'affronter son passé bien en face.

Connor – Télé, pointa son fils du doigt, avec un grand sourire.

Elle lui sourit, le tenant debout sur ses genoux. Il commençait un petit peu à marcher, un tout petit peu, quelques pas timides quand ses parents étaient derrière lui à le soutenir et l'encourager. Elle prit une longue inspiration légèrement tremblante. Elle ne pouvait pas rester ici toute la journée, mais la tentation était grande de se réfugier dans une chambre d'hôtel jusqu'au lendemain matin, avant d'aller voir qui que ce soit. Sa mère ne la mettrait pas à la porte, si elle revenait dès ce soir, mais elle ne se sentait pas prête. Pas encore. Elle avait à la fois très envie de revoir tout le monde, et aussi très peur de ne pas être comprise ou acceptée. Elle paya sa consommation, puis se leva, son petit contre lui. Elle ne savait pas si on allait la reconnaître, ici. Elle avait grandit, s'était musclée, renflouée, ses cheveux étaient plus longs. Arrivée à la porte, elle s'arrêta sur le palier, regardant la pluie tomber.

Connor – Où papa ?

Leah – Papa est resté en Italie, mon chou, lui dit-elle en lui faisant enfiler son manteau. Il a beaucoup de travail, en ce moment, tu sais, mais on peut l'appeler tous les jours.

Elle ne sortit pas tout de suite sous la pluie, attendant à l'abri, alors que Connor suçait son pouce, blotti contre elle. Une fois que la pluie fut calmée, elle se remit en route, arpentant les rues de Forks, avec une pointe de nostalgie. Elle baissait la tête en marchant, pour éviter d'être vu ou reconnu. Au bout d'un moment, elle arriva au petit immeuble de deux étages où vivait Vanessa, avec sa cousine. Leah releva la tête pour regarder le bâtiment, hésitant à s'y rendre, plantée sur le trottoir. Elle ne savait pas comment faire. Lui téléphoner avant ? Simplement sonner ? Cela faisait des mois qu'elle n'était pas revenue, et elle avait peur d'être rejetée. Tout dans cet endroit lui rappelait sa dépression. Tout ici lui donnait envie de pleurer ou de se jeter dans un coin. Connor finit par regarder l'immeuble à son tour, son petit nez froncé.

Connor – A va maman ?

Leah – Oui, mon chéri, oui, souffla-t-elle en se tournant à nouveau vers la rue. On va chercher un hôtel pour ce soir... On reviendra ici demain matin.

Elle se remit en route, puis, après avoir fait quatre mètre, sursauta en entendant une voix perçante hurler son prénom. Elle se retourna juste à temps pour voir une volée de cheveux blond avant de manquer de mourir étouffée sous un assaut un peu brutal et deux bras qui l'enserrèrent. Elle tituba, resserrant par instinct sa prise sur son fils, essayant de ne pas s'écraser par terre sous l'attaque. Eh, là ! Vanessa ? Elle n'était pas châtain, avant ? Trop occupée à ce que Connor reste dans ses bras sans tomber, elle prit une petit inspiration, clignant des yeux.

Leah – Mais qu'est-ce que t'as fait à tes cheveux ? balbutia-t-elle.

... Brillant. Elle la revoyait depuis des mois, et tout ce qu'elle trouvait à lui dire, c'était lui demander la couleur de ses cheveux. Oui, le bon peuple pouvait bien désespérer, et tant pis, pour ce coup-là, elle avait le droit d'être un peu perturbée. Elle recula d'un pas lorsque Vanessa s'écarta, lui laissant un peu d'air. Connor fixait la jeune humaine avec ses grands yeux chocolat, suçant son pouce. Elle-même regarda son amie, puis elle sourit, enfin, les larmes aux yeux.

