Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Visite médicale et grand danger

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MessageSujet: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:39

Le soleil avait laissé place à une épaisse couverture nuageuse sur la capitale Italienne. Alix était toujours dans les bras de Démétri, naviguant entre périodes de veille et de sommeil agité. Alec ignorait ce qui lui arrivait, mais ça ne devait guère être bon. Jane était plus calme, plus déterminée. Il lui serra la main, à la fois pour la rassurer et se rassurer lui. Quoi qu'il arrive, il ne supporterait pas de la perdre. Ensemble à jamais, il lui avait promis.

Ils progressaient très lentement. Alec se demandait qui avait été envoyé à leur poursuite. Sûrement quelques membres choisis du clan, parmi les plus puissants. Mais eux aussi avaient quelques avantages. Sans compter Démétri. En effet, quoi de plus difficile que de chasser un chasseur ? Son sourire se fana lorsqu'il se souvint qu'il y avait d'autres traqueurs parmi les gardes, même si aucun n'était de l'envergure de Démétri. C'était un don, chez lui.

Démétri, justement, sentait que les Cullen, au moins l'un d'entre eux, était à Rome. C'était à la fois rassurant et dangereux. Rassurant car ils n'auraient pas besoin d'aller à Volterra ou de s'en approcher de trop près. Dangereux car Aro et les autres étaient peut-être toujours ici. Il n'aimait guère l'idée de demander de l'aide au docteur Cullen. Alec n'était pas idiot, et savait très bien que quiconque les aiderait serait aussitôt condamné par les Volturi.

Ils finirent néanmoins par trouver les Cullen, enfin deux d'entre eux. Carlisle et sa femme, dont il ne se souvenait plus du nom. Avec un profond soupir, Alec rédigea une lettre dans laquelle il expliquait leur situation, et décrivait ce qu'avait Alix. Ne voulant rien leur cacher pour ce cas, il insista sur le côté "Si vous nous aidez, vous risquez d'y laisser votre peau". Démétri prit ensuite la missive pour aller la glisser sous la porte de la chambre du couple.

Il revint rapidement et surveilla les alentours, guettant une réaction du côté des Cullen. Alec massait machinalement la nuque d'Alix, qui se réveillait doucement, a demie allongé sur ses genoux. Jane était perdue dans ses pensées, appuyée contre le mur à côté de lui. Il lui saisit la main et lui sourit.
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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:41

Tout n'était qu'un rêve... Tu n'étais qu'un rêve, le fruit de son imagination. Pourquoi étais-tu là? Pourquoi existais-tu? Non, tu n'existais pas, tu n'étais pas réelle. Tu n'étais qu'un songe, une chimère, rien de réelle... Petite poupée manipulée au gré de ses envies... Pourtant... Elle ne te faisait rien de mal... Rien qui ne puisse te tuer... Qui était-elle? Qui étais-tu vraiment?

*Vis, je veux que tu vives !* te répétait-elle.

Mais pourquoi? Tu n'étais que sa poupée, un pantin... Rien n'était réelle, tout n'était que le fruit de ses rêves devenus réalités... Que se passait-il? Qui était-elle?

Tout n'était qu'un songe, tout n'était qu'un cauchemar... Ils n'existaient pas... Tu ne fuyais pas... Tu n'était qu'un rêve... Oh pitié que cela soit vrai... Tu ne voulais plus souffrir... Tu ne souffrais déjà plus, tes sentiments étaient endormis... Mais la douleur du corps était toujours présente... Non, aucune douleurs... Tu ne veux rien ressentir...

Qui es-tu vraiment? Existes-tu?

*Tu es ce que tu veux être...* te dit-elle.

Ce que tu veux être? Mais tout n'est que rêves et cauchemars... Tu ne peux rien faire puisque tu es sous sa volonté... Qui est-elle? Que fais-tu dans cet enfer? Tu veux en sortir, tu veux ne plus vivre au milieu de cette crainte, au milieu de ce cauchemar !

- "Qui es-tu?" tu demandes, un murmure, un chuchotis...
*Je suis ce que tu veux que je sois.*

Tu ne comprends pas, tu n'as jamais rien compris... Tu n'existes pas, tu n'es qu'une entité créée pour son plaisir... ou pour autre chose? Tu ne sais pas, tu ne sauras jamais...

Tu n'est qu'un rêve sombre. Tout n'est qu'un enfer... Tu n'es pas réelle... Pourquoi poser toutes ces questions alors? Puisque tu n'es qu'une poupée...

Soudain, tu sens quelque chose de froid sur ta nuque. Tu ouvres les yeux avec difficulté. C'est le visage d'un homme au yeux carmins. Qui est-il?

*Souviens-toi de ça, tu n'es pas un songe, tu n'es pas un rêve... Tu es ce que tu as décidé que tu seras... Ne l’oublies jamais...*
- "Mais... Si je ne sais pas ce que je veux être... Qui suis-je alors?"
*Tu es toi...*

Sur ces dernières paroles chuchotées, tu tournes la tête pour regarder autour de toi. Tu as beau regarder, tu n'aperçois rien, c'est comme si tu étais aveugle. Mais tu sais que tu ne l'es pas, tu en es sûre...

- "Tout n'est qu'un rêve, je n'existe pas, je ne suis que le fruit de son imagination..." murmures-tu.



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Maes Hughes

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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:42

Démétri n'avait jamais sans doute été aussi nerveux durant sa vie entière. C'était de la folie pure ! Les Cullen étaient peut-être ici, mais les Volturi aussi. Il le sentait. Il savait qu'ils étaient là, non loin. Prêts à les retrouver, et à les piéger. Il n'avait rien dit aux jumeaux. Jane aurait refusé d'abandonner Alix et Alec aurait refusé d'abandonner sa soeur. Il regarda Alec rédiger une lettre destinée au couple Cullen, Esmée et Carlisle. Que fichaient-ils ici, d'ailleurs ?

Ils étaient cachés près d'un hôtel banal, à l'éacart de l'agitation du centre de la capitale. Démétri restait sur ses gardes. En se concentrant, il pouvait deviner la présence proche d'au moins dix de leurs anciens "collègues". Seulement, eux ignoraient qu'ils étaient ici avec Alix, et c'était sur cela qu'il fallait jouer. En essayant d'être le plus rapide possible. Alec termina enfin leur lettre. Le traqueur la lut par-dessus son épaule, critique. Il avait lourdement insisté sur le fait que quiconque les aiderait serait en danger de mort. Il prit la lettre et pénétra dans l'hôtel, tous les sens aux aguets.

Le couple était installé dans une petite chambre au troisième étage, tout en haut de l'immeuble. Il s'arrêta devant leur porte, écoutant les bruits et les murmures d'une discution discrète. Il fut tenté de frapper, mais préféra glisser doucement la lettre sous la porte avant de s'enfuir. Il rejoignit les jumeaux. Jane semblait perdue dans son monde. Alix était allongée sur les genoux d'Alec, consciente mais peu alerte. Son coeur battait trop vite et elle tremblait. Le traqueur sourit en voyant son beau-frère lui masser le cou, presque inconsciemment, comme s'il ignorait qu'il accomplissait son premier geste de douceur envers la fillette. De son autre main, il serrait celle de sa soeur.

Démétri balaya les alentours du regard, tout en guettant une réaction du côté des Cullen.


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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:43

Esmée soupira et le fixa, l'air torturé. Il aurait voulu lui dire qu'il la comprenait vraiment, mais que dans l'état actuel des choses... Il ne ne voulait pas la perdre ! L l'avait suivie pour faire tout ce qui était en son pouvoir pour la protéger, alors qu'elle se lançait dans cette quête inutile. Car ce n'était pas eux deux qui allaient contrer le pouvoir des Volturi. Elle se retourna puis recommença marcher, en restant dans l'ombre des grands immeubles et des petites rues, loin du centre-ville et de ses rues larges et dégagées, gorgées de soleil. Elle ne parlait pas, et il n'interrompit pas ses réflexions, même s'il brûlait d'envie de lui demander ce qu'elle pensait.

A un moment, elle entra dans un hôtel et réserva une chambre. Il la suivit lorsqu'elle y monta. Ce ne fut qu'une fois entrée qu'elle se décida enfin à lui parler, sans toutefois lever les yeux vers lui.


Esmée « - Je sais que ce n'est pas raisonnable, je sais qu'on y a échappé belle. Je sais tout ça, mais quelque chose me dit qu'on ne doit pas s'éclipser. Laisser cette petite. Ils sont trois, mais avec nous... Enfin, je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est qu'il est hors de question que je l'abandonne. Tu dis que tu me comprends, mais... Tu ne peux pas tout comprendre... Je sais qu'elle ne mérite pas de mourir ! Elle est trop jeune Carlisle, beaucoup trop jeune. Aro à tort de vouloir la tué, et je ne peux me résoudre à quitter ce pays sous le prétexte que ce n'est pas « prudent » ! On restera le temps qu'il faudra et je ne quitterais pas Rome, ni l'Italie sans avoir, ne fût-ce qu'essayer de les aider, même s'il faut pour cela que je me batte.... Tu as tenu à me suivre, tu m'as suivi. Mais je sais que tu es contre tout ça, je sais que tu étais de l'avis des enfants. Mais moi, quoi qu'il m'en coûte, je sauverais cette petite. Tant que vous êtes en sécurité, tant que je sais... Que... Carlisle, je ne PEUX pas la laisser mourir, pas laisser encore une fois un enfant mourir, sans rien faire ! Non...Non, Carlisle, je ne suis pas d'accord.»

Non... Non, Esmée... Il ne comprenait pas son acharnement. Elle ne connaissait même pas cette petite et elle se mettait tout de même en danger pour elle. Elle fila s'asseoir, secouée de spasmes, totalement perturbée.

Esmée « - Je ne la connais pas... Mais je sais que je ne peux pas la laisser à cette mort. Je le sais, je le sens Carlisle. Je le sens... Je ne peux pas... Ne me force pas à rester sans rien faire, sans essayer...S'il-te-plaît... »

Carlisle se contraint à rester calme. Il ne voulait pas lui faire encore plus de peine, tant elle paraissait fragile et brisée. Il ferma très fort les yeux, les dents serrés. Il fut effleurer par l'idée de la ramener de force à Forks mais l'abandonna très vite. Ce n'était pas une solution, et ça n'allait certainement pas l'aider à aller mieux. Il s'assit près d'elle en soupirant.

« - Ma chérie, tu ne sais même pas te battre ! Et Aro a rassemblé des vampires possédant les dons les plus incroyables. Il suffit de regarder Alec et Jane. Ecoute, si tu y tiens que ça, on... on peut rester encore un peu... »

Il n'arrivait pas à croire qu'il lui disait ça. Toujours est-il qu'il ne supportait pas de la voir ainsi effondrée et triste. Sur une impulsion, il la prit brusquement dans ses bras et l'enlaça fermement, enfouissant son visage dans son cou. Il effleura la cicatrice qu'elle portait, là où il l'avait mordue pour l'arracher à la mort. Il la berça contre lui, respirant son parfum, les yeux fermés, en se répétant que tout allait bien se passer.


Ils restèrent deux jours entiers dans cette chambre, à réfléchir à un moyen d'action. Sans en trouver. Les trois fugitifs et Alix pouvaient se trouver n'importe où dans le monde à cette heure ! Mais Esmée n'en était que plus déterminée à tenter quelque chose. Ils en étaient encore là à discuter lorsqu'une lettre fut glissée sous la porte. Carlisle y fut en un bond, par la vitesse propre à sa race, mais il n'y avait déjà plus personne derrière la porte, seulement une odeur qu'il ne reconnaissait que trop bien.

Perturbé, il ramassa la lettre et la lut rapidement. Qu'est-ce que... Il frémit et la tendit à Esmée :


« - Tu devrais lire ça... »

Il se posta à la fenêtre. Une silhouette familière se dressait en bas, prenant à peine le soin de se cacher, comme si elle voulait être vue. Il se retourna vers Esmée, attendant sa réaction.
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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:44

Esmée était toujours assise, elle réfléchissait. Mais elle ne savait plus quoi faire, elle voulait sauver cette petite, elle le voulait du plus profond de son âme, de son être. Elle n'arrivait pas à calmer ces membres, elle ne contrôlait, ne parvenaient pas à se calmer. Elle ne voyait pas la réaction de son époux, mais elle l'entendit soupirer en allant s'asseoir près d'elle, elle était toujours secouée de soubresaut...

-Carlisle- « Ma chérie, tu ne sais même pas te battre ! Et Aro a rassemblé des vampires possédant les dons les plus incroyables. Il suffit de regarder Alec et Jane. Ecoute, si tu y tiens que ça, on... on peut rester encore un peu... »

À peine eu-t-elle le temps de réagir qu'il la prit dans ses bras et l'enlaça avec fermeté. Elle resserra l'étreinte qu'il lui accordait... Elle se sentait tout de suite un peu plus calme... Mais elle ne parvenait plus désormais à retirer les images de son passé de lui revenir, toujours plus intensément, elle serra davantage son époux et tenta de se calmer. Carlisle la berça en lui répètent sans cesse que tout allait bien se passer, mais Esmée avait peur et n'avait qu'une envie en ce moment : « Pleurer ». Ce verbe qui signifiait tant pour un humain, mais qui était totalement impossible pour les vampires. Elle soupira désormais, calmée et heureuse que, finalement, son époux l'ai suivie (Même si cette pensée, en cet instant précis, était horriblement égoïste de sa part...).

Ils avaient passé deux jours dans leurs chambres, en cherchant un moyen, quel qu'il soit, pour réagir. Sans succès... Esmée ne voulait pas abandonner, non, elle ne pouvait pas ! Elle le disait et ne s'en cachait pas, même si elle savait qu'il y avait très peu de chance qu'ils ne puissent retrouver les « fugitif » ... Mais alors qu'il étaient en train de discuter, Carlisle aperçu quelque chose, mais Esmée était trop concentrée pour voir de quoi il s'agissait... Elle vit simplement qu'il se dirigea rapidement vers la porte, mais rien de plus. Elle réfléchissait encore les yeux baissés.


-Carlisle- « Tu devrais lire ça... »

Esmée leva les yeux et fixa le morceau de papier, elle s'en empara et le lit. Au fur et à mesure de sa lecture, elle frissonna. Elle n'en revenait pas ! Ils devaient encore être là ! Elle sourit, pour la première fois depuis le début de leur périple, comment les trouver ? Bah les voilà qu'ils venaient ! Mais tout d'un coup, elle comprit... Elle se leva, puis fixa son époux.

-« S'ils sont là, où sont-il ? Pourquoi... Et... Pourquoi sont-il venu ? D'eux-mêmes ? »

Esmée, si près de son but, se mit à douter... Qu'entendaient-ils par ces mots ? Ils savaient qu'ils étaient en danger. Ils le savaient tout ça ! Mais ils étaient là. Et Esmée ne savait pas quoi dire, quoi faire. Elle se laissait tombé sur le lit, elle respira une grande goulée d'air -même si cela lui était inutile, elle n'arrivait pas à se mettre les idées en place.- et fixa son époux qui s'était dirigé vers la fenêtre.

-« Que fait-on ? »

Elle le lui demanda, car elle-même ne savait pas quoi faire, elle réfléchissait encore et toujours. Puis elle repensa à tout ce séjour, à toutes ces émotions. Elle se leva, alla à la fenêtre puis elle vit comme son époux, des silhouettes. Elle les fixa de plus belle, mais qui étaient-elle ? Esmée essayait de le savoir. Mais elle ne savait pas. Elle ne savait plus. Ensuite, elle reconnut un visage. Elle replongea dans un souvenir, cette fois plus récent. Et elle se demanda à nouveau, pourquoi Aro les avaient laissés partir, sans rien dire ? Elle réfléchit, encore et toujours. Elle ne trouvait pas de solution, de réponse. Elle chercha... Et soudain... Elle comprit. Elle avait comprit, mais il était trop tard, elle comprit, mais le temps imparti était écoulé. Elle avait comprit... Mais elle aurait dû écouter son époux, oui, elle aurait dû... Et alors qu'elle avait comprit, elle vit, au loin Aro... Dès qu'elle le vit, son cerveau fonctionnait encore plus rapidement, elle cherchait une solution, encore et toujours, elle cherchait... Elle attendait des réponses à ces questions, mais celles-ci n'en avait guère besoin, tout était clair comme de l'eau de roche. Elle les avait emmenés tout droit dans la gueule du loup, mais pourquoi ? Comment se pouvait-il qu'elle eut étés aussi têtue ? Comment avait-elle pu. ?? Elle faillit tomber à terre, mais elle se devait d'être lucide, elle devait trouver une solution... Et vite. Mais Esmée savait qu'elle cherchait vainement, elle le savait, elle avait trop tardé, elle aurait dû laisser sa raison réagir, écouter son époux. Ce dernier connaissait Aro, il aurait sût qu'il agirait ainsi... Elle se devait de trouver, elle ne pouvait rester une fois de plus, laisser un enfant mourir, sans rien faire... Esmée tenta de se calmer, mais elle n'avait plus l'esprit clair. Elle se cala près de son époux.

-« Je suis désolée... J'aurais dû t'écouter. J'aurais dû ! »

Mais Esmée ne l'avait pas fait, elle avait, une fois de plus écouter son instinct maternel. Et une fois de plus, elle avait laissé un enfant mourir... Par sa faute. Une fois de plus, un enfant, était mort. Par sa seule et unique faute... Une enfant de plus. Une enfant de trop... Elle aurait dû se méfier, elle aurait dû ! Mais bien sûr, elle ne l'avait pas fait. Non, elle ne l'avait pas fait... Mais plus elle essayait de trouver une solution, plus elle se sentait mal, plus elle culpabilisait. Pourquoi ? Mais POURQUOI avait-il fallu qu'elle veuille rester, pour trouver une solution ? Pourquoi !? Esmée n'en pouvait plus... Elle se laissa tomber position assise au sol et fut prise de soubresaut et pendant ce temps, elle revivait la scène, chacun de ses souvenirs lui revinrent en plein visage, ceux de son voyage présent, mais aussi, ceux de son passé, qui lui était encore douloureux. Ce même passé qui, même si elle l'enfouissait en elle, la torturait davantage, son enfant mort trop tôt, son suicide, cette falaise... Elle revivait chaque scène, mais plus elle en revoyait, plus elle se sentait mal, elle n'arrivait pas à enfuir son passé, qui lui était terriblement douloureux... Elle n'arrêtait pas d'essayer... Son passé la hantait et elle ne pouvait plus pleurer, plus avec sa condition... Il lui arrivait, parfois, d'en vouloir à son époux de l'avoir transformée, rendue sans eaux pour pleurer, sans larme pour pansée un peu ces plaies qui la hantaient, qui la rendait tellement mal, tellement protectrice... Elle avait peur pour chacun de ces enfants et ne supportait pas l'idée même qu'Aro puisse vouloir tuer une enfant !

Elle souffrait, mais ne pouvait pas le montrer, ne pouvait plus pleurer depuis maintenant longtemps. Pourtant, en ce moment, elle ne souhaitait qu'une seule chose : Pouvoir pleurer, une dernière fois... Esmée avait mal, mais pas une douleur, comme une simple douleur d'un membre, non. Une douleur bien plus grande, qui lui poignardait le coeur. Elle culpabilisait a présent, de n'avoir pas sauvé son propre enfant. De n'avoir pas pût sauver cette petite, de huit ans à peine. Elle s'en voulait tellement, qu'elle ne parvenait pas à taire ses membres, à taire son coeur si douloureux, malgré le fait, qu'à présent, il ne battait pas. Et ces larmes, qui lui avaient été prises, son coeur mort, qui souffrait tellement... Elle avait peur que cette petite meurt, mais elle n'en doutait pas, à présent, Aro agirait. Mais elle avait aussi peur pour son époux. Il l'avait suivie et à présent, il était aussi en danger... Son coeur la tortura de nouveau, elle n'entendait pas ce que Carlisle lui disait depuis un temps, elle n'entendait plus. Elle ne se préoccupait que d'une chose : Sauver cette petite, si proche de la mort. Elle cherchait, cherchait... Mais ne trouva pas...
Comment trouver une solution, là où il n'y en avait pas ?
Comment voir... Ce qui ne se voit pas ?
Comment trouver des réponses alors que nul ne les connait ?
Comment voir une once de lumière là où les ténèbres ne se font que de plus en plus présent ?
Esmée cherchait, cherchait... En vain...

[HJ: Merci à Alix pour son aide :p]
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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:45

Tu relèves la tête. C'est comme si tu entendais des pleurs... Est-ce possible que quelqu'un pleurât encore? Non, tu ne voulais pas! Tu te lèves brutalement, sans donner d'explications. Tu te diriges vers le bâtiment. Tu entres dans un grand hall et aperçois des fleurs. Et ô combien elles sont magnifiques ! D'une blancheur sans égale, elles respirent l'innocence. Tu en prends une mais te pique avec une épine. Sans te soucier de la douleur, tu empoigne la rose blanche, la serrant comme si ta vie en dépendait. Les épines de la douce fleur entaillent ta peau si délicate, mais tu n'y fais guère attention... Le sang coule, tâchant les blancs pétales.

Tu gravis le grand escalier pour te retrouver devant un couloir de portes toutes closes. Tu tends l'oreille et attends de réentendre ce pleur si douloureux. Il est là, derrière cette porte non loin. Il est toujours plus triste, désespéré, c'est un appel à l'aide. Tu cours vers les pleurs. Sans frapper, tu entre et aperçois un homme et une femme, l'un enlaçant l'autre. La femme à l'air de pleurer, c'est elle que tu as entendue.

Tu t'approches, doucement. Tu regardes une dernière fois la rose désormais rouge. Les pétales comment à tomber sous le poids de ce sang pourtant innocent. La rose se flétrissait... Tu la lâchas. Elle tomba, doucement, comme si un vent imaginaire dansait avec elle.

*Pourquoi ne vouloir que personne pleure?* te demande-t-elle.
- "Parce que les larmes sont synonymes de tristesse et de douleur... Et personne ne doit souffrir comme moi je souffre..." tu avais murmuré ces phrases.

Tu avance encore et plante tes yeux dans ceux dorés de l'inconnue.

- "Pourquoi pleurer alors que la mort ne te frappera pas? Pourquoi éprouver de la douleur alors que rien ne t'obliges à le faire? Tu ne devrais pas souffrir pour une quelconque raison..."

Tu souries avant de chuchoter:

- "Tu sais, je ne vivrais plus très longtemps, pourtant je suis heureuse... Heureuse, mais je ne sais pourquoi..."

Ensuite, tu regardes ta main pleine de sang. Tu la regardes mais tu n'éprouve aucune douleur...

- "J'ai mal, pourtant je ne ressens aucune douleur... Étrange, n'est-ce pas? Enfermes cette douleur au fond de ton coeur, n'y penses plus, et vis ta vie..."

Ton regard turquoise croise à nouveau le sien, et à nouveau, tu lui offre un merveilleux sourire...

- "La vie est ainsi faite... Et je suis dans ce rêve... Ce rêve qu'elle fait..."
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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:46

Aro n'arrivait toujours pas y croire. Tout avait fonctionné exactement comme dans ses espérances. Esmée n'avait pas abandonné et était restée à Rome. Quand à Carlisle... Il avait craint un moment qu'il n'oblige sa femme à rentrer, quitte à la ramener de force, mais il n'en avait rien fait, se contentant de la soutenir. Pour une fois que son éternelle compassion servait à quelque chose. Aro avait espéré que le couple le conduise jusqu'à ses petits fugitifs, mais l'inverse s'était produit. Parfait. Vraiment parfait.

Il les observa de loin pendant un moment. Démétri avait bien entendu senti leur présence mais bizarrement, il ne poussa pas les jumeaux à fuir. Sans doute se doutait-il qu'il s'agissait d'une cause perdue. Il regarda derrière lui et hocha la tête. Tout le reste du clan était venu de Volterra. Renata et Chelsea restaient près de lui. Il sourit d'un air mauvais. Aucun des trois fuyards n'allaient comprendre ce qui allait leur tomber dessus.

Soudain, la fillette se leva et courut sans crier gare en direction de l'hôtel. Qu'elle coure donc, il n'y avait plus aucun espoir pour elle, il la rattraperait en tant voulu. Ils s'élancèrent, tous ensemble. Démétri ouvrit la bouche pour crier à sa chère femme de s'enfuir mais n'en eut guère le temps. Ce qu'il fallait, c'était être rapide. Neutraliser l'un des jumeaux pour faire plier l'autre. Ce fut Afton qui, grâce à son don, parvint à se rapprocher suffisamment d'Alec pour le ceinturer et l'immobiliser, serrant son cou d'une main. Aro sourit à Jane, qui s'était figée.


« - Vas-tu te rendre ? Cracha-t-il en désignant Alec d'un geste sec. »

Il vit son visage se tendre sous l'effet de la colère, puis se défaire. Il le savait. Alec était son seul point faible, et vice-versa. Ces deux-là marchaient par deux. Elle jeta un œil désespéré à Démétri, puis à Alec. Avant de baisser les mains en signe de reddition. Brave petite. Il jeta un œil narquois vers l'hôtel. Tous les acteurs n'étaient pas encore présents, on ne pouvait commencer le jeu. Avec ses gardes, il monta tranquillement au dernier étage et fila jusqu'à la chambre du couple Cullen. Il détruisit la poignée et entra. La gamine était là. Esmée et Carlisle près d'elle. Il leur adressa un signe de tête et sourit.


« - Je vous remercie. Grâce à vous, j'ai enfin pu remettre la main sur Démétri et les jumeaux. Mais allons régler ça avec tout le monde, voulez-vous ? Il ne manque plus que vous pour commencer... »

Il fit signe à ses soldats d'empoigner le couple et la gamine et de pousser tout le monde dehors, rapidement et discrètement. Dans la cour, ils étaient cachés par de très hauts murs et une façade miteuse et aveugle.

« - Amenez-moi la gamine. »
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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:47

Jane observait vaguement l'hôtel tandis que son mari était allé porter la lettre. L'idée lui paraissait soudain beaucoup moins bonne. Elle avait l'impression d'en danger imminent. Une impression d'être cernée de toutes parts, piégée... Une sensation d'étouffement. C'était à la fois étrange et effrayant. Mais il n'était plus question de reculer. Alix était malade, et Aro était sans doute reparti à Volterra avec les autres. Comment aurait-il pu se douter qu'ils reviendraient à Rome, tout droit dans la gueule du loup ?

A côté d'elle, Alec était appuyé contre le mur, Alix sur les genoux, en lui massant le cou. Jane était persuadée qu'il ne se rendait même pas compte de ce qu'il faisait, et qu'il ne savait pas que ce geste était amical, presque tendre. Ils se prirent la main, en se souriants. Ses pensées dérivèrent sur Démétri, debout près d'eux. Elle avait l'impression qu'il s'était passé une éternité depuis qu'ils s'étaient dits oui devant l'autel, alors qu'il ne s'était écoulé que quelques jours. Elle lui sourit, alors qu'il leur tournait le dos.

Soudain, Alix se leva sans crier gare et courut dans l'hôtel. Les jumeaux se levèrent dans un mouvement parfaitement synchronisé. Elle s'apprêtait à la rattraper lorsqu'elle fut soudain oppressée, consciente d'un danger immédiat. Ils n'eurent même pas le temps de s'enfuir. Tous les membres de leur clan surgirent soudain. Démétri, le plus exposé, fut happé et cloué au sol. Jane s'apprêtait à les foudroyer de douleur lorsqu'Afton put s'approcher suffisamment pour capturer son frère. Elle se figea aussitôt. Aro s'approcha tranquillement et lui sourit.


Aro "Vas-tu te rendre ?"

Elle fit la navette entre Démétri et Alec, tous deux immobilisés. Son coeur avait beau être mort depuis des centaines d'années, elle avait l'impression de le sentit tambouriner dans sa poitrine. Elle n'avait jamais eu un tel envie d'utiliser son don, de le lancer le plus fort possible, afin de libérer son frère et son mari. Afton avait une main crispée sur la gorge d'Alec, prêt à le mettre à mort. Elle serra les dents et s'affaissa légèrement. Deux gardes vinrent aussitôt lui prendre les bras, avec toutefois une certaine prudence. Elle n'arrivait pas y croire. Déplacer le clan tout entier ! Aro repartit vers l'hôtel et elle se tendit encore plus. Alix...


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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:48

Esmée lut rapidement la missive à son tour. Elle sourit, puis fronça les sourcils, comme si elle ne comprenait pas.

-« S'ils sont là, où sont-il ? Pourquoi... Et... Pourquoi sont-il venu ? D'eux-mêmes ? »

Il secoua la tête. Esmée semblait toujours aussi perdue, ses vieux réflexes humains reprenant le dessus.

-« Que fait-on ? »

Il faillit répondre « Rien », mais ce n'était pas la réponse la plus adaptée à la situation. Puis il prit tout à coup conscience qu'Esmée n'avait peut-être pas saisi l'intégralité de la situation, et que c'était pour cela qu'elle s'obstinait ! Il en resta figé un court instant, se sentant idiot de ne pas y avoir songé plus tôt. C'était sûrement ça ! Elle ne connaissait pas Aro aussi bien que lui, et ne se doutait donc pas... Il se tourna vers elle, prêt à tout mettre au clair, lorsqu'il remarqua son regard fixé au-dehors, ses yeux écarquillés, ses mains tremblantes, son air choqué, sa bouche entrouverte, comme bloquée par un cri muet. Trop tard, elle avait enfin compris. Elle vint brusquement se serrer contre lui et marmonna d'une voix lourde de culpabilité :

-« Je suis désolée... J'aurais dû t'écouter. J'aurais dû ! »

C'était trop tard pour les regrets. Ils devaient se décider, et très vite. Nul doute qu'Aro se trouvait à présent à moins d'un kilomètre d'eux. Carlisle s'en voulait terriblement de ne pas avoir Esmée à rentrer, quitte à l'enlever de force s'il l'avait fallut. Il se serait expliqué plus tard, elle aurait compris ! Alors qu'à présent... Son cerveau fonctionnait à plein régime, cherchant frénétiquement un moyen de s'en sortir. Ils avaient marché exactement comme le chef des Volturis l'avait prévu. Et avaient couru à leur perte, en plus d'avoir entraîné Alix et les trois gardes dans un piège. Carlisle n'éprouvait pas spécialement d'affection pour Démétri ou les jumeaux, mais être responsable de leur capture lui pesait tout de même.

Soudain, il détecta une odeur de sang tout près et la porte de leur chambre s'ouvrit. Il en resta coi en apercevant la petite Alix. Elle lâcha la rose qu'elle tenait, blessée à la main par ses épines. Se faire ça alors qu'elle avait toute une horde de vampires aux trousses n'était pas très intelligent, selon lui.


Alix "Parce que les larmes sont synonymes de tristesse et de douleur... Et personne ne doit souffrir comme moi je souffre..."

Elle avait une mine affreuse... Elle fit quelques pas vers Esmée, qui la regardait sans rien dire, comme assommée, alors qu'il la serrait toujours contre lui.

Alix "Pourquoi pleurer alors que la mort ne te frappera pas? Pourquoi éprouver de la douleur alors que rien ne t'obliges à le faire? Tu ne devrais pas souffrir pour une quelconque raison..."

Elle avait de larges cernes sous les yeux, le teint cireux, le cœur battant trop vite. Malade, et sans doute inconsciente de l'être. Et, visiblement, elle ne comprenait qui ils étaient, ce qui n'avait rien d'étonnant.

Alix "Tu sais, je ne vivrais plus très longtemps, pourtant je suis heureuse... Heureuse, mais je ne sais pourquoi... J'ai mal, pourtant je ne ressens aucune douleur... Étrange, n'est-ce pas? Enfermes cette douleur au fond de ton cœur, n'y penses plus, et vis ta vie..."

Elle parlait comme une adulte, le regard si étrange. Il ne comprenait pas, mais devinait que quelque chose n'allait pas, chez elle, au-delà du dérangement physique. Elle souriait, et il en fut bouleversé. Pouvait-elle se douter du sort qui l'attendait ? S'il en avait été capable, il l'aurait sans doute achevé lui-même avec un somnifère ou de la morphine, afin de lui épargner terreur et douleur.

Alix "La vie est ainsi faite... Et je suis dans ce rêve... Ce rêve qu'elle fait..."

Elle était malade. Mais pas seulement du corps, selon lui. Il était médecin, et certains signes ne trompaient pas. Il ferma un instant les yeux, l'esprit vide, incapable de trouver une solution. Cette fois-ci, il doutait fortement qu'ils allaient pouvoir s'en sortir. La petite était d'ors et déjà condamnée. Les jumeaux et Démétri, s'ils n'étaient pas tués, pouvaient se résigner à l'idée d'être bouclés à Volterra et sévèrement gardés pour les trois prochains siècles. Quant à eux... Il ne voyait guère d'autres options que la mort, pure et simple.

Au même moment, la poignée de leur porte fut détruite. Aro entra, sourire aux lèvres, entourés de ses gardes. Carlisle soupira.


Aro « - Je vous remercie. Grâce à vous, j'ai enfin pu remettre la main sur Démétri et les jumeaux. Mais allons régler ça avec tout le monde, voulez-vous ? Il ne manque plus que vous pour commencer... »

Tout le monde ? Que voulait-il dire ? Il n'avait quand même pas fait déplacer tout son clan ! Ou si. Félix empoigna Alix. Eux-même furent brusquement séparés et traînés dans une cour, à l'abri des regards. Là où le docteur vit que oui, le clan entier était présent. Les trois fuyards avaient été maîtrisés eux aussi. La fin d'une fuite perdue d'avance. Carlisle avait su dès le début qu'ils n'auraient aucune chance de tenir.

Aro « - Amenez-moi la gamine. »

Les deux bras bloqués, il jeta un œil perdu à Esmée. Que pouvait-il faire ?!
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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:49

Aro regarda Carlisle, son « vieil ami ». Il n'aurait jamais pensé le voir lui dans cette situation un jour. Immobilisé par deux gardes, le regard perdu... Sa très chère épouse n'avait pas l'air très en forme non plus. Il eut un rictus, et se détourna. Il se soucierait d'eux plus tard. Il s'intéressa plutôt à la gamine que Félix venait d'amener devant lui et la dévisagea. Petite chose inutile et si faible ! Il n'arrivait toujours pas à croire que Jane s'était enfuie pour elle. Une mioche, malade et blessée, chétive, sans aucun intérêt. Une gamine sans famille, ni amis, ni passé. Finalement, la tuer était presque un service à lui rendre. Ce serait toujours mieux que la misérable vie qui l'attendait. Il tendit la main, la déposant sur sa joue. Et écarquilla les yeux.

Enfant de la Lune !

Ses yeux devinrent noir et il se crispa. Une enfant de la Lune. Un de ces monstres que lui et son clan avaient traqués et tués jusqu'au dernier ! Un des monstres qu'ils avaient brûlés, démembrés, déchiquetés, étouffés, torturés, massacrés, décimés. Cette mioche, l'un des leurs, qui l'aurait cru ? Elle avait visiblement plus ou moins conscience, d'après ce qu'il avait vu dans son esprit. Sa schizophrénie était caractéristique des membres de sa race, souvent fous à lier et rongés, détruits par leur nature. Il recula d'un pas, un sourire mauvais étirant ses lèvres.


« - Caïus, mon cher frère, j'ai une information intéressante... Cette gamine est une Enfant de la Lune. »

On aurait dit que son frère venait d'avaler un citron entier. Il blêmit, balbutia quelque chose et referma la bouche. Quand à Marcus, il fronça les sourcils, l'équivalent chez lui d'une crise de nerfs. Tout le monde s'était tendu, figé, glacé. Car tous croyaient que ces monstres avaient disparus. Il sourit d'un air satisfait en avisant la tête que faisait Jane, mélange de dégoût et d'effroi. Il savait qu'elle détestait ces monstres autant que Caïus. Parfait. Il posa les deux mains sur les épaules d'Alix, la maintenant immobile, lui dédiant un sourire cruel. Pauvre petite chose fragile et inutile. Il la força à se placer devant les jumeaux.

« - Tuez-la. »
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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:50

Il avait ordonné que l'on te tue... Oui, ta fin était proche, tu le savais depuis longtemps, très longtemps... Depuis que tu avais posé le pied dans cette salle, tes heures étaient comptées... Oui... Tu souffrais, beaucoup, de cette maladie incurable... Même en ayant enfermé tes douleurs, même en ignorant cette lame qui déchirais ton coeur, tu souffrais...

Finalement, tu trouvais peut-être que la mort n'était pas si mal... Tu allais sûrement retrouver des gens dans l'au-delà.
Mais tu étais énervée, énervée d'avoir lutté pour rien! Tu voulais hurler ta colère au monde! Tu voulais que cet homme cruel sache le fond de ta pensée! Tu étais devenue une furie, emprisonnée par les barrières de la chaire... Tu ne tentais pas de te débattre, tu savais que cela était parfaitement inutile. Simplement, tu parlas. Tu parlas pour dire tout ce que tu n'avais pas pu dire pendant ces quelques jours. Tu parlas, car une fois morte, rongée par la maladie, tu ne pourrais le faire.

- "C'est la vie... Mais est-ce vraiment une vie? Est-ce vraiment une vie que de n'exister qu'un certain temps? Je pense qu non... Mais mon avis a-t-il vraiment de l'importance? En faite, l'avis de quiconque ici présent a-t-il de l'importance à tes yeux?"

Tu t'étais tournée vers l'homme pour dire ces phrases. Tu avais un ton qui suggérait la colère, une grande haine. Oui, tu n'avais plus rien à perdre, alors tu te battais avec tes dernières forces, comme une diablesse. Tu regardais ces yeux devenus noirs. Ton regard, s'il le pouvait, lancerait des éclaires. Tu le regardais avec tant de haine, toute cette haine que jamais tu n'avais éprouvé auparavant.

Tu as mal, ton coeur est, une fois de plus, lacéré de ronces. Tu n'as plus beaucoup de temps pour vivre...

- "Tu n'es qu'un monstre, un fléau pour autrui. Cela se voit dans tes yeux salis par la cupidité. Peut-être que je ne suis qu'une enfant, peut-être que je suis malade, affaiblie et folle, mais je sais, je sais et je vois. Je vois ce que les adultes ne peuvent percevoir, je vois tous les secrets les plus profondément enfouis. Je vois, la vérité. Vérité que même toi, petite chose insignifiante dans ce monde, ne peut percevoir. Car il n'y a que les enfants qui voient cette vérité oubliée des adultes..."

Tu reprends ton souffle. Le souffle... C'est cela qui te manque... Il te manque tant de choses... Tu n'as pas tout découvert en ce monde si vaste. Tu regrettes un peu... Tu te tourne vers les deux personnes qui doivent te tuer. Tu regarde la femme... Toujours aussi belle, même la tristesse et la maladie ne pourrons pas corrompre son beau visage si fin, si doux...
Tu retiens tes larmes, tu as déjà assez pleuré comme ça...

- "Je ne me souvenais plus de ton prénom... Je ne me souvenais plus de rien, et c'est encore le cas en ce moment si funeste... Mais je me rappelles ce visage, ce visage que j'ai vu tant de fois jadis... Jane... C'est celui de ma mère... Parfaite goutte d'eau, parfait sosie... Elle te ressemble, elle est comme toi... Jane... Je suis désolée d'avoir oublié ce nom, ce nom qui appartenait à ma mère...", tu avais murmuré.

Les larmes percèrent tes barrières. Elles dévalèrent tes joues avec empressement, finissant leur route sur ta robe rouge... rouge comme le sang qui coulait dans tes veines, rouge comme leurs yeux à tous. C'est ainsi. Ton coeur manqua un battement, il te faisait de plus en plus mal. Tu souffrais tant. Une lame transperçait cet organe vital...

- "C'est ainsi, je quitte ce monde... Ce monde qui me déteste tant... pourtant, je n'ai rien fais pour le blesser...", ce n'était qu'un faible chuchotis...

Tes forces te quittaient, tu sentait la mort te happer dans ses bras froids... Ton souffle se ralentissait, ton coeur ratait de plus en plus de battements... Tes yeux peinaient à rester ouverts... C'est comme si tu luttais contre le sommeil... Mais ce sommeil là sera éternel...

- "Comme la fleur, tu te fanes. Tu tombes sous le poids de cette maladie, de ce sang impure... Comme l'oisillon, tu tombe, une chute sans fin... Comme le soleil, tu te couches pour laisser place à la lune...", murmure la voix...

C'est la première fois qu'elle parlait vraiment... Mais c'était aussi la dernière...

- "Je suis heureuse d'avoir pu jouer avec vous...", souffles-tu...

Tu fermes les yeux et souries.

- "Ainsi, la vie te quittais si vite. Mais cette acte était doux, une caresse du vent...", murmure une dernière fois la voix.

Puis ton coeur s'arrête. Ton souffle se stoppe. Tes bras deviennent branlants le long de ton corps sans vie. Tu es morte, pourtant, ton sourire demeure, là, présent, heureux.
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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:50

Enfant de Lune.

Ce nom résonnait avec force dans son esprit. Il ne sentait même plus les bras qui le retenaient, il ne prêtait même plus garde à leur situation. Une Enfant de la Lune. Il échangea un regard horrifié avec Jane. Comment était-ce possible ? Non, ce n'était pas possible, tous simplement. Ils avaient tous été décimés, des années et des années plus tôt. Même le docteur Cullen avaient participé à la chasse. Puis lui et sa sœur, encore plus tard. Leur clan avait écumé l'Europe afin de tous les retrouver et les détruire. Et Alix serait l'une des leurs ?!

Aro la plaça juste devant eux. Alec voyait bien que sa jumelle était complètement perdue, ne sachant plus qui voir chez Alix, entre le monstre et la fillette. Aro leur ordonna de la tuer, d'une voix froide et dénuée d'émotions. Jane ferma brièvement les yeux. Comment lui demander ça, D'eux trois, elle était la seule à avoir vraiment été touchée par la petite. Petite qui se tourna soudainement vers Aro.


Alix - "C'est la vie... Mais est-ce vraiment une vie? Est-ce vraiment une vie que de n'exister qu'un certain temps? Je pense qu non... Mais mon avis a-t-il vraiment de l'importance? En faite, l'avis de quiconque ici présent a-t-il de l'importance à tes yeux?"

Il tressaillit, tandis que le reste du clan était partagé entre l'amusement et la colère. Le pire était qu'elle n'avait même pas tord, avec ça. A l'exception de ses frères, Aro ne prenait pas garde à l'avis des autres.

Alix - "Tu n'es qu'un monstre, un fléau pour autrui. Cela se voit dans tes yeux salis par la cupidité. Peut-être que je ne suis qu'une enfant, peut-être que je suis malade, affaiblie et folle, mais je sais, je sais et je vois. Je vois ce que les adultes ne peuvent percevoir, je vois tous les secrets les plus profondément enfouis. Je vois, la vérité. Vérité que même toi, petite chose insignifiante dans ce monde, ne peut percevoir. Car il n'y a que les enfants qui voient cette vérité oubliée des adultes..."

Son cœur battait si vite, comme s'il savait qu'il galopait vers ses derniers instants. Elle se tourna ensuite vers Jane, le visage baigné de larmes. Jane qui était aussi figée qu'une statue. Un instant, il fut tenté d'utiliser son don pour elle, pour qu'elle n'entende plus rien, ne se soucie plus de rien.

Alix - "Je ne me souvenais plus de ton prénom... Je ne me souvenais plus de rien, et c'est encore le cas en ce moment si funeste... Mais je me rappelles ce visage, ce visage que j'ai vu tant de fois jadis... Jane... C'est celui de ma mère... Parfaite goutte d'eau, parfait sosie... Elle te ressemble, elle est comme toi... Jane... Je suis désolée d'avoir oublié ce nom, ce nom qui appartenait à ma mère... C'est ainsi, je quitte ce monde... Ce monde qui me déteste tant... pourtant, je n'ai rien fais pour le blesser..."

Alors c'était pour ça ? La raison de son attitude depuis le début ? Parce que sa jumelle ressemblait à sa mère ? Il entendit nettement certains gardes glousser et vit Caïus esquisser un sourire moqueur. Aro, en revanche, ne riait pas. Les bras croisés, il ressemblait à un orage sur le point d'éclater. L'air de dire « Mais qu'est-ce que vous attendez ? » Les gardes les avait relâchés, les laissant libres d'accomplir leur funeste travail. Un travail qu'ils avaient accomplis des centaines de fois sans même se poser de questions. Démétri croisa son regard, brièvement, mais il eut le temps d'y lire une once de pitié.

Alix - "Je suis heureuse d'avoir pu jouer avec vous..."

Jane releva la tête, en même temps que son mari. Alec fit un léger signe de la main pour l'arrêter. Il allait s'en charger lui-même. Rapidement. Sous le regard dur d'Aro, il mit fin à la vie de la petite. Elle s'écroula sans un cri ni un gémissement. Dans la mort, elle avait un air enfin libéré. Il attrapa la main de sa jumelle et la serra. Terminé. Voilà comment finissait cette fuite, dont l'issue était pratiquement décidée depuis le début. Il releva la tête et soupira. Puis regarda Aro.

« - La petite est mort, et nous sommes là, tous les trois. Vous avez gagné. Alors laissez les Cullen partir... »

Ce n'était guère son genre de dire ça, mais il avait assez.
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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:51

Jane n'arrivait pas y croire. une Enfant de la Lune ? Non, c'était impossible ! Pas cette fillette ! Elle était si fragile et si innocente, comment pourrait-elle être un monstre ? Elle ne put empêcher son visage de se tordre de dégoût. "Un monstre !" lui hurlait son subconscient. Un monstre qu'elle avait tenu dans ses bras, consolé, protégé. Un tueur. Une fillette. Une erreur de la nature. Une enfant. Aro la poussa devant eux et leur ordonna de la tuer.

Jane se rendit compte qu'on les avait relâchés. Elle fixa la fillette, incapable de bouger. Une tempête faisait rage en elle, déchirée entre sa haine des Enfants de la Lune et sa pitié pour Alix. que devait-elle faire ? Soudain, Alix se tourna vers Aro, lui crachant en face tout ce qu'elle pensait de lui. Courageux mais inutile. Elle était condamnée. Jane riva son regard dans celui de Démétri, toujours immobilisé, brûlant de courir se réfugier dans ses bras. Tout oublier. Elle aurait voulu... elle aurait voulu qu'Alix ne soit jamais venu à Volterra, que rien de tout cela ne soit arrivé. La petite se tourna ensuite vers elle.


]b]Alix - "Je ne me souvenais plus de ton prénom... Je ne me souvenais plus de rien, et c'est encore le cas en ce moment si funeste... Mais je me rappelles ce visage, ce visage que j'ai vu tant de fois jadis... Jane... C'est celui de ma mère... Parfaite goutte d'eau, parfait sosie... Elle te ressemble, elle est comme toi... Jane... Je suis désolée d'avoir oublié ce nom, ce nom qui appartenait à ma mère..."[/b]

Jane serra les lèvres. Cette gamine était une erreur de la nature, mais aussi une enfant. Comment concilier cela ? Elle ne comprenait pas non plus comment elle pourrait tant ressembler à sa mère. C'était impossible... Un instant, Jane eut envie de redevenir humaine, de pouvoir grandir, devenir une femme, devenir mère... Cela aussi, c'était impossible. elle était figée à jamais dans ses douze ans, tout comme son frère jumeau. Et son mariage n'y changerait rien. Elle ne grandirait plus, de la même façon qu'Alix ne pourrait atteindre ses dix ans. C'était cruel. C'était la vie.

Alix - "Je suis heureuse d'avoir pu jouer avec vous..."

Elle releva la tête. Croisa le regard de Démétri. Mais alec l'arrêta d'un geste et se charge lui-même de la "tâche". C'était terminé. Le corps d'Alix tomba aux pieds d'Aro, inerte et sans vie. Et pourtant, un léger sourire flottait sur ses lèvres, comme si elle avait enfin connu le bonheur. Eux-même ne pouvaient mourir si facilement. Un corps de pierre, glacial et dur, sans possibilité d'évolution. Alix avait beau dire, Jane ne pouvait pas être "mère", plus jamais.

Alec - " La petite est morte, et nous sommes là, tous les trois. Vous avez gagné. Alors laissez les Cullen partir..."

Elle regarda son frère, surprise. Qu'il dise ça l'étonnait quelque peu. Elle lâcha un soupir. il avait raison, de toute façon. Ils étaient vaincus, et de manière écrasante.


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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:52

Alors qu'Esmée était encore triste, qu'elle souffrait encore terriblement, elle essayait de se calmer, de trouver une solution, un moyen (peut importe lequel), elle se devait de trouver... Son coeur lui soufflait qu'elle ne pouvait laisser une chose aussi horrible se produire... Mais, sa raison, elle, lui criait que peut importe ce qu'elle ferait, il était désormais beaucoup trop tard. Aro savait, les jumeaux, Démétri et la fillette n'allaient pas tarder à être, à leur tour piégé... Esmée s'en voulait. Elle voyait son erreur, savait à présent... Oui, mais à présent... Le mal était fait et tout ce qu'elle ferait allait empirer les choses... Ensuite, elle se ressaisît, sachant que rien n'allait être concluant...

Elle soupira, elle se devait de trouver une solution, oui, mais laquelle ? Que espèce de croyance fallait-il avoir pour se confondre en excuses, pour comprendre qu'Aro ne changerais pas d'avis, qu'il n'allait pas s'arrêter à de futiles détails qu'étaient les vies d'êtres différents ? Esmée soupira... Elle était à présent déchirée. Partagé en deux : son coeur et sa raison, qui lui dictaient tout deux, des avis différents... Elle réfléchissait, car, son coeur lui disait de ne pas abandonner, mais elle ne trouvait pas vraiment et là, sa raison entrait en scène pour lui dire sournoisement que, de toute façon rien ne valait la peine qu'elle se torture ainsi, qu'elle cherche autant... Car de toute façon... S'en était fini, elle les avait trahis. Elle voulait les aider ? Comment, en permettant à Aro de les retrouver ? Tu parles d'une aide ! Elle se sentait stupide, inutile...

D'un coup, elle entendit quelqu'un entré, puis s'approcher. Esmée sentait l'odeur du sang qui planait dans la pièce... Elle sentît sa gorge en feux, le fer chauffé à blanc... Elle dût se concentrer, pour oublier cette odeur enivrante et ignorer cette douleur, cela lui valait un effort considérable, mais elle devait le faire. Ce serait totalement stupide de tuer la petite qu'elle voulait tant protéger ! Une fois qu'elle avait repris le contrôle, qu'elle ne laissait plus rien paraitre, elle fixa la fillette.


-Alix- « Parce que les larmes sont synonymes de tristesse et de douleur... Et personne ne doit souffrir comme moi je souffre... »

Cette phrase avait été murmurée. Esmée redressa son visage et fixa la petite fille présente actuellement qui s'avança davantage. Esmée se concentra pour oublier le sang présent, oublier la douleur. Puis fixa le regard de la fillette qui s'avançait à présent, pour se planter devant elle.

-Alix- « Pourquoi pleurer alors que la mort ne te frappera pas? Pourquoi éprouver de la douleur alors que rien ne t'obliges à le faire? Tu ne devrais pas souffrir pour une quelconque raison... »

Esmée écarquilla les yeux. Cette petite lui demandait ça ? Mais… Comment expliquer à une enfant les réelles craintes, où quelconque peur d’une adulte par rapport à une enfant qu’elle n’avait jamais vue de ça longue vie ? Elle ne comprendrait pas. Mais Esmée fût surprise de la tournure que prenait cette… Virée. Elle fixa la petite, sans savoir que répondre, ainsi, elle vit que cette dernière souriait.


-Alix- « Tu sais, je ne vivrais plus très longtemps, pourtant je suis heureuse... Heureuse, mais je ne sais pourquoi... »

Heureuse ? Elle était heureuse, alors qu'elle allait probablement mourir ? Comment réagir à cette phrase ?! Esmée n'en croyait pas ses oreilles... Heureuse ? Tant mieux d'un côté. Si elle mourrait, elle mourrait heureuse... Esmée soupira à cette idée. Cette petite allait mourir et cela à cause de sa seule et unique faute... Esmée qui fixa la petite remarqua que cette dernière ne la regardait plus, mais qu'elle avait les yeux rivé sur sa propre main... Esmée ne prit pas la peine de regarder ce que cette fillette fixa. Cela lui était inutile...

-Alix- « J'ai mal, pourtant je ne ressens aucune douleur... Étrange, n'est-ce pas? Enfermes cette douleur au fond de ton coeur, n'y penses plus, et vis ta vie... »

Esmée soupira. Cette petite était très mature... Elle disait ça, mais elle ne connaissait pas les motivations d'Esmée... Elle ne connaissait pas son passé et ne savait pas comment elle réagissait. Comment pourrait-elle le savoir ? Comment pouvait-elle être si mature à un si jeune âge ? Décidément... Esmée ne savait plus que penser de tout ça, à vrai dire, elle ne savait plus quoi penser tout court... Comment réagir ? Esmée, qui n'avait toujours pas cessé de fixa la fillette des yeux, croisa de nouveau son regard et, comme si elle voyait un sourire sur ce visage pour la dernière fois, elle reçut un sourire de la part de cette petite... Comme pour conclure cette brève « conversation »...

-Alix- « La vie est ainsi faite... Et je suis dans ce rêve... Ce rêve qu'elle fait... »

À présent, après cette phrase des plus... Ténébreuse, Esmée sentît que tout était fini. Que rien ne servait de lutter... Même son coeur soufflait à présent « C'est trop tard ma grande ! C'est malin ! J'ai mal maintenant ! » ... De manière théorique, bien évidemment, son coeur ne vivait plus ! Même s'il la faisait souffrir... Esmée réfléchissait encore... Elle ne voulait pas abandonner, mais elle savait qu'elle se bâtait avec le vent... Avec le néant... C'était peine perdue... Une seule issue possible pour cette petite : la mort. Et pour eux ? Aro les tuerait surement aussi... Les jumeaux quant à eux ? Elle ne savait pas... Elle ne connaissait pas si bien Aro. Seul Carlisle pouvait savoir comment il allait réagir... Esmée se colla à son époux. Quand tout à coup... La poignée se détruisit et Aro arriva avec sa garde dans leur chambre. Esmée sursauta puis retint la rage qui pointait le bout de son nez en elle. Elle ne devait plus faire de bêtise... Noon... Aro sourit ce qui eût le don d'énervé Esmée encore davantage.


-Aro- « Je vous remercie. Grâce à vous, j'ai enfin pu remettre la main sur Démétri et les jumeaux. Mais allons régler
ça avec tout le monde, voulez-vous ? Il ne manque plus que vous pour commencer... »

Esmée vit rouge... Que lui avait-il prit de n'en faire qu'à sa tête ?! Aro parlait comme s'ils étaient conviés à une soirée de la plus haute importance et qu'ils avaient aidé à la faire... Comment prendre ça comme un jeu ? Comment pouvait-il oser prétendre cela ... ? Il était évident qu'Aro ne leur laissait pas le choix, même pour le plus bel idiot au monde, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure !... Un jeu... Aro trouvait que cela était un jeu...

Esmée était furieuse... Contre Aro ? Il en valait de soit ! Mais pas seulement... Elle était furieuse contre elle... Contre sa naïveté... Son imbécilité.
-Aro- « Amenez-moi la gamine. »

Esmée se fit empoignée brutalement et séparer de son mari. S'en était fini. Ils se firent emmener dehors, avec les autres. Et là, elle vit les Volturis en entier... Il avait appelé TOUT le clan !? Pour une simple enfant ? Esmée fixa son époux. Et elle vit qu'il lui lançait un regard perdu... Elle soupira... Que pouvaient-ils faire ?! Comment réagir ! Il y avait forcément une solution... Qui leur pendait sous le nez depuis le début ! Mais qu'elle ne la voyait pas... Elle ne la voyait nulle part... Elle lui rendit son regard, puis lui envoya un regard de complot... Comment trouver une solution ?... Elle cherchait... Cherchait... Mais nulle solution n'existait... Car la seule véritable fin se trouvait la mort... Elle fixa Aro, redoutant son jugement, puis son regard se tourna vers Alix... Et sur tout le clan, puis finalement elle reporta son attention sur Aro. Et elle remarqua son regard changé du tout au tout. Il y avait de la haine qui s'en échappait... Que ce passait-il ? Ensuite, alors qu'elle le fixa toujours, elle le vit se reculer... Et sourire.

-Aro- « Caïus, mon cher frère, j'ai une information intéressante... Cette gamine est une Enfant de la Lune. »

Enfant de la Lune ? Que... ? Elle ne comprenait pas vraiment le danger, elle n'avait pas assisté au drame. Mais elle savait de par son époux qu'ils avaient, en principe tous étés tués. Seulement... Si cela avait été le cas, comment ce faisait-il que cette petite en était une ? Et qu'Aro y réagissait mal ? Néanmoins... Cette petite était une enfant... Et peut importait sa nature, elle en restait une... Cela restait un acte cruel de vouloir tuer une enfant. N'ayant pas assisté à l' « extermination » des Enfants de la Lune, elle ne pouvait pas imaginer le chaos que cela engendrait... Mais elle savait que son mari y avait... Participé. Et, d'après ce qu'il lui avait dit, elle pouvait l'imaginer. Elle savait aussi dès lors, qu'Aro ne les aimaient pas, mais alors pas DU TOUT. Elle regarda la réaction de Caïus, qui... Le prit mal aussi... Cette petite était condamnée... Elle fixa l'assemblée qui s'était à présent figés, sans mot. D'un coup, elle vit Aro prendre la petite par les épaules et l'emmenez au jumeau.

-Aro- « Tuez-la.»

Esmée fixa cette petite… Qui gesticulait.

-Alix- « C'est la vie... Mais est-ce vraiment une vie? Est-ce vraiment une vie que de n'exister qu'un certain temps? Je pense que non... Mais mon avis a-t-il vraiment de l'importance? En faite, l'avis de quiconque ici présent a-t-il de l'importance à tes yeux? »

Esmée resta sans voix... La petite, qui s'était tourné face à Aro, venait de « cracher » cette vérité au visage de ce dernier...

-Alix- « Tu n'es qu'un monstre, un fléau pour autrui. Cela se voit dans tes yeux salis par la cupidité. Peut-être que je ne suis qu'une enfant, peut-être que je suis malade, affaiblie et folle, mais je sais, je sais et je vois. Je vois ce que les adultes ne peuvent percevoir, je vois tous les secrets les plus profondément enfouis. Je vois, la vérité. Vérité que même toi, petite chose insignifiante dans ce monde, ne peut percevoir. Car il n'y a que les enfants qui voient cette vérité oubliée des adultes... »

Elle n'arrangeait pas les choses en disant ça... Même si cela était vrai... Esmée fixa les alentours... Tout le monde était surpris de ce que cette petite disait... Esmée se concentra à nouveau... Elle s'en voulait de s'être ainsi déconcentrée ! Elle chercha... Chercha... Chercha... Sans trouver.
Esmée à présent n'écoutais plus. Elle cherchait toujours. Son coeur la supplia de ne pas lâcher prise, de ne pas crouler... Il FALLAIT qu'elle trouve... Mais peut importe... Elle chercha, chercha, chercha... En vain... Et alors qu'elle cherchait, elle vit la petite succombé au sol. Tel un corps sans vie... Elle sentît le besoin d'aller la voir. D'essayer de la réveiller. Mais elle ne pouvait pas, elle était bloquée... Elle chercha... Chercha... Chercha...

-Alec- « La petite est morte, et nous sommes là, tous les trois. Vous avez gagné. Alors laissez les Cullen partir... »
Elle était morte. Ils l'avaient tué ! Sans regrets ! Elle était jeune... Et ne méritait pas de mourir... Enfant de la Lune... Sa nature lui avait coûté la vie. Elle était dangereuse, Esmée n'en doutait pas. Mais son coeur ne voulait pas lâcher prise, même maintenant, alors qu'elle était morte... Morte... Morte... Ils l'avaient tué... Tuée... Elle chercha, chercha, chercha... Puis, finalement son coeur lui fit mal... (Oui, il était mort et alors ? Cela ne lui empêchait pas de la faire souffrir...) Son coeur réalisa qu'Alix, car ce nom elle l'avait entendu, était morte... Il le réalisa seulement, alors que sa raison, elle le savait et avait arrêté de chercher une solution qui n'existait pas et n'existerait jamais... Elle ne savait plus comment réagir. Ni que faire... Cette petite fille, innocente, qui ne voulait pas le mal de quiconque... Venait de trouver la mort, à cause d'un être dépourvu d'état d'esprit, de conscience... Et de sa nature... Elle n'aurait pas fait de mal avant un bout de temps, lui semblait-il...Et soudain, elle réalisa la situation. Carlisle ! Où était-il ? Elle chercha dans les alentours et, fini par le voir. Elle le fixa, cherchant à présent un moyen de sauver son époux. Chercha, chercha... Il fallait trouver ! Elle ne voulait pas le perdre ! Elle regarda Aro et remarqua qu'il arrivait près d'eux. Bon dieu ! Il devait forcément avoir un satané moyen !? Esmée réfléchit, elle n'avait pas le droit de se reposer sur ces lauriers... Elle réfléchit... Encore et toujours... Or, elle ne trouvait pas de solution, alors, elle se mit à supplier mentalement son époux d'en avoir une...

Distraire Aro ? Peine perdue !

Se faire « pardonner » ? Comment et... Pourquoi ?

Demander une clémence à son tour ? Alec venait d'étrangement, le faire... Et elle ne voyait pas, comment.

Lui dire la vérité ? Elle n'était pas toujours bonne à prendre ou à dire... Eh puis, elle ne voyait pas ce qui pouvait lui intéresser qui serait susceptible de l'arranger... De toute façon, un seul geste et il savait tout. Peut importe ! Elle ne voyait pas ce qu'il ignorait.

Lui demander de les relâcher sous peine de ne jamais avoir les dons de leurs enfants ? Il n'avait déjà pas de grande chance !... Sauf que les chances seraient plus grandes, de pouvoir y croire.... Une fois relâchés...
Mais elle ne voyait pas, car elle trouvait toujours un contre-argument... Des plus valables. Chaque argument avait son contraire et, elle cherchait CELUI qui n'en avait pas de plausible... Mais elle ne trouva pas... Elle ne voulait pas perdre son époux et n'imaginait pas vivre l'éternité... Sans lui... Elle prit peur, elle avait peur de ce qu'il était capable de faire, de ce qu'il allait faire... De ce qu'il pourrait faire... Elle était prête à se sacrifier pour lui et, avait peur que ce soit de même de son côté... Elle savait qu'ils ne pouvaient plus rien faire, leur destin était entre ses mains... Et... Cela la terrifiait. Alors, il ne restait plus qu'une seule chose à faire :

Attendre le verdict pouvant être mortel, d'Aro...
Attendre, attendre... Et toujours attendre.
Réfléchir, réfléchir... Et encore réfléchir...
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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:54

Alix - "C'est la vie... Mais est-ce vraiment une vie? Est-ce vraiment une vie que de n'exister qu'un certain temps? Je pense que non... Mais mon avis a-t-il vraiment de l'importance? En faite, l'avis de quiconque ici présent a-t-il de l'importance à tes yeux?"

Il leva un sourcil. Ce monstre pouvait-il vraiment se permettre de le provoquer, dans la situation où il se trouvait ?

Alix - "Tu n'es qu'un monstre, un fléau pour autrui. Cela se voit dans tes yeux salis par la cupidité. Peut-être que je ne suis qu'une enfant, peut-être que je suis malade, affaiblie et folle, mais je sais, je sais et je vois. Je vois ce que les adultes ne peuvent percevoir, je vois tous les secrets les plus profondément enfouis. Je vois, la vérité. Vérité que même toi, petite chose insignifiante dans ce monde, ne peut percevoir. Car il n'y a que les enfants qui voient cette vérité oubliée des adultes..."

Il croisa les bras, agacé. Qu'attendaient les jumeaux ?! Il se fichait bien de tout ce que pouvait lui raconter cette Enfant de la Lune. Peu importe ce qu'elle pensait, peu importe son âge, peu importe ses sentiments. Il se moquait bien de ce qu'elle pouvait ressentir, de ses larmes qui coulaient sur ses joues.

Alix - "Je ne me souvenais plus de ton prénom... Je ne me souvenais plus de rien, et c'est encore le cas en ce moment si funeste... Mais je me rappelles ce visage, ce visage que j'ai vu tant de fois jadis... Jane... C'est celui de ma mère... Parfaite goutte d'eau, parfait sosie... Elle te ressemble, elle est comme toi... Jane... Je suis désolée d'avoir oublié ce nom, ce nom qui appartenait à ma mère... C'est ainsi, je quitte ce monde... Ce monde qui me déteste tant... pourtant, je n'ai rien fais pour le blesser..."

Très touchant, vraiment. Confondre Jane avec sa mère, fallait-il avoir un esprit malade pour en arriver là. Il n'avait pas négligé les efforts pour faire des jumeaux de parfaits soldats, de bons gardes, bien entraînés, leur ôter toute hésitation à se battre et utiliser leurs dons. Des dons si précieux. Et il ne laisserait pas cette mioche gâcher ses efforts. Démétri serait sans doute le plus facile à ramener dans le rang. Chelsea y suffirait. En revanche, les jumeaux allaient être punis. Jane pour avoir été à l'origine de cette fuite, Alec pour avoir usé de son don contre la garde et aidé sa soeur.

Alix - "Je suis heureuse d'avoir pu jouer avec vous..."

Jouer ? Un sourire de dédain étira ses lèvres. Elle n'avait pas vraiment tord. Il s'agissait bel et bien d'un jeu. Un jeu qu'il avait d'ors et déjà gagné. Mais c'était loin d'être terminé. Alec se décida enfin. La petite tomba au sol, morte. Voilà une chose de réglée !

Alec- « La petite est morte, et nous sommes là, tous les trois. Vous avez gagné. Alors laissez les Cullen partir... »

Il en resta coi. Il lui demandait de... Et bien. Il observa un long moment les jumeaux, un rictus l'agitant. Il n'avait encore rien décidé concernant les Cullen. En revanche, il savait très bien ce qu'il comptait faire aux jumeaux. Et si Alec en était conscient, il la bouclerait certainement, histoire de ne pas aggraver son cas et celui de sa soeur.

Il fit signe à ses gardes de les immobiliser à nouveau puis vint vers les Cullen. Il s'arrêta d'abord devant Esmée et s'empara d'une de ses mains, alors qu'elle était toujours immobilisée. Une foule d'émotions lui parvint immédiatement et il lui dédia un grand sourire très peu engageant, voir franchement inquiétant. Madame se démenait pour trouver une solution, refusant d'accepter qu'elle ne pouvait strictement rien faire. Il laissa échapper un petit rire, parfaitement conscient que cela l'énerverait encore plus, et s'en amusant.


"- Que d'idées, Mrs Cullen. Dommage qu'aucune d'entre elles ne soit réalisable. Toutefois, je dois encore te remercier. Sans ta stupidité, mes petits fugitifs seraient encore dans la nature, et cette Enfant de la Lune respirait toujours."

Il la relâcha, s'amusant de son regard à la fois furieux, blessé, et désespéré. Il jeta un oeil à Carlisle, plus tendu qu'un arc, fermement retenu par ses gardes. Qu'il se calme, il n'allait rien faire à sa femme. Du moins pas tout de suite.

"- Chelsea, appela-t-il d'un ton sec en désignant Démétri du menton."

Son garde se raidit, comprenant ce qui l'attendait. Chelsea le fixa longuement. Il eut un regard étrange, puis sembla s'affaisser, presque se détendre. Aro le toucha puis hocha la tête, satisfait, et le fit libérer. Il revint ensuite vers les jumeaux. Il tira Jane par le bras et la fit pivoter pour qu'elle fit face à son cher frère. Il murmura de façon à ce qu'elle seule l'entende :

"- Ma chère petite, tu vas amèrement regretter de t'être rebellée... Après tout ce que j'ai fait pour vous, c'est ainsi que tu me remercies ? Je croyais que tu étais loyale."

Il lui serra les épaules et ajouta avec sa voix normale :

"- Je déteste le désobéissance, tout comme la trahison. Vous devriez pourtant le savoir, tous les deux, mais apparemment, vous avez besoin d'une piqûre de rappel."

Il eut un sourire mauvais.

"- Jane, utilise maintenant ton don sur ton frère."
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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:55

Aro finit par se détourner d'eux et fila en direction des Cullen. Il s'empara de la main d'Esmée. A quelques mètres, Carlisle se débattit soudainement, comme s'il pensait qu'Aro comptait arracher dans l'instant même la tête de sa femme. Aro laissa échapper un rire, ce qui fit se raidir encore plus le docteur Cullen.

Aro "- Que d'idées, Mrs Cullen. Dommage qu'aucune d'entre elles ne soit réalisable. Toutefois, je dois encore te remercier. Sans ta stupidité, mes petits fugitifs seraient encore dans la nature, et cette Enfant de la Lune respirait toujours."

Sans sa... Comment ça ? Ce n'était pas de sa faute s'ils avaient été piégés ! A moins qu'ils ne soient de mèche avec Aro ? Non, ça ne tenait pas debout. Si c'était le cas, ils seraient libres, voir déjà partis. Et ils étaient tous réduits à l'impuissance, encadrés comme des criminels. Aro appela tout à coup Chelsea et lui désigna Démétri. Elle fit un brusque mouvement pour se libérer, courir vers son mari, s'interposer, mais Afton ressera brusquement sa prise sur la gorge d'Alec, la contraignant à rester tranquille. Elle grogna, tandis que le traqueur était de nouveau solidement rattaché au clan grâce au pouvoir de Chelsea.

Aro fut un éclair près d'elle. Il la tira brusquement par le bras et la força à se placer devant son frère. Ses mains appuyaient lourdement sur ses épaules, au point de lui faire mal. Mais elle ne lui donnerait pas le plaisir de gémir ou de supplier. Ils avaient peut-être perdus, mais ils n'en conservaient pas moins leur fierté. Aro murmura, si bas que sans doute elle seule pouvait l'entendre :


"- Ma chère petite, tu vas amèrement regretter de t'être rebellée... Après tout ce que j'ai fait pour vous, c'est ainsi que tu me remercies ? Je croyais que tu étais loyale."

Loyale... Elle l'était, oui, auparavant. Il la maintenait avec une telle force qu'elle ne pouvait plus bouger.

Aro "- Je déteste la désobéissance, tout comme la trahison. Vous devriez pourtant le savoir, tous les deux, mais apparemment, vous avez besoin d'une piqûre de rappel."

Elle se mordit la lèvre, craignant le pire.

Aro "- Jane, utilise maintenant ton don sur ton frère."

Elle écarquilla les yeux, choquée. Utiliser... son don... sur Alec ? Non ! Mille fois non ! Elle ne l'avais jamais fait, jamais. Elle reprit son souffle, à peine consciente de la pression qu'Aro lui imposait. Si elle refusait, que se passerait-il ? Ils risquaient forts d'être tués, tous les deux. A moins qu'Aro n'en laisse un en vie pour qu'il continue de souffrir... Elle se crispa, les yeux fermés, incapable de se décider. Elle l'avait fait tant de fois, déjà, mais là... Sur son propre frère ? Il était la personne qu'elle aimait le plus au monde, avant même Démétri. Elle rouvrit les yeux, croisant ceux de son jumeau. Et fut déchirée par la supplique muette qu'elle y lut. Ne plus se rebeller. Se laisser faire. Pour l'instant. Elle serra les dents. C'était ça ou la mort. Ca ou perdre son frère, ce qu'elle ne supporterait pas. Elle prit pleinement conscience de la présence d'Aro derrière elle, la dominant, l'écrasant. Et se jura intérieurement qu'un jour, elle se vengerait.

Elle fixa ses yeux carmins sur Alec, s'efforçant de minimiser au maximum la puissance de son don. Il s'effondra au sol, s'obligeant à ne pas émettre un son, mais finit néanmoins par pousser un hurlement. Aro lui dit de continuer. Elle en était malade. Au bout de trois minutes, elle arrêta brutalement et se dégagea de la poigne d'Aro. Elle se précipita, tomba à genoux près d'Alec, et le serra contre elle, posant sa tête contre sa poitrine. Elle tremblait autant que lui, les yeux fermés.


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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:57

La petite était décédée. D'après ce qu'il avait constaté, son coeur avait cessé de battre une fraction de seconde avant qu'Alec ne lui brise le cou. Il soupira, conscient que sa femme devait endurer le martyr, mais aussi qu'ils ne pouvaient rien faire. Dès le début, ils ne pouvaient rien faire. Esmée avait refusé de l'admettre. Mais le résultat était le même. La jeune Alix était morte, et eux-même se trouvaient en très fâcheuse posture.

Alec - " La petite est morte, et nous sommes là, tous les trois. Vous avez gagné. Alors laissez les Cullen partir..."

Carlisle releva la tête, stupéfait. Il rêvait ou le frère de Jane venait bien de demander leur grâce ? Ce n'était peut-être pas la meilleure chose à faire, au vu de sa position, il risquait surtout d'aggraver sa propre situation. Les gardes empoignèrent à nouveau les jumeaux, puis leur chef se dirigea vers Esmée et lui prit la main, le regard mauvais. Carlisle se débattit brutalement, terrifié à ce qu'il décide de la tuer, là, tout de suite. Mais il se contenta de rire, ce qui contribua à rendre encore plus malade Carlisle. Il aurait voulu arracher sa femme et la pousser derrière lui, la protéger.

Aro "- Que d'idées, Mrs Cullen. Dommage qu'aucune d'entre elles ne soit réalisable. Toutefois, je dois encore te remercier. Sans ta stupidité, mes petits fugitifs seraient encore dans la nature, et cette Enfant de la Lune respirait toujours."

Le médecin laissa échapper un grognement. Il s'amusait tant que ça à torturer Esmée ?! Exaspéré, il se tendit un peu plus, rageant contre les bras qui le retenaient. Aro finit enfin par s'éloigner de sa femme et s'occupa du cas de Démétri. Le traqueur fut "enchaîné" grâce au puissant don de Chelsea. Ce genre de pratique horripilait Carlisle. D'accord, la cohésion dans un tel groupe était primordiale. Mais contraindre les gens ? Ca, c'était inacceptable ! Lui-même n'aurait jamais l'idée de contraindre ses enfants à rester près de lui. Ils étaient libres et le demeuraient.

Aro parla à Jane, trop bas pour qu'il puisse entendre, puis ajouta plus haut :


Aro "- Je déteste la désobéissance, tout comme la trahison. Vous devriez pourtant le savoir, tous les deux, mais apparemment, vous avez besoin d'une piqûre de rappel."

Un mauvais pressentiment l'assaillit. Ce qui attendait les jumeaux risquait de ne guère être plaisant. Ce qui se confirma lorsqu'Aro déclara :

Aro "- Jane, utilise maintenant ton don sur ton frère."

Il lui demandait ça ?! Carlisle n'en revenait pas, ne se débattant même plus tant le choc était important. Jamais Jane n'accepterait de faire du mal à son jumeau ! Il ne la connaissait que très peu, mais suffisamment pour savoir ça. Ce que lui ordonnait Aro était le comble de la torture, pour elle, la pire chose que l'on puisse lui infliger. Aro voulait la briser. Lui faire comprendre qui était le Maître. C'était cruel...

Il vit le visage de Jane se décomposer, blêmissant comme il n'aurait jamais cru que ce soit possible. Le silence était écrasant. Puis Jane prit une inspiration avant de fixer son frère. Il s'effondra au sol, les dents serrés, mais ne tint et poussa un hurlement de douleur. Jane ne put tenir très longtemps. Elle stoppa, fonça sur son frère, et l'enveloppa dans une étreinte toute maternelle.

Carlisle était révolté. Etait-ce ainsi que l'on traitait les membres de son propre clan ?! Il ne pouvait dire qu'il appréciait beaucoup les jumeaux, mais les voir ainsi lui brisait le coeur. Ce n'était que des enfants. Bon, d'accord, à peine plus jeunes que lui en âge, mais leur apparence physique montrait deux gamins, arrachés trop tôt à la vie, et soumis à présent à un quasi-esclavage.


"- Bien, dit-il d'une voix ferme. Maintenant que tu as tué une enfant innocente, enchaîné ton traqueur, et brisé deux de tes meilleurs gardes, que comptes-tu faire ? Nous tuer nous aussi, j'imagine ?"

Il fixait Aro droit dans les yeux, indigné parce qu'il venait de faire. Les jumeaux étaient toujours prostrés au sol, serrés l'un contre l'autre, les yeux fermés.

"- Je ne te demande qu'une chose : laisse partir Esmée. Quel intérêt aurais-tu de la tuer ? Et, comme tu l'as dit, c'est "grâce à elle" que tu as retrouvé tes gardes, laisse-la tranquille à présent. Tue-moi si tu veux, mais laisse-la en paix"
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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:58

Pendant un moment, il cru que Jane allait refuser, se débattre, se révolter, une fois de plus. Il était parfaitement conscient de ce qui lui demandait et attendit donc qu'elle se décide, dans un sens ou dans l'autre. Tout le monde la regardait, se demandant tous si elle allait oui ou non céder. Caïus semblait satisfait. En revanche, Aro perçut nettement le regard désapprobateur de Marcus. Son frère, étrangement, aimait beaucoup les enfants, et ne les tuait jamais lorsque certains étaient compris dans les "goûters" ramenés par Heidi. Marcus, donc, qui appréciait véritablement les jumeaux, sans aucunes arrière-pensées. Et qui n'approuvait certainement pas ce qu'Aro leur faisait faire. Il allait sûrement en entendre parler une fois qu'ils ne seraient plus que tous les deux, ou avec Caïus.

Cependant, Jane céda, lança son don sur Alec. Impassible, Aro la contraint à le maintenir. Ils devaient être punis pour leurs actes. Ils devaient comprendre que leur petite rebellion était fichue d'avance. Ils devaient saisir qu'ils ne pouvaient pas se révolter. Au bout d'un moment, trop court à son goût, Jane arrêta, se dégagea, et se précipita vers son frère. Une seconde plus tard, Démétri s'avançait vers eux, l'air perdu et anxieux. Aro se détourna, revenant vers les Cullen. Bizarrement, Carlisle semblait dégoûté et furieux.


Carlisle "- Bien, dit-il d'une voix ferme. Maintenant que tu as tué une enfant innocente, enchaîné ton traqueur, et brisé deux de tes meilleurs gardes, que comptes-tu faire ? Nous tuer nous aussi, j'imagine ?"

Il haussa un sourcil. Le docteur enchaîna aussitôt :

"- Je ne te demande qu'une chose : laisse partir Esmée. Quel intérêt aurais-tu de la tuer ? Et, comme tu l'as dit, c'est "grâce à elle" que tu as retrouvé tes gardes, laisse-la tranquille à présent. Tue-moi si tu veux, mais laisse-la en paix"

Aro leva les yeux au ciel et s'approcha de Carlisle. Il lui posa une main sur l'épaule et sourit, secouant légèrement la tête.

"- Mon cher ami, la façon dont je gère mon clan ne te regarde absolument pas, et tu le sais. Et puis, que vas-tu donc penser ? C'est grâce à vous deux que nous avons pu retrouver si rapidement nos jeunes fuyards ! D'ailleurs, vous n'avez commis aucun crime, je ne vais pas faire exécuter des innocents... Et je m'en voudrais de te tuer, Carlisle, je t'apprécie, tu sais. Vous pouvez repartir chez vous. Cependant, cette fois, je vais vous faire escorter jusqu'à l'aéroport."

Il donna quelques ordres puis revint vers les jumeaux et Démétri. Il lança d'une voix forte :

"- Nous rentrons à Volterra, tous."


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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 17:59

Aro "- Que d'idées, Mrs Cullen. Dommage qu'aucune d'entre elles ne soit réalisable. Toutefois, je dois encore te remercier. Sans ta stupidité, mes petits fugitifs seraient encore dans la nature, et cette Enfant de la Lune respirait toujours."

Démétri baissa les yeux. Il savait depuis le début que cette fuite était jouée d'avance. Depuis le moment où il avait vu le regard noir d'Aro lorsqu'il l'avait forcé à le conduire jusqu'aux jumeaux, la première fois. Il ne tolérait pas leur départ, et cela, tout le monde en était conscient. Tout le monde savait que les jumeaux étaient l'image de marque du clan. Aro ferait tout pour les garder, par n'importe quel moyen.

Aro le désigna soudain en appelant Chelsea. Il se raidit et se débattit brièvement. Le don de Chelsea l'enveloppa alors. Il eut la désagréable impression qu'une présence étrangère l'enserrait de toutes parts, puis le relâcha brusquement. Il cligna des yeux. Sa rancune s'était envolée d'un seul coup, lui laissant une étrange impression de vide. Il regarda Aro. Comment avait-il pu être assez stupide pour s'enfuir ?! Les Volturi étaient toute sa vie ! Il ne se rendit même pas compte qu'on l'avait relâché.


Aro "- Je déteste la désobéissance, tout comme la trahison. Vous devriez pourtant le savoir, tous les deux, mais apparemment, vous avez besoin d'une piqûre de rappel."

Démétri regarda sa femme, prisonnière de la poigne de leur Maître. Il avait un mauvais pressentiment.

Aro "- Jane, utilise maintenant ton don sur ton frère."

Il sursauta, comme la majorité du clan, alors que Jane blêmissait à vu d'oeil. Il ne pouvait lui ordonner ça. Alec était le seul à n'avoir jamais goûté au terrible don de sa jumelle, elle l'aimait bien trop pour cela. L'obliger à le faire risquait de la révolter encore plus... Il dévora sa femme du regard, le souffle court. Elle céda. Il ne put s'empêcher de détourner les yeux lorsque son jeune beau-frère se mit à hurler, puis se força à regarder. Ils étaient sa famille, tous les deux. Jane finit par stopper et se précipiter sur Alec pour le serrer dans ses bras. Il en était malade de les voir comme cela.

Il vint vers eux et s'agenouilla. Le frère et la soeur étaient fermement enlacés. Il leur posa à chacun une main sur l'épaule, cherchant à les réconforter. Tout à coup, Carlisle lança d'un ton hargneux :


Carlisle "- Bien, dit-il d'une voix ferme. Maintenant que tu as tué une enfant innocente, enchaîné ton traqueur, et brisé deux de tes meilleurs gardes, que comptes-tu faire ? Nous tuer nous aussi, j'imagine ?"

Démétri lui jeta un coup d'oeil agacé. Enchaîné ? Il n'était pas du tout enchaîné !

"- Je ne te demande qu'une chose : laisse partir Esmée. Quel intérêt aurais-tu de la tuer ? Et, comme tu l'as dit, c'est "grâce à elle" que tu as retrouvé tes gardes, laisse-la tranquille à présent. Tue-moi si tu veux, mais laisse-la en paix"

Il n'écouta pas ce que répondit Aro, concentré sur sa femme et sur Alec, qui n'avaient toujours pas remués d'un pouce. Afton ramassa le corps de la petite Alix, sans doute pour s'en débarrasser. Démétri savait que leur Maître n'allait pas faire tuer Carlisle, il l'estimait trop pour cela. Et il avait raison car le couple végétariens fut empoigné et poussé en avant par quelques gardes. Au moins, ils étaient vivants. Et libres. Mais Démétri était soulagé que cette histoire se termine. C'était stupide, irréfléchi.

Aro "- Nous rentrons à Volterra, tous."

Démétri hocha vaguement la tête. Doucement mais fermement, il incita les jumeaux à se lever et à les suivre. Terminé, cette fuite idiote et inutile, il fallait passer à autre chose.


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MessageSujet: Re: Visite médicale et grand danger   Ven 18 Jan 2013 - 18:00

Aro leva les yeux au ciel et soupira. Un instant, Carlisle fut intimement persuadé que c'était fini. Et il eut peur. Il désirait ardemment qu'Esmée s'en sorte, mais après tout, qu'est-ce qui obligeait Aro à la relâcher ? Il avait peut-être tout gâché avec sa remarque sur Démétri et les jumeaux. Il se raidit lorsqu'Aro lui posa une main sur l'épaule, persuadé qui allait s'entendre signifier un arrêt de mort.

Aro "- Mon cher ami, la façon dont je gère mon clan ne te regarde absolument pas, et tu le sais. Et puis, que vas-tu donc penser ? C'est grâce à vous deux que nous avons pu retrouver si rapidement nos jeunes fuyards ! D'ailleurs, vous n'avez commis aucun crime, je ne vais pas faire exécuter des innocents... Et je m'en voudrais de te tuer, Carlisle, je t'apprécie, tu sais. Vous pouvez repartir chez vous. Cependant, cette fois, je vais vous faire escorter jusqu'à l'aéroport."

...

Le médecin mit un petit moment avant de comprendre ces paroles. Puis de se rendre compte que les deux gardes l'avaient lâché. Il fut aussitôt près d'Esmée et la serra dans ses bras. Vivants. Ils étaient vivants ! Le soulagement l'envahit, et il ne s'offusqua même pas de la brusquerie avec laquelle quelques Volturi les poussèrent en avant. Il serrait sa femme par la taille, tout en l'entraînant à un rythme rapide.

Tout en marchant, il eut une pensée pour les jumeaux. il avait bien vu le regard assassin que Jane avait jeté à son Maître après qu'il l'ait obligé à torturer son frère. Les prochains jours risquaient d'être difficile, à Volterra. Et il se rendait compte qu'il éprouvait de la peine pour les deux enfants, malgré tout le reste.

Il s'inquiétait aussi de la manière dont allait réagir Esmée une fois qu'ils seraient seuls. Il n'était pas dans sa tête, mais il la connaissait suffisamment pour savoir qu'elle n'avait sans doute pas du tout apprécié le coup du "Tuez-moi mais laissez-la tranquille". Il pouvait sentir son énervement rien qu'en la touchant. Voilà qui ne promettait rien de bon une fois de retour chez eux. Sans compter qu'elle était sûrement bouleversée par la mort de la petite Alix.

Ils furent laissés seuls au moment de l'embarquement. Esmée n'allait de toute façon pas lui crier dessus dans l'avion, elle attendrait qu'ils soient rentrés. Il ne put s'empêcher de soupirer.




[hide=Spoiler]J'ouvre un post à la Villa, dans Appartements Carlisle et Esmée, ok ?[/hide]
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