Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
CalendrierFAQAccueilLivre d'Or du SiteRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 La volonté humaine

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Damon Raven

Général de division

avatar

Statut :
  • Administrateur/trice
Messages : 1321
DC : Nop

MessageSujet: La volonté humaine   Jeu 4 Juin 2015 - 15:50


Apparence du Général Raven

Ah là là, pourquoi devait-il toujours prendre l'apparence de vieux croûtons idiots et simplets au lieu de pouvoir se balader sous sa véritable apparence ?! Raven était sans doute le pire du tas, parmi tous les humains qui suivaient Wrath pour gouverner ce pays. Il était laid, sans charisme, manipulable et naïf. Enfin,c'était aussi le plus fervent du lot, pas du genre à trahir et prêt à tout pour obtenir la vie éternelle. Le genre de type facile à convaincre, quoi. Envy s'étira puis sortit du quartier général, répondant au salut de ceux qu'il croisait. Le véritable Raven était chez lui et était prié d'y rester pour le moment, sans se faire remarquer, le temps qu'Envy fasse le boulot qu'on lui avait confié. Il n'en revenait toujours pas, d'ailleurs ! Comment Pride avait-il pu se planter à ce point ? Et après c'était lui, Envy, qu'on accusait de ne pas réfléchir assez et d'avoir une trop grande gueule ! Et c'était lui encore qu'on traitait de petit merdeux lors que, pardon, mais il n'avait jamais fait de bourde aussi grosse que celle-là.

Il fila tranquillement à pied dans les rues de la capitale, vers la bibliothèque, où Wrath savait que la générale machin était allée pour ce matin. Merde, c'était quoi son nom, déjà, à cette humaine ? Il avait juste vu sa photo mais n'avait pas retenu grand-chose de ce que Wrath lui avait dit. C'était une blonde très bien roulée, comme Lust. Le genre nerveuse, d'après ce qu'il avait compris. Et Pride s'était lamentablement planté... Ce n'était pourtant la genre à se faire avoir par une simple humaine ! Comment avait-il fait son coup, cet abruti, il s'était drogué à la colle avant de lancer son combat ? Il entra dans la grande bibliothèque à son tour, saluant d'un sourire ceux qu'il croisa. Oui, oui, je suis le gentil Raven de Central, faites-moi des risettes, humains ridicules. Qu'est-ce cette femme était venue faire ici ? Ils devaient la surveiller de très près, puis essayer de la rallier. Ça devrait être simple, non ? C'était juste une humaine, il suffisait de lui faire miroiter les plaisirs de l'immortalité.

Il la trouva un peu plus loin, constant au passage ses blessures. Wow, bien gaulée, en effet ! Il bava trois minutes de loin sur sa poitrine avant de s'approcher, regrettant qu'elle porte le strict uniforme de l'armée. Elle ne pouvait pas faire comme Lust et porter une belle robe bien moulante et sexy ? Il y avait rien à jeter, chez celle-là. Heu, merde, son nom... Rah, il ne se souvenait plus du tout ! En s'approchant, il vit qu'elle avait encore le bras en écharpe, plus des belles marques de griffures profondes sur le coup. Pride en devait pas juste la rallier, à la base, au lieu d'essayer de l'assassiner ? Faudrait peut-être lui expliquer un minimum de psychologie humaine, comme le fait qu'on se fait difficilement un allié d'un humain qu'on a voulu étrangler deux secondes avant.

– Bonjour, général ! lança-t-il avec un sourire, après s'être écarté pour laisser passer un bibliothécaire pressé. Je viens d'apprendre que vous étiez à Central, il est très rare que vous quittiez les montagnes de Briggs alors je tenais à venir vous saluer.

Il évita de loucher sur sa poitrine mais très honnêtement, il en ferait bien son déjeuner, elle était pas mal. Pas l'air très aimable, mais on pouvait baver dessus facilement en étant un homme. Il jeta un œil aux ouvrages qu'elle consultait, sur les rayonnages et la petite table devant elle. Des livres sur l'alchimie, les chimères et autres expériences. Hum.

– A propos, nous avons fait des recherches sur cette chose qui vous attaqué, mais nous penchons vers la piste d'un humain. Êtes-vous bien certaine d'avoir tout dit au Président, concernant votre attaque ? Si un autre détail vous revient, cela pourrait avoir une grande importance. Vous pouvez compter sur notre soutien dans cette triste affaire.

