Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Merci de prévenir !

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Maes Hughes

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MessageSujet: Merci de prévenir !   Sam 20 Juin 2015 - 13:00

Maes se pencha tellement en avant qu'il aurait pu tomber, un immense sourire béat accroché au visage alors qu'il regardait son adorable et douce petite fille dormir. Elle était siiii mignooonne ! C'était la plus adorable petite fille au monde ! Blottie dans ce lit à barreaux sous sa couverture, sa poupée serrée contre son cœur, plongée dans ses rêves d'enfants. Il s'appuya contre les rebords en la regardant, souriant et heureux. Le jour où il avait appris que Gracia était enceinte, il s'était évanoui tant l'émotion avait été intense. Sa si belle femme ! Qui vint d'ailleurs le rejoindre, le tapotant sur l'épaule pour attirer son attention. Il venait de coucher sa fille pour la sieste et l'observait depuis remuer avec les êtres magiques qui venaient jouer avec elle en rêve. Il entoura Gracia par la taille de son bras pour la rapprocher de lui, attendri devant sa petite famille.

– Elle est adorable, non ? murmura-t-il.

– Allez, viens, laissons-la dormir.

Il sortit de la chambre avec elle puis l'embrassa longuement dans le couloir après avoir refermé la porte. Leur petite Elisia dormait toujours une demie-heure, le matin, c'était un rituel, pendant que lui-même et sa charmante maman préparaient le déjeuner ensemble, les jours où Maes ne travaillait pas. Et aujourd'hui, journée spéciale, il avait des "invités" ! Dès qu'Havoc lui avait téléphoné pour lui apprendre la nouvelle, en précisant bien que c'était une nouvelle qui aurait dû rester cachée longtemps, il avait aussitôt appelé Roy, furieux. Il ne voulait pas venir ? Très bien. Au nom de leur amitié et s'il ne voulait pas qu'il vienne le chercher lui-même, il avait intérêt à se ramener. Quand à Riza, il lui avait tout simplement ordonné de venir devant son refus. Passant dans la cuisine, il vérifia la cuisson de ce qu'ils avaient commencé à préparer, pendant que Gracia mettait un tablier autour de sa taille. Elle cuisinait si bien !

– On a sonné, je pense, dit-elle de son ton doux habituel.

Il laissa retomber la cuillère en bois sur le plan de travail puis fila jusqu'à l'entrée, ouvrant la porte sur le jeune couple. Il pointa aussitôt du doigt Roy avec un air profondément accusateur, ulcéré qu'il ait voulu lui cacher cette information ! Il était son meilleur ami, c'était tout à fait honteux, il aurait dû le prévenir aussitôt !

– C'est inacceptable que tu ne m'ai pas appelé aussitôt ! Depuis le temps que je te répète de te marier ! Entrez donc.

Il s'écarta pour les laisser passer et prit leurs manteaux, pendant que Gracia venait les saluer, tout sourire, et leur fit la bise. Bien, tout le monde au salon, ils avaient beaucoup à discuter ! Il les pressa à s'installer, allant chercher de quoi boire et grignoter pendant que Gracia annonçait qu'elle surveillait le repas et que ça allait bientôt être prêt. Il s'installa à son tour dans un large fauteuil, regardant alternativement ses deux amis. Il aurait ! Il n'y avait aucune excuse à vouloir dissimuler ça alors que c'était de la plus haute importance !

– Vous me l'auriez caché combien de temps, hein ? lança-t-il d'un air profondément malheureux. Je croyais qu'on était amis ! Je te l'ai déjà dit aussitôt, Roy, quand j'ai commencé à flirter avec Gracia, à la minute même ! Et toi, non ! Tu voulais me cacher que tu allais devenir père ! A moi ! Je suis ton meilleur ami ! Comment as-tu pu songé à ne rien me dire ?!

Il leva les yeux au ciel, choqué, puis servit quatre verres avec un grognement vexé.

– Riza, franchement, c'est indigne de ta part aussi ! Et tu sais au moins comment se déroule une grossesse ?


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Merci de prévenir !   Dim 21 Juin 2015 - 22:34

Riza s’installa dans un wagon avec Roy, habillée en civil aujourd’hui comme elle était de permission avec lui. En temps normal, elle aurait passé cette journée chez elle, tranquillement, calmement, surtout après avoir passé la nuit en cellule pendant une semaine avec des corvées en prime. Mais aujourd’hui, non, elle ne le pouvait même pas. Le lieutenant avait piqué une crise en entendant qu’ils devaient se rendre à Central pour aller voir Hughes, qu’il le lui avait ordonné, pour passer un moment ensemble et manger un bon repas – et se faire sermonner au passage. Mais elle n’était vraiment pas à l’aise. Le train démarra, les derniers passagers montant en vitesse et saluant leurs amis ou famille. Ils pouvaient encore descendre, non ?

Riza – On aurait dû dire que nous étions malades. Ou qu’on ne pouvait pas. Ou… Je ne sais pas, n’importe quelle autre raison.

