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 Un assassin en ville

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Alex Louis Armstrong

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MessageSujet: Un assassin en ville   Sam 25 Avr 2015 - 13:22

Sergent Brosh – Pas très beau à voir... On dirait un steak bien haché.

Alex – C'est lui, vous pensez ? demanda le commandant aux deux militaires près de lui.

Le plus âgé haussa les épaules, disant que cela ressemblait bien à la méthode. Alex baissa la tête sur le corps à moitié détruit, sur le sang coulant sur les pavés. Une véritable scène d'horreur, bien digne de ce qui s'était passé durant la guerre. La victime était le vieux commanche, comme on l'appelait, un alchimiste d'état réputé et talentueux, qui utilisait le fer comme des armes et qui avait perdu une jambe lors de la guerre d'Ishbal. Il s'était fait tuer ce matin, par le tueur qui courait dans les rues de Central City depuis deux semaines et que personne n'avait réussi à arrêter pour le moment, ni même à identifier. Un tueur insaisissable, qui ne s'en prenaient qu'aux alchimistes d'état. Alex dit à ses hommes d'enlever le corps, qui allait être conduit à l'hôpital pour une autopsie. Le sergent Brosh et le sous-lieutenant Maria Ross attendaient près de lui, impassibles.

Maria Ross – Il serait bon de renforcer la protection des alchimistes d'état, Commandant. Vous aussi pouvez être une cible pour cet assassin.

Alex – Pas d'inquiétude ! s'exclama-t-il avec un très large sourire. La force saillante de mes muscles viendra à bout de ce tueur sans difficulté !

Il n'était pas inquiet pour un sou, conscient de sa force et de ses qualités d'alchimiste. Ce gaillard ne savait pas sur qui il allait tomber ! Mais soit, il devait travailler pour connaître son identité. Rentrant au QG, il réfléchit en chemin, pensif. Un tueur apparu depuis deux semaines qui ne s'en prenait qu'aux alchimiste d'état, tuant selon une méthode très particulière. Il détruisait la peau et les os du visage de ses victimes. Pourquoi ne s'en prendre qu'aux alchimiste d'état ? Par jalousie envers les privilèges dont ils avaient droit ? Par colère ou rancune ? Ou simplement par malveillance ? Il filait lorsqu'il croisa Hughes, qui sortait d'un des bureaux du tribunal militaire, les bras chargés de plans et de dossiers. Alex le salua avec chaleur, ravi de le voir. Mais le lieutenant-colonel semblait préoccupé. Il devait déjà avoir entendu parler de la mort du vieux commanche.

Alex – Je me suis rendu sur place pour voir le corps, dit-il en faisant un bout de chemin avec lui. Personne ne sait rien sur le tueur. Ça pourrait être n'importe qui et le haut commandement commence à mettre beaucoup de pression, les alchimistes d'état sont importants pour la force de l'armée et si quelqu'un s'amuse à les assassiner ainsi... Selon toi, quel peut être le but de ce type ?


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Maes Hughes

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MessageSujet: Re: Un assassin en ville   Mar 28 Avr 2015 - 14:09

Arrêter ce type, arrêter ce type, c’était plus facile à dire qu’à faire ! Pourquoi c’était toujours à lui qu’on confiait les dossiers épineux ? Maes déploya une carte de Central sur la table, là où on avait tracé à l’encre les trois endroits où le tueur avait frappé. Allait-il traquer ainsi tous les alchimistes d’état de la ville ? Et pourquoi ? Comment s’y prenait-il pour détruire les corps de cette façon ? Qui était-il ? Frappait-il au hasard, selon les alchimistes qu’il rencontrait ? Ou tuait-il en attendant de tomber sur une victime précise ? Pourquoi cette façon précise de tuer ? Il pourrait les attaquer avec une arme à feu, une arme blanche, au cors-à-corps, leur tendre une embuscade ou il ne savait quoi encore. Ici, non, il avait frappé trois fois, et trois fois, le cadavre avait été retrouvé le visage déchiqueté, à tel point que seule l’autopsie pouvait dire qui était la victime. Le docteur Knox avait plus de boulot, en ce moment. Il faudrait comprendre pourquoi ce type ne s’en prenait qu’aux alchimistes d’état.

Maes – Et il n’y a toujours pas de témoins… Aucun signalement. Ça plus la fille qui s’est échappée… Il va falloir renforcer la sécurité.

