Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
CalendrierFAQAccueilLivre d'Or du SiteRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Inspection des Troupes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Grumman
Invité
avatar


MessageSujet: Inspection des Troupes   Sam 2 Mai 2015 - 12:36

Moustache parfaitement lissée, casquette sur son crâne devenant chauve, uniforme impeccable, il pouvait y aller ! Le vieil homme enfila ses gants blancs, suivit par ses subordonnés lorsqu'elle quitta son bureau. Des manœuvres, encore des manœuvres, combien lui restait-il à faire avant de pouvoir partir en retraite ? Ce n'était plus de son âge, tout cela ! Il devrait laisser les jeunes s'en occuper, ils pourraient faire ça très bien. D'autant plus que leur petit Bradley venait leur rendre visite pour superviser le tout, cette fois-ci, de quoi vous rajouter une pression supplémentaire. Pourquoi se déplaçait-il ? Il n'avait pas du travail plus urgent à Central ? Enfin, peu importe, lui-même avait bien assez de choses à se soucier ici même ! Il aimerait que tout se passe bien, que rien ne vienne leur gâcher la fête, ni assassin d'alchimistes ni qui que ce soit, ce serait très bien. Sortant au-dehors, il observa le terrain des manœuvres, regardant un bref instant les préparatifs. L'armée du Nord avait même amené de gros chars, ces nouvelles armes que personne n'avait voulu construire sauf eux.

– C'est ça, un char ? demanda un de ses adjoint.

– Oui, c'est ça, répondit-il d'un ton joyeux. Allons-y !

Ils attendirent l'arrivée de leurs amis du Nord à l'entrée du camp. La délégation de Briggs arriva enfin, toujours aussi droite et martiale. Ils saluèrent de façon très protocolaire, très militaire, se mettant au garde-à-vous, puis il dit bonjour à sa "collègue" plus normalement, lui souhaitant, à elle et ses troupes, la bienvenue dans la région de l'Est. Ils ne pouvaient enlever leurs gros manteaux noirs fourrés, vraiment ? Ils devaient mourir de chaud ! Même les malheureux qui étaient en tenue d'extérieur, une tenue blanche, avec bonnet, gants, écharpe, la totale... Il en avait trop chaud pour eux, à croire que le froid des montagnes s'était collé à leur peau, se mélangeant à leur sang, les empêchant de sentir la chaleur du soleil.

– Je suis ravi que les manœuvres se passent dans l'Est cette fois-ci, Générale Armstrong, il doit faire si froid à Briggs, en cette saison.

– Qu'est-ce que vous en savez ? Vous vous faites porter pâle à chaque fois que ça a lieu dans le Nord.

Il perdit son sourire comme s'il avait fondu au soleil, légèrement grimaçant. Mais il était vieux, lui, à présent, il supportait moins bien le froid ! Avec ça, il lui suffisait de charger Mustang de tout le boulot, ce n'était pas trop difficile. Il retrouva son sourire en l'invitant à la suivre dans son bureau, pour mettre plusieurs choses au point avant l'arrivée de Bradley et l'inspection des troupes, qu'ils devaient faire ensemble. Ce n'est qu'une heure plus tard qu'ils purent faire rassembler les troupes. A gauche, les soldats de l'Est, alignés, les chefs devant, au garde-à-vous. En, face d'eux, à droite, sur une autre ligne, les soldats de Briggs, avec le même uniforme bien sûr mais portant en plus un long manteau noir doublé et fourré. On amena deux cheveux, pour lui et sa collègue, et il grimpa souplement. C'était la partie un peu plus pénible mais il fallait bien passer par là. Il talonna légèrement son cheval pour avancer, regardant les troupes, s'assurant que tous ses hommes étaient bien là et sans tâches.

– Vos troupes semblent en pleine forme, comme d'habitude, commenta-t-il en voyant l'un d'eux, l'adjoint de la générale, qui dépassait tout le monde de trois têtes.

Le parfait exemple du soldat type ours des montagnes, ou gros loup, au choix. Il avait entendu dire que les loups des montagnes du Nord étaient assez imposants et forts pour combattre contre des ours. De quoi lui donner encore moins envie de se rendre de nouveau là-bas. Cette région était dure, glaciale, perpétuellement recouverte de neige et de glace, très peu pour ses vieux os.

– Je pensais que les manœuvres allaient être repoussées, suite à l'attaque de Drachma... Ne pensez-vous pas qu'il y aurait mieux valu ?
Revenir en haut Aller en bas
Lust

Médecin

avatar

Statut :
  • Modérateur/trice
  • Graphiste
  • Journaliste
  • Maitre du Jeu
Messages : 994
DC : Non

MessageSujet: Re: Inspection des Troupes   Mer 13 Mai 2015 - 15:04

Le train avait dû s’arrêter à un petit village car la glace avait brisé une portion de rail. L’hiver était tout de même très rude, cette année, même s’ils avaient l’habitude. Quelques soldats étaient descendus pour aider les ouvriers, permettant au train de repartir. Olivier regardait par la fenêtre, pensive, assise dans un compartiment avec ses subordonnés et un troisième adjoint, en charge des communications. Elle n’aimait pas quitter Briggs et ses paysages de neige et de glace. L’hiver était magnifique, là-bas, avec des montages qui effleuraient le ciel et un décor somptueux. Des paysages à vous couper le souffle si vous preniez le temps de regarder. Pour beaucoup, à Amestris, le Nord était la région la plus désolée, la plus affreuse, la plus dure, la plus isolée. Ils étaient juste incapables de voir la beauté des montagnes, de comprendre la force de caractère qu’il fallait pour vivre là-bas. Les habitants y étaient moins nombreux mais attachés à cette région. Olivier était toujours agacée d’entendre parler du Nord comme de la pire région d’Amestris. Des ignorants, voilà ce qu’ils étaient.