Oui, c’était parfaitement puérile et stupide, mais Riza n’avait aucune envie d’affronter Hughes alors que, oui, ils comptaient lui cacher qu’elle était enceinte et qu’ils s’étaient mis ensemble. Pourquoi tant de gens se mêlaient de leur vie privée ?! Cela en devenait franchement épuisant, comme si leurs faits et gestes étaient observés tout le temps, peu importe l’endroit. Roy croisa les bras avant de soupirer, comme si lui non plus n’avait pas la moindre envie d’aller voir son meilleur ami.

Roy – Ça aurait sans doute été bien pire... Il serait venu à East City pour vérifier.

Il… Mais non, quand même, il n’aurait pas fait cela. Si ? Riza ouvrit la bouche sans rien dire, voulant riposter mais se ravisant à la dernière minute. Ils se connaissaient depuis des années, maintenant, et elle devait bien admettre que c’était bien le genre de Hughes… Elle porta une main à son ventre, redoutant vraiment le moment où ils arriveraient à Central. Le trajet n’était pas assez long à son goût et elle avait l’impression d’être prise de nausées. C’était le stress, rien de plus, le contrecoup de tout ce qui s’était passé ces jours-ci. Elle aurait eu besoin de repos, une vraie journée sans rien faire plutôt qu’à parcourir plusieurs kilomètres en train pour aller se faire sermonner…

Riza – J’ai peur de ce qu’il va dire… J’aurais dû assommer Havoc quand j’en avais l’occasion ! Je suis sûre que c’est lui qui a tout dit, il ne va pas nous louper.

Roy – Sans doute mais peu importe, c'est le genre de ragots qui circule assez vite de toute manière.

Peut-être, mais les choses auraient été moins vite répandues si une certaine personne n’avait pas ri comme cela et ameuté tout le camp comme un idiot durant de longues minutes ! Enfin, soit, rester calme et ne pas penser à cela. Même si l’assommer aurait été un très bon moyen de se calmer et de passer ses nerfs, histoire de lui faire comprendre, de leur faire comprendre qu’ils devaient les laisser tranquilles. Ils passèrent le reste du trajet dans une ambiance un peu tendue mais ils discutaient, au moins pour essayer de ne pas penser à ce qui les attendait une fois arrivés à Central. Et dieu sait à quel point le voyage fut court… Incroyablement court. Beaucoup trop court. Riza ne réalisa qu’ils étaient arrivés à destination que lorsque le train s’arrêta et que les voyageurs se pressaient sur le quai. Oups.

Riza suivit le Colonel, descendant du train pour se faufiler hors de la gare sans le lâcher d’une semelle. Elle était déjà venue à Central mais pas assez souvent pour connaître la ville de fond en comble, préférant largement East City qui semblait plus calme. Ici, tout était actif, les gens se poussaient, se ruaient vers tel ou tel magasin… Au moins, Roy connaissait le chemin menant de la gare à la maison de Hughes et sa famille, parce qu’elle était parfaitement incapable de le guider aujourd’hui. Trop nerveuse, pas assez de repos, il fallait que les choses se tassent un peu avant d’être « normale » en dehors du boulot. Le Colonel lui prit la main, avançant avec elle à travers les rues qui semblaient toutes se ressembler dans son esprit pour l’instant. Une fois le stress passé, Riza serait tout à fait capable de s’orienter, elle mémorisait les rues et distances malgré elle grâce à ses automatismes de sniper. C’était pratique, mine de rien.

Enfin, ils arrivèrent devant la maison de Hughes et Riza n’osa clairement pas sonner, laissant volontiers sa place à Roy. Il était hors de question qu’elle entre en première, déjà qu’elle n’avait pas voulu venir ici… Si cela n’avait pas été un ordre, elle serait restée chez elle à dormir et se reposer sans plus se soucier de quelconques corvées ou nuits en cellule. Mais non, Hughes avait tout calculé en lui donnant l’ordre de venir… Il ne fallut guère plus de quelques secondes avant que l’hôte de la maison vienne leur ouvrir en pointant immédiatement un doigt accusateur sur le Colonel. Riza, elle, se sentit blêmir d’un seul coup, resserrant sa main sur celle de son supérieur. Les choses s’annonçaient mal… Très mal.

Hughes – C'est inacceptable que tu ne m'aies pas appelé aussitôt ! Depuis le temps que je te répète de te marier ! Entrez donc.

Riza échangea un regard avec Roy en entrant, ôtant son manteau pour le donner à Hughes. Lorsqu’il referma la porte derrière eux, elle ne put s’empêcher de regarder par-dessus de sa tête, ayant l’horrible impression d’être prise au piège. Ils ne pouvaient plus partir, maintenant, et elle sentait que la journée allait être loooongue… En plus, il savait qu’ils avaient une permission aujourd’hui, donc ils n’avaient aucune excuse. Et il était hors de question qu’ils lui disent ce qui s’était passé précisément, avec la sanction, les corvées, leurs nuits en cellule… Il les tuerait, tout simplement. S’il ne le faisait pas pour cette histoire.

Hughes les pressa dans le salon, les poussant à s’installer alors que Riza avait de plus en plus l’impression d’être une enfant prise en faute. Elle était mal à l’aise, même si Gracia était douce et ne semblait pas en colère, ce qui apaisait un peu l’ambiance générale de la pièce. Elle leur annonça que le repas était bientôt prêt alors que son mari, lui, était parti chercher de quoi boire et manger en attendant – court moment de répit avant de se faire sermonner. Riza lança un regard au Colonel, effrayée, définitivement convaincue que venir ici avait été la pire idée du siècle, avant de voir Hughes revenir et s’installer dans le fauteuil situé face à eux.

Gênée, ne sachant plus où se mettre, elle se contenta de regarder ailleurs, trouvant soudain la décoration beaucoup plus attrayante, même le tapis ou les photos. Tout ce qui lui fournissait un prétexte pour ne pas regarder Hughes, en fait. Elle ne pouvait s’empêcher d’avoir peur, gardant en tête la dernière situation similaire qui s’était soldée par une discussion sur leurs sentiments et les avait profondément perturbés. Riza avait, d’ailleurs, de plus en plus l’impression que tout leur entourage se préoccupait plus de leur vie privée qu’eux-mêmes… mais ils pouvaient se débrouiller ! Après tout, ils étaient tous les deux à des grades assez hauts et étaient irréprochables, ne dérogeaient jamais aux règles de l’armée, alors qu’on les laisse tranquilles !

Hughes – Vous me l'auriez caché combien de temps, hein ? lança-t-il d'un air profondément malheureux. Je croyais qu'on était amis ! Je te l'ai déjà dit aussitôt, Roy, quand j'ai commencé à flirter avec Gracia, à la minute même ! Et toi, non ! Tu voulais me cacher que tu allais devenir père ! A moi ! Je suis ton meilleur ami ! Comment as-tu pu songé à ne rien me dire ?!

Aussi longtemps qu’ils l’auraient pu… Au moins le temps de digérer et de tout assimiler, de se remettre et de prévoir sur le long terme. Tout était nouveau, là ! Cela ne faisait même pas deux semaines, tout s’était précipité depuis le repas chez la mère de Roy, alors comment aurait-il voulu qu’ils lui en parlent ?! Bon, d’accord, il n’était pas censé savoir tout cela, mais tout de même. Hughes leur servit des verres, Riza le remerciant sans oser le regarder trop longtemps, prenant son verre. Il était vexé, elle le sentait bien, mais voilà, tout était allé très vite et ils n’avaient pas eu le temps. En plus, avouer qu’ils avaient peur…

Hughes – Riza, franchement, c'est indigne de ta part aussi ! Et tu sais au moins comment se déroule une grossesse ?

Comm… Heu… Non. Elle n’y avait pas encore pensé. Pas du tout. Pour l’instant, ils avaient à peine intégré qu’ils allaient être parents mais n’avaient pas pensé à l’avant, tout étant arrivé en même temps. Riza échangea un regard avec le Colonel, redressant un peu la tête, avant de regarder Hughes en serrant les mains sur son verre.

Riza – Je… Nous n’avons pas vraiment… eu le temps de nous renseigner. Avec les manœuvres et le travail à côté, tout est allé très vite et je ne l’ai su que très récemment. Mais si je n’ai rien dit, c’est uniquement parce que le C… Roy ne voulait rien dire, je respectais son choix, même si cela peut être vexant. Je suis désolée.

Riza tourna la tête vers Roy, préférant lancer un autre sujet pour éviter les raisons qui les avaient occupés à ce point-là. Inutile de rajouter de l’huile sur le feu en révélant à Hughes ce qui s’était vraiment passé, elle tenait à la vie. Et, pour le coup, elle avait vraiment besoin de l'aide du Colonel.

Riza – Est-ce que... tu peux lui expliquer pourquoi ? Je ne préfère pas m’avancer là-dessus et prendre le risque de mal expliquer.


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Roy Mustang

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MessageSujet: Re: Merci de prévenir !   Sam 4 Juil 2015 - 14:34

Il savait que Maes allait mal le prendre, lui cacher un truc pareil... Mais Roy n'avait pu se décider à lui téléphoner aussitôt pour l'avertir, désolé ! C'était beaucoup trop soudain et imprévu, il avait encore du mal à le réaliser, alors en parler à quelqu'un d'autre... Il releva la tête vers la porte de la maison de Hughes, sa main serrée sur celle de sa subordonnée, marchant un peu plus lentement. Appuyer sur la sonnette apparu comme un glas, qui venait sonner leur mort prochaine. Il n'était plus temps de faire demi-tour, vraiment ? Mais non... Hughes vint leur ouvrir si vite que Roy crut un moment qu'il avait attendu des heures derrière la porte puis pointa aussitôt un doigt accusateur sur lui, le faisant à moitié reculer par réflexe. Riza lui serra encore plus fort la main d'un seul coup, comme si elle avait eu peur. Mais tout va bien ! Son meilleur ami était un petit peu en colère et vexé, voilà tout, mais ça allait bien finir par lui passer. D'accord, il attendait ça depuis longtemps, amis c'était très récent, vraiment très récent, tout allait bien se passer, n'est-ce pas ?

Hughes – C'est inacceptable que tu ne m'aies pas appelé aussitôt ! Depuis le temps que je te répète de te marier ! Entrez donc.

Il retint un long soupir, échangeant un bref regard avec sa coéquipière en rentrant dans le petit hall, donnant son manteau pour l'accrocher au parterre. Il comptait l'appeler ! Pas tout de suite, oui, mais il allait le faire. Il se mordit les lèvres en regardant la maison, les photos de la fille de Hughes un peu partout. Pour lui, c'était plus facile, il avait toujours rêvé de se marier et de fonder une famille ! Depuis des années, il parlait du bonheur d'être père de famille. Roy se souvenait encore des heures passées à l'école, où il lui répétait en boucle qu'il voulait avoir un fils ou une fille, qu'il se sentait prêt à devenir papa et que ce sera le jour le plus merveilleux au monde, qu'il fera tout pour que ce soit l'enfant le plus heureux de tout l'univers, et ainsi de suite. Mais lui-même ne s'était absolument jamais imaginé en tant que père. Autre chose, moins avouable, il ne savait pas encore s'il en avait vraiment le droit... Au vu de son statut, comment imposer à un enfant de vivre en devant supporter d'être dénigré car son père était Alchimiste d'Etat ? Mais ça, hors de question de le dire à haute voix, même à Riza.

Il s'assit près d'elle dans le salon, poussés par son ami. Règlement de compte de prévu ! Pourtant, il était tout à fait normal qu'ils n'aient pas aussitôt sauté sur tout le mond epour l'annoncer ! Si Havoc n'avait pas ri aussi fort comme un crétin, histoire de bien ameuter le camp entier, ils n'en seraient pas là. Quand il songeait que leur équipe avait parié là-dessus ! Et sa propre mère, qui leur avait servi le même discours avant et qui pensait depuis longtemps qu'ils devaient être ensemble. Donc tout le monde s'était rendu compte qu'ils s'aimaient sauf eux, c'est ça ? Il se sentit un peu ridicule et de plus en plus gêné. Hughes aussi avait tout deviné ? Depuis longtemps ? Mal à l'aise, il regarda la photo qui traînait sur la table du salon, Hughes et sa femme, le jour de leur mariage, serrés dans les bras l'un de l'autre et riant aux larmes. Il imagina Riza dans cette tenue, coiffée avec un chignon léger et un voile blanc, portant une robe de la même couleur à bustier. Elle serait si belle... Il en resta rêveur un long moment, la regardant en biais, un peu troublé.

Hughes – Vous me l'auriez caché combien de temps, hein ? lança-t-il d'un air profondément malheureux. Je croyais qu'on était amis ! Je te l'ai déjà dit aussitôt, Roy, quand j'ai commencé à flirter avec Gracia, à la minute même ! Et toi, non ! Tu voulais me cacher que tu allais devenir père ! A moi ! Je suis ton meilleur ami ! Comment as-tu pu songé à ne rien me dire ?!

Il avait eu peur et avait été pris de court, avec Riza, voilà tout. Ils n'avaient qu'à peine eu le temps de réaliser qu'ils s'aimaient qu'on apprenait dans la foulée qu'elle était enceinte de lui. Et être père... Désolé, mais il savait comment était le quotidien des fils et filles des "chiens de l'armée". On reportait sur eux le dégoût et la colère qu'inspiraient leurs parents ! Ce n'était pas pour rien si aussi peu d'Alchimistes d'Etat étaient mariés et avaient des enfants. Le général Basque Grand, par exemple, avait toujours refusé de se marier précisément pour cette raison. Le vieux Comanche était lui aussi resté célibataire toute sa vie. Tuker avait été marié mais il avait fini par se servir de sa femme pour en faire une chimère, une preuve de plus pour le grand public qu'approcher un Alchimiste d'Etat était dangereux et malsain. Même le commandant Armstrong n'avait encore trouvé aucune femme, malgré la position sociale de sa famille. Edward n'avait pas encore conscience de cela, il était trop occupé avec son frère pour voir pleinement à quel point les chiens de l'armée étaient haïs. Et Roy espérait qu'il garde encore cette innocence le plus longtemps possible.

Hughes – Riza, franchement, c'est indigne de ta part aussi ! Et tu sais au moins comment se déroule une grossesse ?

Il faillit soupirer. Parler de tout cela à Ria ou Hughes, ce n'était même pas la peine d'y penser. Il avait choisi cette voie en toute connaissance de cause et ne comptait pas reculer maintenant, peu importe les insultes. Il but une gorgée de son verre, se demandant comment réagir si Edward réalisait tous ces "détails". La présence de son frère et de Winry le protégeait, en un sens. Il avait grandi et avait été élevé avec eux deux, ni Alphonse ni Winry n'avaient non plus conscience de cette haine. Cette "barrière" préservait encore le gamin. Ce gosse était insolent et insupportable, mais Roy préférait le voir sourire et s'agiter, cela montrait que ce pays avait un avenir, qu'ils pouvaient tous avoir confiance. Edward hurlerait s'il savait qu'il pensait comme cela, il avait horreur d'être traité comme un enfant, bien qu'il en soit un. Il retint un maigre sourire, la tête baissée sur son verre.

Riza – Je… Nous n’avons pas vraiment… eu le temps de nous renseigner. Avec les manœuvres et le travail à côté, tout est allé très vite et je ne l’ai su que très récemment. Mais si je n’ai rien dit, c’est uniquement parce que le C… Roy ne voulait rien dire, je respectais son choix, même si cela peut être vexant. Je suis désolée.

Hughes n'allait pas rester vexé très longtemps... Tel qu'il le connaissait, il avait sûrement déjà prévu des plans pour la suite, pour qu'il s'installe avec Riza et se marie avec elle, par exemple. Il reposa son verre sur la petite table de salon, se reprenant, chassant les idées plus sombres de son esprit. Il ne voulait pas mettre Riza sur la voie. Pas question de l'enfoncer là-dedans elle aussi. S'il voulait vivre avec elle, il devait faire en sorte qu'elle ne sente pas cette pression constante ni la colère qui en découlait.

Riza – Est-ce que... tu peux lui expliquer pourquoi ? Je ne préfère pas m’avancer là-dessus et prendre le risque de mal expliquer.

Roy – C'est ce que tu as dit toute à l'heure, lui sourit-il.

Il tourna la tête vers son meilleur ami, chassant de son regard la plus petite trace des pensées qui avaient pu le traverser toute à l'heure, car il savait que Hughes était capable d'y lire toutes ses joies et tous ses problèmes sans aucune peine. Il avait toujours eu ce don-là, c'était assez incroyable quand on y pensait. A moins que ce ne soit Roy qui ne parvienne pas à dissimuler ce qu'il pensait... Si c'était ça, il devra s'entraîner très sérieusement.

Roy – Nous avons eu à peine le temps de réaliser que nous nous aimions avant d'apprendre que Riza est enceinte, dit-il d'un ton calme. On voulait prendre un peu de temps pour se poser et l'accepter nous-mêmes avant d'en parler. Toi, tu as toujours rêvé d'être père, de te marier, alors que nus, ce n'était pas forcément un projet très cher. Je ne me voyais pas t'appeler pour crier que j'allais devenir père alors que je peinais à le réaliser.

D'autant plus qu'il n'avait aucune idée de la façon dont protéger ce bébé de ce qu'il allait lui tomber dessus une fois qu'il sera assez grand pour jouer avec d'autres enfants en âge de comprendre qui il était. Il ne savait déjà comment vraiment tenir Riza éloignée de toute cela. Il fit un petit sourire d'excuse à Hughes, assez pensif.

Roy – Je te l'aurai dit, bien entendu, mais dans quelques jours. Là, c'était trop rapide... Mais j'ai compris, je sais qu'il y a beaucoup de personnes qui attendaient cela depuis des années et que nous n'avons rien vu. Je n'ai pas peur d'être avec Riza, juste de devenir père.

Il se tourna à moitié vers Riza, lui prenant la main. Non, être en couple avec elle ne l'effrayait pas le moindre du mal, mais il craignait pour le bébé qu'elle portait. Elle ne se laissait pas faire, pouvait répondre et se défendre, elle était assez forte et ne baissait pas la tête. Mais l'enfant... Infliger ça à un bébé... Il devait trouver un moyen. Mais pour Riza, il avait entièrement confiance.

Roy – Je veux vivre avec toi, si tu le veux bien. Et...

Il rougit soudainement puis détourna la tête, garder sa main dans la sienne.

Roy – Désolé que tu ais été vexé, Hughes. C'était juste trop soudain. Tu nous en veux ?


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Maes Hughes

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MessageSujet: Re: Merci de prévenir !   Ven 24 Juil 2015 - 22:41

Alors, elle s'était renseignée sur le sujet ? D'autant plus que c'était très important ! Elle devait absolument se rendre du ce pouvoir exceptionnel qu'était celui des femmes à pouvoir donner la vie ! Elle était peut-être dans l'armée, lieutenant ou tout ce que l'on veut, peu importe, être mère était un métier bien au-dessus de tout cela ! Donner la vie était bien plus difficile que de l'ôter ! Il nota mentalement de demander à sa femme de parler à Riza de tous les mystères de la maternité si jamais elle n'avait pas encore pris la peine de se renseigner un tantinet. Il prit son verre pour en boire rapidement une gorgée, sur les nerfs et très à vif. Ils devaient réaliser qu'ils vivaient les moments les plus importants de toutes leurs existences ! Alors ? Oui, non, crotte ! Derrière eux, il vit passer sa superbe épouse dans le couloir, allant sans doute réveiller leur fille. Ah, excellente idée, ça aussi ! Elle allait sûrement avoir faim !

– Je… Nous n’avons pas vraiment… eu le temps de nous renseigner. Avec les manœuvres et le travail à côté, tout est allé très vite et je ne l’ai su que très récemment. Mais si je n’ai rien dit, c’est uniquement parce que le C… Roy ne voulait rien dire, je respectais son choix, même si cela peut être vexant. Je suis désolée.

Bah voyons. Elle ne s'était même pas renseignée, c'était inadmissible ! Et comment avaient-ils prévu leur vie, par la suite ? Ils comptaient bien s'installer ensemble ? Et où ? Chez Roy ou chez Riza ? Comment allaient-ils s'organiser ? Ils avaient déjà prévue certaines choses ? Et pour le mariage, quand aura-t-il lieu ? Maes espérait au moins qu'il sera invité, Roy était son meilleur ami ! Riza avait-elle fait un planning de ses rendez-vous chez le médecin pour le suivi de grossesse ? Savait-elle qu'il fallait faire un suivi, pour les femmes enceintes ? Roy était-il au courant ? il comptait l'accompagner, n'est-ce pas ? Elle devra absolument faire moins d'heure lorsqu'elle atteindra le quatrième mois ! Puis se mettre en congé au septième mois de grossesse, si elle n'arrêtait pas, elle risquait purement et simplement de faire une fausse couche et tuer son propre bébé ! Elle devait être au courant de a pour ne pas faire d'erreur stupide, c'était d'une urgence vitale.

– Est-ce que... tu peux lui expliquer pourquoi ? Je ne préfère pas m’avancer là-dessus et prendre le risque de mal expliquer.

– C'est ce que tu as dit toute à l'heure, lui sourit-il.

Maes croisa son regard et fronça légèrement les sourcils. Il avait l'air inquiet, même s'il le dissimulait. Il avait un autre problème dont il ne voulait pas parler ? A moins que ce ne soit lié au tueur d'Alchimistes qui courait toujours en liberté. Pour lui, ouais, il pouvait se faire du soucis. Maes pourra lui répéter en boucle des heures d'être prudent tant il avait peur de le retrouver allongé sur une table glacée en métal à la morgue, les yeux fermés, raide, le visage translucide, du sang recouvrant son uniforme. Cette vision le glaçait, juste lorsqu'il l'imaginait. Il serra un peu la main sur son verre avec un frisson, refusant de penser à ça, c'était trop horrible.

– Nous avons eu à peine le temps de réaliser que nous nous aimions avant d'apprendre que Riza est enceinte, dit-il d'un ton calme. On voulait prendre un peu de temps pour se poser et l'accepter nous-mêmes avant d'en parler. Toi, tu as toujours rêvé d'être père, de te marier, alors que nous, ce n'était pas forcément un projet très cher. Je ne me voyais pas t'appeler pour crier que j'allais devenir père alors que je peinais à le réaliser.

Il aurait dû tout de même, au moins pour avoir un avis et des conseils ! Il lui fit un sourire d'excuse lors que Maes marmonnait dans sa barbe d'un air vexé. Ces deux-là étaient exaspérants ! Cela crevait les yeux qu'ils s'aimaient, en plus ! Depuis bien des années, beaucoup l'avaient déjà dit, pour en rire ou pour s'étonner, mais il aura fallu attendre ce jour pour qu'ils voient la réalité en face. Il se demandait comment ils avaient ouverts les yeux... Maes but un peu en imaginant très bien un rapprochement imprévu et très intime, qui les avait surpris tous les deux et donné à Riza une opportunité très précieuse. Il se radoucit un peu, faisant tourner son verre dans sa main, avant de boire une autre gorgée.

– Je te l'aurai dit, bien entendu, mais dans quelques jours. Là, c'était trop rapide... Mais j'ai compris, je sais qu'il y a beaucoup de personnes qui attendaient cela depuis des années et que nous n'avons rien vu. Je n'ai pas peur d'être avec Riza, juste de devenir père.

Il sourit lorsqu'il se retourna vers Riza, finissant son verre en détournant le regard. Cela lui rappelait ses premiers émois avec Gracia ! Lorsqu'il avait commencé à lui tourner autour, lorsqu'ils avaient décidé de vivre ensemble. C'était au retour de la guerre contre Ishbal, il était descendu du train, elle était là, ils s'étaient enlacés, avec douceur et ferveur, en se jurant de ne plus se quitter, rester ensemble jusqu'au moment où la mort les séparera. Il retourna la tête vers Roy et Riza, espérant pour eux qu'ils allaient enfin ouvrir les yeux et organiser leurs vies ensemble. Tout le monde avait le droit de connaître le bonheur de la vie de couple ! Il sourit d'un air attendri en les voyant se tenir la main, se promettant de les aider dès qu'ils en auront besoin. Il avait toujours adoré voir des jeunes couples se former et aidaient tous ceux qui lui demandaient pour draguer les femmes. Même avec la femme la moins romantique au monde, il existait toujours un moyen de toucher son cœur.

– Désolé que tu ais été vexé, Hughes. C'était juste trop soudain. Tu nous en veux ?

– Je vous en voudrai vraiment si vous me refaites un coup pareil, dit-il en se levant. Maintenant, passons à table ! Gracia cuisine si bien !

Il passait dans la salle à manger lorsqu'il entendit un "papa !" plein d'enthousiasme. Il se jeta aussitôt à genoux avec un sourire béat en ouvrant grand les bras pour accueillir sa petite Elisia chérie. Viens, petit puce adorable et si mignonne ! Il la serra contre lui en riant, fondant sous sa bouille adorable. Sa petite chérie ! Elle était le soleil de sa vie, avec sa maman ! Tout le sel de son existence ! Il l'assit sur son siège surélevé à table, lui frottant les cheveux avec un très large sourire, avant de s'asseoir à son tour. A table, maintenant ! Gracia servit les plats et il l'aida avec animation, discutant de tout et de rien. Ils avaient commencé lorsqu'il reprit un air plus sérieux.

– Vous avez commencé à vous installer ensemble ? Demandez si vous avez besoin d'aide pour les cartons ! Ah, et quand devez-vous vous marier ? J'espère au moins qu'on sera invités ! Riza, fais attention à la date, sinon tu devras commander une robe adaptée à ta grossesse. Certaines femmes prennent du poids assez vite, tu sais. Tu as déjà regardé quelques modèles de robes ?


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Merci de prévenir !   Mar 28 Juil 2015 - 14:56

Roy – C'est ce que tu as dit toute à l'heure, lui sourit-il.

Riza fronça légèrement les sourcils en entendant le ton de sa voix. Elle le connaissait depuis des années, maintenant, et même s’il parvenait à cacher ce qu’il pensait aux autres, cela ne fonctionnait pas avec elle. Tout comme pour elle, lorsqu’elle était moins bien… A nouveau, un élément leur prouvant qu’il s’agissait plus que de l’amitié et de la loyauté. Et ils n’avaient rien vu… Mais bref, ils étaient peut-être un peu trop absorbés par le travail, ce qui leur avait dissimulé le reste – comme leur amour réciproque. Ses amies lui avaient déjà fait des remarques aussi, y compris lorsqu’elle était inquiète à cause du Colonel, mais jamais Riza n’avait fait le rapprochement entre cela et un amour possible. Après tout, c’était normal ! Elle ne forçait jamais Roy à lui parler, attendant qu’il parle de lui-même, comme l’amie et l’assistante qu’elle était. Comme sa baby-sitter, aussi… Et ici, quelque chose n’allait pas.

Roy – Nous avons eu à peine le temps de réaliser que nous nous aimions avant d'apprendre que Riza est enceinte, dit-il d'un ton calme. On voulait prendre un peu de temps pour se poser et l'accepter nous-mêmes avant d'en parler. Toi, tu as toujours rêvé d'être père, de te marier, alors que nous, ce n'était pas forcément un projet très cher. Je ne me voyais pas t'appeler pour crier que j'allais devenir père alors que je peinais à le réaliser.

Oui, voilà. Ils devaient seulement l’intégrer, c’était tout à fait normal qu’ils aient besoin de temps. On ne peut pas tout retenir aussi vite, c’est impossible ! Riza pouvait admettre beaucoup de choses, avec son travail, mais découvrir qu’elle était enceinte le lendemain du soir où ses sentiments pour son supérieur se sont retrouvés confirmés… Désolée, mais non, il fallait un certain temps d’adaptation. Ils s’aimaient, oui, ils l’avaient retenu. Mais ils n’avaient pas prévu d’avoir un enfant, pas aussi vite, pas avec tout ce que cela changeait. Ils étaient en couple officiellement depuis deux semaines et elle était enceinte… Peut-être était-ce cela qui inquiétait aussi Roy ? Cette précipitation ? Riza porta son verre à ses lèvres, buvant une gorgée sans rien dire, gardant ensuite son verre dans sa main. Il ne valait mieux pas intervenir dans la discussion, ils se connaissaient assez pour parler et régler leurs problèmes eux-mêmes. A force de côtoyer le Colonel, elle avait appris à se taire lorsqu’il fallait et à comprendre lorsqu’elle devait agir ou non. Ici, oui, il essayait de camoufler une inquiétude quelconque, mais ce n’était pas à elle d’appuyer là-dessus.

Roy – Je te l'aurai dit, bien entendu, mais dans quelques jours. Là, c'était trop rapide... Mais j'ai compris, je sais qu'il y a beaucoup de personnes qui attendaient cela depuis des années et que nous n'avons rien vu. Je n'ai pas peur d'être avec Riza, juste de devenir père.

Riza eut un sourire, sentant malgré elle ses joues se teinter d’un rose un peu plus soutenu, alors que Roy se tourna à moitié vers elle en lui prenant la main. Elle n’était pas encore habituée à de telles paroles, même si oui, tout le monde attendait qu’ils se mettent ensemble et ouvrent les yeux depuis des années. Et dire qu’ils avaient parié là-dessus… Mais elle avait confiance. Oui, elle avait peur, mais ils y arriveraient à deux. Ils n’étaient pas seuls, en plus, et avaient déjà de nombreuses preuves pour le leur garantir alors pourquoi craindre encore la naissance de cet enfant ? C’était inattendu, rapide, mais il était là et ils avaient neuf mois pour s’y préparer.

Roy – Je veux vivre avec toi, si tu le veux bien. Et...

Et il détourna la tête en rougissant sans lui lâcher la main. Bon, d’accord, il y avait certaines facettes qu’elle ne connaissait pas chez le Colonel, en particulier en dehors du travail, mais c’était normal. Elle serra un peu plus sa main, touchée, souhaitant lui faire comprendre qu’elle aussi voulait vivre avec lui. Il n’avait pas à rougir pour cela, évidemment qu’elle le voulait aussi ! Cette idée avait commencé à germer dans sa tête sans même que Riza ne le réalise tant cela lui semblait naturel et élémentaire, étant donné qu’ils allaient avoir un enfant, devenir parents… Alors qu’ils venaient de découvrir qu’ils s’aimaient et que ce n’était rien d’autre que de l’amour. Un amour qu’ils n’avaient même pas vu grandir, au fil des ans, et qui s’imposait à eux sans qu’ils n’aient vraiment leur mot à dire. Plus elle passait de temps avec son supérieur, plus les preuves se multipliaient. Ils n’y avaient, simplement, jamais prêté attention… Alors, oui, elle acceptait de vivre avec lui.

Roy – Désolé que tu ais été vexé, Hughes. C'était juste trop soudain. Tu nous en veux ?

Hughes – Je vous en voudrai vraiment si vous me refaites un coup pareil, dit-il en se levant. Maintenant, passons à table ! Gracia cuisine si bien !

Riza lança un regard amusé au Colonel en lui faisant un sourire alors que Hughes se levait. Il était fou amoureux de sa femme et, même si cela avait le don d’agacer son meilleur ami, elle-même ne pouvait s’empêcher d’être attendrie et plus légère en voyant cela. Bon, pas quand il monopolisait la ligne du bureau pour parler de Gracia, mais c’était mignon. Au moment où ils changeaient de pièce pour passer dans la salle à manger, ils entendirent soudain un petit cri d’enfant plein d’enthousiasme et Hughes se jeta littéralement par terre en réceptionnant sa fille, l’air complètement gaga. Riza regarda la scène, attendrie, après avoir attrapé la main de Roy, la serrant un peu plus fort. Ils ne devaient pas avoir peur… Pour voir de telles scènes et entendre un enfant les appeler « papa » ou « maman », ils pouvaient y arriver et surmonter leur peur.

Ils s’installèrent à table, Riza remerciant Garcia lorsqu’elle la servit, et ils discutèrent de tout et de rien pendant un moment, se détendant enfin. La phase « s’excuser auprès de Hughes avec un sermon à la clef » était passée et elle parvenait à se détendre, maintenant, profitant seulement du bon moment qu’ils passaient ensemble. Oui, Riza lui en avait sérieusement voulu puisqu’il avait profité de son grade pour l’obliger à venir, mais maintenant que c’était passé… Et c’était vrai, Gracia cuisinait très bien, c’était vraiment bon. Passer du temps hors du camp, loin des manœuvres, sortir et se poser un moment faisait un bien fou après tout ce qui s’était passé. Riza aimait son travail mais elle savait profiter des permissions qu’ils avaient pour se changer les idées et penser à autre chose, se détendre. En particulier depuis la fin de la guerre contre Ishbal. Ce n’est que lorsque Hughes tourna la tête vers eux avec son air sérieux qu’elle regretta d’avoir pensé que le pire était passé, se concentrant volontairement sur son assiette et coupant un morceau avec une attention démesurée avant de le porter à sa bouche.

Hughes – Vous avez commencé à vous installer ensemble ? Demandez si vous avez besoin d'aide pour les cartons ! Ah, et quand devez-vous vous marier ? J'espère au moins qu'on sera invités ! Riza, fais attention à la date, sinon tu devras commander une robe adaptée à ta grossesse. Certaines femmes prennent du poids assez vite, tu sais. Tu as déjà regardé quelques modèles de robes ?

Riza devint immédiatement plus rouge en entendant les questions successives de Hughes et avala de travers son morceau de viande, toussant en même temps pour se reprendre. Ils n’avaient pas pensé à tout cela, encore ! Ils n’en avaient même pas parlé ! Le Colonel venait seulement de lui dire qu’il voulait vivre avec elle, alors comment voulait-il qu’ils aient parlé mariage ? C’était très précipité, même s’ils s’aimaient, Riza avait l’impression qu’on les pressait tous alors qu’eux-mêmes n’avaient pensé à rien. Elle-même était préoccupée par la sécurité de Roy, par l’enfant qu’elle portait, par ses sentiments tout juste découverts… Elle n’avait pas pensé à « la suite », vraiment pas, et aborder cela devant eux…

Riza – Nous n’avons pensé à rien de tout cela, nous commençons seulement à réaliser tout ce que nos sentiments et la naissance de cet enfant vont changer, dit-elle en tâchant de garder un ton normal. J’aime Roy, naturellement, mais je… Je n’ai pas pensé à l’après, tout s’est déroulé si vite… Je n’ai jamais été en couple avec quelqu’un, c’est tout nouveau et dès que j’essaie et que la personne apprenait que j’étais dans l’armée, sniper et lieutenant, je n’avais plus de nouvelles.

Et elle ne pouvait pas ignorer cette part d’elle-même. Riza était fière de son parcours, fière d’être aux côtés du Colonel et espérait toujours voir l’armée qu’il voulait « créer ». Oui, Ishbal l’avait marquée, mais elle s’était relevée avec l’aide de Roy après avoir perdu quelques illusions. Elle tourna la tête vers lui avec un sourire, réalisant qu’il était le seul à la connaître et à l’accepter telle qu’elle était, le seul à l’avoir vue grandir sans penser qu’elle était une femme à protéger et rien d’autre.

Riza – Tu es le premier à m’accepter telle que je suis, donc pour répondre à ta question de tout à l’heure, oui, je veux bien vivre avec toi. Tu te souviens de ce que j’ai dit à ta mère ? Je le pensais vraiment et je ne regrette aucunement le choix de te suivre. Je l’ai choisi en t’écoutant parler à mon père, je l’ai choisi lorsque tu es resté pour veiller sur moi alors qu’il venait de mourir. Nous n’avons juste pas vu ce qui sautait aux yeux de tout le monde…


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