Et renforcer la sécurité autour des alchimistes d’état, aussi. C’était le rôle de l’armée de les protéger, ils ne pouvaient pas laisser ce tueur assassiner impunément tous les alchimistes de la ville ! D’autant plus que le danger était très grand qu’il quitte Central pour aller faire son « travail » dans d’autres endroits… Un frisson le parcourut alors qu’il repliait la carte. Roy… Il faudra qu’il le contacte, qu’il lui dise d’être très prudent. On ignorait le nom et le visage de ce type, il pourrait très bien s’approcher de son ami sans qu’il en soit alerté ! Il y avait aussi Edward qui était en danger, avec cette histoire. Renforcer la protection devenait une priorité, une urgence. Il donna ses directives, demandant aussi l’envoi de renforts dans les gares et autres points stratégiques du pays. Ne pas connaître le visage du tueur était rageant, c’était un énorme point faible dans leur lutte ! Mais soit, c’était ainsi, il allait falloir faire avec. Il se promit de contacter Roy le plus tôt possible, pour l’enjoindre d’être très prudent.

Il quitta son bureau, pensif, soucieux. Ce n’était pas la première fois qu’il y avait des attentats, mais ils n’avaient pas encore eu à faire à ce genre de méthodes. Il y avait beaucoup de motifs de haine contre les chiens de l’armée, comme on disait, mais le peuple ne savait pas de quoi ils parlaient. Les alchimistes d’état étaient méprisés par le peuple car ils vendaient leurs services à l’armée en échange de privilège, et ils étaient méprisés par l’armée qui les voyait comme de vulgaires armes humaines. Des chiens, des armes, des monstres, voilà comment on les considérait, rien de plus. Ils étaient les mieux placés pour voir l’enfer, littéralement, en temps de guerre. Dire qu’Edward devait supporter cela à quatorze ans… Il fut tiré de ses pensées en entendant quelqu’un crier son nom. Il leva la main en souriant pour saluer le commandant Armstrong, qui accourait vers lui. Ils marchèrent ensemble ensuite, le long des couloirs du tribunal militaire.

Commandant Armstrong – Je me suis rendu sur place pour voir le corps, dit-il en faisant un bout de chemin avec lui. Personne ne sait rien sur le tueur. Ça pourrait être n'importe qui et le haut commandement commence à mettre beaucoup de pression, les alchimistes d'état sont importants pour la force de l'armée et si quelqu'un s'amuse à les assassiner ainsi... Selon toi, quel peut être le but de ce type ?

Maes – Je n’en ai aucune idée, avoua-t-il. Il peut être jaloux des privilèges dont jouissent les alchimistes d’état, mais au point de commettre des meurtres ? Ça me paraît un peu léger, comme raison. Et s’il a une dent contre l’armée, il s’en prendrait aux simples soldats aussi. Enfin, je dis « il » mais on n’est même pas certain que ce soit un homme.

Il s’interrompit pour laisser passer plusieurs hommes chargés de lourdes caisses et transportant divers objets. C’est vrai que l’aile Ouest était vidée le temps de faire des réaménagements. Il reprit son chemin ensuite avec le commandant, soupirant. Oui, le tueur pouvait être une femme et il ne les sous-estimait pas. Il avait assez d’exemples, avec le lieutenant, ou pire, la sœur du commandant Armstrong. Sa femme à lui était beaucoup plus douce ! Et mignonne, et craquante et leur fiiiiilllleee… Hum, bref, du calme. Il eut le plus grand mal à effacer le sourire béat et gâteau qui se dessinait sur son visage, résistant à l’envie furieuse de sortir une photo de sa femme et de sa fille pour l’embrasser. Elles étaient trop choupi ! Sa femme était la femme la plus merveilleuse de l’univers et sa fille était trop craquante !

Maes – D’ailleurs, vous aussi vous devez être prudent, commandant. Je vais demander à ce qu’on renforce la sécurité autour de vos collègues et vous. Je voudrais aussi qu’Edward ait des gardes du corps, il n’a que quatorze ans. Et…

Il en tenait plus. Il craquait. Il sortit une photo avec force et emphase, digne d’un grand magicien, et la brandit devant le commandant avec un immense sourire béat et les yeux remplis de toutes les étoiles de l’univers.

Maes – Regardez, c’est ma petite fiiille ! Elle est trop mignonne ! Elle va bientôt avoir trois ans ! Vous voulez voir d’autres photos ?