Enfin, ils n’allaient pas à Central mais dans l’Est, c’était déjà mieux. Elle n’avait aucun respect pour l’état-major de Central, qui se contentait de rester le cul sur leurs chaises dans des bureaux, sans jamais aller se confronter à la réalité du terrain. Des généraux qui n’avaient jamais eu à diriger leurs troupes dans des attaques sérieuses, lors de guerre, qui avaient tout délégué à d’autres officiers afin de pouvoir rester assis à ne rien faire, récoltant les honneurs sur le dos de ceux qu’ils avaient envoyé à la mort sans s’en soucier. Un chef de guerre se doit d’être en première ligne ! Olivier ne pourrait pas laisser ses hommes partir au front sans être avec eux, sa place était à leur côté, certainement pas à l’arrière. Elle méprisait profondément l’état-major de Central, toujours très agacée lorsqu’elle devait se rendre là-bas. Cette ville ne savait rien des efforts des quatre divisions ! Voilà longtemps qu’elle n’y était plus retournée. Lors de sa dernière visite, elle était rapidement passée voir sa famille avant de retourner dans son véritable foyer, à savoir la forteresse de Briggs.

Le train stoppa en gare de l’Est, alors qu’elle se levait, enfilant son manteau. Impossible de demander à ses tropes d’être impeccables si elle ne l’était pas elle-même. Ce manteau était le seul détail différenciant dans leur uniforme avec le reste de l’armée, sans compter les tenues spéciales qu’avaient les soldats lorsqu’ils partaient plusieurs heures en extérieur. Ils se présentèrent au champ de manœuvre, alors qu’elle marchait en tête, hochant vaguement la tête pour saluer ceux qu’elle connaissait. Grumman était encore là ? Il devrait songer à la retraite, ce petit grand-père. A son âge, il ne pouvait plus combattre aussi efficacement qu’autrefois, ce qui était un frein pour ses hommes et pour leur efficacité globale ! Il ferait mieux d’aller terminer sa carrière dans un bureau avec du travail administratif. Elle répondit à son salut, haussant les sourcils en en voyant certains leur jeter des regards hallucinés. Qu’avaient-ils, encore ?

Elle suivit le général dans le camp, avec ses propres adjoints. Ils devaient attendre l’arrivée de Bradley avant de débuter les manœuvres, en commençant par inspecter les troupes. La routine habituelle, toutes les manœuvres se déroulaient toujours ainsi, c’était lassant. Lorsque cela se passait dans le Nord, elle veillait à y influer un peu plus d’énergie. Ils se réchaufferont à courir plus vite, comme les autres divisions n’étaient pas habituées à un tel froid. Elle jeta un coup d’œil aux derniers préparatifs au passage. Elle ira voir tout cela de plus près toute à l’heure, au moins pour s’assurer que les chars avaient bien été montés.

– Je suis ravi que les manœuvres se passent dans l'Est cette fois-ci, Générale Armstrong, il doit faire si froid à Briggs, en cette saison.

Elle haussa les sourcils en se tournant vers lui et sa tête de papi gâteau aussi content que si on venait de lui offrir une sucette. Elle détestait qu’on se paye sa tête, surtout par un vieillard à moitié impotent qui ne supportait plus le moindre frisson.

– Qu'est-ce que vous en savez ? répliqua-t-elle d’un ton glacial. Vous vous faites porter pâle à chaque fois que ça a lieu dans le Nord.

Elle put le quitter après quelques détails à régler, retournant dans le camps avec Buccaneer et Miles. Les chars étaient correctement montés, ils allaient pouvoir faire les démonstrations attendues et former leurs collègues de l’Est à l’utilisation de ses engins. Tout était prêt et sans accroc, mis à part quelques détails, comme cette fille sur laquelle ils tombèrent. Une ex-alchimiste d’Etat enceinte jusqu’au fond des yeux qui s’était évadée d’un hôpital psychiatrique pour venir se venger de Bradley… Il fallut régler, au moins en partie, cette histoire avant l’inspection des troupes. Il n’était que temps quand elle revint finalement près de Grumman, grimpant sur le cheval qu’on lui apporta. Bien, c’était parti. Elle revit Mustang se glisser à sa place, un peu plus loin. Il avait vraiment le chic pour attirer tous les ennuis du monde, ce type. Enfin. S’il n’avait pas Riza pour veiller sur lui comme une nounou, elle se demandait bien où il en serait aujourd’hui.

