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 La vie a de l'humour

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MessageSujet: La vie a de l'humour   Sam 16 Mai 2015 - 11:54

Ces bureaucrates de Central... Ce qu'ils pouvaient être pénibles, parfois ! Buccaneer savait très bien son grade et comment il l'avait obtenu, il n'avait pas besoin de papiers, d'accréditations ou de signatures pour prouver qu'il était capable de bien faire son travail ! Mais pour les idiots de Central, cela était visiblement d'une importance vitale... Humph, dire qu'on payait ces gens pour réaliser des dossiers inutiles sur chaque soldats et leur faire signer des centaines de documents, qui n'avaient aucune valeur à ses yeux. Pour lui, la valeur d'un homme s'écrivait grâce à ses actes, il n'avait pas besoins de papiers officiels. Il avait quitté East City assez tôt ce matin pour se rendre à Central en train, afin d'en finir au plus vite. Les gens dans le train avaient par ailleurs fortement louché sur sa crocodile, se demandant d'où sortait un pareil automail. Ils n'y connaissaient rien ! Cet automail était parfait pour le combat, conçu spécifiquement pour résister au froid du Nord. Une pure merveille de mécanique.

Il attira également les regards en arrivant à la gare, passant peu inaperçu avec son allure, l'énorme automail, le manteau noir à col en fourrure blanche fourré qui claquait derrière lui. Il aurait pu arriver tout droit de la chaîne de montagne de Briggs et non pas de l'Est. Il quitta la gare, pressé d'en finir, découvrant Central sous un soleil léger et un vent frais. Cette ville était affreuse, avec ses immeubles gris et très droits, ses avenues trop larges à côté de centaines de petites rues. Sans compter que c'était grand ici, bien trop grand à son goût, on pouvait s'y perdre en un rien de temps. Trop de voitures, des habitants qui marchaient sans regarder personne, un air vicié. Ah, où étaient l'air si pur de ses montagnes, où était ses paysages couvert de neige, immaculés et dépourvus de toute trace humaine ? Il quittait rarement la région du Nord, surtout si c'était pour venir à Central. Les montagnes étaient devenues un refuge pour lui, comme pour bien d'autres.

Il se rendit au quartier générale de la ville pour leurs histoires de papier, ignorant les regards appuyés et parfois les remarques méprisantes. Les soldats du Nord étaient souvent très mal considérés, on les voyait comme une tribu d'ours sauvages et associables, des brutes incapables de réfléchir qui ne supportaient personnes. Bah, ils pouvaient penser comme ils le voulaient. Ils ignoraient absolument tout d'eux. Ils étaient soudés, solidaires, liés. Buccaneer ne quitterait Briggs pour rien au monde, le fort était devenu son foyer depuis bien longtemps. Une fois qu'il en eut enfin terminé avec la paperasserie, il quitta le QG, râlant un peu contre le fait que son train n'allait pas arriver avant un moment. Il se balada un peu dans les grandes avenues en attendant, non loin de la grande gare. Il croisa un jeune soldat de Central plutôt agréable avec qui il discuta dix minutes puis reprit sa route, avant de s'arrêter dans un atelier d'automails pour voir ce qu'ils proposaient là-dedans.

– Bien le bonjour, monsieur ! lui lança le patron à son entrée.

Il hocha la tête pour lui rendre son salut, jetant un coup d'œil aux différentes pièces et autres prothèses. L'atelier était plus grand que ce qu'il avait cru au premier abord et pas si mal. Il regarda de plus près une jambe en métal qui avait un certain raffinement, mais si avec cette structure en métal simple, elle ne tiendrait pas une heure au milieu d'un blizzard en pleines montagnes. Il remarqua alors qu'une autre cliente était là, une toute jeune fille blonde comme les blés aux grands yeux chocolats, qui l'observait depuis toute à l'heure. Elle rougit un peu lorsqu'il baissa la tête vers elle et sourit. Il lui rendit son sourire en reposant la prothèse qu'il tenait en main. Plutôt mignonne, cette gamine ! Il aimait bien son sourire.