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Alex Louis Armstrong

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MessageSujet: Re: Un assassin en ville   Lun 4 Mai 2015 - 10:04

Lieutenant-colonel – Je n’en ai aucune idée, avoua-t-il. Il peut être jaloux des privilèges dont jouissent les alchimistes d’état, mais au point de commettre des meurtres ? Ça me paraît un peu léger, comme raison. Et s’il a une dent contre l’armée, il s’en prendrait aux simples soldats aussi. Enfin, je dis « il » mais on n’est même pas certain que ce soit un homme.

C’était vrai, ce fameux tueur pouvait tout aussi bien être une femme… Certains croyaient que les femmes étaient forcément adorables, douces, gentilles, maternelles, féminines… On voyait bien que ceux qui pensaient ainsi ne connaissaient pas sa grande sœur ! Olivier Mira Armstrong était tout sauf adorable, douce, gentille et maternelle. Elle était plutôt du genre strict, dure, sévère, glaciale, distante. Il en désespérait franchement. Elle ne trouvera jamais de mari en continuant comme ça ! Toute la famille n’attendait que ça. Les deux autres grandes sœurs d’Alex étaient déjà fiancées, alors qu’elles étaient plus jeunes qu’Olivier, à de bons et riches partis. Des femmes admirables, musclées comme il se doit et très grandes, tout comme lui ! Ce seront de bons mariages ! Quand à la petite Catherine, elle avait aussi quelques prétendants ! C’était ainsi que cela devait se passer, c’était l’ordre naturel des choses. Leur illustre famille se devait de marier ses filles à des hommes tous aussi prestigieux.

Las, Olivier n’avait jamais semblé très réceptive lorsque Père lui parait de son mariage… Son entrée dans l’armée en avait fait grincer plus d’un, mais leurs parents avaient simplement dit qu’il était normal qu’elle cherche à avoir un peu d’air, étant donné qu’elle était l’aînée de la fratrie. Cependant, quand ils avaient commencé à présenter des prétendants à leur fille ainée, elle s’était arrangée pour être mutée à Briggs et on ne l’avait plus revu. Ce désaveu ferme et complet de sa propre famille avait provoqué un scandale dans la bonne société de Central, les rumeurs et les ragots avaient duré des semaines ! Pire encore, Olivier avait fini par cesser complètement de venir leur rendre visite, restant au Nord où elle avait rapidement gravi les échelons, jusqu’à devenir commandante en chef de la forteresse glaciale. Elle ne lui adressait même plus la parole, à lui, son unique frère ! Tout ça parce qu’il n’avait pas pu continuer la guerre à Ishbal…

Il avait pensé plus d’une fois à lui rendre visite à Briggs mais il savait qu’il se ferait jeter dehors en un rien de temps, c’était inutile d’essayer. Ah là là, ce n’est pas avec un tel caractère qu’elle allait trouver un mari ! A son âge, la norme voudrait qu’elle ait déjà un ou deux enfants. Elle était issue de la bonne société et devrait donc être actuellement dans un jardin d’une belle demeure de Central à prendre le thé avec une amie, enceinte et mère d’un autre enfant, vêtue d’une belle robe et souriante. Mais pas dans une forteresse du Nord à tirer sur tout ce qui bougeait, avec un tempérament d’homme et prête à se battre à la moindre alerte. Elle avait une sacrée réputation, les gens avaient peur d’elle. Nouveau soupir. Quelle famille.

Lieutenant-colonel – D’ailleurs, vous aussi vous devez être prudent, commandant. Je vais demander à ce qu’on renforce la sécurité autour de vos collègues et vous. Je voudrais aussi qu’Edward ait des gardes du corps, il n’a que quatorze ans. Et…

Ah oui, il fallait bien ça pour le petit Edward ! Le commandant connaissait justement les personnes parfaites pour cette mission ! Deux de ses subordonnés, le sergent Denny Brosh et le sous-lieutenant Maria Ross. Ils feront parfaitement l’affaire, ils étaient rigoureux, courageux, capables. Ils se feront sûrement un plaisir d’escorter leur jeune alchimiste ! Il allait de ce pas leur envoyer un message puis appeler Edward pour le prévenir d’attendre ses nouveaux gardes du corps. Il devait être à East City pour passer ses examens annuels, sans nul doute. Tant que ce dangereux tueur courait en liberté, il fallait protéger le garçon, c’était bien plus sûr. Hughes sortit tout à coup une photo à toute vitesse et la lui colla sous le nez, le laissant voir une adorable fillette haute comme trois pommes dans les bras d’une jeune femme, qui souriait à belles dents.