Elle répondit aux saluts de ses hommes, fière de les voir tous bien droits et parés. Il existait une solidarité et une loyauté sans failles entre eux, ce que chacun des officiers de Briggs entretenait avec force. Elle-même prenait soin à ce que leur unité reste sans défauts, c’était le plus important pour que leur forteresse continue de résister à tous les assauts et protège le pays des attaques de Drachma. Heureusement que les manœuvres ne duraient que quelques jours, les montagnes de Briggs lui manquaient déjà.

– Vos troupes semblent en pleine forme, comme d'habitude.

Bien sûr qu’ils étaient en forme ! Qu’il évite ce genre de remarques condescendantes, s’il vous plaît, elle ne permettait pas que qui que ce soit puisse douter de la loyauté ou de la vaillance des hommes qu’elle avait sous son commandement. Elle retint un grincement de dents, continuant de passer entre les troupes. Voilà pourquoi Grumman l’agaçait, elle n’aimait pas les manières policées et ambigus de ce vieux renard. Il n’était pas assez franc à son goût, se cachant toujours derrière des sourires de façade, de belles paroles, une hypocrisie certaine. De façon générale, Olivier ne méfiait comme des la peste des personnes qui ne la regardaient pas droit dans les yeux.

– Je pensais que les manœuvres allaient être repoussées, suite à l'attaque de Drachma... Ne pensez-vous pas qu'il y aurait mieux valu ?

–Les reporter ? dit-elle d’un ton froid en tournant la tête vers lui, sourcils froncés et lèvres pincées. Pensez-vous donc que Drachma osera revenir si vite après une telle défaite ? Aucun de leurs soldats n’a survécu, ils ont perdu beaucoup d’hommes ! Je ne vous permet pas de remettre en question la valeur des troupes de Briggs, nous savons accomplir notre devoir.

Elle eut un reniflement de mépris alors qu’il la fixait, la bouche à moitié ouverte, sans plus rien ajouter. Tss. Quelques soldats dans les rangs de Briggs eurent des rires discrets en entendant cela, alors que les soldats de L’Est semblaient partagés entre l’amusement ou la stupeur. Ils arrivèrent au bout du trajet, faisant retourner leurs montures vers leurs soldats. Elle jeta un regard vers la tour qui surplombait le camp, là s’était installé Bradley pour tout surveiller. Humph.

– Nous devrons aller voir le Président.

– Fantastique.

Voilà bien la seule chose qu’elle avait en commun avec ce vieillard louche, elle n’aimait pas le Président, ce type sentait le souffre à plein nez. Cela dit, à partir du moment où cela venait de Central, elle se méfiait tout de suite. Après le reste des cérémonies officielles, ils purent passer aux différents exercices proprement dit. Elle passa du temps avec ses subordonnés et adjoints afin de donner ses ordres. Bradley les attendait, Grumman et elle, pour un « déjeuner ». Autrement dit, à ses yeux, un repas où chacun allait être bien tendu, à épier et analyser tout ce que diront les autres, une véritable partie de plaisir. Avant de s’y rendre, elle passa un moment dans la tente des officiers, ôtant enfin son long manteau pour le déjeuner. Elle espérait que Mustang n’allait pas faire plus de conneries pendant ce temps.

– Je te confie le reste, Miles, dit-elle avant de repartir. Veille à ce que tout se passe bien.

Elle alla ensuite rejoindre le vieux renard pour déjeuner. Pourvu que cela se passe le plus rapidement possible, elle n’aimait perdre du temps à ce genre de rencontre, fut-ce avec le Président de ce pays.


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t83-jane-volturi-validee#96
King Bradley

Fhürer

avatar

Statut :
  • Membre
Messages : 80
DC : Non

MessageSujet: Re: Inspection des Troupes   Jeu 14 Mai 2015 - 12:56

La situation allait en s’empirant dans la ville de Lior, à l’Est, comme cela était prévu. Bradley n’en revenait toujours pas de voir comment les humains étaient si stupides et manipulables ! Ils avaient déjà connu bon nombre de guerres, ils avaient vu des membres de leurs familles mourir, leurs enfants être tués, et pourtant, cela ne les empêchait de tomber une fois encore dans la haine, la colère, la rancœur, l’envie de vengeance. Ils étaient si simples à manipuler et à amener là où on le souhaitait. Quelques belles paroles, un peu d’incitation à la haine et le tour était joué. Les premières émeutes avaient déjà éclatées, Envy avait pris l’apparence du prêtre que le jeune Fullmetal avait démasqué, afin d’attiser de nouveau les tensions et continuer leur œuvre de haine. Il faisait cela très bien, autant l’avouer. Envy, comme eux tous, trouvait si ridicule cette manie qu’avaient les humains à s’entre-déchirer pour un rien, à s’entretuer sans cesse, à souffler sur le feu de la haine. Cette petite race fragile était si risible.

