Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Trop de secret

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MessageSujet: Trop de secret   Dim 12 Avr 2015 - 19:39

A genoux sur son lit, Amber essayait depuis dix minutes d'accrocher au-dessus de son lit un poster qui représentait toutes les princesses de Walt Disney. La pâte à fixe ne fonctionnait pas ! Et elle voulait vraiment l'accrocher, c'était sa grande sœur qui le lui avait rapporté, elle l'avait acheté à la librairie de Port Angeles. C'était une belle affiche, en plus ! Il y avait Mulan et Belle au milieu, et elles entourées par toutes les autres princesses avec plein d'étoiles et de lumière. Elle essaya de taper dessus pour la faire tenir, tirant à moitié la langue sous l'effet de la concentration. Elle parvint enfin à faire tenir l'affiche puis eut un rire de victoire, retombant sur les fesses sur sa couette. Elle avait collé plein d'affiches partout dans sa chambre avec les héros de ses dessins animés préférés. Elle remit ses chaussures, se battant un bref instant avec les lacets. Lindsay était parti chez leur cousin mais Amber n'avait pas pu l'accompagner, sa sœur lui disait qu'elle était trop petite pour les suivre dans leurs jeux.

Sortant de sa chambre, elle vérifia qu'il n'y avait personne dans le coin, puis se faufila discrètement au premier étage et entra avec précaution dans le bureau de son père. Elle referma la porte avec soin, le cœur battant. Elle n'était pas sûre d'avoir le droit de venir ici, en fait, même si ses parents n'avaient jamais rien dit sur le sujet. Mais bon, c'était le bureau de papa, quand même. Elle n'aimait pas cet endroit parce que son père, même s'il passait toute sa vie à l'hôpital, il passait aussi presque tout son temps libre à travailler ici et elle en pouvait pas lui demander de jouer avec elle. Elle voudrait bien savoir pourquoi il travaillait même à la maison ! Edward et Emmett, ils travaillaient pas dans un bureau en sortant du travail, d'abord. Elle regarda partout, levant le nez pour observer les étagères. Elle ne venait pas souvent ici, mais comme elle était "trop petite" pour faire plein de trucs, alors elle allait faire ses recherches toute seule.

Elle regarda d'abord sur le bureau pour voir s'il n'y avait pas des photos ou des trucs comme ça à portée de main. Elle en trouva une dans un cadre et la mit sous son nez pour bien regarder. Il y avait son papa, sa maman, ses oncles et ses tantes. Nessie n'était pas là, ni ses cousins ou sa sœur, ni même son frère. En plus, à part tata Bella, ils avaient tous les yeux dorés. Elle continua de regarder partout, gardant la photo en main. Elle détestait ne pas comprendre. Personne ne lui faisait confiance, ici, on ne lui disait rien... Des larmes commencèrent à couler doucement sur ses joues alors qu'elle serrait la photo contre elle. Elle avait peur que ses parents ne l'aiment pas assez pour lui parler, ou qu'ils ne veulent pas... Si ça se trouve, ils ne voulaient pas d'elle et elle était née par accident, c'est pour ça qu'ils ne lui disaient jamais rien ! Oui, c'était possible... C'était tout à fait possible. Et c'était pareil pour Lindsay et Cédric, alors, ils ne l'aimaient pas non plus.

Elle entendit tout à coup sa mère l'appeler, en montant les escaliers. Aussitôt, Amber fit en sorte d'essuyer toute trace de larmes de sa figure. Elle ne pleurait que lorsqu'elle se blessait sérieusement, depuis toute petite, et n'aimait pas qu'on la voit comme ça. Elle sortit du bureau en tenant toujours la photo.

– Je suis là, maman, dit-elle avec une toute petite voix.

Est-ce que sa maman et son papa avaient vraiment voulu d'elle ou elle était juste une erreur ? Une fois, papa avait dit qu'une fille à l'hôpital était tombée enceinte "par erreur" et qu'elle ne voulait pas garder l'enfant. Donc c'était possible, peut-être que ses parents avaient fait aussi une erreur avec elle. Elle rejoignit sa mère, tête baissée, en se demandant si c'était vraiment ça. Sa maman regarda le cadre qu'elle tenait, alors que Amber se mordait les lèvres.

– Quelque chose ne va pas ma chérie ?

– Maman, est-ce que toi et papa vous vouliez vraiment que je sois votre fille ?

Elle en tremblait, attendant la réponse avec appréhension. Son cœur s'était mis à battre avec une vitesse folle, alors qu'elle serrait toujours la photo comme elle serrait son doudou contre elle le soir avant de s'endormir. Elle était terrifiée par la possibilité d'entendre qu'elle n'était juste pas désirée, qu'elle était là par accident et n'y restait qu'en attendant qu'elle parte plus loin. a maman eut un air bizarre, alors qu'elle faisait tout pour refouler ses larmes.

– Mais... Que... Qu'est-ce qui te fait penser ça ? Bien sûr que nous voulions que tu sois notre fille !

– Parce que... murmura-t-elle la gorge serrée. Parce que on me dit jamais rien, il y a des secrets, j'ai pas le droit de voir les photos de la famille et, et... Vous me parlez pas, et papa n'est jamais là, il travaille tout le temps.

Pour elle, c'était parce qu'il ne voulait pas la voir et voulait juste parler à son frère et sa sœur. Maman, c'était pareil, en plus, elle essayait de l'éviter, non ? Elle serra encore plus la photo, comme pour se protéger. Personne ne voulait rien lui dire... Ce serait peut-être mieux si elle partait de la maison, pour ne plus gêner personne. Elle se voyait déjà emballer deux ou trois affaires dans son petit sac à dos qu'elle emmenait à l'école puis partir... Elle ignorait juste où, pour le moment. Il y avait sûrement un endroit quelque part où on voulait bien des enfants. Elle faillit fondre en larmes à la seule idée de devoir quitter ses parents, son frère et sa sœur.

– Ma chérie... Si ton père travaille autant, c'est parce que nous en avons besoin, pas parce que tu es là. On t'aime, et ça je veux que tu le saches. Et qu'il est médecin. Il sauve des gens tous les jours.

Mais ça expliquait pas pourquoi il travaillait aussi à la maison, il y avait pas de gens malades à la maison, c'était pas logique. Elle déposa la photo par terre, fondant en larmes, puis s'enfuit dans l'escalier presque aussitôt. Aveuglée par ses larmes, elle se cassa la figure au bout puis atterrit sur le tapis, le nez par terre. Elle se ramassa sur elle-même, en position fœtale, essayant de ne plus rien entendre ou voir. Elle avait peur de devoir partir ou d'être abandonnée, peur de perdre toute sa famille. Elle pleura de plus belle en se cachant le visage, terrorisée. Est-ce que papa et maman l'aimaient vraiment ? Et son frère ? Et Lindsay ? Ils en pensaient quoi ? Pourquoi ils ne disaient rien ? Maman la prit tout à coup dans ses bras pour l'emmener dans la cuisine. Mais elle n'était pas blessée... Elle voulait juste savoir si elle pouvait rester avec sa famille.

– Amber, que se passe-t-il ? Il doit bien avoir quelque chose que tu ne me dis pas ?

– Je veux pas être seule, renifla-t-elle en essuyant ses larmes d'une main, parlant ensuite de plus en plus vite. Avant, vous aviez les yeux dorés sur les photos, donc je ne vous ressemble même pas... Et puis, je sais rien sur la famille, ni sur vous ou personne, je fais pas parti de la famille, si ça se trouve, ou alors, j'étais une erreur. Une fois, j'ai entendu papa dire qu'une femme pouvait avoir un enfant par erreur ! Donc je suis ça, moi aussi ?

Elle renifla pour essayer de contenir ses larmes, tremblante.

– Vous m'aimez vraiment ... ?
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MessageSujet: Re: Trop de secret   Dim 19 Avr 2015 - 22:08

Esmée se dirigeait vers leur chambre, afin de prendre les quelques plans qu’elle avait commencés, ayant décidé de les faire dans le salon, préférant être en bas pour pouvoir entendre si quelque chose se passait ou s’il y avait le moindre problème. Après tout, elle voulait travailler pour éviter de trop penser inutilement afin de ne pas s’inquiéter – enfin, essayer. Elle était seule avec Cédric et Amber tandis que Carlisle travaillait et que sa fille aînée était partie chez ses cousins.

Elle posa donc ses plans sur la table du salon, puis commença à travailler. Au bout de quelques minutes, elle remarqua qu’Amber ne disait rien, était même très calme et elle commença à s’inquiéter pour sa fille cadette. Esmée se leva donc du canapé et se dirigea vers les escaliers pour voir où elle pouvait bien être.

