Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Alchimistes d'Etat

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Edward Elric

Alchimiste

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MessageSujet: Alchimistes d'Etat   Mer 20 Mai 2015 - 23:01

Trop tôôôôôôt ! Edward s'étira avec un très long bâillement qui lui mit les larmes aux yeux, pas du tout réveillé et regrettant son lit plus que jamais. Qui avait eu cette idée de programmer leurs examens à cette heure-ci ?! Ça ne pouvait être le vieux Grumman, il devait encore dormir à cette heure, lui. Il faisait à peine jour ! Il se gratta la tête en se traînant dans le camp, à moitié endormi, mais fut réveillé très vite lorsqu'il fit brutalement arrêter à l'entrée par les soldats du Nord. Eh ! Ils le contrôlèrent dix bonnes minutes avant de le laisser assez d'un air soupçonneux. Heeuu... C'était la guerre ou quoi ? Il se frotta les yeux, regardant les soldats de Briggs agités comme s'ils livraient bataille. Et à côté de ça, les soldat de l'Est ne comprenaient plus rien. Ils restaient là, à regarder leurs collègues armés, très méfiants, plus sur les nerfs que jamais. Ok, stop, temps mort, il s'était passé quoi cette nuit ? Il repéra le lieutenant du coin de l'œil, à côté du terrain où aura lieu les examens des Alchimistes d'Etat, et alla la rejoindre.

– Salut lieutenant. Pourquoi tous ceux de Briggs sont aussi agités, au juste ? J'ai loupé quelque chose ?

– Je l'ignore... On sait que la générale s'est fait agresser, on l'a vue couverte de blessures, mais on ne sait rien de plus. Les soldats de Briggs ne nous ont rien dit du tout et se sont mis à... fouiller, comme tu as pu le voir, à la recherche de je ne sais quoi.

– Hein, leur chef est une femme ? souffla-t-il en retenant un bâillement. Elle est blessée comment ?

Des femmes générale, il y en avait à Amestris ? Il se frotta les yeux en se demandant quel genre c'était, pour avoir pu monter à ce niveau. Le lieutenant lui jeta un regard un peu vexé et il haussa les sourcils. Et bah quoi, qu'est-ce qu'il avait dit ? Enfin, elle avait l'air aussi réveillée que lui, ce qui expliquait son attitude.

Oui, leur chef est une femme. Elle est blessée au cou, aux bras... Des estafilades ou des coups, mais je n'ai pas vraiment eu l'occasion de le voir moi-même.

Il hocha doucement la tête, s'écartant pour laisser passer un groupe de soldats de Briggs, qui couraient vers l'entrée du camp. Effectivement, ils étaient en train de fouiller tout le camps et des soldats étaient postés à certains endroits stratégiques. Il fit un effort pour se réveiller, se demandant sur ce qui avait bien pu se passer. D'autres alchimistes d'état arrivaient peu à peu pour l'examen, certains faisant de larges détours pour ne pas se retrouver sur le chemin des loups des montagnes. Ambiance, ambiance. Il vit tout à coup au loin une femme blonde avec le bras en écharpe, qui semblait correspondre à la description. Il fronça les sourcils en voyant les marques rouges sur ses mains et son cou, son bras en écharpe.

– C'est elle ?

Le lieutenant acquiesça alors qu'il détaillait la blonde, curieux. C'est bizarre, elle lui rappelait vaguement quelqu'un... Elle venait vers eux, sans doute pour superviser l'examen. Quand elle fut assez proche, il la héla, voulant comprendre ce qui s'était passé et pourquoi ils étaient tous sur les nerfs comme ça, saluant aussi le mec aux lunettes noires qui marchait à côté d'elle.

– Eh ! Madame la générale !

–  Qu'est-ce qu'il me veut, le nain rouge ? lui lança-t-elle d'un ton, glacial. Tu veux que j'arrache ta mèche ?

Il sentit son sourire se figer, comme toute le reste de son corps une seconde plus tard. "Nain". "Rouge." Hii ! Il n'avait rien fait ! Il recula d'un bond comme si elle l'avait frappé, brandissant les mains devant lui en les agitant avec un sourire idiot. Bon sang, quelle amabilité ! Il se reprit, essayant d'avoir l'air, lui, à peu près aimable et avenant. Ok, oublions ce petit moment gênant et recommençons à zéro ! Il lui demanda très poliment pourquoi les soldats de Briggs étaient en train de fouiller toute la ville et de garder le camp ainsi, ce qui s'était passé la nuit dernière pour qu'ils en arrivent là. Mais elle se contenta  de le regarder de haut en bas comme s'il était une saleté sur ses chaussures puis lui demanda ce qu'un morveux fichait ici. Non mais il n'était pas un gamin ! Il lui dit qui il était, sortant sa montre en argent, et reçut en retour un soupir exaspéré.

–  Je n'ai pas de temps à perdre avec une demie-portion.

...

Il resta planté là tandis qu'ils repartaient, sa montre en main. Il ne dit plus rien pendant un moment, avant de lâcher un grognement ! Il n'était PAS petit ! Celle était vraiment générale, cette sale bonne femme pas aimable pour un sou ?!

– On a dû essayer de la tuer, vu les marques sur son cou, dit-il au lieutenant en s'asseyant sur une caisse.

Elle avait l'air bien psychopathe, quand même, qui avait été assez crétin pour s'attaquer à elle en face-à-face ? Ce type ne devait plus être en vie, à l'heure qu'il est, ou plus en très bon état. Qu'est-ce qui se passait, franchement, tout était si calme il y a quelques jours à peine ! Il rentrait d'un voyage assez long avec Al et Winry et il tombait dans tout ce bazar. Il se tourna vers le lieutenant, qui les avait aussi regardé partir, bien droite comme d'habitude.

– C'est possible. Mais qui et pourquoi... Elle est très forte, je l'ai déjà vue combattre, si quelqu'un a réussi à la blesser comme cela, nous sommes tous en danger.

Il hocha lentement la tête, le regard dans le vague. Il se passa un long moment dans le silence avant que le Colonel n'arrive à son tour. Les examens n'allaient plus tarder, à présent, presque tout le monde était là !

– Colonel, vous avez entendu parler du tueur d'alchimistes d'état ?


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Roy Mustang

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MessageSujet: Re: Alchimistes d'Etat   Mer 27 Mai 2015 - 19:25

Qu'est-ce qu'ils avaient, enfin ? Le Colonel eut un soupir agacé, contournant le groupe bien sur les nerfs qui contrôlait tout le monde. C'est bon, il n'allait mordre personne ! Il jeta un œil plus loin, fronçant les sourcils en voyant tous les soldats du Nord très agités. Il y avait eu un problème ? Leurs tentes avaient été attaquées ? Ou il ne savait quoi encore ? Dans tous les cas, ce n'était pas exactement bon signe. Il rejoignit le terrain où avaient lieu les manœuvres, voyant le lieutenant et Edward qui attendaient à côté. Il les salua, les mains dans les poches, perturbé par toute cette agitation. Heureusement, par ailleurs, qu'Edward n'était pas encore au courant pour... le "rapprochement" entre le lieutenant et lui, car ce sale gosse n'en aurait pas fini de les charrier tous les deux. Roy avait eu envie bien des fois de l'étrangler et se retenir était très dur. Dieu merci, il n'était pas pénible à plein temps, il lui arrivait d'être sérieux, parfois. Un peu. Vraiment pas beaucoup.

Edward – Colonel, vous avez entendu parler du tueur d'alchimistes d'état ?

Il hocha la tête, essayant toujours de deviner pourquoi Briggs était dans cet état. C'était peut-être à cause de ce fameux tueur, justement, peut-être avait-il été aperçu ? Quoi que... Non, il leur fallait plus qu'un assassin en liberté pour s'énerver à ce point. En parlant un peu avec le lieutenant et Edward, il apprit alors que la générale Armstrong était arrivée blessée, ce matin, même assez gravement. Sa première réaction fut de se demander quel abruti profond avait eu l'idée de s'en prendre à elle. Il fallait être débile ! Puis pourquoi n'était-elle pas restée se reposer, si elle était tant blessée que ça ? S'il avait été à sa place, il n'aurait même pas su se lever sans que le lieutenant n'essaye de l'achever, il en était persuadé... Lui-même ferait pareil si un de ses subordonnés voulait se lever en étant blessé à ce point. Décidément, les soldats de Briggs étaient complètement siphonnés, ça devenait grave ! Il allait répondre lorsque le commandant Miles s'arrêta près d'eux.

Miles – Vos officiers ne vous ont rien dit, n’est-ce pas ? demanda-t-il en s’arrêtant près d’eux, les mains dans les poches de son manteau noir. Il y a eu un peu de grabuge cette nuit, une sorte de monstre, sans doute créé par alchimie, a essayé de tuer la Générale Armstrong.

Un monstre créé par alchimie ? Comment ça ? Quel était le genre de ce monstre ? C'était une chimère ? Les chimères étaient bien les seuls monstres alchimiques assez forts et intelligents pour s'en prendre à un être humain, mais pour créer ce genre de trucs, il fallait être puissant et acharné. Il y avait certains tabous qu'un bon alchimiste veillait à ne pas enfreindre, justement pour ne pas arriver à travailler sur des êtres que la nature elle-même rejetterait. Idée que devait partager Miles, étant donné le regard qu'il posa sur Edward et lui. Mais que s'était-il passé précisément ? Connaissant la générale, elle s'était sûrement battue et avait dû voir ce "monstre" en détail.

Lieutenant – Un monstre créé par Alchimie ? A quoi ressemblait-il ? Nous ne sommes au courant de rien, seulement des rumeurs qui courent depuis que l'on a vu votre supérieure.

Miles – J’ignore si c’est une chimère ou autre chose, dit-il. Il parlait, était caché et peut manier des très grandes ombres noires, dont il s’est servi pour étrangler la générale. Il peut aussi s’en servir pour frapper les gens. Ce truc en avait visiblement après les généraux de l’armée, pour leur faire quitter leurs postes.

Le Colonel croisa les bras, les yeux plissés, pris de court. Les chimères ne pouvaient pas parler ! Enfin, Tucker en avait créées deux qui le pouvaient, mais elles ne répétaient que quelques mots en boucles, avaient été crées en mêlant un être humain à un animal, et n'étaient pas assez forte pour attaquer ainsi, très loin de là. Et cette histoire d'ombre... Il fouilla sa mémoire, cherchant s'il connaissait des techniques en alchimie permettant de contrôler le sombres, de les durcir pour étrangler ou frapper des personnes, mais il ne voyait pas. C'était incompréhensible ! Ce "monstre" devait être un humain, un alchimiste. Pourquoi le commandant parlait-il de monstre ? Qu'avait-il vu ou ressenti, qu'il ne mentionnait pas ? Il ne leur disait pas tout... Pour qu'il ne dise pas un alchimiste mais bien un monstre, il avait dû ressentir quelque chose, voir un détail, quelque chose qui les aurait convaincu qu'il ne s'agissait pas d'un humain.