– Excusez-moi, dit-elle d'une voix très douce, vous venez bien du quartier général du Nord ?

– De Briggs, plus précisément, approuva-t-il. Je suis le capitaine Buccaneer, mademoiselle, ravi de faire votre connaissance ! Je ne savais pas que Central abritait d'aussi jolies demoiselles, rajouta-t-il en lui tendant sa main valide.

Elle rougit puis lui serra la main, de nouveau souriante. Il trouvait un peu étrange de la voir dans cette boutique alors qu'elle avait tous ses membres. Peut-être était-elle mécanicienne ? Il y avait de plus en plus de filles et de femmes, dans ce métier, elles avaient la main sûre pour la finesse des mécaniques. Il lui demanda son nom ensuite, rajustant son manteau d'un petit geste sec.

– Je m'appelle Catherine Armstrong.

Tiens, c'était amusant, elle avait le même nom de famille que leur Reine ! Ils sortirent de l'atelier et il l'invita à boire un café ou un thé, ayant encore du temps avant l'arrivée de son train. Autant passer une heure agréable, n'est-ce pas ? Ils s'assirent à une terrasse, commandant deux thés au serveur.

– Alors vous vous intéressez aux automails ? Vous êtes mécanicienne ?
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MessageSujet: Re: La vie a de l'humour   Dim 17 Mai 2015 - 15:11

Catherine leva une main près de son visage pour se protéger du soleil et regarder le ciel. Il faisait encore si beau ! Elle adorait ce genre de journées, où le ciel était si pur, où elle pouvait sortir toute la journée. Elle n'aimait pas vraiment rester enfermée au manoir, surtout ces derniers temps. Père était très occupé avec ses affaires et Mère passait son temps dans ses diverses associations. La jeune fille se sentait assez esseulée, en ce moment. Elle aimait voir du monde et être entourée, elle avait besoin de savoir qu'elle faisait parti d'un tout, comme le principe de l'alchimie. Le manoir était très grand, bien trop grand, même, pour aussi peu de personnes. Cathy aimerait que ses sœurs viennent vivre ici avec leurs maris et leurs enfants ! La maison serait moins vide et elle pourrait passer du temps avec ses neveux et ses nièces. Heureusement qu'Alex vivait toujours avec eux ! Elle adorait son grand frère et il le lui rendait bien, il avait toujours été très attentionné avec elle. Mais elle avait assez peur pour lui, avec cet assassin qui courait toujours. Il devait faire très attention.

Elle entra dans un atelier d'automails pour si elle pouvait trouver des pièces manquantes pour la prothèse qu'elle était en train de concevoir. Elle passait beaucoup de temps à s'exercer et à apprendre grâce aux livres mais ce qu'il lui fallait, c'était un maître d'apprentissage ! Elle ne voulait pas seulement assembler et concevoir, elle voulait aussi créer, améliorer, trouver de nouvelles techniques d'assemblage, de nouveaux métaux qui iraient ensemble pour alléger et perfectionner les automails. Elle acheta quelques pièces, observant et comparant. Elle aimait bien cet atelier mais le patron ne pouvait pas la prendre comme apprentie... Personne à Central ne voulait d'une fille comme élève ! Elle avait songé à partir pour Rush Valley mais ses parents avaient refusé qu'elle s'exile aussi loin, seule, alors qu'elle n'aura absolument personne là-bas pour la soutenir et l'aider en cas de besoin. Ils ne lui faisaient pas confiance ou ils la considéraient comme trop jeune encore pour partir ainsi ?