La mère de famille fronça les sourcils, puis se mit à crier le nom de sa fille tout en montant les escaliers. Elle s’en faisait peut-être pour rien, mais... C’était plus fort qu’elle, et le fait de ne pas voir Amber  depuis un petit bout de temps l’inquiétait. Elle continuait de crier et se dirigeait vers la chambre de sa fille cadette lorsque la voix de sa fille se fit entendre derrière elle :

-Amber- Je suis là, maman.

Amber avait dit cela d’une toute petite voix, ce qui ne fit que renforcer l’inquiétude d’Esmée qui se retourna presque instantanément vers elle, ne manquant pas de s’apercevoir qu’elle serrait une photo dans ses bras. Pourquoi tenait-elle la photo ainsi ? Et surtout, pourquoi sortait-elle du bureau de Carlisle ? Mais, ce qui l’inquiétait davantage, c’était le ton qu’elle avait pris. Son inquiétude, qui aurait dû s’estomper ne fit qu’augmenter.

-  Quelque chose ne va pas ma chérie ?

-Amber- Maman, est-ce que toi et papa vous vouliez vraiment que je sois votre fille ?

Q... Pardon ? Esmée sentit son cœur rater un battement, puis deux.  Le choc pouvait très nettement se voir sur son visage. Qu’est-ce qui pouvait bien faire penser ça à sa fille ? N’étaient-ils pas assez inquiets pour elle ? Ne... Est-ce qu’ils ne faisaient pas bien certaines choses ? Était-ce... À cause de ce qu’elle avait entre les mains ? Carlisle gardait-il une photo de leur vie d’avant ? Une foule de questions la submergea, tandis qu’elle était encore sous le choc. Mais comment pouvait-elle penser une chose pareille ? Cela semblait tellement être une évidence pour Esmée qu’elle avait du mal à se remettre du choc.

-Mais... Que... qu'est-ce qui te fait penser ça ? Bien sûr que nous voulions que tu sois notre fille !

-Amber- Parce que... murmura-t-elle. Parce que on me dit jamais rien, il y a des secrets, j'ai pas le droit de voir les photos de la famille et, et... Vous me parlez pas, et papa n'est jamais là, il travaille tout le temps.

... Elle était tombée sur une photo d’eux vampire, Esmée semblait comme sonné et dû s’y reprendre à deux fois pour répondre à sa fille. Lindsay était pour ainsi dire née avec cette histoire, avec leur histoire. Quant à Cédric, lui, il ne savait qu’une partie de la vérité... Elle s’attendait à ce genre de question, mais elle ne les attendait pas avant quelques années, au moins. Quant à Carlisle... Elle lui raconterait sa discussion avec Amber, ça, aucun doute. Même si elle voulait faire les choses en douceur, elle devrait le lui dire, même si elle savait qu’il s’en voudrait. S’ils lui cachaient la vérité, c’était seulement pour la ménager, elle était beaucoup trop jeune pour ça, et elle ne pourrait peut-être pas tout comprendre. Esmée se mit à la hauteur de sa fille, puis tentant d’éviter ce qui fâcherait, elle choisit d’expliquer pour Carlisle.

-Ma chérie... Si ton père travaille autant, c'est parce que nous en avons besoin, pas parce que tu es là. On t'aime, et ça, je veux que tu le saches. Et qu'il est médecin. Il sauve des gens tous les jours.

Bon, d’accord, c’était un petit mensonge, vu que techniquement il n’avait plus besoin de travailler pour vivre ni Carlisle ni elle, d’ailleurs. C’était plus pour s’occuper, et par passion aussi. Mais le fait qu’Amber se mette à douter, à avoir peur qu’il ne fasse ça à cause d’elle...

Amber déposa le cadre qu’elle portait depuis le début de la conversation tout en fondant en larmes et le fait de voir sa fille dans cet état eut le mérite de lui brisé le cœur, mais le fait de la voir se précipitée dans les escaliers, toujours en larmes puis de trébucher sur la dernière marche lui donnait l’impression que tout allait si vite et ne fit qu’accentuer son inquiétude. Elle se précipita sans hésiter  vers Amber, alors qu’elle était en position fœtale sur le sol, toujours en pleurs et la prit dans ses bras en douceur, voulant la réconfortée, voir si elle n’était pas blessée...

Elle la transporta ensuite jusqu’à la cuisine puis la déposa sur l’un des plans de travail pour prendre de quoi la soigner. L’inquiétude ne faisait que grandir et grandir, tandis qu’elle prenait de quoi lui nettoyer le visage, puis qu’elle n’ait aucune plaie, n’aimant pas la voir dans cet état.

-Amber, que se passe-t-il ? Il doit bien avoir quelque chose que tu ne me dis pas ?

-Amber- Je veux pas être seule, renifla-t-elle en essuyant ses larmes d'une main, parlant ensuite de plus en plus vite. Avant, vous aviez les yeux dorés sur les photos, donc je ne vous ressemble même pas... Et puis, je sais rien sur la famille, ni sur vous ou personne, je fais pas parti de la famille, si ça se trouve, ou alors, j'étais une erreur. Une fois, j'ai entendu papa dire qu'une femme pouvait avoir un enfant par erreur ! Donc je suis ça, moi aussi ?

Une erreur... Une erreur... Mais voyons ! Et puis, Carlisle ! Esmée ne dit rien, aucun mot ne sortit de sa bouche. Ce coup-là, elle n’aurait jamais pensé l’entendre de la part d’un de ses enfants en parlent de lui-même, jamais.  Bien sûr qu’ils l’aimaient ! Et c’était évident pour Esmée, mais visiblement pas pour sa fille. Elle regardait sa fille dans les yeux tandis qu’elle reniflait et tremblait de tout son corps.

-Amber- Vous m'aimez vraiment ... ?

- Bien sûr que oui ! On t’aime, et ça, je ne veux pas que tu en doutes. Avait-elle déclaré directement, sans même réfléchir, tant cela lui paraissait évident.  Je veux que tu saches aussi que jamais tu ne seras seule, ma chérie. Jamais.

Esmée cherchait à expliquer pour les yeux, refusant catégoriquement de dire la vérité à sa fille. Pas à son âge, pas alors qu’elle avait seulement 6 ans, elle était beaucoup, beaucoup trop jeune pour ça. Et... Elle voulait la protéger le plus possible, lui éviter le moindre problème. Elle était prête à tout pour lui éviter des problèmes, prête à tout aussi pour la protéger. Pour les protéger, tous.

Esmée posa sa main sur le visage de sa fille, agissant avec la plus grande douceur du monde même si elle savait que pour protéger sa fille, elle devrait lui mentir. Cacher un mensonge avec un autre. Elle n’aimait pas faire ça, mais... avait-elle un autre choix ? Lui dire la vérité ? Hors de question. Pas aussi tôt.

- À une époque, commença-t-elle, avec ton père et...

Elle s’arrêta un moment, puis sourit avant de reprendre.

-En fait, avec toute la famille, c’était avant que tu ne naisses, et bien avant la naissance de ta sœur, en fait. Même Nessie n’était pas née, fit-elle en mêlant la vérité au mensonge. Les yeux dorés, c’était une blague qu’on aimait bien se faire entre nous. Et... Il fallait avouer que sur le coup, ça pouvait paraître étrange, mais on aimait bien porter des lentilles de couleurs, pour paraître différents et pour se différencier des autres.  Dorés, plus pour signifier l’or, la richesse d’une famille unie. Après, on ne le faisait qu’entre nous, évitant de le faire en public pour que cela ne paraisse trop étrange et que l’on nous pointe du doigt.

Elle prit sa fille dans ses bras, et, tout en lui lançant un regard maternel et plein d’amour, elle la redéposa sur le sol avant de lui faire un bisou sur la joue. Elle en parlera à Carlisle. Et... Il faudra fermer la porte de son bureau, aussi. Pour éviter ce genre d’incident. Esmée ne supportait pas l’idée de devoir mentir à sa fille, même si elle mentait déjà. Mais... C’était beaucoup plus prudent pour le moment. Elle savait qu’il faudrait dire la vérité à Amber, un jour ou l’autre comme à Cédric, mais le plus tard sera le mieux.

- C’était un simple jeu. Le fait de ne pas te l’avoir dit ce n’est en aucun cas parce que nous n’avons pas confiance en toi, ma chérie.  Tu comprends ? Je parlerai même à ton père, si tu veux. Mais je ne veux pas que tu me caches ce genre de chose. Je veux que tu me dises si jamais tu as peur, ou que tu doutes à propos de quelque chose. D’accord ?
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