Il baissa la tête pour regarder l’inspection des deux corps d’armée, Est et Nord, du haut de la tour où il siégeait avec quelques autres officiers et leurs aides de camp. Cette armée et tout ce pays étaient entre ses mains, comme Père l’avait voulu. Il dirigeait ces fragiles êtres, sans qu’aucun d’entre eux ne se doute que leur destin était déjà tout tracé, qu’ils n’avaient aucune autre finalité que de servir de matière pour leur immense projet. Parfois, cependant, Bradley était un peu lassé. Il avait passé sa jeunesse à être préparé à diriger ce pays, le reste de son existence à mener à bien ses buts afin que ce pays prenne la direction voulu. Il n’avait jamais rencontré aucune résistance, dans aucun domaine, et cela le fatiguait quelque peu. Il n’y avait aucun défi, personne ne se dressait sur sa route pour lui faire face. C’était profondément ennuyeux, en vérité, il aurait aimé trouver, parmi ces petits humains, une forte tête, qui lui ferait face de front. Il chercha Mustang du regard, impassible, debout au bord de la large fenêtre.

– Votre Excellence, souffla son aide de camp en s’approchant, voulez-vous une tasse de thé ?

Il refusa d’un geste, ayant enfin repéré la tête du Colonel, au garde-à-vous dans la cour. Pour le chef d’Amestris, il était certain que ce gamin avait les capacités pour ouvrir la porte et en revenir vivant. Blessé ou mutilé, aucune importance, mais il sera vivant, c’était la seule chose importante pour eux. Maintenant, il faudrait trouver un moyen pour lui faire pratiquer une transmutation humaine. Il était heureux qu’ils aient encore du temps devant eux, car amener une personne à faire cela était long et difficile. Comment convaincre ce petit chien de l’armée à faire une transmutation humaine de son plein gré ? Avec des menaces ? Du chantage ? De la manipulation ? En le piégeant pour le pousser à l’acte ? Il y avait quelques possibilités, Bradley devait réfléchir au moyen de les mettre en œuvre. Peu de temps après, on vint lui annoncer que ses invités allaient arriver pour déjeuner. Parfait.

On leur avait préparé une table ronde disposée simplement dans une pièce tranquille. Il accueillit les généraux avec un sourire, restant parfaitement courtois et poli, comme à son habitude. Grumman n'était plus qu'une pièce bonne à jeter, à présent. Cet imbécile avait laissé passer sa chance d'accéder à de plus niveaux il y a déjà bien des années, alors que Raven avait voulu le faire entrer dans le groupe très fermé des véritables dirigeants de ce pays. Mais cet idiot avait refusé, sans même comprendre l'occasion qu'il ratait ainsi, sans même voir ce qui lui passait sous le nez, sans saisir l'opportunité qui se présentait. Ce vieux fou allait passer la fin de sa carrière à East City et mourir sans avoir pu faire quoi que se soit d'exceptionnel dans toute sa misérable existence. Pathétique. Il aurait pu, s'il avait été un peu plus fin, faire bien plus, mais soit, il avait tout gâché.

Il s'assit après avoir jeté un regard à la générale Armstrong. Elle avait beau être jeune, elle avait beaucoup de ressources et un certain potentiel. Personne encore ne l'avait testé, afin de voir si elle serait un élément prometteur ou non. Il faudra y penser assez vite, car Bradley n'avait pour le moment aucune pièce maîtresse à Briggs, même s'il en avait disposé au QG Nord. Le problème des gens de Briggs était leur méfiance extrême... Ils se méfiaient de tous les gens de l'extérieur comme de la peste, et encore plus si ces personnes venaient de Central. Olivier Armstrong avait autant de féminité et de douceur qu'un iceberg, il ne pouvait pas utiliser avec elle les moyens mis en œuvre pour piéger d'autres femmes. Cela posait problème... Cependant, la très grande attache qu'elle avait avec ses troupes pourrait servir. Si elle tombait sur leur coupe, les soldats de Briggs ne se rebelleront jamais. Il débuta la conversation après qu'ils aient été servit, tout en réfléchissant à ce qui pourrait faire fléchir celle qu'on appelait l'imprenable mur du Nord.

– Il est heureux que les manœuvres aient été maintenues, même avec les difficultés que posent Drachma. Cela dit, il y a aura tout de même une réunion à Central où vous devrez vous rendre. Ce pays traverse quelques difficultés et la menace d'une nouvelle guerre gronde dans le Sud. Aerugo et Creta mobilisent leurs forces.

Envy avait fait du bon travail, une fois de plus, pour attiser encore plus la haine et les tensions. Ils devaient marquer le Sud d'une forte trace de sang, comme le voulait leur plan. L'opinion publique était gardée sous contrôle, également, piégée par la presse et le menace permanente des pays voisins.

– Mais il y a d'autres problèmes à régler... Deux criminels en liberté. Un homme, ou une femme, qui vise les alchimistes d'état. L'autre est une folle, une alchimiste, qui s'est évadée d'un asile de Central. Tous deux doivent être arrêtés le plus rapidement possible. Les soldats ont pour ordre de tirer à vue si nécessaire. Général Grumman, j'imagine que vous avez déjà fait renforcer la sécurité des points principaux et sensibles de la région de l'Est ?


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Inspection des Troupes   Sam 16 Mai 2015 - 19:34

– Les reporter ? dit-elle d’un ton froid en tournant la tête vers lui, sourcils froncés et lèvres pincées. Pensez-vous donc que Drachma osera revenir si vite après une telle défaite ? Aucun de leurs soldats n’a survécu, ils ont perdu beaucoup d’hommes ! Je ne vous permet pas de remettre en question la valeur des troupes de Briggs, nous savons accomplir notre devoir.

Il la fixa, la bouche entrouverte, coupé tout net dans son élan. Et bien, quelle amabilité ! Il n’avait pas voulu la vexer ni remettre en question la valeur de ses hommes, très loin de là ! Il avait juste voulu dire que les manœuvres auraient pu être repoussées comme Drachma causait pas mal de problèmes, rien de plus… Quelle susceptibilité, franchement, elle n’était pas vraiment pas d’une nature très douce. Enfin, il fallait bien être comme ça pour diriger Briggs, voilà déjà longtemps que la forteresse était connue pour abriter des soldats au passé souvent assez trouble et au caractère type ours des montagnes qui ne savait pas lâcher, même lorsqu’il le faudrait ! Le prédécesseur d’Olivier Armstrong était un homme… plutôt… Qu’il valait mieux ne pas agacer. Né et élevé dans la région du Nord, il avait tenu le fort d’une main de fer durant des années avant de tomber au combat. Puis était venu la toute jeune femme qu'il avait promu pour diriger le fort à sa place, ce qui avait fait bondir tous les généraux et autres officiers supérieurs du pays. Une femme à la tête de Briggs ?! Une femme qui avait très vite chassé les doutes de chacun grâce à la façon dont elle avait pris les choses en main. Il en riait encore intérieurement, à ces souvenirs.

– Nous devrons aller voir le Président.

– Fantastique.

Il secoua légèrement la tête,terminant l'inspection avant le lancement proprement dit des manœuvres. Lui non plus n'était guère ravi à l'idée de déjeuner avec le petit Bradley, il trouvait  cet homme beaucoup trop louche, lui comme les différents généraux de Central, à part Raven et quelques autres. Rah, et où était passé Mustang, encore ? Il passait son temps à disparaître ! Pourvu qu'il en commence pas lui aussi à se faire embrigader dans de drôles d'histoires, il en serait bien capable... Il était gentil, compétent, mais un peu naïf quand même, ce pauvre garçon. Il convoqua son adjoint direct pour lui donner ses directives, vérifiant que tout débutait comme prévu, ils n'avaient pas le droit à l'erreur alors que les huiles de Central étaient venus surveiller le tout. Tout cela commençait à le lasser, il avait coordonné tant de manœuvres au cours de sa vie ! Mais il était bientôt à la retraite ! Après plusieurs dizaines d'années à servir son pays, il allait enfin avoir un peu de paix, ce sera bienvenue.

Peu de temps après, ils durent se rendre au déjeuner avec le Président. Il aurait préféré, très sincèrement, manger assez vite avec ses subordonnés et ne pas être ici. Il ne détestait pas Bradley, mais bon, moins il le voyait et mieux il se portait. Il s'assit après avoir salué de façon très protocolaire, rajustant un pan de son uniforme. L'aide de camp de Bradley vint leur apporter de quoi boire puis leur donner leurs assiettes, tandis qu'il laissait le Président débuter la conversation. Président qui regardait sa collègue d'une façon assez curieuse, par ailleurs... Que faisait-il ? On aurait dit qu'il était en train de l'analyser, c'était très étrange. A moins qu'il n'ait encore des doutes sur le fait qu'une femme puisse diriger Briggs et la région du Nord. Ce ne serait pas étonnant, venant de sa part. Les femmes avaient beaucoup de mal à obtenir des promotions et leurs carrières stagnaient. Armstrong était la seule femme à avoir un grade si élevé.

– Il est heureux que les manœuvres aient été maintenues, même avec les difficultés que posent Drachma. Cela dit, il y a aura tout de même une réunion à Central où vous devrez vous rendre. Ce pays traverse quelques difficultés et la menace d'une nouvelle guerre gronde dans le Sud. Aerugo et Creta mobilisent leurs forces.

Une réunion avec tous les généraux à Central ? Voilà qui promettait... Grumman n'avait du tout envie d'en revoir certains, n'en déplaise à Bradley. Et il se doutait que sa collègue pensait de même. Ils n'avaient pas le choix, hélas, il faudra bien y passer... Il avait de plus en plus envie d'arriver enfin à la retraite, afin de ne plus être mêlé à diverses intrigues et il ne savait quoi encore, il était trop vieux pour ça. Il jeta un regard à Bradley tout en coupant un morceau de pain, se demandant ce qu'il pensait vraiment. Il n'aimait pas son regard froid et calculateur, il n'aimait rien chez cet homme. Armstrong avait un caractère particulièrement horrible mais elle avait le mérite d'être très franche. Lui-même était loin d'être aussi franc, mais il n'était pas calculateur comme Bradley.

– Mais il y a d'autres problèmes à régler... Deux criminels en liberté. Un homme, ou une femme, qui vise les alchimistes d'état. L'autre est une folle, une alchimiste, qui s'est évadée d'un asile de Central. Tous deux doivent être arrêtés le plus rapidement possible. Les soldats ont pour ordre de tirer à vue si nécessaire. Général Grumman, j'imagine que vous avez déjà fait renforcer la sécurité des points principaux et sensibles de la région de l'Est ?