Le fait était que sa famille avait tendance à la couver bien plus qu'ils ne devraient. Ils s'inquiétaient beaucoup dès qu'elle prononçait les mots "voyage", "partir", "apprentissage". Avaient-ils donc peur qu'elle ne disparaisse sans crier gare ? C'était étrange... Même le reste de sa famille tiquait dès qu'elle montrait son envie d'aller voir ailleurs ce qui se passait, de quitter Central. Ils disaient qu'elle était encore petite, toute fragile, un peu jeune pour filer ainsi, qu'elle pouvait attendre, qu'elle sera plus heureuse dès qu'elle se trouvera un bon mari à Central. Elle ne comprenait pourquoi ils réagissaient tous ainsi. Même les amis de la famille ouvraient de grands yeux circonspects et méfiants quand elle leur parlait des endroits où elle voudrait aller. Hum... Il faudra bien qu'elle comprenne pourquoi cette attitude. La clochette de la porte du magasin la tira de ses pensées, tandis qu'elle examinait d'autres pièces, et elle se retourna.

Son cœur fit un brusque bond dans sa poitrine quand apparu, comme par pur miracle, le géant du Nord qu'elle avait vu avec sa grande sœur il y a déjà plus de trois ans. Elle se figea, son cœur prenant une brusque accélération. C'était vraiment lui ! Il était là, dans cet atelier, si grand, si musclé, avec cet air fier. Elle ne put s'empêcher de le dévisager, mourant d'envie de lui demander son nom, ce qu'il faisait ici, et tout un tas d'autres choses. Elle avait toujours été bien plus attirée par les hommes comme lui. Et cet uniforme, qui lui donnait tant de classe ! Il remarqua tout à coup qu'elle l'observait et elle sentit une légère rougeur colorer ses joues, mais lui sourit néanmoins. Elle se sentait bien juste à être près de lui, c'était assez fou. Le rencontrer ici était plus qu'inespéré, elle avait cru ne plus jamais le revoir. Et son automail était d'une telle classe !

– Excusez-moi, dit-elle d'une voix très douce, vous venez bien du quartier général du Nord ?

– De Briggs, plus précisément, approuva-t-il. Je suis le capitaine Buccaneer, mademoiselle, ravi de faire votre connaissance ! Je ne savais pas que Central abritait d'aussi jolies demoiselles, rajouta-t-il en lui tendant sa main valide.

Elle rougit de plus belle en lui serrant la main, fondant instantanément. Il avait dit qu'elle était mignonne ! Un sourire fleurit sur ses lèvres, alors qu'elle retournait cette phrase en tous sens dans ses pensées. Il avait vraiment dit qu'elle était mignonne ! Et maintenant, elle connaissait son nom, elle savait d'où il venait. Le monde était si beau, ce soleil était parfait, elle se sentait si légère qu'elle aurait pu s'envoler dans l'instant ! En plus de ça, il avait dit qu'elle était mignonne. Roh. Et il était ravi de faire sa connaissance ! Elle aussi, qu'il en soit certain, elle était très heureuse de le rencontrer enfin. C'était un rêve qui se réalisait. Il lui demanda ensuite son nom et elle joignit les mains devant elle, tout sourire.

– Je m'appelle Catherine Armstrong.

Elle fondit encore plus lorsqu'il l'invita ensuite à aller à la terrasse d'un café avec lui, discuter, passer un peu de temps ensemble. Elle accepta avec une très grande joie, le suivant sans hésiter un seul instant. Ils s'installèrent non loin dans un petit café agréable et commandèrent deux thés. Elle ne cessait de le regarder, les yeux remplis de toutes les étoiles de l'univers. Elle adorait la force qu'il dégageait, son assurance, tout. Il était vraiment le genre d'homme qu'elle aimait vraiment. Pourquoi était-il venu à Central aujourd'hui ? Elle devra lui poser la question, elle était curieuse de savoir ce qui l'attirait si loin du Nord.

– Alors vous vous intéressez aux automails ? Vous êtes mécanicienne ?

Elle hocha la tête alors qu'on venait leur apporter leurs thés, toujours très souriante. Elle mit un sucre dans sa tasse avant de prendre la cuillère, oubliant complètement le reste du monde, juste très heureuse d'être assise en face de grand et fort soldat.

– Pas officiellement, répondit-il avec un large sourire. Je cherche un maître d'apprentissage pour devenir ingénieur automail mais c'est assez difficile, personne à Central ne veut d'une fille comme élève.

