Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Moyens d'action

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MessageSujet: Moyens d'action   Jeu 9 Avr 2015 - 15:23

Gabriel ouvrit un œil glauque en grognant, s’apercevant du même coup qu’il était couché dans son lit, sans ses chaussures, à moitié habillé. Hum ? Il se souvenait de s’être endormi dans le canapé hier soir alors qu’il regardait un film avec ses parents puis plus rien. Ils avaient dû le porter dans sa chambre… Ils auraient pu le laisser dormir dans le canapé, aussi, il se serait réveillé plus tard puis aurait été se coucher dans son lit. C’était samedi, encore tôt, mais la journée de la veille avait été horrible ! Il s’était pris la tête avec ses amis, car ils essayaient toujours de le convaincre de ne plus soutenir la résistance, que ça ne servait à rien, que leurs propres familles voulaient qu’ils restent en sécurité, etc. Ils pouvaient bien faire ce qu’ils voulaient, Gabriel, lui, ne voulait pas se laisser faire comme un mouton sous prétexte que les humains étaient plus faibles ! Il se leva avec un petit grognement, repoussant sa couette, et se traîna sous la douche, ses affaires en main. Ses parents devaient déjà être réveillés, à cette heure, ils ne devaient pas connaître la notion de « grasse matinée »… Enfin, il disait ça, mais ses grands-parents aussi se levaient toujours à pas d’heure hyper tôt ! En plus, quand on allait en week-end ou en vacances chez eux, il n’y avait pas intérêt à tomber malade.

Il sortait de la salle de bain, un peu plus réveillé, quand il vit débouler en pyjama les deux moustiques qui lui servaient de frère et sœur. Gabriel n’était pas du matin, définitivement, et il eut le plus grand mal à rester debout lorsqu’ils lui sautèrent dessus à grands renforts de cris. Eh oh, doucement ! Comment ils pouvaient être aussi énergiques à cette heure ?! Il les adorait, mais vraiment, sauf le matin où il n’avait qu’une envie, se pendre ou sauter par la première fenêtre venue. Il se laissa tomber par terre dans le couloir pour les recevoir dans ses bras, baillant toutes les cinq secondes. Beuh, ça faisait définitivement trop de bruit, à cet âge. Il restait appuyé contre le mur avec son frère sa sœur dans les bras, encore à moitié endormi, incapable de remuer le moindre orteil pour le moment. Elisabeth, du haut de ses cinq ans acquis tous frais de la semaine dernière, finit par lui dire qu’elle avait faim. Il la poussa à se relever et à courir vers la cuisine, incitant son frère à l’imiter. Allez les gamins ! Il les regarda filer à grands cris de « Mamaaaaan !! » alors qu’il se relevait.

La conversation de la veille lui tournait encore dans la tête. Il y avait pensé toute la soirée et en avait rêvé cette nuit. Devoir agir lui semblait si évident qu’il n’avait jamais pensé rester à l’écart. Vu l’histoire un peu particulière de sa famille, il n’en parlait jamais ouvertement, mais il était de ceux qui considéraient les vampires comme de véritables monstres qui n’avaient rien à faire sur cette terre. Des parasites, purement et simplement, ni morts ni vivants et qui traitaient les humains comme du bétail ou de la nourriture sur pattes. Il n’osait cependant pas s’en ouvrir, s’empêchant purement et simplement d’y penser quand son père était dans le coin. Fils d’ancien vampire, il était obligé, par ce statut, de boire chaque semaine un petit peu de sang… Lorsqu’il avait été en âge de comprendre ce qu’on lui faisait vraiment avaler, les crises avaient été violentes, il préférait se rendre malade plutôt que de boire ça. A neuf ans, il avait fini à l’hôpital, à se faire sermonner par son grand-père. Joyeux souvenirs. Il se sortit tout ça de l’esprit en allant à son tour dans la cuisine, se concentrant plutôt sur Lindsay qui devait venir aujourd’hui. Les petits prenaient leur petit-déjeuner avec maman. Papa devait être déjà être au travail, à cette heure. Il se frotta les yeux puis alla s’asseoir dans le canapé en entourant ses jambes de ses bras.

Il entendit sa mère l’appeler pour manger mais il haussa les épaules, sans bouger. Pas faim, ni soif, ni envie de rien, ça ira très bien, merci beaucoup. Il devait juste réfléchir un peu à ce qu’il pouvait faire, à son âge, avec les moyens dont il avait à disposition. C’était plus facile pour Nessie ! Elle était adulte, indépendante, mariée à un loup-garou, capable d’entreprendre tout ce qu’elle pouvait. Alors que lui, il était encore au collège, en dernière année avant le lycée mais au collège tout de même, avec des parents surprotecteurs et ne pouvait pas se déplacer librement. Il avait horreur de se sentir coincé comme ça. Et ses amis ne comprenaient pas… Sa mère vint s’asseoir à côté de lui en lui donnant une assiette. Devant son manque de réaction, elle la déposa sur la table du salon.

– Tu dois manger, Gabriel. Qu'est-ce qui se passe ?

– Mais rien, marmonna-t-il, j’ai le droit de ne pas avoir faim. Et non, je ne suis pas malade. Va plutôt t’occuper d’Elisa, elle va encore trouver le moyen de se blesser.

La petite sœur avait en effet une fâcheuse habitude de se cogner partout, de se faire des bleus, de s’écorcher les genoux, de se blesser avec tout ce qui était possible dans cette maison. L’armoire à pharmacie, remplie de pommades et de pansements, servait surtout pour elle et pour maman. Il regarda l’assiette d’un air morne alors que sa mère secouait la tête.

– Si tu n'es pas bien, tu peux le dire. J'ai appris à cacher certaines pensées à ton père, tu sais ? Je préfère que tu en parles, ce n'est pas moi qui vais te juger, loin de là, et ton père n'en saura rien si c'est ça qui te dérange.

– Et depuis quand on doit tout dire à nos parents ? souffla-t-il d’un ton exaspéré en se levant d’un bond. Je n’ai plus trois ans, je ne vais pas courir vers vous dès que j’ai un petit problème, ça va aller.

Il se retournait pour filer dans sa chambre quand il se cogna le nez dans quelqu’un et recula en grimaçant, avant de relever la tête, croisant le regard de son grand-père, Lindsay derrière lui. L’arrivée de sa cousine le soulagea et il se faufila derrière son papi pour la rejoindre, avec un maigre mot d’excuse. Il attrapa Lindsay par la main puis s’enfuit aussitôt avec elle dans sa chambre, fuyant littéralement les adultes. Il referma la porte derrière eux avec soin, lâchant un petit soupir, puis l’invita à s’asseoir sur le lit. Pourquoi fallait-il toujours que leurs parents cherchent à savoir le moindre détail de leurs existences ? Il s’assit à son tour, jouant avec un fil qui sortait de l’édredon.

– T’es très bien tombée, ma mère voulait savoir pourquoi je n’avais pas faim, dit-il en relevant la tête. Comme si ce n’était pas assez évident, franchement, avec ce qui se passe ! T’as reçu mon mail, hier matin ? Ça devient n’importe quoi, dans ce collège, il y en a trop qui veulent collaborer, ça me dépasse. Comment on pourrait agir, nous ?
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