Lieutenant-colonel – Regardez, c’est ma petite fiiille ! Elle est trop mignonne ! Elle va bientôt avoir trois ans ! Vous voulez voir d’autres photos ?

Le commandant en fondit instantanément, gagatisant avec le jeune papa sur les photos qu’il avait de sa fille. C’est ainsi que tous ceux qi passèrent près d’eux purent admirer deux militaires en train de rire bêtement, les yeux brillants et en étoiles, sur quelques photos au beau milieu du couloir. Il leur fallut un bon moment avant de se reprendre et de respirer un bon coup, reprenant leur route. Ce n’était pas vraiment le moment de perdre du temps, il y avait un tueur dans les rues ! Alex se souvint alors des manœuvres dans l’Est. Il fallait aussi prévenir le Colonel, qu’il se tienne sur ses gardes. C’était un jeune homme bien sympathique, le commandant n’aimerait pas le voir tué.

Alex – Vous ne devriez pas appeler aussi le Colonel ? Il est bien connu comme étant un alchimiste d’état, depuis Ishbal, le tueur doit connaître son visage et son nom, ainsi que le lieu où il vit. Il doit se tenir sur ses gardes, les manœuvres sont un moment parfait après tout, le tueur pourrait s’y glisser à son aise en se faisant passer pour un soldat.

Ce ne serait pas trop difficile… Qu’il se mette en uniforme de l’armée de l’Est ou celle du Nord, personne ne saura le reconnaître précisément, ceux qui le croiseront ne feront pas attention. Ne pas connaître le visage de ce type était terriblement frustrant, en plus d’être dangereux ! Il avait déjà tué trois alchimistes d’état rien qu’à Central, il ne s’arrêtera sûrement pas là.

Alex – Le Colonel est tout de même jeune… On ne pourrait pas lui mettre des gardes du corps à lui aussi ? L’idée ne lui plaira pas, mais c’est la sécurité qui doit être prise en compte !


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Maes Hughes

Lieutenant-colonel

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MessageSujet: Re: Un assassin en ville   Mer 6 Mai 2015 - 13:48

Sa fille était la fille la plus mignonne de toute la terre, le monde entier devrait s’extasier devant elle ! Elle allait bientôt avoir trois ans ! Trois ans que ce petit bout de fillette très craquante était venue dans ce monde, trois ans qu’elle le comblait de bonheur chaque jour ! Il avait épousé Gracia dès son retour d’Ishbal, et elle était tombée assez vite enceinte. Il se souviendra toute sa vie de son mariage et toute sa vie du jour où sa merveilleuse-adorable-formidable-inoubliable fille était venue au monde. Quand il était arrivé dans la chambre de sa femme, elle était au lit, avec ce merveilleux bébé dans les bras. Il avait fondu de bonheur en tenant sa petite dans ses bras pour la première fois. C’était sa fille à lui ! Elle était le sel de son existence, aussi craquante que sa mère. Il embrassa la photo, les joues rouges d’émotion, et il lui fallut un bon moment avant de réussir à se reprendre. Oui, bon, il avait du boulot, c’était vrai. Il rangea ses photos avec mille précautions, soupirant.

Il y avait bien des motifs de s’inquiéter, en ce moment. Il rajusta ses plans et livres contre lui en reprenant la route avec le commandant, retrouvant son sérieux. Il devait d’abord songer à son travail ! Et surtout, trouver une solution pour ce tueur qui se baladait librement dans Central. Pourvu que Roy se tienne sur ses gardes… Qu’il soit prudent un minimum. Maes n’avait pas envie d’assister à l’enterrement de son meilleur ami, c’était bien trop lui demander ! Il était une des cibles idéales, tout le monde connaissait sa réputation depuis la guerre, le tueur n’aura absolument aucune difficulté à remonter sa trace et à le trouver. Bien sûr, il avait ses subordonnés qui travaillaient avec lui mais le lieutenant-colonel doutait que ce soit suffisant pour dissuader l’assassin. Pour le moment, les recherches ne donnaient rien. Ils interrogeaient les individus suspects, enquêtaient, mais le tueur restait insaisissable. Si seulement ils connaissaient son visage… Ou au moins ses motifs, ses buts.