Lieutenant – Comment vous en êtes-vous sortis ? Je trouve étrange que le Président ne nous ait rien dit, ils sont tous en danger d'après ce que vous nous dites...

Miles – J’ignore comment la générale s’en est sortie, je ne suis arrivé qu’à la fin, mais il aurait pu la tuer bien avant au vu de sa force. Je pense qu’il ne voulait que l’intimider.

Lieutenant – L'intimider ?! Mais pourquoi ? Vous êtes au Nord et isolés, vous ne dépendez de personne... On cherchera et on vous tiendra au courant si nous trouvons quelque chose, ce monstre est dangereux s'il aurait pu la tuer.

C'est sûr, déjà qu'il fallait être timbré pour s'en prendre directement à elle, le fait qu'il ait réussi à la blesser ainsi prouvait qu'il ne s'agissait pas d'un humain mais "d'autre chose". Miles ne pouvait pas être plus précis, non ? Il y avait déjà un tueur en liberté, il fallait maintenant se méfier aussi d'une chimère étrange qui se battait avec des ombres.

Miles – L’intimidation ne sera pas aussi simple, sourit-il. Ce truc aura juste réussi à nous énerver. Ce peut être une chimère ou un homonculus. Ce monde serait plus simple si les alchimistes ne jouaient pas comme ça avec la vie.

Lieutenant – Il ne devait pas bien connaître la Générale, d'où cette erreur. En tout cas, nous relaierons l'information pour retrouver ce monstre et vous aider, vous pouvez compter sur nous.

Le Colonel n'entendit pas la fin de la conversation, s'étant figé sur place lorsque le commandant avait parlé d'homonculus. Mais non, stop, c'était complètement impossible ! Aucun alchimiste dans ce monde n'était assez puissant pour créer ce genre d'êtres. Et pourquoi le faire ? A quoi bon ? Mais si c'était vraiment un homonculus... Il se força à accepter ce fait-là, le prendre comme véridique, puis réfléchit à la situation, alors que le soldat du Nord s'éloignait. Les homonculus, des êtres humains construits de toutes pièces par l'alchimie, dont le cœur était censé être la légendaire pierre philosophale. Hum, il se doutait que l'affaire allait beaucoup intéresser le jeune Fullmetal. Qui avait précisément pris un air à la fois effrayé et rempli d'espérance.

Roy – Ne t'emballe pas trop vite, le prévint-il en soupirant.

Ils n'avaient aucun moyen de savoir si ce truc était bien un homonculus, une chimère améliorée, ou même un alchimiste de très haut niveau. Ils devaient rassembler des informations, d'autant plus que la création de ce genre d'être était supposément impossible.

Roy – Créer un homonculus ou une chimère aussi forte, c'est impossible, ce "monstre" était peut-être un excellent alchimiste. Tu ferais mieux de te concentrer sur ton test, tu ne crois pas ?


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Alex Louis Armstrong

Commandant

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MessageSujet: Re: Alchimistes d'Etat   Sam 30 Mai 2015 - 19:42

Ces examens étaient une occasion en or de montrer à tous la beauté si incroyable de ses muscles puissants ! Il avait pris le temps très tôt ce matin-là, avec une escorte à cause du tueur, et se préparait pour prouver qu'il était digne de son rang, digne d'utiliser la si merveilleuse et formidable alchimie de la famille Armstrong ! Famille qui comptait sur lui, afin de garantir la grandeur de leur honneur. Il allait peu souvent en province mais l'Est aussi avait le droit d'être ébloui par sa musculature flamboyante et son charisme incroyable, chacun avait le droit de l'admirer ! Les tests n'allaient pas durer longtemps, il sera vite revenu à Central pour poursuivre son travail. Il devait délivrer les messages de Hughes, aussi ! Pour le jeune Edward et son frère, ainsi que pour le Colonel Mustang. Cette histoire d'assassin était certes ennuyeuse mais il était persuadé qu'ils s'en débarrasseront très vite et que le monde continuera de vivre en paix.

Le camp des manœuvres était bien plus étendu que dans son imagination. Voilà qui avait de la gueule ! Il entra d'un pas conquérant, suivant quelques autres alchimistes d'Etat qui arrivaient en discutant de l'examen. Il se remémora la conversation qu'il avait eu avec Hughes, sur le meilleur moyen de mettre les choses à plat avec sa grande sœur et tenter de tout arranger. Après tout, ils le devaient, ils étaient de la même grande, puissante et glorieuse famille ! C'était elle, leur aînée, elle ne pouvait pas leur tourner le dos comme ça. Il vit Edward plus loin, avec le Colonel et Riza, et les salua d'un très grande geste, donnant une immense claque dans le dos du Colonel avec un très grand rire en les rejoignant.

– Bonjour ! Comment ça, ce matin ? En forme pour l'examen ? Vous avez perdu du poids, Colonel, vous devez être malade ! Je vais vous donner mon programme d'entraînement pour vous muscler un peu !

Il rit encore plus fort, les deux mains sur les hanches, la bouche grande ouverte, alors que le Colonel s'était retrouvé par terre. Roh, mais il ne tenait pas debout ! Le lieutenant l'aida aussitôt à se lever, alors qu'ils devaient avancer un peu, les examens individuels débutaient. Il vit alors le Président, très droit et martial, et sa sœur... Blessée. Horriblement blessée. Son cou ! Et elle avait un bras un écharpe ! Que s'était-il passé ? Il la dévisagea bêtement de haut en bas, complètement choqué. Que lui était-il arrivé ?! On l'avait agressé ? QUI avait osé s'en prendre à sa grande sœur ?! Il ne fit même pas attention à leur discussion, se penchant à l'oreille du Colonel.

– Qui l'a attaqué ? murmura-t-il.

– On l'ignore... Peut-être une chimère ou un homonculus.

Un homon... Mais c'était impossible ! Il se redressa alors que le Président et sa sœur discutaient. Il entendit alors qu'elle devait revenir à Central pour quelques jours. PARFAIT ! Au moins, avec eux, elle ne risquait absolument rien, elle sera en sécurité au manoir et il pourra veiller sur elle ! Leurs parents seront sûrement ravis de la revoir, tout comme leurs sœurs ! Un peu de vacances, voilà qui lui fera le plus grand bien. Elle pourra déjeuner au soleil dans les jardins, le matin avec toute la famille, puis se détendre à Central. Puis l'après-midi, ils feront quelques courses avant de prendre un bon thé ! Il était sûr que dans ce cadre, il arrivera à renouer des relations solides avec elle ! Merci au Président ! Qui finit par partir, d'ailleurs. Alex attendit qu'il soit éloigné, prenant son courage à deux mains. Allez, il était temps ! Il se rapprocha de deux pas, alors que le Colonel lui lançait un regard d'alerte.

– Ma sœur, je suis ravi que tu reviennes à Central ! Tu as bien besoin de te reposer.

– Tu passes ton examen le suivant, Alex, et je te jure qu'au moindre détail raté, tu finiras la journée à l'hôpital en petits morceaux.

Il perdit son sourire d'un seul coup, refroidi directement, puis recula avec une moue peinée. Mais il avait juste voulu être gentil ! Le Colonel avait soupiré avec un air "je vous avais prévenu", alors qu'Edward gardait la bouche très grande ouverte en fixant la générale, comme s'il n'y croyait pas. Bon, heu, que ferait le lieutenant-colonel dans une situation pareille ? Il fit un effort pour retrouver son sourire puis avança d'un pas à nouveau.

– Tu devrais te détendre ! Ce n'est pas en étant aussi froide que tu vas trouver un mari.

Il ne vit pas le mouvement, mais il sentit très nettement le froid de la lame de son épée lorsqu'elle se posa sur son cou. Il se figea tout net, les deux mains levées comme s'il criait "je suis innocent !", alors qu'elle s'était retournée, sa main valide sur la poignée de son arme, l'air à la fois furieux et dégoûté. Il n'avait rien faiiit ! C'était un simple conseil, d'un frère à sa sœur ! Il dit très vite qu'il voulait juste qu'elle trouve un bon époux, elle aussi, tout comme leurs sœurs ! Que c'était l'ordre naturel de la vie, qu'il était son frère donc c'était normal qu'elle s'en soucie, qu'il ne pensait à mal ! Elle serra les dents, les yeux plissés, puis sourit tout à coup, d'un air si mauvais qu'il sentit un frisson lui parcourir le dos. Elle lui dit sèchement d'aller sur le terrain de manœuvres puis pointa ensuite brutalement son épée sur le colonel Mustang, lui souriant.

– Toi aussi, sur le terrain. Vous allez vous affronter en duel pour votre examen.

Heu... Il devait... Mais non ! Il allait se faire démolir en plus ! Le Colonel était puissant que lui... D'autant plus qu'Alex excellait au corps-à-corps, alors que le colonel combattait à distance. Il allait être difficile de s'approcher. Le lieutenant leur avait jeté un drôle de regard, alors que Mustang avait louché sur l'épée de la générale avant de s'avancer. Il mit ses poings américains, gravés de ses cercles d'alchimie, alors que le Colonel enfilait ses gants. En voyant qui s'affrontait, tout le monde s'était brusquement écarté, leur laissant une place bien plus large que nécessaire. Sa sœur avait rengainé, comme si rien ne s'était passé. Bon, hum... Il jeta un coup d'œil à son adversaire, regardant ses gants avec le cercle. Bon... Il se mit en garde, puis fit aussitôt un bond de côté pour éviter le jet de feu qui lui tomba dessus. Eh, doucement, monsieur l'alchimiste de flammes !

Il continua à esquiver très vite par la suite, essayant de ne pas se faire toucher, puis plaqua ses mains au sol en faisant jaillir des dizaines de piques de la terre vers le colonel. Il esquiva à son tour, détruisant les piques avec son alchimie. Le combat monta très vite en tension, Alex se servait de son alchimie pour fabriquer des armes de jet et lui envoyer à la figure. Lui se servait du feu pour parer, détruire et l'attaquer. Il devait réussir à l'approcher pour au moins porter un coup ! Il courut entre les vagues de feu puis frappa au sol en détruisant une large partie du terrain pour le faire chuter. Cela marcha, il fut nettement déséquilibré et Alex put s'approcher assez pour lui porter un coup direct en plein torse qui le renvoya valser quelques mètres plus loin. Il ne put cependant réitérer l'exploit, le feu volant vers lui. Il grogna puis créa beaucoup plus de missiles qu'il envoya à toute vitesse sur le Colonel, faisant tout pour l'approcher de nouveau.

