Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Camp d'été

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Maes Hughes

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MessageSujet: Camp d'été   Lun 15 Juin 2015 - 19:04

Aaah, noon ! Maes gémit de désespoir en se prenant la tête entre les mains avec ses coéquipiers, alors que l’équipe adverse hurlait de rire en abattant les cartes. C’était pas du jeu, ils n’avaient pas de chance aujourd’hui ! Ils allaient prendre leurs revanches, ils ne s’en sortiront pas comme ça ! Il redistribua les cartes, une cigarette calée entre les dents. Il ne fumait que lors des soirées ou des occasions spéciales avec ses amis. Et aujourd’hui, c’était une journée très spéciale ! L’école militaire de L’est avait demandé à organiser des camps d’été avec toutes les écoles des autres divisions, afin de renforcer les liens entre les futurs militaires de ce pays et mélanger un peu tout le monde, surtout sachant que beaucoup d’entre eux changeront de lieu d’affectation une fois leurs études terminées. Maes, par exemple, avait déjà demandé à être formée ensuite à Central, pour travailler au tribunal militaire. Le terrain l’intéressait moins et il approchait de la fin de ses études, l’année suivante sera la dernière ! Il écrasa la cigarette dans le cendrier, empêchant le jeune Havoc d’en prendre une. On ne fume pas avant dix-huit ans !

– Vous jouez pas, les morveux ? lança-t-il par-dessus son épaule avec bonne humeur aux troisièmes années qui flemmardaient derrière eux, dans l’herbe.

– Va te faire foutre, rétorqua Fabrice en s’allongeant à son tour.

Quelle grossièreté, gamin ! Et le respect des aînés, alors, ça se perdait ? Maes était peut-être du genre intello à lunettes mais il était tout prêt à coller quelques baffes aux gamins insolents en cas de besoin ! Pas de problème là-dessus ! Abruti de troisième année, bah. Riza refusa elle aussi, se levant, avec quelques brindilles d’herbe accrochées à son uniforme d’étudiante.

– Non, merci, je vais aller m'entraîner encore un peu avant l'arrivée des autres.

Maes fit un vague signe du genre « Et bien va ». Cette promotion ne savait visiblement pas se détendre, c’était vraiment dingue ! Mais soit, passons. Ils continuèrent la partie de carte avec beaucoup d’énergie, jusqu’au moment où leurs instructeurs les firent rassembler à grands cris. Les cartes furent rangées en un tour de main dans leurs poches et leurs vestes réglementaires, avant que tous ne filent se mettre en rang et au garde-à-vous, par année, dans la grande cour. Ceux de l’Ouest arrivèrent d’abord, détendus, plus souriants. Ils venaient déjà assez souvent en manœuvres avec eux et les deux écoles avaient énormément de ressemblances. Souvent les mêmes instructeurs, les mêmes méthodes, bref, beaucoup d’élèves se connaissaient déjà et il y eut beaucoup de sourires échangés. Ceux du Sud aussi n’étaient pas du genre nerveux. Ils avaient des uniformes à manches courtes, par contre, et des casquettes.

– Je supporterais pas de courir tous les jours dans le désert, moi, confia-t-il à Roy, ainsi qu’à Alex et Riza qui se trouvaient juste derrière eux. Ils doivent trop mourir de chaud !

– Vous avez vu la dégaine de ceux du Nord ? souffla le voisin de Riza avec un petit rire. C’est dingue ce qu’ils ont l’air coincés ! Ils n’ont pas l’air d’avoir vu le soleil une seule fois dans leur vie et… Oh, putain, regardez !

– Quoi ? Où ?

– Là, dans les types qui les accompagnent, il y a un Ishbal !

L’annonce eut le don de jeter un léger froid, dans tout le rang. Les Ishbal étaient un peuple qui vivait dans l’Est, dans le désert, non loin de la frontière. Un peuple très croyant, très rude, et fort peu apprécié à Amestris… Les soldats Ishbal dans l’armée étaient très peu nombreux, il ne devait même pas il y en avoir une vingtaine, mais ils subissaient une ségrégation assez marquée. Ce type-là était assez jeune, quand même, il devait avoir une trentaine d’années. Maes dévisagea l’homme malgré lui, un peu perturbé. Depuis le début des révoltes et des tensions, presque tous les Ishbal avaient quitté l’armée pour rentrer dans leur peuple. Même les élèves Ishbal des écoles militaires étaient partis. Ce type ne devait pas avoir froid aux yeux… Et son regard carmin était quand même dérangeant. Il y eut un flot de murmure dans les rangs, dont la plupart pour traiter ceux du Nord de cinglés. Ambiance, ambiance... Riza se pencha à son tour pour regarder discrètement, choquée et la bouche entrouverte, alors que Maes se demandait si cet homme était conscient d'avoir déclenché autant de rumeurs, d'un seul coup.

– Beaux yeux rouges, ricana doucement Fabrice. Qu'est-ce qu'il fout dans le Nord ? Ça me tuerait d'avoir un instructeur Ishbal.

– T'as raison, c'est des bêtes, ces types, de vrais sauvages !

– Vous allez la fermer, tous ?! lança Roy sèchement, avec brusquerie.

Maes eut un maigre sourire. Son meilleur ami supportait difficilement qu'on crache sur les autres sans les connaître. Mais Fabrice ne devait pas le savoir car il renvoya un regard noir, mêlé d'un profond dégoût.

– On n'a pas d'ordre à recevoir d'un type qui veut devenir un petit chien de l'armée !

Roy allait se retourner, les poings serrés, mais Maes posa une main sur son épaule pour qu'il se détende et continue à regarder droit devant lui. Ils se turent néanmoins quand un instructeur leur fit signe de la boucler. Le responsable de leur école accueillait les autres divisions et leurs instructeurs avec un petit discours, se disant ravi d'organiser ce camp pour l'été. Allons, passons vite fait les cérémonies, il avait horreur de ça ! Les instructeurs parlèrent de ce qui allaient faire lors des ces formations en commun, puis les libérèrent pour la journée. Enfin ! Il se détendit aussitôt, s'étirant en tous sens. Maintenant, détente ! Roy en avait bien besoin, il était tendu comme un arc.

– Respire, mon vieux, ils sont partis, les crétins ! Plus personne ici va te juger, si t'as envie d'être Alchimiste d'Etat, c'est ton choix.

Bon, il est vrai qu'ils n'avaient pas exactement une très bonne réputation, mais chacun ses choix de vie, Maes restera son meilleur ami, même s'il décidait du jour au lendemain de quitter l'armée. Il le tira par le poignet, prenant Riza de l'autre main, et lança à Alex de suivre aussi, derrière, allez ! Ils avaient le temps avant de déjeuner, ils pouvaient s'amuser un peu ! Il retourna avec eux dans le coin d'herbe sous les arbres qu'ils avaient quitté peu de temps auparavant, dans l'agitation ambiante. Ceux qui avaient des amis dans d'autres écoles allaient les rejoindre, le tout dans la bonne humeur générale. Enfin, sauf ceux du Nord qui n'avaient pas volé leur réputation de coincés associables et qui restaient entre eux pour le moment. Il fourra un brin d'herbe entre ses dents pour le mâchouiller, pensif.

– Ce n'est pas ta sœur, Alex ? Là-bas ? Tu m'avais montré une photo.

– Heu, si.

– Pourquoi elle n'est pas dans la même école que toi ?

– C'est elle qui a décidé de partir au Nord... Elle veut aller à Briggs.

Hein ? Et elle pouvait ? Cette forteresse avait encore plus mauvaise réputation que toute la région du Nord ! On la disait remplis de soldats pas très nets, associables, des ours des montagnes aussi enragés que des loups, qui passaient leur vie à combattre Drachma et à construire des armes effroyables pour la défense de leurs montagnes adorées. Il n'y avait quasiment aucune femme, là-bas ! C'était le coin le plus désolé de tout le pays, le plus difficile et dangereux à vivre, aussi. Il jeta n coup d'œil curieux à Alex puis à sa soeur. Dans leur école, être muté à Briggs était considéré comme la pire des punitions, il n'avait jamais entendu parler qu'on veuille s'y rendre volontairement ! D'accord, ceux du Nord étaient spécial, mais quand même, à ce point-là... C'était bizarre.

– Aussi loin de toi ? C'est bizarre, je ne voudrais pas m'éloigner si j'avais encore de la famille ailleurs...

– Je ne sais pas trop ce qu'elle peut aimer au Nord...

– Tu devrais l'appeler pour lui demander.

Il réfléchit un instant, puis hocha la tête, interpellant sa sœur lorsqu'elle passa non loin d'eux. Elle était plus âgée qu'eux, ça se voyait, elle faisait déjà femme, et Maes ne put s'empêcher de loucher sur sa poitrine, l'uniforme ne gâchant rien. Par contre, le regard qu'elle jeta à son frère... Cela le refroidit instantanément. Il n'y semblait guère sensible car il lui demanda tranquillement pourquoi elle s'exilait à Briggs dès le mois de Septembre, à la fin de ce camp, lorsqu'elle serait militaire en bonne et dû forme. Il essaya de lui sourire et paraître aimable, après le but était de nouer de solides relations entre toutes les divisions, c'était important pour l'unité du pays !