Commandant – Vous ne devriez pas appeler aussi le Colonel ? Il est bien connu comme étant un alchimiste d’état, depuis Ishbal, le tueur doit connaître son visage et son nom, ainsi que le lieu où il vit. Il doit se tenir sur ses gardes, les manœuvres sont un moment parfait après tout, le tueur pourrait s’y glisser à son aise en se faisant passer pour un soldat.

Appeler Roy était en effet en tête de liste des priorités du jeune père. Il savait très bien que son ami avait horreur d’être couvé et n’aimait pas qu’on se fasse du souci pour lui mais peu importe. C’était un cas d’urgence donc il devra faire avec ! Maes comptait bien lui répéter d’être prudent à longueur de journée s’il n’intégrait pas très vite le message. Il était déjà arrivé une situation semblable, où un groupe de malades s’étaient mis entête d’exterminer tous les alchimistes d’état. Ces derniers avaient été sommés de rentrer chacun dans la caserne de son affectation, où ils étaient restés consignés pour leur propre protection le temps que l’armée élimine la menace. Cela aussi était un échange équivalent. Les alchimistes d’état obéissaient à l’armée en tous points et en contrepartie, l’armée les protégeait de toute menace et leur accordait certains privilèges. Chiens de l’armée, monstres, armes humaines… Ils étaient si mal vus du peuple qu’il était finalement peu étonnant qu’ils attirent une telle haine.

Commandant – Le Colonel est tout de même jeune… On ne pourrait pas lui mettre des gardes du corps à lui aussi ? L’idée ne lui plaira pas, mais c’est la sécurité qui doit être prise en compte !

Maes – Il a déjà ses subordonnés, mais je me demande si ça ne vaudrait pas le coup de consigner les alchimistes d’état le temps de liquider la menace. Ou au moins le temps qu’on en sache un peu plus sur ce tueur…

Il se gratta sa barbe naissante, pensif, tout en marchant. Ce ne serait pas une mesure très populaire, mais si cela garantissait leur sécurité ? Il voyait déjà le jeune Edward hurler en s’indignant, ce qui lui arracha un maigre sourire. Mais ce sera temporaire ! Et c’était pour son bien. Ce genre de chose faisait parti des cadeaux empoisonnés que l’on recevait avec son titre et la montre en argent, voilà tout, il fallait composer avec. Il poussa la porte de la section des archives, allumant la lumière et déposant ses affaires sur le bureau.

Maes – A propos, commandant, n’aviez-vous pas dit que vous vouliez aller dans l’Est durant les manœuvres ? Votre sœur aînée s’y trouve, n’est-ce pas ?


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Alex Louis Armstrong

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MessageSujet: Re: Un assassin en ville   Mer 13 Mai 2015 - 15:48

Lieutenant-colonel – Il a déjà ses subordonnés, mais je me demande si ça ne vaudrait pas le coup de consigner les alchimistes d’état le temps de liquider la menace. Ou au moins le temps qu’on en sache un peu plus sur ce tueur…

Oui, cela semblait une idée raisonnable, même si Alex n’aimait guère l’idée de devoir rester confiné chez lui. Enfin, il aura de quoi s’occuper ! Il devait peaufiner chaque jour la beauté fine, délicate et suprême de ses muscles ! Un corps si parfait que le sien devait être entretenu avec un très grand soin, afin qu’il puisse continuer à faire profiter le monde de sa musculature sublime qui faisait battre votre cœur plus vite à l’admirer ! La famille Armstrong avait la particularité d’avoir une très grande force physique, chacun des membres issus de cette famille étaient plus puissants et forts que le reste de la population. Une force qui se reflétait dans son alchimie, transmise de générations en générations ! Il ferait tout pour faire honneur aux siens et continuer d’illuminer le monde de sa force sublime et de son alchimie. Quelle fierté que d’avoir vu le jour dans cette grande famille et dans cette nation puissante ! Bénie soit cette vie et ce pays. Bénie soit aussi ses deux grandes sœurs qui venaient de se marier et qui auront bientôt des enfants qui viendront agrandir leur lignée.