C'était assez dur oui, elle avait vraiment envie d'apprendre et de progresser ! Elle pouvait apprendre vite si elle le voulait alors rien en devrait la freiner. Mais elle ne laissera pas tomber, on lui avait toujours appris à suivre ses objectifs sans faillir ni se laisser abattre. Elle but une petite gorgée de thé, légèrement rose, tandis qu'il lui rendait son regard.

– Vous cherchez un maître depuis longtemps ?

– Oui, assez.

Mais elle finira bien par trouver, elle en était convaincue ! Elle poursuivait ses recherches dans tout Central et tentait de convaincre sa famille de la laisser partir ailleurs, même si elle devait être isolée au début.

– Nous avons une ingénieur en automails, à Briggs, mais j'ignore si elle accepte des élèves. Voulez-vous que je lui demande ?

Oh ? Il ferait cela, vraiment ? Son visage s'illumina aussitôt et elle accepta avec enthousiasme et reconnaissance. Ce serait vraiment parfait ! Avec cela, elle pourrait le revoir plus souvent, elle pourrait même tisser des liens plus forts avec lui ! Et à Briggs, elle ne se serait pas complètement isolée, sa sœur était là-bas. Il était vraiment adorable de lui proposer de l'aider, alors qu'ils venaient tout juste de se rencontrer ! Elle se fendit d'un plus large sourire encore, reposant sa tasse de thé, très heureuse.

– Je vous remercie du fond du cœur ! Je tiens vraiment à trouver une bonne formation. Ma famille ne devrait pas avoir peur si je vais au Nord, comme ma sœur s'y trouve déjà.

Buccaneer se mit tout à coup à tousser en reposant sa tasse et elle lui jeta un regard étonné. Oh, il avait avalé de travers ? Elle lui tendit sa serviette en lui demandant s'il allait bien. Elle fut encore plus surprise lorsqu'il la dévisagea de haut en bas, très rouge, en s'attardant sur on visage, fixement. Qu'avait-elle dit ? Elle l'avait vexé ? Oh, non, elle ne voulait pas le blesser ou lui faire de peine ! Elle s'excusa alors d'une voix douce, confuse, en l'assurant qu'elle n'avait pas voulu l'offenser ni rien de ce genre, elle le lui promettait. Il ne cessait pas de la fixer, al bouche entrouverte, les yeux écarquillés, puis finit par bafouiller qu'elle ne l'avait pas du tout vexé ni blessé. Vraiment ? Elle en fut soulagée, lâchant un petit rire.

– Vous avez une sœur à Briggs, donc, dit-il ensuite en s'essuyant avec la serviette.

– Oui, notre sœur aînée vit là-bas, depuis des années.

Depuis un peu plus de quatorze ans, à présent, non ? Elle sourit au capitaine, les joues roses et le regard brillant. Elle était très touchée par sa proposition, il était vraiment un homme comme elle les aimait, avec du cœur, de la force, elle en fondait littéralement.

– Pensez-vous que votre ingénieur pourrait accepter de me prendre comme élève ?
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MessageSujet: Re: La vie a de l'humour   Mer 27 Mai 2015 - 11:07

Elle approuva d’un signe de tête, sans cesser de sourire. Décidément très charmante, cette jeune fille ! Elle était mignonne et ce sourire ne venait qu’illuminer son joli minois. Il serait venu plus tôt dans la capitale s’il avait su qu’on pouvait y trouver cette demoiselle. Il s’était peu intéressé aux femmes, jusqu’ici, principalement parce qu’elles étaient très peu nombreuses à Briggs et qu’il quittait rarement la forteresse. Miles, qui était marié depuis un an ou deux, le charriait régulièrement sur le fait qu’il n’ait pas encore de copine alors qu’il y avait bien des filles très mignonnes dans la région Nord et qu’il devrait se décider, un de ces jours, à en inviter une à dîner. Ce n’était quand même pas de sa faute s’il n’était pas habitué aux techniques d’approche de la gente féminine ! Il n’avait pas d’exemples concrets, les femmes de Briggs n’étaient pas les plus féminines de la région Nord. Bien au contraire, elles étaient aussi dures et sévères que les hommes, voire plus. Même Trivia avait un fort caractère, ne laissant personne avoir le dernier mot dès que cela concernait la santé ou ses automails.