– Bien sûr, dit-il en reposant son verre. Dans toutes les gares et autres points de passage, ainsi que dans des lieux jugés plus sensibles pour notre sécurité. Notre division est déployée, il n'y a pas à s'en faire.

Il se fendit d'un sourire qui se voulait agréable, mais il devait paraître hypocrite. Le Président s'était contenté de hausser un sourcil après lui avoir jeté un regard. Un petit silence s'installa, où ils se contentèrent de manger. L'ambiance était très loin d'être légère, le vieillard avait l'impression d'assister à un repas en l'honneur d'une personne que l'on viendrait d'enterrer. Il but une longue gorgée d'eau, fermant les yeux un bref instant. Il jeta un regard en biais à Armstrong mais elle gardait son air habituel. Il vit alors que Bradley posait encore ce regard étrange sur elle. En plus d'être dérangeant, cela commençait à être un peu effrayant.

– A propos de la jeune femme qui s'est évadée, elle venait de notre division, elle a servi à la guerre d'Ishbal, je vous transmettrais toutes les informations que nous avons sur elle, dit-il pour la générale Armstrong. Nous devrions la retrouver assez rapidement. Quant au tueur, j'ignore encore comment le piéger.

Il prit un petit morceau de viande, l'appétit curieusement coupé. Ce déjeuner était bien trop formel pour lui, il aurait voulu que tout le monde se détende un peu, même un minimum.

– A propos de cela, il y a-t-il des Alchimistes d'Etat à Briggs ? J'imagine qu'ils pourraient s'y révéler utile, d'autant plus avec Drachma qui attaque régulièrement. Vous ne pensez pas que ce serait utile ?
Revenir en haut Aller en bas
Lust

Médecin

avatar

Statut :
  • Modérateur/trice
  • Graphiste
  • Journaliste
  • Maitre du Jeu
Messages : 994
DC : Non

MessageSujet: Re: Inspection des Troupes   Dim 17 Mai 2015 - 16:00

Ce genre de repas était assez agaçant. Pour parler travail, ils pouvaient faire cela ne réunion et pas autour d’une table à manger, c’était juste bon à vous couper l’appétit. D’autant plus que Bradley avait cette fâcheuse manie de l’observer, ces derniers temps, lorsqu’elle le croisait. Ne pouvait-il donc pas lui dire, une bonne fois pour toute, ce qu’il lui voulait ? S’il était en colère de voir une femme à cette place, il pouvait le clamer comme il l’entendait, qu’il ne se gêne surtout pas, ce serait vraiment dommage. Après tout, elle serait ravie de lui rendre la réplique et lui prouver qu’elle était tout aussi capable qu’un homme d’être à ce poste. Jusqu’ici, personne n’avait encore réussit à prouver qu’elle n’était pas capable de diriger la forteresse glaciale, ils ne pouvaient relever aucune incompétence. Et pourtant, comme la majorité des hommes qu’elle commandait, il y avait bien des motifs de l’expédier directement en cour martiale puis dans un cercueil. Ils ne savaient juste pas chercher correctement, ces idiots, s’en était risible.

Enfin, il valait mieux en finir assez vite avec ce repas, elle avait autre chose à faire que de perdre du temps à écouter Grumman et Bradley, tout comme eux d’ailleurs. Le protocole exigeait peut-être qu’il passe du temps avec ses généraux pour discuter des affaires courtes mais il en avait assez à Central pour qu’elle puisse se passer de le voir. Les affaires intérieures du pays n’étaient pas de son ressort, son travail consistait à garder les frontières et repousser Drachma, rien de plus. Ce qui pouvait bien se passer au sein des terres ne le concernait pas, du moins, tant que cela ne se déroulait pas dans la région du Nord. Elle but une gorgée d’eau, silencieuse, sans lancer la conversation ni y prendre part pour le moment. Non, elle n’avait pas l’intention de faire le plus petit effort pour paraître aimable, elle n’était pas hypocrite à ce point. Pas comme Grumman qui souriait bêtement. Imbécile heureux.

– Il est heureux que les manœuvres aient été maintenues, même avec les difficultés que posent Drachma. Cela dit, il y a aura tout de même une réunion à Central où vous devrez vous rendre. Ce pays traverse quelques difficultés et la menace d'une nouvelle guerre gronde dans le Sud. Aerugo et Creta mobilisent leurs forces.

Une réunion à Central avec tous les généraux… Humph ! Elle se crispa légèrement, les dents serrées. Bien de quoi perdre du temps ! Si ces deux pays étaient menaçants, cela concernait le Sud, l’Est et Central. Ils avaient déjà bien assez à s’inquiéter avec Drachma, qui était un pays aussi grand, voire plus, qu’Aerugo et Creta réunis. Amestris était toujours ne guerre, de toute façon, cet état militaire attirait en permanence la haine de ses voisins et de nombreuses batailles. La plus récente étant la guerre à Ishbal. Cette région avait été exterminée, ses habitants rayés de la carte, un déploiement de force complètement disproportionné face à la menace réelle ! Cette région aurait pu être vaincue sans avoir à recourir à de tels moyens. A partir du moment où les Alchimistes d’Etat avaient été convoqués, la guerre était terminée et perdue d’avance pour Ishbal. Ce n’était pas la première fois que le pays réprimait ce genre de cas d’une manière si violente, alors que les choses auraient pu se régler sans noyer autant la terre de sang. Quelque chose ne tournait pas rond, dans ce pays. Elle avait toujours eu l’impression que Bradley et ses troupes ne cessaient d’attiser la haine dans les différentes régions au lieu d’apaiser la situation.