D’ailleurs, si les alchimistes devaient rester à l’écart un moment, il aura aussi du temps libre pour aider sa petite sœur, Catherine ! Elle n’était pas musclée comme eux amis avait cette très grande force si particulière. Cependant, la jeune fille venait d’avoir vingt ans et sa timidité l’empêchait de se trouver un petit ami. Il fera en sorte de lui présenter des prétendants qui sauront la satisfaire ! Son adorable petite sœur était en âge de se marier et de voir le monde, il comptait bien l’accompagner, en parfait grand frère, dans ses premiers pas. Elle était si mignonne et si douce, son portrait tout craché. Il eut un large sourire en l’imaginant un jour en robe de mariée, au bras d’un bel homme musclé comme son frère, tout en suivant Hughes dans la section des archives. Leur petite Catherine méritait assurément un beau mariage, tout comme ses sœurs !

Lieutenant-colonel – A propos, commandant, n’aviez-vous pas dit que vous vouliez aller dans l’Est durant les manœuvres ? Votre sœur aînée s’y trouve, n’est-ce pas ?

Alex – Ma… Hum.

Il perdit son sourire, coupé tout net, alors que l’image de la douce, fragile et innocente petite Catherine s’effaçait de son esprit au profit de l’image de la sévère, dure et glaciale Olivier. Le contraste était assez effrayant et impressionnant, entre une toute jeune fille rieuse et charmante courant dans un jardin noble au soleil et une femme en uniforme, armée, dans des montagnes du Nord au beau milieu d’une tempête de neige. Il sourit à nouveau, quoi qu’un peu plus nerveux et triste, cette fois.

Alex – Ce n’est pas une très bonne idée, dit-il en s‘asseyant alors que le lieutenant-colonel préparait du café. Ma sœur aînée est en froid avec notre famille. Elle est partie alors que notre père voulait simplement lui trouver un bon parti, comme pour mes autres sœurs. C’est pourtant l’ordre naturel des choses, mais Olivier n’aime guère les conventions.

Lieutenant-colonel – Mais vous êtes quand même son frère. Elle ne doit pas détester sa propre famille, n’est-ce pas ?

Hum, excellente question ! Le commandant remercia son collègue en prenant la tasse de café, réfléchissant. Il ne savait pas vraiment ce qu’Olivier pensait de sa famille, en fait. Il ne pensait pas qu’elle les détestait tous, même si elle restait très distante.

Alex – Nous détester, non. Enfin, elle me déteste moi, oui, fit-il avec un petit rire. Pour le reste, je ne sais même pas si elle s’en soucie ! Son unique souci est la défense de ce pays et la forteresse de Briggs.

Il but une longue gorgée de café, appuyé contre le dossier de la chaise. Ah, excellent ! Il retint un soupir en songeant à la tristesse de leurs parents quand ils évoquaient le fait que non seulement leur fille aînée s’était exilée au Nord du pays, mais qu’ils ne pouvaient plus organiser des rencontres avec des prétendants. Ces derniers étaient d’ailleurs plus… Prudents, à présents. L’un d’eux, vraiment très rustre, avait embrassé sa sœur par surprise un jour où elle était venue sur Central et était passé leur rendre visite. Il avait voulu le jeter dehors mais Olivier s’en était chargée elle-même avant qu’il n’ait eu le temps d’intervenir. Le malotru avait passé deux mois entiers à l’hôpital.

Alex – Que feriez-vous à ma place, lieutenant-colonel ? Je voudrais arranger mes relations avec elle mais j’ignore comment m’y prendre !


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Maes Hughes

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MessageSujet: Re: Un assassin en ville   Mar 2 Juin 2015 - 11:23

Commandant – Ma… Hum.

Oui, Maes se souvenait de l’avoir entendu dire qu’il voulait aller la voir et lui parler avant l’examen annuel des Alchimistes d’Etat, étant donné qu’elle venait dans l’Est. N’est-ce pas ? Il s‘assit à son bureau, jetant un regard au commandant qui avait l’air plus nerveux, à présent. Il avait changé d’avis ? Si c’était à cause du tueur, qu’il ne s’inquiète, pas, il aura une escorte. Après tout, il devrait être content d’avoir une opportunité de revoir sa sœur, non ? Briggs était loin, ceux qui y vivaient quittaient rarement la région Nord, principalement à cause des attaques répétées de Drachma, alors il ne devait pas louper une occasion comme celle-ci. D’autant plus que le commandant, lui aussi, était très attaché à sa famille ! Combien d’années de différence avait-il avec sa sœur aînée ? Cinq ans ou un peu moins ? Ils devaient être proches, tout de même, il était son petit frère. Maes se releva pour faire un peu de café, sifflotant légèrement.

Commandant – Ce n’est pas une très bonne idée. Ma sœur aînée est en froid avec notre famille. Elle est partie alors que notre père voulait simplement lui trouver un bon parti, comme pour mes autres sœurs. C’est pourtant l’ordre naturel des choses, mais Olivier n’aime guère les conventions.

Oh… D’accord, il comprenait un peu mieux. Mais enfin, ils restaient sa famille ! Même s’ils avaient eu des mots, Maes ne pensait pas qu’elle renverra balader son propre frère ni aucun membre de sa famille. Tout pouvait s’arranger, avec du temps et de la patience.

Maes – Mais vous êtes quand même son frère. Elle ne doit pas détester sa propre famille, n’est-ce pas ?

Il lui tendit la tasse de café fumante avant de rasseoir, soufflant un peu sur la sienne avant de prendre sa cuillère. Il ignorait tout ou presque des histoires de famille du commandant donc ne savait pas vraiment quoi lui dire pour le rassurer ou le convaincre que rien n’était perdu. Il se fiait simplement à ses ressentis, rien de plus. Lorsqu’on a une grande famille, c’est une chance. Aimer sa famille est un besoin vital, à ses yeux, car personne ne peut se passer d’une famille sans être malheureux. L’être humain n’est pas fait pour vivre seul, cela semble évident. Il rajouta un peu de sucre avant de boire, appuyé contre le dossier de sa chaise., touillant doucement.

Commandant – Nous détester, non. Enfin, elle me déteste moi, oui, fit-il avec un petit rire. Pour le reste, je ne sais même pas si elle s’en soucie ! Son unique souci est la défense de ce pays et la forteresse de Briggs.

Elle le… détestait ? Mais pourquoi ? Qu’avait-il fait ? Le commandant n’était pourtant pas le genre d’homme qu’on pouvait détester facilement ! Bon, il était parfois très étouffant, il devait le reconnaître, mais il avait un cœur en ord, détestait la violence, et malgré ses airs, était quelqu’un de très pacifique. Ce n’était pas une blague, le commandant avait toujours recherché des solutions diplomates avant d’user de la force et proposait systématiquement à ses ennemis de se rendre lorsqu’il le pouvait. C’était une personne très compréhensive et fine. Il était parfois trop indulgent. Alors le haïr… Il voyait difficilement ce qui pourrait motiver cela mais n’osa pas poser la question. Ça ne le concernait pas et il doutait que le commandant ait très envie de raconter l’origine de tout cela. Maes n’avait pas envie de le braquer ou de le blesser gratuitement, il n’était pas comme ça.

Commandant – Que feriez-vous à ma place, lieutenant-colonel ? Je voudrais arranger mes relations avec elle mais j’ignore comment m’y prendre !

Maes – Et bien… dit-il d’un ton pensif en remuant son café. Déjà, ne pas aborder les sujets qui vous ont fâché autrefois. Et en restant naturel. N’essayez pas d’apparaître comme vous ne l’êtes pas, restez vous-même.

Il but une gorgée de café en réfléchissant, mordillant sa cuillère. Que faire dans ce genre de cas ? Sans connaître sa sœur ni ce qui s’était vraiment passé, c’était assez difficile de donner de bons conseils. Il ne voulait pas lui dire d’âneries, qui le desserviront plus tard.

Maes – Essayez de lui faire comprendre que vous ne l’avez pas oubliée et que vous souhaitez vraiment que les choses s’arrangent. Je ne veux pas dénigrer les personnes qui vivent au Nord mais il est acté qu’ils pensent différemment du reste du pays. C’est encore plus marqué à Briggs, donc essayez de comprendre comment raisonne votre sœur avant d’aller lui parler. Je pense que c’est tout, mais vous-même, pensez aux détails avant de vous lancer.

Il lui fit un sourire d’encouragement, reposant sa tasse de café sur el bureau. Il ignorait si ce qu’il lui avait dit allait l’aider mais il aura au moins essayé. Avant que le commandant ne parte, Maes le chargea de plusieurs messages, à transmettre à Roy et au jeune Edward, étant donné qu’il partait dans l’Est pour les examens. Retour aux affaires urgentes, à présent, il n’était plus temps de traîner. Ils avaient un tueur en liberté et il fallait lui mettre la main dessus avant qu’il ne fasse encore plus de victimes.


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