Il vit tout à coup plusieurs balles de feu foncer sur lui. Il eut un hoquet et esquiva comme une danseuse de ballet en se tordant de tous côtés. Eh, là ! C'était juste un exercice ! Le peuple s'était encore plus écarté d'eux, et d'un coup, Alex comprit pourquoi on surnommait ce type le héros d'Ishbal. Enfin, il comprit mieux lorsqu'il vit une tornade de flammes de six mètres de haut foncer sur lui. Woaaaaaah ! Il sauta sur le côté, puis de l'autre côté, puis en arrière, puis en avant, puis de nouveau à gauche, les yeux révulsés. Il se fit retourner comme une crêpe par le souffle et se retrouva groggy par terre. Argh... Il vit passer le colonel à côté, qui remettait en place le col de son uniforme et enlevait ses gants.

– Beau travail, Mustang. Tu manques d'entraînement, Alex.

Il se releva avec peine, rejoignant en boitant son adversaire du jour et le lieutenant, alors qu'Edward passait à son tour. Rah, il avait mal au dos ! Ce genre de test était rare, mais ça vous secouait bien.

– Je ferais pas ça tous les jours, grinça-t-il en s'asseyant avec eux. Vous allez bien, lieutenant ? Vous êtes toute pâle.


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Riza Mustang

Lieutenant

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MessageSujet: Re: Alchimistes d'Etat   Mer 3 Juin 2015 - 22:25

Riza avait de gros cernes sous les yeux mais était plus réveillée que jamais. Elle n’avait cessé de penser au test qu’elle avait passé, à la nuit qu’elle avait vécue avec le Colonel, seule, dans sa cellule. Il fallait qu’ils parlent. Absolument. Comment « l’entrevue » avec Bradley s’était-elle déroulée, pour lui ? Qu’avait-il eu comme sanction ? Allait-il bien ? Supportait-il cette situation ? Etre ainsi isolée la rendait malade, littéralement, alors qu’ils avaient travaillé toute la journée et, pour sa part, une bonne partie de la soirée pour faire ses corvées. Après quoi, Riza s’était dirigée vers sa cellule pour « dormir », sans avoir croisé le Colonel qui devait être bien occupé, lui aussi. Ou enfermé. Ou pire.

Et puis, il y avait eu ce test. Le lieutenant porta une main à son ventre, sentant une vague de panique l’envahir. Elle ignorait ce qu’elle devait faire, ne s’attendait pas du tout à cela. Quant au Colonel… S’il était en isolement, il avait autre chose à penser. S’il travaillait, s’il avait eu la même sanction qu’elle, ou à peu près… Là aussi, il avait autre chose à penser, à faire, alors ce n’était pas le moment. Elle devait réfléchir posément à la situation, se reposer et ne pas parler sans avoir pris en compte tout ce que cela engendrait. Non pas qu’elle n’était pas heureuse ! Enfin… Elle n’en savait rien. Vraiment rien. Riza avait découvert qu’elle aimait le Colonel il y avait de cela à peine une semaine, comment aurait-elle pu envisager fonder une famille avec lui ?! Elle ne savait plus où elle en était. Plus du tout.

Falman – Lieutenant, vous savez ce qui s’est passé ?

Riza – Ce qui s’est passé… ?

Falman – Mais oui ! Les soldats de Briggs sont montés sur ressort, ils fouillent tout le monde et sont agités comme jamais depuis ce matin. Il paraît que la générale Armstrong s’est fait agresser et…

Riza – Agresser ?! Elle ? Par qui ? Pourquoi ?

Falman haussa les épaules, n’en sachant pas plus apparemment. Riza sortit de la tente en lançant un regard au camp et constata, qu’effectivement, les soldats de Briggs étaient plus qu’agités. Ils regardaient les autres d’un œil méfiant, fouillaient tout le monde, mais impossible de savoir précisément ce qu’ils cherchaient. Les rumeurs allaient bon train, racontant que la générale était blessée au cou, aux bras, un bras en écharpe, voire la jambe. Mais les rumeurs ont tendance à tout exagérer, alors méfiance. La seule certitude était que la générale était blessée.

Et le Président ne leur avait rien dit ? Curieux. Il se passait quelque chose, c’était clair, mais quoi ? Riza se dirigea vers l’endroit où devaient se dérouler les examens d’Alchimistes d’Etat, espérant y trouver le Colonel. De toute manière, elle était tenue d’y assister mais une certaine crainte ne la quittait pas. Qu’était-il arrivé au Colonel ? Pourquoi ne lui avait-on rien dit ? Elle fut la première sur place et patienta, sachant que son supérieur allait arriver à son tour. Il ne pouvait louper son examen, quelle que soit sa sanction.

Edward – Salut lieutenant. Pourquoi tous ceux de Briggs sont aussi agités, au juste ? J'ai loupé quelque chose ?

Riza – Je l'ignore... On sait que la générale s'est fait agresser, on l'a vue couverte de blessures, mais on ne sait rien de plus. Les soldats de Briggs ne nous ont rien dit du tout et se sont mis à... fouiller, comme tu as pu le voir, à la recherche de je ne sais quoi.

Edward – Hein, leur chef est une femme ? souffla-t-il en retenant un bâillement. Elle est blessée comment ?

Non mais… Il réalisait qu’il parlait à une femme ?! D’accord, les femmes étaient rares dans l’armée, surtout avec un grade tel que celui de général, mais tout de même ! Riza lui lança un regard noir, vexée, puis adopta une attitude nettement plus froide.

Riza – Oui, leur chef est une femme. Elle est blessée au cou, aux bras... Des estafilades ou des coups, mais je n'ai pas vraiment eu l'occasion de le voir moi-même.

Edward hocha la tête en laissant passer un groupe de soldats de Briggs qui continuait à fouiller. Elle ignorait ce qu’ils espéraient trouver, mais tout cela l’inquiétait. Que faisait le Colonel ? Il ne passait pas le premier, normalement, mais tout de même. Elle espérait sincèrement qu’il avait fait profil-bas, ils devaient rester discrets après ce qui s’était passé. Exécuter simplement les ordres, ne pas discuter, rester droit et se faire oublier un petit moment. D’autres alchimistes arrivèrent peu à peu, l’heure du début de l’examen approchant. Et toujours pas de Colonel. En revanche, la générale Armstrong était là avec son assistant Ishbal. Un bras en écharpe, des blessures au cou, aux mains… En effet, elle était salement amochée. Que lui était-il arrivé ? Qui avait pu l’approcher de si près et la blesser en s’en sortant vivant ? Parce qu’il ou elle était nécessairement vivant, sinon il n’y aurait pas tant d’agitation.

Edward – C’est elle ?

Riza acquiesça… et Edward appela la générale. Mauvaise idééééeee ! Elle était déjà sur les nerfs, n’avait pas dû passer une très bonne nuit et n’était pas très aimable en temps normal. Alors, maintenant, il allait se faire remballer vite fait bien fait, il ne devait pas s’attendre à un miracle. Ce qui arriva. Mais il était tenace, elle devait bien l’avouer. Riza contempla la scène de loin avec un petit sourire amusé, connaissant déjà le dénouement de tout cela. Edward n’aimait pas qu’on le traite de petit, ce n’était pas un secret, mais il n’allait certainement pas y échapper avec elle. Et n’y échappa pas… Il resta planté là en les regardant s’éloigner, la générale et son assistant, avant de revenir vers Riza qui se retenait de rire, même un peu, restant bien droite par peur de se faire réprimander. Il l’avait cherché, après tout. Elle les regarda s’éloigner, soulagée et sentant la pression d’un coup, la « discussion » d’hier retentissant toujours à ses oreilles.

Edward – On a dû essayer de la tuer, vu les marques sur son cou, dit-il au lieutenant en s'asseyant sur une caisse.

Riza – C'est possible. Mais qui et pourquoi... Elle est très forte, je l'ai déjà vue combattre, si quelqu'un a réussi à la blesser comme cela, nous sommes tous en danger.

Et c’était sans doute ce qui l’inquiétait le plus. Pour pouvoir s’en prendre à la générale, il faut une sacrée force, être très bon au combat et très rapide en plus d’autres qualités que l’on ne trouvait que rarement, ou pas chez un seul homme du moins. En plus, la personne qui l’avait attaquée l’avait isolée, avait attendu qu’elle soit seule… Et donc, l’observait depuis un moment, sans aucun doute. Ils étaient tous en grand danger.

Ce n’est qu’au bout d’un long moment que le Colonel arriva, semblant, lui aussi, très fatigué mais son air ne montrait pas une inquiétude particulièrement accrue. Il n’était donc pas en isolement ? Il n’avait pas été radié, rien du tout ? Riza le détailla discrètement, essayant de voir s’il n’avait rien, si tout allait bien, lui lançant des regards pour se rassurer. Elle ne pouvait pas faire plus avec Edward dans le coin, hors de question qu’il apprenne pour ce qui s’était passé la veille, il allait encore se disputer avec le Colonel et ils devaient rester sérieux et concentrés pour cet examen.

Edward – Colonel, vous avez entendu parler du tueur d'alchimistes d'état ?

Le Colonel hocha la tête, les mains toujours dans les poches, mais semblait plus perturbé par les soldats de Briggs que par le tueur. Donc, il n’en savait pas plus, Riza n’avait pas manqué l’information et Bradley ne leur avait vraiment rien dit… C’était étrange. Extrêmement étrange. Si un tel danger rôdait, pourquoi ne pas leur expliquer ce dont il s’agissait ? En plus, ils pourraient certainement aider les soldats de Briggs plutôt que de rester là à les regarder bêtement. Ils racontèrent tout au Colonel, la discussion qu’ils venaient d’avoir sans pouvoir l’informer davantage, cependant. Qui avait fait ça ? Pourquoi ? Comment ? Autant de questions qui restaient sans réponse et qui l’inquiétaient sérieusement. Si cet agresseur s’en prenait à d’autres…

Miles – Vos officiers ne vous ont rien dit, n’est-ce pas ? demanda-t-il en s’arrêtant près d’eux, les mains dans les poches de son manteau noir. Il y a eu un peu de grabuge cette nuit, une sorte de monstre, sans doute créé par alchimie, a essayé de tuer la Générale Armstrong.

Un monstre créé par Alchimie ? C’était possible ? Un monstre était capable de… ça ? A quoi ressemblait-il ? Comment avait-il été créé ? Si Riza avait bien retenu quelque chose de l’alchimie, c’était cette histoire d’équivalence. Un monstre aussi gros ne pouvait pas avoir été créé sans laisser de traces. Mais jamais les alchimistes n’auraient fait une telle chose ! Et Miles n’avait pas à regarder Edward et le Colonel de cette manière, ils n’y étaient pour rien et n’étaient, d’ailleurs, au courant de rien. Il avait dû entendre leur discussion et venait de s’arrêter près d’eux, il savait qu’ils ignoraient tout de cette histoire et devait être impartial à ce sujet-là, même s’il n’aimait pas les Alchimistes d’Etat.

Riza – Un monstre créé par Alchimie ? A quoi ressemblait-il ? Nous ne sommes au courant de rien, seulement des rumeurs qui courent depuis que l'on a vu votre supérieure.

Miles – J’ignore si c’est une chimère ou autre chose, dit-il. Il parlait, était caché et peut manier des très grandes ombres noires, dont il s’est servi pour étrangler la générale. Il peut aussi s’en servir pour frapper les gens. Ce truc en avait visiblement après les généraux de l’armée, pour leur faire quitter leurs postes.

Après les… Après les généraux ? Le lieutenant blêmit en songeant à son grand-père avant de se reprendre, d’essayer du moins, non sans avoir lancé un regard inquiet au Colonel qui avait croisé les bras. Il n’était pas ici, il était parti à Central, alors inutile de paniquer. Il ne risquait rien, ce monstre devait toujours être à East City. Une chimère… Ce terme lui disait quelque chose, mais ce n’était que très vague et, apparemment, cela n’avait pas été un succès si ses souvenirs étaient bons. Alors, qui était capable de créer une chimère sachant attaquer avec des ombres, blesser les gens et les frapper ? Comment la générale et Miles s’en étaient-ils sortis si cette chose était si puissante que cela ? Et pourquoi le führer ne leur avait-il rien dit ? Ils étaient en danger, les soldats pouvaient protéger les généraux !

Riza – Comment vous en êtes-vous sortis ? Je trouve étrange que le Président ne nous ait rien dit, ils sont tous en danger d'après ce que vous nous dites...

Miles – J’ignore comment la générale s’en est sortie, je ne suis arrivé qu’à la fin, mais il aurait pu la tuer bien avant au vu de sa force. Je pense qu’il ne voulait que l’intimider.

Riza – L'intimider ?! Mais pourquoi ? Vous êtes au Nord et isolés, vous ne dépendez de personne... On cherchera et on vous tiendra au courant si nous trouvons quelque chose, ce monstre est dangereux s'il aurait pu la tuer.

L’intimider, elle… Riza ne comprenait pas l’intérêt, même si oui, Briggs demeurait imprenable et pouvait représenter une menace pour quiconque voudrait s’en prendre à Amestris et faire tomber le pays. Seulement, s’en prendre directement à la générale Armstrong et, pire, rater son coup, n’était pas une très bonne idée. Ou alors, au contraire, cette chose avait-elle réussi à faire ce qu’elle voulait ? Non, très peu probable, mettre les soldats de Briggs sur le pied de guerre n’était pas souhaitable.

Miles – L’intimidation ne sera pas aussi simple, sourit-il. Ce truc aura juste réussi à nous énerver. Ce peut être une chimère ou un homonculus. Ce monde serait plus simple si les alchimistes ne jouaient pas comme ça avec la vie.

Riza – Il ne devait pas bien connaître la Générale, d'où cette erreur. En tout cas, nous relaierons l'information pour retrouver ce monstre et vous aider, vous pouvez compter sur nous.

Le commandant s’éloigna ensuite alors que Riza reportait son regard sur le Colonel et Edward qui avaient pris une expression étrange. Son supérieur était comme figé, comme s’il avait vu quelque chose ou appris une information de la plus haute importance. Edward, lui, avait un air à la fois effrayé et à la fois empli d’espoir. Que se… Qu’avaient-ils vu ? Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas. La réaction de Miles était tout à fait logique, même si Riza ne cautionnait pas ses provocations gratuites. Elle avait réagi d’emblée uniquement pour cette raison, ne voulant pas voir une nouvelle dispute éclater. Mais elle avait loupé quelque chose, c’était évident…

Colonel – Ne t'emballe pas trop vite, le prévint-il en soupirant.

Hein ? S’emballer trop vite pour ? D’habitude, Riza comprenait le Colonel sans aucune difficulté, mais là, elle était perdue. Edward avait toujours le même air, mais elle ne comprenait toujours pas. S’emballer trop vite pour quelle raison ? Ils comptaient répondre aux provocations de Miles ? Ou avaient hâte de chercher ce monstre ?

Colonel – Créer un homonculus ou une chimère aussi forte, c'est impossible, ce "monstre" était peut-être un excellent alchimiste. Tu ferais mieux de te concentrer sur ton test, tu ne crois pas ?

Un homonculus… Mais qu’était-ce exactement ? Pourquoi Edward avait-il pris cet air en entendant ce mot ? Pourquoi le Colonel s’était-il figé comme cela ? Riza n’avait aucune notion en alchimie, ne faisant que « prêter » son dos à son supérieur lorsqu’il étudiait les recherches de son père. En dehors de cela, elle ne connaissait rien, seulement quelques principes, savait qu’il fallait des cercles, mais ses connaissances s’arrêtaient à ce stade. Et elle était frustrée de ne rien comprendre, aussi se jura-t-elle de faire des recherches ou de demander au Colonel dès qu’elle le pourrait. Cependant, ce n’était pas pour tout de suite car les premiers examens commencèrent. Riza attendait avec son supérieur en regardant les autres alchimistes passer les uns à la suite des autres, certains se débrouillant plutôt pas mal et d’autres… beaucoup moins bien.

Président – Vous auriez dû rester à vous reposer, Général. Quelqu'un aurait pu vous remplacer ce matin.

Le lieutenant se figea en réalisant que le führer était à côté. Elle resta droite en jetant un coup d’œil discret à son uniforme juste au cas où pendant toute la discussion du Président avec la Générale. Ne pas faire de gaffe, ne pas le regarder, ne pas parler. Elle resta tendue jusqu’à la toute fin, ne pouvant s’empêcher de froncer les sourcils, cependant, en entendant le sujet de la conversation. De nouvelles créations d’alchimistes à Central… Les soldats du Nord étaient méfiants et restaient près de leur supérieure avec une distance respectable, ne semblant pas rassurés en voyant le führer parler à la Générale. Ce que Riza comprenait, surtout avec ses paroles. Des menaces, des pressions, mais pas encore d’attaques directes. De quel genre étaient ces menaces ? Qui visaient-elles ? Pourquoi ?

Commandant – Bonjour ! Comment ça, ce matin ? En forme pour l'examen ? Vous avez perdu du poids, Colonel, vous devez être malade ! Je vais vous donner mon programme d'entraînement pour vous muscler un peu !

Riza sursauta en voyant le Colonel s’écraser par terre, le Commandant Armstrong juste à côté de lui. Doucemeeent ! Il était fatigué et ils avaient eu de longues journées, il n’était pas obligé de le frapper comme ça ! Elle l’aida à se relever en le soutenant par l’épaule. Voilà, c’était bon, rien de cassé. Le commandant devrait tout de même faire attention, il était plus fort que la moyenne, plus fort que le Colonel surtout, il devait mesurer ses coups et ne pas prendre par surprise comme il venait de le faire.

Mais apparemment, ce n’était plus son principal souci, et pour cause : il venait de voir sa sœur qui discutait toujours avec le Président. En effet, cela a de quoi refroidir lorsque l’on connait la générale. Pour être blessée de la sorte, il fallait vraiment y aller… Elle-même essayait d’écouter la discussion que le Président avait avec la Générale à propos des menaces, justement. Elle essaya d’attraper quelques mots au vol, quelques bribes, et parvint à entendre le mot « chimère ». Alors, eux aussi envisageaient cette option ? Mais pourquoi ne pas leur en parler ?

Commandant – Qui l'a attaqué ? murmura-t-il au Colonel.

Colonel – On l'ignore... Peut-être une chimère ou un homonculus.

Président – […] vous êtes visiblement devenue une cible... Il serait bon que vous passiez quelques temps à Central plutôt qu'exilée au Nord, le temps que nous en sachions plus.

… A Central ? Il voulait que… Aucune chance. Enfin… Techniquement, si, il pouvait le lui ordonner et elle devrait obéir. Obéir, suivre, exécuter, telle était la principale loi de l’armée. Même la générale Armstrong ne pouvait refuser un ordre du Président, quoi qu’il lui en coûte. Elle leur avait dit qu’il pouvait l’arrêter pour bien des raisons, mais elle ne pouvait désobéir à un ordre direct. A Central, donc… Même loin de Briggs, séparée de ses hommes, la forteresse resterait imprenable grâce à la mentalité des soldats du Nord. Ils ne dépendaient pas d’elle à ce sujet et pouvaient s’en sortir sans, chose qu’eux, soldats de l’Est – et des autres régions –, ne pouvaient comprendre. Mais cela fonctionnait.

Naturellement, l’information ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd et le commandant Armstrong attendit à peine que le Président s’en aille pour sauter sur sa sœur sans la ménager le moins du monde. Mauvaise idée, très mauvaise idée même. Vu la manière avec laquelle elle avait remballé Edward, le commandant risquait de connaître la même chose et de se faire renvoyer aussi sec, frère ou pas. Riza n’eut même pas besoin d’attendre pour savoir ce qu’allait lui dire la générale tant sa réaction était prévisible. Mais bon, s’il voulait tout de même tenter… Même le Colonel semblait partager son avis.

Générale – Tu passes ton examen le suivant, Alex, et je te jure qu'au moindre détail raté, tu finiras la journée à l'hôpital en petits morceaux.

Et voilà. Le Colonel soupira, Edward sembla complètement choqué, alors que Riza était plus blasée que jamais. Les hommes… Il devait bien s’en douter, non ? Même elle l’avait compris ! Et pourtant, elle n’était pas sa sœur ! Mais non, même avec cela, il ne comprenait pas puisqu’il en rajouta une couche. Le lieutenant resta droite, patientant simplement sans plus réagir. De toute manière, à quoi bon ? S’il avait envie de déclencher une dispute… Mais il devrait quand même faire gaffe, il était le prochain à passer et, même si la générale était très juste, elle restait sévère et risquait de lui en faire voir de toutes les couleurs uniquement pour se venger.

Cependant, Riza ne put rester de marbre lorsque le commandant se retrouva, en quelques secondes, avec une épée sous la gorge à débiter des paroles à un débit incroyablement rapide, sans même savoir qu’il n’arrangeait rien en disant tout cela. Lorsque l’on a une épée sous la gorge, on se tait ! Parfois, il faut faire profil bas, point. En rajouter une couche ne servait jamais à rien dans ce genre de situation, tout devenait, au contraire, bien plus compliqué. Et le sourire de la générale confirma cette impression, provoquant un long frisson chez Riza alors qu’elle disait au commandant d’aller sur le terrain… puis pointa son épée sur le Colonel. Eh ! Le lieutenant se tendit, se retenant de réagir. Il n’avait rien fait, rien dit !

Générale – Toi aussi, sur le terrain. Vous allez vous affronter en duel pour votre examen.

Riza lança un regard au Colonel puis au commandant, croyant halluciner. Eux… Eux deux ? Mais ce n’était pas équitable du tout ! Le Colonel se battait à distance, grâce à son alchimie, alors que le commandant excellait surtout au corps-à-corps. Grâce aux flammes, son supérieur pouvait agir sans problème à distance et maintiendrait une distance raisonnable entre lui et son adversaire sans se fatiguer plus que cela. Elle n’avait pas peur, du coup, mais ce n’était pas équitable. Si la générale ne faisait pas cela pour se venger et humilier son frère… Tout le monde avait bien compris ce qui se préparait, dégageant un large espace pour laisser les deux alchimistes se battre. Leur réputation les précédait, ce n’était pas étonnant.

Mais… Si Riza partait confiante, sa peur ne cessa d’augmenter durant le duel, grimpant en flèche lorsqu’elle vit son supérieur tomber. Le Colonel était puissant, oui, mais le commandant ne se débrouillait pas mal du tout et avait compris comment l’atteindre. Il y parvint une fois, le lieutenant retenant son souffle alors que le Colonel se relevait. Elle ne les quittait plus des yeux, ni l’un ni l’autre, essayant d’estimer les dégâts infligés à son supérieur et au commandant. Elle connaissait beaucoup plus les techniques de son supérieur, naturellement, l’ayant vu s’entraîner durant des heures, ne s’étonnant même plus de ses gestes ou de ses attaques. Il était doué et s’améliorait un peu plus à chaque fois, surtout question rapidité. Mais il avait encore du boulot là-dessus, il n’avait pas un très bon équilibre, c’est ce qui le déstabilisa d’ailleurs.

Mais ils continuaient. Les attaques s’enchaînaient, Riza se demandant quand la générale allait faire cesser tout cela. Elle voyait bien qu’ils se débrouillaient ! D’accord, eux deux l’avaient énervée en arrivant aussi tard, mais c’était bon, ils en payaient le prix, là. Alors, pas la peine d’en rajouter une couche, elle pouvait oublier tout ça et tout effacer. N’est-ce pas ? Juste un peu. Malgré sa confiance au Colonel, Riza ne put s’empêcher d’avoir peur, de stresser avec lui et d’être nerveuse jusqu’à ce qu’il réussisse à battre le commandant.

Générale – Beau travail, Mustang. Tu manques d'entraînement, Alex.

Elle était… dure. Sévère. Très sévère, même. Mais pas injuste, Riza devait bien le reconnaître. Le Colonel vint se placer à côté d’elle, ayant remis son col et ôté ses gants avec les cercles de transmutation comme s’il ne s’était rien passé. Et il ne… Il ne réagissait pas ? Il n’était pas épuisé, fatigué ? Il n’était blessé nulle part ? Elle allait devenir folle, avec lui, un jour ! Elle sentit une goutte de sueur couler le long de son front mais se reprit. Allez, du calme, c’était fini, il fallait qu’elle reprenne des couleurs, et très vite. Le commandant revint vers eux peu de temps après alors qu’Edward passait à son tour, beaucoup plus fatigué que le Colonel apparemment. Elle devait l’admettre, elle était impressionnée.

Commandant – Je ferais pas ça tous les jours, grinça-t-il en s'asseyant avec eux. Vous allez bien, lieutenant ? Vous êtes toute pâle.

Riza – Non… Non, je vais très bien, j’ai juste eu un peu… peur, c’est tout.

Après tout, elle avait seulement vu le Colonel se battre avec le commandant en duel pour son examen après avoir passé des heures à se demander comment il s’en était sorti, après avoir passé des heures sans dormir ou très mal depuis qu’elle avait appris qu’elle était enceinte. Ils n’avaient même pas pu se croiser depuis la nuit passée ! Mais non, vraiment, à part cela, aucune raison d’être aussi pâle, c’est vrai. Cependant, il était hors de question que Riza dise quoi que ce soit de tout cela devant le commandant, ne serait-ce qu’une quelconque allusion pour pouvoir parler au Colonel. Il fallait agir le plus normalement possible pour ne pas se faire griller par le commandant. Mais comment orienter le sujet sur autre chose ?

Riza – Vous avez tous les deux été très impressionnants, je pensais vraiment que le Colonel aurait l’avantage sans trop de difficulté comme vous avez tous les deux des techniques de combat très différentes. Vous devriez faire attention, Colonel, votre équilibre vous a joué des tours. Même en assurant vos arrières, je ne peux rien faire pour cela. Vous n’êtes pas blessé ?


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MessageSujet: Re: Alchimistes d'Etat   Jeu 4 Juin 2015 - 12:10

Roy se frotta l’épaule en soupirant, jetant un regard peu amène au commandant, après lui avoir répondu. Faire un minimum attention, ça le tuerait … ? Enfin, peu importe, il était comme ça et c’était aussi pour ce caractère qu’il était apprécié. Il évita de croiser le regard de Bradley lorsqu’il repartit, les joues encore brûlantes lorsqu’il se souvenait de leur discussion de la veille. Et surtout ce qu’il avait obligé le lieutenant à faire… Il coula un regard discret vers elle, regardant son ventre. Il fallait qu’il lui parle, absolument, le plus vite possible, de toute urgence, dès qu’il le pourra. Il n’avait couché avec elle qu’une seule fois, elle ne pouvait pas déjà être… Non, c’était impossible. Pas qu’il ne voulait pas, ce n’était pas le problème, mais il avait peur. Il n’avait jamais envisage cette possibilité, une seule fois dans sa vie ! Absolument jamais, et aujourd’hui, elle… Il se sentit pâlir mais fit de son mieux pour garder un air naturel. Il s’en faisait sans doute pour rien.

Le commandant, cependant, lui apporta une distraction tout à fait bienvenue lorsqu’il s‘avança vers sa grande sœur avec un air qui n’augurait rien de bon. Il lui lança un regard pour le prévenir, bien qu’il soit plutôt amusé. Il allait se faire renvoyer balader, c’était clair, petit frère ou pas. Et c’est ce qui se produit, bien entendu. Il dissimula un sourire, tandis que le commandant perdait le sien. Mais il aurait dû s’y attendre ! Enerver sa sœur alors qu’elle venait de se faire agresser et avait déjà un sale caractère en temps normal, ce n’était pas très bon pour la santé. Il croisa les bras avec un léger soupir, secouant la tête. S’il y avait vraiment un homonculus… Comment s’en était-elle sortie ? Vu les marques sur son cou… Mais non, un homonculus, enfin ! Aucun Alchimiste ne pouvait créer ce truc, l’échange équivalent ne le permettait pas. Il vit du coin de l’œil qu’Edward semblait réfléchir, lui aussi, perdu dans ses pensées.

Commandant – Tu devrais te détendre ! Ce n'est pas en étant aussi froide que tu vas trouver un mari.

Il sursauta lorsque la générale dégaina tout à coup à une vitesse de dingue pour plaquer son épée à un millimètre du cou de son frère. Ouh là ! Et le commandant qui en rajoutait… Non mais la ferme ! Quand on se retrouve dans une situation pareille, on la boucle au lieu d’en rajouter ! Il tenait tant que ça à se faire enfoncer un peu plus ! Il était persuadé que même blessée, avec un bras invalide, elle arriverait à en faire de la charpie sans aucun souci. Il suffisait de croiser son regard pour comprendre qu’elle n’était pas d’humeur à rire. Elle sourit tout à coup, avec un air qui lui fit froid dans le dos. Heu … ? Elle envoya son frère sur le terrain puis pointa tout à coup son épée sur lui. Eh ! Il n’avait rien dit, lui ! Il loucha sur la lame un bref instant, sans lui rendre son sourire. Cette fois, il n’avait rien fait pour l’agacer, il était resté à l’écart, ayant déjà eu son compte d’engueulades pour tout le reste de l’année.

Général – Toi aussi, sur le terrain. Vous allez vous affronter en duel pour votre examen.

En duel pour… Ah. Bon. Il s’avança à son tour, tirant de sa poche ses gants où étaient tracés ses cercles alchimiques. Les soldats autour d’eux s’étaient brusquement écartés, leur laissant un très vaste espace, et il fronça les sourcils en tendant certains murmures. Il savait viser, merci ! S’il combattait le commandant, il n’allait pas mettre le feu aux tentes ou à quoi que ce soit d’autre, il s’était assez entraîné pour ça. Sans oublier la guerre, là il s’était perfectionné en vitesse pour ne pas mourir. Il serra le poing, regardant le commandant, qui s’était mis en place lui aussi. Son point fort était le combat au corps-à-corps, tandis que Roy privilégiait le combat à distance. Il devait l’empêcher de l’approcher s’il voulait s’en sortir, étant donné que le commandant pouvait l’assommer en un seul coup s’il l’atteignait à un point sensible. Il prit une courte inspiration, puis lança sans crier gare un missile de feu sur le commandant, le faisant bondir sur le côté.

Le combat montra très vite en intensité alors qu’il détruisait ce que lui envoyait le commandant et essayait de le mettre hors circuit pour en finir au plus vite. Combattre en retenant son alchimie était plus délicat, il n’avait pas envie de tuer son adversaire et encore moins de le blesser gravement. Il ne pouvait se donner à fond sans vraiment enflammer le camp tout entier et une partie du village et de la ville. Il claqua des doigts pour produire d’autres vagues de feu, les projetant avec le bras. Il était rapide, ça réduisait sa marge de manœuvre. Le commandant frappa tout à coup le sol en le détruisant du même coup et Roy perdit l’équilibre, alors que des failles se créaient, comme si une mine venait d’exploser. Il vit trop tard le commandant se jeter sur lui et eut le souffle coupé lorsqu’il l’envoya valser plus loin en le frappant en plein torse. Il renvoya une barrière de feu pour se protéger le temps de se relever puis se redressa pour de bon, agacé et pressé d’en finir. Il n’aimait pas se donner en spectacle comme ça, même pour un examen. Il détruisit ce que lui envoya le commandant puis prit une profonde inspiration, des étincelles crépitant entre ses doigts.

Il fit pleuvoir des météorites en feu sur le commandant en tout sens, le forçant à se tortiller de tous côtés pour les éviter, concentré, cherchant à le déstabiliser et l’assommer sans pour autant le blesser. Il devait le renverser. Il leva les deux mains puis fit tomber du ciel ne tornade de feu de plusieurs mètres de haut qu’il jeta contre son adversaire, augmentant la vitesse et le souffle, et réussit finalement à le jeter plus loin avec assez de force pour l’assommer un peu. Il soupira un peu, laissant retomber ses bras. C’était terminé. Le terrain était à moitié détruit, des pierres fumaient encore et tout le monde s’était écarté. Il revint vers le bord, enlevant ses gants en passant à côté du commandant.

Général – Beau travail, Mustang. Tu manques d'entraînement, Alex.

Il retint une grimace, ayant d’un coup un peu de peine pour les soldats du Nord s’ils devaient subir régulièrement ce genre « d’entraînements ». Il s‘écarta pour laisser passer Edward qui y allait à son tour, rejoignant le lieutenant.

Commandant – Je ferais pas ça tous les jours, grinça-t-il en s'asseyant avec eux. Vous allez bien, lieutenant ? Vous êtes toute pâle.

Lieutenant – Non… Non, je vais très bien, j’ai juste eu un peu… peur, c’est tout.

Peur… Ou pas. Il la soupçonnait plutôt d’être encore bouleversée pour ce qui s’était produit la veille. Et parce qu’elle était peut-être… Bon, maintenant que ce fichu examen était passé, ils pouvaient se concentrer sur autre chose, n’est-ce pas ? Du genre, se préoccuper un peu de ce qu’ils allaient faire, tous les deux, car c’était le genre de choses qui changeait radicalement une vie. Ils n’étaient même pas en couple officiellement ! Officieusement oui, enfin, ils n’en avaient pas parlé mais il l’espérait. Il fallait qu’ils se retrouvent un peu, tous les deux, pour mettre certaines choses au clair.

Lieutenant – Vous avez tous les deux été très impressionnants, je pensais vraiment que le Colonel aurait l’avantage sans trop de difficulté comme vous avez tous les deux des techniques de combat très différentes. Vous devriez faire attention, Colonel, votre équilibre vous a joué des tours. Même en assurant vos arrières, je ne peux rien faire pour cela. Vous n’êtes pas blessé ?

Roy – Non, je vais bien, dit-il en se relevant. D’ailleurs, maintenant que cet examen est passé, nous allons pouvoir régler une autre affaire en suspens, qui devient urgente. Excusez-nous, commandant, on se revoit plus tard. N’oubliez pas d’encourager Edward. Et de lui répéter de ne pas faire de bêtise par rapport à ce qu’on a dit toute à l’heure… Il comprendra.

Il fit signe au lieutenant de le suivre, s’éloignant des terrains de manœuvres pour filer en des endroits plus paisibles. Une fois qu’ils furent suffisamment éloignés, cachés derrière une grosse tente de leur division, il se retourna brusquement vers elle et la prit par les bras, la regardant de haut en bas, pendant un moment, comme s’il pouvait voir quoi que ce soit.

Roy – Vous êtes enceinte ?

Il lui suffit de regarder son visage pour comprendre… Il resta sans rien dire un moment, la tenant toujours, luttant pour réussir à intégrer l’information. Elle. Etait. Enceinte. De lui. Non, mais, elle était enceinte de lui ! Elle était… Il ouvrait et refermait la bouche, complètement choqué et pris de court. Elle était enceinte ! Elle… Lui… Ils… Il respira un grand coup pour se reprendre, s’apercevant qu’il tremblait légèrement. Tout en prenant conscience qu’il avait peur, véritablement peur. Être père… Il pensa à Hughes, qui en avait si souvent rêvé, qui était fou de sa fille, pour qui être père de famille était si naturel. Ils avaient le même âge mais il était beaucoup plus avancé que lui sur ce terrain. Il n’arrivait pas à la relâcher, tête baissée, fermant les yeux. Il mourait de peur mais il ne voulait qu’elle avorte pour autant… Il espérait qu’elle accepte de le garder, même si c’était très inattendu, qu’il ignorait encore comment faire, comment réagir. Il rouvrit les yeux, la regardant, un peu plus pâle.

Roy – Je n’ai pas envie que vous avortiez, mais si vous ne voulez pas le garder, ne l’abandonnez pas… Je m’en occuperai. Si vous voulez le garder, je…

Ne trouvant pas ses mots, il se contenta alors de l’attirer contre lui et de la serrer dans ses bras avec force, l’embrassant dans les cheveux. Les gestes valaient souvent tous les discours du monde. Il avait peur, il ne savait pas comment être un bon père ni comment faire pour assurer le bonheur d’un enfant, mais il voulait garder ce bébé, être avec elle, former un vrai couple.

Roy – Est-ce que je peux vous appeler Riza, en privé ? demanda-t-il en la gardant contre lui.


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MessageSujet: Re: Alchimistes d'Etat   Jeu 4 Juin 2015 - 22:06

Colonel – Non, je vais bien, dit-il en se relevant. D’ailleurs, maintenant que cet examen est passé, nous allons pouvoir régler une autre affaire en suspens, qui devient urgente. Excusez-nous, commandant, on se revoit plus tard. N’oubliez pas d’encourager Edward. Et de lui répéter de ne pas faire de bêtise par rapport à ce qu’on a dit toute à l’heure… Il comprendra.

Le lieutenant suivit le Colonel après un signe, saluant le commandant d’un signe de tête et sentant le stress monter. Il fallait qu’ils parlent, qu’ils discutent de ce qui s’était passé et qu’elle… Non. Non, elle ne pouvait pas lui dire. Elle devait trouver le meilleur moment pour lui annoncer qu’elle était enceinte, et pas maintenant, pas après son examen, pas alors qu’ils avaient d’autre chose à penser. Elle comptait lui dire ! Mais pas tout de suite, après les manœuvres, dès que les choses se seraient calmées. Pour l’instant, Riza devait réfléchir, penser à tout ce que cela engendrait, peser le pour et le contre, voir les conséquences… Elle était perdue, complètement.

Ils s’éloignaient de l’agitation, des terrains des manœuvres et se retrouvèrent, très vite, un peu plus isolés. Où comptait-il aller, exactement ? Ils ne pouvaient pas parler de cela n’importe où et se réfugier dans une tente… Pourquoi pas. Ou pas. Le Colonel se retourna brusquement en l’attrapant par les bras, alors qu’ils étaient derrière une imposante tente de la division de l’Est, la regardant de haut en bas durant un moment. Qu’est-ce que… ? Elle s’était blessée et ne l’avait même pas remarqué ? Ou lui voulait-il simplement s’assurer qu’elle n’avait rien ? Mais elle allait bien, elle était seulement fatiguée, rien de plus. Bien sûr, il n’avait pas cru son mensonge au commandant, mais quelques heures de sommeil suffiraient et ce serait de l’histoire ancienne. Alors pourquoi la regarder comme cela ?

Colonel – Vous êtes enceinte ?



Mais comment… Mais elle n’avait rien dit ! Riza se sentit défaillir et serait sans doute tombée là si le Colonel ne l’avait pas tenue tant cette question l’avait surprise. Elle devint pâle d’un seul coup, sans pouvoir rien dire, et se trahit par la même occasion. Le regard du Colonel changea immédiatement, et elle sut qu’il avait compris. Elle n’avait rien dit, comment pouv… Ah. Le führer… Elle ne dit rien, choquée, guettant ses réactions, terrorisée à l’idée qu’il ne parte en courant. Mais lui aussi semblait choqué et ne disait rien, comme s’il avait du mal à réaliser, à respirer, comme si le choc était trop grand. Riza s’inquiétait, maintenant, regardant son supérieur de plus en plus mal en point.

Voilà pourquoi elle ne voulait pas le lui dire aussi tôt ! C’était à elle d’accuser le choc, de le rassurer, de lui montrer qu’elle avait déjà tout pris en main, que c’était bon. Mais ici… Le lieutenant ne savait rien, n’avait rien prévu, peinait déjà à réaliser qu’elle était enceinte. Elle n’avait jamais pensé à cette option-là et était littéralement terrorisée. Terrorisée par le fait de devenir mère, terrorisée par ce que pensait le Colonel, par ce qu’il voulait ou ne voulait pas. Elle ne se voyait pas avorter, mais si lui le voulait, elle… Elle ne savait pas. Riza ne se voyait pas tuer un enfant, même s’il n’était pas encore né, alors qu’elle prenait déjà la vie de tant de personnes. Appuyer sur une gâchette était plus « facile » que cela… Au bout d’un moment qui sembla interminable, le Colonel rouvrit les yeux et la regarda, plus pâle.

Colonel – Je n’ai pas envie que vous avortiez, mais si vous ne voulez pas le garder, ne l’abandonnez pas… Je m’en occuperai. Si vous voulez le garder, je…

Il… Il voulait le garder ? Riza voulut l’interrompre, réagir, le rassurer, mais il la prit soudainement dans ses bras en la serrant assez fort, l’embrassant dans les cheveux. La tension accumulée ces dernières heures descendit d’un cran, elle se mit à trembler sans raison, comme le Colonel avait tremblé en la tenant quelques secondes plus tôt. Elle ne bougea pas, restant ainsi, essayant de se reprendre pour lui, au moins, pour ne pas l’inquiéter, toujours terrorisée. Dans ses bras, le lieutenant se sentait mieux, protégée, ce contact l’apaisait après tout ce qu’ils avaient vécu ces dernières heures, elle respirait enfin, même si rien n’était arrangé. Elle ne savait toujours pas ce qu’ils allaient faire, comment gérer cela, mais ils le feraient ensemble. Rien que cette information la rassurait et lui ôtait un poids considérable.

Colonel – Est-ce que je peux vous appeler Riza, en privé ? demanda-t-il en la gardant contre lui.

Riza releva la tête pour regarder le Colonel avant de la hocher pour lui répondre, incapable de parler pour l’instant. Ses tremblements avaient un peu diminué, mais il fallait qu’elle se calme, qu’elle se reprenne, qu’elle respire. Elle avait tant de questions à lui poser ! Que lui avait dit le Président, quelle était sa sanction ? Il n’avait pas d’ennuis trop graves à cause d’elle, au moins ? Et eux, comment allaient-ils faire ? Comment se sentait-il ? Du calme, stop. D’abord, le rassurer, lui dire qu’elle n’avait jamais pensé à avorter, cela ne lui avait même pas effleuré l’esprit. Riza prit une longue inspiration, essayant surtout de se calmer et de se reprendre. C’était le contrecoup, rien de plus.

Riza – J’ai peur…, avoua-t-elle. Je ne suis pas… Je n’ai jamais pensé ou envisagé cela, mais vous n’avez pas à vous inquiéter… Je n’ai jamais pensé à… à avorter.

Le dire était encore difficile tant l’idée « je suis enceinte » peinait à germer et à s’installer dans son esprit. Si Riza n’avait pas vu le test, si elle n’avait pas reçu les résultats, jamais elle ne l’aurait cru. Enceinte… Tout avait changé en si peu de temps, en l’espace de quelques jours, quelques heures, sans qu’ils ne contrôlent rien. Et elle détestait cette sensation, cette impression, alors que tout était parfaitement réglé dans l’armée, programmé à la minute près. Ici, ils avançaient dans l’inconnu. Elle n’avait aucune expérience là-dedans et elle ignorait si le Colonel lui-même en savait plus, mais son expression et sa réaction sous-entendaient que ce n’était pas le cas.

Riza – Qu’allons-nous faire ? Je… Je n’ai aucune expérience là-dedans. Pas que je ne le veuille pas ! Mais je… Je ne sais pas ce que cela représente réellement, j’ignore tout de ce sujet. Je ne voyais que ma vie dans l’armée et à vos côtés, mais pas… pas avec un enfant.

Riza fit une pause, regardant le Colonel dans les yeux, ne parvenant pas à s’exprimer aussi facilement que d’habitude. Tout ressortait d’un coup, elle savait qu’ils devaient retourner travailler, mais elle ne voyait pas quand lui parler en dehors de ce moment. Après le travail, elle avait ses corvées puis devait rejoindre sa cellule. Et parler de cela avec l’équipe dans les environs était trop dangereux, une idée à bannir définitivement. Ils devaient mettre les choses à plat pour rester productifs par après, se mettre à fond dans le travail. Juste quelques minutes, rien de plus.

Riza – Je sais que nous ne pouvons pas parler longtemps, mais après le travail habituel, je dois faire des corvées et… passer la nuit en cellule. Je n’ai cessé de me demander comment vous alliez, quelle avait été votre sanction, si vous n’aviez pas été mis à l’isolement par ma faute, et… Pardon, je ne veux pas vous manquer de respect, ne me répondez pas si vous ne le voulez pas.


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MessageSujet: Re: Alchimistes d'Etat   Mar 9 Juin 2015 - 21:05

Elle releva la tête, tandis qu’il la tenait toujours contre lui. Même s’il avait cessé de trembler, il n’avait toujours pas intégré l’idée qu’ils allaient devenir parents, si Riza voulait le garder. Parents… Ça ne s’apprenait pas, il n’y avait aucune formation pour ça, et il n’avait jamais eu aussi peur de toute sa vie. Il avait toujours géré la mort, jamais la vie, il n’avait jamais vraiment réfléchi à ce que signifiait élever un enfant. Tous deux avaient des souvenirs de leur propre enfance mais ça ne suffisait pour savoir comment être parent soi-même. C’était ironique, tout de même, il partait au combat sans une once de stress, confiant, sachant quel était son devoir, mais il était terrifié à la simple idée que le lieutenant soit enceinte de lui. Entre une guerre ouverte et un enfant, il y avait tout de même une très large différence. Il fit de son mieux pour se reprendre, fermant les yeux un bref instant. Un enfant… Comment ne pas avoir peur ? Les enfants qui naissaient de parents militaires avaient toutes les chances d’être orphelins très jeunes, et Roy avait peur d’infliger à un bébé ce qu’il avait connu lui-même.

Riza – J’ai peur…, avoua-t-elle. Je ne suis pas… Je n’ai jamais pensé ou envisagé cela, mais vous n’avez pas à vous inquiéter… Je n’ai jamais pensé à… à avorter.

Il la serra un peu plus fort contre lui, soulagé qu’elle veuille le garder, même si elle avait peur elle aussi. Peu importe qu’ils aient l’air ridicules ou ignorants, quelle importance cela pouvait avoir ? Il leur fallait juste un peu de temps pour réaliser et cela ira mieux après. C’était un peu soudain, voilà tout ! Une fois qu’ils auront accepté tout ça, cela ira déjà beaucoup mieux et ils pourront s’organiser. Il prit une longue inspiration, se calmant peu à peu. Respirer et prendre tout en compte. Se calmer surtout. Il cilla tout à coup, criant déceler un mouvement non loin d'eux. Ce n'était pas possible d'être en paix dix minutes, ici ?! Mais non, il n'y avait rien... Il reporta les regard sur sa subordonnée, blottie contre lui. Il y a deux semaines, jamais il n'aurait imaginé la tenir ici dans ses bras. Pourtant, c'était très loin d'être désagréable, bien au contraire.

Riza – Qu’allons-nous faire ? Je… Je n’ai aucune expérience là-dedans. Pas que je ne le veuille pas ! Mais je… Je ne sais pas ce que cela représente réellement, j’ignore tout de ce sujet. Je ne voyais que ma vie dans l’armée et à vos côtés, mais pas… pas avec un enfant.

Il croisa son regard, réussissant à se reprendre. Ils devaient être rationnels, la situation n’avait rien de dramatique, bien que cela leur tombe dessus comme cela. Ils avaient plusieurs mois devant eux, ils s’aimaient et voulaient garder cet enfant. Une fois cela intégré, cela devenait déjà un peu plus simple. Ils devaient se poser maintenant, afin de garder les idées claires et ne pas refaire d’erreur durant les manœuvres ou après. Ils avaient déjà bien assez d'ennuis comme ça sans avoir besoin d'en rajouter ! Il aimerait se faire oublier pour quelques temps, d'ailleurs, au moins le temps d'oublier la honte ressentie, face au Président. Entre le fait qu'il l'avait vraiment traité comme un chien et le fait qu'il soit au courant de sa vie privée, cela commençait à faire beaucoup.

Riza – Je sais que nous ne pouvons pas parler longtemps, mais après le travail habituel, je dois faire des corvées et… passer la nuit en cellule. Je n’ai cessé de me demander comment vous alliez, quelle avait été votre sanction, si vous n’aviez pas été mis à l’isolement par ma faute, et… Pardon, je ne veux pas vous manquer de respect, ne me répondez pas si vous ne le voulez pas.

Roy – Vous allez arrêter de vous excuser pour rien ? soupira-t-il. Donc vous êtes dans les quartiers disciplinaires… Pour ma part, je suis en prison, en isolement, aussitôt le service fini. Mais ne vous souciez pas de ça, ce n’est pas très grave.

Il y avait pire que de se retrouver en prison le soir venu, après tout, ce n'était pas la peine d'en faire un drame. Mais le lieutenant ne devait pas être de cet avis car elle blêmit encore plus. Il la regarda, se demandant si elle n'allait pas finir par tomber malade avec toutes ces histoires.

Riza – En prison... ? Le Président vous a dit pendant combien de temps ?

Roy – Une semaine, mais ce n'est rien, détendez-vous, je...

Havoc – AH AH AH, JE LE SAVAIS !

Il sursauta violemment, resserrant encore plus sa prise par instinct sur le lieutenant, puis vit Havoc appuyé contre un poteau de la tente, à moitié mort de rire, qui pointait un doigt sur eux avec Falman qui les fixait d'un air ahuri, Breda qui applaudissait avec un large sourire et le jeune Fuery qui était tout rouge. Roy resta un moment sans bouger, se sentant blêmir puis rougir, alors qu'Havoc n'arrivait presque plus à respirer tant il riait.

Havoc – Félicitations, vous allez être parents !

Roy – Tu ne peux pas le hurler encore plus fort, abruti ?!

Ils n'avaient pas tout entendu ! Si ... ? Ou non ? Mais si... Depuis le début ? L'air hilare de Jean suffit à le renseigner, il n'en pouvait plus, en tombant quasiment à genoux dans la poussière, répétant en boucle que ça faisait des années qu'il attendait ça. Roy devint encore plus cramoisi. Ce n'était pas drôle ! Et pourquoi venaient-ils se mêler de leur vie privée ?! Et ils avaient entendu... Qu'ils étaient terrifiés à l'idée de devenir parents, s'il pouvait l'appeler Riza, tout, tout ce qu'ils s'étaient dit. Mon Dieu. Il réalisa qu'il n'avait toujours pas relâchée le lieutenant, la serrant même un peu trop fort. Il la relâcha avec un mot d'excuse, jetant un regard noir à ses subordonnés. Havoc riait si fort qu'il avait sans doute dû alerter tout le camp. Il eut soudain peur que la générale ne vienne voir elle-même ce qui se passait, tant ils étaient peu discrets.

Roy – Tu veux bien la boucler, avant d'attirer du monde ici ?

Il faillit céder à son instinct et l'assommer pour de bon mais il se contrôla et poussa tout le monde à rentrer dans la tente la plus proche vite fait. Ils croisèrent en chemin le commandant Armstrong qui venait voir ce qui se passait, perplexe.

Roy – Ce n'est rien, lança-t-il en poussant littéralement Riza à l'intérieur avec les autres, à l'abri des regards indiscrets. Une petite mise au point, vous permettez ?

Il laissa retombe le pan de la toile de tente derrière lui, jetant un regard noir et furieux à son équipe, énervé. Déjà, ça ne se faisait pas d'espionner comme ça des collègues et ça ne les regardait pas !

Roy – De quoi je me mêle ?! explosa-t-il, en fixant surtout Havoc. Qu'est-ce qui vous a pris ?!


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MessageSujet: Re: Alchimistes d'Etat   Ven 19 Juin 2015 - 14:37

Jean – Félicitations, vous allez être parents !

Colonel – Tu ne peux pas le hurler encore plus fort, abruti ?!

Il le savait, il le savait, il le savait ! Depuis des années qu’il s’en doutait, des années qu’il les voyait se tourner autour, c’était enfin arrivé ! Et il avait réussi à les surprendre juste au bon moment ! Jean agrippa un poteau de soutien de la tente à côté pour en pas s’écrouler par terre de tout son long, le souffle coupé tant il mourrait de rire. Voir l’ai gêné de ses deux coéquipiers ne l’aidait pas à se calmer, il en pleurait presque, ayant affreusement mal aux côtes, se tenant le ventre en ouvrant grand la bouche pour avoir un peu d’air. Roh, pitié, il n’en pouvait plus, et leur tronches, là, maintenant ! Il riait, pleurait et toussait, ne pouvant définitivement pas se calmer, essayant désespérément de s’arrêter mais sans succès. Ils avaient réussi à les surprendre ! C’était trop chou ! Il reprit un peu de souffle avec la plus grande peine, hilare et au bord de la crise d’apoplexie. Il était certain que ça allait arriver ! Il en avait même parlé à Solaris, qui était entièrement d’accord avec lui. Ça ne pouvait que se passer comme ça !

Colonel – Tu veux bien la boucler, avant d'attirer du monde ici ?

Ah non, désolé, il ne pouvait pas là, rien qu’à se souvenir de sa tête lorsqu’il avait dit qu’il allait être papa, Havoc manquait de s‘étouffer de rire à nouveau. Il se laissa pousser dans une tente d’à côté avec une série de hoquet et les larmes aux yeux, à moitié hystérique. Et la tête de Riza quand… Mouah ah ah ah ah !! Il fit signe au commandant Armstrong en le croisant, se laissant jeter dans la tente par son supérieur sans opposer la moindre résistance. Ils pouvaient parler dehors, pas besoin de se cacher ! C’était si mignon, en plus ! Il reprit son souffle avec peine, s’essuyant les yeux, pendant que Falman lui tapait dans le dos pour l’aider. C’était génial, ils allaient devenir parents, en plus ! Papa et maman, d’un beau bébé tout mignon ! Maintenant, Jean comprenait beaucoup mieux pourquoi ils étaient partis en cachette de la soirée, tous les deux, ils avaient dû avoir des envies nocturnes assez pressantes, pas vrai ? Une nouvelle crise l’envahit en les imaginant s’embrasser langoureusement dans le noir, dans un appartement, loin de tout et seul au monde. Ils ne voulaient pas faire ça devant tout le monde, ils avaient peur ?

Colonel – Ce n'est rien, lança-t-il en poussant littéralement Riza à l'intérieur avec les autres, à l'abri des regards indiscrets. Une petite mise au point, vous permettez ?

Un, deux, trois, on souffle et on respiiire ! Il imita Breda et Fuery, levant les bras à moitié en prenant une longue inspiration. On souffle, puis on inspire, puis on souffle ! Voilà, comme ça, c’était beaucoup mieux. Il allait réussir à parler sans s’étouffer dès la première syllabe ! Il évita soigneusement de regarder Riza et son air gêné pour ne pas repartir, sachant la tête qu’elle tirait sans même la regarder. Oups, non, ne pas imaginer non plus, c’était mortel ! Inspirer, expirer, voilà, longuement, profondément, soyons zens et reposés.

Colonel – De quoi je me mêle ?! explosa-t-il, en fixant surtout Havoc. Qu'est-ce qui vous a pris ?!

Jean – Ça fait des années qu’on attendait ça ! réussit-il à dire sans s’étrangler de rire, grâce à un effort surhumain. Vous aurez mis le temps ! Tu me dois de l’argent, Breda, j’ai gagné mon pari, c’est bien lui le père du bébé de Riza !

Il tendit la main avec un air victorieux, l’autre posé sur la hanche, alors que Breda grommelait et lui remettait quelques billets. Ah ah ! Merci mon vieux ! Havoc fourra les billets dans sa poche avant de lever le pouce vers Riza pour la remercier. Il boira un bon coup dans un bar avec Solaris à sa santé ! Fuery laissa aussi échapper un petit rire nerveux, alors que Falman se contentait de sourire, étant de nature plus calmes qu’eux tous.

Jean – Bon alors, quand est-ce que vous allez vous marier ? lança-t-il ensuite. Ça fait des années qu’on attend, nous, vous pouvez rattraper le temps perdu ! Quand je pense que vous l’avez jamais vu alors que ça crevait les yeux, j’hallucine encore ! u alors, c’est que vous êtes bien trop accroc au boulot, c’est possible aussi. On fait une petite fête, après les manœuvres, pour fêter votre nouveau couple ? Qu’est-ce t’en dis, Riza ?
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MessageSujet: Re: Alchimistes d'Etat   Dim 21 Juin 2015 - 20:20

Roy – Vous allez arrêter de vous excuser pour rien ? soupira-t-il. Donc vous êtes dans les quartiers disciplinaires… Pour ma part, je suis en prison, en isolement, aussitôt le service fini. Mais ne vous souciez pas de ça, ce n’est pas très grave.

Il était… Il était en prison ? A cause d’elle ? A cause de ce qu’ils avaient fait ? Mais c’était injuste ! C’était elle qui l’avait tiré hors de ce bar, elle qui avait insisté pour tout quitter sans demander d’explications ! Et il était en prison… « pas très grave », si, ça l’était ! Elle n’avait pas pu le protéger comme il le fallait, que du contraire. Riza blêmit en entendant ses paroles, ignorant tout simplement la raison de son soupir, se sentant beaucoup moins bien. Cela faisait trop d’un coup, ils devaient mettre les choses au clair après tout cela.

Riza – En prison... ? Le Président vous a dit pendant combien de temps ?

Roy – Une semaine, mais ce n'est rien, détendez-vous, je...

Havoc – AH AH AH, JE LE SAVAIS !

Le Colonel sursauta en même temps que Riza qui eut le réflexe de vouloir sortir son arme… alors que son supérieur resserrait sa prise sur elle. Mais qu’il la lâche, elle ne pouvait pas le protéger, il risquait d’être touché ! Ce n’est qu’à cet instant que le lieutenant réalisa qui avait hurlé comme cela… Havoc. Elle. Allait. Le. Tuer. Qu’il arrête de rire et de hurler aussi fort ! Heu… Une minute. Non. Non. Non. Il avait… Il avait tout entendu ? Et le… le reste de l’équipe aussi, était là, affichant soit des têtes ahuries, soit applaudissait, soit souriait… Cela signifiait que…

Havoc – Félicitations, vous allez être parents !

Roy – Tu ne peux pas le hurler encore plus fort, abruti ?!

Riza avait l’impression d’avoir été remplie d’eau bouillante, se sentant devenir de plus en plus rouge à mesure que les secondes s’écoulaient. Ils avaient tout entendu. Absolument tout. Pire, ils espéraient qu’ils se mettraient ensemble depuis des années ! Mais ce n’était pas possible, ils rêvaient, c’était un cauchemar et ils allaient se réveiller. Cela voulait donc dire que tout le monde savait qu’ils s’aimaient alors qu’eux-mêmes l’ignoraient… ? Riza se sentit idiote, d’un coup, ayant presque du mal à respirer mais ce n’était pas uniquement à cause de la situation. Le Colonel la tenait toujours dans ses bras, la serrant même un peu trop fort, sans doute toujours effrayé par ce qui venait de se passer. Il la relâcha assez vite, cependant, avec un mot d’excuse, alors qu’elle le rassura d’un regard. Ce n’était rien, et puis il avait voulu la protéger et c’était touchant.

Roy – Tu veux bien la boucler, avant d'attirer du monde ici ?

Riza ne disait toujours rien, de plus en plus gênée par le rire de Havoc et la réaction de l’équipe. C’était leur vie privée, ils n’avaient pas à s’en mêler ! Oui, ils avaient peur de devenir parents, et alors ? C’était tout à fait normal, ils étaient jeunes et, personnellement, elle-même n’avait jamais envisagé une telle perspective d’avenir ! Elle s’était toujours vue dans l’armée, aux côtés du… Bon, d’accord, vu comme cela, les éléments mis bout à bout prouvaient qu’ils éprouvaient des sentiments l’un pour l’autre. Et ils ne l’avaient jamais vu…

Sans comprendre ce qui se passait, Riza fut poussée dans la tente la plus proche avec le reste de l’équipe à l’instant même où le commandant Armstrong arrivait, sans doute pour vérifier ce qui avait déclenché tout ce bruit et les rires de Havoc. Ouf, bon réflexe. Elle bénit intérieurement le Colonel pour ses très bons réflexes pendant qu’il disait au commandant que ce n’était rien et qu’ils avaient une mise au point à faire. Très bonne idée, se cacher et être tranquille, hurler, régler cette histoire et se remettre au boulot. Riza attendit à côté du Colonel, les bras croisés, Havoc toujours plié de rire, Falman l’aidant à se reprendre.

Roy – De quoi je me mêle ?! explosa-t-il, en fixant surtout Havoc. Qu'est-ce qui vous a pris ?!

Havoc – Ça fait des années qu’on attendait ça ! réussit-il à dire sans s’étrangler de rire, grâce à un effort surhumain. Vous aurez mis le temps ! Tu me dois de l’argent, Breda, j’ai gagné mon pari, c’est bien lui le père du bébé de Riza !

Parce qu’ils… Parce qu’ils avaient parié en plus ?! Cette fois, ce fut à Riza de voir rouge et de s’énerver. On ne pariait pas sur des choses pareilles ! Quel âge avaient-ils, sérieusement ? Ils n’avaient rien de mieux à faire ?! En plus d’espionner leurs supérieurs, ils venaient s’immiscer dans leur vie privée et faisaient des paris entre eux sur SA vie ! Depuis combien de temps faisaient-ils ces paris stupides, au juste ? C’était débile et irrespectueux ! C’était sa vie, c’était à elle de décider et cela ne regardait qu’elle ! Son arme la démangeait très sérieusement, mais du calme. Ne pas s’énerver. Pas pour cela. On reeeeespire.

Havoc – Bon alors, quand est-ce que vous allez vous marier ? lança-t-il ensuite. Ça fait des années qu’on attend, nous, vous pouvez rattraper le temps perdu ! Quand je pense que vous l’avez jamais vu alors que ça crevait les yeux, j’hallucine encore ! Ou alors, c’est que vous êtes bien trop accroc au boulot, c’est possible aussi. On fait une petite fête, après les manœuvres, pour fêter votre nouveau couple ? Qu’est-ce t’en dis, Riza ?

Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Sans crier gare, Riza dégaina son arme pour la pointer sur Havoc, le regard noir et furieux. Il n’avait pas à se mêler de cela ! Lorsque l’on dit que c’est fini, que c’était leur vie et qu’ils devaient retourner au boulot, arrêter de parler de ce sujet, c’est qu’ils devaient le faire ! Droite comme un i, le bras perpendiculaire à son corps avec le canon de son arme au bout – une petite en plus, même pas son fusil de sniper –, Riza ne tremblait plus du tout et gardait sa main sur la gâchette sans tirer. Oh, non, elle ne comptait pas le tuer. Même si, une petite balle dans le pied…

Riza – Que ne comprends-tu pas dans « c’est notre vie privée » ?! tempêta-t-elle. Cela ne vous regarde pas, aucun de vous, et je ne comprends même pas que vous puissiez faire de tels paris ! C’est ma vie, NOTRE vie et pas la vôtre, vous n’avez pas à vous mêler de tout cela !

Riza s’interrompit sans baisser son arme, la colère ne diminuant pas, furieuse de découvrir qu’ils les avaient espionnés et qu’ils avaient, en plus, parié sur le père de son enfant. C’était complètement immature, idiot, puérile, stupide, et tout ce que l’on veut.

Riza – Peut-être que nous sommes jeunes, peut-être que nous ignorons comment nous occuper d’un enfant, mais au moins, nous y pensons ! Nous sommes plus matures que vous tous réunis et nous n’aurions jamais pensé une telle chose de vous.

Le lieutenant baissa enfin son arme, non sans regrets, et se plaça à côté du Colonel en fermant les yeux pour récupérer son calme et un air impassible.

Riza – Nous avons du travail, allons-y.


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