Leur chef était une femme, bien entendu, et une excellente chef de guerre. Il la respectait, l’admirait même, mais n’avait jamais eu l’idée de la regarder simplement comme une femme et pas comme sa supérieure hiérarchique et la commandante de Briggs. Physiquement, oui, elle était très belle, mais elle était leur Reine avant d’être une femme, aux yeux des troupes des Briggs. Alors que cette douce jeune fille, elle, était pour lui une femme très agréable, tout simplement, pas du tout vilaine à regarder et avec un beau sourire. On vint leur apporter leurs thés, boisson que Buccaneer n’avalait que lorsqu’il était un peu malade mais il pouvait faire une entorse aujourd’hui. Il n’avait pas une tête à boire du thé et détonnait quelque peu dans le décor, par ailleurs, dépassant de presque un mètre tous les autres clients du café, avec son bras en métal qui accentuait encore plus l’effet « soldat du Nord bien différent de vous tous, civils de Central ».

– Pas officiellement, répondit-il avec un large sourire. Je cherche un maître d'apprentissage pour devenir ingénieur automail mais c'est assez difficile, personne à Central ne veut d'une fille comme élève.

Tss, voilà bien pourquoi il n’aimait pas la mentalité de Central, il y avait toujours ces idées idiotes clamant que les femmes étaient moins compétentes que les hommes. C’était comme si les hommes de Briggs refuseraient d’obéir parce que leur chef était une femme ! Ridicule. Chez eux, hommes comme femmes devaient faire du mieux possible, sans aucune distinction d’âge, de garde ou de sexe. Les faibles mouraient, les plus forts survivaient, rien de plus, rien de moins. C’était pourtant si simple ! Mais il fallait croire que ça ne l’était pas dans cette ville. Vraiment lamentable.

– Vous cherchez un maître depuis longtemps ?

– Oui, assez.

Hum, dans ce cas-là, il se demandait si Trivia ou James ne pourraient pas la prendre, au moins à l’essai pour le début. Ils avaient déjà eu un ou deux élèves, des gamins du Nord qui voulaient travailler là-dedans et qui avaient passé un peu de temps à Briggs pour se perfectionner. Trivia sera sûrement ravie, elle adorait tirer des jeunes de leur marasme intellectuel », comme elle disait, pour leur apprendre « la véritable beauté des automails ». Il pourrait lui en parler en rentrant au camp, quitte à ce qu’elle veuille rencontrer cette délicieuse jeune fille avant de rentrer à Briggs. Cela ne déplairait pas à Buccaneer de la voir à Briggs pour travailler. Rien de tel que l’air sain et pur de leurs fières montagnes pour lui montrer que cette région valait autant que Central et qu’elle y serait heureuse, surtout en compagnie d’un homme comme lui ! Hum, enfin bref, il s’égarait. Miles se ficherait bien de sa pomme s’il le voyait comme cela. Avant la guerre contre Ishbal, ils avaient fait un concours pour savoir qui allait se marier en premier. Il avait gagné, mais Buccaneer comptait rattraper son retard un jour.

– Nous avons une ingénieure en automails, à Briggs, mais j'ignore si elle accepte des élèves. Voulez-vous que je lui demande ?

Elle sourit de plus belle, soudain enthousiaste, avec des yeux brillants. Roh, elle était encore plus mignonne ainsi ! Il lui rendit son sourire, tout en portant la tasse quasiment pleine à ses lèvres. Vraiment adorable, cette jeune fille ! Elle ressemblait un peu à la femme d’Heinkel, tiens. Buccaneer l’avait vu un jour où il avait mangé chez eux. Si Trivia acceptait de la prendre, elle ne pourra que se plaire au Nord. La région était assez dure, mais très belle, très pure.

– Je vous remercie du fond du cœur ! Je tiens vraiment à trouver une bonne formation. Ma famille ne devrait pas avoir peur si je vais au Nord, comme ma sœur s'y trouve déjà.

Il sursauta puis s’étrangla à moitié avec son thé, toussant en portant la manche à ses lèvres. Une… Une minute… Il pâlit alors qu’en pensées, l’image de sa jeune partenaire du jour se superposait à celle de sa Reine… Armstrong… Alors… Ce n’était pas juste le même nom, elle… Il prit automatiquement la serviette qu’elle lui tendait, rougissant aussi fort qu’il avait pâlit, en la dévisageant de haut en bas avant de fixer son visage. Maintenant qu’il y prenait vraiment garde, c’est vrai que… Oh, bon sang. Ça voulait dire que depuis toute à l’heure, il était en train de draguer la sœur de sa Reine ?! Oups. Hum… Voilà, hum, voilà, oui, bon… Elle dit tout à coup d’une voix très douce qu’elle n’avait pas voulu l’offenser, c’était promis, et qu’elle s’excusait. Hein ? Mais non ! Pourquoi s’excusait-elle lors qu’elle n’avait rien fait ?! Il finit par bafouiller qu’elle n’avait aucun tord, ce qui lui arracha un rire léger. Incroyable… elle était vraiment sa sœur ? Elles n’avaient pas du tout le même caractère ! Il douta à nouveau, même s’il ne pouvait pas nier les ressemblances physiques maintenant qu’il l’avait réalisé. Et comment aurait-il pu deviner ?! Il n’avait jamais vu la famille de sa Reine, sauf peut-être son petit frère, une fois. Il n’avait jamais su qu’elle avait une petite sœur. Jamais elle n’avait parlé de sa famille.

– Vous avez une sœur à Briggs, donc, dit-il ensuite en s'essuyant avec la serviette.

– Oui, notre sœur aînée vit là-bas, depuis des années.

Bon, voilà, voilà, c’était bien sa petite sœur… Il termina son thé en une gorgée, pris de court. Bien, ça ne l’empêchait d’être une jeune fille tout à fait charmante ! C’était surprenant, mais bon, cette jeune femme lui plaisait beaucoup, elle était agréable, très jolie, et surtout, elle ne se contentait pas de jouer aux pots de fleurs. Elle avait un but, des projets, elle voulait vivre.

– Pensez-vous que votre ingénieur pourrait accepter de me prendre comme élève ?

– Je le pense, c’est une femme avec un tempérament fort et enjoué, elle sera sûrement ravie d’avoir une personne à former. Tant que vous ne craignez pas le froid des montagnes, ça ne devrait pas poser tant de problèmes que ça.

Il fit de son mieux pour cesser d’intercaler intérieurement l’image de la douce Catherine avec celle de sa sœur aînée, ça ne l’aidait pas à rester concentré, très loin de là. Il se reprit puis lui parla plus longuement des montagnes de Briggs et de la région Nord, lui détaillant avec passion toute la beauté du paysage lors des longs hivers, la neige qui scintillait le matin au soleil, les étoiles qui semblaient si proches des hommes la nuit, l’air si pur, sans pollution, la neige qui étouffait tous les sons lors des balades. Cette région était assez isolée, assez dure, mais magnifique, riche de ses mines et de ses forêts.

– Trivia voudra peut-être vous rencontrer avant de vous faire venir au Nord. En ce moment, nous avons des manœuvres avec l’armée de l’Est, non loin d’East City. Pourquoi ne pas y venir afin de la rencontrer ? Vous pourrez en discuter plus longtemps avec elle, car moi-même, je ne saurai vous donner toutes les informations.

Il vérifia l’heure mais il avait encore du temps avant l’arrivée de son train. Parfait. Cette petite lui avait mis du baume au cœur, elle était si douce et si mignonne.

– Je suppose que votre famille doit être heureuse que vous cherchiez à développer vos connaissances ainsi. Après tout, votre sœur est arrivée à un tel niveau et a dû bénéficier du soutien de votre famille. Il est rare que l’on encourage ainsi les femmes à suivre leurs envies.
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MessageSujet: Re: La vie a de l'humour   Ven 5 Juin 2015 - 11:35

– Je le pense, c’est une femme avec un tempérament fort et enjoué, elle sera sûrement ravie d’avoir une personne à former. Tant que vous ne craignez pas le froid des montagnes, ça ne devrait pas poser tant de problèmes que ça.

Elle n’était pas frileuse mais elle était capable de s’adapter à bien des choses ! Elle était très forte, elle aussi, même si elle ne le semblait pas. C’était une des caractéristiques de sa famille ! Elle lui sourit pour le rassurer, sa tasse en main, puis l’écouta avec une très grande attention lorsqu’il lui détailla plus précisément Briggs. Elle situait l’endroit sur une carte, mais n’avait jamais vu les montagnes, les grands hivers qu’il décrivait, jamais vu ces immenses champs de neige et de glace. Elle se prit à rêver des ces paysages et de ces montagnes, imaginant la vie des habitants du Nord, le spectacle du soleil qui se reflétait sur la neige, les tempêtes de blizzard et de neige qui venaient vous fouetter avec un vent si fort. C’était la première fois qu’on lui parlait ainsi… Le mot « Nord » était devenu tabou, chez elle, personne ne voulait rappeler la défection de la fille aînée de la famille. Et pourtant, cette région semblait si belle.

– Trivia voudra peut-être vous rencontrer avant de vous faire venir au Nord. En ce moment, nous avons des manœuvres avec l’armée de l’Est, non loin d’East City. Pourquoi ne pas y venir afin de la rencontrer ? Vous pourrez en discuter plus longtemps avec elle, car moi-même, je ne saurai vous donner toutes les informations.

Hum, elle ne pensait pas pouvoir, dans les prochains jours, elle devait d’abord préparer sa famille à l’idée qu’elle avait une possibilité de trouver un maître d’apprentissage à Briggs. Là où son aînée travaillait. Au Nord. Loin de Central. Même si elle ne restera pas sans jamais donner de nouvelles ! Elle tenait énormément à sa famille, même s’ils la traitaient encore comme une enfant très fragile. Elle adorait son frère, surtout, avec qui elle avait beaucoup de points communs. Elle ne partait pas pour les abandonner mais pour s’instruire et progresser. S’ils comprenaient cela, tout ira bien. D’autant plus qu’elle reviendra à Central ! Aussi souvent que possible, puis de pour de bon, une fois son apprentissage terminé. Ses parents n’avaient aucune inquiétude à avoir à son sujet, elle ne comptait pas disparaître de leur vie.

– Je suppose que votre famille doit être heureuse que vous cherchiez à développer vos connaissances ainsi. Après tout, votre sœur est arrivée à un tel niveau et a dû bénéficier du soutien de votre famille. Il est rare que l’on encourage ainsi les femmes à suivre leurs envies.

– Hum, rougit-elle. Pas vraiment, en fait… Pour tout vous dire, ni mes parents ni personne n’a jamais soutenu la décision de ma sœur de s’engager dans l’armée. Elle est partie il y a des années et n’est revenue qu’une seule fois nous rendre visite, il y a quatre ans, après un peu plus de dix ans d’absence.

Elle eut un sourire triste, buvant une petite gorgée de thé. Elle se souvenait encore de ce qu’elle avait ressenti lorsqu’Olivier avait tout plaqué derrière elle pour s’engager dans l’armée. De la sensation qu’elle avait vu en la revoyant, la honte de ne pas l’avoir reconnue, la peur, aussi, car elle n’avait pas réussi à réaliser avant un moment que cette femme était bien sa sœur.

– Dites-moi, comment vive les gens à Briggs ? Comment est votre existence ? Pardonnez-moi si ma question est indiscrète, je ne cherche pas à vous gêner. J’essaye d’imaginer ce qui peut se passer dans les montagnes, comment les gens font.
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