– Mais il y a d'autres problèmes à régler... Deux criminels en liberté. Un homme, ou une femme, qui vise les alchimistes d'état. L'autre est une folle, une alchimiste, qui s'est évadée d'un asile de Central. Tous deux doivent être arrêtés le plus rapidement possible. Les soldats ont pour ordre de tirer à vue si nécessaire. Général Grumman, j'imagine que vous avez déjà fait renforcer la sécurité des points principaux et sensibles de la région de l'Est ?

– Bien sûr, dit-il en reposant son verre. Dans toutes les gares et autres points de passage, ainsi que dans des lieux jugés plus sensibles pour notre sécurité. Notre division est déployée, il n'y a pas à s'en faire.

Elle avala un morceau de pain, retenant un sourire. Une folle évadée d’un asile psychiatrique de Central… Elle en fera son affaire une fois sortie d’ici, en effet, que le vieux Grumman ne s’en fasse pas. Savait-il que ses soldats agissaient de telle manière dans son dos ? Il n’était pas très au courant, le pauvre. Il tourna la tête vers elle alors qu’elle restait impassible, avec un regard indifférent. En ce qui concernait l’autre évadé, ils ne pouvaient rien faire pour le moment. Ils pourront lui tomber dessus s’il se montrait à nouveau. Elle avait quelques hypothèses sur l’identité de ce type mais ne les formula pas. Ce qui pouvait motiver à s’en prendre aux Alchimistes d’Etat était assez simple. La raison même de leur existence attirait la haine, tout comme ce qu’ils étaient amenés à faire.

– A propos de la jeune femme qui s'est évadée, elle venait de notre division, elle a servi à la guerre d'Ishbal, je vous transmettrais toutes les informations que nous avons sur elle, dit-il pour la générale Armstrong. Nous devrions la retrouver assez rapidement. Quant au tueur, j'ignore encore comment le piéger.

Trop aimable, cela évitera à Olivier de devoir interroger la jeune femme un peu plus rudement si elle refusait de parler, sur certains sujets. Elle n’était pas si fragile mais au vu de son état, la secouer un peu au début devrait être suffisant. Le fait qu’elle soit enceinte ne la perturbait pas non plus, cette fille n’était pas en sucre. Si elle avait pu s‘évader et fuir jusqu’ici en étant enceinte de six ou sept mois, c’est qu’elle avait assez de force pour supporter bien des choses.

– A propos de cela, il y a-t-il des Alchimistes d'Etat à Briggs ? J'imagine qu'ils pourraient s'y révéler utile, d'autant plus avec Drachma qui attaque régulièrement. Vous ne pensez pas que ce serait utile ?

– Non, nous n’en avons pas au fort, ils ne supportent pas le climat, dit-il en lui rendant un regard assez froid. Nous nous battons depuis des années avec des moyens conventionnels, assez efficaces, pourquoi voulez-vous y intégrer l’alchimie ? Nous n’en avons pas besoin pour défendre les frontières.

Ce vieillard avait vraiment le don de l’irriter, en insinuant à chaque instant que les troupes de Briggs faisaient mal leur travail ou avaient besoin d’une aide extérieure pour tenir les défenses des montagnes ! Il ignorait tout d’eux, ni Olivier ni chacun de ses hommes n’avaient besoin de l’alchimie pour se battre. Enfin, ne pas s’énerver, c’était juste un vieil homme qui ne réfléchissait pas avant d’ouvrir la bouche, rien de plus. Même s’il lui portait sur les nerfs, elle ne voulait pas perdre plus de temps à ça.

– Quand sera votre réunion à Central ? demanda-t-elle au Président. Avec les manœuvres, nous avons déjà moins de temps, et la situation avec Drachma demande à être surveillée constamment.


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t83-jane-volturi-validee#96
King Bradley

Fhürer

avatar

Statut :
  • Membre
Messages : 80
DC : Non

MessageSujet: Re: Inspection des Troupes   Ven 29 Mai 2015 - 21:13

– Bien sûr, dit-il en reposant son verre. Dans toutes les gares et autres points de passage, ainsi que dans des lieux jugés plus sensibles pour notre sécurité. Notre division est déployée, il n'y a pas à s'en faire.

Oh si, il y avait de quoi s'en faire, du moins, tous les humains de ce pays avaient de très sérieuses raisons de s'en faire. Il coupa un morceau de viande, mangeant sans prendre la peine de relever ce que venait de dire Grumman. Il lui restait encore assez de tête pour diriger les défenses de l'Est, mais c'était bien la seule et unique chose qu'il savait faire. Il n'avait jamais eu le moindre doute sur les nouveaux officiers venus de Central, qui étaient eux acquis à leur cause. Jamais il ne s'était posé la moindre question. Bradley l'avait pourtant connu bien plus méfiant et rusé, ce vieux renard, perdait-il à cause de son âge ? S'il continuait de se laisser ainsi, il perdra toute capacité d'analyse. Et dire qu'au cours de sa jeunesse, il s'était révélé un très bon officier. Fou, imprudent, mais meneur d'hommes. Tss. Cette vieille relique chevrotante appartenait au passé, désormais, il n'y avait plus rien à en tirer. Mais l'Est était déjà sous leur coupe, il n'y avait plus à s'en soucier. Maintenant, se concentrer sur des problèmes plus pressants.