Il eut un faible sourire qui se voulait compatissant, mais cette comédie le fatiguait déjà.

– Que venez-vous chercher, ce matin ?


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t274-caius-volturi-valide#932
Lust

Médecin

avatar

Statut :
  • Modérateur/trice
  • Graphiste
  • Journaliste
  • Maitre du Jeu
Messages : 993
DC : Non

MessageSujet: Re: La volonté humaine   Ven 5 Juin 2015 - 13:54

Le Président était une plaie, lorsqu’il s’y mettait. Il l’avait forcée à prendre une permission de quelques jours, avant la réunion qui devait amener tous les généraux du pays à Central. Elle continuait à travailler tout de même, bien entendu, n’ayant pas que ça à faire que de rester à la caserne à dormir. Elle devait continuer ses recherches puis profiter du temps passé ici pour comprendre ce qui se tramait dans cette ville. Elle resserra son attelle après avoir enfilé son uniforme, ne voulant pas se balader en civil, même à Central. Elle n’était pas ici pour s’amuser ! Être loin des montagnes était déjà très pénible en soit, elle n’allait pas rajouter l’ennui à l’agacement. Elle descendit dans la salle commune des quartiers de vie, croisant certains qui la fixaient en se demandant sans doute d’où elle sortait. Elle n’avait même pas mis son manteau, elle restait discrète ! Ils étaient en hiver, mais pour elle, il faisait chaud, ici, ces jeunes-là n’avaient jamais connu les véritables hivers du Nord.

Elle quitta la caserne pour se rendre à la bibliothèque de Central. Miles lui avait parlé d’homonculus, avant qu’elle ne parte pour la capitale. Cela seul avait suffit à l’alarmer. Il y avait-il vraiment un alchimiste, dans ce pays, capable de créer ce genre de monstre ? Et si oui, à quoi bon ? Le monstre qui l’avait attaqué avait cherché à l’effrayer, la pousser à quitter son poste, mais elle ne comprenait pourquoi quelqu’un voudrait la faire partir de Briggs. Même si elle disparaissait, un autre prendra sa place et continuera la lutte. Rentrant dans la bibliothèque, elle se rendit dans les rayons consacrés à l’alchimie, dans la seconde section. Elle n’y connaissait presque rien, ne s’y étant jamais intéressée. L’alchimie… Les homonculus. Elle tira un livre au hasard, sur le rayon des chimères. L’introduction parlait de l’Alchimiste Tisseur de Vie, vivant à Central. Ce nom lui disait quelque chose… Il n’était pas mort, ce type ? Assassiné par le tueur qui en avait après les chiens de l’armée, il ya quelques temps.

– La création de chimères, murmura-t-elle pour elle-même en feuilletant le livre.

Beaucoup de chimères avaient déjà été créées, mais il s‘agissait pour la plupart d’entre elles de créations grossières et assez instables. Le Tisseur de Vie avait réussi, lui, à créer des chimères qui parlaient, mais avait utilisé pour cela des membres de sa propre famille. Il avait été tué avant d’avoir pu être jugé. Une histoire assez glauque. Le livre mentionnait bien que des personnes essayaient de créer des humains mais personne ne pouvait créer un véritable humain de toute pièce, pas plus qu’on ne pouvait ramener une personne à la vie. Les homonculus étaient des humains artificiels, mais n’étaient pas « vivants » dans le sens propre du terme. Elle vit tout à coup du coin de l’œil le général Raven arriver vers elle. Que lui voulait-il ? Elle se méfiait de tout, à Central, en particulier de ceux qui travaillaient jour après jour avec le Président. Enfin, Raven n’était pas le pire du lot. Avant d’être promu Général, il était de service à l’Est. Au cours d’une bataille, il y a déjà bien des années, il était allé chercher lui-même un de ses hommes resté derrière et blessé.

– Bonjour, général ! lança-t-il avec un sourire, après s'être écarté pour laisser passer un bibliothécaire pressé. Je viens d'apprendre que vous étiez à Central, il est très rare que vous quittiez les montagnes de Briggs alors je tenais à venir vous saluer.