– Parce qu'il y a besoin de monde à la forteresse, tout simplement. Tu as d'autres questions inutiles ?

– Moi oui, renchérit Maes. Vous avez un soldat Ishbal, avec vous, comment il fait pour supporter l'armée, en ce moment ?

Elle ne lui répondit même pas et repartit, les laissant là, en allant retrouver ses amis du Nord. Roh, glaciale, cette femme ! Pas super aimable. C'était une question logique, en plus ! Mais bon, soit, ce n'était pas très grave. Il s'allongea dans l'herbe avec un bâillement, enlevant ses lunettes pour les essuyer.

– Besoin de monde, besoin de monde... N'entre pas qui veut là-dedans, quand même, cette forteresse a tellement une sale réputation.. Toi, Riza, t'accepterais d'y aller ?


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MessageSujet: Re: Camp d'été   Lun 22 Juin 2015 - 16:07

Riza observait, en retrait, les autres battre les cartes et se faire écraser lamentablement au passage. Elle eut un fin sourire en voyant la réaction de Maes qui venait de perdre, une fois encore. Décidément, il n’était pas très bon, aujourd’hui. Mais bon, il y a des jours avec et des jours sans ! Elle-même préférait éviter de jouer tout de suite. Elle n’était pas à l’aise avec les cartes et préférait se reposer un peu, allongée dans l’herbe, les mains passées sous sa tête. Le ciel était bleu et il faisait bon, pour une fois. Ni trop froid, ni trop chaud. Parfait pour cette journée ! Riza avait hâte de rencontrer les militaires, n’ayant eu vent que des rumeurs à propos de la division du Nord. Ces rumeurs étaient sûrement infondées, on ne les connaissait pas, après tout, et il était facile de juger sur base de ce que l’on voit. Elle-même était une femme et militaire… A juger seulement par ce qu’elle renvoyait, on aurait pu la croire femme au foyer et rien de plus.

Hughes – Vous jouez pas, les morveux ? lança-t-il par-dessus son épaule avec bonne humeur aux troisièmes années qui flemmardaient derrière eux, dans l’herbe.

Fabrice – Va te faire foutre, rétorqua-t-il en s’allongeant à son tour.

Ouhlà, mauvaise humeur dans l’air. Ils étaient jeunes et devaient respecter leurs aînés ! Riza se leva en époussetant un peu son uniforme, refusant d’un signe de tête. C’est gentil, mais non, elle préférait aller tirer encore un peu sur des cibles. Il lui restait un bon quart d’heure, c’était suffisant. Elle n’avait pas eu d’assez bons résultats ce matin, il fallait qu’elle corrige cela.

Riza – Non, merci, je vais aller m'entraîner encore un peu avant l'arrivée des autres.

Riza s’en alla pas trop loin, vers les emplacements de tirs et s’empara d’une arme, accompagnée d’autres militaires qui profitaient des dernières minutes pour s’entraîner eux aussi. S’apprêtant, elle saisit une arme après l’avoir évaluée d’un coup d’œil rapide, la soupesa en regardant la cible à abattre et se mit en position… Pour louper le centre de quelques millimètres. Zut. Allez, on recommence. Autre tentative. Un peu plus proche, mais pas assez. Troisième… Bingo ! Sans se déconcentrer, la jeune femme ferma un œil pour viser, s’allongeant au sol, cette fois. C’était plus difficile mais, avec ce genre d’armes, elle n’avait pas le choix. Elle tira. Et manqua le centre de quelques millimètres, une fois encore. Riza hocha la tête, comprenant où elle faisait son erreur, et rajusta sa position en déplaçant le canon de quelques millimètres. Puis tira juste.

Beaucoup étaient étonnés qu’elle ne décide de suivre cet entraînement, elle était une femme après tout ! Mais Riza voulait y arriver et comptait le faire. Pour protéger Roy qui y croyait tant, qui l’avait convaincue… Qui plus est, elle en était capable. Le responsable du champ de tirs les appela tout d’un coup, les rappelant pour le « rassemblement ». Ah, tout le monde était arrivé ? Parfait, elle avait hâte de voir les autres divisions, surtout celle du Nord pour se faire son propre avis.

Riza rejoignit donc les autres de son année un peu plus loin et se plaça derrière Hughes et Roy, vérifiant que son uniforme était bien lisse et propre. Elle le frotta une dernière fois avant de se mettre au garde à vous au moment où ils purent apercevoir les premières divisions : celles de l’Ouest arrivèrent en premiers, les soldats étant détendus, souriants. Des habitués, ils participaient souvent aux rassemblements comme celui-ci. Suivirent ensuite les soldats du Sud, dont l’uniforme comportait des manches courtes et une casquette. Pas étonnant… Il devait faire si chaud, chez eux. Riza savait qu’elle devrait être capable de s’entraîner comme eux, à la fin de ses années d’études, mais elle s’en sentait incapable pour l’instant.

Hughes – Je supporterais pas de courir tous les jours dans le désert, moi, confia-t-il à Roy, ainsi qu’à Alex et Riza qui se trouvaient juste derrière eux. Ils doivent trop mourir de chaud !

Laurent – Vous avez vu la dégaine de ceux du Nord ? souffla le voisin de Riza avec un petit rire. C’est dingue ce qu’ils ont l’air coincés ! Ils n’ont pas l’air d’avoir vu le soleil une seule fois dans leur vie et… Oh, putain, regardez !

Hughes – Quoi ? Où ?

Laurent – Là, dans les types qui les accompagnent, il y a un Ishbal !

Riza tourna la tête en se penchant très discrètement. Un… Un Ishbal, ici ? Mais avec les tensions qui existaient dernièrement, il le supportait encore ? Des murmures se répandirent parmi les rangs de soldats des autres divisions, y compris la leur, à propos du Nord. Déjà qu’ils avaient une mauvaise réputation, venir avec un Ishbal était osé. Elle était légèrement choquée, la bouche entrouverte, mais admirait également cet homme qui ne se laissait pas faire. Ses yeux rouges ne laissaient aucun doute quant à son origine, il était Ishbal et semblait être l’instructeur des armées du Nord. Et les soldats l’acceptaient… Encore plus impressionnant. Enfin, cela devait être enrichissant et soudait sûrement des liens très forts avec ce qui se passait en ce moment.

Fabrice – Beaux yeux rouges, ricana doucement Fabrice. Qu'est-ce qu'il fout dans le Nord ? Ça me tuerait d'avoir un instructeur Ishbal.

Laurent – T'as raison, c'est des bêtes, ces types, de vrais sauvages !

Roy – Vous allez la fermer, tous ?! lança-t-il sèchement, avec brusquerie.

Fabrice – On n'a pas d'ordre à recevoir d'un type qui veut devenir un petit chien de l'armée !

Eh là ! Doucement ! Riza s’apprêtait à intervenir pour calmer les choses lorsque Hughes posa une main sur l’épaule de Roy pour l’interrompre. Bien, il avait raison, provoquer une dispute était inutile. En plus, le « petit chien de l’armée » n’avait pas tort et avait bien fait de défendre l’Ishbal et ceux du Nord. Ces rumeurs étaient parfaitement infondées. D’accord, ils s’habillaient différemment, maintenant que Riza y faisait attention. Mais c’était normal ! Le climat du Nord était différent et, lorsque l’on compare les mentalités… Elle pouvait comprendre qu’ils ne veuillent pas se mélanger. C’était dommage, oui, mais leur entraînement devait être extraordinaire. C’est pourquoi Riza sourit faiblement en voyant Fabrice marmonner dans son coin tandis que leur instructeur intervenait pour couper court à toute discussion.

L’étudiante en troisième année resta parfaitement droite et attentive tout le reste de la durée du rassemblement. Discours, programme… Elle écoutait tout, retenant ce qui était prévu, mémorisant les visages importants – on ne sait jamais – mais ne put rester parfaitement concentrée pendant les discours interminables. Cependant, ils furent libérés assez vite pour le reste de la journée. Parfait ! Elle avait du boulot. Hughes se détendit d’un coup, s’étirant dans tous les sens, alors que Roy, lui, semblait toujours tendu. Riza lui lança un regard, inquiète. Il ne devait pas faire attention à tout cela ! Il avait bien tenu tête à son père, il devait garder cet état d’esprit dans l’armée.

Hughes – Respire, mon vieux, ils sont partis, les crétins ! Plus personne ici va te juger, si t'as envie d'être Alchimiste d'Etat, c'est ton choix.

Tout à fait. Bon, si Hughes restait avec Roy, elle avait confiance. Ou peut-être valait-il mieux qu’elle reste pour s’assurer qu’il allait bien ? Mais non, il allait bien. Riza était sur le point de dire qu’elle retournait s’entraîner un peu avant le déjeuner lorsqu’elle sentit une main se refermer sur son poignet. Mais eh ! Jetant un regard noir à Hughes, elle fut bien obligée de suivre, trimballée comme une enfant. Ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient, non ?! Mais soit… Riza suivit Hughes par la force des choses et s’installa dans l’herbe, jetant des regards fréquents à Roy pour l’encourager à se détendre. Eux ne l’abandonneraient pas, elle-même l’avait prouvé d’ailleurs, sinon elle ne serait pas ici, assise avec eux en tenue militaire. Mais ça va, il semblait se détendre et oublier petit à petit l’altercation avec Fabrice.

Roy – Ce n'est pas ta sœur, Alex ? Là-bas ? Tu m'avais montré une photo.

Alex – Heu, si.

Roy – Pourquoi elle n'est pas dans la même école que toi ?

Alex – C'est elle qui a décidé de partir au Nord... Elle veut aller à Briggs.

A Briggs ? Riza fronça les sourcils en regardant la femme désignée par Roy. D’après les rumeurs et ce qu’elle avait pu observer aujourd’hui, les femmes étaient encore plus rares dans le Nord qu’ici. Leurs uniformes témoignaient d’un climat horriblement froid et tout le monde connaissait les attaques qui faisaient rage avec Drachma, alors comment pouvoir s’y rendre volontairement ? La sœur d’Alex devait avoir un sacré mental pour y aller et s’y faire accepter, Riza devait bien admettre qu’elle était impressionnée. Avoir l’occasion d’étudier là-bas, d’apprendre une autre mentalité, devait être enrichissant. Mais il fallait être fort, tout de même… Elle refusait de ne se fier qu’aux rumeurs, mais elle devait bien donner raison à certains faits. Ils avaient une toute autre mentalité et manière de se bouger, on sentait une certaine solidarité et une distance volontaire. Ou pas ? Les autres soldats n’allaient pas vers eux non plus…

Hughes – Aussi loin de toi ? C'est bizarre, je ne voudrais pas m'éloigner si j'avais encore de la famille ailleurs...

Alex – Je ne sais pas trop ce qu'elle peut aimer au Nord...

Hughes – Tu devrais l'appeler pour lui demander.

Alex réfléchit un instant avant de hocher la tête et d’interpeller sa sœur lorsqu’elle passa près d’eux. Elle était blonde, assez grande, et devait être à la fin de ses études d’après son âge. Riza était convaincue que c’était une bonne idée, qu’il saurait enfin pourquoi sa sœur voulait s’éloigner dans le Nord et que cela prouverait que ceux du Nord n’étaient pas des « sauvages associables »… Mais elle fut refroidie en voyant le regard que la sœur d’Alex lui lança. Lui ne semblait pas être choqué, comme si c’était habituel, et il enchaîna avec sa question comme si sa sœur l’avait salué on ne peut plus normalement. Curieux… Riza n’osait même pas imaginer l’ambiance qui devait régner dans leur famille. Sauf si ce n’était qu’avec elle ?

Sœur d’Alex – Parce qu'il y a besoin de monde à la forteresse, tout simplement. Tu as d'autres questions inutiles ?

Hughes – Moi oui, renchérit-il. Vous avez un soldat Ishbal, avec vous, comment il fait pour supporter l'armée, en ce moment ?

Riza leva la tête vers la sœur d’Alex… qui ne répondit pas, s’en allant pour retrouver d’autres soldats du Nord. Heu… Bon, d’accord, elle admettait que certains points mentionnés dans les rumeurs étaient peut-être véridiques. Mais cela ne signifiait pas qu’il ne fallait pas les approcher ! Après tout, ils avaient tous des mentalités différentes, mais chacun pouvait apprendre des autres, alors pourquoi refuser catégoriquement d’adresser la parole à ceux du Nord et prendre l’envoi là-bas comme une punition ? Non, vraiment, elle ne comprenait pas. Hughes s’allongea dans l’herbe, alors que Riza continuait à regarder la sœur d’Alex. Les autres avaient tout de même l’air plus aimable. Un peu. C’était l’effet de groupe, voilà tout.

Hughes – Besoin de monde, besoin de monde... N'entre pas qui veut là-dedans, quand même, cette forteresse a tellement une sale réputation… Toi, Riza, t'accepterais d'y aller ?

Riza – Je pense…, dit-elle après une brève hésitation en s’adossant à l’arbre derrière eux.

Riza s’attendait à ce que cette réponse déclenche ces réactions, mais elle devança les questions en s’expliquant. Il y avait tant à apprendre ! Après tout, elle avait déjà tout quitté pour suivre Roy dans son projet utopique. Alors, oui, si demain, il lui annonçait vouloir aller dans le Nord, elle l’accompagnerait. Déjà parce que la glace, la neige, et le feu, ça ne faisait pas bon ménage. Ensuite parce qu’elle était entrée dans l’armée pour lui, pour l’aider et agir à sa manière… Alors une simple mutation au Nord ne changerait rien.

Riza – Je connais leur réputation, mais je crois que, justement, leur entraînement doit être extraordinaire. Se bouger avec cet uniforme, dans la neige et le froid… Au moins, ils sont très bien formés. Et puis, ce n’est pas cela qui va m’arrêter. Si je dois vraiment y aller, j’irai sans hésiter une seconde. Cela ne dépend pas vraiment de moi mais des… circonstances.

Et les circonstances en question, ici, étaient les choix qu’effectueraient Roy. Elle avait dit qu’elle le soutiendrait jusqu’au bout et ne comptait pas trahir sa promesse. Il avait toujours été là pour elle, elle ressentait un profond respect à son égard et lui faisait confiance.

Riza – Je ne vois vraiment pas pourquoi autant de rumeurs courent sur eux… Oui, ils sont un peu… spéciaux, de ce que je vois, mais nous non plus, nous n’allons pas vers eux. Il faut insister, simplement. Tu refuserais vraiment d’y aller si ta sœur y va, Alex ?


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Alex Louis Armstrong

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MessageSujet: Re: Camp d'été   Dim 28 Juin 2015 - 21:13

Alex regarda la lettre qu'il venait d'achever et qu'il enverra à Catherine, se demandant s'il devait mentionner le fait que les quatre écoles militaires se retrouvaient cette année pour deux mois. Les quatre écoles... Il eut un pincement au cœur puis fourra les feuilles dans l'enveloppe avant de la refermer avec un peu de brusquerie, tête baissée. Non, il ne dira rien, car il savait très bien que ça ne fera que provoquer du remous inutilement. Il connaissait assez Olivier pour savoir qu'elle refusera de voir qui que ce soit. Elle devait être en dernière année, maintenant, mais il savait qu'elle se battait déjà. Au Nord, on envoyait les élèves au front dès leur cinquième année d'études, ils étaient considérés et traités comme des soldats à part entière, ce qui n'était pas du tout le cas dans les trois autres écoles. Il était persuadé que sa sœur avait déjà pris du grade, elle était en dernière année et son caractère collait à ce que l'armée du Nord recherchait chez ses élèves. Cachetant la lettre avec soin, il se leva puis alla la déposer au courrier, elle partira avec le reste plus tard.

Le rappel des troupes sonna lorsqu'il ressortit du bâtiment, appelant tous les élèves à se rassembler et se mettre en rang. Il rejoignit ses amis, se plaçant bien droit les mains derrière le dos. Il avait toujours eu horreur des longues et ennuyeuses cérémonies officielles, c'était lassant ! Enfin, il fallait marquer le coup, il était si rare de croiser les élèves des autres régions, à part ceux de l'Ouest, qui venaient souvent. Il sourit à quelques uns qu'il connaissait avec un petit signe. Le Nord arriva en dernier et il ne put s'empêcher de chercher sa sœur du regard. Il la trouva assez vite, au premier rang, près des officiers. Elle avait changé... La jeune fille qu'il avait vu disparaître était devenue une femme. Il sentit son cœur se serrer de plus en plus, ne pouvant s'empêcher de revoir la scène.

Laurent – Là, dans les types qui les accompagnent, il y a un Ishbal !

Un... Il sursauta à moitié puis vit le type à côté de sa grande sœur. Les cheveux gris attachés serrés, la peau noire, les yeux rouge comme le sang. Un Ishbal au Nord ? Alors que la discrimination n'avait jamais été aussi forte dans le pays, alors que des révoltes éclataient partout dans l'Est ? Comment faisait-il pour supporter l'armée ? Il détourna à nouveau le regard en retenant un long soupir, laissant les autres partir dans un début de dispute. C'était le Nord, ils fonctionnaient avec leurs propres règles, des règles qu'il ne comprenait pas, il n'avait jamais réussi à comprendre leur mentalité. Ses amis faillirent bien se lancer dans une dispute mais ils furent rappelés à l'ordre assez vite. Roy semblait avoir mal pris la remarque sur les "chiens de l'armée", alors qu'il y avait aucune honte à être Alchimiste d'Etat ! Ils mettaient leurs connaissances au service du peuple et de la sécurité de ce pays, où était le mal ?

Pendant tout le reste de la cérémonie, il se fixa plutôt sur les amis qu'il avait dans l'école de l'Ouest, souriant surtout à une de leurs jolies étudiantes qui l'avait toujours fait fondre. Elle s'appelait Malika, une adorable jeune fille très douce et très souriante, aux cheveux noirs d'encre et aux grand yeux chocolat, mignonne comme un cœur. Elle lui rendit son sourire avec un petit clin d'œil et il se sentit rougir. Il était persuadé qu'elle deviendra une jeune femme magnifique ! Il n'avait jamais osé l'approcher, se contentant de lui parler comme à n'importe quel camarade, mais cette fille était une perle à ses yeux. A la fin de la cérémonie, il la vit filer avec ses amis avec une pointe de regret. Ses boucles brunes formaient comme des petites cascades sur son dos.

Hughes – Respire, mon vieux, ils sont partis, les crétins ! Plus personne ici va te juger, si t'as envie d'être Alchimiste d'Etat, c'est ton choix.

Exactement ! Il suivit le petit groupe après un dernier regard en coin pour la jolie brune de l'Ouest, allant s'installer dans l'herbe avec eux, sous les arbres. S'allongeant en veillant à ne bousculer personne, il regarda les groupes se faire, peu à peu, les amis se retrouver, les instructeurs se rassembler pour discuter ou échanger les nouvelles. Beaucoup avaient l'air tendu, mais une guerre venait d'éclater à la frontière d'Aerugo. C'était habituel, d'accord, mais incessant, épuisant. Ce pays était toujours soumis aux guerres, aux révoltes, au danger. Jamais un jour ne se passait sans nouvelles de ce genre. Il cueillit un brin d'herbe pour le mettre dans sa bouche, se détendant. Il avait hâte d'arriver à la prochaine permission pour rendre visite à sa famille. Son père allait continuer à lui apprendre l'alchimie spéciale des Armstrong ! Et Catherine l'attendait aussi pour qu'il passe du temps avec elle.

Roy – Ce n'est pas ta sœur, Alex ? Là-bas ? Tu m'avais montré une photo.

Alex – Heu, si.

Elle n'avait encore enlevé le manteau noir fourré qu'ils portaient tous et Dieu sait pourtant qu'il faisait chaud, à l'Est, même si ce n'était pas comme au Sud. Il dû de nouveau retenir un soupir, le cœur lourd. Il avait un peu de mal à la reconnaître tant elle avait changé. Il se sentait petit garçon, à côté, courant dans le manoir avec ses autres sœurs sans qu'elle ne vienne participer à leurs jeux. La famille n'avait découvert que bien plus tard que, depuis enfant, elle s'était entraînée en cachette au combat avec leur ancien majordome.

Roy – Pourquoi elle n'est pas dans la même école que toi ?

Alex – C'est elle qui a décidé de partir au Nord... Elle veut aller à Briggs.

Ça non plus, il n'avait pas osé le dire à leur parents quand il l'avait appris. Ils en auraient fait une attaque ! Déjà que leur mère frôlait la syncope dès qu'on lui demandait si sa fille aînée était toujours au Nord, lorsqu'elle apprendra qu'elle comptait en plus aller à Briggs... Il n'osait imaginer sa réaction lorsqu'elle l'apprendra, priant pour ne pas être dans la même pièce à ce moment-là. Il mâcha consciencieusement le brin d'herbe en grimaçant, très peu à l'aise.

Hughes – Aussi loin de toi ? C'est bizarre, je ne voudrais pas m'éloigner si j'avais encore de la famille ailleurs...

Alex – Je ne sais pas trop ce qu'elle peut aimer au Nord...

Hughes – Tu devrais l'appeler pour lui demander.

L'appeler pour... Heu... Après tout, oui, pourquoi pas ! Il se redressa et laissa retomber le brin d'herbe, cherchant son aînée du regard. Oui, Hughes avait raison, il ne pouvait pas juste rester comme ça avec ses questions, il s'agissait de sa sœur ! En discutant calmement, il devrait comprendre sans trop de problème, c'était évident. Il la héla au moment où elle passa près de leur petit groupe, tâchant d'être confiant. Il lui posa aussitôt la question, constatant que son regard, lui, n'avait pas du tout changé.

Olivier – Parce qu'il y a besoin de monde à la forteresse, tout simplement. Tu as d'autres questions inutiles ?

...

Hughes – Moi oui, renchérit-il. Vous avez un soldat Ishbal, avec vous, comment il fait pour supporter l'armée, en ce moment ?

Elle ne répondit même pas, se contentant de partir rejoindre ses amis. Il la couva d'un air malheureux lorsqu'elle s'éloigna, à moitié désespéré. C'était la première fois depuis des années qu'ils se revoyaient et ça ne lui avait fait ni chaud ni froid ! Il était son frère ! Son petit frère ! Son unique frère ! Mère avait raison, lorsqu'elle affirmait que cette armée et cette région allaient lui glacer le cœur. Il reprit un autre brin d'herbe en soupirant, essayant de retrouver sa bonne humeur. Il voulait renouer des liens avec elle, ou en nouer tout court plutôt, mais comment faire ? Il avait l'impression qu'elle le détestait. A moins qu'il ne la laisse complètement indifférente, ce qui était sans doute pire. Rah, c'était compliqué ! Il se remit dans une position plus confortable, entendant l'écho des conversations autour d'eux. Beaucoup tournaient sur les nouvelles de chaque région et des comportements des instructeurs. Il sourit à une remarque un peu acide concernant un de ceux qu'ils avaient eu ce matin, un vieillard qui avait du mal à partir en retraite.

Hughes – Besoin de monde, besoin de monde... N'entre pas qui veut là-dedans, quand même, cette forteresse a tellement une sale réputation… Toi, Riza, t'accepterais d'y aller ?

Riza – Je pense…, dit-elle après une brève hésitation en s’adossant à l’arbre derrière eux.

Tiens, elle ne craignait pas les tempêtes de neige affreuses qui pouvaient durer plusieurs jours ? Ni les loups énormes, les ours, les avalanches, les chutes de glace, les températures extrêmes, l'isolement, le vent horrible ? En gros, tout ce qui faisait le charme de cette région, car lui n'avait pas réussi à en voir la beauté, quoi qu'on en dise.

Riza – Je connais leur réputation, mais je crois que, justement, leur entraînement doit être extraordinaire. Se bouger avec cet uniforme, dans la neige et le froid… Au moins, ils sont très bien formés. Et puis, ce n’est pas cela qui va m’arrêter. Si je dois vraiment y aller, j’irai sans hésiter une seconde. Cela ne dépend pas vraiment de moi mais des… circonstances.

Ah ça, c'est sûr qu'ils étaient formés ! Il s'allongea à son tour, près de Hughes qui avait mis ses bras sous sa tête en guise d'oreiller. Il devait vraiment trouver une façon douce de dire les choses à sa famille... Ils étaient en juillet, si sa sœur partait à Briggs, ce sera dès septembre. Il sentait venir la criiiise ! Vous le sentez, là, le drame familial, vous le sentez ?

Riza – Je ne vois vraiment pas pourquoi autant de rumeurs courent sur eux… Oui, ils sont un peu… spéciaux, de ce que je vois, mais nous non plus, nous n’allons pas vers eux. Il faut insister, simplement. Tu refuserais vraiment d’y aller si ta sœur y va, Alex ?

Alex – Oui, j'ai un peu trop de mal avec cette région... Et les rumeurs, c'est à cause du système de leur école. Je n'ai pas envie de mourir jeune.

Il se remit en position assise, secouant sa veste d'uniforme pour en enlever l'herbe et les brindilles. Ils étaient censés être toujours impeccables quoi qu'il arrive, c'était très important et ils avaient une image à tenir. De toute façon, Alex était toujours impeccable ! Il travaillait chaque jour à se muscler encore plus avant de devenir grand et fort. Riza lui jeta un regard étonné en fronçant les sourcils, alors qu'il remettait son col correctement.

Riza – Mourir jeune ? Ils ne doivent pas être si durs que cela, la preuve, certains réussissent à s'intégrer et continuent les études jusqu'au bout.

Alex – Les trois dernières années, ils ne sont plus vraiment étudiants, tu sais... On les envoie au front contre Drachma comme n'importe quel autre soldat et ils sont traités comme tel. Certains sont déjà gradé à la fin de leurs études, voire presque officiers.

Riza ne répondit pas, se contentant de les regarder de loin, pensive. Elle devait être choquée, aussi. Ils se levèrent peu de temps après pour aller au réfectoire en bavardant. Il demandait conseil à Hughes, s'il avait des idées pour améliorer ses relations avec sa sœur. Se sentant prêt à mettre en pratique, il allait l'arrêter à nouveau lorsqu'elle enleva enfin son manteau et il faillit lâcher son plateau en voyant son uniforme. Capitaine. Elle était capitaine ! En fin d'études et déjà officier ! Il ouvrit très grand la bouche, s'arrêtant tout net à côté de Riza. Ce n'était pas possible ! Elle... C'était  impossible ! Comment avait-elle fait ?! Riza lui demanda ce qui se passait, alors qu'il posait vite fait son plateau sur la table à côté pour se frotter les yeux et vérifier qu'il ne rêvait pas. Mais non, cette scène se passait bien dans le monde réel. Il hallucinait, il rêvait, il était sous le choc. Il regarda ses amis, voyant qu'un autre aussi était déjà officier.

Olivier – Vous voulez bien cesser de nous dévisager comme ça ?! lança-t-elle d'un seul coup.

Il rougit un peu puis s'assit très vite avec Roy, Riza et Maes. Les rumeurs avaient enflé, d'un seul coup, d'autres avaient vu que quelque chose clochait légèrement. Il but une longue gorgée d'eau pour se laisser le temps de se reprendre, secoué.

Alex – Déjà officier... Punaise ! Je ne comprendrais jamais. T'en dis quoi, Roy, de tout ça ?


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Roy Mustang

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MessageSujet: Re: Camp d'été   Dim 2 Aoû 2015 - 19:36

Roy sentait que ces exercices communs allaient être ponctués de quelques frictions... Tout le monde savait comment ça se passait, dans les écoles militaires, même si personne n'en parlait ouvertement. Il y avait toujours des rixes et des bagarres entre étudiants, il y en avait toujours certains qui devenaient les victimes des autres et parfois, ça pouvait aller très loin. Cet été, avec en plus les élèves des autres écoles, beaucoup allaient finir dans un lit d'hôpital avant la fin. Les officiers savaient très bien que ça se passait comme ça mais ne faisait rien contre, ce genre de comportement obligeait les uns et les autres à apprendre à se défendre. Pourtant, il y en avait qui étaient plus fragiles, mentalement, et qui n'avaient pas forcément la force de se battre seul contre six ou sept. Ils avaient, l'année dernière, un étudiant Ishbal qui avait fini par déserter, au bord du suicide. Un de leurs instructeurs leur avait dit ensuite qu'il était retourné parmi son peuple, dans le désert. Il avait été si molesté qu'il n'avait pas pu tenir... Ceux qui l'avaient poussé à ce point étaient vraiment des minables.

Il reprit le fil de la discussion, au moment où Alex appelait sa sœur, qui passait non loin. Quel âge avait-elle, d'ailleurs... ? Elle faisait beaucoup plus femme que jeune fille, vue de plus près. Et elle ne ressemblait pas du tout à Alex, qui faisait bien trois bonnes têtes de plus qu'elle. Roy avait entendu dire que c'était à l'école militaire du Nord qu'il y avait le moins de femmes. Son frère lui demanda pourquoi elle voulait à Briggs, ce qui était une excellente question, par ailleurs. Lors des manœuvres, lorsqu'elles se déroulaient au Nord, Roy, Riza et bien d'autres attrapaient souvent de graves engelures, dans les tranchées en plein hiver. C'était un enfer à chaque fois, le climat était tellement rude que ceux qui ne vivaient pas là-bas en permanence ne parvenaient pas à s'adapter. Les rations étaient infectes et leur café encore plus dégueulasse que celui du QG Est. Il releva la tête pour regarder la sœur d'Alex, curieux d'entendre sa réponse.

– Parce qu'il y a besoin de monde à la forteresse, tout simplement. Tu as d'autres questions inutiles ?

– Moi oui, renchérit-il. Vous avez un soldat Ishbal, avec vous, comment il fait pour supporter l'armée, en ce moment ?

Aussi aimable qu'une porte de prison, cette femme, c'était dingue ! Elle les planta ici et partit avec d'autres amis sans même leur jeter un regard et encore moins répondre. Pff, fallait pas s'étonner si on les décrivait comme des ours associables, vu leur amabilité extrême. Enfin, peu importe. Prenant un petit canif, dans a poche, il entreprit de graver des signes alchimiques dans la terre, se répétant mentalement les formules qu'il connaissait et celles qu'il devait perfectionner. Il s'absorba là-dedans, repensant à l'insulte "petit chien de l'armée". Il avait cru, au départ, que ça ne viendrait que lorsqu'il serait officiellement Alchimiste d'Etat mais non, ceux qui voulaient le devenir étaient déjà décriés bien avant leur premier examen. Il se demandait ce qu'Alex pensait de tout ça, comme il n'avait jamais l'air touché par quoi que ce soit. Il avait affirmé dès le premier jour sa volonté de passer l'examen mais n'avait jamais semblé souffert des critiques. Soit il s'en moquait, soit il le cachait très bien.

– Besoin de monde, besoin de monde... N'entre pas qui veut là-dedans, quand même, cette forteresse a tellement une sale réputation… Toi, Riza, t'accepterais d'y aller ?

– Je pense…, dit-elle après une brève hésitation en s’adossant à l’arbre derrière eux.

Il tourna la tête vers elle, assez surpris. Elle voudrait vraiment aller au Nord et y travailler ? Il en l'aurait jamais cru, lorsqu'ils parlaient ensemble, de temps en temps, elle n'avait jamais émis ce souhait-là, sous-entendant plutôt qu'elle allait rester dans l'Est. Il attendit la suite, sorti de ses pensées, ne comprenant pas comment on pouvait vouloir faire sa carrière là-bas. Lui en tout cas n'avait pas envie d'y partir. Il y avait très peu d'Alchimistes d'Etat, là-bas, mais il n'avait jamais su pourquoi.

– Je connais leur réputation, mais je crois que, justement, leur entraînement doit être extraordinaire. Se bouger avec cet uniforme, dans la neige et le froid… Au moins, ils sont très bien formés. Et puis, ce n’est pas cela qui va m’arrêter. Si je dois vraiment y aller, j’irai sans hésiter une seconde. Cela ne dépend pas vraiment de moi mais des… circonstances.

Formés, oui, mais bon, pas de quoi vous donner envie d'aller courir dans un mètre de neige par un froid horrible. Roy secoua légèrement la tête, avec un demi-sourire, en effaçant ce qu'il avait dans la terre. Il replia son canif et le fourra au fond de sa poche, jetant un œil autour d'eux. Les plus détendus étaient bien sûr leurs collègues de l'Ouest. La plupart des instructeurs discutaient ensemble, dans un autre coin, près des bâtiments administratifs. Pour le moment, l'ambiance était détendue. Restait à savoir combien de temps ça allait durer.

– Je ne vois vraiment pas pourquoi autant de rumeurs courent sur eux… Oui, ils sont un peu… spéciaux, de ce que je vois, mais nous non plus, nous n’allons pas vers eux. Il faut insister, simplement. Tu refuserais vraiment d’y aller si ta sœur y va, Alex ?

– Oui, j'ai un peu trop de mal avec cette région... Et les rumeurs, c'est à cause du système de leur école. Je n'ai pas envie de mourir jeune.

Roy fronça légèrement les sourcils en tendant cela... Qu'est-ce qu'il... Ah. Ah oui, c'était vrai, il avait oublié quel genre d'entraînement suivaient ceux du Nord, au bout d'un certain temps. Mais à sa décharge, ça ne fonctionnait pas comme ça depuis longtemps, peut-être dix ans, seulement, ou un peu plus. Les généraux du Nord avaient décidé cela lorsque Drachma avait intensifié ses attaques et qu'ils manquaient d'hommes. Pas la peine d'en faire venir, il y a avait des jeunes prêts à se battre à portée de main... Le taux de mortalité était élevé, dans cette école, ce qui contribuait aussi à sa sale réputation.

– Mourir jeune ? Ils ne doivent pas être si durs que cela, la preuve, certains réussissent à s'intégrer et continuent les études jusqu'au bout.

– Les trois dernières années, ils ne sont plus vraiment étudiants, tu sais... On les envoie au front contre Drachma comme n'importe quel autre soldat et ils sont traités comme tel. Certains sont déjà gradé à la fin de leurs études, voire presque officiers.

Ouais, et beaucoup d'autres mouraient avant même de terminer leurs études, rougissant la neige de leur sang. Il retint un soupir puis se leva lorsqu'il fut l'heure d'aller au réfectoire. Il suivit Hughes en discutant avec les autres, mains dans les poches. Il y avait beaucoup plus d'agitation que d'habitude, grâce aux autres écoles, tout le monde riait, discutait, courait, s'interpellait, dans un boucan immense. Il tendit un plateau à Riza avant de prendre le sien, prenant une assiette et du pain avant de suivre Alex jusqu'à une table libre. Il s'asseyait lorsque la sœur d'Alex et des amis s'assirent à leur tour, à la table d'à côté. Il s'apprêtait à prendre de l'eau lorsqu'il faillit lâcher le pichet, les yeux rivés sur l'uniforme de cette femme, choqué. Riza ne sembla pas comprendre tout de suite car elle demanda ce qui se passait, pendant qu'Alex se frottait les yeux. Roy échangea un long regard avec Hughes, sans comprendre comment c'était possible.

– Vous voulez bien cesser de nous dévisager comme ça ?! lança-t-elle d'un seul coup.

Ils reportèrent tous le regard sur leurs propres plateaux, dans un mouvement à l'unisson. Capitaine... D'accord, le Nord était vraiment un peu spécial... Il ne dit rien du tout, coupant son pain, en jetant juste un dernier regard pour la table voisine. Armstrong n'était pas la seule. Un autre mec, qui devait avoir son âge, affichait lui aussi un grade élevé. Il en vit même un, de l'âge d'Havoc, qui était sous-lieutenant.

– Déjà officier... Punaise ! Je ne comprendrais jamais. T'en dis quoi, Roy, de tout ça ?

– Je ne comprend pas non plus, mais ça ne devrait pas nous étonner, si on les envoie déjà au front, dit-il en buvant un peu d'eau. Tu m'étonnes que ta sœur veut partir à Briggs...

La conversation dériva sur les manœuvres où ils avaient participé, au Nord, il y a deux ans. Ils n'avaient pas pu faire grand-chose, mais c'était de sacrés souvenirs. Ils discutèrent ainsi durant tout le repas, de même que les autres, chacun se mêlant avec les élèves des autres écoles. Roy ne fut pas très surpris de voir que ceux du Nord étaient encore plus à l'écart. Après le repas, ils reprirent leur journée habituelle, cours, entraînements, exercices... Roy nota mentalement de se rendre sur les terrains militaires en fin de journée pour s'exercer à l'alchimie. Après un cours théorique sur la médecine d'urgence, il se rendit avec Riza dans une salle d'entraînement, où il vit la sœur d'Alex se battre à mains nues contre un gars, dont il ne connaissait pas non plus le nom. Il se prépara rapidement puis se mit en garde contre Riza. Ils s'exercèrent ainsi une demie-heure avant de s'arrêter, passant à autre chose.

– On essaye de faire un combat à mains nues contre elle ? demanda-t-il à Riza en indiquant la sœur d'Alex du doigt.

Ils étaient aussi là pour s'exercer avec eux, après tout, il fallait resserrer les liens entre les différentes divisions. Ça servira pour les manœuvres communes et surtout durant les guerres incessantes qui secouaient Amestris. Mais bon, il ne voulait pas forcer Riza, elle avait peut-être envie de s'exercer à autre chose. Surtout que la porte de prison n'avait sans doute pas le même niveau qu'eux, étant plus âgée et donc plus entraînée. Riza hésita en la regardant puis fini par hocher la tête. Il interpella la sœur d'Alex lorsqu'elle termina son combat, essayant au moins d'avoir aimable.

– On peut aussi se battre contre vous ? Pour un entraînement.

Il n'osait pas la tutoyer, vu son grade, et ne le devait sans doute pas. Ils se mirent en garde et il se prépara, face à elle. Il allait engager un premier coup lorsqu'il reçut dans tout à coup un choc brutal en pleine tempe. Il lâcha une expiration, tombant au sol sans comprendre ce qui s'était passé, portant une main à sa tempe qui enflait déjà. D'accord... C'était une très mauvaise idée... Il grimaça en relevant la tête vers elle, se relevant aussitôt. Le reste du combat ne se passa pas vraiment mieux et il se fit lamentablement écraser au bout d'à peine six minutes, montre en main. Il se retrouva aplati par terre sur le ventre, les mains tenues et serrées dans le dos. D'accord, d'accord, il s'entraînera plus ! Il eut un regard d'excuse pour Riza lorsqu'elle vint à son tour. Désolé.


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MessageSujet: Re: Camp d'été   Sam 15 Aoû 2015 - 19:56

Alex – Oui, j'ai un peu trop de mal avec cette région... Et les rumeurs, c'est à cause du système de leur école. Je n'ai pas envie de mourir jeune.

Riza lança un regard étonné à Alex alors qu’il se redressait pour se mettre assis alors qu’elle-même plaça ses mains derrière elle, s’appuyant dessus sans comprendre pourquoi il disait cela. D’accord, les soldats du Nord étaient un peu à l’écart et très enfermés sur eux-mêmes, mais ils apprenaient et certains continuaient leurs études, s’intégraient dans cette division sans que cela ne les dérange. Alors, « mourir jeune »… Il n’exagérait pas un peu ? Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas pourquoi il disait qu’il ne voulait pas mourir jeune en allant au Nord. Ils pouvaient s’accommoder du froid puisque d’autres le faisaient, ce n’était qu’une question de mental.

Riza – Mourir jeune ? Ils ne doivent pas être si durs que cela, la preuve, certains réussissent à s'intégrer et continuent les études jusqu'au bout.

Alex – Les trois dernières années, ils ne sont plus vraiment étudiants, tu sais... On les envoie au front contre Drachma comme n'importe quel autre soldat et ils sont traités comme tel. Certains sont déjà gradé à la fin de leurs études, voire presque officiers.

… Déjà gradés avant la fin de leurs études ? Riza tourna la tête vers le groupe de soldats du Nord que la sœur d’Alex avait rejoints, les regardant avec un air pensif et admiratif. Ils étaient déjà gradés… D’accord, là, elle comprenait mieux ce que voulait dire son ami par « mourir jeune ». Si des étudiants étaient envoyés sur le champ de bataille avant même d’avoir totalement terminé leur formation, ils n’avaient pas autant de chance de survie que ceux qui étaient diplômés et pouvaient mourir par manque d’expérience. Elle-même ignorait si elle serait capable de survivre si on la lâchait dans une attaque l’année prochaine… Elle n’avait pas d’expérience, tout simplement, même s’il fallait reconnaître que cela devait leur en fournir plus que tout autre entraînement.

Ils finirent par se lever pour aller au réfectoire, frottant tous leurs vêtements pour rester présentable et ne pas salir leur uniforme. Elle discuta avec les autres en écoutant distraitement ce que disaient Hughes et Alex, marchant près de Roy. La différence d’ambiance était nettement perceptible dans le réfectoire, beaucoup plus rempli que d’habitude avec des discussions à droite et à gauche, des rires, des étudiants qui s’appelaient d’un bout de la salle à l’autre… Elle aimait cette ambiance, trouvant que ce genre de rassemblements était primordial et tissait d’importants liens entre les soldats du pays. L’unité fait la force, ce n’était donc que bénéfique pour eux. Ils se rapprochèrent du comptoir où plusieurs cuistots servaient les soldats, leur nombre ayant été augmenté vu la masse de personnes à servir. Riza prit le plateau que Roy lui tendait en le remerciant, l’imitant en prenant une assiette et un peu de pain avant de suivre les autres… pour manquer de se heurter contre Alex en voulant rejoindre Roy et Hughes à table. Eh, attention !

Riza – Qu’est-ce qu’il y a ?

Alex ne répondit pas, posant se plateau et se frottant les yeux avec ce même air choqué. Elle suivit alors son regard jusqu’à tomber sur une table voisine où s’étaient assis des soldats du Nord, dont sa sœur… qui avait dévoilé un insigne de capitaine. Capitaine… Et elle n’était pas la seule. Riza resta choquée, sans bouger, ce qui ne fut pas très discret car la sœur d’Alex finit par leur lancer de cesser de les dévisager comme ça. Oups. Ils s’assirent à côté de Roy et Hughes, sans pour autant réussir à ne plus regarder la table. Officiers… D’accord, là, elle comprenait vraiment mieux l’existence d’une telle frontière entre les autres divisions et celle du Nord. Il y avait un monde entre eux… Elle commença à couper un morceau de viande sans cesser d’y penser mais s’efforçant de ne plus les regarder. Elle ne voulait pas les énerver, surtout pas maintenant.

Alex – Déjà officier... Punaise ! Je ne comprendrais jamais. T'en dis quoi, Roy, de tout ça ?

Roy – Je ne comprend pas non plus, mais ça ne devrait pas nous étonner, si on les envoie déjà au front, dit-il en buvant un peu d'eau. Tu m'étonnes que ta sœur veut partir à Briggs...

Le reste du repas se passa sans autre accident, la discussion dérivant vers des sujets logiquement orientés autour du Nord. Les premières manœuvres auxquelles ils avaient participé, Alex et elle, et tous les souvenirs douloureux que cela rappelait. De longues journées dans le froid, la neige et des températures avoisinant les -40 degrés facilement. En repensant à sa première année, Riza ne put s’empêcher de frissonner, comprenant sans mal le comportement et la force de la division du Nord. Lorsqu’elle termina de manger, elle alla ranger son plateau avant de reprendre le cours de la journée. Des cours, des entraînements, des exercices… Tout ce qu’il y a de plus banal, en somme, loin de toute l’agitation du matin autour des nouveaux arrivants.

Après un cours de médecine d’urgence, Riza suivit Roy pour aller s’entraîner un peu avec lui, laissant les autres vaquer à leurs occupations. Ce n’était pas qu’elle ne les appréciait pas, c’était simplement naturel et ils devaient se dépasser un peu plus ensemble comme ils connaissaient tous deux leurs points forts et faibles. Arrivant dans la salle, la jeune femme se mit en tenue assez vite et regarda les deux soldats du Nord s’entraîner en attendant Roy. Ils étaient… très doués. La sœur d’Alex aussi, elle comprenait sans aucune difficulté qu’elle soit aussi gradée. Leur entraînement à eux ne dura qu’une demi-heure et il semblait risible. Coups, parades, contre-attaque, attaque… Oui, ils s’entraînaient, mais la sœur d’Alex et son coéquipier étaient beaucoup plus vifs et violents. Riza leur lança un regard lorsque Roy s’arrêta, pensive.

Roy – On essaye de faire un combat à mains nues contre elle ? demanda-t-il à Riza en indiquant la sœur d'Alex du doigt.

Heu… Il était vraiment sûr, là ? Riza dévisagea Roy un moment, cherchant à voir s’il plaisantait ou s’il pensait vraiment à se battre. Mais, apparemment, il était sérieux… Elle tourna ensuite la tête vers eux, les regardant s’entraîner, bouger, se regarder… Ils avaient un niveau beaucoup plus haut que le leur, il suffisait de les regarder ! En plus, elle n’était qu’en troisième alors qu’eux devaient au moins être en sixième. Sans oublier l’expérience qu’ils avaient acquise sur le terrain, ils ne tiendraient pas une minute. Dix secondes, peut-être, tout au plus. Mais se battre contre eux… D’accord, les divisions étaient rassemblées pour consolider leurs liens, apprendre les uns des autres, mais reconnaître sa force était primordial. Même s’ils pourraient peut-être apprendre aussi en se battant contre des personnes avec un très haut niveau. Riza regarda autour d’elle un moment, voyant que la salle était actuellement déserte. Bon… Pourquoi pas ? La perspective d’apprendre avec des plus forts était attirante et, même en se faisant écraser, ils étaient seuls et retiendraient peut-être quelques trucs. N’est-ce pas ? Elle finit par hocher la tête mais laissa Roy se rapprocher et proposer l’entraînement. C’était son idée, alors à lui l’honneur.

Roy – On peut aussi se battre contre vous ? Pour un entraînement.

Riza s’écarta pour laisser la place suffisante à Roy et la sœur d’Alex avec l’autre soldat du Nord et regarda le combat, mains dans le dos. Avant de grimacer dès qu’il se prit un premier coup violent à la tempe. Aïe… Et le reste du combat ne fut pas plus glorieux, son ami se faisait écraser et terminait à terre un nombre incalculable de fois. C’était une mauvaise idée… Mais elle ne compatissait pas même s’il se faisait ridiculiser. Après tout, c’était lui qui avait proposé ! Alors, oui, c’était méchant, mais Riza connaissait son côté un peu prétentieux et beaucoup trop confiant à certains niveaux, un bon coup pouvait peut-être lui faire comprendre qu’ils n’avaient aucune chance. Encore heureux, personne n’était là… L’entraînement était ridicule, complètement ridicule, et il ne tint même pas dix minutes. Il termina à terre, mains dans le dos, avec le capitaine presque sur le dos qui le tenait fermement. Booon… Heu… C’était à elle, là ? Roy se releva et lui lança un regard d’excuse alors qu’elle-même le fusillait en le maudissant sérieusement. Elle ne pouvait, bien sûr, pas se rétracter… Se mordant légèrement les lèvres, elle s’avança avec hésitation vers la sœur d’Alex et se mit en garde à son tour… Pour voir tout juste à temps son adversaire essayer de lui mettre un coup de pied dans le ventre, l’esquivant immédiatement. Pas question de se faire avoir aussi bêtement ! Riza tenta, à son tour, de la frapper à la tempe avec son poing en se préparant à l’atteindre derrière le genou avec sa propre jambe.


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Alex Louis Armstrong

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MessageSujet: Re: Camp d'été   Mer 30 Déc 2015 - 13:38

Mustang – Je ne comprends pas non plus, mais ça ne devrait pas nous étonner, si on les envoie déjà au front, dit-il en buvant un peu d'eau. Tu m'étonnes que ta sœur veuille partir à Briggs...

Boarf, voilà bien un endroit où il ne voulait surtout pas mettre les pieds ! Il coupa sa viande en discutant avec les autres des manœuvres qu’il y avait eu au Nord, il y a deux ans. Beaucoup avaient soufferts d’engelures, parfois graves, et de diverses maladies comme des rhumes et ils ne savaient quoi, devant courir dans des tranchées verglacées et si enneigées qu’ils s’enfonçaient jusqu’aux genoux. Et dire que tout s’était passé en été ! Le réfectoire était très animé, chacun se mêlant avec es autres aspirants, bavardant sur les différentes régions et les entraînements spécifiques au Sud et au Nord. Les personnes de l’Ouest étaient les plus à l’aise, ils n’avaient que peu de différence avec leurs collègues de l’Est. Alex discuta surtout avec Hughes de leur future affectation. Tous deux avaient déposé un dossier pour travailler ensuite à Central, son ami voulait se spécialiser dans le droit et la justice, pour travailler au tribunal militaire. Il y avait des conditions drastiques pour être affecté au QG de Central City, surtout en sortant juste de l’académie. Alex avait déjà commencé à constituer son dossier de plus longtemps mais avait moins de soucis à se faire, voilà des décennies que les alchimistes de la famille Armstrong travaillaient pour la division de Central.

Une fois le repas terminé, ils reprirent un après-midi plus ou moins normal. L’ambiance était bien agitée, avec leurs collègues de tout le pays, les cours e commun devenant plus riches et variés, grâce aux expériences des uns et des autres. Alex s’amusa surtout pendant un cours pratique sur le maniement des armes lourdes, il avait toujours aimé manipuler l’artillerie, les canons, les mitrailleuses, tout ce qu’il aimait. Ils durent démolir de gros rochers, au bout du terrain d’entraînement, sous l’œil vigilant d’un capitaine assez âgé qui passait entre les rangs en corrigeant certaines postures, donnant des conseils. Le bruit était conséquent, heureusement que les habitants de la ville étaient habitués à entendre ces rugissements, venus des différents terrains militaires, sinon ils ne supporteraient pas autant de boucan. Après le cours, Alex s’entraîna en alchimie avec un ami, qui ne voulait pas passer les examens pour obtenir la licence mais qui s’exerçait car il adorait cette pratique et pouvoir manipuler la nature ainsi. L’examen pour la licence, voilà un moment que le géant attendait avec impatience ! Il savait que ce sera très dur mais il était certain de réussir, certain de faire honneur à sa ignée et au nom des Armstrong.

Une fois cet entraînement terminé, Alex s’étira en tous sens, observant ses muscles parfaits avec amour. Bien, passons à la suite ! Il se rendit vers la salle d’entraînement, guilleret en songeant à ce corps magnifique qu’il s’était forgé. Ses muscles pouvaient éblouir d’admiration n’importe qui sur cette terre ! Ils étaient si beaux, si bien dessinés, si solides, si parfaitement forgés. Entrant dans la salle d’entraînement, il vit d’abord Roy sur le bord avec la tempe un peu violette puis Riza, en plein combat avec sa grande sœur. Il sourit en se rapprochant, sourcillant ensuite un peu en voyant Riza se faire à son tour aplatir par terre. Oh, ça devait faire mal, ça, elle s’était pris un coup en pleine nuque, quand même. Roy s’était précipité pour l’aider à se relever, alors qu’il lui renvoyait un regard compatissant. Ça va ? Les combats à mains nues n’étaient jamais très agréables, dès lors qu’il y avait une certaine différence de niveau. Retrouvant son sourire, Alex demanda gaiement à sa sœur ce qu’elle avait fait pour être déjà capitaine, tout en tapotant l’épaule de Riza pour lui faire signe qu’elle s’était tout de même bien battue.

Olivier – On ne s’occupe pas du grade ni de rien, sauf de la valeur des gens. Ne perds pas ton temps à te focaliser sur ça.

Quand même, n’importe qui ne pouvait pas devenir officier. Il aurait voulu s’entraîner avec elle aussi mais hésitait, d’un seul coup, sourcillant un peu. Il se ferait écraser en à peine deux temps trois mouvements ! L’autre gars du Nord, dans la salle, avait eu un faible sourire, s’attendant sans doute lui aussi à une cuisante défaite si Alex se lançait là-dedans. Il jeta un regard à ses deux amis puis se décida finalement à avancer pour se mettre en position. La suite fut… ridicule. Vraiment ridicule. Il ne suivit même pas l’entièreté du combat, retenant juste qu’il s’était fait écraser par terre quatre fois de suite avant de finir un vol plané contre le mur du fond, en le fendillant au passage, sonné. Se relevant en vacillant, il se frotta la tête avec un court gémissant, marmonnant que ça allait lorsque Mustang le lui demanda. Sa sœur avait quitté la salle avec son collègue, sans même un regard de plus. Bon, il faudra qu’il s’entraîne ! Et plus sérieusement que ça. Il remit sa chemise en place avec un soupir las, tendu.

Alex – Bon, c’était parfaitement ridicule, ça reste entre nous, hein !

Il grogna un peu en se remettant le cou en place, tout en quittant la grande salle avec les deux autres. Arf, c’était un peu douloureux quand même. Au-dehors, dans les couloirs, peu travaillaient vraiment, continuant d’échanger avec les nouveaux arrivants. C’était une journée un peu spéciale, allons-nous dire. Leurs instructeurs aussi étaient plongés dans de longues discussions, passant sans se soucier des étudiants qui bavardaient en petits groupes ici et là.

Alex – Il va y avoir une fête, ce soir, dans le grand réfectoire ! Nos collègues de L’Ouest ont amené plein de spécialités de chez eux pour nous faire goûter, soyez à l’heure, tous les deux. On aura sans doute aussi droits aux discours habituels des instructeurs, ils en profitent toujours. D‘ailleurs, en parlant de fête, il va bientôt en avoir une à Central, chez moi ! vous voulez venir ? Tu es intéressée, Riza ? Je sais que tu n’aimes pas trop ça mais ce serait une bonne occasion de s’amuser ! Qu’est-ce que tu en dis ? Tu peux inviter qui tu veux en plus.


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MessageSujet: Re: Camp d'été   Sam 30 Jan 2016 - 22:14

Echec lamentable. Riza se redressa avec l’aide de Roy, momentanément sonnée, se frottant la nuque. Elle n’avait absolument rien vu venir… Bon, oui, elle s’y attendait, elle n’espérait pas gagner ce corps-à-corps, mais tout de même ! C’était ridicule, complètement, et elle allait avoir mal un bon moment à la nuque avec le coup qu’elle s’était pris. D’accord, elle comprenait mieux comment la sœur d’Alex avait pu avoir ce grade… Ce n’était pas en étant un enfant de chœur qu’on arrivait aussi loin, tous ici le savaient. Remerciant son ami du regard, Riza se mit sur le côté avec lui tandis qu’Alex demandait à Olivier ce qu’elle avait fait pour avoir ce grade aussi jeune tout en lui tapotant l’épaule. Non mais elle allait très bien, ils ne devaient pas s’inquiéter. Roy lui-même avait une tempe qui virait au violet, elle n’avait pas grand-chose comparé à lui. Alors on se calme, ce n’était pas pour un petit coup de rien du tout. Elle avait fait de son mieux, il lui restait encore du travail.

Olivier – On ne s’occupe pas du grade ni de rien, sauf de la valeur des gens. Ne perds pas ton temps à te focaliser sur ça.

Tout de même, c’était un grade relativement haut pour une étudiante… Elle n’avait même pas terminé ses études ! Et elle se battait déjà, allait sur le front, était responsable d’autres soldats qui étaient peut-être sortis de l’école mais moins expérimentés qu’elle. Comment le prenaient-ils, dans ce cas-là ? Il n’y avait vraiment aucune jalousie, personne n’était de mauvaise foi en se faisant diriger par une étudiante ? Il fallait croire que non, vu le regard que s’échangeaient son « collègue » ou coéquipier et elle. Ils avaient l’air de bien s’entendre, ou de se respecter au moins, aucune trace d’animosité quelconque dans leur regard. Tant mieux, en un sens, Riza aurait bien voulu que certaines personnes prennent exemples sur les soldats du Nord avec Roy… Peut-être un jour, qui sait ?

La jeune femme n’eut guère le temps de réfléchir davantage, observant le bref combat à mains nues auquel se livraient Alex et Olivier. Elle grimaça en le voyant se prendre un coup, puis un autre, et encore un autre… se faisant littéralement laminer. Lui aussi. Pourquoi avait-il tenté ? Il savait qu’elle était forte ! Riza regarda la sœur d’Alex quitter la salle avec son coéquipier pendant que leur ami se remettait de cette raclée. Elle lui lança un regard désolé, vérifiant qu’il n’avait rien de cassé. Il allait bien, il était sûr ? Sinon, ils pouvaient l’emmener se faire soigner, ce n’était pas grave. Ils en profiteraient pour mettre quelque chose sur la tempe de Roy. Riza observa Alex remettre sa chemise en place comme si rien ne s’était passé. Que lui se fasse écraser comme ça, lorsque l’on voyait sa montagne de muscles, était impressionnant, oui… Mais il ne devait pas faire bonne figure, il était avec eux.

Alex – Bon, c’était parfaitement ridicule, ça reste entre nous, hein !

Ils entendirent un bruit douteux au niveau du cou d’Alex puis sortirent de la salle à leur tour, traversant les couloirs. Peu de personnes travaillaient vraiment, on ressentait une certaine excitation dans l’atmosphère, tous les autres soldats discutant avec les nouveaux venus. Même leurs instructeurs ne leur prêtaient aucune attention, discutant les uns avec les autres, plaisantant sans paraître grossier non plus. Tant que la tenue était correcte, de tels agissements semblaient être tolérés. Bizarre… C’était vraiment tout le temps comme ça ? Les autres journées du même genre n’avaient pas la même saveur, ne produisaient pas les mêmes impressions. A croire que tout le camp s’était transformé, animé par les « nouveaux » qui apportaient un souffle différent à l’école.

Tout en marchant, Riza lançait des regards un peu inquiets à Roy et sa tempe qui ne la rassuraient vraiment pas. Il devrait peut-être aller à l’infirmerie… De même qu’Alex, un craquement comme ça du cou était très mauvais. Olivier n’y était pas allée de main morte avec eux, à croire qu’elle avait un compte à régler. Pas assez pour les tuer, non, mais elle était plus solide. Et puis, un coup à la tempe peut faire de gros dégâts ! Ils le savaient tous, ce n’était pas un secret. Eux l’évitaient autant que possible, sauf avec les personnes très bien entraînée, mais les soldats du Nord…

Alex – Il va y avoir une fête, ce soir, dans le grand réfectoire ! Nos collègues de L’Ouest ont amené plein de spécialités de chez eux pour nous faire goûter, soyez à l’heure, tous les deux. On aura sans doute aussi droits aux discours habituels des instructeurs, ils en profitent toujours. D‘ailleurs, en parlant de fête, il va bientôt en avoir une à Central, chez moi ! vous voulez venir ? Tu es intéressée, Riza ? Je sais que tu n’aimes pas trop ça mais ce serait une bonne occasion de s’amuser ! Qu’est-ce que tu en dis ? Tu peux inviter qui tu veux en plus.

Riza – Heu, je… C’est que…

Non, en effet, elle n’aimait pas ce genre de fête. Désolée ! Mais elle ne supportait pas toutes ces démonstrations de richesse, elle préférait les choses simples, sobres, pas les grandes fêtes où il fallait se tenir correctement et passer des heures dans la salle de bains pour se préparer. Elle n’aimait pas, voilà tout. En plus, elle n’avait pas d’argent à gaspiller dans une robe qu’elle mettrait une fois sur sa vie entière. Mais refuser tout simplement l’invitation d’Alex à leur fête était… Peut-être pouvait-elle porter une robe toute simple ? C’était permis ? Ils avaient déjà entendu parler de sa famille, depuis tout ce temps, raison pour laquelle Riza hésitait sincèrement à y aller. Sans oublier qu’elle était incapable de mettre les robes de la haute société. Ce n’était pas pour elle. Et venir seule…

Riza – Je ne sais pas, finit-elle par dire. Je réfléchirai, d’accord ? Comme tu l’as dit, je n’aime pas trop les fêtes mais je peux faire un effort pour venir à celle-là. Seulement, je n’ai personne à inviter, tous les garçons que je connais en dehors de l’armée n’aiment pas trop me côtoyer comme je suis un soldat. Venir seule… Je n’ai pas envie de choquer ta famille. Mais je réfléchirai, c’est promis !

Riza lui fit un sourire en marchant, un peu mal à l’aise malgré elle. Elle était dans son élément à l’armée, être accompagnée d’un homme serait bizarre. Elle ne parvenait pas à se laisser approcher suffisamment, quelque chose l’en empêchait. Trop de méfiance, sursaut dès qu’ils s’approchaient un peu trop près et effleuraient son dos… Puis tout se terminait au moment de la question du travail. Lorsqu’ils apprenaient qu’elle était dans l’armée, ils fuyaient. A force, cela lui était égal, elle était bien ici et ne comptait pas abandonner cette part d’elle-même. Et non, elle ne voulait pas rester tranquillement chez elle sans rien faire à élever des enfants et à aider pour une quelconque tâche ménagère. Riza lança un regard à Roy et Alex, marchant à côté d’eux quand la largeur du couloir le lui permettait.

Riza – On n’irait pas à l’infirmerie ? Sincèrement, vos blessures m’inquiètent. Je pense qu’elle a une dent contre vous, elle n’y est pas allée de main morte. Juste une petite halte pour vérifier. Ta tempe est violette, Roy, il faut voir si ce n’est pas grave.

Incitant ses amis à la suivre, voulant vraiment qu’ils aillent voir si ce n’était pas grave, elle ne leur laissa qu’à peine l’occasion de répondre avant de prendre la direction de l’infirmerie. En chemin, elle tourna la tête vers Roy, repensant à l’invitation d’Alex. Elle avait répondu, mais qu’en était-il de lui ?

Riza – Je suis la seule à avoir plus ou moins répondu à Alex. Tu comptes aller à la fête, toi ?


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