Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 L'armée du Nord va arriver !

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MessageSujet: L'armée du Nord va arriver !   Ven 24 Avr 2015 - 22:22

Un ronflement sonore perça le calme de la grande pièce abritant le bureau du Colonel et la grande table divisée en petits espaces de travail pour ses subordonnées. Havoc était affalé sur sa chaise, tête penchée, un petit filet de bave ornant son menton alors qu'un sourire béat fleurissait sur ses lèvres. Dans son rêve, une belle et magnifique femme brune avec une énorme poitrine courait au bord de l'océan, avec une belle robe bleue légère et pieds nus, riant sous les éclats de vagues, alors qu'elle lui criait de l'attraper si il pouvait. Et lui courait sous le soleil derrière elle en riant avec bonheur. Gaaah. Il sourit de plus belle dans son sommeil, se voyant rattraper la belle jeune femme et la serrer contre lui. Vive les grosses poitrines ! Ils dansaient dans les vagues, sous une chaleur magnifique, heureux. Il rêvait encore lorsqu'une main eut tout à coup la très mauvaise idée de le secouer comme un prunier. Il se réveilla en sursaut, croisant le regard du sous-lieutenant Breda. Non mais eh !

– Mon rêve était bien ! se plaint-t-il alors que le reste de l'équipe entra à son tour. Pourquoi tant de haine ?

C'est pas le moment de dormir ! On doit encore se préparer, l'armée du Nord va bientôt arriver à East City pour les manœuvres.

Ah oui, humph, les manœuvres. Il soupira puis fouilla la poche de sa veste d'uniforme pour prendre son paquet de cigarettes et en caler une entre les dents. La première bouffée parvint à le calmer un tantinet, alors qu'il marmonnait qu'il ne fallait pas avoir de cœur pour réveiller les gens comme ça. Son regard tomba sur l'heure et il réalisa qu'en effet, la délégation du Nord devait arriver aujourd'hui. Le Nord... Ils avaient souvent des manœuvres avec eux, les deux armes se connaissaient plutôt bien. Mais ce n'était pas trop mal que ça passe dans l'Est cette fois ! Le Nord était... Comment dire... Glaçant. Beau mais terrible, on ne pouvait pas survivre là-bas si on y était pas né. Il s'appuya sur le bureau en écoutant les autres discuter des manœuvres, se grattant la barbe pour se distraire.

– Me demande si leur générale sera toujours aussi souriante...

Il avait déjà beaucoup travaillé avec elle, lui et le lieutenant. Lors de manœuvres, justement, ou de certaines missions dans le Nord. Elle était une excellente chef mais restait... Peu commode... Grumman était déjà beaucoup plus agréable ! Il souriait tout le temps, s'agitait, riait, jouait aux échecs avec tout le monde et discutait beaucoup. Jean l'aimait bien, c'était un général plutôt bien. Pas comme certaines huiles de Central City qui n'étaient bons qu'à donner des ordres et crier sur tout le monde. Il étouffa un long, long, très long bâillement, fermant les yeux.

– Bon, soupira-t-il en jetant un œil à ses papiers. Très bien, tout ça...

Il ferma les yeux, à moitié allongé sur le bureau, puis na tarda guère à se rendormir, retrouvant son beau et tendre rêve dès la seconde où il ferma les yeux. Il avait très mal dormi la nuit dernière et n'était pas en état de faire quoi que ce soit de constructif pour le moment. Brune, belle, grosse poitrine, aimante... Il recommençait à ronfler lorsque Falman lui fila un coup de coude. Mais rah, il voulait dormir ! Il se leva en soupirant à nouveau, passant une main dans ses cheveux.

– Mais stressez pas, on sait déjà ce qu'on aura à faire ! Inspection des troupes par le général Grumman et la générale Armstrong, puis début des manœuvres, le tout surveillé par des mecs de Central. Et voilà, fin de l'histoire, chacun va rentrer chez soi ensuite. D'ailleurs, faut pas que l'armée de l'Est soit à la gare pour les accueillir ? Ou on les attend au champ de militaire ?
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Roy Mustang

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MessageSujet: Re: L'armée du Nord va arriver !   Dim 26 Avr 2015 - 13:19

Roy – De qui tu parles ? soupira Roy, téléphone en main et dossier sous le bras. C'est pas vraiment le moment, vois-tu.