– A propos de la jeune femme qui s'est évadée, elle venait de notre division, elle a servi à la guerre d'Ishbal, je vous transmettrais toutes les informations que nous avons sur elle, dit-il pour la générale Armstrong. Nous devrions la retrouver assez rapidement. Quant au tueur, j'ignore encore comment le piéger.

Bradley but une gorgée de thé, impassible, les yeux fermés. Cette fille n'était qu'un souci mineur, aux yeux du führer. Certes, elle était folle et suicidaire, mais même si elle parvenait jusqu'à lui, elle risquait d'avoir une mauvaise surprise. Il l'écraserait comme une vulgaire mouche venue s'aventurer sur la table. Oui, c'était une Alchimiste, et ensuite ? Même avec cela, elle ne réussira pas à le tuer, cette pauvre petite idiote n'avait pas le niveau. Encore une fois, c'était lassant... Ennuyeux... Répétitif... Il n'avait encore rencontré aucun obstacle sérieux, alors qu'il n'attendait que cela ! Une personne capable de se dresser contre lui, une personne qui ne pliera pas dès le premier coup. Un peu de défi, somme toute ! La route qu'avait tracé Père pour lui était vide de tout accro, enfin, Père avait réglé les problèmes à sa façon. Il dirigeait ce pays mais l'ennui s'accrochait à chacun de ses pas. Si lassant. Si prévisible. Qui sera l'humain qui lui redonnera enfin le goût de se battre, qui l'amusera ? Ou les humains ? Il les attendait, si impatiemment. Il rêvait qu'on lui résiste, ne serait-ce qu'un peu.

– A propos de cela, il y a-t-il des Alchimistes d'Etat à Briggs ? J'imagine qu'ils pourraient s'y révéler utile, d'autant plus avec Drachma qui attaque régulièrement. Vous ne pensez pas que ce serait utile ?

– Non, nous n’en avons pas au fort, ils ne supportent pas le climat, dit-elle en lui rendant un regard assez froid. Nous nous battons depuis des années avec des moyens conventionnels, assez efficaces, pourquoi voulez-vous y intégrer l’alchimie ? Nous n’en avons pas besoin pour défendre les frontières.

Peut-être elle... Peut-être pouvait-il faire parti de ces humains qu'il attendait. Il n'en avait jamais parlé ouvertement. Père ne comprendrait pas, pas plus que ses frères et sa sœur. Ils ne ressentaient pas ce genre de besoin, cet envie de défi. Peut-être Bradley avait-il trop côtoyé les humains, pour penser ainsi. Il retint un sourire amusé. Oui, c'était sans doute cela la raison, mais il n'y pouvait pas grand-chose. Il aimerait tirer quelque chose d'eux avant la fin, des occasions de se divertir. Et il y avait une humaine qu'il aimait bien, son épouse. Dans cette vie toute tracée, c'était tout de même lui qui avait choisi celle qu'il allait épouser, seule liberté accordée à son destin. Il l'aimait et savait comment leur histoire se terminera. Lorsque le dernier jour sera venu, elle ne devra pas pleurer la perte de tout cela. Elle était l'épouse d'un chef d'état. Il se redressa un peu, coupant des morceaux de viande, tout en croisant le regard d'Armstrong. Cette femme était comme une rose. Belle en apparence mais si couverte d'épine qu'il valait mieux ne pas l'approcher.

– Quand sera votre réunion à Central ? demanda-t-elle au Président. Avec les manœuvres, nous avons déjà moins de temps, et la situation avec Drachma demande à être surveillée constamment.

Il prit le temps de boire une gorgée avant de répondre puis de s'essuyer la bouche, toujours impassible. Une rose des glaces, ou une rose noire, c'était au choix. Il aurait bien aimé qu'elle engage un duel  d'escrime contre lui, là, tout de suite. Elle était une épine dans leur jeu. Ils n'avaient aucun pion à Briggs, ce qui était problématique.

– Très bientôt, mais vous avez le temps de régler les problèmes qui se pressent au Nord, dit-il d'un ton calme en reposant son verre. Et je en doute pas que vos hommes sauront se débrouiller si vous devez vous absenter un court moment. Nous aurons sans doute à reparler de tout cela plus tard, mais pour le moment, ce sont les manœuvres qui nous occupent.

Il devait trouver un moyen de la faire plier. Le déjeuna se termina en parlant des différents conflits, mais l'histoire était déjà tracée. Tout se jouait, à présent, la partie ne faisait que commencer.


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Inspection des Troupes   

Revenir en haut Aller en bas
 
Inspection des Troupes
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nouvel Horizon :: Région du Nord et de l'Est :: Région Est-
Sauter vers: