Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Retour chez soi

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Roy Mustang

Colonel

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MessageSujet: Retour chez soi   Mer 18 Nov 2015 - 21:06

[Demandé à May pour avoir des news de notre petit Scar adoré, depuis tout ce temps, in-rp.^^]

On pouvait dire que c'était tout à fait formidable, pour la reprise du travail, après des jours et des jours bouclé dans un hôpital sans pouvoir bouger. La longue table était bien pleine, réunissant la majorité des officiers du QG Est, y compris Grumman qui semblait profondément ennuyé, effet encore accentué lorsqu'on le voyait s'appuyer contre une pile de dossiers à sa droite en retenant régulièrement de longs bâillements, alors qu'il n'était pas bien tard. La réunion avait débuté il  a un peu moins d'une heure, temps très majoritairement concentré sur l'arrivée du prince et les mesures de sécurité renforcées dans tout le pays, notamment à Central. Encore quelques jours avant son arrivée, beaucoup de snipers étaient mobilisés, sans oublier quelques alchimistes d'Etat, mais Riza n'avait pas été convoquée, pas plus que lui, ce qui voulait dire qu'ils se coltineront la plupart des cérémonies officielles, Ô joie. Enfin bref. Grumman raconta d'un ton un peu norme les mesures de contrôle pour les officiers et généraux, une fois à Central, ainsi que les affectations des troupes. Assis à côté de Riza, Roy se rencogna un peu dans sa chaise, tournant son crayon entre ses doigts. Ce n'était pas tant la réunion elle-même qu'il trouvait agaçante mais plutôt les regards que lui lançait le général Hakuro depuis le début, installé juste en face de lui.

– Autre chose, concernant Scar... Il est très probable qu'il soit encore dans la région Nord. Les tempêtes ont bloqué presque toutes les routes et la division de Briggs veille à couper toute circulation, en voitures, trains, ou autres, surtout depuis les récents incidents ferroviaires, près de North City.

Oui, le fameux "accident", un accident mortel. Grumman indiqua que la division de North City était à présent assistée dans ses recherches par des troupes de la division Ouest, qui se chargeaient de la surveillance des axes routiers, des villes, des villages, etc. Les hommes de Briggs, eux, avaient mis plus d'ardeur, récemment, pour retrouver Scar et son prisonnier, écumant les montagnes et les mines, ainsi que les anciens villages et cités minières, à moitié ensevelies sous la neige et la glace. Le contexte n'était pas particulièrement bon... Ils venaient juste d'envoyer Fuery au Nord, il devra se débrouiller pour ne pas être filé par des espions. Enfin, il était jeune mais compétent, il se débrouillera sûrement très bien. Il échangea un rapide regard avec sa subordonnée, écoutant Grumman qui rappelait d'être prudent, ajoutant que les Alchimistes d'Etat avaient pour ordre de ne plus sortir ou voyager seuls et sans escorte, en cas d'attaque. Hakuro eut tout à coup un reniflement méprisant en marmonnant qu'il était normal qu'on ne laisse pas les chiens se balader sans laisse. Si le colonel resta impassible, il eut un peu de mal à retenir un soupir de lassitude.

– Ce sera tout pour cette fois. Je vous remercie.

Se levant, Roy ramassa ses dossiers, au milieu des officiers qui commentaient la réunion ou les dernières nouvelles, parlant surtout de la venue du chef d'Aerugo. Contournant Hakuro qui ne se privait pas de lancer d'autres remarques brûlantes, il fit mine de rien en quittant la salle avec sa future femme, marchant à grands pas dans le couloir. Hakuro était vraiment un abruti, il ne cessait de stigmatiser tout le monde et de déclencher des querelles avec le général Grumman. Poussant la porte de son bureau, il salua Falman qui était plongé dans une montagne de papiers, ne répondant que par un vague geste de la main, concentré. Tel qu'il était là, il allait sûrement rester jusque tard dans la nuit, même si tout le monde lui disait que ce n'était pas un drame de ne pas boucler un gros dossier par jour. Il était si attentif aux détails qu'il avait tendance à en mettre beaucoup trop, remplissant des pages et des pages de rapport, retenant tout et couchant ensuite ce qu'il avait appris sur le papier. Le jeune colonel lui sourit en déposant ses dossiers et en les rangeant, lui demandant s'il comptait lever le nez ce soir.

– Bien sûr, répondit-il d'un ton très distrait en continuant à écrire. Bonne soirée, Colonel, Lieutenant.

Sous-entendu, il ne partira pas avant encore plusieurs heures. Retenant un soupir, Roy enfila son manteau noir, rejoignant Riza dès qu'elle fut prête et salua Falman, lui souhaitant une bonne soirée à lui aussi. C'est bon, il pouvait oublier un peu l'armée pour ce soir, la journée avait été très longue. En chemin, quittant le QG Est puis passant dans les rues, il parla de tout et de rien à Riza, surveillant les alentours, mais il ne semblaient pas être suivis. Ce n'est qu'une fois rentrés qu'il respira plus librement, soupirant un peu en ôtant son manteau puis desserrant un peu son uniforme, soulagé d'être arrivé. Entre la montagne de travail trouvée à son retour, les remarques salées d'Hakuro sur son "irresponsabilité", etc., il en avait vraiment assez. Revenant vers Riza, il l'attrapa tout à coup dans ses bras par derrière, collé dans son dos et posant une main attendrie sur son ventre, un peu frustré ne de pas pouvoir sentir le bébé bouger tout de suite. Sa grossesse n'était pas encore visible, ça ne faisait pas assez longtemps. Il fallait encore du temps avant que son ventre ne gonfle, comme sa poitrine qui allait peu à peu se charger de lait maternel. Il l'enlaça fermement par-derrière, l'embrassant dans le cou, après avoir repoussé un peu le col de son uniforme.

– On a deux ou trois choses à régler, sais-tu, murmura-t-il en resserrant un peu son étreinte. Je me souviens d'un jour à l'hôpital où tu as triché d'une façon... Tu devrais avoir honte.

Il remonta les lèvres le long de son cou, s'arrêtant près de son oreille pour lui chuchoter d'un ton taquin qu'il espérait qu'elle en ait profité, ce jour-là, car il comptait bien se venger. Il n'en revenait toujours pas qu'elle ait osé l'attacher... C'était vraiment bas, ce jour-là, il n'avait eu aucun moyen de se défendre ! Utiliser ainsi ses atouts féminins devrait être interdit, c'était un combat parfaitement déloyal, comment vouliez-vous lutter face à ça ? Elle essaya de se dégager en tirant sur ses bras, gesticulant dans ses bras.

– Pas du tout, tu m'y as obligée et ça ne t'a pas dérangé tant que cela, d'après ce que j'ai senti.

– Faire le coup dans un hôpital, en profitant que je ne puisse pas me lever, et m'attacher, tu y es allée très fort, que voulais-tu que je fasse ? répliqua-t-il en l'empêchant de bouger les bras.

Il put libérer une de ses mains, la gardant serrée contre lui, pour la glisser sous la veste et la chemise de son uniforme, caressant son ventre encore plat, remontant avec une extrême lenteur vers la poitrine. La grossesse devait la rendre plus sensible au toucher... Il glissa la main sous son soutien-gorge, après avoir enlevé les boutons de sa veste, tout en continuant de l'embrasser dans le cou et la nuque. Ils avaient tout leur temps et il lui restait encore à trouver les endroits où elle était particulièrement sensible. Il la sentit frisonner, d'un coup, ce qui lui arracha un petit sourire victorieux. Chacun son tour, ma belle, elle essayait toujours de se débattre mais cela n'avait pas un grand effet.

– Parce que tu ne triches pas, toi, peut-être ? Je n'ai aucune chance contre toi quand tu es en pleine forme...

– Tu aurais dû t'y attendre, souffla-t-il en ôtant de l'intérieur les boutons de la chemise.

Il la fit se retourner d'un coup puis la poussa doucement contre le mur, lui prenant les poignets pour les lui bloquer près de sa tête, l'embrassant ensuite à pleine bouche, les yeux fermés, un très long moment. Quand il laissa enfin reprendre son souffle, il posa son front contre le sien, rouvrant les yeux, en la tenant toujours.

– On continue de tricher aussi ou on va dans notre chambre ? Je te défie de réussir à reprendre l'avantage.


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Dim 22 Nov 2015 - 0:49

Grumman – Autre chose, concernant Scar... Il est très probable qu'il soit encore dans la région Nord. Les tempêtes ont bloqué presque toutes les routes et la division de Briggs veille à couper toute circulation, en voitures, trains, ou autres, surtout depuis les récents incidents ferroviaires, près de North City.

Riza prit notes de tout ce qui se disait, consciencieuse, ne souhaitant rien louper. Elle savait déjà cela, tout comme l’accident qui n’en était pas un, mais tout noter n’était pas inutile et pourrait leur servir plus tard. Surtout que Roy ne semblait pas particulièrement attentif, ce qui pouvait se comprendre. C’était sa journée de reprise, il avait une masse de travail et des dossiers partout, il devait rattraper les journées où il avait été absent même s’ils se chargeaient de lui faire un débriefing régulièrement. Surtout elle qui allait le voir tous les jours, deux jours au maximum. Riza ne lui avait rien caché, excepté cette histoire avec Marcoh... qu’il avait apprise à cause de Hughes. Mais c’était tout, elle avait transmis tout le reste comme les autres membres de l’équipe pour continuer à être efficaces.

Seulement, la protection du Nord l’inquiétait... Avaient-ils bien fait d’envoyer Fuery là-bas ? Non pas qu’elle ait peur, mais... Enfin, il allait se débrouiller. N’est-ce pas ? Roy échangea un regard avec elle au même instant, et elle comprit qu’il avait pensé à la même chose. Juste après, son cher grand-père rappela les consignes de prudence par rapport aux Alchimistes Etats, consignes appuyées par un reniflement de Hakuro. Le lieutenant resta de marbre en entendant la remarque qui suivit, sachant que ce n’était que pure provocation. Entre lui et Bradley, c’était à croire que le grade faisait perdre en neurones... Elle devrait faire attention, il ne fallait pas que cela touche Roy, cela avait l’air d’être une maladie incurable.

Grumman – Ce sera tout pour cette fois. Je vous remercie.

Riza se leva avec son supérieur, dossiers en mains, elle contourna Hakuro qui racontait encore elle ne savait quelles âneries, ayant soudain la mémoire très sélective. C’était curieux, conséquence de la grossesse sans doute, désolée, elle n’y pouvait rien. Ils sortirent de la salle de réunion, se dirigeant vers le bureau du Colonel pour tomber directement sur Falman qui était plongé dans des dossiers. Encore. Elle eut un petit sourire en le regardant, sachant déjà qu’il n’allait pas bouger d’ici avant plusieurs heures. Il était, presque toujours, le dernier à quitter le bureau tant il était absorbé par son travail. D’ailleurs, il ne remarqua qu’à peine leur présence, les saluant vaguement sans avoir l’air d’entendre ce que lui dit Roy. Riza déposa ses dossiers en même temps que lui, sur une autre table, rangeant également ses notes pour les remettre au propre plus tard. Il était tard, il fallait qu’elle rentre et pense à autre chose pour revenir là-dessus plus tard, sinon elle ne pourrait faire aucun lien avec des articles de presse, même si l’information était dans le titre. La journée avait été longue, être assistante d’un Colonel n’était pas de tout repos, parfois...

Falman – Bien sûr, répondit-il d'un ton très distrait en continuant à écrire. Bonne soirée, Colonel, Lieutenant.

Confirmation, il n’avait rien écouté, juste entendu sans retenir la moindre parole. Il devait se reposer, ses rapports ne devaient pas être parfaits ! M’enfin, personne n’arriverait à le convaincre et, elle devait bien l’avouer, les détails qu’il ajoutait les sauvaient parfois. Eux-mêmes pouvaient très bien louper un indice, une petite information qui donnait tout son sens au reste et, grâce à lui, ils y voyaient clair. Elle, en tout cas, avait déjà compris des choses grâce à ses notes et ses souvenirs. Même si, d’accord, il en faisait un peu trop... Riza enfila son manteau, le fermant tout en rejoignant Roy, saluant leur coéquipier avant de sortir. Journée finie, terminée, ne plus penser à tout cela avant demain. Un peu de repos, ils l’avaient bien mérité !

Quittant le bureau, traversant les couloirs qui se vidaient peu à peu, puis sortant enfin de ces bâtiments militaires, ils commencèrent à parler de tout et de rien, de discussions on ne peut plus banales, loin du travail et de tout ce qui se passait dans le pays actuellement. Pas de Scar, pas d’armée, pas de complots, rien. Absolument rien, sinon eux, le temps, des anecdotes, tout ce qui pouvait ne pas leur rappeler le travail. Cependant, même si la discussion était loin de l’armée, même si Scar était logiquement bloqué dans le Nord, Riza ne pouvait s’empêcher de surveiller leurs arrières, le haut des bâtiments, les appuis de fenêtres, même derrière les poubelles et les éclairages. Oui, elle était un peu nerveuse mais c’était normal ! Maintenant, elle gardait une arme sur elle en permanence, juste au cas où, ne voulant pas prendre de risques inutiles. Ce n’est que lorsqu’ils arrivèrent à l’appartement, après avoir grimpé les escaliers et poussé la porte de chez eux qu’elle se détendit un peu, soufflant. Riza savait qu’ils étaient surveillés, oui, mais peu importe. Cet endroit était le leur, rien ne pouvait leur arriver ici.

Riza déboutonna son manteau, fermé jusqu’au menton pour se protéger du froid naissant, et l’accrocha au porte-manteau avant de retirer ses gants fins et noirs. Soudain, elle sentit deux bras l’encercler par-derrière et devina qu’il s’agissait de Roy à son odeur et la manière qu’il avait eue de se coller immédiatement à elle. Oui, d’accord, elle était un peu sur les nerfs, il fallait qu’elle se détende, compris. Elle sourit, posant une main sur celle que lui-même avait posée sur son ventre, devinant qu’il voulait sentir le bébé. Elle aussi voulait voir son ventre gonfler, même si cela l’effrayait toujours. Pour l’instant, cela ne se voyait pas, elle avait seulement pris quelques kilos mais Roy ne devait pas l’avoir remarqué. Il l’enlaça plus fermement, limitant ses mouvements, lui faisant froncer les sourcils alors qu’il l’embrassait dans le cou après avoir repoussé son col. Pourquoi elle avait un mauvais pressentiment... ?

Roy – On a deux ou trois choses à régler, sais-tu, murmura-t-il en resserrant un peu son étreinte. Je me souviens d'un jour à l'hôpital où tu as triché d'une façon... Tu devrais avoir honte.

... Il n’avait pas oublié. Riza sentit son cœur s’accélérer d’un coup, sentant les lèvres de Roy remonter le long de son cou jusqu’à son oreille. Il lui murmura alors, d’un ton taquin, qu’il espérait qu’elle en avait profité parce qu’il comptait se venger. C’était bas ! Il ne pouvait pas ! En plus, elle n’avait rien fait, contrairement à lui, ce jour-là. Il n’allait pas l’avoir, elle n’allait pas se laisser faire, certainement pas. Riza se débattit un peu, poussant sur les bras de Roy pour lui faire lâcher prise, regrettant de ne pas avoir plus de ventre, pour une fois. C’était un coup bas ! Il ne pouvait pas lui en tenir rigueur, il avait bien apprécié son petit coup, elle l’avait senti lorsqu’elle s’était assise sur lui, il ne pouvait pas le nier. Oui, elle en avait profité, et alors ? C’était amplement justifié.

Riza – Pas du tout, tu m'y as obligée et ça ne t'a pas dérangé tant que cela, d'après ce que j'ai senti.

Roy – Faire le coup dans un hôpital, en profitant que je ne puisse pas me lever, et m'attacher, tu y es allée très fort, que voulais-tu que je fasse ? répliqua-t-il en l'empêchant de bouger les bras.

Riza étouffa un petit cri en sentant une des mains de Roy glisser sous sa veste puis son chemisier avant de caresser son ventre. Ils venaient à peine de rentrer et lui, contrairement à elle, n’avait pas porté de gants pour sortir. Le contact froid de sa peau contre la sienne lui donna la chair de poule, accélérant encore un peu son souffle alors qu’elle essayait de se débattre. Mais non, il continuait inlassablement, sa main remontant lentement vers sa poitrine... avant de glisser sous son soutien-gorge. Elle ne pouvait pas craquer, il ne l’aurait pas, c’était un coup bas. Riza se mordit les lèvres pour se contenir, refusant de céder face à Roy. Il jouait avec ses sensations et savait qu’elle était plus sensible à cause de la grossesse, c’était injuste ! Il déboutonna les boutons de sa veste, l’embrassant dans le cou et la nuque alors qu’elle essayait de résister mais Riza ne put réprimer un frisson en sentant ses lèvres et sa main sur sa poitrine. Elle ne devait pas céder... Se reprenant un peu, elle se débattit, son cœur battant nettement plus vite, soufflant légèrement. Il parlait de triche mais lui n’était pas mieux !

Riza – Parce que tu ne triches pas, toi, peut-être ? Je n'ai aucune chance contre toi quand tu es en pleine forme...

Roy – Tu aurais dû t'y attendre, souffla-t-il en ôtant de l'intérieur les boutons de la chemise.

Roy la fit se retourner directement après, ne lui laissant pas l’occasion de répondre avant de la pousser doucement contre le mur, lui saisissant les poignets pour les bloquer près de sa tête. Eh ! Il ne pouvait pas ! En plus, ils étaient dans le hall d’entrée, pas dans un lit, et il ne pouvait pas faire ça ici ! Et il... Et puis... Et puis il trichait, c’était injuste, il ne pouvait pas ! Cependant, toute tentative de protestation s’évanouit aussitôt qu’il l’embrassa, longuement, ne rompant le baiser qu’après un très long moment, la laissant essoufflée. Riza rouvrit les yeux, le front collé à celui de son futur mari, ayant soudain beaucoup plus chaud. Elle avait toujours les poignets coincés près de sa tête et était incapable de bouger, bloquée entre le mur et Roy.

Roy – On continue de tricher aussi ou on va dans notre chambre ? Je te défie de réussir à reprendre l'avantage.

Riza – Pour que tu me bloques définitivement sous toi ? lança-t-elle, incrédule. Je ne suis pas naïve, tu sais.

Riza leva immédiatement une jambe pour pousser contre celles de Roy, en bas, afin de le faire tomber par terre. Par chance, il n’avait pas beaucoup d’équilibre et se retrouva à terre grâce à l’effet de surprise. Eh oui, elle le lui avait déjà reproché, pas de chance ! Le lieutenant se mit aussitôt à califourchon sur son supérieur, bloquant ses bras en tenant ses poignets au-dessus de sa tête, refusant de lui laisser une seule occasion de se relever, puis se pencha sur lui pour l’embrasser très longtemps. Chacun son tour. Elle rompit le baiser, portant ses mains à son visage, restant très près pour lui offrir une pleine vue sur sa poitrine. Il trichait, elle aussi. C’est lui qui l’avait mise au défi, non ?

Riza – Tu voulais dire comme ça ? Je t’avais dit de travailler ton équilibre, tu ne m’as pas écoutée... Toujours écouter son assistante.

Elle se sentit basculer sur le côté puis se retrouva coincée, par terre, allongée sur le dos avec Roy assis à califourchon sur elle, les poignets maintenus comme elle les lui avait tenus quelques secondes plus tôt. Ses jambes... Elle avait oublié ses jambes alors que c’était grâce à ça qu’elle s’était libérée ! Il se pencha pour l’embrasser sur la joue, visiblement fier de son coup alors qu’elle se maudissait intérieurement. Ses jambes... Comment elle avait pu oublier ses jambes... Riza essaya de se débattre, remuant faiblement mais sans grand succès. Roy était plus lourd, plus fort qu’elle, autant dire qu’elle était coincée.

Roy – Pas de problème, je vais travailler ça dès maintenant. Toi, tu devrais songer aux rapports de force physique, non ?

Riza – J’ai oublié tes jambes..., marmonna-t-elle. Mais je vais travailler ça aussi, c’est promis. Tu me laisses une autre chance ?

Roy l’embrassa dans le cou en lui tenant toujours les mains sans qu’elle n’arrête de remuer, essayant toujours de se libérer. Mais cela ne servait à rien même si elle pensait à autre chose et ne cédait pas grâce à sa recherche d’échappatoire. Il s’arrêta, toujours penché sur elle alors qu’elle le regardait. Il allait continuer, c’est ça ? Se venger comme il avait le dessus ? Il lui répondit avec un petit rire qui ne lui disait rien de bon.

Roy – Allons, tu peux encore t'en tirer, vu ta taille. Sinon, moi, je continue...

Pas de problème, il ne fallait pas le lui dire deux fois. Riza tira sur sa main droite, essayant d’en libérer une, au moins, et Roy trébucha comme il s’appuyait sur elle. Oh, ça avait vraiment fonctionné ? Sans prendre le temps de réfléchir, la jeune femme profita de cette seconde de surprise pour donner un petit coup et se dégager, poussant son futur mari sur le dos en tirant ses menottes. Elle attrapa ses mains, l’embrassant, et l’attacha en s’asseyant un peu plus bas, cette fois, de façon à bloquer ses jambes. Elle se pencha à nouveau sur lui, posant ses mains sur ses épaules pour le maintenir à terre avec un petit sourire satisfait.

Riza – J’apprends vite, tu ne trouves pas ? Cette fois, le rapport de force physique est anéanti, bonne chance pour t’en tirer.

Roy – Ce coup-là, tu n'avais pas le droit !

Roy essaya de la pousser avec ses mains mais c’était à son tour de ne pas réussir, elle le tenait et était penchée sur lui, il n’avait aucune chance. Et si, elle avait parfaitement le droit ! Lui profitait honteusement de sa sensibilité, elle devait bien compenser comme elle pouvait avec ses propres moyens. Elle restait gentille, en plus ! Ce n’étaient que des menottes et elle l’avait attaché par devant, il pouvait largement s’en tirer. Riza lui fit un petit sourire, se redressant en attrapant les mains de Roy.

Riza – Parce que tu as le droit de jouer avec mes sensations, peut-être ? Tu sais que la grossesse me rend plus sensible et tu en profites ! En plus, tu peux t’en tirer, tu ne vas pas te laisser avoir par ta propre fiancée deux fois de suite, si ?

Riza l’embrassa puis se releva, murmurant qu’ils n’allaient pas rester par terre dans le hall toute la soirée. Ce n’était pas confortable, en plus, le canapé était tentant et ils seraient mieux installés là-bas. Seulement, elle eut à peine le temps de se relever et d’aider Roy à se lever aussi qu’il l’attrapa dans ses bras, passant ses menottes par-dessus sa tête avant de la pousser contre le dossier du canapé. Eh, il ne pouvait pas ! Elle voulait seulement qu’ils se mettant sur le canapé, rien d’autre ! Mais elle n’eut pas le temps de répondre quoi que ce soit avant qu’il ne l’embrasse une nouvelle fois, longtemps, accélérant les battements de son cœur.

Roy – Je trouve que ma propre fiancée joue plus déloyalement si elle m'attache.

Riza – Je ne suis pas si déloyale que cela, tu pourrais très bien te détacher si tu le voulais. Hélas, dans cette position, je ne vois pas comment tu pourrais prendre les clefs... Tu devrais me laisser me lever un peu. Sinon, que veux-tu faire ? Tu es coincé.

Contre toute attente, Roy grimaça en faisant la moue puis la laissa se redresser en ramenant ses mains contre lui. Oh, il ne voyait vraiment pas comment faire ? Jubilant sérieusement, Riza se souleva juste un peu et glissa sa main dans sa poche droite, s’asseyant ensuite sur son fiancé en lui prenant les mains. Il n’avait pas cherché, dommage, il aurait vraiment pu avoir l’avantage, ici. Elle le détacha avec un petit rire, jetant immédiatement les menottes un peu plus loin avant de l’embrasser, ayant les mains baladeuses. Il n’y avait pas de raison pour qu’elle soit la seule à être à moitié nue, chemisier ouvert.

Riza – Tu me trouves toujours aussi déloyale ? souffla-t-elle en rompant le baiser. Dommage, tu aurais pu prendre l’avantage, je garde toujours mes clefs dans ma poche droite, comme on l'apprend à tous les soldats à l'école militaire...

Riza commença à détacher la chemise de Roy à son tour, recommençant à l'embrasser. S'il ne pensait pas à certains détails, ce n'était pas son problème, il avait toutes les cartes en main pour se venger mais ça l'arrangeait s'il n'y pensait pas. Elle glissa ses doigts dans les siens, serrant ses mains toujours à califourchon sur lui.

Riza – Pour quelqu'un qui veut se venger, je ne te trouve pas imaginatif... Tu le veux vraiment ou on abandonne ? Tu sais très bien que tu méritais ce que j'ai fait.


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Roy Mustang

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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Mar 1 Déc 2015 - 0:58

– Pour que tu me bloques définitivement sous toi ? lança-t-elle, incrédule. Je ne suis pas naïve, tu sais.

Il ne comptait pas le faire comme ça, du moins... Elle interrompit le cours de ses pensées en le crochetant tout à coup à jambes, en le faisant basculer par terre. Il eut un sursaut de surpris e en tombant sur le parquet, sur le dos, Riza filant aussitôt pour se mettre à califourchon au-dessus de lui, lui plaquant les poignets au sol des deux mains. Pas eu le temps de bouger, sonné par le coup, oubliant la légère douleur qui était revenue au torse lorsqu'elle se pencha un peu trop, offrant une vue parfaite sur sa poitrine dénudée, en l'embrassant. Ses volontés de résistance fondirent d'un seul coup, comme neige au soleil, alors que le rouge envahissait un peu plus ses joues. Fermant les yeux, il se laissa faire durant ce moment, bien qu'en ayant conscience que la situation était complètement ridicule, d'un point de vue extérieur? Deux officiers par terre dans le hall d'entrée, en uniforme, dont une qui l'avait ouverture sa poitrine, heureusement que personne ne les voyait. Lorsqu'elle interrompit le baiser, il reprit son souffle, rouvrant les yeux pour tomber directement sur sa poitrine. Les femmes avaient des arguments particulièrement injustes, tout de même, eux ne pouvaient pas séduire en se montrant torse nu. Et en effet, sa poitrine avait un petit peu gonflé, sans doute à cause du lait maternel.

– Tu voulais dire comme ça ? Je t’avais dit de travailler ton équilibre, tu ne m’as pas écoutée... Toujours écouter son assistante.

Ah non ? Il eut un petit sourire puis leva tout à coup sa jambe droite pour la pousser avec et la faire basculer sur le dos, lui prenant à son tour les poignets pour les maintenir près de sa tête, bras repliés, dans la même position qu'elle-même dix secondes auparavant. Et bien voilà un autre tour d'équilibre, preuve qu'il s'entraînait un peu ! Il sourit de nouveau devant son air vexé, se penchant pour déposer un baiser sur sa joue. Elle pouvait remuer mais cette fois, il avait l'avantage de la force physique, ce n'est pas en se débattant qu'elle arrivera à se dégager, cette fois, il faudra trouver autre chose.

– Pas de problème, je vais travailler ça dès maintenant. Toi, tu devrais songer aux rapports de force physique, non ?

– J’ai oublié tes jambes..., marmonna-t-elle. Mais je vais travailler ça aussi, c’est promis. Tu me laisses une autre chance ?

Pas de problème, à elle de trouver un moyen, d'autant plus qu'il n'avait pas autant de force physique qu'il le prétendait. Il était sorti de l'hôpital hier soir et n'était pas encore complètement remis, même s'il tenait debout et pouvait assumer son travail. Il aurait dû être arrêté une semaine de plus, aller faire un peu de rééducation, puis avait renoncé en voyant la masse de travail qui l'attendait sur son bureau, ne voulant pas prendre encore plus de retard. La jeune femme au bureau des affectations lui avait jeté un regard assez suspicieux mais avait bien signé l'ordre d'aptitude, lorsqu'il avait affirmé être bien sorti après l'accord du médecin. Se penchant, il embrassa doucement Riza dans le cou, avec un petit rire. C'est bon, il admettait que ne rien avoir réalisé pour eux avant était complètement stupide, cela crevait les yeux. Pourtant, il avait vraiment pris cela pour de la loyauté, tout simplement, ne s'étant absolument jamais posé de questions. Elle était sa subordonnée, son bras droit, son assistante, point final, inutile de réfléchir plus loin, même si l'évidence était grosse. Et dire qu'Havoc et Breda avaient parié là-dessus, il leur en voulait encore.

– Allons, tu peux encore t'en tirer, vu ta taille. Sinon, moi, je continue...

Elle tira tout à coup sur sa main droite, déstabilisant Roy qui s'attendait plutôt à ce qu'elle essaye de le repousser directement ou de se faufiler d'une autre façon pour se dégager. Il se retrouva sans comprendre sur le dos, fermant les une seconde sous le choc, avant de sentir quelque chose de froid lui pincer les poignets, après que Riza lui ait pris les mains. Rouvrant les yeux, il jeta un regard un peu hébété aux menottes qu'elle lui avait enfilé, répondant avec un temps de retard à son baiser, en réalisant qu'elle lui avait coincé les jambes. Problème, comment il s'en tirait, cette fois ? Il lui jeta un long regard, assez indigné qu'elle l'ait encore attaché, plaqué par terre, ses mèches partaient en tous sens devant ses yeux. Riza semblait très satisfaite pendant qu'il tirait des deux mains en essayant de se débarrasser des menottes mais autant dire que c'était du solide, ces trucs-là, pas comme la camelote à laquelle ils avaient droit pour s'entraîner à l'école militaire.

– J’apprends vite, tu ne trouves pas ? Cette fois, le rapport de force physique est anéanti, bonne chance pour t’en tirer.

– Ce coup-là, tu n'avais pas le droit !

Il essaya de la repousser pour se dégager, perdant déjà en appui à cause des menottes et cela ne fit d'ailleurs strictement aucun effet à Riza. Lamentable, se fait avoir par la même chose deux fois de suite... Désolé, mais là, il avait un peu de mal à trouver une solution valable, son cerveau tournait à vide, alors qu'il y en avait forcément une ! Enfin... Disons qu'il avait quelques solutions, mais toutes incluaient de forcer un peu et il n'était pas sûr que Riza ne fasse pas de crise s'il lâchait une exclamation de douleur. Elle serait bien capable de l'achever, donc pas de bêtise et on oublie les solutions de force. Autre problème, auquel il n'aimait gère penser, c'est que s'il avait le malheur de se faire à nouveau mal aussitôt sa sortie d'hôpital, le Président ne se gênera pour le faire enfermer de nouveau quelques jours, comme ces soirées et nuits qu'il avait passé en cellule à East City pendant les manœuvres. Expérience très peu agréable qu'il n'était pas du tout pressé de recommencer, être enfermé était pénible et vous mettait les nerfs à vif, d'autant plus qu'une prison n'était pas le meilleur endroit au monde où passer la nuit. Donc soit, pas de conneries aussi grosse s'il voulait garder sa liberté.

– Parce que tu as le droit de jouer avec mes sensations, peut-être ? Tu sais que la grossesse me rend plus sensible et tu en profites ! En plus, tu peux t’en tirer, tu ne vas pas te laisser avoir par ta propre fiancée deux fois de suite, si ?

Sa fiancée ne jouait pas non plus dans les règles de l'art, pour commencer, sa fiancée en profitait tout autant, voire plus ! Et il n'aurait, entre parenthèses, jamais cru que Riza puisse en arriver à l'attacher comme ça. Elle l'embrassa de nouveau, pendant qu'il réfléchissait toujours à un moyen, puis se redressa en disant qu'ils n'allaient pas rester par terre dans le hall toute la soirée. Oh, elle voulait vraiment bouger ? Il se releva avec son aide, ses cicatrices le tirant et tiraillant lorsqu'il se remit debout, puis attrapa Riza, passant les menottes au-dessus de sa tête pour placer ses bras autour d'elle, la tenant contre lui du même coup en la poussant assise dans le canapé, contre le dossier. Il posa ses lèvres sur les siennes pour l'embrasser, avant de lui laisser l'occasion de protester, remontant ses mains pour caresser sa nuque du bout des doigts. En effet, c'était nettement mieux ainsi, beaucoup plus confortable que le plancher près du porte-manteau, d'autant plus qu'ils étaient tranquilles. Les rideaux étaient fermés, personne ne viendra leur rendre visite à cette heure, ils avaient tout leur temps.

– Je trouve que ma propre fiancée joue plus déloyalement si elle m'attache.

– Je ne suis pas si déloyale que cela, tu pourrais très bien te détacher si tu le voulais. Hélas, dans cette position, je ne vois pas comment tu pourrais prendre les clefs... Tu devrais me laisser me lever un peu. Sinon, que veux-tu faire ? Tu es coincé.

...

Il détestait devoir l'avouer, mais là, elle avait raison, il ne pouvait pas la fouiller en ayant les mains entravées dans des menottes, sans compter qu'il devra s'écarter un peu d'elle pour ça et elle pourra reprendre l'avantage. Grimaçant, il la libéra, ramenant ses mains contre lui avec une moue vexée, qui s'accentua lorsqu'elle le poussa allongé sur le canapé en s'asseyant sur ses jambes, prenant la clé pour lui enlever les menottes. Il allait grimacer en la voyant rire avec un air très fier lorsqu'elle l'embrassa de nouveau, lui coupant la parole. Il retint de justesse un gémissement de douleur lorsqu'elle appuya par mégarde sur ses cicatrices, sous le bandage, posant une main dessus pour le couvrir, l'autre posée sur la nuque de sa fiancée. Elle commençait à promener ses mains un peu partout, en profitant toujours. Elle avait raison, il faudra vraiment qu'il travaille sur son équilibre, c'était cela qui lui avait joué des tours, par deux fois. Dès que les blessures seront entièrement refermées, il s'entraînera, c'était promis. Havoc devait connaître pas mal d'exercices pour ça, comme il passait beaucoup de temps au gymnase à s'entraîner et entraîner les jeunes.

– Tu me trouves toujours aussi déloyale ? souffla-t-elle en rompant le baiser. Dommage, tu aurais pu prendre l’avantage, je garde toujours mes clefs dans ma poche droite, comme on l'apprend à tous les soldats à l'école militaire...

Justement, beaucoup ne suivaient plus ce principe car les terroristes leur échappant depuis longtemps avaient fini par comprendre le truc et s'en servait contre lorsqu'on parvenait enfin à les coincer. Roy les gardait accroché à un petit fil à sa ceinture, afin de pouvoir les tirer en cas de besoin. Il ferma à moitié les yeux lorsque Riza lui prit les mains, ses doigts se glissant entre les siens, se sentit frémir sous ses baisers, les joues déjà bien rouges. Il aurait dû attendre quelques jours, là, ce n'était pas le moment. Semaines épuisantes à l'hôpital, nuit bien trop courte et agitée, journée fatigante, mauvais timing. Bon, pour être honnête, il aurait pu mieux s'en tirer s'ils n'avaient pas fini par terre. Elle se mit à déboutonner sa chemise alors qu'il se demandait ce qu'il pouvait faire pour se dégager, dans l'état actuel des choses. Enfin, ce qu'il pouvait faire sans que Riza ne veuille l'achever, ni le médecin à l'hôpital, ni le Président, ni sa mère, ni personne. Il était encore un peu jeune pour se faire liquider comme ça.

– Pour quelqu'un qui veut se venger, je ne te trouve pas imaginatif... Tu le veux vraiment ou on abandonne ? Tu sais très bien que tu méritais ce que j'ai fait.

– J'abandonne pour ce soir, marmonna-t-il.

Il attendra d'avoir vraiment plus de forces sinon il n'y arrivera pas, il lui fallait juste le temps de se remettre. Scar ne l'avait pas loupé, il devait être bien fer, caché dans les montagnes de Briggs ! Retenant un soupir, Roy se résigna avec une petite moue assez vexée, s'étant fait manipuler de bout en bout, même maintenant. Tant pis, les choses seront différentes lorsqu'il se sera repris. Il n'était pas du tout d'accord avec sa fiancée sur le thème "C'était mérité de toute façon", ne regrettant rien de ce côté-là, mais tous deux savaient que raviver la polémique ne servirait à rien, personne ne bougera de sa position, ils étaient trop têtus pour ça.

– Alors que tu m'as fait tout un discours sur le "tu as été une tricheuse à l'hôpital" ?

Oui, mais... Il ne répondit pas, se sentant un peu rougir, sans même remuer ni dégager ses mains ou quoi que ce soit. Lorsqu'il était tombé la première fois, cela avait un peu secoué les cicatrices, voilà tout, pas de quoi en faire un drame. Les blessures ne s'étaient pas rouvertes et il tenait à éviter cela, n'étant quand même pas suicidaire. Pinçant un peu les lèvres, il retourna la tête vers elle pour voir son regard, se demandant comment se redresser, s'asseoir au moins, alors qu'il ne pouvait pas bouger les jambes ni la taille pour le moment. Elle fixait ses bandages avec un air furieux et il retint une grimace. Elle avait eu la très bonne idée d'oublier qu'il ne devait pas retourner au boulot avant une semaine, pourtant, mais personne n'avait rien dit ! Ni leur équipe, ni le général Grumman, ni personne, aujourd'hui, on lui avait foutu la paix, à part Hakuro qui avait passé toute la journée à l'assommer de remarques désagréables.

– Une minute. Tu n'étais pas censé être en convalescence pendant une semaine ? C'est à cause de ça que tu laisses tomber ! Si tu n'avais pas mal, tu n'aurais jamais abandonné.

– Je ne suis pas un malade en phase terminale, Riza, ça va beaucoup mieux, je t'assure, soupira-t-il. Et si, mais... Quand j'ai vu le travail qui attendait, je me suis dit que c'était une mauvaise idée de rester en repos.

Les dossiers s'étaient accumulés comme une montagne, il y avait beaucoup de choses dont il devait se charger seul et que son équipe ne pouvait ou n'avait pas le droit de faire, il devait bien travailler ! Et eux tous avaient déjà leurs propres affaires à gérer, il n'allait quand même pas les charger toujours plus alors qu'il pouvait s'y mettre lui-même. Seulement, sa future femme ne semblait guère du même avis car son visage ne s'adoucit pas du tout. Mais Roy n'allait quand même pas rester au lit une semaine de plus, il avait déjà eu son compte et détestait qu'on le couve.

– Une mauvaise idée de rester en repos ? Tu as failli y rester, Roy ! Ce ne sont pas de simples blessures de guerre, Scar aurait pu te tuer si tu n'avais pas utilisé ton alchimie ! Tu ne dois pas prendre ça à la légère, surtout pas, je comprends les risques, oui, mais pas la stupidité liée au refus de prendre soin de soi !

D'un seul coup, il comprenait beaucoup mieux pourquoi Havoc le charriait très régulièrement en lui disant que Riza n'était pas juste son assistante, elle était aussi une véritable nounou pour lui. Bon, trouver quoi lui répondre sans se faire écharper.

– C'est bon, d'accord, je lèverai un peu le pied demain, pour faire attention, marmonna-t-il.

– Merci, souffla-t-elle.

Elle se redressa ensuite, après l'avoir embrassé. Il pensait vraiment qu'elle avait oublié la convalescence, pas de chance, elle allait être encore plus attentive durant la semaine. Elle l'aida à se rasseoir lui aussi puis s'assit sur le bord du canapé en lui prenant la main. Roy passa une main sur son front pour en repousser les mèches rebelles, hochant la tête lorsque Riza lui demanda s'il allait mieux. Tout va bien, oui, ce n'était rien de grave.

– Tu n'es pas obligée de me couver, tu sais, dit-il en laissant retomber sa main. D'accord, j'aurai encore dû être en congés, mais bon. Tout va bien se passer. Tu devrais plutôt te faire du souci pour toi, avec ce qui s'est passé, tu n'as pu te reposer non plus. C'est toi qui devrait prendre un congé, non ?


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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Mar 1 Déc 2015 - 20:26

Roy – J'abandonne pour ce soir, marmonna-t-il.

... Pardon ? Il abandonnait ? Comme ça ? Sans insister ? Ce n’était pas son genre, surtout après ce qu’il lui avait dit. Après tout, elle avait triché, avait profité du fait qu’il soit coincé dans un lit d’hôpital et incapable de bouger pour se venger à sa manière de l’ordre qu’il lui avait donné. Et il abandonnait, il laissait tomber ? Quelque chose clochait. Riza se redressa un peu, perplexe, lui lançant un regard complètement perdu. Il avait commencé à se venger pour laisser tomber quelques minutes après alors qu’il savait qu’elle était plus sensible à cause de la grossesse ?

Riza – Alors que tu m'as fait tout un discours sur le "tu as été une tricheuse à l'hôpital" ?

Roy ne répondit absolument rien... Ca aussi, c’était bizarre. Pire encore, il rougissait et semblait gêné, ne bougeant pas d’un pouce. Pourquoi ? Même là, il lui aurait suffi de faire un geste pour la repousser et reprendre l’avantage, il était plus f... Il. Etait. Mort. Le regard de Riza tomba sur ses bandages, bandages qui lui couvraient tout le torse depuis plusieurs semaines, bandages auxquels elle s’était habituée en guettant le moindre signe de douleur. Il était sorti hier de l’hôpital et avait travaillé toute la journée ! Cela lui était complètement sorti de la tête mais, à présent, elle s’en rappelait. Le médecin lui avait mis une semaine de convalescence pour éviter de rouvrir les blessures qu’il avait au torse. Et il s’était bien gardé de le dire ! Le matin, lorsqu’elle l’avait vu se lever pour aller travailler, la routine et le bonheur de le voir à nouveau debout avaient surplombé tout le reste. Riza lança un regard furieux à Roy, espérant qu’il ait une très bonne excuse à lui donner.

Riza – Une minute. Tu n'étais pas censé être en convalescence pendant une semaine ? C'est à cause de ça que tu laisses tomber ! Si tu n'avais pas mal, tu n'aurais jamais abandonné.

Roy – Je ne suis pas un malade en phase terminale, Riza, ça va beaucoup mieux, je t'assure, soupira-t-il. Et si, mais... Quand j'ai vu le travail qui attendait, je me suis dit que c'était une mauvaise idée de rester en repos.

Une mauvaise idée... ? C’était une mauvaise idée de prendre soin de soi ? Une mauvaise idée de rester au lit alors qu’il avait frôlé la mort ? Une mauvaise idée de respecter les ordres alors que lui-même lui avait fait toute une scène lorsqu’elle avait laissé le docteur Marcoh sans surveillance, lui accordant une confiance plus grande que nécessaire ? S’il n’avait pas été blessé, elle aurait très bien pu le gifler ! Pas en tant que subordonnée, évidemment, mais en tant que fiancée. Il était fou ! Il n’avait pas vu le sang sur le sol, il ne s’était pas vu par terre, étendu au beau milieu de débris, le torse déchiré et saignant comme jamais ! Il voulait vraiment rouvrir ses blessures pour cause de bêtise et de négligence ?! Riza n’oubliait pas les risques qu’ils avaient acceptés en s’engageant dans l’armée mais elle refusait qu’il meure à cause de sa propre stupidité !

Riza – Une mauvaise idée de rester en repos ? Tu as failli y rester, Roy ! Ce ne sont pas de simples blessures de guerre, Scar aurait pu te tuer si tu n'avais pas utilisé ton alchimie ! Tu ne dois pas prendre ça à la légère, surtout pas, je comprends les risques, oui, mais pas la stupidité liée au refus de prendre soin de soi !

Riza sentit sa gorge se serrer, mélange de fureur et de terreur, mais ne bougea pas d’un millimètre, toujours penchée sur Roy. Elle savait que c’était stupide, sans doute était-ce à cause de ses hormones, mais elle lui en voulait et s’en voulait de ne pas avoir pensé à sa convalescence. Et elle l’avait poussé ! Il aurait pu rouvrir ses blessures en tombant... Le lieutenant se jura de faire très attention jusqu’à ce qu’il ôte ses bandages, elle ne ferait plus de gestes qui risqueraient de lui faire mal et lui épargnerait ceux qui étaient potentiellement douloureux pour lui. Il lui avait ordonné de ne pas se tuer ? Très bien, elle allait tout faire pour qu’il reste en vie. Pas de problème.

Roy – C'est bon, d'accord, je lèverai un peu le pied demain, pour faire attention, marmonna-t-il.

Riza – Merci, souffla-t-elle.

Sa gorge se desserra un peu alors qu’elle se penchait un peu plus pour l’embrasser, prenant garde à ses blessures maintenant qu’elle en avait vraiment conscience. Riza se redressa, soulagée mais attentive, et descendit du canapé pour aider doucement Roy à se relever et le mettre en position assise. Il avait moins mal, comme ça ? C’était mieux ? Elle s’installa à ses côtés, tout près de lui, sans oser passer un bras au-dessus de ses épaules de peur de lui faire mal. Elle se contenta de lui prendre la main, enlaçant ses doigts avec les siens, gardant sa main dans la sienne. Elle exerça une légère pression sur sa main, lui demandant s’il allait mieux comme il venait de passer une main sur son front.

Il était sûr de ne pas avoir rouvert ses blessures ? Elle n’aurait jamais dû le faire tomber par terre comme cela, c’était stupide ! Elle le couva d’un regard inquiet, silencieuse, le laissant se reprendre. Et dire qu’elle n’avait jamais vu à quel point il était important pour elle... Toute leur équipe l’avait vu, Hughes, Gracia, la mère de Roy, leurs amis... Mais eux, non. Jamais, sauf lorsque sa future belle-mère l’avait clairement dit.

Roy – Tu n'es pas obligée de me couver, tu sais, dit-il en laissant retomber sa main. D'accord, j'aurai encore dû être en congés, mais bon. Tout va bien se passer. Tu devrais plutôt te faire du souci pour toi, avec ce qui s'est passé, tu n'as pu te reposer non plus. C'est toi qui devrait prendre un congé, non ?

Riza tourna la tête vers Roy, le regardant comme s’il venait de lui parler dans une autre langue. Prendre des congés... Il lui disait à elle de prendre des congés alors que lui-même était dans un sale état, complètement épuisé et encore affaibli à cause de ses blessures. Il lui avait ordonné de ne pas se tuer si lui mourait, non ? Elle l’avait accepté mais lui avait dit d’emblée qu’elle travaillerait plus dur pour éviter qu’il ne lui arrive quoi que ce soit, quitte à être épuisée plus rapidement. Elle était plus sensible, oui, mais en tant que jeune femme enceinte, c’était normal. Donc non, elle ne prendrait pas de congé. Pas besoin. Il n’y croyait pas vraiment, au moins... ? Riza se détacha de Roy, ayant à moitié envie de rire tant cette question était absurde.

Riza – Tu ne parles pas sérieusement, j’espère ? Tu me dis à moi de prendre un congé alors que tu es fragile et affaibli ! Tu te souviens de ton ordre, je suppose ? Je t’ai dit que je fournirai les efforts nécessaires pour te protéger, quitte à être épuisée. C’est ce que je fais.

Roy – Si tu es complètement épuisée, tu vas tomber malade aussi et ne rien pouvoir faire, c'est complètement stupide.

Riza – Tout comme le fait de ne pas prendre ta semaine de convalescence. Je vais très bien, je ne vois pas pourquoi tu penses le contraire.

Elle, contrairement à lui, pouvait tenir debout et travailler sans faillir jusqu’à présent. Elle était un peu plus à fleur de peau, oui, d’accord, mais elle savait que c’était normal. Roy était au courant aussi, il ne pouvait pas prétexter ignorer les effets de la grossesse avec tout ce que leur avaient dit les autres... Alors, non, désolée, mais Riza ne comptait pas se reposer, prendre un quelconque congé alors qu’elle se sentait très bien. Dormir la nuit suffisait amplement, passer des journées à ne rien faire par plaisir était stupide. Surtout que, d’ici quelques mois, elle ne pourrait plus faire la même chose et serait obligée de rester assise sur une chaise en permanence avant de devoir prendre un congé maternité...

Roy – Et si je prends cette semaine de convalescence, tu vas accepter, toi, de ne pas trop en faire ?

Il... accepterait de prendre une semaine uniquement pour qu’elle n’en fasse pas trop ? Riza entrouvrit légèrement la bouche, touchée et choquée, alors que ses joues prirent une couleur plus soutenue, plus rose. Bon, heu, soit, lui répondre. Donc, il allait prendre une semaine de convalescence si elle n’en faisait pas trop, c’est bien ça ? Si ce n’était que cela, elle n’y voyait aucun problème. Si lui se reposait, elle travaillerait comme d’habitude en ramenant les dossiers à l’appartement pour qu’il puisse travailler d’ici si la masse de boulot l’inquiétait à ce point. Riza fronça un peu les sourcils avant de se blottir à nouveau contre lui, poussant un soupir, faisant toujours attention à son torse.

Riza – D’accord, si ça te pousse à te reposer. Et si la masse de travail t’inquiète tant que cela, je peux ramener certains dossiers à l’appartement si tu me signes un papier qui m’y autorise. Tant que tu restes ici, ça me va. Mais tu me le promets, pas de coup foireux là-dessus ?

Roy – Des coups foireux... J'ai mes très chers gardes du corps, devant l'appart et dehors, je ne peux pas me jeter par la fenêtre, même si je le voulais.

... Il marquait un point. Riza fit un maigre sourire, se retenant de rire pour ne pas le vexer. Allez, six petits jours, ce n’était rien ! Elle l’embrassa brièvement sur la joue pour montrer qu’elle compatissait quand même un peu, engageant la discussion sur d’autres sujets plus banals. Demain, elle ramènerait les dossiers qui s’accumulaient sur son bureau, il pourra travailler tranquillement ici et se reposerait vraiment. C’était tout ce qu’elle voulait, qu’il se remette sur pied. Après tout, il n’était pas totalement coupé du reste du monde, il pouvait toujours faire passer ses ordres par sa subordonnée et elle-même lui donnait les informations quotidiennement pour qu’il ne loupe rien de crucial. De cette façon, lorsqu’il reviendrait lundi prochain, il ne serait pas dépaysé.

Et Riza s’en tint à son rôle, le remplissant du mieux qu’elle le pouvait en informant son supérieur et en lui ramenant les dossiers tous les jours. Evidemment, elle dut en ramener un certain nombre le mardi, comptant ceux de son hospitalisation en plus des quelques autres dossiers qui s’étaient ajoutés ce jour-là. Elle en avait repris quelques-uns, ceux dont elle pouvait se charger, pour lui éviter de se tirer les cheveux à cause de l’énorme masse de travail. Lorsque Riza rentrait, elle trouvait souvent Roy occupé à travailler, empilant les dossiers à une vitesse surprenante, elle devait bien le reconnaître. A croire que ne pas pouvoir plonger le nez dans ses dossiers l’avait rendu fou... Il était accro au boulot, complètement. Mais pouvait-elle le lui reprocher ? Certainement pas. Elle n’avait pas atteint le grade de lieutenant en se tournant les pouces.

Arriva dimanche. Riza examina les blessures de Roy qui avait pu laisser tomber les bandages, grimaçant en voyant l’état de son torse. Il avait quelques cicatrices, oui, mais certaines encore très visibles mais d’autres beaucoup moins. Au moins, il était guéri... Et encore heureux, il reprenait le travail demain ! Elle s’assit sur ses genoux après lui avoir réclamé une petite place, posant une main dans ses cheveux avec un petit sourire alors qu’ils venaient de terminer de prendre le petit-déjeuner. Juste pour profiter du calme, de leur petite bulle pendant quelques minutes. Le dimanche était leur seule journée de repos, le seul jour où elle s'autorisait à se balader en long chemisier qui lui arrivait presque aux genoux avec un pantalon assez large le matin, comme Roy qui était habillée d'une tenue plus décontractée. Quiconque entrait maintenant serait incapable de dire qu'ils étaient militaires, ils étaient toujours en pyjama.

Riza – Prêt à reprendre le boulot ? Je t’ai dit absolument tout ce que j’entendais, tu ne devrais pas être trop dépaysé, c’est promis. Par contre, désolée, Hakuro risque de t’en faire voir de toutes les couleurs... Il était assez remonté, cette semaine. Mais j’ignore pourquoi.


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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Mar 1 Déc 2015 - 23:52

Tout un article, en première page du journal, pour la venue du prince d'Aerugo en fin de semaine suivante, voilà à quoi ils avaient droit ce matin. S'appuyant le visage sur la paume de la main, coude sur la table, il lut l'article en diagonale, sans s'attarder sur les détails, pendant que Riza, assise face à lui, buvait un bol de café. La venue du prince était "un événement exceptionnel", un "signe d'union fort entre les deux pays", un "geste encourageant pour l'avenir", bref, tout l'article était un hommage à la pacification des frontières et à la rencontre entre les deux chefs d'Etat. Roy était peut-être pessimiste, mais il ne croyait pas trop à la durabilité de cette si belle entente, cela paraissait trop beau pour être vrai. Bradley faisait la paix avec un ennemi de longue date, curieux, un peu trop pour y porter beaucoup de crédits. Il continua de lire l'article, tâtonnant sur la table pour trouver son verre, buvant de petites gorgées en voyant que le journaliste avait ajouté deux photos officielles du prince, une en tenue de prestance, dans ce qui semblait être une réception d'honneur, l'autre en uniforme devant un camion blindé. Il semblait, jeune... Deux ans, peut-être trois de plus que Roy, mais c'est tout. Reposant son verre, il repoussa une mèche derrière son oreille, pliant le journal avant de le laisser sur le coin d'une chaise.

– On a reçu nos "invitations" hier pour la réception d’accueil. Il faudra te trouver une robe.

Il lui jeta un regard, au moment où elle lui fit une petite moue, dévoilant toute son envie de se rendre à se bal et de se mêler au gratin de Central.Il retint un rire, s'était déjà beaucoup amusé lorsqu'il avait téléphoné à Edward pour lui dire qu'il devait aussi rappliquer à Central pour l'accueil du prince à la gare.

– C'est indispensable ? Je... n'y connais pas grand-chose, à tout ça.

– On n'a pas le choix, tu le sais bien.

Honnêtement, il avait bien hâte d'y être, voulant voir ce que cela donnait si Riza consentait à enfiler une des ces robes que portaient les dames de la haute, afin de se rendre à ce bal. Il plongea le nez dans son bol en dissimulant son sourire, assez impatient. Pour le moment, ni l'un ni l'autre n'étaient bien habillés. Riza portait une chemise trois fois trop grande pour elle, qui faisait office de robe de nuit, avec un pantalon de pyjama pour se tenir chaud. Et lui avait une chemise aussi, à sa taille mais mal mise et non repassée, avec un pantalon noir très léger, pieds nus. Le dimanche, jour merveilleux, le seul où ils n'étaient pas obligés de bien se coiffer, du moins autant que possible, se tenir droit, avec une chemise parfaitement bien repassée, un uniforme correct, un comportement irréprochable. Roy n'avait pas été fâché de ne pas porter le sien cette semaine. Resté à la maison, après l'avoir promis à Riza, il avait travaillé sur les dossiers qu'elle avait pu ramener, permettant de ne pas avoir trop de retard, puis avait dû aller tous les après-midi à sa rééducation. Les jours étaient passés vite, mais il préférait travailler le matin et le soir, ne supportant pas de tourner en rond chez lui sans rien faire de constructif. Enfin, il retournait au bureau dès le lendemain.

A la fin du petit-déjeuner, Riza se leva, soulevant sa chemise pour vérifier l'état de son torse. C'est bon, il allait très bien, il ne lui restera plus que quelques cicatrices de cette histoire, pas besoin de tirer cette tête. Il la laissa s'asseoir sur ses genoux lorsqu'elle lui quémanda une place, passant les bras autour de sa taille pour la rapprocher de lui. Elle sentait la vanille, le savon qu'il avait acheté aux dernières courses après avoir perdu le premier dans le déménagement. Il restait deux ou trois meubles lourds qu'il n'avait pas encore pu aider à transporter mais ce serait fait cette semaine. L'essentiel était installé, Riza avait pu emmener tous ses vêtements, affaires de toilettes et livres. Il y avait encore un peu de désordre, mais au moins, elle pouvait se sentir chez elle, ici, c'était surtout cela qu'il voulait.

– Prêt à reprendre le boulot ? Je t’ai dit absolument tout ce que j’entendais, tu ne devrais pas être trop dépaysé, c’est promis. Par contre, désolée, Hakuro risque de t’en faire voir de toutes les couleurs... Il était assez remonté, cette semaine. Mais j’ignore pourquoi.

– Sans doute car j'ai "oublié" de le prévenir que je partais en congé quelques jours de plus, sourit-il d'un ton cynique. Il a dû attendre longtemps, mardi, je l'imagine bien fulminer.

Roy n'en éprouvait absolument aucun remord, tout ce qui pourra énerver ce sale type et lui porter sur les nerfs sera le bienvenu, il n'allait quand même pas se priver. Hakuro le traitait toujours de petit chien et ne manquait jamais une occasion de l'humilier, le colonel pouvait bien lui montrer qu'il savait aussi mordre. Riza lâcha un petit rire, pendant qu'il posait la tête contre sa poitrine en l'enlaçant un peu plus. Il était très enjoué en imaginant la tête de ce cher général lorsqu'il avait vu que Roy ne s'était pas présenté à son bureau mardi, n'avait pas passé un coup de fil ni rien. Douce joie, ce sale type avait dû être furieux, puis d'une humeur massacrante toute la semaine. Il allait sûrement le convoquer dès son retour, mais enfin, Roy était en convalescence, ce n'était pas de sa faute s'il avait omis de prévenir le général.

– Tu ne devrais pas le provoquer à ce point, il pourrait te le faire payer.

– J'en serai quitte pour un avertissement, das le pire des cas. Quand il aura bien hurlé, ce sera bon. Il ne supporte juste pas qu'un blanc-bec comme moi soit à ce grade. Il a essayé de vous pourrir la vie, cette semaine ?

– Comme tu le dis si bien, il a essayé. Mais nous étions tous très peu coopératifs, même si j'ai quand même dû lui dire au final, il sait que nous sommes ensemble.

C'était un abruti, voilà tout. Roy ferma les yeux, toujours enlaçant sa future femme avec force, blotti contre elle. Beaucoup le savaient, maintenant, hélas. Restant silencieux un moment, il se contenta de serrer Riza contre lui avec amour, sans émettre la moindre envie de la lâcher pour le moment. Il lui massait un peu le dos tout en la serrant contre lui, doucement, en prenant son temps. Pour une fois qu'ils pouvaient tous les deux prendre leur temps le matin...

– Pour en revenir au bal, ajouta-t-il en redressant la tête, ça veut dire quoi "je n'y connais pas grand-chose" ? Tu ne sais pas comment enfiler des robes plus chics ? Un corset ? Respirer avec ?


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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Mer 2 Déc 2015 - 20:03

Roy – Sans doute car j'ai "oublié" de le prévenir que je partais en congé quelques jours de plus, sourit-il d'un ton cynique. Il a dû attendre longtemps, mardi, je l'imagine bien fulminer.

Il était désespérant... Mais Riza ne put s’empêcher de lâcher un petit rire malgré elle, imaginant bien la réaction du général en voyant l’absence d’un colonel. Surtout ce colonel. Mais tout de même, ne pas le prévenir délibérément et « oublier », comme il avait dit, c’était dangereux. Il ne devrait pas le provoquer à ce point-là, pas alors qu’il était simple colonel qui s’en prenait à un général. S’il le voulait, Hakuro pouvait se venger et lui coller des punitions bien plus sévères que prévu. Il en avait conscience, non ? Roy n’était pas irresponsable, il devait s’en douter même s’il ne pouvait s’empêcher de répondre aux provocations de son supérieur et d’en rajouter une couche. Riza passa une main dans ses cheveux alors qu’il venait de poser sa tête contre sa poitrine, l’enlaçant un peu plus fort. Elle ferma les yeux quelques secondes, profitant du calme caractéristique du dimanche matin, synonyme de repos.

Riza – Tu ne devrais pas le provoquer à ce point, il pourrait te le faire payer.

Roy – J'en serai quitte pour un avertissement, dans le pire des cas. Quand il aura bien hurlé, ce sera bon. Il ne supporte juste pas qu'un blanc-bec comme moi soit à ce grade. Il a essayé de vous pourrir la vie, cette semaine ?

Riza baissa la tête, posant le regard sur Roy pour lui répondre. Si, bien sûr, Hakuro avait essayé de les pourrir. Ils faisaient partie de l’équipe du Colonel, étaient tous sous ses ordres et devaient l’écouter, le suivaient parce qu’ils croyaient en lui. Alors, dans un certain sens, c’était normal qu’il essaie de les pourrir aussi pour compenser. Mais bon, autant dire que ses tentatives s’étaient toutes soldées par un échec cuisant, chaque membre de l’équipe s’était donné le mot pour le renvoyer balader sans même se concerter. Pas fait exprès ! Pas trop. Peut-être un peu, mais c’était plus fort qu’eux, ils défendaient leur supérieur et elle-même défendait, en plus, son fiancé. De toute manière, personne ne supportait le général Hakuro, alors s’ils avaient une occasion de l’emmerder...

Riza – Comme tu le dis si bien, il a essayé. Mais nous étions tous très peu coopératifs, même si j'ai quand même dû lui dire au final, il sait que nous sommes ensemble.

En même temps, comment pouvaient-ils espérer cacher leur relation alors que, le jour où ils l’avaient compris, ils étaient arrivés avec deux heures de retard, en tenue civile et complètement décoiffés ? C’était impossible et, connaissant Hakuro, il avait sûrement mené de petites recherches pour en savoir plus et pouvoir enfoncer Roy un maximum... Qui plus est, leur adresse était indiquée quelque part, dans leurs dossiers, n’importe qui faisant quelques fouilles pouvait comprendre qu’ils vivaient ensemble et étaient en couple. Dès lors, Riza ne pouvait pas dire qu’elle ignorait où était son supérieur alors qu’ils étaient fiancés... Il y avait des limites au manque de respect sachant qu’ils devaient faire profil bas. S’ils voulaient rester ensemble, en liberté et sans restriction supplémentaire ou humiliation quelconque, il valait mieux rester calme, tranquille, sans faire d’histoire.

Ils restèrent silencieux un moment, Riza toujours assise sur les genoux de son fiancé, sentant ses bras autour d’elle. Cette protection lui avait vraiment manquée, le serrer dans ses bras aussi, savoir qu’il était remis sur pieds, entier et vivant, la rassurait à un point inimaginable. Mais oui, il était bien là, elle sentait ses bras, son odeur, ses cheveux noirs entre ses doigts et complètement décoiffés. Elle posa son menton sur le sommet de sa tête, fermant les yeux tout en respirant paisiblement, se contentant d’écouter les bruits alentours. La ville était encore fort calme, il n’était pas très tard et les habitants profitaient du dimanche pour se reposer. L’agitation ne viendrait qu’en fin de matinée, début d’après-midi, la vie agitant à nouveau les rues comme un jour normal avec les quelques soldats qui habitaient en dehors de la caserne.

Roy – Pour en revenir au bal, ajouta-t-il en redressant la tête, ça veut dire quoi "je n'y connais pas grand-chose" ? Tu ne sais pas comment enfiler des robes plus chics ? Un corset ? Respirer avec ?

Riza – Heu... C’est-à-dire que...

Riza se tut, sentant ses joues s’empourprer légèrement tandis que la gêne l’envahissait. Non, elle n’en avait jamais porté, absolument jamais. Elle n’était pas très féminine, ce n’était pas un secret, encore moins depuis qu’elle était dans l’armée. Elle passait six jours sur sept en uniforme, pantalon, chemisier et veste et, le dimanche, elle se mettait à l’aise comme aujourd’hui. Oui, bien sûr, la fillette qu’elle était lorsque Roy venait s’entraîner à la maison mettait des jupes et autres tenues de petite fille... Mais jamais ces robes incroyablement riches, hautes, larges et difficiles à mettre. Elle n’avait jamais mis les pieds dans un bal, un salon, une soirée aristocratique ou toute autre cérémonie plus officielle. Donc, le corset, la manière de respirer et les robes « de la Haute »... Riza se mordit un peu les lèvres, se raclant la gorge avant de se lancer. C’était parfaitement ridicule... Devoir avouer ça à son fiancé. Non mais son fiancé !

Riza – Je n’ai jamais été invitée à ce genre de... cérémonie. Les seules robes que j’ai portées sont celles que j’enfilais quand je n’étais qu’une fillette, comme tu me voyais quand tu venais. Maintenant, tu vois le genre de robes que je porte, surtout des jupes, mais pas ça. Et puis, à l’armée, heu... Je porte mon uniforme et le dimanche je suis plus... Je ne me préoccupe pas vraiment de ma tenue.

Sans crier gare, Roy éclata de rire directement, lui faisant monter le rouge aux joues alors qu’elle lui asséna un petit coup derrière la tête avec sa main. Il était méchant ! Elle venait d’avouer un truc hyper gênant et personnel et lui se moquait ! Il rétorqua un « Non mais ! » d’une voix étouffée à moitié dissimulée par sa poitrine auquel elle ne prêta aucune attention, vexée. On ne se moquait pas d’une femme qui avouait une chose pareille ! Pire encore, il ajouta que c’était étrange pour une femme, comme pour remuer le couteau dans la plaie. Non mais il... Il... Doublement vexée, Riza remua un peu, les joues encore plus rouges, voulant descendre de ses genoux alors qu’elle sentait une résistance.

Riza – Laisse-moi descendre, la femme étrange ne veut pas être sur tes genoux !

Roy – Tu vas être vexée pour ça ? demanda-t-il en resserrant sa prise. Il faudra que je t'habille ?

Riza ne répondit rien, prête à le renvoyer balader immédiatement avant de réaliser un petit détail. Il venait de lui proposer de l’habiller... Depuis quand savait-il comment on mettait ces trucs-là ? Elle interrompit tout mouvement, perturbée, fronçant un peu les sourcils en baissant la tête vers lui. Où avait-il appris à habiller les femmes de la Haute Société ? Sa mère n’était pas de la bourgeoisie ou de la noblesse, pourtant, loin de là... Elle avait loupé un épisode, un gros, ayant complètement oublié sa remarque vexante.

Riza – Parce que tu sais comment on met ces trucs-là, toi ?

Roy – Oui, les hôtesses dans le bar de ma mère m'ont tout appris quand j'ai eu quinze ans, il fallait que je puisse me débrouiller si j'avais une copine "de la Haute" un jour, comme elles disaient. Elles m'ont aussi appris à coudre et jouer du piano, au cas où. Donc je peux me débrouiller avec toi.

Oh... Cela expliquait certaines choses, notamment la réaction de sa future belle-mère quant à sa propre éducation. Roy redressa la tête pour l’embrasser dans le cou alors qu’elle essayait quand même de résister un peu, refusant de se laisser avoir comme cela. Oui, d’accord, il avait une excellente éducation comparée à la sienne, son père ne s’inquiétait pas de ce qu’elle étudiait. Elle restait seule, le plus souvent, jouant avec les enfants qu’elle croisait dans la rue, lisant ses livres pour passer le temps et se cultivant par la même occasion. A côté d’elle, Roy avait reçu une éducation irréprochable... Mais le tact, c’était pas encore ça, pas du tout. Elle essaya de se reculer un peu pour le regarder sans être trop proche de lui. Oui, elle avait été vexée et non, il ne l’aurait pas avec un simple baiser dans le cou.

Riza – Je dois admettre que tu as eu une bonne éducation, mais le tact, c’est pas encore ça... Je me renseignerai pour m’habiller.

Roy – Pas la peine, je le ferai pour toi.

Roy se leva alors en la soulevant en même temps sans qu’elle ne comprenne ce qui se passait. Eeh ! Elle lui en voulait, elle avait voulu descendre de ses genoux, pas être conduite elle-ne-savait-où ! Riza protesta, battant des bras et des jambes, lui demandant de la redéposer par terre en insistant sur le fait qu’elle lui en voulait toujours et qu’elle préférait rester dans son coin à lire.

Roy – Dans ton coin à bouder, oui.

Pas du tout ! Pas vraiment. Bon, peut-être un peu mais c’était tout à fait légitime. Riza continua à essayer de se dégager pendant que Roy les conduisait jusqu’au salon, s’asseyant sur le canapé avec elle en la gardant dans ses bras. A nouveau, elle essaya de se dégager, poussant un peu sur ses bras comme elle le put, sachant que cela ne servait à rien mais elle devait essayer. Et puis, il pouvait bien attendre qu’elle ne lui râle plus dessus, non ? Il ne pouvait pas tout avoir, il manquait de tact, le savait, savait que c’était gênant d’avouer un truc pareil à son fiancé et ne s’excusait même pas. Et puis, si elle voulait rester tranquillement à lire, hein ? Elle ne pouvait pas ? Riza n’avait jamais dit qu’elle comptait bouder, elle voulait seulement s’écarter et profiter d’un dimanche au calme, rien de plus.

Riza – Et tu comptes me garder comme ça dans tes bras encore longtemps ? Je ne suis pas une petite fille, puis je ne comptais pas aller « bouder dans mon coin ».

Roy – Toute notre vie, pourquoi ?

Il avait un sourire parfaitement innocent auquel Riza répondit en faisant la moue, détestant lorsqu’il parlait comme cela et qu’il l’obligeait à se faire violence pour ne pas fondre. Elle détestait son caractère, le manque de tact dont il faisait preuve parfois avant d’être incroyablement gentil la seconde d’après. C’était de la triche ! Il ne pouvait pas parler comme ça... ni faire ça ! Riza manqua de sursauter en sentant sa main passer sous sa chemise puis sur sa poitrine, la surprenant littéralement. Elle posa sa main sur la sienne pour l’interrompre, ignorant le frisson qui l’avait parcourue au moment où il avait touché sa poitrine, décidée à ne pas se laisser faire. Ce qu’elle détestait la grossesse, dans ce genre de situation...

Riza – Tu triches, je te râle dessus, je te rappelle. Tu n’as pas le droit de... faire des trucs comme ça.

Roy – A l'hôpital, je te râlais dessus et tu avais triché aussi.

Riza n’eut pas le temps de répondre quoi que ce soit, Roy dégageant sa main pour rapprocher sa tête de la sienne avant de l’embrasser sur les lèvres. Des lèvres douces, chaudes, contact qui la rassurait, qui... Non ! Si elle avait triché, c’était uniquement à cause de lui, il l’y avait poussée avec son ordre ! Et elle ne regrettait pas son geste, loin de là. Si c’était à refaire, elle le referait, ne changeant rien de ce qu’elle avait fait. Après tout, c’était aussi pour calmer le jeu et éviter une dispute, alors qu’avait-il à lui reprocher ? Son intention était tout à fait louable, Riza n’avait rien fait de mal. Elle rompit elle-même le baiser, écartant un peu sa tête pour lui répondre, sa volonté de résister légèrement diminuée mais toujours bien présente.

Riza – Je ne vois pas en quoi, je voulais seulement éviter une dispute. Tu vas me le reprocher, peut-être ? Je ne regrette aucun de mes gestes.

Roy – J'ai cru comprendre, oui. Mais je ne vais pas te le reprocher, je n'ai pas envie de me disputer non plus.

Riza ne répondit rien, s’accrochant à Roy lorsqu’il se redressa par peur de tomber, sans comprendre ce qu’il faisait... puis se retrouva allongée sur le canapé, son fiancé penché sur elle en train de l’embrasser. Piégée comme une débutante. Malgré elle, son souffle s’accéléra, sa poitrine montant et descendant alors qu’elle essayait de respirer et de se reprendre. Il n’était pas question qu’il réussisse à la faire céder, elle était censée lui râler dessus ! Elle essaya de remuer, s’aidant un peu de ses pieds sans que cela ne change quoi que ce soit, littéralement coincée sous Roy. Pourquoi elle n’avait rien vu venir... Il attendait de pouvoir prendre sa revanche depuis des jours ! Riza tenta de le repousser à l’aide de ses bras, de ses mains, mais maintenant qu’il était en pleine forme... Help ?

Roy – Tu es sûre de vouloir bouder ?

Evidemment ! Riza acquiesça vivement, déterminée à ne pas abandonner aussi vite, convaincue qu’elle pouvait gagner malgré tout. Elle était plus résistante que lui, ce n’étaient pas quelques bisous et caresses qui allaient la faire craquer, il allait céder avant elle, c’était certain. Elle pouvait tenir ! Oui, elle était enceinte, mais cela ne changeait que ses sensations, la rendant un peu plus sensible au toucher. Au pire, elle frissonnerait, et voilà. Rien de bien insurmontable. Roy n’allait pas être cruel, il avait surtout travaillé durant sa semaine de convalescence, il n’était pas rancunier et n’était pas sérieux en parlant de vengeance. N’est-ce pas ? Ou pas... Riza sentit ses lèvres sur son cou pendant qu’il l’embrassait, puis sur sa joue, avant de revenir sur sa bouche sans lui laisser le temps de tourner la tête. Elle ferma brièvement les yeux, frissonnant une nouvelle fois, sentant très mal la suite de son programme. Sa détermination diminuait un peu... Un tout petit peu.

Roy – Très bien, je ne vais pas pouvoir te lâcher de la journée, alors...

Roy commença ensuite à déboutonner sa chemise, toujours assis sur elle alors que les battements de son cœur s’accéléraient. Non, non, non, si elle se retrouvait chemise ouverte, c’était fichu. Les joues un peu plus rouges, Riza croisa les bras pour essayer de ralentir, au moins un peu, les gestes de Roy même si cela ne servirait peut-être pas à grand-chose. Il ne pouvait pas ! En plus, il reprenait le travail demain, il devait se reposer, ce n’était pas une bonne idée. Et puis il trichait, elle était moins forte que lui, plus sensible et plus fatiguée comme elle avait travaillé toute la semaine. Il allait prendre cela en compte, non ? Il était gentil, elle était sa fiancée.

Riza – Tu... tu travailles demain, dit-elle le souffle un peu court et précipité. Tu dois te reposer, et puis tu triches en plus, tu ne peux pas utiliser ce moyen-là pour que je ne boude plus. Je suis moins forte que toi et plus sensible. Et je suis ta fiancée.

Roy – Justement, tu es ma fiancée, c'est toi qui as accepté, quand je t'ai demandé en mariage. Et je ne suis pas fatigué.

Et il continua à déboutonner sa chemise comme si elle n’avait rien dit... Riza essaya, une nouvelle fois, de bouger pour se dégager mais Roy était trop fort et trop lourd pour elle, elle n’était pas habituée à se retrouver dans des positions pareilles en étant complètement démunie. Il fallait qu’elle se dégage, que son futur mari se lève pour qu’elle puisse au moins reprendre le dessus. Ca devait bien être possible, non ? Pour l’instant, elle était coincée et ne voyait aucune échappatoire possible, pas en étant habillée d’une simple chemise beaucoup trop large et d’un pantalon de pyjama. Au pire... Oui, pourquoi pas. Après tout, il la gardait sous lui uniquement parce qu’elle boudait. Non ? Mais si, il allait la laisser se redresser si elle disait que ce n’était plus le cas. Les joues un peu plus rouges, Riza posa ses mains sur celles de Roy à l’instant même où il déboutonna le dernier bouton de sa chemise, lâchant un « D’accord » pressé, voulant uniquement se relever. Elle n’avait pas besoin d’être honnête à cent pourcent...

Riza – Je ne boude pas, c’est bon. Tu me laisses me redresser ?


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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Dim 13 Déc 2015 - 17:41

– Heu... C’est-à-dire que...

Jamais ? Vraiment jamais ? Même lorsqu'elle avait ses études, avant l'académie militaire, même le dimanche ou lorsqu'elle était en congé, elle ne mettait pas de robe pour sortir, ni de corset, des tenues plus élégantes ? Ses joues prenaient une teinte d'un rose plus soutenu, ses yeux tout brillant, elle était incroyablement mignonne, ainsi, toute gênée. Ne pas rire devenait difficile, vraiment difficile, son expression risquait de le trahir.

– Je n’ai jamais été invitée à ce genre de... cérémonie. Les seules robes que j’ai portées sont celles que j’enfilais quand je n’étais qu’une fillette, comme tu me voyais quand tu venais. Maintenant, tu vois le genre de robes que je porte, surtout des jupes, mais pas ça. Et puis, à l’armée, heu... Je porte mon uniforme et le dimanche je suis plus... Je ne me préoccupe pas vraiment de ma tenue.

Le colonel craqua sans crier gare, éclatant de rire assez fort, les épaules secouées, en l'imaginant grimacer devant des robes plus chics ou autre lorsqu'elle sortait faire des courses. Il eut tout à coup le nez fourré dans sa poitrine après qu'elle lui ait fichu une claque derrière la tête, lançant un "Non mais !" d'une voix étouffée, en redressant la tête. C'était normal qu'il rit, après ce qu'elle venait de lui avouer ! Elle était une femme et ne prenait jamais la peine de porter des robes ou de sortir à des bals ou des soirées ! Il appuya sur ce détail, ajoutant que c'était étrange, resserrant sa prise autour de sa taille en la voyant remuer pour se lever. Ah non, ma belle, elle n'allait quand même pas partir bouder dans son coin juste pour ça ! D'autant qu'elle était encore plus mignonne maintenant, les joues toutes rouges, la gêne se lisant dans ses yeux, même si elle était vexée. Roh, allez, ce n'était pas honteux, même si c'était un peu surprenant. Roy la regarda gigoter sur ses genoux, très amusé d'un seul coup, en gardant les bras bien serrés autour de sa taille. Aujourd'hui, ils étaient en forme tous les deux et avaient la journée entière pour eux. Elle n'était pourtant susceptible à ce point, d'ordinaire.

– Laisse-moi descendre, la femme étrange ne veut pas être sur tes genoux !

– Tu vas être vexée pour ça ? demanda-t-il en resserrant sa prise. Il faudra que je t'habille ?

Si ce n'était que cela, le problème, il pouvait même la laver toute entière avant de lui faire enfiler ses sous-vêtements, pas de problème pour ce sujet. Elle interrompit tout mouvement, comme si elle venait de réaliser qu'il pouvait l'aider là-dessus. Alors, ma belle ? Il leva les yeux pour le regarder, un léger sourire taquin aux lèvres. Il ne comptait pas la lâcher, de toute façon. La table attendra un peu avant d'être lavée et débarrassée, il avait bien plus important à se consacrer pour le moment. Riza semblait perplexe, d'un seul coup. Elle avait manqué ou quelque chose ou venait de se souvenir d'une information quelconque ?

– Parce que tu sais comment on met ces trucs-là, toi ?

– Oui, les hôtesses dans le bar de ma mère m'ont tout appris quand j'ai eu quinze ans, il fallait que je puisse me débrouiller si j'avais une copine "de la Haute" un jour, comme elles disaient. Elles m'ont aussi appris à coudre et jouer du piano, au cas où. Donc je peux me débrouiller avec toi.

Plus certaines choses, comment être patient avec les filles même s'il ne les comprenait pas, ne pas abandonner face aux difficultés, toujours réfléchir pour parvenir à ses fins, sa mère avait beaucoup insisté sur ce point-là de son éducation, ce qui lui avait été d'une aide précieuse tout le long de sa carrière. Nichant le nez vers sa future femme, il posa doucement les lèvres contre son cou pour l'embrasser, alors qu'elle se tortillait toujours pour s'éloigner de lui. Hum, il avait vraiment dû la vexer en riant, ça avait été plus fort que lui. Imaginer Riza debout en tenant une robe du bout des doigts avec un visage perplexe suffisait déjà lui redonner le sourire, cette scène à elle-seule était déjà hilarante. Et comment réagira-t-elle en voyant la quantité astronomique de jupons ? Très pratique pour une personne habituée à se déplacer en pantalon et porter des bottes, leur uniforme était extrêmement pratique et confortable, à côté. Roy devait porter une chemise blanche, sous sa veste d'uniforme, et Riza un tee-shirt noir en coton, assez moulant mais simple et pratique, avec des manches un plus longues en hiver.

– Je dois admettre que tu as eu une bonne éducation, mais le tact, c’est pas encore ça... Je me renseignerai pour m’habiller.

– Pas la peine, je le ferai pour toi.

Se levant, il passa très vite un bras dans son dos et l'autre sous ses jambes pour la soulever, la calant contre lui alors qu'elle se tortillait de plus belle, battant des bras et des jambes comme une enfant. Elle se mit à râler qu'elle voulait juste dans son coin, qu'il devait la déposer par terre tout de suite. C'est ça, lire, pas vrai ? Repoussant la chaise d'un petit coup de pied, il la souleva un peu contre lui en passant la porte de la cuisine, ravi d'avoir retrouvé toutes ses forces et pouvoir de nouveau la porter comme si elle ne pesait rien du tout. Ça devrait être flatteur, pour elle ! Oui, elle lui en volait toujours, soit, ils allaient se réconcilier selon sa propre méthode, alors, celle qu'elle avait utilisé à l'hôpital. Elle ne pouvait s'en prendre qu' à elle-même, Roy n'aurait jamais songé à cela sinon. Il lui jeta un regard un peu ironique, alors qu'elle insistait toujours sur le fait qu'elle voulait lire tranquille sans plus se soucier de rien, rester dans son coin à lire, rien de plus.

– Dans ton coin à bouder, oui.

Il passa le seuil du salon puis la porta ainsi jusqu'au canapé, s'y asseyant avec elle en la gardant dans ses bras et en lui jetant un regard un peu moqueur. Ça ne servait à rien de se débattre comme ça, elle le savait, elle ne pouvait pas s'en tirer aussi facilement lorsqu'il était en pleine possession de ses moyens. Il resserra sa prise sur elle avec un certain air possessif, sourire aux lèvres. Il n'aurait jamais pu imaginer cette situation il y  trois ou quatre mois seulement, c'était presque surréaliste, la tenir ainsi sur ses genoux en admirant sa moue vexé et ses yeux rouges, elle s'agaçait pour un rien, ces derniers temps, et ça ne datait pas du début de sa grossesse, c'était encore avant.

– Et tu comptes me garder comme ça dans tes bras encore longtemps ? Je ne suis pas une petite fille, puis je ne comptais pas aller « bouder dans mon coin ».

– Toute notre vie, pourquoi ?

Roy lui dédicaça un doux sourire avec l'innocence d'un ange, parfaitement conscient qu'elle avait du mal à résister lorsqu'il parlait comme ça, preuve en fut de la petite moue qu'elle afficha ensuite, sans doute encore plus vexée. Il secoua doucement la tête, d'humeur taquine, glissa une main tout aussi innocente sous sa chemise, remontant avec lenteur sur sa poitrine dénudée, étant donné qu'elle ne portait pas de soutien-gorge pour dormir. Il la sentit très nettement frissonner et elle tenta de l'arrêter en posant sa main sur la sienne. Déloyal ? Parfaitement, personne n'osera affirmer le contraire, mais rien de gênant. Après tout

– Tu triches, je te râle dessus, je te rappelle. Tu n’as pas le droit de... faire des trucs comme ça.

– A l'hôpital, je te râlais dessus et tu avais triché aussi.

Ce qui sous-entendait qu'il avait parfaitement le droit d'agir de cette façon ici, c'était elle qui lui avait donné l'idée, après tout. Il se pencha puis rapprocha sa tête de la sienne, l'embrassant doucement sur la bouche pour couper court à ses protestations. Des lèvres chaudes, très douces, formant parfois un sourire mais plus souvent des moues pincées lorsqu'au bureau, il ne travaillait pas assez vite à son goût. Il l'embrassa longuement, avec douceur, jusqu'au moment où elle s'écarta d'elle-même, reculant un peu. Combien de temps pensait-il encore pouvoir résister à ce petit jeu, au juste ? Ils étaient seuls, un dimanche matin, installés dans le canapé, elle était assise sur ses genoux, dans ses bras et ne portait rien d'autre sinon un pyjama léger et une culotte. Si on entrait dans le jeu des sensations sur le corps, ils pouvaient y passer un bon moment. D'ailleurs, puisque ce salon ne semblait pas lui plaire, ils pouvaient aussi retourner dans leur chambre.  Maintenant qu'il n'y vivait plus seul, il voulait bien passer plus de temps que prévu dans cette pièce sans y voir d'inconvénients. A Riza de juger... Qu'ils restent ici ou qu'ils aillent s'installer ailleurs, il ne doutait pas de réussir à la faire craquer.

– Je ne vois pas en quoi, je voulais seulement éviter une dispute. Tu vas me le reprocher, peut-être ? Je ne regrette aucun de mes gestes.

– J'ai cru comprendre, oui. Mais je ne vais pas te le reprocher, je n'ai pas envie de me disputer non plus.

Elle ne regrettait rien et lui non plus ne risquait pas d'avoir de regrets demain. Il se redressa d'un coup sans crier gare puis l'allongea complètement sur le canapé, se mettant aussitôt au-dessus d'elle pour éviter qu'elle ne s'esquive ou puisse le faire basculer. Elle s'était accrochée à lui par réflexe et devait sûrement le regretter maintenant. Alors, comment comptait-il s'y prendre ? Elle respirait déjà un peu vite, essayant de le repousser, avec les mains, les pieds,s e tortillant comme elle pouvait. Il s'arrangea pour mieux la coincer, usant des techniques apprises à l'académie militaire pour neutraliser un adversaire à mains nues lorsqu'on n'avait plus d'armes.

– Tu es sûre de vouloir bouder ?

Elle acquiesça vivement, sans même prendre le temps de réfléchir. Hum, dommage pour elle, il ne pouvait pas la laisser filer, alors. Se penchant, il nicha son nez dans sa cou avec délicatesse, l'embrassant longuement en la sentant frissonner, toujours en la coinçant sous lui. Les rôles étaient inversés, cette fois, elle ne pourra pas se dégager et devrait le savoir. Il était toujours stupéfié qu'elle se soit vexée pour aussi peu, c'était complètement ridicule ! Remontant sur sa joue, il respira son parfum au passage, passant ensuite sur s abouche, prenant ses lèvres, avec plus de passion et d'amour, allongé sur elle en prenant garde à ne pas lui peser ni lui faire mal. Très bien, il admettait que n'avoir rien vu plus tôt était ridicule, il aurait dû se rendre compte bien avant de ce qu'il éprouvait pour elle, comprendre bien plus tôt pourquoi elle lui était aussi précieuse, tout cela. Ils pouvaient commencer à rattraper le temps perdu dès maintenant, ils n'avaient que trop tardé. Il s'écarta une brève seconde pour reprendre son souffle avant de continuer à l'embrasser, frémissant à sentir ses lèvres fines contre les siennes, les yeux fermés. Au bout de longues minutes, il se redressa un peu, lui souriant. Si elle voulait toujours bouder, c'était son choix, il avait parfaitement le droit de tricher, comme elle l'avait fait avec lui.

– Très bien, je ne vais pas pouvoir te lâcher de la journée, alors...

Tendant la main, il glissa le doigt sur les boutons puis commença à les lui enlever, souriant de plus belle lorsqu'elle croisa les bras pour le ralentir, sans que cela ne change grand-chose. Il riait intérieurement de la voir rougir comme ça, c'était au moins la preuve qu'il lui faisait de l'effet. Jamais, il y a vingt ans, il n'aurait cru qu'ils en seraient là. L'un et l'autre avaient passé du temps à se charrier mutuellement, lorsqu'ils avaient un peu de temps libre, qui aurait cru qu'ils en finiraient ainsi. Il retint un sourire en se souvenant de l'époque où Riza était un véritable garçon manqué, frappant les garçons qui se moquaient d'elle à l'école avec son cartable. Elle visait juste, déjà, il avait pu le voir un soir où il était passé la chercher, sur demande de son père. Il attendait au portail de l'école et il l'avait vu lancer son sac en pleine tête d'un autre garçon plus grand qui passait pas mal de temps à se moquer d'elle et des autres filles. Et aujourd'hui, elle était là, devenue femme, militaire, officier, sniper, plus belle que jamais. Mère de son futur enfant. Il glissa la main sur la peau chaude de son ventre, sous les pans de sa chemise un peu écartés, lui souriant d'un air taquin. Elle commençait à perdre ses moyens, c'était clair comme de l'eau de source.

– Tu... tu travailles demain, dit-elle le souffle un peu court et précipité. Tu dois te reposer, et puis tu triches en plus, tu ne peux pas utiliser ce moyen-là pour que je ne boude plus. Je suis moins forte que toi et plus sensible. Et je suis ta fiancée.

– Justement, tu es ma fiancée, c'est toi qui as accepté, quand je t'ai demandé en mariage. Et je ne suis pas fatigué.

Bien sûr que si, il pouvait utiliser ce moyen pour qu'elle ne boude plus, précisément car elle était sa fiancée ! Ce n'était quand même pas de la faute de Roy si elle était plus sensible en ce moment, d'autant plus qu'il n'était pas censé le savoir, lui. Il continua donc à défaire les boutons sans le moindre remord, allant exprès lentement, s'amusant de la voir essayer de le repousser, alors qu'elle n'avait pas la moindre chance. Elle était de plus en plus rouge, comme si on la remplissait peu à peu d'eau bouillante. Lui-même avait assez chaud, beaucoup plus que toute à l'heure, ressentait une certaine tension dans son pantalon. Il défit le dernier bouton d'un petit coup souple et elle posa aussitôt ses mains sur les siennes, marmonnant "D'accord" d'un ton pressé, pendant qu'il écartait les pans de sa chemise. Ah, désolé mais trop tard, cette fois, elle aurait dû réagir avant pour reprendre le contrôle de la situation.

– Je ne boude pas, c’est bon. Tu me laisses me redresser ?

– Bien sûr que non, sourit-il en posant son front contre le sien, sa main glissant sur un sein. Qu'est-ce que tu crois ?

Il l'embrassa sur le front, tout en caressant doucement sa poitrine. Elle avait vraiment la peau plus sensible, il pouvait le sentir lorsqu'il la touchait ainsi, la grossesse la rendait plus nerveuse, elle réagissait plus vite et de façon plus imprévisible. Si devenir père l'effrayait, il voulait vraiment, en revanche, voir son ventre grossir peu à peu, gonflé par la vie. Elle se redressa un peu puis appuya de la main sur le dossier du canapé pour se donner plus de force et essayer de le pousser, lui arrachant un regard ironique. Le même coup n'allait pas fonctionner deux fois, il s'attendait à un truc du genre. Glissant ses mains sous elle, il la souleva tout à coup, glissant sa chemise déboutonnée au sol puis la garda bien contre lui, la serrant dans ses bras en nichant sa tête dans son cou. Non, il ne la lâchera jamais, de sa vie entière, dans le professionnel comme dans le privé, il lui en faisait le serment. Il sentit les cicatrices qu'elle portait dans le dos, la marque des brûlures qu'elle lui avait demandé de lui infliger. Plus jamais cela.

– Je t'aime, murmura-t-il.

On pouvait trouver ça idiot mais il trouvait incroyablement réconfortant de pouvoir la tenir ainsi contre lui, pouvoir la serrer dans ses bras, se blottir contre elle, respirer son odeur familière. Un sentiment de sécurité profond l'envahissait, rien ne pouvait arriver s'il était avec elle. Roy sentait son cœur battre dans sa poitrine, avec facilité, en rythme avec le sien, une main posée sur sa nuque, son autre bras l'enlaçant avec fermeté et douceur. C'était dans ce genre de moment qu'il se moquait bien de ce que devenait le reste du monde impossible de s'en soucier alors qu'il était en train de câliner Riza. Elle posa une main sur sa tête, à son tour, renforçant leur étreinte. Fermant les yeux, Roy la garda ainsi contre lui un très long moment, la berçant à moitié, n'ayant pas la moindre envie de la relâcher. Au bout d'un moment, il se redressa un peu, la poussant à s'appuyer contre le dossier du canapé et prit son visage en coupe, avec un bisou sur le front, puis un plus long sur les lèvres. Il glissa ensuite les doigts sur son cou, puis sa poitrine, s'arrêtant plus bas pour des caresses plus insistantes, après avoir écarté un peu la ceinture de son pantalon. Elle serra aussitôt les jambes, lui prenant la main en voulant encore résister, soufflant son prénom avec la respiration hachée.

– Je pensais que tu laisserais tomber cette histoire de vengeance ! Quelqu'un pourrait nous appeler, et on ne va pas rester enfermés toute la journée en plus.

– Il est dix heures du matin, ce n'est pas "toute la journée".

Il la reprit contre lui pour la soulever dans ses bras, la portant avec délicatesse dans leur chambre avant de l'allonger sur le lit puis s'installer à côté d'elle, la reprenant dans ses bras. Penchant la tête, il l'embrassa doucement dans les cheveux, massant sa nuque. Elle se redressa tout à coup, se dégageant de son étreinte avec souplesse, puis le tira avec elle et le poussa sur le lit, le plaquant sur ventre. Roy poussa une petite exclamation, le souffle coupé une brève seconde, pendant que Riza s'asseyait sur ses jambes puis lui tenait la main. Eh, il était resté doux, lui ! Il tourna la tête pour essayer de la regarder, la joue contre la couverture, sa main libre appuyant contre la couette.

– Je suis resté gentil, moi, souffla-t-il.

Elle se pencha pour l'embrasser sur la joue, avec un petit sourire, répondant qu'elle aussi était gentille, puis revint à sa position initiale, glissant sa main dans son pantalon. Hey ! Il essaya de lui prendre le poignet avec son bras de libre, son souffle prenant une petite accélération. Il prit appui sur son coude puis tira pour dégager son autre main, se retournant aussitôt avec un peu de maladresse, retenant Riza pour l'empêcher de tomber. La ramenant contre lui, il fit se remettre plus au milieu du lit, qui même s'il était de deux places, n'était pas très large. Elle protesta de nouveau en gigotant, alors qu'il la calait sous lui.

– C'est ça que tu voulais faire ?

Il glissa à son tour une main sous son pantalon, puis dans sa culotte, caressant ce qu'il y trouva, longuement, avec un sourire taquin. C'était doux, chaud, mouillé, il lui faisait vraiment de l'effet. Elle respira encore plus vite et fort, devenant cramoisie en un seul instant, bafouillant.

– Tu... Tu triches... C'est pas équitable !

– Toute à l'heure non plus, t'as aussi voulu me coincer.

Il inséra un doigt dans son intimé avec une extrême lenteur, puis un second, commençant des mouvements de va-et-vient, lui aussi rouge, brûlant, même.

– Dommage, rit-il en accélérant l'allure tout en l'embrassant sur le front. T'as failli gagner.


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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Dim 20 Déc 2015 - 19:42

Roy – Bien sûr que non, sourit-il en posant son front contre le sien, sa main glissant sur un sein. Qu'est-ce que tu crois ?

Roy l’embrassa sous le front, caressant sa poitrine nue et offerte à ses mains, pendant que Riza fermait les yeux pour retenir un frisson. C’était déloyal… Elle devait se concentrer, respirer et ne pas se faire avoir aussi facilement, aussi vite. Seulement, si elle restait bloquée ainsi, elle n’avait aucune chance. Le lieutenant se redressa légèrement, posant sa main contre le dossier pour se pousser et se donner plus de force… sans parvenir à faire basculer son supérieur. Il s’y attendait, évidemment. Il lui lança un regard sous-entendant clairement que cela ne servait à rien, pour elle, comme si sa réaction était stupide. Elle pouvait essayer ! En plus, comment voulait-il qu’elle s’en tire si elle ne tentait rien ? Riza poussa soudain un petit cri en sentant Roy passer les mains derrière son dos, la soulevant d’un coup en faisant tomber son haut de pyjama à terre. Elle était à moitié nue dans ses bras et ne put s’empêcher de frissonner en sentant sa respiration dans son cou, ses cheveux, beaucoup plus sensible que ce à quoi elle était habituée. Elle avait plus chaud, aussi, mais refusait de céder tout de suite.

Roy – Je t'aime, murmura-t-il.

… Peut-être pas. Riza ferma les yeux, tête posée sur celle de Roy, profitant simplement de cette étreinte. Malgré sa volonté de résister, elle était bien dans ses bras et pourrait, sans problème, rester ainsi toute la journée. Elle se sentait bien. Détendue. Calme. Protégée. Elle sentait son cœur battre plus vite contre sa poitrine, comme s’il répondait lui-même aux battements du cœur de son fiancé, respirant plus calmement dans ses bras. Au bout d’un moment, Riza monta une main jusqu’à ses cheveux, les caressant, souriant en imaginant la tête qu’il aurait après tandis qu’elle renforçait leur étreinte. Souvent, depuis qu’elle travaillait avec Roy, elle l’avait vu décoiffé avec ses mèches noires lui tombant devant les yeux, ses cheveux en bataille après une longue nuit passée à travailler. A force, elle avait gardé un peigne dans son bureau pour qu’il puisse se coiffer et rester impeccable à tout instant, sachant que sa jeunesse lui portait souvent préjudice. Inutile d’en rajouter une couche en se présentant mal habillé…

Ce n’est que lorsque Riza sentit Roy se redresser un peu qu’elle rouvrit les yeux, laissant retomber ses bras pour s’appuyer contre le dossier du canapé avec une petite moue déçue. Elle était bien dans ses bras, pourquoi la relâchait-il ? Il lui prit le visage en coupe, l’embrassant sur le front sans qu’elle ne puisse lui poser la moindre question. Il descendit ensuite sur ses lèvres, l’embrassant longuement alors qu’elle sentait à nouveau son cœur prendre une petite accélération, battant à un rythme plus soutenu. Comment n’avait-elle pas vu qu’elle l’aimait… ? Comment avaient-ils fait pour douter et ne pas se poser la question ? Il était doux, incroyablement fourbe lorsqu’il s’y mettait mais extrêmement gentil et loyal, un vrai chef qu’elle suivait depuis des années maintenant. Dès le début, il s’était révélé comme un ami sur lequel elle pouvait compter. Roy avait toujours été là pour elle, il ne l’avait jamais abandonnée et, même lorsque son père était mort, il était resté près d’elle pour qu’elle ne soit pas seule.

C’est à cet instant précis que Riza perçut les doigts de son fiancé sur son cou, puis sa poitrine, des frissons la parcourant en lui faisant fermer les yeux. Jusqu’à ce qu’il glisse ses doigts à un endroit bien plus intime, provoquant une brusque accélération des battements de son cœur pendant qu’elle serrait très fort les jambes pour l’empêcher de continuer, attrapant sa main. Le lieutenant souffla son prénom, la respiration hachée, tentant de se reprendre, les joues plus rouges. Elle pensait qu’il voulait juste un moment à deux ! Pas qu’il voulait se venger ! Et puis, il ne pouvait pas, ils avaient des choses à faire. On pouvait les interrompre et il serait frustré, tout comme elle. Non, c’était une mauvaise idée.

Riza – Je pensais que tu laisserais tomber cette histoire de vengeance ! Quelqu'un pourrait nous appeler, et on ne va pas rester enfermés toute la journée en plus.

Roy – Il est dix heures du matin, ce n'est pas "toute la journée".

Mais il n’avait rien dit pour le reste… Riza se mordit les lèvres, se laissant faire lorsque Roy la souleva dans ses bras, passant les siens autour de son cou. Elle savait que se débattre ne servait à rien et, quitte à devoir résister encore un peu, autant que ce soit dans leur chambre, leur lit était plus confortable et plus large que le canapé. Elle le laissa donc la déposer sur le lit, s’allongeant ensuite à côté d’elle pendant qu’elle-même se blottissait contre lui lorsqu’il la reprit dans ses bras. Juste quelques secondes de douceur, c’était bien. Il l’embrassa dans les cheveux, déclenchant une nouvelle vague de frissons qui partit de l’endroit où il l’avait embrassée et de sa nuque, endroit qu’il massait doucement. Riza ferma à nouveau les yeux, ne bougeant pas, voulant profiter. Eh ! Non, non, non ! Elle allait encore se faire avoir !

A contrecœur, la jeune femme se redressa d’un coup, reprenant ses esprits pour se dégager de l’étreinte de son supérieur afin de ne plus être coincée. Elle s’assit immédiatement sur ses jambes, après l’avoir plaqué contre leur lit sur le ventre, puis lui attrapa la main gauche alors que Roy protestait. Eh oui, chacun son tour ! Désolée, il avait bien failli l’avoir en étant aussi doux mais non, pas cette fois. Elle aussi apprenait vite. Il souffla qu’il était resté gentil, lui, déclenchant un petit sourire malicieux chez Riza qui se pencha pour l’embrasser sur la joue, se soulevant un peu. Oh, mais elle aussi était gentille. Elle allait même l’être dans quelques secondes. Il fallait qu’il ressente du plaisir, lui aussi ! Ce n’était pas à sens unique et elle aimait partager.

Riza – Moi aussi, je suis gentille.

Riza se redressa pour se remettre un peu plus bas, sur les genoux de Roy, libérant ainsi l’accès à ce qu’elle cherchait sans vouloir lui faire mal. Tenant bien fermement sa main gauche, le lieutenant glissa son autre main sous le bassin de son fiancé puis dans son pantalon avant de passer sous son slip pour caresser ce qu’elle y trouvait. Elle lui faisait de l’effet ? Souriant, Riza continua, les joues toujours un peu rouges. Doucement, longuement, accélérant un peu la cadence… avant de se retrouver projetée sur le côté et retenue d’une main sans rien comprendre. Eeeeh ! Elle avait gardé ses mains et ses jambes, pourtant ! Riza se retrouva à nouveau coincée sous Roy en l’espace de quelques secondes, au milieu du lit, le fait qu’elle se débatte n’y changeant absolument rien. Il n’était qu’à quelques centimètres d’elle, elle sentait son souffle contre sa peau, mourant de chaud, comprenant qu’elle allait très vite regretter sa tentative de s’en tirer en regardant ses yeux. Au secours ?

Roy – C'est ça que tu voulais faire ?

Roy glissa une main dans le pantalon de son pyjama puis dans sa culotte, provoquant un petit cri de surprise chez Riza. Elle sentit ses joues devenir encore plus rouges, comme le reste de son visage, ayant incroyablement chaud. Sa respiration prit une nouvelle accélération alors que le lieutenant fermait les yeux, respirant plus fort, tremblante. Il trichait, c’était injuste ! Il n’avait pas besoin de ça pour la faire craquer, en plus, il le savait pertinemment bien ! Elle gigota un peu, très faiblement, si bien que Roy ne sembla pas dérangé le moins du monde par ses tentatives de s’échapper. Il… Il ne… Il ne pouvait pas !

Riza – Tu... Tu triches... C'est pas équitable !

Roy – Toute à l'heure non plus, t'as aussi voulu me coincer.

Riza n’eut même pas le temps de répondre qu’elle sentit un doigt, puis deux, se glisser dans son intimité, lui arrachant un petit gémissement tandis qu’une vague de chaleur l’envahissait. Elle respira beaucoup plus vite, écartant inconsciemment les jambes, fermant les yeux. Elle écarta un peu les bras aussi, enfonçant ses ongles dans le matelas pour se contrôler. Trop chaud. Trop de sensations. Beaucoup trop chaud.

Roy – Dommage, rit-il en accélérant l'allure tout en l'embrassant sur le front. T'as failli gagner.

Riza – Tu… Je…

Incapable d’aligner deux mots correctement, Riza essaya de se reprendre, tremblant toujours, resserrant un peu les jambes pour essayer de faire lâcher prise à Roy. Elle glissa ensuite sa propre main dans sa culotte pour retirer celle de son fiancé, l’écarter, serrant plus fort les jambes pour l’empêcher d’accéder à nouveau à son intimité. C’était un peu mieux comme ça, on respire, on souffle, tout va bien. Gardant la main de Roy dans la sienne, elle glissa à nouveau sa main libre dans le pantalon de son supérieur puis dans son slip, caressant ce qu’elle y trouva à allure soutenue pendant qu’elle essayait de se reprendre.

Riza – Je sais le faire aussi, souffla-t-elle.

Roy se redressa, restant à genoux, pas le moins déstabilisé du monde, et prit sa main pour la porter à ses lèvres, l’embrassant. Il dégagea ensuite son autre main comme si rien ne l’entravait… et la glissa à nouveau dans sa culotte, reprenant où il s’était arrêté. Riza vira à nouveau au cramoisi, sa respiration s’accélérant brusquement tandis qu’elle sentait sa volonté fondre comme neige au soleil. Elle devait résister, au moins un peu, c’était lamentable… Ses gestes étaient doux et répondaient à ses réactions, ce qui était un vrai supplice, mais elle ne voulait pas craquer. Pas aussi vite. Même si son corps hurlait de désir, elle voulait tenir. La jeune femme serra les jambes, essayant à nouveau de retirer la main de Roy qui s’activait toujours comme si elle ne rencontrait aucune entrave. Mais n’y parvint pas, tremblant, mourant de chaud. Son fiancé n’arrêta pas et se pencha pour l’embrasser, lui coupant le souffle quelques secondes, provoquant une nouvelle vague de frissons.

Riza – J… Je… Je demande une pause. Dix secondes, je meurs de chaud, juste quelques secondes, pas une de plus. Tu… Tu peux accorder ça à une femme enceinte… n… non ?

Roy sourit avant de se pencher à nouveau, la soulevant sans qu’elle ne comprenne ce qu’il cherchait à faire. Riza lui lança un regard perdu, sentant un bras la soutenir dans son dos… puis sa main commencer à tirer sur son pantalon. Pas touuche ! Riza attrapa le bord de son pantalon pour le garder, sachant que ce serait la fin si elle se retrouvait complètement nue. Lui était toujours habillé alors qu’il était beaucoup moins sensible, plus fort, il contrôlait la situation. Il était hors de question qu’elle se retrouve toute nue. Elle devait résister. Au moins un peu. Un petit peu. Ou pas… Son pantalon, tout comme sa culotte, ne restèrent pas en place longtemps malgré ses tentatives de les garder sur elle.

Roy – Très bien, si tu as trop chaud, je ne veux pas incommoder une femme enceinte... Surtout si je suis le père, murmura-t-il.

Pourquoi avait-elle dit ça… ? Roy la rallongea à nouveau, la gardant sous lui, déclenchant des frissons au contact de son pantalon, du lit, de tout. Elle ferma les yeux quelques secondes, essayant de gigoter en vain alors que son fiancé glissait à nouveau ses doigts dans son intimité. Elle poussa un nouveau gémissement, respirant plus vite, son cœur battant plus fort contre sa poitrine. Help ? Plus rien pour l’en empêcher. Riza tourna la tête, cherchant quelque chose, n’importe quoi, son souffle s’accélérant à chaque mouvement qu’il faisait, l’obligeant à enfoncer ses doigts dans le matelas pour ne pas perdre contenance mais, bientôt, toute son attention était focalisée sur les doigts de Roy. Elle ne pouvait plus, pas en étant enceinte, c’était impossible.

Riza – Pi… Pitié, tu… Tu… Tu as gagné, j’abandonne, je… n’en peux plus… L… Lâche-moi, pitié.


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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Sam 9 Jan 2016 - 0:04

– J… Je… Je demande une pause. Dix secondes, je meurs de chaud, juste quelques secondes, pas une de plus. Tu… Tu peux accorder ça à une femme enceinte… n… non ?

Ah, elle avait trop chaud ? Roy lui sourit d'un air parfaitement innocent, se penchant avec souplesse pour l'attraper dessous les bras puis la soulever, mettant ensuite un bras dans son dos pour la maintenir alors qu'elle semblait perdu. Pas d'inquiétude, il l'aidait simplement à ne pas mourir de chaud, il veillait à son confort ! Déboutonnant son pantalon, il tira dessus pour le lui enlever, souriant de plus belle lorsqu'elle vira au cramoisi en essayant de le retenir, la bouche entrouverte et son souffle ayant pris une brusque accélération. Il ne l'avait jamais vu ainsi et elle en devait sans doute pas vraiment réaliser l'état dans lequel elle se trouvait. Tremblante, la peau brûlante et réagissant au moindre effleurement, ses mèches blondes partant en tous sens et quelques unes se collant à son front, presque sur ses yeux. Il fit descendre son pantalon sur ses genoux puis ses chevilles, le laissant tomber par terre avant de s'intéresser à sa culotte. Lorsqu'on était prêt à mourir de chaud, comme elle disait, le mieux restait d'enlever quelques vêtements pour être plus à l'aise. Il récupéra sa culotte d'un petit geste souple, la laissant rejoindre le pantalon, entourant sa fiancée de ses bras en la rapprochant de lui. Et voilà, petite pause faite ! Elle ne risquait plus de mourir de chaud, devant avoir plus d'air frais sans tous ces vêtements trop encombrants pour le moment.

– Très bien, si tu as trop chaud, je ne veux pas incommoder une femme enceinte... Surtout si je suis le père, murmura-t-il.

Il la fit se rallonger de tout son long sur le lit, la gardant sous lui, l'embrassant longuement avant de glisser à nouveau les doigts entre ses jambes et reprendre là où il avait arrêté. Riza gémit nettement, enfoncée dans le matelas, ses mains agrippant les couvertures. Roy prenait tout son temps, observant ses réactions selon les mouvements qu'il opérait, selon la vitesse qu'il prenait, jouant avec ses sensations. C'était en la dévisageant qu'il parvenait à deviner ce qui la faisait frémir le plus, le gardant bien en mémoire pour leurs prochains ébats en amoureux. Elle n'avait encore vraiment pris du poids, son corps était toujours celui d'une jeune femme de l'armée, en pleine forme et pleine santé, un corps musclé par l'entraînement, souple mais ferme. Elle respirait plus vite et fort, sa dernière volonté de résistance ayant visiblement fondue comme neige au soleil. Elle n'avait même pas duré plus longtemps que lui la dernière fois, c'était mignon. Il pencha la tête pour déposer un long baiser sur sa joue, s'écartant ensuite de quelques centimètres en se retenant d'une main, à plat sur la couverture, près du visage de Riza.

– Pi… Pitié, tu… Tu… Tu as gagné, j’abandonne, je… n’en peux plus… L… Lâche-moi, pitié.

Roy récupéra ses deux mains, fermant les yeux pour embrasser le ventre de sa future femme avec une moue attendrie, la prenant par la taille. Il avait beau avoir peur, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver, déjà, un immense élan d'affection pour ce bébé, cet enfant qui se développait en elle. Il gardait les yeux fermés, la tête baissée, passant doucement le pouce sur la peau assez douce, se demandant une fois de plus s'il pourra être un bon père, s'il en sera capable. Le bébé pouvait-il déjà percevoir qu'on était ainsi penché sur lui, à lui parler, ou était-ce encore trop tôt ? Maes lui avait affirmé avec beaucoup de conviction qu'un bébé, dans le ventre de sa mère, pouvait reconnaître la voix de ses parents, que la mère comme le père devaient lui parler pour qu'il se sente aimé et protégé, désiré, attendu. Hughes ne l'avait pas encore vraiment abreuvé de méthodes et de conseils sur la paternité mais Roy se doutait que ça n'allait pas tarder. Il était le seul à pouvoir vraiment l'aider, aucun de ses autres amis n'avait encore d'enfants, alors que Maes était à fond dans la famille, surtout depuis la naissance de sa fille. Il posa son front contre le ventre de Riza, découvrant alors que si, elle avait commencé à prendre du ventre, même si ça ne se voyait pas encore. Il pouvait le sentir un peu. Souriant, il en eut les larmes aux yeux, la gorge nouée par la peur et l'émotion.

– Personne ne t'abandonnera, murmura-t-il très bas.

Il ne voulait pas répéter ce qu'avait vécu sa mère, ni ce qu'avait vécu Riza avec ses parents, cet enfant ne devra jamais connaître cela, quoi qu'il arrive. Il vivra heureux, quand il sortira de ce petit cocon de chaleur où il était blotti actuellement. Se redressant, il essuya vite fait ses larmes puis attira sa future femme contre lui, la serrant dans ses bras avec force en l'embrassant dans le cou. Savoir qu'elle sera avec lui pour élever cet enfant était incroyablement rassurant et réconfortant, elle pourra sans doute mieux le protéger que lui s'il avait des problèmes, plus tard, à cause du "métier" de son père. Ce sera une fille ou un garçon ? Et quel prénom lui donner ? A quoi ressemblera-t-il ? Même s'ils avaient encore beaucoup de temps devant eux, il aurait tant aimé avoir ces réponses, histoire de se préparer à cet avenir. Se répéter que tout allait bien se passer n'aidait pas vraiment, Roy n'était pas du tout préparé à être père, il n'avait aucune idée de la façon dont il fallait s'y prendre pour élever un enfant, l'éduquer, le protéger, veiller sur lui, lui apprendre à parler et marcher, il n'y connaissait rien ! Il avait peur de mal faire, de blesser involontairement son fils ou sa fille. Riza le poussa tout à coup à relever la tête, croiser son regard marron clair.

– Je n'ai plus peur, maintenant. Je sais qu'on y arrivera, que tout se passera bien...

Comment avait-elle fait pour ne plus avoir peur ... ? Il entrouvrait la bouche pour lui poser la question lorsqu'elle posa ses lèvres sur les siennes pour l'embrasser, coupant nette la phrase qui allait sortir. Il eut un petit frisson, passant une main dans ses cheveux mi-longs très fins, avouant que lui était toujours terrifié, lorsqu'il reprit son souffle, les yeux fermés. Complètement terrifié, même si c'était ridicule, qu'il était parfaitement en âge de se marier et avoir des enfants. Ridicule parce qu'il était prêt à se battre pour arriver à la tête de ce pays et terrorisé par la venue prochaine d'un bébé. Si on lui avait dit cela il y a seulement trois ou quatre ans... Qu'on pouvait être soldat, haut gradé, et trembler de peur en sachant qu'on allait vous mettre un bébé dans les bras. Il n'était pas comme son meilleur ami, lui était à moitié mort d'impatience, parlait sans cesse du bébé et était terrifié de ne pas réussir à être présent pour l'accouchement alors que Gracia était à peine à son troisième mois de grossesse. Riza se blottit un peu plus en lui prenant la main, posant la tête contre lui. Il rouvrit les yeux, le cœur battant, la gorge nouée. Il aimerait savoir comment on pouvait être sûr d'être un bon père, une bonne mère, s'il y avait des "critères" pour définir ça.

– Tu sais pourquoi je n'ai plus peur ? Parce qu'à chaque fois que tu me prends dans tes bras, je suis rassurée... Comme depuis toujours. A deux, on a réussi à rester en vie toutes ces années, pourquoi cela serait-il différent avec le bébé ? J'ai confiance en toi.

– Je me fais frapper si je t'avoue que je n'ai pas confiance en moi pour ça ? sourit-il faiblement.

– Non, je te dirai que j'ai confiance pour deux. Tu me fais confiance, à moi, non ? Alors, fais confiance en mon jugement.

Roy fit une petite moue, resserrant un peu son étreinte. Ce n'était pas juste, de sortir des arguments pareils, elle savait très bien qu'il n'allait pas la contredire. Se reprenant, il se rallongea en la gardant soigneusement contre lui, autant pour se rassurer que pour la câliner. Refermant les yeux, il nicha son visage dans le creux du cou de Riza, s'apaisant un peu, la respiration plus douce. La peur refusait de le quitter... Pour élever cet enfant, le protéger des moqueries, être capable de l'éduquer et veiller sur lui... Tant mieux si Riza était parvenue à surmonter tout cela et vaincre la peur, ce devait être ce qu'on appelait l'instinct maternel. Ses yeux redevinrent assez humides, voilà bien longtemps, des années peut-être, qu'il ne s'était plus laissé aller ainsi, qu'il ne s'était plus jamais vraiment autorisé à apparaître vulnérable, voire fragile. Au travail, il avait une image à tenir, une image qu'il devait aussi avoir au-dehors car un soldat n'est jamais véritablement en repos, même en permission ou chez lui, pouvant être mobilisé à tout moment. Se laisser aller, se relâcher ainsi était une expérience très inédite, étrange. Riza renforça un peu leur étreinte, silencieuse, pendant qu'il s'appliquait à respirer doucement, les yeux clos.

– C'est ridicule, je sais, souffla-t-il d'une voix étouffée en tâchant de se reprendre, bien qu'il ne remua pas d'un centimètre.

– Moi, je trouve ça plutôt mignon, rit-elle. Attends...

Mmmh ? Il sursauta tout à coup lorsqu'elle se mit à lui ébouriffer les cheveux, le décoiffant complètement. Eh, non, il avait horreur de ça !

– Voilà, , c'est adorable.

Elle l'embrassa avant qu'il ne puisse protester, les joues plus rouges, ne trouvant pas ça adorable du tout, lui, il avait juste l'air d'un gamin à peine adulte. Il marmonna entre ses dents que ça n'avait rien de mignon et qu'il n'y pouvait rien, s'il était inquiet, avec ça. Il passa la main dans ses mèches noires pour les remettre un tantinet en place, n'aimant guère son apparence dans ce genre de situations. Roy avait toujours paru plus jeune que son âge véritable, un "détail" qui l'avait toujours beaucoup complexé, depuis l'académie militaire et lorsqu'il avait commencé à gravir les échelons. Riza souriait toujours, fière d'elle. "Adorable"... C'était bien la première fois de sa vie qu'une femme lui sortait ça, aussi naturellement. Il avait déjà des petites amies mais aucune n'avait déjà dormi avec lui, il était rarement resté bien longtemps avec une de ses copines.

– De toute manière, tout le monde nous considère comme des enfants. Moi, j'aime bien ta tête comme ça. En plus, on est dans notre lit, non ? Je t'assure qu'en pleine nuit, tu n'es pas coiffé, loin de là.

– T'es la première à me voir dormir, ça ne compte pas, souffla-t-il en rougissant un peu.

– Parce que tu crois que tu n'es pas le premier à me voir comme ça ?

– Je suis le premier ?

Et le mec, à l'académie, dont il avait oublié le nom ? L'espèce de type arrogant qui ne cessait pas de lui tourner autour ? Roy avait toujours cru qu'ils étaient sortis ensemble. Bien sûr, il n'avait jamais posé la question à Riza, ça ne le regardait pas, elle était sa coéquipière. Maintenant qu'il y repensait bien, oui, ce type passait alors beaucoup de temps avec Riza, ils étaient sans doute amis, à l'époque de l'académie. Bouche entrouverte, il contemplait Riza en se demandant si elle n'avait jamais eu de petits amis, mais vraiment. C'était... Bizarre. Elle avait pourtant pas mal de prétendants, à l'école militaire. Il y avait peu de filles à l'école et peu étaient assez aimables et souriantes pour attirer les faveurs des garçons.

– Bien sûr ! Qui d'autre, sinon ?

– Je pensais que le type qui te tournait toujours autour, à l'académie, était déjà sorti avec toi. Je ne sais plus son nom mais vous étiez toujours ensemble. En dernière année, juste avant Ishbal, tu ne te souviens pas ? Ça doit faire cinq ou six ans.

Roy n'était déjà plus élève, à cette époque, pour autant, il avait toujours gardé un œil sur Riza et restait plus ou moins informé de ce qu'elle devenait, si elle était à l'aise à l'académie, et ainsi de suite. Ils s'étaient vraiment revus, pour de bon, lors de la guerre, après être resté éloignés un temps, chacun emporté par sa propre vie. Le début d'un carrière d'un jeune militaire est très bien rempli, Roy n'avait pu consacrer que très peu de temps à son amie d'enfance une fois quitté l'académie. Passer les examens pour être Alchimiste d'Etat, participer à la guerre, s'entraîner, remplir des missions, assumer ses nouvelles responsabilités.

– William ? Mais non ! Nous étions seulement amis, rien de plus.

Ah, donc non, ça n'avait jamais été bien loin. William, donc, même en ayant le prénom, Roy était incapable de le remettre, ce n'était sa promotion. Il ne répondit pas, se contentant de reposer sa tête contre la couverture en fermant de nouveau les yeux, lâchant un petit soupir. Il était allongé tout près de Riza, assez proche pour sentir son souffle contre sa joue, sentir sa présence, sa chaleur, contre sa chemise à moitié ouverte. Bougeant un peu, il massa presque machinalement la nuque de sa future femme, de la main passée derrière elle, dans une étreinte un peu relâchée, à présent. Il pourrait presque donner l'illusion de dormir s'il n'avait pas les lèvres un peu pincées, l'esprit toujours pris par la crainte de ne pas être un bon père ou mari. Si jamais Riza regrettait son choix un jour... Retenant un soupir, il veilla à chasser ces idées noires avant qu'elles ne soient visibles sur son visage, ne voulant pas relancer le débat, pas le courage ni l'énergie. Il rouvrit les yeux lorsque Riza se redressa pour s'asseoir, lui lançant de s'asseoir et se tourner, en se mettant torse nu.

– Fais-moi confiance, je veux seulement t'aider.

Heu... Si elle voulait, oui. Il se redressa et s'exécuta, potant les derniers boutons de sa chemise, très bien froissée, pour la faire glisser de ses épaules, la posant sur le lit à côté de lui avant de s'asseoir sur la couverture, dos à Riza. Un fin rayon de soleil, qui venait recouvrir le lit jusque là, venait tout juste de disparaître, caché par un grand nuage blanc. Roy massa un peu son avant-bras, sentant les muscles encore assez noués. Une semaine de rééducation ne lui avait pas encore rendu ses forces pleines et entières, même s'il allait beaucoup mieux. Riza s'était rapprochée, commençant à le masser. Ah, c'était pour ça. Il tourna un peu la tête pour lui jeter un coup d'œil, ne sachant pas qu'elle savait faire ça. Ils avaient encore bien des choses à apprendre l'un sur l'autre, qu'ils allaient découvrir au fur et à mesure, au fil du temps passé ensemble. Il reporta le regard sur la tête du lit, en bois, gravé de quelques signes en arabesque.

– Quand tu passes tes journées à devoir t'allonger complètement au sol, à patienter durant des heures, tu es vite courbaturé. Les massages font partie des apprentissages essentiels pour rester en forme. Détends-toi, c'est tout ce que je te demande.

Elle l'embrassa longuement dans le cou puis continua ce qu'elle avait entamé. Roy hocha doucement la tête, se laissant faire, sans trop bouger. C'est vrai qu'elle s'y prenait bien, en tout cas, talent caché. Il resta silencieux, réalisant, lorsqu'elle appuyait ou massait certains points, qu'il était un peu trop contracté, car des pointes douloureuses se réveillaient d'un bloc. Il grimaça assez fortement, à un moment, lâchant une petite exclamation. Il se passa bien une dizaine de minutes avant que sa fiancée ne le fasse s'allonger, lui enlevant son pantalon et lui disant de fermer les yeux. Roy hocha doucement la tête, s'appliquant à se détendre un peu. Oui, il l'avouait, elle s'y prenait très bien et il ne l'aurait jamais cru. On ne s'attendait pas à ce qu'une femme habituée des fusils de précision et toutes sortes d'armes à feu soit capable d'effectuer pareilles actions. Elle recommença à le masser, partant des mains pour remonter peu à peu, puis faisant pareil avec les jambes. Roy garda les yeux fermés, se détendant par la force des choses, sous ses mains expertes. Il était déjà à moitié endormi lorsqu'elle s'installa à califourchon au-dessus de lui, venant masser le visage, les tempes, tout en l'embrassant. Baiser qu'il lui rendit avec un léger temps de retard, clignant des yeux pour ne pas sombrer pour de bon, posant la main sur celle de Riza, alors qu'elle descendait sur son torse.

– Tu t'y prend très bien, c'est vrai, souffla-t-il.

Elle répondit un "merci" avant de déposer un bisou sur sa main et la reposer à côté de lui. Il referma les yeux lorsqu'elle continua à lui masser le torse, naviguant dans un demi-sommeil. Ce n'était pas sérieux, il n'allait pas de nouveau dormir, comme ça, le matin. Posant un bras sur ses yeux, il fit un effort pour rester éveillé, frissonnant un peu. Elle murmura son prénom et il écarta son bras, les yeux entrouverts. Oui ? Elle ajouta qu'il pouvait se détendre complètement, surtout avec elle, ils étaient en congés. Il était détendu ! Très bien, même. laissant retomber sa main près de son visage, il referma les yeux, sa tête tournant légèrement sur le côté. Se détendre... Le sommeil revenait peu à peu, le plongeant dans cet état de semi-conscience qui précédait l'endormissement pur et dur. Roy ne bougeait plus tout, la respiration très apaisée, plus profonde, l'esprit assoupi. Le lit semblait extrêmement confortable, d'un seul coup, il ne l'avait jamais réalisé auparavant. Il sentit vaguement Riza remuer à nouveau, frémissant sous ses baisers, sentant qu'elle le touchait. Il respira doucement, la bouche entrouverte, ses mèches retombant sur son front en désordre.

Un nouveau frémissement vint agiter son corps, malgré lui, lançant à son cerveau assoupi qu'il se passait quelque chose. Roy garda les yeux fermés, ouvrant un peu plus la bouche lorsqu'il sentit Riza revenir vers puis l'embrasser plus longtemps à pleine bouche. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il réalisa qu'elle avait glissé la main dans son caleçon, caressant avec une certaine insistance ce qu'elle y trouvait. Il frémit une fois de plus, resserrant les jambes,un peu désorienté. Quand avait-elle... Il tourna la tête, rouvrant les yeux avec peine, ses joues se teintant peu à peu de rouge. Elle l'avait fait exprès ! C'était fourbe, vraiment fourbe, injuste. Il remit la tête droite pour la regarder dans les yeux, essayant d'articuler, ratant le début de sa phrase en sentant sa main un peu mieux, à présent. Ridicule... Cramoisi, il n'arrivait plus à réagir, son esprit ne se remettant pas encore en état de marche. Il fit la moue, yeux encore fermés, le souffle plus rapide.

– C'est fourbe, balbutia-t-il.

– J'ai appris à bonne école.

Elle jubilait... Roy enfonça un peu la tête dans le matelas lorsqu'elle l'embrassa sur la bouche, sans pour autant cesser ce qu'elle avait commencé. Il n'en revenait toujours pas de s'être fait piéger ainsi, elle... Non mais vraiment ! Maintenant, il avait l'impression que toute tension l'avait quitté, remplacée par un assoupissement assez marqué, sur la totalité de ses muscles. Il n'était pas aussi fourbe que cela, lui ! Ou pas beaucoup. Pas avec elle en tout cas. N'est-ce pas ? Il avait presque envie de lui poser la question, même alors qu'il ne contrôlait absolument plus rien. Elle se redressa tout à coup puis le guida d'une main, lui arrachant un brusque hoquet lorsque leurs deux corps s'unirent l'un à l'autre. Une vague de chaleur l'envahit tout entier, le faisant littéralement trembler. Il gémit de façon très marquée lorsqu'elle commença à bouger, le souffle coupé. Il ne guida absolument rien, se laissant faire, agissant comme il le pouvait, puis, après leur délivrance à tous les deux, s'endormit pour de bon en très peu de temps.

Plus tard, lorsque Roy s'éveilla, il mit d'abord un moment avant de recouvrer la mémoire, hébété. Riza était penchée sur lui, l'embrassant doucement pour le réveiller. Elle avait replié la couverture sur lui, ce qu'il nota avec un temps de retard. Une odeur de riz flotta jusqu'à lui, sans qu'il voie aussitôt d'où cela venait, encore un peu endormi.

– Quelle heure est-il ? parvint-il à articuler. Tu as déjà mangé ? Tu ne dois pas manquer des repas, avec le bébé...


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Jeu 21 Jan 2016 - 18:41

Roy – C'est ridicule, je sais, souffla-t-il d'une voix étouffée en tâchant de se reprendre, bien qu'il ne remua pas d'un centimètre.

Mais non, ce n’était pas ridicule ! Elle aussi ressentait toujours une certaine peur, elle n’était pas aussi sûre qu’elle le montrait, loin de là. Cependant, Riza parvenait à gérer ses émotions, plus ou moins, à mettre toute irrationalité de côté pour réfléchir de manière posée, censée. En plus, il fallait bien rassurer Roy… Lui était terrorisé à cause de son statut d’Alchimiste d’Etat, oubliant qu’il n’était pas seul, qu’ils étaient deux en plus de son équipe au travail. Elle veillait sur lui. Depuis des années. Pourquoi cela changerait maintenant alors que, plus que jamais, il avait besoin d’elle comme elle avait besoin de lui ? Avec ça, il avait un petit air mignon. Ce qu’elle n’hésita pas à lui signaler avec un petit rire avant de le décoiffer, passant une main dans ses cheveux. Pour une fois, il se laissait aller, ne cherchait pas à montrer un homme sûr de lui, arrogant au possible et provocant. Alors, oui, elle en profitait !

Riza – Voilà, , c’est adorable.

Evidemment, elle l’avait fait exprès. Riza savait parfaitement que Roy détestait être décoiffé, elle l’avait remarqué lorsqu’ils étaient petits et qu’ils jouaient. Depuis, elle ne l’avait plus jamais vu décoiffé plus de quelques minutes. Sauf lorsqu’il était dans son lit, endormi, mais cela ne datait que de quelques semaines. Ce qui était à la fois adorable et drôle parce qu’il accordait, visiblement, une certaine importance à son image… Pourquoi ? Il était Colonel, se moquait des remarques des autres en dehors des membres de son équipe et était, de toute manière, traité de gamin en permanence. Tout comme elle. Cela ne les avait, pourtant, pas empêchés d’arriver au rang de Colonel et de femme lieutenant sniper.

Riza – De toute manière, tout le monde nous considère comme des enfants. Moi, j'aime bien ta tête comme ça. En plus, on est dans notre lit, non ? Je t'assure qu'en pleine nuit, tu n'es pas coiffé, loin de là.

Roy – T'es la première à me voir dormir, ça ne compte pas, souffla-t-il en rougissant un peu.

Riza – Parce que tu crois que tu n'es pas le premier à me voir comme ça ?

Roy – Je suis le premier ?

Mais enfin, c’était logique ! Qui d’autre aurait pu dormir avec elle et la voir… comme ça ? Il savait qu’elle était vierge avant leurs premiers ébats, elle n’avait jamais cherché l’amour et ne pensait même pas à devenir mère un jour. Pour elle, seule l’armée comptait, seul le fait de servir le Colonel et de le protéger lui importait. En plus, personne ne s’était intéressé à elle. Une femme dans l’armée, sniper de surcroît, cela a tendance à refroidir bon nombre de personnes… Et elle refusait de cacher cette part d’elle-même. Parce que oui, Riza était à l’aise dans ce qu’elle faisait. Ishbal l’avait poussée à se remettre en question mais elle aimait la précision, la stratégie, elle aimait se fondre dans le décor comme le réclamait le rôle de sniper. C’était devenu naturel, chez elle. Alors non, elle ne voyait pas qui d’autre aurait pu s’intéresser à elle. Oui, la jeune femme avait quelques amis… Mais des amis, c’était tout. Ce qu’elle lui avait répondu d’emblée, un peu vite d’ailleurs, tant cette pensée lui semblait impossible.

Roy – Je pensais que le type qui te tournait toujours autour, à l'académie, était déjà sorti avec toi. Je ne sais plus son nom mais vous étiez toujours ensemble. En dernière année, juste avant Ishbal, tu ne te souviens pas ? Ça doit faire cinq ou six ans.

Le type qui lui tournait autour… ? Hein ? Quelqu’un lui avait tourné autour à sa dernière année ? Heu… Et ils restaient toujours ensemble… A sa dernière année, juste avant Ishbal ? Mais personne ne lui tournait autour, à ce moment-là. Elle était entourée d’amis. Et la seule personne avec qui elle restait un peu plus était William, mais Roy ne parlait pas de lui. Ou si ? Hésitant, Riza préféra poser directement la question, confirmant que son fiancé pensait vraiment à lui. Mais non, elle n’avait jamais été en couple avec lui, ce n’était pas ce qu’il cherchait d’ailleurs. William avait été un coéquipier, un condisciple comme ils étaient dans la même année, mais c’était tout. Elle le croisait encore de temps en temps mais c’était très rare. Plus encore ces derniers temps. Il l’évitait depuis deux ou trois semaines, la saluant très vite lorsque Roy arrivait avec une lueur de… elle ne savait trop quoi. Défi ? Dégoût ? Quoi qu’il en soit, il n’avait pas l’air d’apprécier énormément le Colonel.

Quoi qu’il en soit, c’était sans importance. Oui, Roy était le premier à la voir comme cela, et oui, il serait probablement le dernier. Elle le réalisait, à présent. Il comptait énormément pour elle, depuis toujours. Depuis ce jour où il avait annoncé à son père qu’il s’était engagé dans l’armée, qu’il voulait devenir Alchimiste d’Etat, jusqu’à aujourd’hui. Ses paroles l’avaient convaincue. Il avait toujours été présent pour elle, seul véritable repère qu’elle avait dans une maison avec un père absent. C’était… presque normal de penser qu’il serait le seul avec qui elle voulait vieillir et mourir. Riza ferma les yeux, respirant plus lentement en sentant la main de Roy lui masser doucement la nuque, allongée tout près de lui. Il devait sentir son souffle sur son torse à moitié découvert et encore marqué de cicatrices.

Rouvrant les yeux un moment, cependant, elle constata que ses propres paroles n’avaient pas dû le rassurer. Il y pensait toujours… Comment lui prouver qu’ils y arriveraient ? Il devait se détendre. Lorsqu’il lui arrivait d’être trop tendue, elle se prenait un bon bain chaud avec un livre et, parfois, une musique en fond. Mais Roy n’était pas un dévoreur de livres comme elle… Que pouvait-elle faire d’autre ? Trop tendu, trop préoccupé. Elle le sentait à sa manière de se tenir, là, allongé. Tous ses muscles semblaient contractés tant il essayait de se calmer. Oui… C’était là qu’elle devait agir. Riza se redressa, s’asseyant à côté de Roy en lui disant de se retourner, assis, et de retirer sa chemise.

Riza – Fais-moi confiance, je veux seulement t'aider.

Patientant, jambes croisées sur le lit et complètement nue, Riza regarda Roy s’exécuter en ôtant sa chemise avant de lui tourner le dos, assis également. N’importe qui les verrait maintenant se moquerait bien d’eux… Mais tant pis, elle voulait qu’il se détende, qu’il respire, qu’il arrête de s’inquiéter comme cela. S’ils s’étaient mis ensemble, c’était aussi pour se soutenir l’un l’autre et être plus forts, non pas pour rajouter des problèmes. Ils devaient rester concentrés sur le travail, leur performance ne pouvait pas en pâtir, ils étaient tombés d’accord là-dessus dès le début. Alors, qu’il respire ! Dès qu’il fut en place, Riza leva les bras pour les poser sur ses épaules, commençant à faire de lents mouvements, d’abord en surface puis plus en profondeur sans faire le moindre commentaire. Il était incroyablement tendu, tous ses muscles étaient noués. Sa convalescence l’avait affecté, oui, mais ce n’était pas la seule raison. Roy tourna soudain la tête vers elle, lui lançant un regard comme s’il était surpris qu’elle fasse cela. Pourtant, c’était la base pour tous les snipers ! Comment pouvaient-ils être en forme après être restés des heures immobiles à patienter dans des positions inconfortables ? Tous les militaires prenaient les snipers pour de gros bourrins incapables de la moindre délicatesse…

Riza – Quand tu passes tes journées à devoir t'allonger complètement au sol, à patienter durant des heures, tu es vite courbaturé. Les massages font partie des apprentissages essentiels pour rester en forme. Détends-toi, c'est tout ce que je te demande.

Riza se pencha pour l’embrasser longuement dans le cou avant de reprendre son massage. Appliquée, elle ne négligeait aucune partie du corps de Roy, insistant bien à certains endroits qu’elle sentait plus noués, tendus. Elle l’entendit pousser une petite exclamation, grimaçant à son tour mais continuant tout de même. Elle lui avait dit qu’il était tendu ! Comment voulait-il travailler correctement en étant dans un état pareil ? Elle mit en pratique tout ce qu’elle avait appris au cours de ses longues heures d’entraînement, utilisant le massage extrême qu’elle ne faisait que lorsqu’il lui arrivait de ne pas pouvoir se masser immédiatement après une mission. Comme à Ishbal où les journées étaient longues, épuisantes et difficiles, tant sur le plan physique que moral. Riza demanda à Roy de s’allonger après une dizaine de minutes de massage du dos en profondeur, ôtant elle-même son pantalon de pyjama comme elle le sentait plus détendu alors qu’il hochait la tête. Très bien… Qu’il se laisse faire, il en avait grand besoin.

Ce n’est qu’à ce moment qu’une idée lui vint en tête. Comme il était, il n’allait plus tarder à être complètement assommé… Ce serait, pour elle, l’occasion de prendre sa revanche. Un petit sourire mutin aux lèvres, que Roy ne pouvait pas voir, Riza s’appliqua consciencieusement à masser mains, bras et jambes pendant un long moment avant de revenir sur son visage, installée à califourchon, pour l’embrasser et le masser. Personne ne résistait à un massage du visage. La preuve, il prit un petit moment avant de lui rendre son baiser. Au même instant, elle commença à descendre sur son torse lorsqu’il posa sa main sur la sienne. Oh. Trop tôt, d’accord, masser encore un peu.

Roy – Tu t'y prend très bien, c'est vrai, souffla-t-il.

Riza le remercia, portant sa main à sa bouche pour y déposer un baiser avant de la mettre à côté de lui. Lui venait de refermer les yeux, naviguant apparemment dans un demi-sommeil sans qu’il ne réalise tout de qui se passait autour de lui. La jeune femme reprit son massage là où elle s’était arrêtée, s’attardant un long moment sur le torse en embrassant les cicatrices qu’il avait, se promettant intérieurement qu’elle prendrait soin de lui. Une telle chose ne devait plus arriver, elle le protégerait, c’était une promesse. Au bout d’un moment, Riza murmura le prénom de son fiancé pour savoir s’il était endormi ou non. Mais non, il répondit, entrouvrant légèrement les yeux. Réveillé… Ou pas, il n’allait pas tarder à sombrer dans un profond sommeil. Lui conseillant de se détendre complètement, le lieutenant guetta ses réactions, sa respiration, la sentant plus longue, plus lente et détendue. Maintenant, elle pouvait.

Riza descendit tout doucement, remuant le plus faiblement possible tout en continuant son massage, embrassant chaque parcelle de peau qu’elle pouvait atteindre. Ensuite, le plus naturellement du monde, elle commença à masser l’entrejambes de Roy, doucement d’abord, puis avec un peu plus d’insistance. Constatant qu’il était vraiment en train de s’endormir et qu’il ne l’empêchait pas de continuer, elle glissa sa main sous la fine barrière de tissu qui lui restait, caressant longuement ce qu’elle y trouva, avec de plus en plus de vigueur, accentuant bien les caresses. C’est à ce moment-là que Roy sembla émerger un peu, réalisant ce qu’elle faisait alors que son corps était déjà animé par le désir. Son souffle lui-même avait accéléré, ses joues aussi avec leur teint d’un rose plus soutenu. Amusée, Riza se redressa sans arrêter ses caresses pour embrasser Roy à pleine bouche assez longtemps.

Conscient de ce qu’elle faisait, son fiancé resserra un peu ses jambes sans que cela ne change quoi que ce soit. Un sourire mutin aux lèvres, la jeune femme continua ce qu’elle faisait, s’amusant de ses réactions alors qu’il n’essayait même pas de l’en empêcher, accentuant ou ralentissant selon ce que son corps lui montrait. Il remit sa tête droite au bout d’un moment, elle pouvait nettement voir ses expressions. Il était aussi rouge qu’elle tout à l’heure et frémissait, réagissait à chaque geste qu’elle faisait. Chacun son tour, il avait triché, elle aussi. En plus, ce lit était confortable. Elle-même sentait le désir revenir petit à petit, ayant à nouveau chaud malgré sa nudité. Il fit la moue, accentuant son sourire, les yeux toujours fermés alors qu’il essayait, visiblement, de dire quelque chose. Oui ?

Roy – C'est fourbe, balbutia-t-il.

Riza – J'ai appris à bonne école.

Oui, elle jubilait. Et pas qu’un peu. Riza embrassa Roy sur la bouche sans retirer sa main de son caleçon puis se redressa un peu, lui ôtant ce morceau de tissu trop gênant pour l’instant. Il n’y avait aucune raison pour qu’elle soit la seule à être totalement nue ! Et il devait avoir chaud, lui aussi, elle ne faisait que l’aider comme lui l’avait aidée tout à l’heure. Le caleçon rejoignit donc leurs vêtements un peu plus loin et la jeune femme passa une jambe au-dessus de son fiancé, se mettant à nouveau à califourchon sur lui. Elle se redressa ensuite, le guidant avec sa main pour le faire glisser en elle dans un long soupir alors que lui venait d’avoir un brusque hoquet, ne s’y attendant visiblement pas. Consciente de l’état d’endormissement de Roy, Riza continua à le guider, soufflant, poussant des gémissements de plus en plus marqués, s’appuyant en avant ou en arrière à l’aide de ses mains lorsqu’elle n’en pouvait plus bien qu’il l’aide comme il le pouvait. Jusqu’au moment de la délivrance, longtemps repoussé tant ils n’avaient cessés de se tester l’un l’autre depuis leur réveil.

Riza – Roy ?

Aucune réponse… Riza leva la tête, blottie contre lui avec une main posée sur son torse. Elle voyait sa main remonter et redescendre progressivement, signe qu’il était profondément endormi. Elle resta ainsi un moment, profitant du calme qui régnait dans leur chambre. Le soleil était nettement plus haut, à présent, et éclairait la chambre à moitié dévastée avec leurs vêtements éparpillés partout d’une douce chaleur sur leurs deux corps emmêlés. Au même moment, un petit carillon, au loin, sonnait la nouvelle heure qui venait de s’écouler. Mh ? Comme pour répondre à ce son, une sensation de faim immense se mit à tirailler la future maman qui lança un œil au réveil posé à côté du lit, sur la table de nuit. Il était un peu plus de midi… Ah. D’accord, ça expliquait pas mal de choses. Riza lança un nouveau regard à Roy, attendrie en le voyant dormir ainsi, puis décida de se lever pour faire le déjeuner. Elle se redressa avec mille précautions, repliant la couverture sur son fiancé pour qu’il n’attrape pas froid, puis fila dans la salle de bains pour s’habiller avec son pyjama, enfilant une jupe assez longue, un soutien-gorge et un chemisier blanc assez large aux manches longues qu’elle retroussa pour pouvoir cuisiner. Elle brossa ses cheveux, les laissant pendre derrière elle pour une fois qu’elle le pouvait et se mit aux fourneaux.

Riza sortit une poêle et une casserole avec les épices nécessaires, du riz et du poulet. Tout en cuisinant, elle picora çà et là ce qu’elle trouvait dans le frigo, mourant littéralement de faim, faisant des mélanges un peu particuliers qu’elle ne s’expliquait même pas. Evidemment, la cuisine lui prit nettement plus de temps… A force de manger en même temps, il fallait s’y attendre. Mais ce n’était pas sa faute ! Elle avait faim, ils avaient fait du sport ce matin et elle était enceinte. De toute manière, elle allait perdre tout ce qu’elle avait avalé dès le lendemain, à l’entraînement. Cependant, elle parvint à terminer le plat et Riza sortit assiettes, couverts, verres et plateaux qu’elle remplit pour les conduire jusqu’à leur chambre… découvrant que Roy dormait toujours. Oh. Elle déposa un plateau sur la table de nuit à côté de son fiancé endormi et le sien sur sa table de nuit, ramenée de chez elle. Ensuite, elle s’assit à côté de Roy, se penchant pour l’embrasser doucement sur la bouche. Allez, on se réveille, il devait manger. Lorsqu’il ouvrit les yeux avec un air ensommeillé, elle lui fit un petit sourire, glissant sa main dans la sienne. Il se sentait mieux ?

Roy – Quelle heure est-il ? parvint-il à articuler. Tu as déjà mangé ? Tu ne dois pas manquer des repas, avec le bébé...

Riza – Ne t’inquiète pas pour moi, dit-elle en lui caressant la joue. Il est une heure et demie mais j’ai cuisiné et j’ai… un peu grignoté ce que je trouvais dans le frigo. Je prends soin de ma santé, je suis en parfaite forme. En attendant, monsieur est servi !

Riza lui fit un petit sourire puis lui montra le plateau, posé à côté de lui, en lui demandant s’il avait faim. Elle l’aida ensuite à se redresser, devinant qu’il était complètement mou après ce matin sans pouvoir s’empêcher de jubiler intérieurement. Elle s’était bien remise de leur gymnastique matinale, elle ! Mais bon, c’est vrai, elle n’avait pas eu le massage et cela avait dû l’abattre d’un coup. Au moins, il était détendu. Lorsqu’il fut assez droit et convenablement installé, Riza lui donna le plateau en lui recommandant d’être prudent puis attrapa le sien, restant à côté de lui sur le bord du lit, mettant son plateau sur ses genoux pour manger. Elle lui servit également un peu d’eau, lui jetant un regard amusé en réalisant l’état léthargique dans lequel il était plongé. Oups ?

Riza – Au moins, tu es parfaitement détendu. Et je confirme, tu es mignon quand tu dors, c'est le seul moment où tu ne montres pas un visage arrogant. En plus, maintenant, je sais, que je peux te réveiller en t’embrassant, c’est bon à savoir. On remet ça quand tu veux.

Riza eut un petit rire, ne cachant pas qu’elle était fière de son coup maintenant qu’elle était pleine d’énergie contrairement à Roy, encore endormi. Il allait se réveiller, il se sentirait nettement mieux après avoir mangé. C’était son état moral qui l’inquiétait le plus… Elle ne voulait pas qu’il s’inquiète pour leur enfant, ils avaient encore le temps. Elle avait pris un peu de poids, oui, mais ce n’était pas visible pour quelqu’un qui ignorait qu’elle était enceinte. Alors, pourquoi s’inquiétait-il comme cela ? Ils devraient sortir, faire quelque chose ensemble pour apprendre à se connaître en dehors du travail. Parce que, oui, ils se connaissaient… Ils connaissaient leurs caractères, mais ne se voyaient pas tant que cela hors de la caserne, hormis aux soirées organisées par l’équipe.

Riza – Que dis-tu de sortir à deux cet après-midi ? Pas un gros truc, mais quelque chose pour… apprendre un peu plus l’un de l’autre. On a eu la preuve ce matin, on est tellement occupés avec l’armée qu’on ne connaît pas énormément de choses sur nos goûts, et tout ça. On ne… voyait que le lieutenant et le colonel. Mais pitié, ça reste entre nous, je n’ai pas envie que le reste de l’équipe revienne là-dessus. En plus, ça te réveillera un peu et j’aimerais que tu te changes les idées. Tu n’as pas idée de la quantité de nœuds que tu avais…


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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Sam 6 Fév 2016 - 16:57

– Ne t’inquiète pas pour moi, dit-elle en lui caressant la joue. Il est une heure et demie mais j’ai cuisiné et j’ai… un peu grignoté ce que je trouvais dans le frigo. Je prends soin de ma santé, je suis en parfaite forme. En attendant, monsieur est servi !

Une heure et demie, bon sang, il n'aurait jamais dû s'endormir aussi longtemps, Riza aurait dû le réveiller bien avant. Elle lui demanda s'il avait faim, lui montrant un plateau, pendant qu'il hochait vaguement la tête en tâchant d'émerger. Les siestes de ce genre, surtout aussi longues, n'étaient jamais bien bonnes, il avait l'impression d'avoir reçu un sale coup sur la tête tant il était assommé. Sa fiancée l'aida à se redresser puis lui donna son plateau, prenant ensuite le sien, pour s'installer près de lui. Il la remercia lorsqu'elle lui servit de l'eau, regardant ce qu'elle avait cuisiné et se frottant un peu les yeux. Quand il aura mangé un peu, cela ira déjà mieux, il devait simplement se réveiller. Se recoiffant assez vite du bout des doigts, plus par habitude qu'autre chose, il prit sa fourchette pour mélanger un peu le riz avec la sauce, retenant un long bâillement. Il avait l'impression de ne plus avoir aucune force, c'était étrange, comme s'il manquait quelque chose, dans ses muscles. Très bizarre. S'étirant, il jeta un coup d’œil à sa future femme, ses yeux glissant vers son ventre. Non, il ne pouvait pas s'empêcher de s'angoisser à propos de cette grossesse et tant pis si certains trouvaient ça idiot. Oui, il n'était pas seul, oui, cet enfant sera bien entouré, oui, tout allait bien se passer, sûrement. C'était une angoisse, irrationnelle ou non, qui lui tordait le ventre en permanence, parfois forte, parfois atténuée. Ce n'était peut-être que la peur de devenir père. Il n'avait jamais eu d'exemple pour ça.

– Au moins, tu es parfaitement détendu. Et je confirme, tu es mignon quand tu dors, c'est le seul moment où tu ne montres pas un visage arrogant. En plus, maintenant, je sais, que je peux te réveiller en t’embrassant, c’est bon à savoir. On remet ça quand tu veux.

Il fit la moue lorsqu'elle éclata de rire, convaincu qu'elle essayera d'en profiter encore, elle était déjà très fière d'elle, en ce moment. Bah, du moment qu'elle ne le laissait pas somnoler au bureau, ce sera déjà bien. C'était arrivé une fois, alors qu'ils étaient partis travailler au tribunal militaire de Central, avec Hughes. Roy était épuisé et s'était un peu endormi. Maes, au lieu de le réveiller, l'avait recouvert d'un manteau, sur ses épaules, puis l'avait laissé dormir sur son bureau. Instinct paternel ou geste d'amitié ? Dans tous les cas, il s'était senti couvé comme jamais, surtout quand Hughes était venu le réveiller plus tard, tout sourire, en lui tendant un mug de café. Il était toujours comme ça, à faire attention à tout le monde. Le colonel secoua légèrement la tête à ce souvenir, avalant une ou deux bouchées. Il se consolait en se disant que celles que Maes sur-couvait le plus étaient sa femme et sa fille, qui avaient droit à la totale. D'un côté, c'était attendrissant, et de l'autre, assez agaçant, comme si on n'était pas capable de se débrouiller. Pourvu que Riza ne se mette pas à faire ça à son tour... Ce qui lui fit réaliser que tout le monde, au QG d'East City, agissait ainsi avec Fuery. Oups, il faudrait peut-être lui donner de l'air, en fait, il devait en avoir assez, lui aussi. Mais c'était différent, il était tout jeune et avait ce petit air mignon et vulnérable qui donnait envie de le protéger.

– Que dis-tu de sortir à deux cet après-midi ? Pas un gros truc, mais quelque chose pour… apprendre un peu plus l’un de l’autre. On a eu la preuve ce matin, on est tellement occupés avec l’armée qu’on ne connaît pas énormément de choses sur nos goûts, et tout ça. On ne… voyait que le lieutenant et le colonel. Mais pitié, ça reste entre nous, je n’ai pas envie que le reste de l’équipe revienne là-dessus. En plus, ça te réveillera un peu et j’aimerais que tu te changes les idées. Tu n’as pas idée de la quantité de nœuds que tu avais…

– N'exagère pas, souffla-t-il en haussant les épaules, je n'étais pas si stressé que ça.

– Oh, si. Comment expliques-tu que tu te sois endormi dès que je t'ai massé, alors ? Il fallait que tu te détendes.

Il venait de passer une semaine à ne quasiment rien faire, si ça ne n'était pas de la détente ! Enfin, peu importe, il n'avait pas envie de relancer le débat. Il continua donc sur des sujets plus inoffensifs, tout en poursuivant son repas, n'ayant pas spécialement très faim, bien qu'il mette un point d'honneur à finir son assiette pour ne pas vexer Riza. Lorsqu'il eut fini, il prit des vêtements propres puis fila sous la douche, histoire de terminer de se réveiller et être plus présentable. Il commençait à enfiler son uniforme par pur réflexe avant de se rétracter et prendre des habits normaux, rejoignant ensuite Riza dans le hall d'entrée. Enfilant son manteau, il quitta la'appartement puis l'immeuble avec elle, retrouvant les rues plutôt calmes de la ville, suivis de loin par ses gardes du corps, qui veillaient à rester discret. Ils se promenèrent un moment, tout en bavardant, parfois interpellés par des vendeurs à la sauvette, dans les rues. Ils croisèrent quelques collègues, qui travaillaient aujourd'hui, échangeant quelques mots avant de poursuivre leur route. Passant dans une autre rue, plus petite, il salua sa mère d'un ton poli et neutre, par son surnom, en la voyant dehors, appuyée contre le mur en train de fumer une longue pipe à l'odeur bizarre.

– On va prendre un verre ? demanda-t-il à Riza en indiquant le bar d'un signe du menton.

Sa future femme regarda Chris puis le bar, hochant la tête. Entrant, ils virent quelques clients installés avec des hôtesses, peu nombreux, la majorité des filles discutaient entre elles en attendant le chaland. Il les salua d'un sourire avant de s'asseoir avec Riza, commandant quelque chose de léger. Son regard fut attiré par le nouveau piano, installé dans un coin, qu'il n'avait jamais remarqué jusqu'ici. Enfant, il avait souvent entendu sa mère en jouer, elle lui avait appris et il se débrouillait plutôt bien, tant qu'il s'agissait de mélodies simples. Il sourit un peu en se rappelant le jour où il avait fait fuir le chat tant il avait mal joué, c'était affreux. Une hôtesse vint leur apporter leur commande avec un sourire avant de retourner s'asseoir avec les autres filles, continuant leur discussion. Riza porta à son tour le regard sur le piano, lui demandait ensuite à quoi il pensait. Il désigna le piano d'un petit signe en buvant une gorgée, répondant qu'il n'en avait pas joué depuis longtemps. Honnêtement, il avait déjà pensé à en acheter un petit pour le mettre dans son appartement puis avait renoncé en songeant à la réputation qu'on lui collerait si on entendait des sonates de piano monter de chez lui. Sa fiancée lui lança un regard étonné, comme s'il venait de lâcher une énormité.

– Parce que tu sais jouer ? Toi ?

– C'est quoi ce sous-entendu ? râla-t-il avec une moue vexé.

– Disons que tu n'es pas la première personne que j'imagine derrière un piano, sourit-elle. Je pense plutôt à quelqu'un de très patient et doux, tout l'opposé de toi. Même si j'avoue que tu peux te montrer très doux quand tu veux, la patience, c'est pas encore ça...

Il faillit s'étouffer en avalant sa gorgé, lui jetant un regard indigné. Il pouvait se révéler très patient, lorsqu'il le fallait ! Lorsqu'il devait étudier l'alchimie ou s'entraîner, la patience était primordiale, on ne parvenait à rien sinon. Quant au piano, il l'avait appris étant enfant, il était encore tout gentil et mignon, à cette époque, l'innocence de l'enfance encore bien préservée. Il reposa son verre puis se leva, alla s'asseoir au piano en regardant la partition qui y était posée. Il avait déjà vu cet air, il y a longtemps... Prenant un temps pour se le remettre en mémoire, il commença à jouer, retrouvant les gestes après quelques notes. C'était comme le vélo, ça ne s'oubliait pas. Cette chanson était très douce, il s'agissait d'une berceuse assez ancienne, que les grands-mères apprenaient encore aux futures mamans, afin qu'elles puissent la fredonner à leurs bébés pour les endormir. Une des hôtesses les plus âgées souriaient en disant que les vieilles habitudes revenaient, assise au bar en regardant la scène. Quand la mélodie fut achevée, il referma la partition et retourna à sa place, reprenant son verre en main.

– Il faut être patient, pour étudier l'alchimie, reprit-il en buvant une gorgée.

Même Edward pouvait se révéler incroyablement patient et assidu, une fois plongé dans ses recherches, c'était une qualité que possédaient tous les alchimistes dignes de ce nom. Riza sourit à nouveau, en coin, avec une certaine douceur, teintée d'ironie. Il ne releva pas, sur le moment, tournant son verre entre ses doigts.

– L'alchimie, c'était différent. Et puis, avec mon père... Là, c'est du piano, ce n'est pas la même chose. Et c'est moi qui me vexe pour rien...

– Je n'ai jamais affirmé avoir bon caractère.

Elle avait tendu la main pour prendre la sienne, affirmant qu'il jouait très bien. Elle n'était pas bien difficile, c'était un morceau très simple. Il serra sa main alors que sa mère rentrait, éteignant sa pipe et rejoignant le bar.

– Autre chose,même si on a encore le temps. Tu as déjà réfléchi à un prénom pour le bébé ? Il faut aussi qu'on désigne un parrain, pour lui, au cas où il nous arrive quelque chose, une famille qui pourra s'en occuper.


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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Sam 20 Fév 2016 - 21:38

Roy – N'exagère pas, souffla-t-il en haussant les épaules, je n'étais pas si stressé que ça.

Riza – Oh, si. Comment expliques-tu que tu te sois endormi dès que je t'ai massé, alors ? Il fallait que tu te détendes.

Ce qui lui avait permis de se venger un peu, à elle aussi, elle n’allait donc pas le lui reprocher. Il était tendu, c’était un fait, mais elle aussi et elle se sentait plus bizarre, ces derniers temps. Le travail lui permettait de ne pas le montrer à Roy, de rester concentrée et professionnelle là-bas, mais ce qui s’était passé avec Marcoh l’avait un peu perturbée. Elle savait qu’elle avait commis une faute grave, que sans le retour de l’Alchimiste d’Etat supposé mort, elle aurait eu de graves ennuis… Mais elle ne s’expliquait pas cette réaction et travaillait beaucoup plus pour compenser ce qui s’était passé et faire un travail irréprochable. Bien sûr, hors de question d’en parler à Roy, il risquerait de vouloir terminer la discussion commencée ce jour-là et Hughes ne serait plus là pour lui sauver la peau. Elle savait que c’était idiot ! Il y avait seulement trop de choses qui avaient changées en l’espace de peu de temps, trop de découvertes, trop de mystères. Surtout par rapport à Ishbal.

Riza participa donc à la conversation avec des sujets on ne peut plus anodins pour éviter les terrains glissants, terminant de manger, surveillant Roy du coin de l’œil pour voir s’il allait vraiment mieux. Lui aussi devait se détendre, ne plus penser à cette peur d’être père et concentrer son esprit sur autre chose. Elle-même avait oublié sa propre peur grâce au travail et parce qu’elle ne voyait pas encore son ventre grossir. Bien sûr, dans un mois ou deux, elle serait beaucoup plus inquiète, mais pour l’instant, mieux valait ne pas y penser. Il y avait plus important et préoccupant, même si ce sujet avait son importance. Riza devait seulement se détendre, éviter d’être sur les nerfs comme maintenant et bénir le fait que Roy soit incapable de repérer des muscles noués.

Se concentrant sur la conversation, le lieutenant termina de manger et fit la vaisselle pendant que son fiancé prenait sa douche et s’habillait, étant déjà prête, essuyant assiettes, couverts et verres alors qu’il se préparait toujours. Elle eut terminé quelques secondes avant que Roy ne la rejoigne dans le hall, enfilant son manteau elle aussi après avoir rattaché ses cheveux en un chignon lâche. Ils sortirent de l’immeuble, se retrouvant dans la rue précédé des gardes du corps du Colonel qui tâchaient de se faire discrets. Elle avait presque oublié qu’ils étaient là… Mais au moins, aucun risque de se faire surprendre par Scar, il avait dû avoir son compte et ne viendrait pas directement dans l’Est après l’échec cuisant qu’il venait d’essuyer. Dans le pire des cas, s’ils se faisaient attaquer, il s’occuperait d’abord des gardes du corps pour être tranquille ou serait dérangé par leur présence et celle de Riza. Si jamais elle pouvait faire gagner un peu de temps à Roy en s’interposant, en plus…

Mais ne pas penser à cela, ils étaient tranquilles, il ne pleuvait pas et ils avaient enfin une journée normale rien qu’à deux. De temps à autre, le jeune couple se faisait aborder par des collègues, des marchands, parlant un peu avec eux avant de se remettre en chemin. Ils arrivèrent bientôt devant le bar de la mère de Roy, la saluant de manière neutre comme si elle n’était que barman. Elle fumait sa pipe qui dégageait une odeur très douteuse, Riza se doutant que ce n’était pas que du tabac. Enfin, ils étaient en civils et ne pouvaient pas la balancer, pas après ce qu’elle avait fait pour eux depuis toutes ces années.

Roy – On va prendre un verre ? demanda-t-il à Riza en indiquant le bar d'un signe du menton.

Riza regarda sa future belle-mère et le bar avant d’acquiescer de la tête, entrant avec Roy. Plusieurs femmes étaient assisses, occupées à discuter entre elles en attendant elle ne savait quoi. Etant déjà entrée ici plusieurs fois, elle ne fut pas gênée le moins du monde d’être au bras du Colonel, connaissant déjà sa réputation de coureur de jupons à force de le côtoyer depuis des années. Elle avait confiance en lui, et lui en elle, alors pourquoi s’en inquiéter ? Allant d’installer dans un coin avec Roy tout en retrouvant cette ambiance un peu calfeutrée et mystérieuse, Riza observa les quelques clients assis dans le bar, par réflexe, incapable de s’en empêcher. Une hôtesse vint prendre leur commande, elle-même ne prenant qu’un café, avant de repartir pour préparer leurs commandes. C’est alors que le lieutenant remarqua le regard de son supérieur, attiré par le piano. Hum ? A quoi il pensait ? On vint leur apporter leur commande, Roy regardant toujours le piano un peu plus loin. Elle se décida à lui demander à quoi il pensait comme personne ne jouait et que rien de particulier ne s’était passé. Ou alors, elle avait loupé un épisode… Jusqu’à ce qu’il lui désigne l’instrument de musique en disant que cela faisait longtemps qu’il n’avait plus joué. Pardon… ? Il savait jouer ?!

Riza – Parce que tu sais jouer ? Toi ?

Roy – C'est quoi ce sous-entendu ? râla-t-il avec une moue vexé.

Riza – Disons que tu n'es pas la première personne que j'imagine derrière un piano, sourit-elle. Je pense plutôt à quelqu'un de très patient et doux, tout l'opposé de toi. Même si j'avoue que tu peux te montrer très doux quand tu veux, la patience, c'est pas encore ça...

Roy sembla être sur le point de s’étouffer, avalant difficilement sa gorgée avant de déposer son verre pour se lever et aller s’asseoir au piano. Et c’était elle qui se vexait facilement ? Désolée, mais elle avait raison, là-dessus ! Il était tout sauf patient, même si elle reconnaissait qu’il pouvait être assidu lorsqu’il était passionné par quelque chose. Elle attendit, l’observant alors qu’il lisait la partition posée devant lui. Quelques regards s’étaient tournés vers Roy, dont une vieille dame assise au bar, et tous attendaient. Puis les premières notes s’élevèrent, d’abord timides et un peu maladroites, puis plus naturelles et s’enchaînant sans plus aucun heurts. Un sourire étira les lèvres de Riza qui le regardait toujours, admirative et sous le charme, pendant de longues minutes. Ce n’est que lorsqu’il termina de jouer qu’elle se tira de sa rêverie, ayant oublié qui était derrière le piano. Bien sûr, elle savait qu’il pouvait se révéler patient parfois et très doux. Il l’avait été avec elle. Mais le piano…

Roy – Il faut être patient, pour étudier l'alchimie, reprit-il en buvant une gorgée.

… Il était encore vexé ? Riza ne put réprimer un sourire en coin, mêlé de douceur et d’ironie en voyant la réaction de Roy. Il lui reprochait d’avoir été vexée ce matin mais lui n’était pas mieux alors qu’elle avait on ne peut plus raison à ce sujet. Il n’était pas patient, pas du tout. Elle but une gorgée de café, profitant de ce moment en essayant de ne pas le vexer davantage. Mais quand même… Il avait étudié l’alchimie avec le père de Riza, ce n’était pas le même contexte et il n’était pas poussé de la même manière. En plus, le piano ne lui servait pas, contrairement à l’alchimie qui était déterminante pour son projet.

Riza – L'alchimie, c'était différent. Et puis, avec mon père... Là, c'est du piano, ce n'est pas la même chose. Et c'est moi qui me vexe pour rien...

Roy – Je n'ai jamais affirmé avoir bon caractère.

Tsss… C’est bien cela qui l’énervait, chez lui. Son caractère. Il pouvait être incroyablement adorable, attentif et doué, et la seconde d’après fourbe, désagréable, cruel et méchant. Et pourtant, elle le supportait depuis des années sans ciller, le remettant à sa place dès qu’il ne travaillait pas assez vite. Comme lui qui avait hurlé en apprenant ce qui s’était passé avec Marcoh. Sans insister grâce à Hughes. Dieu merci… Préférant ne pas y penser et chasser cette peur de son visage, Riza profita de la distraction qu’apporta la madame Mustang en rentrant et tendit la main vers Roy pour la lui prendre, affirmant qu’il jouait très bien avec un petit sourire. Elle était définitivement la seule à pouvoir le supporter, c’était sûr et certain. Il avait trop mauvais caractère. Et pourtant, elle l’aimait et le suivait.

Roy – Autre chose, même si on a encore le temps. Tu as déjà réfléchi à un prénom pour le bébé ? Il faut aussi qu'on désigne un parrain, pour lui, au cas où il nous arrive quelque chose, une famille qui pourra s'en occuper.

Un… prénom pour le bébé ? Non, pas du tout, elle n’y avait jamais réfléchi. Et elle ne voulait pas le choisir seule, ils étaient à deux et elle préférait que ce soit un choix commun. Par contre, pour le parrain, ils pouvaient demander à Hughes. Ce n’était même pas la peine de réfléchir, il accepterait sans aucun doute et était capable de s’occuper d’un enfant s’il leur arrivait quoi que ce soit. En plus, il était leur ami et serait touché s’ils le lui demandaient. Riza fit non de la tête, buvant ensuite une nouvelle gorgée de café avant de redéposer sa tasse sur la table pour regarder Roy.

Riza – Je n’y ai pas réfléchi, non… Mais on choisira ensemble. Ca t’aidera à te préparer un peu à sa naissance, comme moi je le sens. Pour le parrain, pourquoi ne pas demander à Hughes ? Il serait heureux et on peut être sûrs que notre enfant sera entre de bonnes mains avec sa femme.

Roy – Se préparer... Oui, ça pourrait être bien, Hughes sera content. Tu te sens prête ?

Riza ouvrit la bouche pour répondre oui d’emblée mais eut un petit temps d’arrêt, détournant le regard en faisant mine de regarder une autre hôtesse qui passait justement à côté d’eux. Elle lui avait dit qu’elle n’avait plus peur ! Qu’elle se sentait prête et que tout allait bien, qu’ils y arriveraient. Il y avait cru, pourquoi doutait-il maintenant ? Riza hocha la tête lorsque l’hôtesse fut passée, regardant à nouveau Roy avec un petit sourire.

Riza – Je te l’ai dit ce matin, je n’ai plus peur. On y arrivera, ensemble. Et on a nos amis, ils vont sûrement nous coacher jusqu’à la naissance du bébé.

Roy – C'est bien ça qui m'inquiète...

Elle ne put réprimer un rire, cette fois, levant ensuite les yeux au ciel tant sa réaction était stupide. Il ne fallait pas avoir peur, ils n’allaient pas les emmerder non plus, juste les aider et leur donner quelques conseils. Rien d’alarmant. MAIS elle avait réussi, il n’avait pas fait attention à sa réaction et avait cru ce qu’elle avait dit. Et tant mieux, Roy n’avait pas besoin de s’inquiéter pour cela aussi, elle allait très bien, à tous les niveaux, et devait seulement se reposer un peu et oublier l’incident avec Marcoh. Tant que Roy n’en parlait pas et qu’ils évitaient de penser à la peur que suscitait la naissance de leur enfant…

Riza – Ne dis pas de bêtises, ils ne vont pas être horribles, ils veulent seulement nous aider. Et tant mieux, vu que tu as peur, ça te rassurera un peu… Non ? Tu ne pourras pas être un mauvais père avec un coach comme Hughes.

Roy – Je vais m'entraîner sur Edward avant, dans le pire des cas.

… Sur Edward ? Elle n’était pas trop sûre qu’il apprécie, cette fois. Elle retint un rire, portant sa main à sa bouche pour dissimuler un sourire. Ne pas le vexer ou lui montrer à quel point c’était une mauvaise idée, ne pas lui dire non plus qu’il tenait à Edward même si c’était visible comme le nez au milieu de la figure. Pourquoi le cachait-il à ce point ? Parce que le jeune alchimiste était trop petit ? Cela n’avait aucun sens, c’était Roy lui-même qui était allé le chercher. Et elle n’avait jamais compris pourquoi, ne parvenait pas non plus à comprendre la raison pour laquelle il agissait ainsi avec Edward. Riza posa ses mains sur la table, entourant sa tasse pour se réchauffer un peu les mains sans vraiment y penser. Ce n’est qu’après un court silence qu’elle releva la tête vers son fiancé, lui lançant un regard interrogateur.

Riza – Pourquoi est-ce que tu agis de cette manière avec lui ? Au début, je pensais que c’était à cause de son âge, mais il y a plus que cela. Tu peux me le dire, je ne le répéterai pas, tu n’as pas besoin d’entretenir les apparences avec moi. Je sais que tu tiens à lui, pas la peine de me dire le contraire. Je t’ai bien avoué pour les robes, tu peux aussi m’avouer pour ça. On va se marier, non ?


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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Dim 21 Fév 2016 - 18:45

– Je n’y ai pas réfléchi, non… Mais on choisira ensemble. Ca t’aidera à te préparer un peu à sa naissance, comme moi je le sens. Pour le parrain, pourquoi ne pas demander à Hughes ? Il serait heureux et on peut être sûrs que notre enfant sera entre de bonnes mains avec sa femme.

– Se préparer... Oui, ça pourrait être bien, Hughes sera content. Tu te sens prête ?

Son meilleur ami était en effet le choix le plus raisonnable qui soit, il saura élever du mieux possible ce petit garçon ou cette petite fille, si jamais il arrivait quoi que ce soit à Riza et lui-même. Elle avait hoché la tête, après un bref silence, en buvant un peu de café. Désigner une personne tutrice était la première chose à songer, lorsque les deux parents faisaient parti de l'armée, étant donné l'agitation et les troubles dans le pays, les très nombreux conflits, les différentes batailles dans chacune des régions. Roy fit légèrement tourner son verre sur la table en bois, son regard passant de Riza aux hôtesses, des hôtesses à sa mère, de sa mère aux clients, des clients à Riza de nouveau, pensif. Il se demandait si on pouvait vraiment se préparer à être père ou mère, ou s'il fallait tout apprendre sur le tas, faire ses propres expériences et tâtonner jusqu'à trouver le bon équilibre. Lui penchait pour cette seconde option, on ne pouvait pas vraiment savoir ce qui nous attendait avant d'avoir vraiment notre bébé dans les bras. Même si ça n'empêchera pas Maes de le "préparer" à sa façon. Misère... Lui qui lui répétait depuis des années de se dépêcher de se marier, pour ne pas rester seul face aux difficultés qu'il allait croiser sur son chemin. Maintenant que le colonel comptait vraiment se marier, son meilleur ami avait changé de sujet et l'abreuvait presque tous les jours sur le thème "bonheur d'être bientôt papa". Il risquait de fondre sur place si on lui annonçait qu'il avait été désigné pour être le parrain du bébé.

– Je te l’ai dit ce matin, je n’ai plus peur. On y arrivera, ensemble. Et on a nos amis, ils vont sûrement nous coacher jusqu’à la naissance du bébé.

– C'est bien ça qui m'inquiète...

Il grimaça à Riza lorsqu'elle se mit à rire. Elle savait très bien que certains allaient être un peu moins doux et gentils lorsque sa grossesse commencera à se voir ! Pour le moment, on leur fichait une paix relative, restait à savoir combien de temps cela allait durer. Il reprit son verre pour en boire une longue gorgée, remarquant du coin de l’œil un client tellement éméché que son hôtesse devait le retenir pour qu'il puisse rester à peu près droit. Il avait le visage très rouge, alors qu'elle riait à gorge déployée. Travailler dans une ambiance pareille, non merci... Lui-même n'avait jamais trop bu au point d'en être aussi soûl, sauf une seule et unique fois, la première année de l'académie militaire. Ils avaient fêté l'obtention de leurs premiers examens et Roy n'avait pas pu, à l'époque, dire non à ses aînés lors qu'ils avaient arrosés ça avec eux. Il s'était réveillé dans son lit au dortoir, sans trop savoir comment il y avait atterri, avec un mal de crâne affreux. Ce n'est que quelques jours plus tard qu'il avait su que les officiers instructeurs avaient décider de passer l'éponge, pour une fois, et avaient collé les plus atteints dans leurs lits sans qu'ils ne s'en rendent compte. Il n'avait plus jamais bu à ce point par la suite, l'expérience lui étant resté au travers de la gorge. D'autant plus qu'il tenait très mal l'alcool. Même Riza, fatiguée et enceinte, pourrait le coller au tapis s'ils s'amusaient à tester qui tenait le plus longtemps avant de s'effondrer.

– Ne dis pas de bêtises, ils ne vont pas être horribles, ils veulent seulement nous aider. Et tant mieux, vu que tu as peur, ça te rassurera un peu… Non ? Tu ne pourras pas être un mauvais père avec un coach comme Hughes.

– Je vais m'entraîner sur Edward avant, dans le pire des cas.

Il sourit à moitié, n'étant pas sérieux en disant ça. Quoi qu'il pourrait le dire au jeune homme, ça le ferait fuir d'East City à toute vitesse. Il secoua doucement la tête, se remettant correctement et posant les bras sur la table, observant toujours avec attention ce qui se déroulait dans le bar, par pure habitude. "Toujours observer son environnement avec la plus grande attention !". Les vieux officiers ne cessaient de répéter cela à tout le monde. Quelques autres clients étaient aussi rentrées, l'un d'eux accoudé au bar, les yeux très rouges et bouffis, commandant un très grand verre de rhum à madame Christmas. Voilà qui sentait la claque amoureuse... D'ailleurs, il vida son verre d'un seul trait puis prit une très grande inspiration en se frottant le visage. Il en prit un autre, buvant cette fois plus lentement. Une hôtesse s'était glissée sur le siège à côté pour lui faire la conversation, très souriante. Roy vit un de ses gardes du corps, assis seul au fond du bar avec un verre de jus de fruit, attentif. Il avait beau être vêtu en civil, toute son attitude prouvait qu'il n'était pas là pour rigoler. Son collègue était sans doute dehors, à surveiller le bar. Roy ne les connaissait même pas, il ne les avait jamais vu auparavant à East City, ces deux-là devaient être originaires de Central.

– Pourquoi est-ce que tu agis de cette manière avec lui ? Au début, je pensais que c’était à cause de son âge, mais il y a plus que cela. Tu peux me le dire, je ne le répéterai pas, tu n’as pas besoin d’entretenir les apparences avec moi. Je sais que tu tiens à lui, pas la peine de me dire le contraire. Je t’ai bien avoué pour les robes, tu peux aussi m’avouer pour ça. On va se marier, non ?

– Tu sais que je plaisantais, quand j'ai dit que j'allais m'entraîner sur lui ?

Il haussa légèrement les sourcils en la regardant, un peu penché vers elle. Elle avait pris un air parfaitement innocent, ce qui le fit sourire. Couver Edward pour s'entraîner n'était certainement pas dans ses projets, il était bien trop turbulent et il avait bien le temps de l'attraper, il ne se laissera pas faire. Tactique à garder en tête, cependant, le jour où il faudra faire fuir le gamin de la région Est de toute urgence, il n'y aura sans doute rien de plus efficace.

– Ah bon ? J'étais sûre que tu allais le faire. Mais ne change pas de sujet, ça ne fonctionne pas avec moi. Il fallait choisir quelqu'un qui te connaissait moins, pas de chance.

– C'est vraiment à cause de son âge, reprit-il. C'est encore un gamin qui ne réalise pas grand-chose.

Heureusement que son frère était là pour le calmer un peu, de temps à autre, lorsqu'il s'énervait et s'emportait. D'autant plus lorsqu'il passait son temps à parcourir le pays en tout sens, il avait le don pour aller se fourrer dans tous les ennuis possibles, comme à Lior, bien qu'il leur ait rendu un fier service, dans ce village. Ils n'avaient jamais dit à Edward qu'il y avait eu des émeutes et des bains de sang par la suite, à Lior, il n'avait pas besoin de le savoir. La situation s'était calmée, de toute manière, même s'il avait fallu du temps.

– Et c'est juste à cause de son âge que tu tiens à lui comme cela ? Permets-moi d'en douter, je ne te crois pas. Tu sais, je ne vais pas te prendre pour un homme trop sensible si tu me dis la vérité.

Roy fronça les sourcils avec un air perplexe, perdu tout à coup. Et ce devrait être pour quoi ? Mis à part son âge ? Il réfléchit à toute vitesse, de plus en plus perplexe. Edward n'était pas un ami proche, ni même un équipier en bonne et dû forme, il n'était pas un membre de sa famille, alors quelle autre raison y avait-il, aux yeux de sa future femme ? Il était largué. Son âge était déjà une très fort raison, cela seul expliquait bien des choses. Ils le voyaient souvent, il était très agaçant mais tout de même attachant, voilà tout. Il haussa légèrement les épaules, perdu pour de bon, en buvant une petite gorgée, ne voyant pas où sa fiancée voulait en venir. Il n'essayait pas de lui mentir, ne voyant vraiment pas ce qu'il était censé comprendre ou avouer dans cette situation.

– Je ne tiens pas plus à lui que vous, tu sais. Il n'est jamais venu prendre le thé chez moi, comme il l'a été chez Hughes.

– Ce n'est pas un bon exemple, Hughes aime vraiment tous les enfants, tu le sais bien. Tu tiens énormément à lui, même si vous vous disputez tout le temps. C'est peut-être pour ça, d'ailleurs... Vous vous ressemblez trop pour vous entendre.

Roy était encore plus perdu que toute à l'heure et ne parvint pas à la dissimuler. En quoi se ressemblaient-ils, il pourrait avoir un exemple concret, au moins ?

– Tu peux donner des exemples concrets ? Je ne te suis plus.


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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Mar 8 Mar 2016 - 23:13

Roy – Tu sais que je plaisantais, quand j'ai dit que j'allais m'entraîner sur lui ?

Riza sourit d’un air tout à fait innocent, ne voyant pas de quelle plaisanterie il parlait. Pour elle, c’était certain, il allait le faire et le prévoyait même s’il n’osait pas le dire. En plus de le couver et le protéger, Roy emmerderait profondément Edward qui détestait que l’on s’occupe de lui, chose que le lieutenant avait d’ores et déjà eu le temps de constater depuis qu’elle le connaissait. Seulement, ce n’était pas le sujet. Pourquoi Roy protégeait-il le jeune Alchimiste à ce point ? Il pouvait le lui avouer, vraiment, elle ne se moquerait pas. Pourquoi ? Qu’avait-il de particulier ? Alchimiste d’Etat, il avait perdu ses parents, manqué de tuer son frère à cause de l’alchimie, et se retrouvait embauché dans l’armée pour pouvoir retrouver son corps et celui d’Alphonse…

Riza – Ah bon ? J'étais sûre que tu allais le faire. Mais ne change pas de sujet, ça ne fonctionne pas avec moi. Il fallait choisir quelqu'un qui te connaissait moins, pas de chance.

Roy – C'est vraiment à cause de son âge, reprit-il. C'est encore un gamin qui ne réalise pas grand-chose.

Un gamin qui ne réalise pas grand-chose… Peut-être, sauf que ce n’était pas la seule raison. Riza était convaincue qu’il y avait un autre point qui poussait Roy à s’occuper de lui de cette manière, à s’inquiéter vraiment pour Edward malgré ce qu’il affirmait. Maintenant, elle ne voyait pas exactement quoi. Ils passaient leur temps à se disputer, ce qui renforçait cette impression qui lui hurlait qu’ils tenaient l’un à l’autre. Mais pourquoi… Riza le détailla un moment, rassemblant les informations qu’elle avait sur le Colonel et sur Edward, sur leur relation un peu particulière. Pourquoi agir comme cela ? En plus, lorsqu’il n’était pas dans le coin, Roy pensait à lui, cela ne ratait jamais. Ce n’était pas une preuve, ça ? Il pouvait le lui dire, elle était sa future femme, elle n’allait pas rire de lui, au contraire.

Riza – Et c'est juste à cause de son âge que tu tiens à lui comme cela ? Permets-moi d'en douter, je ne te crois pas. Tu sais, je ne vais pas te prendre pour un homme trop sensible si tu me dis la vérité.

Elle faillit bien éclater de rire en voyant l’air perdu de Roy mais se retint de justesse, buvant une longue gorgée pour se calmer. D’accord, donc non, il ne voyait pas du tout ce qui le poussait à s’inquiéter autant pour Edward. Il pensait sincèrement que ce n’était qu’à cause de son âge… Parfois, il avait beau être son supérieur hiérarchique, Alchimiste d’Etat et Colonel, cela ne l’empêchait pas d’être aveugle et idiot concernant certains sujets. Enfin, c’était mignon, cette ignorance en rajoutait une couche sur le côté « jeune adulte déjà colonel » qu’il gardait malgré lui. Et il haussa les épaules, l’air de dire qu’il ne savait rien contrairement à ce qu’elle affirmait depuis tout à l’heure. Il ne savait pas… Donc il protégeait Edward depuis des mois « juste pour son âge » ? Elle éprouvait vraiment de grandes difficultés à l’accepter, désolée.

Roy – Je ne tiens pas plus à lui que vous, tu sais. Il n'est jamais venu prendre le thé chez moi, comme il l'a été chez Hughes.

Riza – Ce n'est pas un bon exemple, Hughes aime vraiment tous les enfants, tu le sais bien. Tu tiens énormément à lui, même si vous vous disputez tout le temps. C'est peut-être pour ça, d'ailleurs... Vous vous ressemblez trop pour vous entendre.

Maintenant que Riza y pensait, oui. Ils se ressemblaient énormément, c’était sans doute pour cette raison que Roy et Edward se disputaient tout le temps. Le jeune alchimiste n’avait plus de famille, était déterminé à atteindre son but sans trahir certains principes mais sa jeunesse lui faisait défaut à de nombreuses reprises. Avec ça, il avait un caractère à la fois insupportable et attachant, ce qui faisait qu’elle ne pouvait pas le détester malgré la guerre qu’il menait contre Roy. Et elle avait trouvé ces « exemples » en l’espace de quelques minutes à peine, il devait y en avoir encore plein d’autres. Peut-être avait-il peur parce qu’Edward était trop jeune, trop naïf comme lui l’avait été en s’engageant dans l’armée, comme son père le lui avait reproché, mais ce n’était pas tout. Elle lança un coup d’œil à Roy… qui semblait complètement perdu. D’accord… Donc, soit il ne voyait vraiment pas et était aussi aveugle que lorsqu’il s’était agi d’eux deux, soit il la faisait marcher et refusait d’admettre ces ressemblances.

Roy – Tu peux donner des exemples concrets ? Je ne te suis plus.

Riza – Tu es vraiment sérieux… ? D’accord. Alors, pour commencer, dit-elle en plaçant un coude sur la table, pouce levé pour compter, vous êtes tous les deux très jeunes pour votre rang. Ensuite, vous avez tous les deux « perdu » votre famille, vous avez tous les deux un but précis en tête que vous tenez à atteindre sans trahir vos valeurs et vous complexez pour un détail de votre physique. Physique qui vous fait défaut vu votre rang au sein de l’armée.

Riza fit une pause, ayant levé un doigt à chaque raison qu’elle énumérait pour bien marquer le coup. Et vu la tête que tirait Roy, en effet, il était sérieux et ne voyait vraiment pas en quoi Edward et lui se ressemblaient. Bah, ce n’était pas grave, elle était là pour lui ouvrir les yeux. Alors, où en était-elle, déjà ? Ah oui, leur caractère insupportable et leur idéalisme naïf.

Riza – N’oublie pas non plus votre caractère. Vous êtes tous les deux à la fois insupportables et attachants, et vous le savez. Toi, tu n’hésites pas à te servir de ça pour m’attendrir et me piéger et lui essaie d’amadouer les adultes avec son air d’enfant gentil. Enfin, vous êtes tous les deux incroyablement naïfs pour certains sujets… Ce qui te pousse à le couver comme tu le fais, tu dois sûrement avoir peur qu’il perde espoir ou se fasse avoir par certains choix, il est jeune.

Roy devint un peu plus pâle, grimaçant ensuite sans répondre immédiatement. Oh, allez, ce n’était rien ! Il le savait, maintenant, même si Riza doutait sincèrement que cela change quelque chose. Elle voulait seulement comprendre pourquoi ils se disputaient, pourquoi ils agissaient comme cela alors qu’Edward n’était qu’un enfant. Il n’avait pas à en avoir honte ! En plus, il assumait tout ce qu’il faisait et disait, non ? Il n’avait pas peur de ce que les autres pensaient de lui, sinon il ne se serait pas engagé dans l’armée puis dans le groupe des Alchimistes d’Etat.

Roy – Déjà, je ne complexe pas tant que ça, dit-il d’un ton tendu. Ensuite, je n'essaye pas de te piéger sans cesse. Enfin, c'est quand même normal de faire attention aux enfants, tu le fais aussi.

Riza – Je n’ai pas dit sans cesse, j’ai seulement dit que tu essayais de me piéger. Et c’est normal de faire attention aux enfants, oui… Mais tu te disputes avec lui en plus, tu ne couves pas autant Alphonse ou Winry, que je sache. Et si tu ne complexes pas, pourquoi tu veilles toujours à être bien coiffé ?

Roy – Alphonse est plus sérieux, dit-il en buvant un peu. Et Edward me cherche aussi.

Alphonse est plus sérieux et Edward le cherchait, hein ? Et le reste de ses arguments, il les oubliait ? Facile de faire ça, il essayait d’esquiver mais Riza n’avait pas dit son dernier mot. Elle leva les yeux au ciel puis se redressa, n’étant pas juste à côté de Roy mais à un bon mètre. Pas de problème, elle pouvait régler ce petit détail, c’était tout à son avantage. En plus, d’après ce qu’elle avait compris, son charme ne le laissait pas indifférent… N’est-ce pas ? C’était le moment de tester cette théorie. Edward le cherchait et Roy s’énervait contre lui. Mais si elle le cherchait en lui donnant une très belle vue ? La jeune femme se leva avec un petit sourire en demandant « Ah oui, il te cherche ? » et vint se blottir contre son fiancé, s’installant sur ses genoux en lui offrant « malencontreusement » une vue plongeante sur son décolleté au moment de s’asseoir. Immédiatement après, Riza lui ébouriffa les cheveux sans aucune honte, passant presque inaperçue dans ce bar rempli d’hôtesses.

Riza – Vraiment pas complexé, hein ? Tu m’en veux ?

Roy – Riza ! Tu imagines si un de nos supérieurs nous voit comme ça ?

Et alors ? Ils étaient en repos, non ? C’était leur seul jour, ils étaient dans un bar à hôtesses et leur relation n’était plus un secret pour personne. En plus, elle avait raison ! Roy s’était immédiatement recoiffé, n’ayant pas tenu une seconde sans remettre ses cheveux en place. Tellement facile de l’avoir, il était incroyablement prévisible là-dessus. Ce que Riza ne comprenait pas puisque cet air décoiffé lui donnait un air plus doux, moins sérieux, plus… serein. En dehors de l’armée, le voir comme cela lui faisait du bien, c’était autre chose, l’autre face d’une pièce. Indifférente à la remarque de Roy, Riza haussa les épaules en lui donnant son verre sans bouger pour autant, l’embrassant ensuite sur la joue.

Riza – Tu sais ce qu’est un jour de repos ? Arrête de penser à l’armée, et c’est moi qui te dis ça. Notre relation est officielle, non ? Nous sommes un couple normal. Si, vraiment, ton image t’avait inquiétée, tu ne nous aurais pas emmenés dans un bar à hôtesses. Alors respire un peu, profite, c’est ton dernier jour de repos et on ignore quand on pourra réellement passer une autre journée comme celle-ci, on doit profiter. En plus, ça m’a permis de prouver que j’avais raison. T’es complexé avec tes cheveux.

Roy – Complexé... Je dois bien faire gaffe, comme j'ai un peu l'air jeune.

Ce qu’elle ne comprenait pas. Riza lui avait déjà prouvé qu’il comptait pour elle et qu’il avait énormément de charme à ses yeux, non ? Son corps avait répondu pour elle sans que la jeune femme ne parvienne à contrôler ses sensations. Ce qui la faisait toujours râler, par ailleurs, mais passons. Alors pourquoi complexait-il autant ? Qu’est-ce qui ne lui plaisait pas ? Pour elle aussi, le physique portait préjudice et l’empêchait parfois de faire certaines choses dans son métier. Cependant, elle n’y prêtait pas attention et le vivait très bien. Riza attrapa la main de Roy, y glissant la sienne pour entrelacer leurs doigts sans rien dire, silencieuse un court instant. Non, elle ne comprenait pas. Il ne devait pas complexer, ce n’était pas qu’une question de taille ou d’âge mais aussi de charisme, ce qu’il dégageait en marchant.

Riza – Pourquoi tu fais ça ? finit-elle par demander un peu plus bas. Je ne comprends pas, tu sais que la taille et l’âge ne font pas tout. Tu veux tout le temps bien paraître, seulement, tout le monde éprouve du respect pour toi sauf si tu te montres renfermé derrière mon dos au point de douter de tes capacités. En plus, tu as du charme, sinon tu n’aurais pas senti… tout ça ce matin. Qui veux-tu convaincre, exactement ? Tu as peur de Bradley ?


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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Ven 11 Mar 2016 - 19:11

– Tu es vraiment sérieux… ? D’accord. Alors, pour commencer, dit-elle en plaçant un coude sur la table, pouce levé pour compter, vous êtes tous les deux très jeunes pour votre rang. Ensuite, vous avez tous les deux « perdu » votre famille, vous avez tous les deux un but précis en tête que vous tenez à atteindre sans trahir vos valeurs et vous complexez pour un détail de votre physique. Physique qui vous fait défaut vu votre rang au sein de l’armée.

Elle... Hum... Il ne répondit rien sur le moment, pinçant les lèvres, les sourcils froncés. Vu comme cela, bon, peut-être qu'ils se ressemblaient un peu, sur certains points, même si le colonel ne voyait absolument pas en quoi elle trouvait qu'il était complexé. Il était obligé de faire attention à son physique, car comme elle l'avait souligné, cela ne l'aidait pas du tout au sein de l'armée, bien au contraire, il était considéré comme trop jeune pour être à ce grade et le savait, sans oublier que son rang d'Alchimiste d'Etat ne l'aidait pas non plus. Il était connu pour être un assassin de masse, depuis Ishbal, voir des flammes de plusieurs mètres de hauteur ravager des quartiers entiers avait de quoi impressionner. Pour le reste, Edward pensait aussi d'une manière sans doute trop idéaliste, et ensuite ? Plus de personnes étaient ainsi, plus qu'on ne voulait bien le croire. Garder cette part d'innocence et d'espérance, dans l'armée ou en tant que citoyen lambda, était très ardu, à Amestris, ce n'était pas un secret. Tant mieux si Edward aussi y parvenait encore, s'il gardait confiance, c'était l'essentiel. Il ne savait pas encore ce que signifiait vraiment être Alchimiste d'Etat et Roy voudrait que cela reste le cas encore un moment. Qu'il ne comprenne pas tout de suite dans quelle machinerie il était engagé et qu'on ne l'envoie pas si vite au front pour servir d'arme, qu'il ait le temps de vieillir, au moins un peu.

– N’oublie pas non plus votre caractère. Vous êtes tous les deux à la fois insupportables et attachants, et vous le savez. Toi, tu n’hésites pas à te servir de ça pour m’attendrir et me piéger et lui essaie d’amadouer les adultes avec son air d’enfant gentil. Enfin, vous êtes tous les deux incroyablement naïfs pour certains sujets… Ce qui te pousse à le couver comme tu le fais, tu dois sûrement avoir peur qu’il perde espoir ou se fasse avoir par certains choix, il est jeune.

Pour ça, oui, d'accord, mais tout de même ! Ce n'était qu'un gosse ! Et même s'il avait déjà vu l'enfer, avec son frère, ça ne changeait rien au fait qu'il valait mieux prendre garde à certains sujets. Roy grimaça un peu, jugeant qu'il y avait quand même de très nettes différences entre eux deux et que la ressemblance n'était pas si flagrante que cela. Edward pouvait être aussi exubérant que tout petit et fragile, selon les cas, il parvenait l'exploit de paraître à la fois puissant et fragile, c'était fort. Et il était épuisant ! Toujours en train de courir partout, à crier ou râler, passant sans aucune transition de la joie à la colère, ce môme vous suait toute votre énergie de la journée en une seule minute. Enfin, peu importe, répondre à sa fiancée. D'où sortait-elle qu'il passait son temps à la manipuler ? Il avait toujours été franc avec elle ! Et même s'il ne l'était pas, elle le verrait tout de suite, ils travaillaient ensemble depuis bien assez de temps pour cela, ils se connaissaient depuis assez d'années pour qu'elle parvienne à lire en lui comme dans un livre ouvert, tout comme il parvenait à lire en elle, il leur suffisait d'un regard pour communiquer.

– Déjà, je ne complexe pas tant que ça, dit-il d’un ton tendu. Ensuite, je n'essaye pas de te piéger sans cesse. Enfin, c'est quand même normal de faire attention aux enfants, tu le fais aussi.

– Je n’ai pas dit sans cesse, j’ai seulement dit que tu essayais de me piéger. Et c’est normal de faire attention aux enfants, oui… Mais tu te disputes avec lui en plus, tu ne couves pas autant Alphonse ou Winry, que je sache. Et si tu ne complexes pas, pourquoi tu veilles toujours à être bien coiffé ?

– Alphonse est plus sérieux, dit-il en buvant un peu. Et Edward me cherche aussi.

Complexé, tout de suite les grands mots ! Il leva les yeux en même temps qu'elle en soupirant, buvant une petite gorgée de son verre en retenant la remarque qui lui brûlait les lèvres. Il tapota un peu son verre contre la table, haussant un sourcil lorsque Riza se redressa, se levant. Où allait-elle ? Elle sourit en lui demandant « Ah oui, il te cherche ? », avant de contourner la table et venir s'asseoir sur ses genoux sans aucune gêne. Enfin, un peu de pudeur ! Ils n'étaient pas chez eux ? Il loucha sur sa poitrine quand elle s'installa, avant de lancer un regard gêné vers son garde du corps, assis plus loin. Et si quelqu'un, un de leurs supérieurs, entrait et les voyait dans cette position ? Ce né'tait pas le moment de se faire remarquer, surtout pour ça, ils devaient toujours conserver un minimum de tenue, jour de repos ou pas. Il grimaça lorsqu'elle le décoiffa sans crier gare, bien largement, lui donnant du même coup une tête d'idiot. Il avait horreur de ça ! Il se recoiffa aussitôt, les joues plus rouges à cause de la gêne, espérant que cette histoire restera bien entre les murs de ce bar et n'ira pas s'ébruiter à l'extérieur. Ils auraient bien l'air fins, une fois de plus, deux officiers se comportant comme des gamins à peine pubères découvrant les émois du premier amour. C'était ridicule, sa future femme devrait pourtant en avoir conscience.

– Vraiment pas complexé, hein ? Tu m’en veux ?

– Riza ! Tu imagines si un de nos supérieurs nous voit comme ça ?

Il fit la moue lorsqu'elle haussa les épaules, l'embrassant sur la joue avant de lui redonner son verre. Peut-être ne s'en souciait-elle pas mais lui si. Il était obligé de s'en soucier, tellement habitué qu'il n'y prenait même plus garde et s'y pliait par pur réflexe. Au-delà de son rang dans l'armée, il devait aussi prendre garde en tant qu'Alchimiste d'Etat et pas seulement par la faute de Scar. Buvant une gorgée, il jeta un coup d'oeil au minuscule morceau de fruit qui flottait dans son verre, tombé de la petite décoration de celui de Riza.

– Tu sais ce qu’est un jour de repos ? Arrête de penser à l’armée, et c’est moi qui te dis ça. Notre relation est officielle, non ? Nous sommes un couple normal. Si, vraiment, ton image t’avait inquiétée, tu ne nous aurais pas emmenés dans un bar à hôtesses. Alors respire un peu, profite, c’est ton dernier jour de repos et on ignore quand on pourra réellement passer une autre journée comme celle-ci, on doit profiter. En plus, ça m’a permis de prouver que j’avais raison. T’es complexé avec tes cheveux.

– Complexé... Je dois bien faire gaffe, comme j'ai un peu l'air jeune.

Bien sûr que son image l'inquiétait, en permanence ! Il avait peut-être plus ou moins une bonne réputation dans l'Est, car il y vivait, y travaillait et avait contribué à régler de très nombreuses affaires, soit, ceci étant, c'était une toute autre affaire dans les autres décisions, où il n'était vu que comme une arme humaine, puissante et terrifiante. Riza oubliait ce léger détail, bien qu'il soit d'une importance vitale dans le but qu'il poursuivrait. Jamais la population ne pourra lui faire confiance et soutenir la lutte contre Bradley s'il gardait une image de gamin dangereux et trop naïf. Donc peut-être était-il un petit peu complexé, oui, et ce n'était juste un problème de cheveux mais bien d'apparence toute entière, il n'avait pas l'air assez vieux pour être à ce grade. Sa future femme lui prit doucement la main, tandis qu'il glissait l'autre autour de sa taille pour la serrer contre lui, posant la tête contre elle avec un air pensif. L'apparence avait toujours beaucoup joué, dans l'armée, il fallait rentrer dans certaines cases pour qu'on vous prenne au sérieux, cases avec des critères très précis et sélectifs. A vous de vous y conformer ou de passer à la trappe, il n'existe pas de voie de secours. Silencieux, il avait reposé son verre, profitant simplement de la présence de sa presque femme, contre lui, sans plus rien dire.

– Pourquoi tu fais ça ? finit-elle par demander un peu plus bas. Je ne comprends pas, tu sais que la taille et l’âge ne font pas tout. Tu veux tout le temps bien paraître, seulement, tout le monde éprouve du respect pour toi sauf si tu te montres renfermé derrière mon dos au point de douter de tes capacités. En plus, tu as du charme, sinon tu n’aurais pas senti… tout ça ce matin. Qui veux-tu convaincre, exactement ? Tu as peur de Bradley ?

– Non, répondit-il d'un ton plus perplexe que choqué. Si j'avais peur de lui, je ne ferai plus rien. Et on a du respect pour moi uniquement à l'Est, je n'ai rien construit ailleurs... Du moins, rien de positif.

Il devait commencer par améliorer son image, s'il arrivait un jour à être muté à Central, avant de pouvoir entreprendre à retourner progressivement la population. Ainsi que l'armée. Changer l'armée, changer la population, faire de ce pays une démocratie, des objectifs qui avaient en l'air inaccessibles et qu'il devait nourrir d'une ambition dévorante pour seulement imaginer pouvoir les effleurer un jour. Les étapes à suivre étaient très claires, il devait d'abord gagner en notoriété et en grade, jusqu'à être promu à Central. Puis une fois sur-place, continuer ce travail tout en mettant en place les actions visant à renverser le gouvernement actuel, se tailler des alliés solides et fiables, inciter la population à être derrière lui.

– Je pense que justement, si tu as pu te faire respecter à l'Est avec... tout ce qui s'est passé, gagner le respect des autres régions est possible. Pas avec des paroles mais des actions, il suffit d'être patient et de bien agir. Ce n'est pas ton apparence qui va te desservir là-dessus, tous voient uniquement ce que tu as fait.

– Je sais, rit-il d'un ton plus cynique et bas.

Il n'abandonnera pas son plan d'action, quoi qu'il arrive, c'était certain. Il avait tout défini depuis trop longtemps pour qu'on puisse revenir en arrière, même en le voulant. Redressant un peu la tête, il serra Riza par la taille en réfléchissant à la suite, les yeux brillant d'ambition. Il se calma en songeant à l'endroit où ils étaient, leur situation et son garde du corps qui le fixait avec un air de pitbull ayant une rage de dents.

– J'ai peut-être une chance d'être muté à Central, murmura-t-il. Grâce à Scar, ironiquement, il a tué beaucoup d'Alchimistes là-bas. Naturellement, je m'attend à ce que toute l'équipe suive, toi y compris. Vous viendrez avec moi, lieutenant ?

– C'est une vraie question ? répliqua-t-elle avec un air choqué. Evidemment, je viendrai.

Non, ce n'était pas une vraie question, il comptait bien l'emmener, quoi qu'il arrive, ce qu'il lui affirma d'un sourire.

– Plus personnellement, quand est-ce qu'on se marie ? Tu as déjà l'idée d'une date ?


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MessageSujet: Re: Retour chez soi   Dim 13 Mar 2016 - 19:53

Roy – Non, répondit-il d'un ton plus perplexe que choqué. Si j'avais peur de lui, je ne ferai plus rien. Et on a du respect pour moi uniquement à l'Est, je n'ai rien construit ailleurs... Du moins, rien de positif.

Justement, il avait acquis une bonne réputation dans l’Est grâce à ses actions, grâce à ses paroles, grâce à tout ce qu’il avait fait depuis Ishbal. Ce n’était pas son physique qui jouait, ici, mais bien tout ce qu’il faisait. La population ne se fiait pas à ce qu’elle voyait parce qu’elle avait compris que les apparences étaient trompeuses. Alors, de quoi avait-il peur ? Certes, les autres régions le méprisaient et ne le voyaient qu’en tant qu’Alchimiste d’Etat qui écoutait l’armée. Habituellement, les critiques des autres lui importaient peu, il ne semblait même pas être touché par tout ce que l’on disait sur lui. Seulement, ici, il lui apparaissait comme sensible et plus fragile que ce qu’il montrait dans l’armée, tous les jours. Quelque chose l’avait changé. Elle ? Le bébé ? La peur de la menace qui pesait sur le pays et la population ? La crainte de ne pas y arriver parce qu’il y avait plus de travail que prévu ? Si c’était cela, oui, il y avait plus de travail mais il n’était pas seul. Il avait son équipe derrière lui, les personnes de l’Est, il pouvait y arriver.

Riza – Je pense que justement, si tu as pu te faire respecter à l'Est avec... tout ce qui s'est passé, gagner le respect des autres régions est possible. Pas avec des paroles mais des actions, il suffit d'être patient et de bien agir. Ce n'est pas ton apparence qui va te desservir là-dessus, tous voient uniquement ce que tu as fait.

Roy – Je sais, rit-il d'un ton plus cynique et bas.

Eh bien, alors, où était le problème ? Il pouvait avoir confiance, ils étaient tous derrière lui et ne doutaient pas de ses capacités. Elle lui faisait confiance, savait qu’il savait ce qu’il faisait et n’avait jamais remis en question ses agissements ni ses ordres. Oui, le chemin se révélait un peu plus long et difficile que prévu… Mais il allait y arriver, quoi qu’en pensent les habitants de ce pays. Riza ne bougea pas, lui frottant l’épaule lorsqu’elle sentit que Roy resserrait leur étreinte, perdu dans ses pensées. Ils étaient dans un bar, le bar de sa future belle-mère, avec un garde du corps assis à une table un peu plus loin, dans les bras l’un de l’autre. Il y avait deux mois de cela, jamais Riza aurait cru cette situation possible. Le mois qu’ils avaient passé ensemble s’était écoulé si vite ! Et, pourtant, rien n’avait changé entre eux au travail, ils agissaient comme toujours et avaient seulement changé leurs habitudes dans la vie privée. C’était… bizarre. Mais agréable. Elle posa un instant sa tête sur celle de Roy, silencieuse, respirant calmement en le laissant réfléchir. Ce n’est que lorsqu’il reprit la parole qu’elle le regarda à nouveau, s’écartant un peu.

Roy – J'ai peut-être une chance d'être muté à Central, murmura-t-il. Grâce à Scar, ironiquement, il a tué beaucoup d'Alchimistes là-bas. Naturellement, je m'attend à ce que toute l'équipe suive, toi y compris. Vous viendrez avec moi, lieutenant ?

Riza – C'est une vraie question ? répliqua-t-elle avec un air choqué. Evidemment, je viendrai.

Comme s’il devait demander ! Bien sûr qu’elle le suivrait, jusqu’au bout, elle ne comptait pas l’abandonner, jamais. Elle avait accepté de se marier avec lui, qui plus est, n’est-ce pas ? Alors oui, elle le suivrait. Jusqu’à la mort. Tant dans le professionnel que le privé, il pouvait compter sur elle et s’appuyer sur sa subordonnée ainsi que toute son équipe autant que nécessaire. Le suivre à Central, dans l’Ouest, peu importe la région. En plus, avec ce qui se passait pour l’instant… Difficile d’éviter Central. Ils devaient y passer pour avancer, continuer à progresser dans le plan de leur supérieur et ne pas s’arrêter alors qu’ils avaient déjà beaucoup avancé. Cependant, Roy affirma qu’il comptait bien l’emmener, quoi qu’il arrive, avec un sourire qui montrait qu’il avait fait exprès de poser cette question. Bon… D’accord, elle s’était fait avoir, c’est ça ? Lamentable…

Roy – Plus personnellement, quand est-ce qu'on se marie ? Tu as déjà l'idée d'une date ?

Une date pour le mariage… ? Heu… Elle n’y avait même pas pensé, pour être honnête. Riza l’avoua dans une toute petite voix, les joues un peu plus roses, s’excusant. Elle n’avait pas eu le temps ! Avec tout ce qui s’était passé, les événements récents et tout ça… Désolée. Elle n’avait pas eu le temps d’y réfléchir, vraiment pas. Mais ils pouvaient faire cela quand il le souhaitait, il fallait voir aussi avec les personnes qu’ils allaient inviter. Leur laisser le temps de s’organiser pour venir jusqu’ici, ne pas être trop pressés sans trop tarder non plus… Elle n’en avait aucune idée. Un mois ? Deux mois ? Entre les deux ? Vraiment, pour elle, tout lui convenait tant qu’ils s’organisaient un minimum.

Riza – Si on veut inviter des amis ou de la famille pour toi, il faut prévenir assez tôt à l’avance. Dans un mois ? Deux ? Ou entre les deux… Pour leur laisser le temps de s’organiser, ne pas les presser.

Roy – Fin mars, par exemple ? On n’a pas tant de personnes que ça à inviter.

Oui… En dehors de l’armée, c’est vrai que Riza ne connaissait pas beaucoup de personnes. Roy devait bien avoir quelques amis mais à trop travailler comme ils le faisaient, leur vie sociale disparaissait et devenait pitoyable. Elle-même avait bien sa meilleure amie, quelques amis d’ancienne date mais avait perdu contact avec pas mal de monde depuis. Enfin, ils auraient peut-être une vingtaine de personnes chacun, maximum. Riza hocha la tête, la baissant ensuite pour l’embrasser doucement sur les lèvres, lui prenant le visage en coupe.

Riza – Fin mars, ce sera parfait, dit-elle en souriant.


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