Il fronça les sourcils lorsque son interlocuteur se mit à lui raconter les trois meurtres d'alchimistes d'état. Trois hommes avec qui il avait combattu à Ishbal, quelques années plus tôt... Ils avaient été tués ? Par qui ? Et surtout pourquoi ? Il s'appuya contre la paroi de la cabine, pensif. Il n'était pas rare qu'on en veuille aux alchimistes d'état, mais de là à commettre un meurtre ? Les trois personnes avaient été tués la nuit,s ans aucun témoin, aucun indice sur l'identité du tueur. Quelqu'un se baladait à Central en voulant la peau des alchimistes. Cette ville était décidément très agitée, depuis quelques temps. A côté, East City était une ville de campagne, très calme et tranquille. La région avait assez subit durant la guerre. Il marmonna une vague réponse, jetant un coup d'œil au lieutenant qui attendait près de lui. Central était une ville de dingues, il se passait tellement de choses en ce moment, entre les attentats et maintenant cet assassin.

Roy – Ça va, je peux me défendre, soupira-t-il, et votre malade est à Central, de toute façon. On va avoir des manœuvres avec l'armée du Nord, aujourd'hui, et... Quoi ? Qui s'est évadé ?

Il ferma les yeux une seconde, avec cette nouvelle information. Sarah Hervan... Elle venait de l'armée de l'Est, elle aussi, il l'avait très bien connue. C'était une alchimiste très réputée, qui avait été internée après avoir craqué durant la guerre. Son interlocuteur revint sur le tueur en liberté, la nécessité de garder les yeux ouverts, etc. Il retint un soupir, répétant que oui, il allait être attentif, puis échangea encore quelques mots avant de raccrocher. Il repartit avec le lieutenant, allant retrouver le reste de l'équipe pour une mise au point rapide avant les manœuvres.

Roy – Central est encore bien agitée, cette ville est très calme à côté.

Lieutenant – Que comptez-vous faire pour ce tueur et l'alchimiste qui s'est évadée ?

Roy – Rien du tout, que voulez-vous que je fasse ? dit-il en haussant les épaules. Le tueur est à Central. Quand à Sarah, on ne sait même pas où elle a bien pu disparaître.

Et il n'avait pas le temps d'aller courir à travers toute la région pour la retrouver, en supposant qu'elle ait fui vers l'Est. A sa place, il chercherait d'abord un endroit pour se reposer, se refaire une santé, puis se préparer. Elle avait pas mal subit, elle aussi, mais elle ne voulait surtout à Bradley. Roy n'allait pas pleurer sur le danger qui menaçait le chef du pays, bien au contraire. S'il pouvait mourir vite, cela l'arrangera. Sa subordonnée fronça les sourcils, alors qu'il faisait signe à deux de leurs collègues de les suivre. Havoc devait déjà être au bureau, à cette heure, il arrivait toujours en avance.

Lieutenant – Vous devez être prudent, Colonel. Ce tueur a assassiné trois Alchimistes d'Etat, nous ignorons où il ira après.

Sans doute, mais il n'était pas en sucre non plus et avait autre chose à se soucier en attendant. Il rentra dans le bureau alors qu'Heymans, qui les avait devancé, était en train de secouer Havoc pour le réveiller, alors q'il ronflait comme un bienheureux. Au moins qui n'était as du tout stressé... Il alla s'asseoir à son tour, tandis que le sous-lieutenant se plaignait d'avoir été réveillé. Mais ce n'était pas le moment de dormir, l'armée du Nord allait bientôt arriver ! Il commença par donner le planning à son équipe, récapitulant le déroulé des événements, si tout se passait bien. Ils allaient utiliser les champs militaires qui étaient près de Resembool. Il avait entendu dire que les gens de Briggs comptaient amener des chars et d'autres armes lourdes, autant prévoir large pour le terrain.

Roy – Faisons en sorte que tout se passe bien, surtout. Les manœuvres ont faillies être annulées, ou au moins reportées. Briggs a essuyé une nouvelle attaque de Drachma cette nuit, ils doivent être un peu sur les nerfs.

Il déploya une carte pour indiquer où auront lieux les mouvement de troupes quand Havoc s'allongea à moitié sur son bureau, refermant les yeux. Sous-lieutenant Jean Havoc... Heureusement que Falman se chargea de le secouer un peu pour le ramener à la réalité. On se concentre, bon sang ! Il se redressa enfin, alors que le Colonel comptait son agacement. Il appréciait beaucoup Jean, c'était un véritable ami, mais parfois, il aimerait qu'il fasse un minimum d'effort pour prendre la situation au sérieux.

Jean – Mais stressez pas, on sait déjà ce qu'on aura à faire ! Inspection des troupes par le général Grumman et la générale Armstrong, puis début des manœuvres, le tout surveillé par des mecs de Central. Et voilà, fin de l'histoire, chacun va rentrer chez soi ensuite. D'ailleurs, faut pas que l'armée de l'Est soit à la gare pour les accueillir ? Ou on les attend au champ de militaire ?

Roy – Ce sont les généraux qui vont les accueillir à la gare, nous, on doit tout préparer sur le champ. Et commence par te redresser ! Les troupes de Briggs seront déjà assez sous tension pour que personne ne vienne jeter de l'huile sur le feu par ce genre de comportement.

Il continua à détailler le déroulement des opérations, pour que chacun garde bien en tête ce qu'il aura à faire et comment. L'inspection des troupes était l'étape la plus stressante, dans tout cela, le haut commandement ne laissait passer aucun détail. Une fois fait, il s'assura que tout le monde avait bien compris avant de se relever.

Roy – Sinon, il va falloir garder l'œil ouvert. Vous connaissez Sarah Hervan ?

Ils l'avaient déjà vu ou au moins croisé, une fois ou deux. Elle était devenue alchimiste d'état assez jeune, au sein de l'armée de l'Est. Roy avait assisté à son examen, curieux de voir ce que pouvait faire la jeune femme. un "spectacle" pour le moins intéressant, même si le plus drôle avait été de voir l'examen d'Edward Elric. Certaines personnes ne reculaient devant rien, au point de se mettre elles-mêmes en grave danger. Son équipe fit non de la tête, tandis qu'il rangeait les papiers dans son dossier, pas inquiet pour deux sous. Tout ce qui pouvait nuire à Bradley lui était profitable, après tout. Il expliqua qu'elle était une ancienne alchimiste d'état, assez douée et connue dans l'armée, et qui avait littéralement craqué dans la guerre d'Ishbal après la mort violente d'un enfant. Après avoir menacé Bradley de mort, elle avait été enfermée dans un asile.

Lieutenant – Avons-nous des informations sur son état lors de son évasion ? La manière ? L'endroit où elle se trouve ?

Roy – Si on le savait, elle serait déjà arrêtée, répondit-il d'un ton très tranquille en bouclant le dossier. Je ne sais rien de plus et on a autre chose à se soucier pour le moment. Allons-y.

Il quitta la pièce, suivit par son équipe, pour monter dans les voitures qui les attendaient pour les conduire près de Resembool. Les installations allaient déjà bon train, tout le monde s'activait pour préparer les manœuvres. Des soldats du Nord étaient déjà là, occupé à monter des tentes et assembler un énorme char. Il le savait... Ils 'arrêta un moment pour les observer, se demandant pourquoi ils n'enlevaient pas leurs manteaux noirs fourrés maintenant qu'ils étaient dans une région plus chaude. Pareil pour leurs uniformes de sortie, blancs, avec masque, bonnets et gants, sans compter le manteau doublé. Ils devaient mourir de chaud. Il déposa ses dossiers dans une des tentes, à l'ombre, jetant un coup d'œil au lieutenant.

Roy – Détendez-vous un peu, lieutenant ! Ce ne sont que des manœuvres, tout va bien se passer.


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: L'armée du Nord va arriver !   Mar 28 Avr 2015 - 20:13

Colonel – De qui tu parles ? soupira-t-il, téléphone en main et dossier sous le bras. C'est pas vraiment le moment, vois-tu.

Riza attendait devant la cabine, dos au Colonel, dossiers dans les bras. Elle n’avait pas écouté la conversation, respectant l’intimité de son supérieur, mais le changement de ton de son interlocuteur l’alarma immédiatement. Des meurtres à Central. Trois alchimistes qui avaient participé à la guerre d’Ishbal, tous tués en pleine nuit et sans témoin. Des Alchimistes d’Etat… Riza resserra ses mains sur ses dossiers, soudain plus inquiète. Ils n’avaient pas d’indice, aucune indication, ce tueur se baladait librement à Central et semblait bien s’en tirer, sans aucun problème. Comment le Colonel pouvait-il être si calme ?! Ils étaient peut-être à East City, mais ce n’était pas une raison. Il était Alchimiste d’Etat, lui aussi, il avait combattu à Ishbal et risquait donc sa vie comme tous les autres !

Colonel – Ça va, je peux me défendre, soupira-t-il, et votre malade est à Central, de toute façon. On va avoir des manœuvres avec l'armée du Nord, aujourd'hui, et... Quoi ? Qui s'est évadé ?

Le lieutenant se retint de lever les yeux au ciel, écoutant la suite de la discussion. Une jeune femme du nom de Sarah Hervan ? Cela lui disait quelque chose, elle avait déjà vu son visage, oui. Les cheveux blonds foncés, un visage plutôt carré, des yeux clairs. Alchimiste, elle aussi, qui avait craqué durant la guerre, d’après ce que Riza avait entendu. Et elle s’était évadée ? Bon… De prime abord, cette fille ne constituait pas une menace pour le Colonel, mais elle allait se renseigner et chercher toutes les informations sur elle. Uniquement pour être sûre et ne pas être prise par surprise. Ne jamais sous-estimer les gens. Si le Colonel ne s’en inquiétait pas, très bien, elle le ferait pour lui. Il comptait sur elle et Riza n’allait certainement pas baisser sa garde.

L’interlocuteur de son supérieur revint sur le tueur qui sévissait à Central, répétant au Colonel de faire attention. Bien entendu, les réponses de ce dernier montraient qu’il ne s’en souciait guère et qu’il ne comptait pas s’alarmer pour si peu parce qu’ils « étaient à East City ». Il était désespérant ! C’est vrai, après tout, pourquoi s’inquiéter ? Le tueur est à Central, il ne peut pas prendre le train et ne sera jamais au courant des manœuvres dont on parle là-bas, manœuvres qui rassembleront plein de militaires et d’alchimistes. C’est vrai, aucune raison de s’inquiéter…

Réfléchissant aux pistes qu’ils avaient, Riza resta silencieuse et attendit que le Colonel termine sa discussion. Ils devaient rejoindre les autres pour les manœuvres et revoir une dernière fois le déroulement de la journée pour être prêts. Ce n’était pas le moment d’avoir des imprévus, surtout avec l’armée du Nord qui venait et les problèmes à Central. Dès que son supérieur raccrocha, ils se remirent à marcher sans que Riza ne prenne la parole, attendant qu’il parle de lui-même. Il avait sûrement pensé à quelque chose et allait réagir pour le tueur, c’était évident.

Colonel – Central est encore bien agitée, cette ville est très calme à côté.

Riza – Que comptez-vous faire pour ce tueur et l'alchimiste qui s'est évadée ?

Colonel – Rien du tout, que voulez-vous que je fasse ? dit-il en haussant les épaules. Le tueur est à Central. Quand à Sarah, on ne sait même pas où elle a bien pu disparaître.

Non mais… Il pensait vraiment qu’il ne risquait rien ?! Riza tourna la tête vers lui et fronça les sourcils, de plus en plus exaspérée. Il devait s’inquiéter ! Elle devait le protéger, oui, mais s’il n’y mettait pas la moindre volonté, elle risquait d’être moins concentrée sur les manœuvres et ne verrait pas tout. Il devait faire attention et ne pas prendre cette histoire à la légère, on ne savait rien sur cette Sarah, rien sur ce tueur, et c’était précisément cela qui l’inquiétait au plus haut point. Le Colonel avisa deux personnes de les suivre pendant qu’elle-même restait à côté de lui, marchant à sa hauteur, regardant droit devant elle.

Riza – Vous devez être prudent, Colonel. Ce tueur a assassiné trois Alchimistes d'Etat, nous ignorons où il ira après.

Ce n’était pas une demande, juste un avertissement. Elle savait qu’il n’allait pas s’inquiéter pour autant, qu’il ne se préoccuperait pas de ce tueur avant qu’il ne représente réellement une menace. Mais grâce à aux paroles qu’elle venait de prononcer, elle le prévenait. Qui était ce tueur ? D’où venait-il ? Pourquoi s’en prenait-il aux Alchimiste d’Etat ? Comment tuait-il ? A quelle fréquence ? Par qui avait-il commencé ? Où avait-il attaqué précisément dans Central ? Ils ne savaient rien !

Ils arrivèrent dans la salle où les autres les attendaient, Heymans secouant Havoc pour le réveiller. Riza leva les yeux au ciel, ne comprenant pas comment il parvenait à dormir dans une situation pareille. Les manœuvres allaient commencer, ils avaient encore du boulot et devaient tout revoir une dernière fois, alors on se réveille ! Ils n’avaient pas le temps de dormir, surtout avec ce qui venait de tomber même si le reste de l’équipe n’était pas encore au courant. Riza se plaça à côté du Colonel, écoutant attentivement ce qu’il disait et le déroulement prévu pour les événements. Elle fronçait les sourcils sous le coup de la concentration, mémorisant toutes les étapes et ce qui était important à savoir.

Colonel – Faisons en sorte que tout se passe bien, surtout. Les manœuvres ont failli être annulées, ou au moins reportées. Briggs a essuyé une nouvelle attaque de Drachma cette nuit, ils doivent être un peu sur les nerfs.

Le lieutenant hocha légèrement la tête pendant que le Colonel déployait une carte de la zone Est sur la table. Elle attendit la suite, la récapitulation des différents endroits où devaient se dérouler les mouvements des troupes, mais ils furent interrompus par le ronflement agaçant du sous-lieutenant. Un peu de tenue, c’était important ! Il allait encore demander ce qu’il devait faire, où il devait se trouver, ce qui se passait, combien de temps les choses allaient durer… Un peu de rigueur ! Il était fatigué, oui, d’accord, mais cela n’excuse rien du tout. Riza, lorsqu’elle était fatiguée, travaillait tout de même et oubliait sa fatigue si le Colonel avait besoin d’elle. Son devoir était de le protéger et elle le faisait, alors Havoc pouvait y mettre un peu du sien, lui aussi.

Jean – Mais stressez pas, on sait déjà ce qu'on aura à faire ! Inspection des troupes par le général Grumman et la générale Armstrong, puis début des manœuvres, le tout surveillé par des mecs de Central. Et voilà, fin de l'histoire, chacun va rentrer chez soi ensuite. D'ailleurs, faut pas que l'armée de l'Est soit à la gare pour les accueillir ? Ou on les attend au champ de militaire ?

Colonel – Ce sont les généraux qui vont les accueillir à la gare, nous, on doit tout préparer sur le champ. Et commence par te redresser ! Les troupes de Briggs seront déjà assez sous tension pour que personne ne vienne jeter de l'huile sur le feu par ce genre de comportement.

Tout à fait. Riza n’avait pas spécialement peur des troupes de Briggs, n’étant pas non plus impressionnée par la Générale Armstrong comme elle l’avait déjà côtoyée, mais il est vrai qu’une tenue telle que celle qu’avait Havoc à présent risquait de l’irriter. Ils devaient se déplacer et quitter leur ville froide et enneigée alors qu’ils y étaient habitués et ils venaient de subir une attaque, les accueillir convenablement était la moindre des choses ! Le lieutenant ne dit rien, cependant, de plus en plus convaincue que ses collègues étaient trop laxistes à propos de certains sujets. Elle écouta le Colonel parler, hochant la tête de temps en temps pour montrer qu’elle comprenait, toujours ses sourcils froncés pour retenir le plus de choses possibles. Cela allait être long. Très long. Et pas qu’aujourd’hui, ce n’était que le début.

Colonel – Sinon, il va falloir garder l'œil ouvert. Vous connaissez Sarah Hervan ?

Riza fit non de la tête, ne la connaissant que de vue et de nom, ne sachant que très peu de choses sur elle. Pour elle, ce n’était pas « connaître » alors qu’elle ressentait un manque cruel d’informations. Attentive, la jeune femme écouta le Colonel en inscrivant mentalement tout ce qu’il disait à propos de cette Sarah. Alchimiste, elle le savait, qu’elle avait craqué durant la guerre, aussi. En revanche, Riza ignorait les raisons… Voir un enfant mourir était horrible et marquait l’esprit à vie. Elle-même avait tué de nombreuses personnes et en ressentait toujours les conséquences aujourd’hui, mais elle continuait. Beaucoup de militaires avaient craqué, durant cette guerre, et c’était compréhensible.

Tout comme la menace de mort sur Bradley ce jour-là. Elle le comprenait, pouvait concevoir un tel désir de vengeance après toutes les horreurs qu’ils avaient vues, mais proclamer une telle chose n’était pas très intelligent. Cette femme en avait donc après Bradley… Logiquement. Mais que savait-on d’elle depuis son évasion ? Comment s’en était-elle sortie ? Dans quel état ? Il devait leur donner ces détails, c’était important s’il fallait le protéger !

Riza – Avons-nous des informations sur son état lors de son évasion ? La manière ? L'endroit où elle se trouve ?

Colonel – Si on le savait, elle serait déjà arrêtée, répondit-il d'un ton très tranquille en bouclant le dossier. Je ne sais rien de plus et on a autre chose à se soucier pour le moment. Allons-y.

… Riza ignorait ce qui l’exaspérait le plus. Le manque d’informations ou la réaction du Colonel ? Il ne semblait même pas prendre en considération la situation critique ! D’abord avec ce tueur, ensuite avec cette alchimiste évadée. Que maîtrisait-elle exactement ? Quel était son point fort ? Que faisait-elle ? Depuis combien de temps était-elle dehors ? Il était très probable qu’elle vienne à East City si elle avait entendu parler des manœuvres. Si elle en avait après Bradley, quoi de plus logique ? Sauf si elle avait d’autres informations plus intéressantes, Riza n’en savait rien. Et c’était précisément cela qui l’agaçait particulièrement !

En chemin, le lieutenant ne dit rien, rassemblant toutes les informations qu’elle avait, répétant le déroulement de la journée dans sa tête, estimant les angles de vue qu’elle aurait depuis l’endroit où elle devrait se trouver. Il fallait qu’elle protège le Colonel et avait la carte en tête, savait qui se trouvait où et quand. Demain, ce sera un autre jour, aujourd’hui était le point de départ et le plus inquiétant. Tout le monde s’installait, l’armée du Nord était arrivée, avec leurs uniformes habituels. Ils n’avaient pas changé de tenue mais cela ne frappa pas Riza plus que nécessaire, elle ne le remarqua que lorsque le Colonel s’arrêta sans crier gare.

Elle l’attendit, jetant un autre coup d’œil au terrain, consciente qu’une carte peut parfois différer de la réalité. Heureusement, ce n’était pas le cas. Le lieutenant serrait son arme contre elle, beaucoup plus rassurée ainsi, ne quittant pas son supérieur des yeux. Elle s’inquiétait, oui, et elle aimerait bien qu’il en fasse de même ! Ce n’est que lorsqu’ils arrivèrent dans une tente, à l’ombre, que Riza fut un peu plus rassurée – non sans avoir jeté un coup d’œil circulaire à la tente, au cas où.

Colonel – Détendez-vous un peu, lieutenant ! Ce ne sont que des manœuvres, tout va bien se passer.

Riza – Je serais plus détendue si mon Colonel daignait réaliser le danger que représente le tueur d’alchimistes. Avec tout le respect que je vous dois, permettez-moi de vous dire qu’il pourrait vous tuer parce que vous prenez cette affaire trop à la légère, Colonel.

Riza resta calme, même si son supérieur ne l’aidait en rien. Il pouvait au moins faire l’effort de se préoccuper de sa vie, un minimum ! Elle n’en demandait pas plus, elle veillait sur lui, oui, mais veiller sur quelqu’un qui ne manifeste aucune inquiétude est épuisant. Elle n’avait pas peur des manœuvres, elle savait que tout allait bien se passer et l’espérait, mais cette histoire de tueur en liberté et d’évadée qui était ils ne savaient où ne la rassuraient pas. Elle détestait ne rien savoir, ne pas être en mesure de pouvoir protéger le Colonel parce qu’il lui manquait des informations cruciales. Restant droite, Riza ne cessait de le regarder, déterminée à lui faire comprendre le danger qu’il courait.

Riza – Nous ne savons rien sur ce tueur. Nous ignorons où il a tué pour la dernière fois, comment il a tué, à quoi il ressemble, à quelle fréquence il tue ses victimes, nous ne connaissons pas son itinéraire… Nous ignorons même s’il s’agit d’un homme, et ce n’est pas un détail négligeable. Qui vous dit qu’il n’est pas en chemin pour venir jusqu’ici ? A sa place, si j’en avais après les Alchimistes d’Etat, je viendrais ici puisque certains sont obligés d’assister aux manœuvres.

Riza fit une pause, se contrôlant pour ne pas manquer de respect à son supérieur. Il l’énervait lorsqu’il négligeait autant de détails alors que c’était évident, il risquait gros en agissant ainsi et il devait le réaliser. Il n’avait rien demandé au téléphone, à croire que cela lui était complètement égal ! L’armée avait sûrement des informations, beaucoup plus que ce qu’elle avait entendu, mais non, le Colonel n’avait rien demandé. Absolument rien.

Riza – Il faut que vous soyez prudent, Colonel. Vous n’avez pas l’air d’imaginer le point faible que représente cet homme ou cette femme tant que l’on ignore autant de choses à son sujet. Vous et Edward Elric êtes en grand danger et je ne peux pas vous protéger tous les deux même si je pense qu’Edward est entre de bonnes mains et dispose d’assez de ressources. Seulement, pour vous… Je vous protégerai, oui, mais ne faites rien d’inconscient, s’il vous plaît.


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Roy Mustang

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MessageSujet: Re: L'armée du Nord va arriver !   Ven 1 Mai 2015 - 20:00

Lieutenant – Je serais plus détendue si mon Colonel daignait réaliser le danger que représente le tueur d’alchimistes. Avec tout le respect que je vous dois, permettez-moi de vous dire qu’il pourrait vous tuer parce que vous prenez cette affaire trop à la légère, Colonel.

Il faillit soupirer, reposant ce qu'il tenait. Mais il mesurait très bien le danger, merci ! Elle ne devrait pas s'en faire à ce point, il pouvait se défendre et n'était pas en sucre non plus. Oui, il y avait un tueur en liberté et ils devaient rester sur leurs gardes. Oui, il devait être prudent. Mais ce n'était pas une raison pour tomber aussi vite dans la psychose, enfin. Il était un soldat, il savait se défendre et se battre dès qu'il le fallait, sans oublier son alchimie. Le lieutenant avait toujours tendance à beaucoup trop s'inquiéter pour lui, comme si elle ignorait qu'il pouvait aussi se défendre tout seul en cas de besoin. Il ne répondit pas, les deux mains dans les poches, observant le terrain qui se préparait, le tout sous un soleil déjà assez fort. Il se demandait surtout d'où pouvait bien sortir ce tueur. Oui, il était peut-être en danger, mais s'il fallait s'inquiéter pour quelqu'un, Roy aurait plutôt tendance à s'inquiéter pour Fullmetal.

Lieutenant – Nous ne savons rien sur ce tueur. Nous ignorons où il a tué pour la dernière fois, comment il a tué, à quoi il ressemble, à quelle fréquence il tue ses victimes, nous ne connaissons pas son itinéraire… Nous ignorons même s’il s’agit d’un homme, et ce n’est pas un détail négligeable. Qui vous dit qu’il n’est pas en chemin pour venir jusqu’ici ? A sa place, si j’en avais après les Alchimistes d’Etat, je viendrais ici puisque certains sont obligés d’assister aux manœuvres.

Cela, ce n'était pas faux, il était fort probable qu'il vienne dans l'Est. Il ne répondit toujours pas, semblant à peine écouter. Il ne loupait pas un mot de ce qu'elle disait, bien entendu, mais il ne s'inquiétait pas autant, tout simplement. D'après ce qu'on lui avait dit au téléphone, le tueur avait une façon peu discrète de se débarrasser de ses victimes. S'il s'approchait, Roy pourra toujours le brûler vif à distance. Il savait très bien faire ça, maintenant, il l'avait fait durant des jours, lors de la guerre d'Ishbal, terminée il y a trois ans de cela. Un claquement de doigt et hop, le tueur terminera en tas de cendres. Les manœuvres allaient durer un moment, de quoi attirer ce type. Le regard du Colonel voleta sur les hommes et femmes présents sur le champ militaire, se demandant si le tueur allait être assez idiot pour venir au beau milieu des manœuvres, près de centaines de soldats. Il serait fichu en un instant, une balle dans le genou et il sera capturé. Une balle dans la tête et il aura terminé sa carrière de façon plus définitive.

Lieutenant – Il faut que vous soyez prudent, Colonel. Vous n’avez pas l’air d’imaginer le point faible que représente cet homme ou cette femme tant que l’on ignore autant de choses à son sujet. Vous et Edward Elric êtes en grand danger et je ne peux pas vous protéger tous les deux même si je pense qu’Edward est entre de bonnes mains et dispose d’assez de ressources. Seulement, pour vous… Je vous protégerai, oui, mais ne faites rien d’inconscient, s’il vous plaît.

Roy – Ne soyez pas autant sur les nerfs, je réalise le danger et je peux aussi me défendre.

Il se retint de lever les yeux au ciel, puis un mouvement plus loin attira son attention. Derrière une autre tente, entre les soldats, il vit passer une silhouette familière, avec une volée de cheveux blonds. Il ne bougea pas, l'observant du coin de l'œil. C'était une femme, une civile, avec une robe brune et un tablier, qui marchait assez vite. Silhouette qui disparu dans une autre tente ensuite. C'était elle.... Evidemment. Il ne dit rien, cependant. Elle n'était pas dangereuse pour eux. Avec ça, c'était peut-être idiot, mais après ce que les alchimistes avaient dû faire à Ishbal, il ne pouvait se résoudre à lui jeter la pierre ou vouloir la combattre. Il se demandait ce qu'elle était venu chercher ici, en revanche. Avait-elle fuie au hasard en s'échappant de Central ? Il eut un mince sourire puis se tourna plutôt vers l'entrée du camp, qui était devenue brusquement animée. L'armée du Nord venait sans doute d'arriver, le début des manœuvres sera cet après-midi. Il repéra un des adjoints de la générale Armstrong, un type qui avait le gabarit d'un taureau et un énorme automail au bras.

Roy – Vous l'avez vue ?

Elle hocha la tête alors qu'ils s'étaient remis en marche. Maintenant qu'il y pensait, il se souvenait que le Président devait venir assister au moins au début des manœuvres, c'était peut-être ça qui avait attiré la jeune femme dans l'Est. Il s'écarta pour laisser passer deux camions, rajustant son uniforme tout en marchant. Il n'avait pas envie de se prendre une remarque dès le début.

Lieutenant – Au moins, nous savons où elle se trouve. Il faut que vous fassiez deux fois plus attention à vous, on ne sait pas ce qu'elle est capable de faire si elle est arrivée jusqu'ici.

Oui... Il faudrait qu'ils ne sachent un peu plus long sur les plans de la demoiselle. Au moins ce qu'elle comptait faire précisément. Ils allèrent rejoindre le reste de l'équipe, voyant la délégation du Nord. Le général Grumman était en train de saluer sa collègue du Nord. Ils étaient toujours aussi couvert que s'ils étaient toujours au milieu des montagnes de Briggs. Il observa un instant la sœur du commandant Armstrong, un mince sourire aux lèvres. Il était connu qu'ils ne pouvaient s'empêcher de se lancer des piques dès qu'ils étaient trop près l'un de l'autre. C'était un respect mutuel mais teinté d'une très forte tendance à se disputer pour à peu près tout. Elle le traitait régulièrement de bon à rien alors que lui se moquait car elle n'était pas du tout féminine, et ainsi de suite, ça pouvait durer longtemps. Il n'écouta pas les officiels, se contentant de rester à sa place. Une fois que les discours de bienvenue furent terminés, il put s'éclipser avec le lieutenant, enfilant ses gants où ses cercles de transmutation étaient tracés.

Roy – Les manœuvres débuteront quand Bradley sera là, on a un peu de temps.

Il revint sur ses pas, regardant autour de lui pour voir où était passée Sarah. Il mit un bon moment avant de la repérer à nouveau, en bordure des terrains militaires. Il s'approcha lentement, l'observant plus attentivement. Elle avait vraiment une sale mine, de très larges cernes sous les yeux, un teint affreusement pâle, mais un regard très perçant où brillait une lueur vive.

Roy – Bonjour Sarah, dit-il en s'arrêtant à trois mètres d'elle.

Était-elle ici par hasard ou venait-elle spécifiquement pour Bradley ? Elle ferait mieux de reporter ses plans, si c'était ça, il y avait trop de militaires dans le coin.

Roy – Que viens-tu faire dans l'Est ?



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L'armée du Nord va arriver !
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