Leah – Je suis contente de te revoir.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: De retour sous la pluie   Ven 20 Mar 2015 - 15:42

[MAINTENANT, ma réputation est justifiée ! xD]

Brouillard. Brouillard complet. Un verre, deux, trois, quatre, plus peut-être… Puis pouf, plus rien. Vanessa s’était allongée tout habillée dans son lit, revenant d’une soirée bien arrosée pour fêter la nouvelle année. Pour pouvoir sortir et laisser Elvira s’amuser avec un autre enfant, elle avait laissé sa petite cousine chez Charlie, Sue, leur enfant et Seth pour une petite semaine. Depuis quelques jours, l’Espagnole avait remarqué qu’elle était moins joviale, comme un air triste sur son visage mais était incapable de l’expliquer. Pourtant, elle restait avec elle ! Elle annulait même parfois les rendez-vous de dernière minute pour s’occuper de sa cousine et être aux petits soins avec elle afin de ne pas la délaisser. Mais rien n’y faisait…

Donc, le soir du réveillon, Vanessa l’y avait déposée et était partie faire la fête. Oui, elle était encore sortie cette nuit, et alors ? Elle en profitait ! Lorsque sa cousine était là, elle essayait d’être sérieuse, de ne pas sortir sauf dans les soirées où Elvira pouvait s’amuser et rencontrer d’autres enfants. Mais en dehors de cela, la jeune femme avait l’impression de perdre petit à petit sa vie sociale, même si elle sortait relativement souvent. Et puis, ce n’était que la troisième fois qu’elle sortait cette semaine, alors chut !

La tête dans le gaz, Vanessa se redressa péniblement et enchaîna en se mettant sur ses deux pieds pour sortir du lit. Ouuuuhlà, doucement ! Tête qui tourne, envie de vomir, mauvaise idée. Elle se laissa retomber sur son lit, les deux mains sur la tête pour la faire tenir plus droit. Voilà, c’était mieux comme ça, doucement, du calme, petit à petit et tout se passerait très bien. Il lui fallait juste un petit peu de temps, son remède anti-gueule de bois et tout irait beaaaaucoup mieux.

*Driiiing*

Vanessa – Laissez-moi me remeeeettre !

*Driiiiing*

Vanessa – Raaah, d’accord, j’arri…

*Driiiing*

Vanessa jura en espagnol et se leva d’un bond, ignorant la violente vague de nausée qui l’envahit. Elle arrivait, voilà, c’était bon ! Se traînant lamentablement jusqu’à la porte, elle l’ouvrit d’un seul coup… pour tomber sur personne. Une blague, en plus ?! Les gens ne connaissaient pas le repos de l’après-après-après-après-après jour de l’an ? L’Espagnole insulta le petit blagueur invisible dans le couloir et claqua la porte… faisant résonner abominablement sa tête. D’accord, doucement, tout doucement.

*Driiiing*

Mais raaaaaah ! Il n’y avait personne, dehors ! Ca venait peut-être de sa tête ? Qu’est-ce qu’elle avait bu, hier soir, pour que les effets perdurent jusqu’au lendemain ? C’était dingue ! Elle se laissa tomber par terre… et découvrit l’origine des sonneries. Son téléphone. Se sentant soudain très idiote, elle se hissa jusqu’à l’appareil-tortionnaire, décrochant enfin.

Anabelle – Mais enfin, Vanessa, qu’est-ce que tu fiches ?! hurla une voix criarde au téléphone. Ca fait deux fois que j’essaie de t’appeler et tu me fais attendre je ne sais combien de temps avant de répondre !

Vanessa – Désolée, lâcha-t-elle d’une voix pâteuse. Je…

Anabelle – … me remets d’une soirée très arrosée ? finit-elle avec un petit rire.

Vanessa – A peu près… Tu me rappelles dans l’après-midi ?

Anabelle – On est l’après-midi, il est quinze heures !

Qu… Quinze heures ?! Oups. Oui, bon, elle y avait été peut-être un tout petit peu fort la veille, voilà tout. Ca arrivait à tout le monde, alors hein ! Ce n’était pas pour une fois de temps en temps qu’on allait lui en vouloir, Vanessa avait le droit d’oublier tout ce qui se passait l’espace de quelques heures. Le combiné finit par lâcher d’une voix amusée qu’il rappellerait demain, une fois qu’elle aurait totalement décuvé. Trop dans le gaz pour répondre, la jeune femme ne dit rien alors qu’on raccrochait.

Toute la journée… Il ne lui faudrait pas toute la journée pour se remettre, il lui fallait juste son remède et elle serait remise l’heure d’après. Si elle avait dormi tant de temps, elle devait juste un peu corser la chose pour se remettre plus vite et ne pas être une larve bonne à rien. Après tout, elle avait été formée, durant sa jeunesse, alors elle connaissait les remèdes qui fonctionnaient à coups sûrs ! Vanessa laissa retomber son téléphone sur le lit d’un geste mou et se traîna une nouvelle fois jusqu’à la cuisine, repérant petit à petit les ingrédients de sa mixture immonde anti-gueule de bois. Allez, plus vite que ça, elle devait rappeler Anabelle pour lui prouver que, si, elle pouvait se remettre en une heure !

Mettant la dose maximale pour lutter contre sa gueule de bois, l’Espagnole y ajouta tous ses ingrédients magiques qui n’allaient absolument pas ensemble, les broya au mixeur jusqu’à avoir un liquide parfait et vert-rose-bizarre. Se retenant à grand peine de sentir l’odeur, elle ouvrit le mixeur et en versa le contenu dans un grand bol pour le boire. Immonde… Bon, allez, pour sa propre fierté, elle devait passer par là. Vanessa n’avait essayé ce mélange qu’une seule fois dans sa vie, la veille d’un examen qui réclamait toute son attention. Regardant son propre reflet dans le miroir, le bol à la main, elle leva le bol en signe de toast.

Vanessa – A ta santé !

Vanessa vida le contenu du bol d’une traite pour éviter de goûter la mixture… Et fut immédiatement plus réveillée. Ce truc était IM-MONDE ! Filant dans la salle de bains, après avoir lâché le bol dans l’évier, elle se lava trois fois les dents pour atténuer un peu ce goût et se passa de l’eau sur le visage. Eh bien voilà, c’était beaucoup mieux ! Bon, pas encore rétablie, mais on y croit, tout ne serait qu’une vieille histoire dans quelques heures. Elle pouvait au moins faire semblant et ça, c’était important !

Son regard tomba ensuite sur la douche. Elle était vraiment obligée ? Là, maintenant ? Faisant la moue, consciente de son état post-soirée-trop-arrosée, Vanessa ouvrit la douche et s’y engouffra, laissant couler l’eau froide – oui, oui, très important – sur elle. Tiens, c’est bizarre, moins froide aujourd’hui. Elle se sentait plus lourde auss…

Vanessa – M**** !

Vanessa sortit de la douche, trempée, toute habillée. D’accord, son remède donnait l’illusion d’être remise, mais c’était pas encore tout à fait ça. Enlevant ses vêtements pour être sérieuse tout de même, la jeune femme rentra à nouveau dans la douche et frissonna quelques instants. En effet, c’était beaucoup plus froid, là… Mais l’eau lui faisait du bien. Ca la réveillait et elle se sentait mieux, résistant à l’envie de mettre de l’eau chaude avant dix minutes pour être sûre d’être un peu plus réveillée à la fin. Ce n’est qu’au bout d’une vingtaine de minutes que la jeune Espagnole sortit de la salle de bains, habillée, plus ou moins fraîche même s’il devait être aux environs de dix-sept heures. Prenant un café bien corsé, elle regarda distraitement par la fenêtre, les gens qui allaient et venaient.

Et tomba sur une fille brune, un bébé dans les bras, qui regardait vers elle. Cette fille… Mais c’était… Mais… Et elle ne l’avait même pas prévenue ?! Leah était à Forks et elle ne lui avait rien dit ?! Pourquoi ne pas être montée ? Pourquoi rester là, à regarder l’immeuble sans s’avancer ? Si Vanessa lui en avait voulu, si elle ne voulait plus la voir, elle le lui aurait dit, depuis le temps ! Elles se parlaient toujours, se donnaient des nouvelles de temps en temps, Leah lui avait même envoyé une photo de son fils. Alors, où était le problème ? Mais non, elle allait venir, monter… Ou pas. Elle repartait, là ?

Vanessa ne pensa même pas à ouvrir la fenêtre pour crier son prénom, non, elle descendit les escaliers en trombe, manquant de tomber plusieurs fois, et atterrit dans la rue. Leah était plus loin et s’éloignait, petit à petit. Ah non, elle n’allait pas repartir sans lui dire bonjour ! Elle était la première vraie amie qu’elle avait eue dans le coin, la première personne avec qui elle avait vraiment sympathisé sans se sentir étrangère. Alors, non, même pas en rêve ! Sans réfléchir, l’Espagnole sauta sur son amie, l’étreignant fort en faisant attention au petit à la dernière seconde. Elle était là, c’était vraiment elle !

Leah – Mais qu'est-ce que t'as fait à tes cheveux ? balbutia-t-elle.

Ses… Hein ? Elle prit une mèche de ses cheveux, les regardant, l’air perdu. Bah quoi ? Ils avaient quoi, ses cheveux ? Ils étaient secs, en plus, et elle n’avait rien chang… Aaaah, mais oui ! Vanessa était devenue blonde peu de temps après le départ de Leah, passant de brune avec des mèches blondes à blonde tout court. D’accord, c’était peut-être un peu perturbant. Elle avait eu envie de changer mais se lassait déjà un peu de cette couleur et allait sans doute se refaire une teinture, reprendre son ancienne couleur. Ou une autre. En fait, elle ne savait pas trop, elle faisait surtout au gré de ses envies.

Un grand sourire aux lèvres, Vanessa s’écarta un peu de son amie, la détaillant. Elle avait l’air bien plus heureuse comme ça ! Et ce petit bout… Il était siii mignon ! Elle aussi, elle avait changé. Moins qu’elle-même, d’accord, mais Leah avait quand même changé même si elle était incapable de dire en quoi. Elle était plus heureuse, voilà tout, comme… épanouie.

Leah – Je suis contente de te revoir.

Vanessa – Moi aussi ! Allez, viens, monte, ne reste pas dehors.

Sans lui laisser le temps de répondre, Vanessa entraîna Leah jusqu’à l’immeuble duquel elle avait voulu s’éloigner. Non mais… partir… Elle avait vraiment pensé partir alors qu’elle était là ! Pourquoi, d’ailleurs ? Pourquoi s’éloigner, comme ça, sans même dire bonjour ? Par peur de quelque chose ? Parce qu’elle ne savait pas si elle était là ou non ? Grimpant les escaliers, Vanessa lui expliqua qu’elle avait eu envie de changer de couleur de cheveux, comme ça, mais qu’elle ne devait pas trop s’habituer parce qu’elle comptait bientôt changer. Une fois arrivée à l’étage, elle ouvrit la porte de son nouveau chez elle et débarrassa la table en quelques gestes, sa fatigue oubliée.

Vanessa – Café ? Thé ? Chocolat chaud ? Quelque chose d’autre ?

Vanessa posa tout sur la table, heureuse de revoir Leah alors que ce n’était pas prévu. Rien que pour ça, elle était contente d’avoir pris cette mixture horrible. Au moins, elle était en état pour la recevoir ! Elle avait tant de questions à lui poser. A commencer par celle-ci : pourquoi avoir hésité à venir ? De quoi avait-elle peur ? Sans gêne, comme à son habitude, comme si elle lui demandait quel temps il faisait, Vanessa lui posa la question en la regardant.

Vanessa – Pourquoi as-tu hésité à monter ? Tu comptais repartir ou tu restes ici un moment ?
Revenir en haut Aller en bas
 
De retour sous la pluie
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Amfreville, sous la pluie.
» Rose sous la pluie
» Champ de course de Ghlin (Mons) Nocturne sous la pluie
» papillon sous la pluie
» Un jeune homme sous la pluie...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nouvel Horizon :: Archives et corbeille :: Archivage :: Rps d'Amérique-
Sauter vers: