Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Enlèvement en montagne

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Victor Madless

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MessageSujet: Enlèvement en montagne   Lun 3 Aoû 2015 - 19:33

[Ecrit avec les réacs de Scar.]

Victor tituba sous le poids du livre, pris par surprise, puis s’écroula en arrière alors que le petit lui criait d’une voix aigue de faire attention. Il s’étala de tout son long sur le dos, se cognant un peu la tête, alors qu’un de ses collègues relevait à peine la tête du bureau où il était assis avant de la baisser sur ses dossiers, avec un long soupir. Il avait l’habitude de voir son supérieur parler tout seul avec des tons de voix différents mais aussi de voir son sens de l’équilibre douteux. Cela se passait de commentaires. Le boss repoussa tout le monde avec un grognement puis le prof cria « Laissez-moi étudier tranquille, bande de macaques ! ». Eh, oh, un peu de tenue ! Victor ramassa le livre avec un grognement, jetant un regard noir à ses amis.

– Calmez-vous tous ! Surtout toi, prof.

– Il est normal que je veuille me tenir loin de cette bande de primates, répliqua-t-il d’un ton sourd.

– Tous… soupira le gardien en levant les yeux au ciel. Vous êtes tous épuisants…

Victor les ignora et se mit à compulser l’énorme ouvrage, tirant sur les manches de son uniforme pour les remettre en place. Il avait dû garder son manteau épais et fourré car la fenêtre de la réserve était brisée et laissait entrer l’air glacial de cet hiver. Il se mit à échanger avec ferveur sur la théorie alchimique contenue dans le livre avec le prof et le gardien, alors que le petit se balançait d’avant en arrière et le boss ronchonnait dans son coin. Il ne voyait pas son subordonné qui s’était plaqué les mains sur les oreilles en marmonnant « Comment ils ont pu le laisser être Alchimiste d’Etat… Comment… ». Victor échangea ainsi avec ses personnalités durant une bonne partie de la matinée, son collègue ayant fui la réserve au bout d’une heure. Mais cette théorie était tout à fait passionnante ! Et si utile pour les recherches ! Peu avant le déjeuner, il sortit à son tour de la réserve, courant à moitié dans le couloir en rabrouant le petit qui se plaignait qu’ils allaient trop vite. Mais on n’allait jamais trop vite !

Le boss pointa du doigt la fenêtre, ils ‘était remis à neiger assez dru. Ah, parfait, il allait pouvoir récupérer de la neige fraîche pour son expérience ! Il s’arrêta dans un glissement aux toilettes puis entra en sifflotant, pour mettre une écharpe et resserrer son manteau. Le militaire qui était là parut surpris puis prit un air blasé en voyant qui était à côté. Victor frétillait littéralement sur-place, ravi de sortir. Il frappa ses mains comme s’il priait puis les posa sur une serviette, afin de se fabriquer des gants par alchimie. Parfait ! Il les enfila puis courut aussitôt dehors, sans même être gêné par le froid extrême de cet hiver, il avait l’habitude. Plongé dans une longue discussion avec le gardien, il fila à travers la cour du QG, puis sortit sans même s’en rendre compte, passant dans les rues de North City. Il s‘arrêta juste quand un gendarme l’interpella, pour lui rendre sa montre en argent, tombée dans la neige. Ah, merci !

– Commandant, soyez prudent en ville, dit le gendarme. On nous a signalé que le tueur d’Alchimistes court toujours. Souhaitez-vous une escorte ?

– Notre maman elle nous disait de faire attention aux inconnus, répondit le petit d’un ton plaintif.

Victor lui dit de la fermer, poursuivant aussitôt son chemin, moitié marchant, moitié courant. Il ne savait même pas où il allait, ayant déjà oublié son but premier, l’esprit trop confus pour garder longtemps ce genre de détails en mémoire. Il marcha longtemps, sortant de la ville, commençant à errer vers les montagnes. Il y était presque engagé lorsque le sol se souleva tout à coup avec violence et l’envoya balader plus loin, dans un roulé-boulé. Oh là ! Il se frotta la tête, à moitié sonné. Beh, pourquoi il y avait un gros trou ? Il se releva, son manteau noir couvert de neige, puis vit un type avec un manteau long, des lunettes de soleil noires et des cheveux gris. Plutôt grand, il se tenait non loin, bien droit et les poings serrés.

– Je vous reconnais, dit l’inconnu d’une voix froide.

Ah bon ? Il le connaissait ? Victor allait lui demander ce qu’il lui voulait lorsque le type frappa le sol d’une main, provoquant une autre fissure qui fila jusqu’à lui. Il sauta en arrière mais se prit les pieds dans une congère derrière lui et perdit l’équilibre, tombant dans la neige. L’inconnu bondit puis le saisit par-devant, brutalement, alors que le petit criait de sa voix geignarde qu’il fallait fuir. Le boss répliqua aussitôt que fuir, c’était fait pour les mauviettes. Le type les rejeta dans la neige puis l’y écrasa, lui tirant les bras dans le dos. Victor se retrouva les poignets attachés, ainsi que les bras, sans trop comprendre ce qui lui arrivait.

– Non mais vous êtes qui ?! Et puis, si je disparais encore sans prévenir, les généraux vont encore vouloir me lyncher !

Le type lui attacha aussi les jambes et les chevilles puis le jeta sur son épaule, sans même répondre, avant de se mettre en marche vers les montagnes. Victor se retrouva la tête en bas, ligoté, balloté à fixer le sol qui défilait et deux jambes qui bougeaient. Il tira avec force sur ses liens pour se libérer, encourager par le boss, le gardien, le petit, tandis que le prof maugréait que ces liens manquaient de classe. Classes ou pas classes, il n’arrivait pas à s’en défaire. Il se tortilla comme il le put, comprenant enfin que ce type venait de l’enlever. Mais, eh, il n’avait pas le droit ! Et puis, il n’était déjà pas en odeur de sainteté, il ne voulait pas que la générale Armstrong le trucide.

– Vous pouvez au moins dire au QG Nord que vous nous avez enlevé ? demanda le petit en prenant une inspiration. Sinon le lieutenant Miles ne va pas être content. Il n’aime pas l’indiscipline.

– Le petit a raison, renchérit Victor. Et vous êtes qui, au final ? On a rien fait, nous ! On est des soldats, mais même pendant les guerres, les chefs nous virent, alors on doit pas être bien dangereux.


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Scar

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MessageSujet: Re: Enlèvement en montagne   Dim 23 Aoû 2015 - 11:50

Le vent s'était calmé mais il craignait l'arrivée d'une autre tempête, qui pourrait les coincer ici. Repoussant un peu le volet battant, l'Ishbal observa un long moment le ciel puis sourit, content de voir que l’accalmie se confirmait. Il poussa un peu plus le battant, regardant plus attentivement les montagnes de Briggs qui se dressaient de toute leur hauteur, si fières, dans un ciel qui se dégageait peu à peu. Il n'était encore jamais venu au Nord, n'ayant rien à y faire ni personne à y voir. Mais il trouvait agréable de pouvoir suivre les routes sans rencontrer âme qui vive durant des heures, pouvoir respirer un air plus pur et dénué de toute pollution. Cette région était si désolée mais avait une certaine beauté. Scar n'était pas un homme des montagnes, cependant, il avait encore du mal à se déplacer, tombant parfois dans des congères de neige de plus d'un mètre. C'était encore pire pour May qui était très petite. Il la portait souvent pour éviter de s'enfoncer sous les glaces. Se retournant vers elle, il la vit endormie près du feu, sous une couverture, avec son drôle de petit chat noir et blanc près d'elle.

Il lui avait expliqué hier soir ce qu'il comptait faire. En un sens, cette petite lui ressemblait... Il ne voulait qu'elle connaisse le même destin, elle marchait déjà sur un fil bien trop raide et risquait de basculer. Il remonta la couverture sur elle, réveillant son chat qui sautilla. Se redressant, Scar enfila un long manteau couleur sable, rabattant la capuche sur sa tête, les poings serrés, puis mit ses lunettes de soleil. Il avait passé deux jours en repérage et savait où était sa future proie. Ce type sortait souvent sans aucune précaution, comme s'il était ignorant du danger. Tant pis pour lui. Sortant de la petite maison où ils avaient élu domicile pour quelques temps, il marcha à grands pas, déterminé. Les contours de North City se firent bientôt voir au loin, la ville était surmontée d'un nuage de fumée. Il prit les chemins de traverse, observant, baissant sa capuche pour découvrir son visage. C'est lorsqu'il vit une silhouette solitaire sur les chemins qu'ils s'avança plus avant. Il se mit à ses basques, l'observant. C'était lui. Le type qu'il avait vu à Ishbal avec cet enfant mort...

Il bondit puis frappa le sol avec violence à deux mètres de l'alchimiste, le déchirant et le soulevant dans un fracas de pierre et de neige, envoyant sa victime trébucher un peu plus loin. Il se redressa, paré à se battre, le regard fixé sur ce type. Aucun doute, c'était bien lui. Ce type de l'armée, qui s'était précipité sur un enfant tué sous les balles et qui avait essayé de lui redonner la vie. C'était le propre frère de Scar qui lui avait expliqué cela, en voyant cet alchimiste faire. Une technique interdite. Mais l'armée était arrivée et l'avait arrêté. Ils l'avaient emmené, Scar avait suivi pour voir ce qu'ils allaient faire de lui. Un officier l'avait insulté en lui crachant qu'il allait être renvoyé derrière les lignes et qu'il aura de sévères ennuis. Scar voulait comprendre.

– Je vous reconnais.

L'Ishbal bondit pour attaquer, faisant chuter sa proie avec brutalité, avant de foncer sur lui pour le maîtriser aussitôt. Il se saisit de lui, agrippant le manteau noir épais que portait l'armée dans cette région, alors que le type s'écriait tout à coup d'une petite voix qu'il devait fuir. Il n'avait donc pas de courage ? Sitôt après, cependant, il rajouta d'une voix plus forte et grave que fuir était fait pour les faibles. Qu'est-ce qu'il... Scar fronça les sourcils puis le jeta dans la neige avant de lui tirer brutalement les bras dans le dos. Il prit le plus grand soin à l'attacher, avec des liens solides et très serrés, afin qu'il ne puisse pas utiliser son alchimie. Il procédait vite, surveillant les alentours au cas où une patrouille arriverait. L'armée prenait plus garde depuis qu'il avait raté le petit alchimiste de flammes. Celui-là ne perdait rien pour attendre, Scar l'avait déjà blessé, la prochaine fois il le tuera. C'était ce type qui avait assassiné le maximum des siens, durant la guerre. C'était ce type qui était le plus grand responsable du massacre. "L'alchimie doit servir au bien du peuple", n'est-ce pas ? Les Alchimistes d'Etat lui donnaient envie de vomir.

– Non mais vous êtes qui ?! Et puis, si je disparais encore sans prévenir, les généraux vont encore vouloir me lyncher !

Scar termina de l'attacher avant de le jeter sur son épaule, sans prendre la peine de répondre. Une fois sa victime calée, il se mit en route vers les montagnes et l'abri où il avait laissé May plus tôt. En route ! Il avait beaucoup de questions à poser à ce type et quelques projets, il ne voulait pas perdre de temps. L'alchimiste se tortillait en tous sens, ce qui était normal, mais parlait aussi avec plusieurs voix en se répondant à lui-même, ce qui était déjà bien moins normal. Il avait perdu l'esprit ... ? Pas étonnant, après avoir vendu son âme et sa vie à une telle armée ! Il marcha plus vite, sans se soucier des gesticulations de sons prisonnier, écrasant la neige et la glace sous ses pas lourds. Il se doutait que l'armée n'allait guère tarder à envoyer des troupes. Ils tenaient tant à leurs précieuses petites armes humaines ! Pourquoi se priver d'un homme ou d'une femme pourvu d'une telle puissance de destruction massive, après tout ?

– Vous pouvez au moins dire au QG Nord que vous nous avez enlevé ? Sinon le lieutenant Miles ne va pas être content. Il n’aime pas l’indiscipline. Le petit a raison. Et vous êtes qui, au final ? On a rien fait, nous ! On est des soldats, mais même pendant les guerres, les chefs nous virent, alors on doit pas être bien dangereux.

– La ferme ! s'écria Scar, exaspéré.

Il le jeta à nouveau à terre, énervé de l'entendre, puis lui fourra un bâillon dans la bouche pour qu'il se taise enfin. Il le reprit ensuite et continua sa route, à grands pas, le visage dur et le regard fixé sur l'horizon. Il prit des chemins détournés pour revenir à l'abri, poussant la porte sous le regard surpris de May. Refermant, Scar jeta son prisonnier dans un coin au sol comme un vulgaire sac, vérifiant ensuite qu'il n'y avait personne aux alentours. Très bien. Il leu faudra bouger d'ici assez vite, néanmoins, le coin n'allait pas tarder à être infesté de soldats. Il adossa son prisonnier contre le mur puis lui ôta le bâillon, sa propre capuche baissée, dévoilant son visage et ses yeux sanglants. a genoux devant lui, il le saisit par les cheveux pour l'obliger à le regarder bien en face, une moue très dure aux lèvres.

– Vous étiez à la guerre d'Ishbal. Je vous y ai vu. Vous avez essayé de faire revivre un de nos enfants et l'armée vous avait arrêt. C'est une technique d'alchimie interdite, qui coûte la vie dans la majorité des cas. Pourquoi avoir voulu faire ça ? Et comment se fait-il que vous soyez toujours dans l'armée ?

Il resserra sa poigne, lui arrachant quelques cheveux au passage. May restait derrière, silencieuse, sans même bouger.

– Je vous conseille de parler et vite. Quel était votre rôle dans cette guerre atroce ?!


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Victor Madless

Commandant

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MessageSujet: Re: Enlèvement en montagne   Lun 14 Sep 2015 - 13:19

– La ferme !

Mais il fallait bien qu’il prévienne, pourtant ! Victor poussa un cri lorsque son bourreau le jeta par terre, alors que boss ulcéré s’apprêtait à l’insulter, mais le type leur fourra un bâillon dans la bouche. Victor se tortilla de plus belle alors que le type le mettait à nouveau sur son épaule avant de poursuivre sa route. Il parvint à apercevoir la silhouette de North City, au loin, désespérant. Ça allait encore de sa faute, s’il disparaissait ! Ses supérieurs étaient toujours en train de lui reprocher quelque chose, mais cette fois, il était bon pour la prison. Déjà, en revenant d’Ishbal, on l’y avait jeté, il ne voyait toujours pas pourquoi. Le gardien l’aidait pour se libérer des liens mais ils étaient trop serrés. Le petit geignait dans son coin, pleurnichant qu’ils allaient mourir. Le type arriva tout à coup à une grande cabane et Victor écarquilla les yeux. Il y avait une petite fille, aussi ! C’était la sienne ? Il les jeta tout à coup par terre et l’alchimiste grogna en se cognant la tête. Ce n’était pas la délicatesse qui l’étouffait, celui-là.

Son ravisseur vint le mettre contre le mur et lui enleva le foulard. Victor prit une grosse goulée d’air, croisant le regard dur et rouge sanglant de son interlocuteur. Il eut un léger temps d’arrêt, surpris. Pas courant, les yeux de cette couleur, d’où il venait ? Il y avait une population qui avait ça, oui, mais où… Il ne se souvenait plus… La mémoire lui revint juste avant que le type ne le saisisse par les cheveux. Ah oui, Ishbal ! Le prof lui marmonna que c’était pourtant évident mais Victor n’y prit pas garde. Ah, oui, le tueur qui courait derrière les alchimistes ayant la licence d’Etat, ce devait être lui. Non ? Mais si. Il lui fallut plusieurs secondes de plus avant de se souvenir qu’il était alchimiste d’état. Il oubliait toujours ce détail. Au fait, quand l’était-il devenu ? Il avait l’esprit très confus, ses idées étaient rarement si peu claires. Que lui voulait ce type ? Ah oui, il l’avait enlevé.

– Vous étiez à la guerre d'Ishbal. Je vous y ai vu. Vous avez essayé de faire revivre un de nos enfants et l'armée vous avait arrêté. C'est une technique d'alchimie interdite, qui coûte la vie dans la majorité des cas. Pourquoi avoir voulu faire ça ? Et comment se fait-il que vous soyez toujours dans l'armée ?

Hein ? Alchimie interdite ? L’armée l’avait arrêté à Ishbal ? Quand ça ? Il cligna des yeux, ahuri, pendant que le type resserrait sa poigne. Qu’est-ce qu’il avait fait, à Ishbal ? C’était loin, il ne se souvenait plus… Le gardien lui intime dans un souffle de la fermer, alors que le prof réfléchissait à ce qui s’était passé.

– Je vous conseille de parler et vite. Quel était votre rôle dans cette guerre atroce ?!

– J’ai voulu faire revivre un enfant ? bafouilla Victor. Quand ça ? Vous ne me confondez pas avec un autre ?

– Aucune chance, cracha aussitôt le prof. T’es le seul débile à avoir teinté ça à la guerre.

Il ne comprenait pas, pas du tout, c’était… Quand avait-il voulu faire ça ? Il fit un effort pour souvenir puis une scène floue lui revint peu à peu en mémoire. C’était une pièce sombre… Une bibliothèque… Il murmura la description de la scène au fur et à mesure, qu’il se la remémorait. Oui, c’était une bibliothèque, il y avait beaucoup d’étagères, et des livres, des livres par centaines. Un très grand cercle de transmutation était tracé à la craie au sol. Et il y avait eu des éclairs. Des mains noires étaient sorties du sol. Puis la douleur, un mal de tête effroyable, il avait vu deux portes immenses gravées et moulées de signes alchimiques, dans un univers très blanc, puis une voix lui avait dit qu’il y avait un droit de passage à payer. Lorsqu’il était revenu à lui, il se tenait la tête en hurlant, alors qu’une épaisse flaque de sang couvrait le sol.

– C’était… un enfant ?

– Non. Vous avez donc tenté cette technique une fois et vous avez échoué. Vous avez voulu recommencer à Ishbal. Pourquoi ?!

Mais il ne savait pas ! Il… Il avait… Il secoua la tête, bafouillant qu’il n’en savait rien, qu’il avait voulu le faire revivre car il était mort trop jeune, c’est tout, il n’avait aucune autre raison valable ! Il ne devait pas ? Il ne savait plus. Le type le relâcha et Victor laissa retomber sa tête contre le mur derrière lui.

– Mais qui êtes-vous ? souffla-t-il.


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May Chang

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MessageSujet: Re: Enlèvement en montagne   Sam 24 Oct 2015 - 11:51

May se hissa sur la pointe des pieds pour mieux voir ce qui se passait au-dehors, par la fenêtre, Xiao Mei sur son épaule, accrochée à son vêtement avec ses griffes minuscules. Où était monsieur Scar ? Il n'était plus là lorsqu'elle s'était réveillée, blottie sous la couverture, dans cette cabane qui leur servait d'abri. Se rasseyant près du feu, elle entoura ses jambes de ses bras, son petit panda blotti contre elle. Pourvu que monsieur Scar revienne vite et en bonne santé, elle s'inquiétait pour lui. C'était bien sûr normal qu'il soit en quête de vengeance mais si jamais il était blessé ? Ou arrêté ? Elle pourrait l'aider ! Au moins en le soignant avec l'elixirologie, ce genre de choses, elle ne voulait pas qu'il arrive un malheur alors qu'il l'avait sauvé. En plus, c'était très logique et sain de vouloir venger son peuple et honorer leur mémoire, monsieur Scar avait beaucoup souffert, au cours de sa vie. Elle alimentait le feu lorsque son sauveur revint enfin, tenant un homme ligoté sur son épaule. Oh, il avait fait un prisonnier ! Elle écarquilla les yeux lorsqu'il referma la porte et le jeta contre un mur, à genoux près du feu. Il avait l'uniforme des soldats d'ici, avec un manteau noir et long. Sa petite Xiao Mei grogna en montrant les dents puis fourra son museau contre May, comme si elle était effrayée. Surprise, la jeune fille lui caressa la tête, murmurant des paroles de réconfort.

Monsieur Scar s'était mis devant son prisonnier en lui enlevant le foulard qu'il avait dans la bouche. May les regarda tous les deux alternativement, curieuse. Pourquoi avoir ramené cet homme ici ? Et ils ne risquaient vraiment rien à rester dans cette cabane alors que ses mais allaient sûrement partir à sa recherche ? Elle se rapprocha un peu en tenant son animal dans le creux de ses bras, pour la réconforter. Elle guettait aussi la fenêtre et la porte, prête à défendre monsieur Scar si des soldats arrivaient et voulaient lui faire du mal. Elle savait se battre, elle aussi ! Et même avec l'elixirologie, elle pouvait aider et frapper à distance, ses poches étaient remplis de kunaïs prêts à être lancés sur ses ennemis. Sa mère l'entraînait à cela depuis qu'elle était enfant, afin de l'aider dans sa quête de devenir l'héritière officielle du trône de Xing et ainsi sauver tout son peuple. Très déterminée, elle glissa une main dans sa poche pour caresser un des poignards du bout des doigts, prête à en faire usage en cas de besoin.

– Vous étiez à la guerre d'Ishbal. Je vous y ai vu. Vous avez essayé de faire revivre un de nos enfants et l'armée vous avait arrêté. C'est une technique d'alchimie interdite, qui coûte la vie dans la majorité des cas. Pourquoi avoir voulu faire ça ? Et comment se fait-il que vous soyez toujours dans l'armée ?

Alchimie interdite... May était sincèrement effrayée, à présent, autant le reconnaître. On ne devait pas faire revivre les morts, Dame Nature les avait repris, personne ne pouvait les rappeler ! Maman lui avait expliqué comment faire des offrandes aux disparus, sur un autel dédié pour eux, mais les faire revivre... L'alchimie permettait aussi cela ? Du moins, permettait de tenter, essayer, mais sans succès, visiblement. C'était étrange... La mort ici était étrange... May avait une impression glaçante depuis qu'elle était arrivée dans ce pays, c'était comme si... Comme s'il avait des milliers de choses vivantes qui s'agitaient sous leurs pieds, dans la terre. Une réserve d'énergie terrifiante qui circulait et qui avait une aura très mauvaise, furieuse, comme avide de sang ou de vengeance. Ce pays était très étrange, peu naturel, elle se sentait mal, ici.

– Je vous conseille de parler et vite. Quel était votre rôle dans cette guerre atroce ?!

– J’ai voulu faire revivre un enfant ? bafouilla Victor. Quand ça ? Vous ne me confondez pas avec un autre ? Aucune chance. T’es le seul débile à avoir teinté ça à la guerre.

Mais cet homme n'était pas bien, il parlait avec deux tons de voix très différents dans la même phrase ! Elle s'approcha un peu de lui après s'être levée, perdue, en l'observant de plus près. Il était peut-être malade ? Si elle le soignait, monsieur Scar pourra l'interroger mieux que cela, non ? Mais l'homme eut tout à coup les yeux révulsés sa tête tombant contre le mur derrière lui. Elle courut aussitôt vers lui, effrayée, mais monsieur Scar l'attrapa au vol par la taille et la repoussa derrière lui. Mais... Elle se figea lorsque le soldat marmonna des paroles d'une voix sourde, semblait sortie tout-droit d'outre-tombe. May s'accrocha aussitôt  monsieur Scar, terrifiée, cachée dans son dos, en le regardant. Il décrivait une grande bibliothèque sombre, avec des livres partout, des livres au sol, sur des chaises et une table. Un cercle de transmutation, immense, sur le parquet, tracé à la craie. Les doigts de May se crispèrent sur le manteau de son protecteur avec force. L'homme évoqua alors d'une voix brisée des éclairs, des mains noires qui jaillissaient du sol, puis une très grande porte dans un univers blanc, un droit de passage à payer, puis le sang, partout... Elle avala douloureusement sa salive, fermement convaincue, encore plus à présent, qu'il valait mieux laisser les morts à Dame Nature et ne pas les déranger.

– C’était… un enfant ?

– Non. Vous avez donc tenté cette technique une fois et vous avez échoué. Vous avez voulu recommencer à Ishbal. Pourquoi ?!

May s'écarta un peu, serrant Xiao Mei dans ses bras, pendant que le soldat bafouillait qu'il n'en savait rien, qu'il avait juste voulu le faire revivre car il était mort trop jeune. Donc il était gentil ou méchant ? Il avait fait quelque chose de très grave et interdit, mais c'était pour la vie d'un enfant... Il n'était peut-être pas si mauvais que cela. Monsieur Scar allait le tuer tout de même ?

– Mais qui êtes-vous ? souffla-t-il.

– C'est monsieur Scar, souffla May d'une petite voix.

Elle vint tirer un peur la manche de son protecteur en lui disant qu'il valait mieux partir d'ici, maintenant, qu'ils n'étaient pas en sécurité. Il hocha la tête puis jeta à nouveau l'homme sur son épaule. May remit son manteau, prit son panda contre elle, puis sortit derrière lui en trottinant. Le froid était vif et violent, la saisissant. Elle tourna la tête pour observer la grande ville là-bas. North City, comme avait dit son protecteur. Ils marchèrent dans la neige en effaçant leurs traces derrière eux, s'éloignant vers les hautes montagnes. Trouver un autre abri, pour commencer ! Puisqu'il y avait des montagnes, il devait y avoir des mines aussi, non ? Elle plissa les yeux pour voir au loin, marchant plus vite pour rester à la hauteur de monsieur Scar, qui lui semblait ne pas avoir de peine à filer dans la neige tout en portant un autre homme ainsi. Elle pointa du doigt la silhouette d'une ville semblant abandonnée, après plus d'une heure de marche dans des chemins enneigés et verglacés, sous ce vent qui ne cessait pas. Ils pouvaient trouver un autre abri là-bas. Elle accéléra l'allure comme elle le put, protégeant son panda du vent comme elle le pouvait. Il faisait si froid...

La ville était bel et bien abandonnée, avec certaines portes pendant sur leurs gonds, des murs glacés, des machines en fer très hautes qui tombaient en morceaux. Ils marchèrent encore un long moment dans les rues désertes avant d'entrer dans un grand immeuble, à l'abri du vent. May eut un petit soupir de soulagement, n'aimant pas l'aspect du ciel, car elle craignait l'arrivée d'une grosse tempête. Sur le chemin, elle avait ramassé ce qu'il fallait pour faire du feu, entendant son estomac gargouiller. Monsieur Scar devait sûrement avoir faim, lui aussi ! Arrivés dans ce qui devait être des bureaux, autrefois, elle forma un petit foyer, sortant de son sac de quoi faire un petit repas. Elle ne cessait de jeter des coups d'œil au soldat du Nord, en coin. Il lui faisait un peu peur, c'était très dangereux de jouer contre la mort et la nature, et en même temps, elle aimerait comprendre pourquoi il avait fait tout cela, ce que c'était ces histoires de mains noires, de porte blanche, de droit de passage. Monsieur Scar devait s'interroger aussi, étant donné son air.

– Vous avez faim ? lui demanda-t-elle.

Elle fit craquer une allumette pour enflammer l'âtre qu'elle avait construit, soufflant doucement sur les petites flammes pour les faire grandir. Un feu était hautement réconfortant, en pareille région. Elle se fit un devoir de préparer le repas, Xiao Mei assise sur ses genoux.

– Il peut y avoir des mains noires qui sortent du sol, en alchimie, monsieur Scar ? Vous qui en utilisez un peu, vous en avez déjà vu ?


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Scar

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MessageSujet: Re: Enlèvement en montagne   Mar 1 Déc 2015 - 14:43

– J’ai voulu faire revivre un enfant ? bafouilla Victor. Quand ça ? Vous ne me confondez pas avec un autre ? Aucune chance. T’es le seul débile à avoir tenté ça à la guerre.

Il était fou, sa personnalité déchirée en plusieurs "personnes", mais au fond de lui, il devait encore être possible d'accéder à certains de ses souvenirs, d'accéder à la vérité, c'était cela que l'Ishbal voulait.  Il le fixait, attendant, pendant que la petite May semblait perdue, assez inquiète pour le santé mentale du prisonnier. Ce dernier eut alors comme une convulsion, rejetant la tête en arrière. Scar bondit pour crocheter Ma à la taille lorsqu'elle voulut courir vers lui, affolée, la poussant derrière lui en lui disant de ne pas bouger. L'alchimiste parla alors, d'une voix rauque et sourde, en tremblant sous ses liens, décrivant une bibliothèque très sombre, au cœur de la nuit, où un immense cercle de transmutation était dessiné au sol. Transmutation humaine. Mais ce n'était pas dans le désert... Il avait donc tenté cela deux fois ? Voulu recommencer pour un enfant après avoir échoué une première fois ?! On ne pouvait faire revivre les morts ! Le frère de Scar le lui avait bien dit, c'était impossible. May s'était accrochée à lui, sans doute effrayée, pendant qu'il observait l'alchimiste décrire la pièce, les ingrédients emmenés, les livres éparpillés partout en désordre, imaginant parfaitement la scène. Une pièce sous la nuit, une technique interdite, un cercle d'alchimie, le désordre de l'antre d'un chercheur jusqu'ici réputé. Cela s'était passé il y a des années, il se décrivait comme un tout jeune homme.

Sa voix se brisa en évoquant ce qui s'était passé ensuite, racontant des choses dont Scar n'avait jamais entendu parler, bien qu'il sache que ce soit vrai, cet homme racontait vraiment ses souvenirs, ce qu'il avait vécu, son esprit déchiré laissait passer sa mémoire par à-coups. Des mains noires étaient sorties du sol, là où étaient tracés le cercle, s'emparant de lui, le détruisant littéralement, il s'était sentit aspiré avant d'atterrir dans un espace blanc très lumineux. L'antre de Dieu ? Non, c'était impossible... Il n'avait vu qu'un être étrange, une silhouette blanche souriante qui avait invoqué un droit de passage à payer. Les mains noires étaient revenues le tirer derrière deux très grandes portes, gravés de symboles d'alchimie, il s'était retrouvé dans son cercle, brisé, ce qu'il avait voulu transmuter pataugeant dans une mare de sang, difforme et déjà presque mort. Il avait défié Dieu il y a des années, pourquoi avoir voulu recommencer durant la guerre ?! Était-il donc fou au point de plus réaliser ses actes ?! Scar était outré de ces personnes pensant pouvoir dominer Dieu sur son propre terrain, pensant pouvoir accomplir les mêmes choses. Les alchimistes se définissaient comme des créateurs mais ils n'étaient que des voleurs et des arrivistes, trop arrogants pour réaliser l'infamie de leurs actes.

– C’était… un enfant ?

– Non. Vous avez donc tenté cette technique une fois et vous avez échoué. Vous avez voulu recommencer à Ishbal. Pourquoi ?!

Le type bafouilla juste qu'il n'en avait aucune idée, il avait voulu tenter cela car le petit était mort trop jeune, ce n'était qu'un enfant. Scar baissa la tête en soupirant, fermant les yeux une minute. Il avait cru que cet homme aurait plus d'informations, qu'il pouvait savoir pourquoi un tel massacre avait été ordonné, pourquoi toute la population Ishbale avait été ainsi anéantie, car la guerre aurait pu être réglée de bien d'autres façons. La région était déjà occupée par Amestris depuis des années, ils n'auraient pu tenir si longtemps que ça, ils auraient été obligé de se rendre et accepter d'être annexés pour de bon. Mais on leur avait envoyé les alchimistes d'état et la destruction totale avait été ordonnée. Le moine voulait savoir ce qui justifiait un tel massacre et ne stoppera pas avant d'avoir sa réponse et sa vengeance. Peut-être que cet homme savait vraiment quelque chose, au fond... Peut-être qu'en fouillant sa mémoire... Après tout, il était visiblement précieux, pour l'armée, ayant pu y entrer après son premier crime et n'ayant pas été exécuté après avoir récidivé. Il devait forcément détenir des informations intéressantes ou avoir une valeur quelconque aux yeux des dirigeants de cet état. Scar devait comprendre quoi.

– Mais qui êtes-vous ? souffla-t-il.

– C'est monsieur Scar, souffla May d'une petite voix.

La petite n'était pas obligée de lui donner du "monsieur" à tout bout de champ, il le lui avait déjà dit. Il lui porta un regard mi-amusé, mi-attendri, alors qu'elle revenait trottiner vers lui en tirant sur sa manche, disant qu'il valait mieux partir d'ici, cet endroit n'était pas sûr. Exact. Hochant la tête pour approuver, il se leva, prit son sac d'une main, puis saisit l'alchimiste de l'autre comme s'il ne pesait rien, le jetant sur son épaule. L'entraînement qu'il avait suivi pour être moine guerrier, la guerre puis la vie qu'il avait mené depuis lui avaient donné une grande force physique, des muscles épais et un corps bien forgé. Sortant, il laissa leur refuge sans plus un regard, marchant à grands pas dans les chemins couverts d'une neige épaisse et de plaques de glace qui crissaient sous leurs pas. Un vent violent les accueillit aussitôt, annonciateur d'une autre tempête. Le paysage pouvait être très beau, pour celui qui y prêtait attention, les montagnes avaient autant de majesté que l'immense désert où il avait passé la majeure partie de son existence. Ces immensités avaient une profondeur et une majesté impressionnantes, qu'il savait admirer. Écrasant une autre plaque de verglas d'un pas lourd, il resserra sa prise sur son prisonnier, son manteau claquant avec violence au vent, May courant derrière lui en serrant son drôle de petit chat contre elle, son sac accroché au dos. Lui jetant un coup d'œil, il ralentit l'allure pour qu'elle puisse suivre, rester à hauteur.

Les montagnes les encerclaient, sur des chemins escarpés, mal protégés du vent par les contreforts, où tous les bruits résonnaient à l'infini. Une immensité blanche et très escarpée, où il valait mieux avoir le pas sûr pour se déplacer. Ils marchaient depuis longtemps, peut-être une heure, lorsque May pointa du doigt la silhouette de ce qui devait être une ancienne ville minière, abandonnée. Il y en avait beaucoup, dans ces montagnes, ce qui n'était pas un mal. Trouver des abris là-dedans ou dans les mines était très simple, leurs poursuivants n'avaient qu'une infime chance de leur tomber dessus. Arrivant dans la ville, ils tombèrent sur des bâtiments délabrés, les murs parfois fendus après les multiples assauts du froid, des carrioles abandonnées. Ils déambulèrent encore longuement dans les rues désertes, la neige leur arrivant jusqu'aux genoux, avant de trouver un immeuble en meilleur état que les autres, y pénétrant, soulevant un nid de poussière et de neige, dérangeant les rats. Scar haussa les sourcils en les voyant détaler, se demandant ce qu'ils pouvant bien trouver pour se nourrir dans un endroit aussi désolé. Sans oiseaux, ou rarement, pas d'insectes ni de déchets humains... Ces bestioles avaient vraiment la peau dure. Il jeta un regard à May, dont le visage s'était illuminée depuis qu'ils étaient à l'abri. Cette petite était courageuse, très endurante.

Grimpant au premier étage, ils trouvèrent une série de pièces qui devaient sans doute servir de bureaux, autrefois, étant donné le peu de mobilier abandonné. Scar laissa tomber son prisonnier par terre, au milieu de la pièce, alors que la petite Xinoise s'affairait déjà à préparer un feu. Jetant un long regard par la fenêtre, il vit qu'une tempête importante était proche de percer, ce qui leur garantissait plusieurs heures de sécurité et de tranquillité. Le climat brutal et sauvage de cette région était décidément leur meilleur allié, dans cette fuite vers la compréhension et la vengeance. S'asseyant à son tour, Scar jeta un long regard au soldat allongé au sol et ligoté, se demandant comment il pourra percer les secrets de sa mémoire. Il n'était pas une brute comme l'avait été ses congénères, seule raison pour laquelle il était toujours en vie. Cet homme était un mystère à lui seul, un mystère que l'Ishbal comptait bien éclaircir coûte que coûte. Son intuition lui soufflait qu'une affaire grave se tramait dans ce pays, une affaire en lien avec l'alchimie. Il se souvenait de son frère, plongé dans les recherches, lançant avec un air angoissé "Il y a une chose étrange dans l'alchimie de ce pays." Il avait dû découvrir quelque chose... Scar avait dissimulé ses recherches mais il ne pouvait les déchiffrer, n'y connaissant rien. En revanche, Madless le pouvait peut-être, si on parvenait à lui faire comprendre que l'Etat se servait de lui, à découvrir en quoi il était intéressant.

– Vous avez faim ? lui demanda-t-elle.

Il hocha la tête, la regardant allumer le feu puis souffler doucement sur les petites flammes pour les faire grandir, avant de commencer à préparer un repas sommaire. Il ne parlait pas, regardant les flammes s'agiter, puis l'alchimiste, avant de fixer le feu à nouveau. Que pouvait-il bien se tramer dans ce maudit pays... Pourquoi avoir massacré toute la population civile ainsi, à Ishbal, alors que la guerre était déjà gagnée pour Amestris... Pourquoi son frère avait-il tant tenu à lui confier ses recherches, qu'il protège ce qu'il avait noté. Quel secret en valait-il la peine ?

– Il peut y avoir des mains noires qui sortent du sol, en alchimie, monsieur Scar ? Vous qui en utilisez un peu, vous en avez déjà vu ?

– Jamais mais j'en ai entendu parler, répondit-il en sortant une gourde d'eau de son sac. On raconte que c'est une des manifestations se produisant après l'utilisation de ce genre de techniques interdites, comme vouloir ramener un mort à la vie.

Se redressant, il s'approcha de son prisonnier, le redressant pour le faire boire. L'homme lui jeta un regard éberlué mais se retint visiblement de dire quelque chose. Il ne devait pas mourir maintenant, voilà tout, Scar avait besoin de lui. Passant la gourde à May, il attendit qu'elle boive assez, fasse boire son chat puis se désaltéra lui-même, notant de récupérer de la neige et la faire fondre pour refaire leurs réserves d'eau. Une fois le repas prêt, il mangea un peu, encourageant May à se nourrir mieux, puis fit aussi manger le militaire, toujours dans un parfait silence. Il songeait à la suite, à ce qu'il pouvait faire dans l'immédiat. Il devait aussi avoir où en étaient les recherches, afin de prévoir leurs prochains déplacements et leur façon d'agir, c'était essentiel.

– Beaucoup de moyens vont sûrement être déployés pour le retrouver, informa-t-il la petite en indiquant Madless d'un mouvement du menton. Sois prudente, quand tu te rend dans les villes et villages pour faire des provisions. Ne dis pas d'où tu viens, parle le moins possible.

Avalant un morceau de pan, il remit correctement son manteau sur lui, des souffles glacés s'insinuant partout dans le bâtiment. la tempête venait de tomber, le vent hurlait avec une violence incroyable et la neige tourbillonnait si vite qu'il était devenu impossible d'y voir à plus d'un mètre devant soi. Un homme se baladant plus de quelques minutes là-dedans risquait de graves engelures puis en mourrait de froid, même bien équipé. Tournant la tête vers le commandant, il lui jeta un regard assez acéré.

– Que s'est-il passé, après votre arrestation à Ishbal ? ajouta-t-il d'une voix dure. Vous avez été jugé ?


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Victor Madless

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MessageSujet: Re: Enlèvement en montagne   Dim 10 Jan 2016 - 18:10

– C'est monsieur Scar.

Scar ? Drôle de nom. Pourquoi il ne s’appelait Théophile ou Hubert ? Le prof ouvrait déjà la bouche pour poser la question lorsque le type se saisit tout à coup d’eux, avec force, les jetant sur son épaule. Victor en eut le souffle coupé, sur le moment, se tortillant ensuite pour essayer d’échapper à cette poigne de fer. Il avait mal à la tête, si mal, on aurait dit qu’un fou le frappait à coups de marteau. Il ne comprenait plus ce qui lui arrivait, le petit pleurnichait dans son coin, insulté par le boss qui n’avait pas plus de solution que les autres. Le gardien et le prof réfléchissaient à des stratégies, marmonnant dans leur barbe, mais ils étaient tous dans de beaux draps. Victor jeta un coup d’œil un peu perturbé à la petite fille, visiblement étrangère, qui courait à côté d’eux, avec son chat bicolore dans les bras. Elle était mignonne, cette petite fille. Que faisait-il à Amestris ? Il voulut lui poser la question mais la phrase ne franchit guère la barrière de ses lèvres, il était comme paralysé. Elle était jolie, la petite fille, elle lui rappelait… Un autre enfant… Ou une enfant ? Il y avait une enfant, et du sable. Du rouge partout, rouge sang, des éclats de bombes. Il avait du mal à se souvenir. Du sang... Du sang partout, du soleil, la chaleur. Le gardien lui souffla de se taire, de ne rien dire.

Comment s'appelait cet enfant ? Il avait oublié son nom.

Le vent violent les cernait de toutes parts, les giflant sans relâche, même le boss frissonnait de froid. Victor n'essayait plus de tirer sur ses liens, malgré les exhortations de ses compagnons d'âme qui en avaient plus qu'assez d'être attachés comme des porcs que l'on conduit à l'abattoir. Alors il avait voulu faire revivre une première personne, une fois, il y a longtemps, c'était bien ça ? Mais qui ? Pourquoi ? C'était interdit ? Clignant des yeux, il regardait la neige défiler, les empreintes étaient aussi recouvertes par plus de neige encore, Scar le portant aussi facilement que s'il n'était qu'un vulgaire sac de toile vide. Qui était cette petite fille, qui le suivait ? Parfois, il l'apercevait, elle passait près de lui, il voyait son chat noir et blanc accroché à elle. Comment se nommait l'enfant, déjà ? Il avait oublié son nom. Et pourquoi était-il attaché, emmené par cet homme, il avait fait quelque chose de mal ? Le gardien leva les yeux au ciel en lui rappelant que ce type était le tueur qui s'en prenait aux Alchimistes d'Etat. Eh, mais eh, Victor n'en était pas un ! Si ? Non ? Qu'était-il, au final ? Ah, il portait un uniforme, donc il devait être soldat. Tous les soldats ne devaient pas être alchimistes, c'était bizarre. Il renifla un peu en refermant les yeux, transi de froid, le sang circulant mal à cause de ses liens.

Encore plus tard, il comprit qu'ils venaient d'arriver dans une ville abandonnée, au cœur des montagnes. Toujours sur l'épaule de son ravisseur, Victor ne pouvait pas distinguer grand-chose, essayant de tourner la tête pour mieux voir ce qu'il y avait autour de lui. Le petit murmura d'une voix hésitante que ce devait être une ville minière, ce qui fut aussitôt confirmé par le professeur, d'une voix suffisante. Ils entrèrent dans un immeuble délabré mais à l'abri du vent, enfin. Au lieu de neige et de roches, Victor voyait à présent défiler un sol dégoûtant, au plancher couvert d'insectes et de débris, puis des escaliers fissurés par le froid et l'âge. Son ravisseur le laissa tomber par terre dans une nouvelle pièce, lui arrachant une petite exclamation. Ah oui, tiens, c'était vraiment un uniforme de l'armée, qu'il portait, donc il était bien soldat ! Se tournant comme il put, il vit la petite fille s'affairer à préparer un feu. Réconfortant, ça. Nettement plus que le regard bien noir et calculateur de son ravisseur posé sur lui, assis non loin. Pourquoi l'avoir kidnappé ? Victor allait encore se faire crier dessus, au QG Nord, ses chefs ne l'aimaient pas, ils passaient leur vie à lui reprocher tout un tas de truc. Parfois, on le poussait à aller à des "réunions", bien u'il n'ait jamais compris ce qu'il était censé y faire exactement.

– Vous avez faim ? lui demanda-t-elle.

Victor laissa retomber sa tête contre le sol en fermant à moitié les yeux, la bouche entrouverte, toujours sonné par ce mal de tête insupportable. Des images terrifiantes venaient l'envahir en boucle, le harcelant avec brutalité. Cette pièce si sombre... Puis des signes, de nombreux signes tracés à la craie au sol, les livres partout, puis... Comme s'il avait été aspiré... Rouvrant les yeux, il tourna la tête vers le feu, le fixant sans le voir. C'était une... bibliothèque. Les étagères, les livres, les documents partout. Puis il y avait cet immense cercle. Le trou noir... Puis ce grand espace blanc, lumineux et gigantesque, avec ces portes titanesques. Oui, maintenant, il se souvenait de cela, d'avoir vu des portes immenses, avec des mains noires en sortant. Des portes peu communes, faisant bien sept fois la taille d'un homme, avec des signes représentant la lune et le soleil, le monde, des runes et d'autres choses encore, il avait du mal à tout se remémorer. C'était un enfant ? Il avait oublié son nom.

– Il peut y avoir des mains noires qui sortent du sol, en alchimie, monsieur Scar ? Vous qui en utilisez un peu, vous en avez déjà vu ?

– Jamais mais j'en ai entendu parler, répondit-il en sortant une gourde d'eau de son sac. On raconte que c'est une des manifestations se produisant après l'utilisation de ce genre de techniques interdites, comme vouloir ramener un mort à la vie.

Ah bon ? Victor eut une expression un peu hébété, laissant transparaître son choc lorsque son ravisseur vint le redresser et le fit boire à une gourde. Le gardien lui hurla de justesse de la boucler, cri qui résonna très fort dans son crâne douloureux. Il n'ajouta rien non plus lorsque le tueur le fit manger, avalant tout ce qu'il lui donna avec la plus parfaite docilité, se laissant faire. La chaleur du feu les réchauffait peu à peu, alors qu'une tempête couvrait le paysage et l'ancienne ville minière. Une fois de plus, ils étaient bloqués pour au moins plusieurs heures. Assis sur le plancher sale avec les deux autres, il se balançait un peu d'avant en arrière, sous l'impulsion du petit qui aurait voulu aussi se rouler en position fœtale. Il y avait toujours beaucoup de sang, dans ce qu'il se souvenait. Du sang, du sang partout lorsqu'il était revenu à lui, dans la bibliothèque. Il voyait comme une main, une petite main, minuscule et très pâle, dans cette marre de sang. Une main... A qui appartenait-elle ? Le boss lança aux autres et à lui qu'on s'en moquait, maintenant, quelle importance ça pouvait bien avoir ?! Mais Victor avait oublié à qui cette main appartenait. Il avait oublié les noms, les visages, les motifs qui l'avaient conduit à faire de l'alchimie. Le prof suggéra d'un ton perplexe que c'était pour l'amour de sciences. Peut-être.

– Beaucoup de moyens vont sûrement être déployés pour le retrouver, informa-t-il la petite en indiquant Madless d'un mouvement du menton. Sois prudente, quand tu te rend dans les villes et villages pour faire des provisions. Ne dis pas d'où tu viens, parle le moins possible.

Le militaire, qui était commandant, il venait de se le rappeler, se laissa à nouveau tomber de tout son long par terre, meurtri par les liens qui l'enserraient avec force. Le gardien marmonna qu'il ne voyait qui voudra les retrouver... Ouais, Victor non plus ne voyait pas, on lui reprochait souvent d'être un boulet qu'il fallait traîner, au QG de North City, il n'était pas très apprécié. Le petit geignit que tout le monde les traitait de cinglés, en plus de ça ! Ils n'étaient pas cinglés, personne ne pouvait les comprendre... Pourtant, Victor faisait beaucoup d'efforts pour que ses amis et lui puissent s'intégrer mais ça ne fonctionnait pas, on ne les aimait pas. Ces derniers temps, au travail, Victor avait eu des soldats qui étaient restés à côté de lui pour qu'il ne soit pas isolé, comme c'était dangereux. Dangereux en quoi, allez donc savoir. C'était Drachma, l'ennemi, Drachma qui n'arrivait pas à entrer sur le territoire. Victor les avait combattu, quand il était au fort, puis on l'avait viré en l'insultant encore de boulet inutile. C'était vraiment pas gentil.

– Que s'est-il passé, après votre arrestation à Ishbal ? ajouta-t-il d'une voix dure. Vous avez été jugé ?

– Personne ne peut nous juger correctement ! s'écria le prof avant tout le monde. Ces vulgaires primates sont incapables de comprendre !

Victor, le petit, le boss et le gardien lui intimèrent de la fermer, lassés de ce genre de sortie. C'est bon, on avait compris ! Le prof passait sa vie à traiter tout le monde de primates mais ce n'était pas comme ça qu'ils allaient réussir à se faire des amis ou au moins des alliés ! Il marmonna dans sa barbe que c'était toujours pareil avec le prof, il ne savait pas comment se contrôler, c'était lassant. Il n'y avait rien de si compliqué, pourtant, si chacun y mettait du sien, tout le monde se porterait beaucoup mieux et on pourrait avancer plus efficacement.

– On nous a envoyé au Nord, reprit le boss d'une vois assurée et où brûlait une colère certaine. Et on a été enfermés un moment ! Sans aucune raison, ces maudits bureaucrates sont tous de vieux croûtons inutiles !

– Je ne sais pas, continua Victor, d'un ton plus apaisé. On a été arrêté, quand on essayait de soigner cet enfant. L'armée n'a pas aimé mais personne a rien dit après, quand on était au Nord. Jamais. Mais on nous considère comme des boulets inutiles.

Il se retourna sur le côté pour mieux voir les deux autres, le regard soudain pensif. Et s'il était vraiment un boulet ? Sa mémoire troublée l'empêchait de comprendre comment il en était arrivé là, alors qu'il le désirait si fort. Pourquoi avait-il vu cet univers blanc avec ces deux grandes portes, à qui appartenait cette voix désincarnée lui lançant qu'il y avait un prix à payer.

– D'où viens-tu, petite fille ? Que fais-tu dans ce pays ?


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May Chang

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MessageSujet: Re: Enlèvement en montagne   Lun 14 Mar 2016 - 15:31

– Jamais mais j'en ai entendu parler, répondit-il en sortant une gourde d'eau de son sac. On raconte que c'est une des manifestations se produisant après l'utilisation de ce genre de techniques interdites, comme vouloir ramener un mort à la vie.

May lança un regard assez effrayé aux soldats, tandis que monsieur Scar le faisait boire avec la gourde. Ce genre de pouvoir était très dangereux, et puis, très risqué pour celui qui s'aventurait à l'utiliser... Baissant la tête vers le feu, la petite fille resta parfaitement silencieuse, son petit panda venant sauter sur ses genoux pour se blottir au chaud contre elle. May lui sourit, lui grattant la tête puis le ventre, heureuse en la voyant blottie avec douceur contre elle. Elle tendit les mains vers le feu pour se les réchauffer, frissonnant un peu en regardant par les grandes fenêtres la tempête qui s'abattait sur eux. Elle n'aimait pas trop ce genre de climat... Auparavant, elle n'avait vu la neige que deux fois, au cours de sa vie. Une fois à trois ans, ce qui l'avait émerveillée. Tous ces gros flocons tombant doucement du ciel... La seconde fois avait été plus marquante, il avait beaucoup neigé et elle avait été terrifiée à l'idée que la maison s'écroule sous toute cette neige. Ici, il neigeait sans cesse, beaucoup, le froid était mordant, et bien qu'elle voit la beauté qui se dégageait de ces paysages, elle n'aimerait guère y habiter toute sa vie. Elle voulait revenir à Xing avec la pierre, sauver son clan, les sauver tous.

– Beaucoup de moyens vont sûrement être déployés pour le retrouver, informa-t-il la petite en indiquant Madless d'un mouvement du menton. Sois prudente, quand tu te rends dans les villes et villages pour faire des provisions. Ne dis pas d'où tu viens, parle le moins possible.

D'accord. La fillette hocha la tête, occupée à mettre des petits bâtons de viande séchées à cuire, au-dessus de leur feu de camp. Elle sortit aussi des petits sachets contenant des morceaux de fruits, de l'eau, quelques légumes secs à grignoter et un peu de pain, de quoi faire un bon repas, pour tous les trois. Le monsieur se laissa tout à coup retomber par terre de tout son long, lançant d'une voix dure et sèche qu'il ne voyait pas qui pourrait bien vouloir les retrouver. Et ajouta aussitôt, d'une autre voix moins rauque et plus gémissante que tout le monde les traitait de cinglés. Com... Combien il y avait-il de personnes, dans sa tête ? Elle échangea un regard à la fois inquiet et perplexe avec monsieur Scar. C'était la première fois qu'elle rencontrait une personne aussi bizarre ! Il n'y avait pas de moyens de le soigner, il était contraint de rester comme cela toute sa vie ? Tendant ses mains vers le feu pour se réchauffer, elle tâcha de se remémorer si elle avait déjà rencontré des personnes avec ce genre de maladies, à Xing. Sa mère lui avait déjà raconté qu'il y avait des gens qui naissaient avec des problèmes dans leur tête et que certains ne pouvaient pas guérir. C'était sans doute le cas de cet homme, il n'était pas seul dans son esprit. Une maladie très étrange qu'elle n'avait encore jamais vu, à venir jusqu'ici.

– Que s'est-il passé, après votre arrestation à Ishbal ? ajouta-t-il d'une voix dure. Vous avez été jugé ?

– Personne ne peut nous juger correctement ! Ces vulgaires primates sont incapables de comprendre !

May commençait un peu à discerner quelle voix appartenait à quelle « part » de cet homme, ou plutôt à quel trait de caractère dominant. Le soldat s'intima ensuite à lui-même de la fermer, avec plusieurs tons différents. Elle tendit un sachet de fruit à monsieur Scar, en attendant que les bâtons de viande soient grillés au feu. Elle-même coupa de petits morceaux de pain pour les donner à Shao Mei, qui réclamait à manger depuis toute à l'heure.

– On nous a envoyé au Nord, reprit le boss d'une vois assurée et où brûlait une colère certaine. Et on a été enfermés un moment ! Sans aucune raison, ces maudits bureaucrates sont tous de vieux croûtons inutiles ! Je ne sais pas, continua Victor, d'un ton plus apaisé. On a été arrêté, quand on essayait de soigner cet enfant. L'armée n'a pas aimé mais personne a rien dit après, quand on était au Nord. Jamais. Mais on nous considère comme des boulets inutiles.

La fillette préféra ne rien dire, se penchant pour souffler sur le feu et le garder vif, afin que la viande puisse cuire. Ce sera vite prêt, maintenant, ils allaient pouvoir manger. Elle commençait à avoir faim, la longue marche dans le vent et la neige lui avait creusé l'estomac. Monsieur Scar aussi devait avoir faim, comme le soldat bizarre, non ? May remua un peu le bois dans le petit âtre, genoux repliés contre elle, pensive. Ce pays était assez étrange, comparé à Xing. Depuis qu'elle était arrivée ici, elle éprouvait quelque chose de bizarre « comme si on avait marché sur sa tombe ». Elle ne parvenait pas à comprendre et en était angoissée. Si seulement elle pouvait trouver vite ce qu'elle convoitait ! Son clan serait sauvé. Mais comment faire... Baissant un peu la tête, elle en remarqua qu'avec un temps de retard que le monsieur bizarre la regardait. Elle lui rendit un regard curieux, se demandant ce qu'il lui voulait. Elle ne lui avait rien dit, elle, c'était monsieur Scar qui en avait après lui. D'ailleurs, il ne devrait pas mal le juger. Il semblait très rude, au premier abord, pourtant c'était quelqu'un de très gentil et attentif. Les peuples du désert n'étaient jamais contre aider les autres, elle le savait depuis longtemps, monsieur Scar était un nouvel exemple.

– D'où viens-tu, petite fille ? Que fais-tu dans ce pays ?

– Oh, moi, je viens de Xing. Je suis à la recherche de ce qui sauvera mon clan.

Elle lui fit un sourire plein d'espoir, reprenant ensuite la surveillance du feu et de la cuisson de la viande. Oui, elle était convaincue que tous arriveront à atteindre leur but, il suffisait d'avoir de l'espoir et de la volonté.


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