Elle lui rendit son bonjour, restant impassible. Trop aimable, merci bien. Les rumeurs devaient déjà circuler, Central était un nid à ragots en tous genres. Il était en effet rare qu’elle quitte le nord mais il n’était pas utile de se demander pourquoi. Cette région glaciale lui correspondait, elle s’y sentait à l’abri. Les montagnes formaient une barrière naturelle avec l’immense Drachma et un refuge pour bien des personnes.

– A propos, nous avons fait des recherches sur cette chose qui vous attaqué, mais nous penchons vers la piste d'un humain. Êtes-vous bien certaine d'avoir tout dit au Président, concernant votre attaque ? Si un autre détail vous revient, cela pourrait avoir une grande importance. Vous pouvez compter sur notre soutien dans cette triste affaire.

Elle hocha la tête en rabattant la couverture du livre, posant la main dessus. Elle n’avait pas tout raconté au Président, gardant certains détails pour ses subordonnés. Sa réaction à l’annonce de l’attaque n’avait inspiré confiance à aucun de ses hommes et ils avaient attendu son aval avant de raconter tous les détails. Elle leur avait dit de garder le reste pour eux. Ils devaient d’abord en apprendre plus avant de définir comment ils devaient agir, c’était primordial.

– Que venez-vous chercher, ce matin ?

– Rien de bien particulier, je me renseigne sur l’alchimie. Et vous, général Raven ? Vous avez une raison particulière d’être ici, à part pour me saluer ?

– Vous parler est suffisant. Je vous aide à ranger ?

Elle lui coula un regard aigu, alors qu’il commençait à remettre les livres à leur place. Il était étrange, aujourd’hui… Elle ne se souvenait pas de l’avoir déjà vu comme ça. Il était du genre direct, détestant perdre son temps, peu porté, d’ordinaire, à ranger des livres par galanterie. Qu’est-ce qui lui prenait ? Elle remonta l’allée avec lui, d’abord silencieuse, puis lui jeta un regard en biais. Elle était surveillée, puisqu’il avait su directement où venir la trouver, mais par qui et pourquoi ? Si le monstre avait voulu attaquer une seconde fois, il n’aurait pas attendu qu’elle soit à Central pour le faire.

– Pourquoi semblez-vous convaincu que cette chose était un humain ? demanda-t-elle en s’arrêtant dans un coin beaucoup plus calme. Aucune alchimie ne permet de créer pareilles ombres et l’impression qu’il nous a laissés ne correspondait pas à un humain.

Si les généraux de central laissaient échapper des monstres de leur laboratoires, ils devraient au moins prévenir les officiers de Province, afin qu’ils puissent réagir. Elle lui jeta un regard aigu, très tendue et sur les nerfs.

– Il pourrait s’agir d’une expérience qui aurait échappé aux scientifiques de Central. Les laboratoires de la ville sont toujours en activité, n’est-ce pas ?


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t83-jane-volturi-validee#96
Damon Raven

Général de division

avatar

Statut :
  • Administrateur/trice
Messages : 1321
DC : Nop

MessageSujet: Re: La volonté humaine   Dim 7 Juin 2015 - 19:22



– Rien de bien particulier, je me renseigne sur l’alchimie. Et vous, général Raven ? Vous avez une raison particulière d’être ici, à part pour me saluer ?

Elle se "renseignait" sur l'alchimie ? Il retint une grimace, un peu plus raide. Qu'est-ce que ces singes des montagnes avaient bien pu deviner, cette fois ? Pride avait vraiment fait du beau boulot ! Quand on voulait un allié, on le manipulait, on lui faisait entrevoir un de ses désirs, mais on n'allait pas l'étrangler ! Ça, c'était la tactique pour faire peur, pas pour séduire et attirer. Imbécile... Vraiment, imbécile ! D'autant plus que c'était très dangereux ! Maintenant, il avait mis tous ces ours en état d'alerte, soit sur le pied de guerre les pires psychopathes de toute l'armée, sans oublier qu'ils étaient aussi les plus méfiants ! La discrétion, ça ne lui disait rien ?! Si des personnes découvraient tous leurs plans avant l'heure, cela allait poser problème. D'où l'importance, à présent, de rallier cette femme pour éviter la surenchère dans les ennuis. Il ramassa un des livres, gardant son air paisible et détendu.

– Vous parler est suffisant. Je vous aide à ranger ?

Il remit les livres en rayonnage en silence, réfléchissant. Que faire, maintenant ? C'était une femme, il devait bien avoir moyen de s'en servir pour la faire rejoindre leurs rangs ! Après tout, ne rêvait-elle pas, elle aussi, de jeunesse éternelle, d'immortalité, de gloire, d'un pays unifié, purgé, libre ? Bref, de tout ce qu'ils avaient fait avaler aux généraux de Central ? Il devait essayer en tout cas, savoir au moins ce qu'elle en pensait. Il insulta encore une fois Pride de tous les noms, mentalement, surtout lorsqu'il vit les derniers ouvrages qu'elle avait consulté. Les chimères, les humains artificiels... Que savait exactement cette sale garce ?! Qu'avait-elle deviné, elle ou les autres fous qui lui servaient de subalternes ? Il devrait en parler à Lust et aux autres, afin de les alerter. Des rumeurs sur la présence d'homonculus dans le pays serait très dangereux, même s'il ne pensait que quiconque allait le croire. Il remonta l'allée, les mains dans les poches. Elle stoppa tout à coup en un petit salon de lecture, à l'écart du grand public. Ils étaient cernés par les étagères, loin des lecteurs curieux.

– Pourquoi semblez-vous convaincu que cette chose était un humain ? Aucune alchimie ne permet de créer pareilles ombres et l’impression qu’il nous a laissés ne correspondait pas à un humain.

Il garda son air impassible, même s'il fulminait intérieurement. Il allait insulter Pride de crétin abruti pour les deux cents prochaines années à venir ! Il n'avait même pas pris la peine de dissimuler son aura, comme il le faisait habituellement. Que faire maintenant ? Bon. Ils étaient seuls. Aucun humain gênant n'était dans le coin. Personne ne pouvait les voir. Il devait tout tenter, tout faire pour tirer cette situation de la merde. Et elle en savait trop ! Elle en savait beaucoup trop. Il se rapprocha d'un pas, le regard plus sombre. Bien... Merci encore, Pride...

– Il pourrait s’agir d’une expérience qui aurait échappé aux scientifiques de Central. Les laboratoires de la ville sont toujours en activité, n’est-ce pas ?

– Vous vous aventurez sur un terrain glissant, la prévint-il en se rapprochant encore pour la forcer à reculer contre le mur derrière elle. Il n'est pas très bon de parler de ce genre de chose, du moins pas trop haut, général Armstrong.

Il reçut un regard très froid et méfiant en retour. Il lui sourit, d'une façon très mielleuse et hypocrite. Après tout, il devait bien la prévenir ! Il savait qu'elle ne reculera pas, même en lui montrant que ce genre d'affaire était gros pour elle mais elle saura au moins ce qu'elle risquait, en jouant ainsi avec le feu.

– Ce pays est attaqué de toute part, et parfois, de nouvelles armes voient le jour pour cette armée. Certaines ont effectivement échappés à tout contrôle... Imaginez la psychose si cela se savait.

– Des chimères ? Ou des homonculus...

Humph... Il posa la main à plat sur le mur juste à côté de sa tête, se penchant légèrement en avant. Il était plus grand qu'elle, frêle petite humaine blessée, et la dominait donc avec aisance. Donc ils avaient deviné. Il espérait que ni elle ni ses troupes n'en avaient encore parlé à qui que ce soit ! Abruti de Pride... Il lui sourit, sans bouger.

– Vous ne pouvez pas simplement oublier ?

– Je dois "oublier" que vous vous amusez à créer des monstres que vous laissez ensuite en liberté dans la population ?

– Que voulez-vous faire, sinon ? Vous restez toujours au Nord et ne vous mêlez jamais du reste... Vous voulez changer cela aujourd'hui ? Oui, Central traverse quelques problèmes, tout comme ce pays, mais puisque votre souhait est de rester au Nord... Je suis navré, général, mais vous devriez en effet oublier, puisque vous refusez de vous attaquer aux véritables problèmes.

Il posa l'autre main de l'autre coté de sa tête, se penchant un peu plus, le regard encore plus sombre. Allait-elle voir, maintenant, le chemin qui était tracé ? Allait-elle saisir la perche qu'il lui tendait ? Ou devait-il encore appuyer ? Il la sentait encore plus tendue, furieuse, même, mais au moins ils avançaient, au moins un minimum. Le but était de la faire réfléchir, lui faire comprendre qu'elle devait se rallier à eux à son tour.

– Les menaces internes sont plus sérieuses que les autres pays à nos frontières, voyez-vous, dit-il en se redressant, croisant les bras. Que vous restiez au Nord en ne regardant que Drachma est du gâchis... N'avez-vous jamais songé à viser plus haut ?


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t274-caius-volturi-valide#932
Lust

Médecin

avatar

Statut :
  • Modérateur/trice
  • Graphiste
  • Journaliste
  • Maitre du Jeu
Messages : 993
DC : Non

MessageSujet: Re: La volonté humaine   Mer 10 Juin 2015 - 12:25

– Vous vous aventurez sur un terrain glissant, la prévint-il en se rapprochant encore pour la forcer à reculer contre le mur derrière elle. Il n'est pas très bon de parler de ce genre de chose, du moins pas trop haut, général Armstrong.

Elle serra les dents, le couvant d’un regard froid et on ne plus méfiant. Donc lui aussi était impliqué dans cette histoire louche… Elle posa discrètement la main sur la garde de son épée, prête à se défendre. Elle ignorait ce qui se tramait réellement dans cette ville mais tout cela sentait le souffre. Qu’avaient-ils encore fait ? Beaucoup de rumeurs couraient sur Central et ses laboratoires d’expérimentation mais elle n’en avait jamais cru la moitié. Tout cela était secret et ce qui se passait dans la capitale ne les concernait pas. Cependant, ici, elle avait l’impression d’avoir été prise dans une grosse affaire et détestait cela. Elle n’avait pas envie de perdre du temps avec les intrigues entre les généraux de Central ni leurs affaires louches. Et surtout, elle voulait comprendre pourquoi le Président avait insisté pour qu’elle vienne à la Capitale quelques jours…

– Ce pays est attaqué de toute part, et parfois, de nouvelles armes voient le jour pour cette armée. Certaines ont effectivement échappés à tout contrôle... Imaginez la psychose si cela se savait.

– Des chimères ? Ou des homonculus...

Il lui sourit et posa une main sur le mur derrière elle, près de sa tête. Elle en bougea, resserrant simplement sa prise sur la poignée de son épée, la tirant légèrement de son fourreau. Donc, les soldats et scientifiques de Central s’amusaient à créer des monstres et ne prenaient même pas le soin de les détruire ou de les enfermer ?! Que faisaient-ils de la population civile ?! Si ce truc avec ses ombres décidait de s’en prendre à des civils, l’armée de Central se bougera-t-elle pour réparer ses erreurs ou étouffera-t-elle l’affaire, « pour ne pas créer de psychose » ? Qu’ils créent d’autres armes, c’était normal et logique, mais pas qu’ils créent des chimères incontrôlables et meurtrières. Des armes dignes de ce nom n’avaient pas de cerveau pour penser par elles-mêmes et échapper au contrôle de leur créateur. Surtout si cela leur permettait de s’en prendre ensuite aux humains. Voilà pourquoi Briggs n’utilisait pas l’alchimie, pour qu’il n’y ait aucun dérapage de ce genre, pour que toute arme reste sous leur contrôle, pour que personne ne puisse jouer avec des forces qui le dépassaient.

– Vous ne pouvez pas simplement oublier ?

– Je dois "oublier" que vous vous amusez à créer des monstres que vous laissez ensuite en liberté dans la population ?

Oublier qu’ils mettaient eux-mêmes le pays en danger ? Comme s’il n’y avait pas assez avec Drachma, Aerugo et Creta ! Leur devoir aurait été de prévenir toutes les divisions que ces choses s’étaient échappées des laboratoires de Central et non pas de le dissimuler. Avec cela, elle ne comprenait toujours pas pourquoi on l’avait fait venir ici. Simplement pour lui faire « oublier » cette histoire ? Il pouvait rêver, il y avait encore beaucoup trop de zones d’ombres et de points trop flous.

– Que voulez-vous faire, sinon ? Vous restez toujours au Nord et ne vous mêlez jamais du reste... Vous voulez changer cela aujourd'hui ? Oui, Central traverse quelques problèmes, tout comme ce pays, mais puisque votre souhait est de rester au Nord... Je suis navré, général, mais vous devriez en effet oublier, puisque vous refusez de vous attaquer aux véritables problèmes.

Les véritables problèmes étaient les menaces représentées par les autres pays ! Central en rajoutait en créant des monstres qui ne devraient même pas exister, nés de l’imagination d’un esprit malade ! Il se pencha un peu plus alors qu’elle se faisait violence pour ne pas le transpercer tout de suite de part en part. Il n’expliquait rien, restant évasif, menaçant, alors même qu’il avait avoué que Central jouait de façon complètement inconsciente avec la vie.

– Les menaces internes sont plus sérieuses que les autres pays à nos frontières, voyez-vous, dit-il en se redressant, croisant les bras. Que vous restiez au Nord en ne regardant que Drachma est du gâchis... N'avez-vous jamais songé à viser plus haut ?

– Des « menaces » que vous créez vous-même, répliqua-t-elle en lui rendant son regard. Combien de monstres de ce genre avez-vous laissé filer dans la nature ? Vous allez les laisser s’en prendre à la population civile pour ne pas avouer vos erreurs ?

Il secoua la tête en soupirant, alors qu’elle attendait une réponse ferme et claire. L’armée était là pour préserver la population de ses ennemis et pas pour la jeter en guise de chair à canon à des chimères et autres expériences de tordus.

– Nous avons fait des expériences, mais nous ne sommes pas les seuls, beaucoup le font, dans ce pays, dont des terroristes. Nous devons combattre le mal par le mal, général Armstrong, car les armes conventionnelles sont inefficaces. Aucune expérience ne se passe sans risque, cependant, et nous devons trouver le moyen qui nous permettra de faire face à de nouvelles créations, insensibles aux armes à feu.

Elle ne répondit pas, lèvres pincées, tandis qu’il reculait de quelques pas, marchant dans le petit espace de lecture où ils se trouvaient. Tout cela sentait mauvais… Ils n’avaient jamais entendu parler de ça, Central tenant visiblement à ne laisser échapper aucune information. Il se tourna à nouveau vers elle, ayant retrouvé un air paisible, comme à son habitude.

– Vous ne pouvez plus vous contenter de rester à l’écart, à Briggs, après avoir vu le monstre qui s’en est pris à vous. Vous pouvez faire bien plus pour votre pays, en avez-vous conscience ?

Tout dépendait de ce qu’il appelait « faire plus »… Elle resta de nouveau silencieuse, se contentant de lui jeter un regard froid, pensive. Il se passa ainsi un moment avant qu’elle ne soupire, la tête tournée vers lui.

– Que faites-vous, comme expériences ? Si vos créations deviennent incontrôlables, vous avez de sérieux problèmes de sécurité. Et comment comptez-vous vous en servir pour protéger les civils ?


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t83-jane-volturi-validee#96
Damon Raven

Général de division

avatar

Statut :
  • Administrateur/trice
Messages : 1321
DC : Nop

MessageSujet: Re: La volonté humaine   Jeu 11 Juin 2015 - 16:29



– Des « menaces » que vous créez vous-même, répliqua-t-elle en lui rendant son regard. Combien de monstres de ce genre avez-vous laissé filer dans la nature ? Vous allez les laisser s’en prendre à la population civile pour ne pas avouer vos erreurs ?

Envy ne put s’empêcher de soupirer longuement, secouant la tête. Quelle plaie ! Cette femme était beaucoup trop méfiante, ce n’était pas possible, il ne l’aurait pas cru s’il ne l’avait pas vu en direct. C’était on ne peut plus pénible, et tout cela à cause de ce très cher Pride trop violent et bourrin qui ne savait rien faire correctement ! A part peut-être monter la garde mais voilà tout, allez donc lui confier en mission plus sérieuse, à celui-là, il était trop « monstre » pour que ça fonctionne, il était incapable de se faire passer très longtemps pour un humain ! Heureusement que la femme de Wrath était si naïve, sinon elle aurait vu depuis longtemps que son « fils » était juste un putain de monstre. Mais bref, réajuster encore, l’amener là où il le voulait. Il n’allait pas l’agresser, lui, même s’il en mourait d’envie. Père allait être encore plus furieux s’il s’y prenait mal avec cette humaine, il devait étouffer ses soupçons.

– Nous avons fait des expériences, mais nous ne sommes pas les seuls, beaucoup le font, dans ce pays, dont des terroristes. Nous devons combattre le mal par le mal, général Armstrong, car les armes conventionnelles sont inefficaces. Aucune expérience ne se passe sans risque, cependant, et nous devons trouver le moyen qui nous permettra de faire face à de nouvelles créations, insensibles aux armes à feu.

Il s’écarta puis marcha un peu dans la pièce, le temps de se calmer et respirer. Voilà, tout va bien, retrouver un air calme et paisible. Il ne mentait même pas, aucune arme à feu ne pouvait tuer un homonculus, c’était impossible. Il fallait s’y prendre avec des moyens un peu plus élaborés, avoir plus d’imagination, comprendre la façon dont ils fonctionnaient afin de les abattre, et ça, ce n’était pas à la portée du premier humain venu. Ces ridicules petites choses, vraiment… Il se retourna vers elle, ayant retrouvé un air plus habituel. Il pouvait sentir les ondes de méfiance extrême qu’elle dégageait… Parler n’était pas assez… Vraiment pas assez. Mais comment se débrouiller autrement ? Pride l’avait agressé mais cela ne l’avait que rendue plus méfiante et dangereuse. Il devait forcément exister autre chose, une autre solution encore, qui pourrait l’impressionner et la pousser à rentrer dans les rangs…

– Vous ne pouvez plus vous contenter de rester à l’écart, à Briggs, après avoir vu le monstre qui s’en est pris à vous. Vous pouvez faire bien plus pour votre pays, en avez-vous conscience ?

Il fallait qu’elle accepte l’idée de rejoindre les autres généraux de la capitale, voilà le plus important. Mais… Il lui vint alors une autre idée. Si Pride l’attaquait à nouveau, il pourrait la traîner dans les sous-sols de Central City et la laisser emprisonnée quelques jours, pour lui donner le temps de réfléchir à la menace ? Si elle réalisait qu’il y avait effectivement un si grand danger au sein de ce pays, elle acceptera de rejoindre le groupe des officiers qui obéissaient à Père et à Bradley. Elle devait prendre conscience que ce qu’il lui disait actuellement avait toute son importance ! Il réfléchit à cette solution, alors qu’elle restait silencieuse. Cela pourrait fonctionner… Quatre ou cinq jours enfermée toute seule et elle réussira à voir la nécessité de se fondre dans les rangs. Et une fois qu’elle sera entre leurs mains, Briggs suivra et il n’y aura plus aucun endroit d’Amestris qui échappera à leur contrôle !

– Que faites-vous, comme expériences ? Si vos créations deviennent incontrôlables, vous avez de sérieux problèmes de sécurité. Et comment comptez-vous vous en servir pour protéger les civils ?

– Il en existe beaucoup et elles sont très variées, dit-il en regardant ce qui se passait dans le reste de la bibliothèque, lui tournant le dos. Ne pensez pas que tout échappe à notre contrôle… La menace est bien réelle et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour la contenir, quitte à utiliser de moyens peu orthodoxes.

Il s’interrompit en laissant passer dans les allées un petit groupe de lecteurs et quelques employés de cette immense bibliothèque. Dès qu’il sera sorti d’ici, il ira parler de son idée à Père. Ils avaient préparé plusieurs cellules, assez rudimentaires, mais utiles, dans les souterrains de la ville, pour leurs prisonniers plus ou moins temporaires. En ce moment, ils n’en avaient qu’un, ce charmant docteur Marcoh, qu’ils avaient déniché dans un village de miséreux à l’Ouest du pays. Ils pouvaient très bien enfermer la générale dans une cellule voisine pendant quelques jours.

– Réfléchissez à ce que je vous ai dit, rajouta-t-il en remettant son chapeau. Nous avons besoin d’officiers de cette armée prêt à se battre contre ces choses, ces monstres qui sont apparus. Je reviendrais vers vous très vite, avant que vous ne repartiez au Nord.

Il la salua puis quitta la salle de lecture, repartant entre les rayonnages de la section de la bibliothèque, puis retournant dans la rue. Bien, bien, allez voir Père, à présent, il devait lui parler et obtenir son accord.


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t274-caius-volturi-valide#932
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La volonté humaine   

Revenir en haut Aller en bas
 
La volonté humaine
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» LA PAIX : la volonté humaine
» [Malraux, André] La condition humaine
» La Condition Humaine, André Malraux
» [2500 pts] Liste humaine (Khorne + Tzeentch)
» ORIGINE DE LA RACE HUMAINE.............!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nouvel Horizon :: Région de Central :: Ceinture du Noyau :: Grande Bibliothèque-
Sauter vers: