Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Un gamin au fort

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MessageSujet: Un gamin au fort   Jeu 3 Déc 2015 - 16:07

Le vieux Georges cria aux jeunes de tout stopper, penché à en tomber à la balustrade de fer, en ajoutant, dans un cri résonnant dans toute le hall, de faire un peu attention, c'était fragile. Il rajouta un "Abrutis !" puissant mais si chargé d'affection malgré tout que la plupart des soldats ne purent s'empêcher d'éclater de rire, surtout en le voyant dévaler l'escalier pour courir vers les quatre jeunes qui lui servaient d'assistants, les aidant à décharger les lourdes caisses des plateaux des camions, caisses penchant dangereusement, aussi hautes qu'un homme et terriblement lourde. Le vent était tombé, ce matin-là, le hall A du fort, le plus immense, dont les portes en fer s'ouvraient sur la route conduisant aux montagnes et villes, était bruissant d'activité, plusieurs camions lourdement chargés venaient d'arriver, apportant d'énormes pièces de métal et de construction, pour les nouveaux chars et autres armes. Buccaneer prit un pied de biche pour ouvrir une autre caisse, faisant lourdement craquer le bois, se penchant ensuite pour vérifier le contenu, levant les pièces à la lumière pour juger de leur qualité. Il lui semblait que les renforcements étaient plus petits, lançant la remarque au conducteur du camion.

– Ce n'est pas le même métal, capitaine, répondit-il en lui donnant le fiche de livraison. L'usine utilise un nouvel alliage, afin de renforcer la résistance au froid. Il se rapproche de ceux utilisés pour les automails.

– Un automail peut s'entretenir facilement, se changer aussi vite, mais je doute que ce soit tout aussi bon pour un char blindé, cet alliage. Vous avez le cahier des charges sur vous ? Les normes sont plutôt précises, pourtant.

Un des petits jeunes fut chargé de courir récupérer le dossier sur le siège du camion, sautant jusqu'à la porte avec souplesse puis revenant leur donner tout ça. Le capitaine jeta un regard à ce qu'ils avaient exigé pour les différentes pièces, comparant ensuite aux fiches de chacun des produits. Il y était plongé lorsqu'un de ses subordonnés arriva près de lui, le saluant de façon très protocolaire en lui annonçant qu'une personne de la division Est venait d'arriver en voiture te demandait à le voir. Le géant fronça les sourcils, se demandant qui pouvait bien être arrivé, puis se souvint, c'est vrai qu'ils avaient reçu une demande pour recevoir un des subordonnés du colonel Mustang, qui devait arriver ici directement, sans passer par North City. Très bien, la générale devait l'attendre. Chargeant un autre d'effectuer la vérification des commandes, il fila vers les portes, esquivant les manutentionnaires poussant les caisses, de lourds chariots, du matériel en tout genre, ainsi que les voitures et camions qui se garaient ou repartaient. Il dénicha le sergent au bout de la salle, à côté de la sortie, haussant les sourcils en voyant sa tête. Quel âge avait-il, celui-là ? Il semblait bien jeune, un peu naïf, aussi, avec ses lunettes et ses cheveux en bataille.

– Sergent Fuery ? lança-t-il en le regardant des pieds à la tête. Suivez-moi.

Il fit demi-tour aussi sec, partant à grands pas, toujours dans cette agitation très dense, comme au sein d'une fourmilière, au milieu des ordres lancés ici et là. Le capitaine fit signe à Miles de les suivre, au passage, mieux valait qu'il soit présent aussi. Le capitaine tenait à savoir si ce gosse et son chef étaient des alliés ou des ennemis, il voulait savoir à quoi s'en tenir. S'ils se montraient comme alliés, qu'ils restent prudents, à partir de maintenant, personne ne savait où tout cela allait les mener et il ne fera pas de sentiments pour les traîtres. Rentrant dans l’ascenseur, il croisa les bras, dévisageant longuement le petit gamin, sans même se cacher, le jaugeant du regard. Pas une carrure de soldat, celui-là, plutôt en carrure d'employé de bureau dans une banque. Il était trop fin, gringalet même, pas très grand, décidément trop jeune. Enfin soit. Lorsqu'ils arrivèrent à l'étage du quartier de commandement, il ouvrit la marche, passant dans un long couloir sans fenêtres, bien sûr, gris du sol au plafond, avec seulement les tuyaux apparents courant au plafond et aux coins des murs. Ils ne perdaient pas de temps à décorer ou mettre des tapis à traîner partout, comme dans les quatre QG, et pas seulement à Central. A quoi perdre du temps à rendre le fort "joli" ? Ce n'était pas un jouet mais un instrument de défense. Et dans des couloirs uniformes et vides de toute décoration, personne ne pouvait se dissimuler.

Une fois à la porte du bureau de la générale, il toqua quelques coups, la poussant lorsqu'il eut la permission d'entrer. Leur reine était assise à son bureau, plongée dans des documents administratifs, la lumière allumée pour pallier l'absence de fenêtre et un téléphone posé sur un coin de son bureau. Là aussi, tout était sobre. Le sol, les murs et le plafond d'un gris identique à celui du fort,; un bureau assez grand en chêne sombre, couvert de papiers, de rapports et de livres, avec un porte-plume et un encrier, près du téléphone, ainsi que des crayons, deux chaises en bois simples disposées près du bureau, avec quelques étagères, cartons et caisses, au sol. Buccaneer poussa le petit sergent dans le dos pour qu'il s’assoit sur une des chaises, face au bureau, refermant la porte. L'ampoule nue, au plafond, diffusait une lumière assez crûe et froide, sans goût. Le capitaine aimait cette ambiance simple, qu'on retrouvait dans tout le fort. Il n'y avait rien ici pour vous distraire de votre devoir, tout était très cadré, très militaire, réglé au millimètre près. Il se plaça debout à côté de Miles, juste derrière la chaise où était assis le sergent, les mains croisés dans le dos.

– Pourquoi vouliez-vous me voir ? demanda leur chef. Je vous écoute.

Buccaneer baissa un regard aussi curieux que suspicieux sur le petit gamin. Alors, allié ou ennemi... ? Pourvu, pour lui, que la réponse soit la bonne, s'il ne voulait pas finir pendu par les pieds au-dessus du vide au milieu d'une tempête.
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Kain Fuery

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MessageSujet: Re: Un gamin au fort   Mer 9 Déc 2015 - 15:11

Ce devait être un gros trou, dissimulé par un amas de neige conséquent, où il aurait pu rester tomber. Le jeune sergent remercia mille fois le chauffeur du camion qui vint accrocher le parce-choc avant de sa voiture à des crochets de fer, reliés à l'arrière du camion par des câbles solides, démarrant ensuite pour tirer la voiture de ce bourbier. Fuery n'avait rien vu venir. Il neigeait tellement qu'il ne voyait même plus le tracé de la route et s'était d'un coup brutalement enfoncé dans cette crevasse, sans doute plus profonde qu'elle n'y paraissait. Le chauffeur vint décrocher le véhicule une fois sorti du trou, lui jetant un long coup d'œil un peu amusé au passage. Fuery avait beau porter l'uniforme réglementaire, avec un manteau noir épais et des gants, il ne faisait aucun doute qu'il n'était pas d'ici, cela se voyait. Il le remercia encore, soulagé, s'étant imaginé sombre dans une crevasse et mourir étouffé sous la neige, transi de froid. Voyant la voiture dans un sale état, le camionneur lui proposa alors de la tracter jusqu'au fort, lui n'aura qu'à monter dans la cabine du camion pour le reste du voyage. Oh, mais non, ce n'était pas la peine, il pouvait terminer le chemin comme ça, pas la peine de gêner les autres. Le type haussa les sourcils, déjà occupé à raccrocher le véhicule avec les câbles.

– Vous n'allez quand même pas vous balader à pied jusqu'au fort, le froid vous tuerait, z'êtes pas bien équipé. Allez, montez ! J'y vais de toute façon.

Le sergent le remercia une fois de plus, grimpant à l'avant du camion avec un petit soupir. Le reste du trajet fut assez rapide, son interlocuteur lui demanda s'il venait d'être mué au fort de Briggs et le sergent lui répondit qu'il venait simplement rencontrer leurs chefs. Se réchauffant un peu les mains e les frottant l'une contre l'autre, il ne put retenir un hoquet lorsque le brouillard épais se dissipa et qu'il put voir la forteresse. C'était... Gigantesque. De l'extérieur, cela ressemblait à un mur géant, immense, imposant, d'un gris clair, s'insérant dans une large brèche des montagnes. Ils entrèrent dans un vaste hall, fourmillant d'activité, le fort recevait apparemment une livraison de matériel. Sa voiture fut poussée dans un coin et confiée à un des mécaniciens, pendant qu'il s'écartait pour ne pas gêner le passage. Et maintenant, à qui devait-il s'adresser ? Il était attendu, ça oui, mais ici, il n'y avait pas d'accueil comme dans les différents QG. Il hésita, regardant les différents escaliers menant vers les étages, persuadé qu'il allait se perdre, surtout que le colonel avait bien insisté sur le "Ne vous baladez pas là-dedans seul". Il essayait de trouver un officier pouvant le renseigner lorsqu'il vit arriver le capitaine Buccaneer, toujours aussi grand, avec sa coupe de cheveux assez incroyable. Kain se mit aussitôt au garde-vous et le salua, de façon très protocolaire, se souvenant du lieutenant qui lui avait répété de ne pas se laisser marcher dessus. Entre elle et le colonel, il avait souvent l'impression d'être un gosse face à ses parents.

– Sergent Fuery ? lança-t-il en le regardant des pieds à la tête. Suivez-moi.

Le jeune homme esquiva deux autre hommes poussant de lourdes caisses sur des chariot, devant presque courir pour rester à la hauteur du capitaine, dont il arrivait à peine à la taille. Ils furent rejoint peu de temps après par le lieutenant Miles, avant d'arriver aux ascenseurs. Fuery remit correctement son sac sur son épaule, en bandoulière, entrant avec les deux soldats du Nord. Il ne savait que peu de choses sur leur générale et espérait ne pas commettre d'impairs. Le capitaine ne cessait de le détailler, le dévisager, à un point devenant gênant, d'autant plus que personne ne parlait. On était loin, bien loin, très loin de l'ambiance chaleureuse du QG Est, où tout le monde ou presque se connaissait et où il y avait une belle entente entre les soldats. L'accueil du QG était aussi très pris par les civils, venus pour régler telle ou telle démarche administrative, d'autres pour obtenir des informations, certains jeunes venant se renseigner sur les académies militaires. Il n'y avait pas une décoration impressionnante comme à Central mais tout de même, c'était plus chaleureux qu'ici. Lorsqu'ils arrivèrent au bon étage, ce fut pour tomber sur un long couloir entièrement vide, si ce n'est des tuyaux au plafond et sur les murs, gris comme le reste de la forteresse, sans aucune fenêtre, bien sûr. Le sergent suivit ses guides en silence, trouvant assez oppressant de ne jamais voir le ciel ni la lumière du jour. Tout était enfermé, protégé, aucun point faible.

Le bureau de la générale était exactement dans le même style, ce qui fit légèrement sourciller Fuery lorsqu'on le fit entrer. Pour un bureau d'un haut officier de l'armée d'Amestris, il s'était attendu à autre chose. Tout était très sobre et gros, froid, les seules marques de couleur venaient des dossiers et de l'uniforme de la générale, ainsi que des livres dans la bibliothèque. Le sergent stoppa après être entré, la saluant comme il se doit, assez intimidé, bien qu'il tâche de ne pas le montrer. Il avait une mission, pas question de montrer qu'il était assez nerveux, il se ferait dévorer sur-place, sinon. Ce qui ne l'empêcha pas d'avoir un brusque frisson lorsque le capitaine le poussa dans le dos, tout à coup, pour qu'il aille s'asseoir sur une des chaises, face au bureau. Les deux officiers se plantèrent debout derrière lui lorsqu'il s'assit, restant au garde-à-vous. Gloups. Il avait l'impression d'avoir été traîné au tribunal militaire, d'un seul coup, c'était ce même sentiment de malaise qui venait vous nouer le ventre. Bon, hum, un peu de calme, la générale n'allait pas le bouffer ! Le Colonel ne s'était pas gêné pour lui décrire à quel point elle avait mauvais caractère et était froide et irascible, mais c'était le colonel, tout le monde savait qu'eux deux ne pouvaient pas rester plus de trois minutes dans la même pièce sans se bouffer le nez.

– Pourquoi vouliez-vous me voir ? demanda leur chef. Je vous écoute.

– Comme vous le savez déjà, ce n'est pas une démarche officielle, commença-t-il d'un ton poli en veillant à ne pas montrer l'état de ses nerfs. Je viens de la part du colonel Mustang, pour obtenir des informations sur certains sujets. Il soupçonne un complot contre Briggs, de la part de Central.

La générale resta parfaitement impassible, alors qu'il s'attendait à ce qu'elle l'interrompe ou lui ordonne de préciser, pensant qu'elle allait se mettre en colère si on lui sortait un tel truc mais non. Elle s'appuya contre le dossier de sa chaise, croisant les bras, attendant visiblement qu'il continue. Bon, donc ici non plus, la thèse du complot avait déjà dû être abordé. Fuery avait vraiment l'impression de naviguer sans aucun repères ni visibilité, il ne savait rien de cette histoire à part le peu que le lieutenant lui avait dit et ce qu'il avait pu deviner ou penser avoir deviné.

– Le colonel cherche à savoir ce qui pourrait pousser à s'en prendre à Briggs et pourquoi, il y sans doute un lien avec le truc qui vous attaqué lors des manœuvres dans l'Est. Pourriez-vous en dire un peu plus sur le sujet ? Et est-ce la même créature qui a attaqué ce train ? Peut-être avez-vous des soupçons sur la nature de cette chose ? S'il s'agit d'une créature née par alchimie, le colonel pourra vous aider, il est Alchimiste d'Etat. Si vous pouviez également nous informer sur le commandant Madless... Nous ne comprenons pas pourquoi il a simplement été enlevé au lieu d'être assassiné, ce qu'il possède de si particulier.


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Lust

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MessageSujet: Re: Un gamin au fort   Mer 30 Déc 2015 - 12:36

Le quartier général de North City avait bien respecté la consigne donnée de faire silence sur l’attentat, se contentant de parler d’accident, arguant que le Nord était une région dangereuse et qu’il arrivait que des trains déraillent parfois de façon spectaculaire lors d’une forte tempête. Les habitants du coin n’étaient pas dupes, normal qu’ils émettent autant de doute sur cette version du fait, ils savaient très bien qu’aucune tempête ne pouvait réduire un train blindé en miettes. Olivier soupira légèrement en lisant la note que lui avait laissée son collègue de la ville, racontant que bon nombre de citoyens demandaient s’il y avait eu une infiltration de Drachma, s’ils étaient en danger, où en était la guerre. Elle laissa retomber la note sur un dossier épais avec un léger soupir, notant mentalement de passer un coup de fil au quartier général de la capitale du nord pour leur donner d’autres directives. Tant que les journaux des autres régions ne s’emballaient pas plus que ça sur l’affaire, tout ira bien. Ils devaient au moins rassurer les habitants de celle-ci s’ils pensaient que Drachma avait pu faire rentrer ses troupes dans les terres.

Autre problème qui n’allait guère tarder à arriver dans ce bureau, c’était le sergent Fuery, un des subordonnés du colonel Mustang. Ce dernier l’avait contacté pour lui demander d’accorder un chemin plus discret pour se rendre au fort, car lui et son équipe avaient des doutes sur l’existence d’un complot, complot qui pourrait toucher le Nord et Briggs. Non, vraiment ? Un complot, c’était possible ? Pourquoi avoir des doutes sur cela, c’était la plus pure évidence dans un état militaire. En revanche, ce qu’il restait à savoir, c’était si Mustang n’était pas lui-même dans ledit complot. Olivier n’était pas encore certaine de ça, bien qu’elle penche à dire non. Mustang était trop… Comment dire… Trop naïf et idéaliste pour participer à ce genre de choses. Ce qui restait possible, c’est qu’il se fasse manipuler pour y participer malgré lui. Elle réfléchissait à cela, tout en écrivant une note à transmettre aux citoyens de North City, lorsqu’on frappa à la porte de son bureau. Elle leva les yeux, Buccaneer entrant en poussant devant lui le fameux sergent. Bon sang, elle ne souvenait plus que Mustang avait embauché des mioches dans son équipe, quel âge avait-il, celui-là ?

Miles referma la porte, rejoignant Buccaneer pour se mettre au garde-à-vous, derrière le sergent qui s’assit devant son bureau. Jeune, oui, il devait avoir la vingtaine. Elle déposa un peu plus loin la note qu’elle écrivait, fixant son interlocuteur avec un air un peu pincé. Elle s’attendait plutôt à voir Havoc ou Hawkeye, à la base, pas ce jeune enfant. Une personne qui sache comment se comporter ici et qui connaisse les règles à suivre, somme toute. Celui-là avait l’air bien nerveux, il n’était jamais venu ici, c’était évident. Il avait plutôt intérêt à ne faire absolument aucune connerie, elle ne comptait pas jouer les nounous.

– Pourquoi vouliez-vous me voir ? demanda leur chef. Je vous écoute.

– Comme vous le savez déjà, ce n'est pas une démarche officielle, commença-t-il d'un ton poli en veillant à ne pas montrer l'état de ses nerfs. Je viens de la part du colonel Mustang, pour obtenir des informations sur certains sujets. Il soupçonne un complot contre Briggs, de la part de Central.

Ce ne devait même plus être de simples soupçons, à ce stade de l’histoire, mais un fait avéré. Entre ce qu’avait lancé le général Raven et ce qui s’était produit ensuite, pourquoi se cantonner à des soupçons ? Olivier croisa les bras, s’appuyant contre le dossier de son siège en attendant qu’il enchaîne. Plus vite que ça, elle n’avait pas que cela à faire ! S’il n’osait pas ouvrir la bouche pour parler franchement, il pouvait tout aussi bien la fermer et partir d’ici. Il fallait avoir le courage de ce que l’on racontait et de ses opinions, sinon, autant la boucler pour de bon. Elle échangea un rapide regard avec ses subordonnés, sachant qu’eux aussi veillaient au grain, prêt à se saisir du gamin au premier geste suspect pour le jeter en prison. Il avait déjà l’air bien nerveux, cela se voyait à sa façon de se trémousser un peu sur son siège et à son teint plus pâle.

– Le colonel cherche à savoir ce qui pourrait pousser à s'en prendre à Briggs et pourquoi, il y a sans doute un lien avec le truc qui vous attaqué lors des manœuvres dans l'Est. Pourriez-vous en dire un peu plus sur le sujet ? Et est-ce la même créature qui a attaqué ce train ? Peut-être avez-vous des soupçons sur la nature de cette chose ? S'il s'agit d'une créature née par alchimie, le colonel pourra vous aider, il est Alchimiste d'Etat. Si vous pouviez également nous informer sur le commandant Madless... Nous ne comprenons pas pourquoi il a simplement été enlevé au lieu d'être assassiné, ce qu'il possède de si particulier.

Mal informé, le petit… Miles en avait déjà dit un peu à Mustang et Hawkeye, lors des manœuvres, sur ce monstre tentaculaire, le colonel aurait dû prendre la peine de parler à son subordonné avant de l’envoyer ici. Elle se leva puis fit signe à ses subordonnés de sortir, lançant au sergent d’attendre ici. Ressortant dans le couloir, après avoir refermé la porte, elle s’éloigna un peu avec ses subordonnés, leur demandant ce qu’eux pensaient, sur la sincérité de ce gosse. Miles haussa légèrement les épaules, les mains dans le dos, jetant un regard vers le bureau. Le capitaine, lui, croisa à son tour les bras, répondant qu’il était bien naïf pour parer ainsi sans détour en ne prenant pas la peine de vérifier si eux-mêmes n’étaient pas des espions et ne faisaient que semblant d’être les cibles du complot pour repérer ceux qui étaient contre le gouvernement. Bah, il était encore bien jeune, c’était dangereux pour lui mais normal, il n’avait pas été confronté à la guerre de plein fouet. Olivier ne pensait pas que Mustang participe à ce merdier de son plein gré, dans tous les cas, simplement qu’il puisse être manipulé.

Revenant dans le bureau, elle ouvrait la bouche pour parler lorsqu’une sirène éclata tout à coup dans le fort, puissante, du haut du fort. Elle se sait de son manteau en l’enfilant en deux gestes, lançant à ses subordonnés de s’activer, poussant aussi le gamin au passage avec eux. Allez hop, pas le temps de traîner ! Tous les soldats du fort attrapaient leurs armes et grimpaient sur le toit de la forteresse, accueillis par un vent violent et puissant, sous un ciel chargé de lourds nuages noirs. Le gamin suivait tant bien que mal, blême, Miles lui ordonnant de se mettre en place aux canons avec les autres. Olivier fila au bord du parapet, prenant les jumelles. Les troupes de Drachma se déployaient devant eux, il devait y avoir un peu plus de trois cents soldats à vu de nez. Ils avançaient en rangs serrés, points noirs sur la neige très blanche, entre les tourbillons de vent et de neige. Leurs canons étaient en première ligne, longs et nouveaux, ils avaient créé de nouvelles rames, eux aussi. Mais Briggs avait l’avantage du terrain, ils étaient en hauteur. Elle cria à ses hommes de se mettre en position, lançant un regard au sergent, avant de lever les yeux au ciel. Un petit adjudant courut à l’intérieur du fort pour aller chercher un des manteaux fourrés officiels, qu’elle lança ensuite à la tête du gamin.

– Enfilez ça vite fait.

Les canons furent pointés vers l’armée ennemie, sous le vent hurlant de toutes ses forces. Dès qu’ils furent assez près, elle ordonna de faire feu, envoyant une première salve, dans un bruit infernal. Drachma répliqua au même moment, les coups rugissant aussi forts que le vent, secouant les montagnes. Olivier fit tourner une part de meurs armes vers un des sommets à leur gauche, remarquant son manque de stabilité, faisant tirer dessus. La montagne eut comme un long frémissement puis des rochers dévalèrent la pente, entraînant avec eux une masse impressionnante de neige qui dévala en une gigantesque avalanche. Des hurlements résonnèrent, la neige engloutissant une grosse partie de l’armée ennemie en un tsunami glacé. Leurs propres canons rugirent à nouveau pour terminer le travail, décimant les rangs de Drachma en peu de temps, tirant et encore pour rougir la neige de sang. Reprenant ses jumelles, elle vit quelques survivants blessés et sonnés fuirent en courant, vers leur pays, abandonnant le champ de bataille. Ceux qui le pouvaient emmenaient leurs camarades blessés mais vivant, incapable de marcher. Qu’ils partent, oui, raconter cette défaite à leurs amis fera baisser le moral des troupes. Elle eut un sourire satisfait, fière de ses hommes, de voir qu’ils étaient toujours performants.

– Lancez des salves pour détruire leurs canons, dit-elle aux commandants en désignant le champ de bataille.

Inutile de laisser à leurs ennemis l’occasion de venir récupérer ça. Le terrain fut ainsi nettoyé rapidement, écrasant sans doute deux ou trois blessés oubliés au passage. C’était une nouvelle victoire et ses hommes levèrent le poing avec des cris de joie en voyant chars et canons exploser sous leurs coups, ne laissant que des morceaux de métal éparpillés sur la neige rougi par le sang. Dès que le travail fut terminé, ceux qui n’étaient pas de garde purent rentrer à l’intérieur du fort, reprenant la routine de la journée. Buccaneer attendit un instant dans l’escalier pour crocheter le sergent au passage et le tirer à l’écart, le ramenant ensuite au bureau. Leur conversation n’était pas terminée. Olivier posa son manteau sur le dossier de sa chaise, se rasseyant, aussi paisible que si rien ne s’était passé.

– Bien, reprenons où nous en étions restés. Miles avait déjà brièvement parlé de cette fameuse créature à vos supérieurs, ils auraient du prendre la peine de vous en informer avant de vous envoyer ici. Il s’agit sans doute d’une chimère ou plus vraisemblablement d’un homonculus. Mustang sera capable de vous expliquer en détails ce que c’est, vous n’aurez qu’à l’interroger pour avoir une explication, je ne vais pas perdre de temps à le faire.

Elle s’interrompit lorsqu’on frappa à la porte. Heinshel entra, saluant puis demandant s’ils devaient se rendre directement sur le champ de bataille pour achever les blessés. Elle secoua la tête, disant de simplement surveiller et de les abattre s’ils tentaient de passer à Amestris. Il inclina rapidement la tête puis quitta le bureau, avant qu’Olivier ne reporte son attention sur le jeune sergent, les mains croisés sur le bureau, devant elle.

– Concernant Madless… Mieux vaudrait vous rendre à North City, si vous voulez vous faire une idée du personnage. Cet homme a l’esprit déchiré. Sans doute est-il utile pour l’état-major et ce fameux complot. Vous ne vous êtes renseigné sur rien, donc, avant de venir ici ? Le commandant est pourtant connu, au sein de l’armée, pour sa personnalité assez particulière. Que savez-vous sur les trois interdits, en alchimie ?


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Kain Fuery

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MessageSujet: Re: Un gamin au fort   Lun 11 Jan 2016 - 23:26

La générale avait vraiment l'air aussi glaciale que le colonel l'avait décrit. Un silence s'installa, rompu lorsqu'elle se leva et sortit avec ses subordonnés, en lui ordonnant d'attendre ici. Heu, oui, mais, heu... Fuery entrouvrit la bouche, prit de court, se crispant lorsque la porte claqua et qu'il se retrouva seul dans le bureau. Il avait dit ou fait quelque chose de mal ? Assez nerveux, il joua un instant avec ses mains puis ôta ses lunettes pour les essuyer, les remettant ensuite sur son nez en se renfonçant un peu dans son siège. S'ils se méfiaient tant de lui qu'ils devaient d'abord entre eux... Comptaient-ils le faire enfermer ou l'interroger, quelque chose de ce genre ? Kain se mordit les lèvres, le regard fixé sur ses mains. Il n'était venu là que pour aider son équipe, pas pour attirer des ennuis à tout le monde ! Si jamais il ratait tout lamentablement, qu'allait-il faire ? Le colonel voudra-t-il accepter ses excuses ? Déjà considéré comme trop jeune par la majorité de ses collègues, on lui répétait souvent qu'il n'était pas assez fort pour faire parti de l'armée et devrait se cantonner au travail de bureau. Le colonel, le lieutenant, le sous-lieutenant... Tous le couvaient déjà trop parce qu'il était trop inexpérimenté. Il allait les décevoir s'il échouait sur cette mission, alors qu'elle était très importante. Fuery voulait faire ses preuves, pourtant ! Prouver qu'il méritait de faire parti de l'armée et qu'il n'était pas juste un gamin inexpérimenté qui n'avait pas sa place sur le terrain.

Quelques minutes s'étaient écoulées avant que la générale ne revienne dans son bureau, juste au moment où une sirène stridente secoua tout le fort, faisant bondir Fuery sur ses pieds et lâcher tous ses documents. Qu'est-ce qui se passait ?! La générale avait déjà enfilé son manteau en criant de s'activer, le poussant avec eux dehors sans qu'il comprenne ce qui arrivait. Ce n'est qu'en voyant les hommes de Briggs courir dans les couloirs et escaliers, en armes et couverts du long manteau blanc ou celui noir, fourré, qu'il comprit. Une attaque de Drachma. Son cœur fit un bond d'une violence inouïe pendant qu'il suivait le mouvement, obéissant son réfléchir au capitaine qui lui ordonna de se placer avec un groupe de deux autres soldats du forts, aux canons. Hébété, il regarda partout autour de lui, saisi par le vent si fort et brutal, le froid terrible qui vous coupait la circulation du sang. Le corps du jeune soldat eut un très violent frisson, en réponse au froid qui le cernait, Kain se frotta frénétiquement les bras pour se réchauffer un peu, tout en se mettant en place. Froid, beaucoup trop froid, il allait en mourir, ce n'était pas possible de tenir comme ça ! Glacé, il sentait déjà son corps se raidir, tremblant encore sous l'assaut glacé et mortel. La générale lui lança tout à coup un truc noir à la figure, le faisant sursauter. C'était...

– Enfilez ça vite fait.

Oh, heu, oui. Une profonde vague de reconnaissance l'envahit lorsqu'il enfila l'épais manteau, n'ayant même pas remarqué qu'elle lavait vu frissonner. Avec cette attaque, il n'aurait jamais cru qu'elle fasse attention à ce genre de détails. Fermant très vite le manteau, il se mit en position près du canon, son cœur battant toujours aussi, bien campé sur ses deux pieds pour résister aux assauts du vent. L'armée de Drachma approchait peu à peu, masse noire et grouillante, sur laquelle les canons furent pointés. C'était la première fois qu'il participait à un assaut... Et c'était dans une autre division que la sienne sous les ordres d'une femme aussi glaciale que cette tempête elle-même, mais qui, en même temps, faisait attention à ceux qu'elle commandait. La peur, le froid, la nervosité, une certaine excitation aussi, voilà ce qui faisait trembler le sergent de la tête aux pieds. Il s'agrippait aux canons, le regard rivé sur les forces ennemies. C'était la guerre, la frontière en mouvement, comme il ne l'avait jamais vu à l'Est, étant arrivé après la guerre contre Ishbal. Dès que la générale ordonnant de faire feu, il fit vrombir le canon avec ses deux camarades du jour, le sommet du fort s'illuminant d'un déluge orange et jour dans un vacarme effroyable. Kain en fut abasourdi un moment, fermant les yeux par réflexe, sentant ses os trembler sous le choc. Ils tirèrent une seconde fois, puis une troisième, le bruit de leurs canons répondant à ceux de leurs ennemis.

La générale leur fit tourner tout à coup les canons, visant un des sommets. Il obéit sans réfléchir, travaillant avec les autres, tirant sur la montagne. Montagne qui eut comme un très long frémissement avant de s'écrouler en avalanche, marée blanche titanesque qui dévala les pentes pour ensevelir l'armée impériale. Fuery resta saisit un instant par le spectacle de cette masse gigantesque rugissant à une vitesse impressionnante, balayant l'armée ennemie comme d'un rien. Le soldat à sa droite rit en lui donnant un coup de coude, criant "Active-toi, le nouveau !". Fuery était si pris par ce qu'il voyait qu'il ne réagit même pas au "nouveau", se contentant de tirer à nouveau, de charger les obus, puis de tirer une fois de plus, entendant les hurlements et les cris d'agonie, de douleur, de défaite. C'était un massacre. Lorsque le résonnement sourd des canons cessa, le jeune sergent faillit bien en tomber à genoux sur le sommet du fort, s'accrochant de justesse au canon. Il réalisait à peine qu'il venait de participer à son tout premier combat, fixant le champ de bataille, les yeux écarquillés. Il avait participé, il... C'était terminé, l'armée de Drachma était vaincue. Il eut un nouveau frisson, non à cause du froid, cette fois, mais par un autre sentiment, inconnu, qu'il était incapable de définir. Comme... de la fierté, la joie d'avoir pu accomplir quelque chose pour son pays.

– Lancez des salves pour détruire leurs canons, dit-elle aux commandants en désignant le champ de bataille.

Kain se pencha avec un autre soldat pour charger d'autres boulets et salves, ressentant un mélange de sentiments assez forts et qu'il ne parvenait pas à démêler. C'était très étrange, c'était bien la première fois de son existence qu'il participait à une opération militaire sans que l'on ne le taxe d'être trop jeune et sans recevoir des regards lourds de sous-entendus. Il eut un petit sourire en voyant les troupes crier de joie et lever le poing en signe de victoire lorsque les dernières armes ennemies explosèrent. Fuery regarda la fumée des débris voleter vers le ciel chargé de lourds nuages, vite dissipée par le souffle de la tempête. Rentrant avec les autres, il fut tiré à l'écart par le capitaine Buccaneer en descendant de l'escalier, le suivant de nouveau jusqu'au bureau de la générale. On aurait pu croire qu'il ne s'était strictement rien passé, elle ôta son manteau et s'assit à sa place avec un air parfaitement impassible. Fuery se rassit à son tour, plus pâle que de coutume mais il n'était pas effrayé. Peut-être était-ce à cause de "l'excitation" d'avoir participé à son premier combat, il ne savait pas. C'était comme s'il venait de franchir un palier, une nouvelle étape dans sa vie de tout jeune soldat. Kain aussi était donc vraiment capable de travailler dans l'armée, pour son pays ! Même s'il était jeune, il pouvait obéir aux ordres et aller sur le terrain.

– Bien, reprenons où nous en étions restés. Miles avait déjà brièvement parlé de cette fameuse créature à vos supérieurs, ils auraient du prendre la peine de vous en informer avant de vous envoyer ici. Il s’agit sans doute d’une chimère ou plus vraisemblablement d’un homonculus. Mustang sera capable de vous expliquer en détails ce que c’est, vous n’aurez qu’à l’interroger pour avoir une explication, je ne vais pas perdre de temps à le faire.

Un homonculus ? Ce mot ne lui disait rien du tout, il ne s'était jamais intéressé à l'alchimie. Mais si le lieutenant en avait déjà parlé au colonel, il pourra sans doute lui poser la question, n'est-ce pas ? On frappa tout à coup à la porte et un officier entra, demandant s'il fallait quitter le fort pour achever les blessés. La générale répondit simplement de les abattre s'ils tentaient de passer la frontière, avant que la porte ne se referme. En son fort intérieur, Fuery songeait qu'aller les achever était bien inutile. Si leurs blessures n'avaient pas raison d'eux, ce sera le froid qui finira par les tuer. Qu'ils parviennent à regagner leur base serait un véritable miracle, surtout blessés et en pleine tempête hivernale. La générale le fixait à nouveau et il fit un effort pour se tenir droit, réalisant qu'il n'avait pas pensé à enlever le manteau qu'elle lui avait lancé avant la bataille. Il devra le rendre avant de partir, pas besoin de ce genre de tenues lorsqu'on travaillait à proximité du désert. A la tombée de la nuit, il pouvait faire très froid mais pas autant que dans cette région.

– Concernant Madless… Mieux vaudrait vous rendre à North City, si vous voulez vous faire une idée du personnage. Cet homme a l’esprit déchiré. Sans doute est-il utile pour l’état-major et ce fameux complot. Vous ne vous êtes renseigné sur rien, donc, avant de venir ici ? Le commandant est pourtant connu, au sein de l’armée, pour sa personnalité assez particulière. Que savez-vous sur les trois interdits, en alchimie ?

– Je dispose simplement des informations données par le lieutenant Hawkeye. Cette mission n'étant pas officielle, l'échange fut bref. Quant aux trois interdits, et bien...

Il fouilla sa mémoire, cherchant à se rappeler ce qu'on lui avait déjà dit là-dessus. Il avait déjà parlé avec Edward et Alphonse, surtout avec Alphonse, en réalité, s'entendant bien avec lui. Le jeune homme en armure lui avait raconté diverses choses sur l'alchimie, sujet qui le fascinait, le touchait, il aimait vraiment cette pratique malgré la terrible perte subie. Fuery releva les yeux après un court instant, hésitant quand à ses souvenirs mais il n'avait guère mieux pour le moment.

– Ce sont l'interdiction de créer de l'or, ne pas tenter de faire revenir quelqu'un à la vie et, hum...Ne pas s'en servir contre le bien collectif, le bien du peuple.

Les alchimistes d'Etat devaient suivre les deux premières interdictions, en plus d'obéir à l'armée... Ce qui incluait de piétiner très allègrement la dernière interdiction, ne pas user de l'alchimie contre le peuple. Guère étonnant, dans ces conditions, qu'on les insulte de vendus, de traîtres, de toutous de l'armée. Edward avait même brisé le second tabou, avec son frère. Mais quel rapport avec le reste ? Il jeta un regard interrogateur à la générale, sourcils légèrement froncés.

– Pardonnez-moi, je ne vois pas le rapport entre un complot contre Briggs, l'alchimie et les alchimistes d'état.

– Les alchimistes d'état, siffla-t-elle d'un ton dur, ne sont pas surnommés les toutous de l'armée pour rien. On peut songer que certains, qu'ils le fassent consciemment ou qu'ils soient manipulés, travaillent à créer des homonculus, dans le but de déstabiliser le pays et de créer des bains de sang. Pour quel but, nous l'ignorons.

Le colonel Mustang ne participerait jamais à ce genre de choses ! Il l'affirma bien haut et et fort, bondissant sur sa chaise, défendant vertement son supérieur en affirmant qu'il était incapable de travailler sur un projet qui viserait à blesser profondément et consciemment la population, c'était impossible, pas lui. La générale s'appuya tout à coup des coudes sur son bureau, mains jointes devant elle, légèrement penchée, avec un sourire soudain si mauvaise qu'il se crispa instantanément. Il... venait de se faire piéger, là, non ... ? Fuery se ratatina dans son fauteuil, avalant sa salive avec difficulté. Oui, il aurait sans doute dû la boucler, là. Trop tard, cependant.

– En tout cas, reprit-il avec difficulté, je ne pense pas que le colonel participe... consciemment ou pas, à ces projets ou complots.

– Certainement... Pas plus que vous, j'imagine ?

Il n'avait rien fait, lui ! Il blêmit d'un seul coup en dressant les mains devant lui, la nervosité le serrant à la gorge alors qu'il répétait trois fois de suite que lui non plus n'était absolument pour rien dans cette histoire de complots, il ne ferait jamais ça. Ses joues prirent une teinte rouge, après avoir pâlit, d'un rouge très soutenu, comme si on le remplissait peu à peu d'eau bouillante. Comment s'en sortait-il, là, tout de suite ?

– Je ne suis pas un traître ! Et je n'ai rien à cacher, vous pouvez vérifier. Comment vous le prouver ?


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Lust

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MessageSujet: Re: Un gamin au fort   Sam 6 Fév 2016 - 19:37

– Je dispose simplement des informations données par le lieutenant Hawkeye. Cette mission n'étant pas officielle, l'échange fut bref. Quant aux trois interdits, et bien...

Et bien ? Ce gamin était très hésitant mais il en jouait pas la comédie, c'était certain. Olivier échangea un bref regard avec son subordonné, calculant les intérêts des uns et des autres dans le cadre d'une alliance entre le Nord et L'Est, afin de faire face à un complot orchestré par Central. Ils devaient à tout prix éviter les attaques directes mais rien ne les empêchait de profiter de manœuvres plus discrètes afin de récolter des informations, dans un premier temps. Mustang, avec son rang, se fera sûrement manipuler à un moment ou un autre mais il était incapable de participer au complot de son plein gré, elle le connaissait assez bien pour être certaine de cela. Ils devaient être sûrs de leurs alliés et de ceux sur qui ils pouvaient compter avant de s'engager dans une quelconque action. Le nord restait isolé mais pas à l'abri des attaques. Pour olivier, la prochaine salve ne tardera guère, Raven n'allait pas attendre bien longtemps avant de mettre en place d'autres moyens de pression, ce vieux renard savait comment s'y prendre, dans ce genre de situations, il n'était pas l'un des collaborateurs direct de Bradley pour rien. Quant à ce gosse, elle aimerait savoir ce qu'il avait dans le ventre. Il était capable de suivre les ordres durant une bataille, très bien, et pour la suite ? Sera-t-il capable de suivre le rythme, résister à la pression imposée par les secrets et manigances, de jouer fin pour se tirer de toutes les situations ?

– Ce sont l'interdiction de créer de l'or, ne pas tenter de faire revenir quelqu'un à la vie et, hum...Ne pas s'en servir contre le bien collectif, le bien du peuple.

Bien, il avait appris sa leçon, on dirait. Olivier sourit furtivement, les bras croisés, en le dévisageant. Maintenant, voyons voir comment il réagissait face à la pression. Elle ne donnait sa confiance qu'aux hommes et femmes ayant prouvé qu'ils étaient capables de se donner à fond et disposant d'une volonté solide, pas aux pleurnichards, aux faibles et aux ignares, des espèces qu'elle jetait aussi sec de sa forteresse si d'aventure elles venaient s'y perdre. Le gamin avait redressé la tête en fronçant les sourcils, perdu. Peut-être était-ce dû à son âge, cette lenteur à comprendre ce qui se passait, il n'était pas du tout expérimenté, elle soupçonnait même que la petite altercation de toute à l'heure ait été son tout premier combat. Il était trop jeune pour avoir participé à Ishbal et aucun autre conflit n'avait secoué l'Est depuis, hormis les escarmouches habituelles avec les contrebandiers, les bandes criminelles organisées et quelques rebelles parmi les civils. La routine habituelle, somme toute, à Amestris. L'Ouest et l'Est en faisaient leur pain de tous les jours, étant donné que les frontières extérieures étaient plus apaisées. Buccaneer et Miles restaient en position martiale, derrière le siège du gamin. Voyons voir, à présent... Elle devait aussi tester son degré de loyauté, car les lâches étaient bien pires que tous ceux à qui elle venait de songer à l'instant.

– Pardonnez-moi, je ne vois pas le rapport entre un complot contre Briggs, l'alchimie et les alchimistes d'état.

– Les alchimistes d'état, siffla-t-elle d'un ton dur, ne sont pas surnommés les toutous de l'armée pour rien. On peut songer que certains, qu'ils le fassent consciemment ou qu'ils soient manipulés, travaillent à créer des homonculus, dans le but de déstabiliser le pays et de créer des bains de sang. Pour quel but, nous l'ignorons.

Le petit réagit aussitôt, bondissant littéralement en s'écriant que jamais le colonel Mustang ne pourrait faire une chose pareille, que jamais il n'essayera de déstabiliser son pays, qu'il voulait le rendre meilleur, bien au contraire, personne ne pouvait en douter. Olivier joignit tranquillement ses mains devant elle avec un sourire mauvais, amusée de le voir réagir comme ça, les coudes sur son bureau, un peu penchée en avant. Donc il était loyal, très bien ! Un excellent point pour lui, il ne suivait pas Mustang à l'aveuglette mais parce qu'il avait véritablement foi en son but, excellent. Elle sourit de plus belle en le voyant se ratatiner littéralement, ayant d'un seul coup bien envie de jouer avec lui pour voir ce qu'il avait dans le ventre. Ses subordonnés devaient aussi suivre le même fil de pensée car leurs regards en disaient long.

– En tout cas, reprit-il avec difficulté, je ne pense pas que le colonel participe... consciemment ou pas, à ces projets ou complots.

Certainement... Pas plus que vous, j'imagine ?

Son manque d'expérience était criant, sa réaction était typiquement celle d'un jeune diplômé n'ayant passé que quelques mois, au maximum, sur le terrain. Il passait du pâle au rouge et inversement en un temps record, répétant trois fois de suite que lui non plus n'était absolument pour rien dans cette histoire.

– Je ne suis pas un traître ! Et je n'ai rien à cacher, vous pouvez vérifier. Comment vous le prouver ?

Olivier se leva sans répondre tout de suite, tout en le dévisageant, le visage impassible. Ses coéquipiers pensaient sans doute ne pas éveiller les soupçons en l'envoyant dans le Nord, Central devait aussi le considérer comme un gamin naïf, inexpérimenté et peu malin. Faisant le tour du bureau, elle lui fit signe de rester assis, debout près de ses subordonnés.

– Supposons que vous travaillez directement pour certaines personnes, à Central, et que votre but soit d'affaiblir les troupes de votre propre pays, reprit-elle d'un ton neutre. De créer des divisions, des conflits, d'enflammer la population. Quoi de mieux, dans l'Est, que jeter de l'huile sur le feu sur un théâtre de conflit qui ne demandait qu'à s'embraser. Y jeter les toutous de l'armée pour une extermination radicale, démesurée par rapport au problème de base. Si votre but était d'affaiblir votre pays, le mettre à feu et à sang, vous vous attaqueriez ainsi à toutes les défenses en place, une par une, en vous arrangeant pour obtenir le maximum de morts, que ce soit parmi les civils ou parmi les militaires.

Elle ne comprenait toujours pas pourquoi Central agissait ainsi, quel était leur but final, cependant, il n'était plus question de douter de la réalité de ce fait. Il y avait bel et bien toute une machination mise en place visant uniquement à baigner Amestris dans le sang de ses habitants, à travers le pays entier. Une machination implacable, méthodique, qui avait frappé partout, jusqu'ici, sauf ici, dans la région de Briggs, dans les montagnes du Nord. Croisant de nouveau les bras, elle s'assit au coin de son bureau, croisant aussi les jambes et ne lâchant pas le jeune sergent du regard.

– Toutes les régions jusqu'ici ont été touchées. Des villages entiers rasés ou mis à feu et à sang par les troupes de Central pour étouffer des rébellions. La guerre au Sud qui a pris une nouvelle ampleur, depuis des problèmes d'organisation et de commandement, il y a quelques années. Le massacre de la population Ishbale à l'Est. Des villes détruites par l'armée dans l'Ouest. Vous êtes satisfait, tout se déroule comme prévu, mais il reste un os, le Nord. Encore aucun bain de sang, c'est ennuyeux. Vous devez trouver un moyen d'arranger ça, afin de continuer à nourrir le sol de sang.

Suivait-il tout le cheminement ? Olivier ne parlait pas de soupçons mais accusait fermement Central d'être le responsable de tous ces massacres injustifiés, d'être l'instigateur des attaques contre Briggs, afin de les désorganiser, les affaiblir.

– Alors dites-moi, que feriez-vous pour affaiblir cette forteresse ? Imaginez que vous travaillez pour Central, que feriez-vous ?

Elle espérait qu'il ait assez de jugeote pour réfléchir par lui-même et tirer des conclusions, qu'il soit capable de réflexion, tel un véritable soldat, au lieu de se contenter d'obéir sans réfléchir. Ils avaient besoin d'alliés mais pas d'idiots, dans cette guerre...


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MessageSujet: Re: Un gamin au fort   Jeu 18 Fév 2016 - 11:27

La générale se leva, sans lui répondre, lui faisant un signe pour qu’il ne bouge pas de sa place. Fuery avala douloureusement sa salive, sentant d’un seul coup bien mal la suite des opérations. Il n’était pas un espion, on l’avait vraiment envoyé ici pour obtenir des informations pour le colonel ! Pourquoi lui, et bien, parce que… Parce que même son équipe devait le considérer comme un gamin tout juste capable d’accomplir cette mission, un gamin qu’on ne soupçonnera pas de traîtrise. Se renfrognant un peu, il jeta un coup d’œil à la générale, se demandant si elle comptait le faire enfermer pour trahison ou espionnage. Pour le moment, elle n’en avait pas l’air, il restait méfiant même s’il ne pourra pas riposter, de toute manière. L’ambiance de ce bureau était véritablement pesante, ça ne ressemblait en rien aux bureaux habituels des généraux et des hauts gradés, celui-ci était aussi gris et froid que tout le reste de la forteresse, austère et donnant très peu envie de s’y attarder, peu importe la raison. Il comprenait n peu mieux pourquoi cette femme avait une telle réputation.

– Supposons que vous travaillez directement pour certaines personnes, à Central, et que votre but soit d'affaiblir les troupes de votre propre pays, reprit-elle d'un ton neutre. De créer des divisions, des conflits, d'enflammer la population. Quoi de mieux, dans l'Est, que jeter de l'huile sur le feu sur un théâtre de conflit qui ne demandait qu'à s'embraser. Y jeter les toutous de l'armée pour une extermination radicale, démesurée par rapport au problème de base. Si votre but était d'affaiblir votre pays, le mettre à feu et à sang, vous vous attaqueriez ainsi à toutes les défenses en place, une par une, en vous arrangeant pour obtenir le maximum de morts, que ce soit parmi les civils ou parmi les militaires.

La gorge du jeune militaire s’assécha peu à peu, alors qu’il levait le regard vars la jeune femme blonde aux yeux très bleus. Elle s’était assise sur le bord du bureau, bras et jambes croisés, en le dévisageant. Lui était venus car ses coéquipiers avaient des soupçons, alors qu’ici, tous ces soupçons étaient des faits bien établis, désormais. S’était-il passé autre chose qu’il ignorait, entre-temps ? Avaient-ils eus de nouvelles informations ou des menaces ? Il réfléchit à ce qu’elle venait de dire, se sentant plutôt mal. Si on partait du postulat que le but de Central était bel et bien d’affaiblir ses propres troupes et de créer le nombre maximum de morts, la guerre d’Ishbal prenait un tout autre sens. Il était notoire que la réponse donnée à ce conflit était disproportionnée, par rapport au problème posé à la base. Si tout avait été fait dans ce but… Alors cette guerre devenait d’un coup logique et prenait tout son sens. Mais pourquoi faire cela ?! A quoi s’attaquer ainsi aux citoyens du pays, à quoi bon recouvrir le pays de sang ? Il ne voyait pas l’intérêt, il ne parvenait pas à comprendre. Sans compter que la façon dont assénait ça la générale rendait la situation encore plus réelle et angoissante. Il aurait voulu les accuser d’affabuler mais les croyait, sans comprendre pourquoi.

– Toutes les régions jusqu'ici ont été touchées. Des villages entiers rasés ou mis à feu et à sang par les troupes de Central pour étouffer des rébellions. La guerre au Sud qui a pris une nouvelle ampleur, depuis des problèmes d'organisation et de commandement, il y a quelques années. Le massacre de la population Ishbale à l'Est. Des villes détruites par l'armée dans l'Ouest. Vous êtes satisfait, tout se déroule comme prévu, mais il reste un os, le Nord. Encore aucun bain de sang, c'est ennuyeux. Vous devez trouver un moyen d'arranger ça, afin de continuer à nourrir le sol de sang.

C’est vrai que jusqu’ici, toutes les régions avaient déjà été mises à feu et à sang, toutes avaient subi de très grosses attaques, absolument toutes… Sauf le Nord. Pourquoi ? Car le seul point faible était gardé par le fort de Briggs et que celui-ci était réputé pour être infranchissable. Jamais Drachma n’était parvenu à percer cette unique défense et il n’y avait aucun autre moyen d’accès, les montagnes étaient une frontière naturelle puissante et facilement surveillée, on ne pouvait y faire passer toute une armée et encore moins des chars ou des canons. Cette logique effrayante se poursuivait, prenait tout son sens. Il y avait eu des massacres partout, oui… Et le Sud… Le Sud qui avait eu des années une aussi bonne réputation que le Nord, le Su qui avait toujours été infranchissable. Les généraux et hauts officiers qui tenaient la région d’une main de maître avaient tous été peu à peu remerciés, puis remplacés par des incompétents. La région avait sombré et les troupes ennemies avaient pu y commettre des massacres, contre la population civile. Il repensa à la fameuse attaque de train, aux incidents lors des manœuvres. Là aussi, avec cet éclairage, on pouvait expliquer bien des choses, ce qui ne contribuait pas à rassurer le sergent. Il s’agissait d’accuser Central et le Président de complot et haute trahison.

– Alors dites-moi, que feriez-vous pour affaiblir cette forteresse ? Imaginez que vous travaillez pour Central, que feriez-vous ?

Il ferait… Kain resta silencieux un moment, pensif, la bouche légèrement entrouverte et le regard grave. Il entendait encore le lieutenant soupçonner l’existence d’un complot et ici, la générale lui énonçait très clairement qu’elle accusait le Président et l’État-major d’être des traîtres à Amestris. Cette simple conversation pourrait tous les mener à la cour martiale puis à l’exécution par balles.

– Et bien, finit-il par reprendre d’un ton hésitant. J’imagine que faire comme au Sud serait une bonne idée, évincer tous d’abord les hauts officiers pour les remplacer, laisser le fort souffrir d’une mauvaise gestion, ce qui finira par laisser la porte ouverte à Drachma pour pousser ses attaques dans le Nord contre les civils.

D’ailleurs, il ne comprenait pas pourquoi cela n’avait pas déjà été fait. Il en fit la remarque et la générale sourit d’un coup d’un air cynique. Ce n’était pas cela du tout, alors, elle le prenait pour un idiot ? Il rouvrait la bouche lorsqu’elle soupira en lui disant de repartir, il pouvait chercher d’autres informations avec ses coéquipiers s’il en avait, mais ici, il ne pourra rien obtenir de plus, puisqu’eux-mêmes ne comprenait pas pourquoi Central agissait ainsi. Eh, une minute, et pour le commandant Madless ? Il posa la question et le gros soldat géant à crête lui rétorqua qu’ils n’en savaient pas plus sur lui. Fuery les remercia, d’une voix plus ou moins assurée, tant il était perturbé parce qu’il venait d’entendre. Suivant le lieutenant, il vit que les mécaniciens du fort avaient remis en marche sa voiture. Oh, parfait. Reprenant le volant, une fois la voie libre, il repartit vers North City, des questions plein la tête. Pourquoi vouloir affaiblir volontairement le pays, pourquoi maintenant, pourquoi…

Une fois à North City, il s'arrêta à un hôtel pour prendre une chambre. Il n'était pas censé revenir tout de suite à East City, étant officiellement en congé maladie pour plusieurs jours, sans compter que les gares devaient être étroitement surveillées, avec l'arrivée du Prince d'Aerugo. Durant le temps qu'il passa à l'hôtel, il en profita pour consigner ce qu'il avait vu et entendu, cherchant le pourquoi des actes de Central, sans rien trouver. Quelques jours plus tard, alors qu'il pouvait enfin se préparer à rentrer, il reçut un appel de Briggs. Le capitaine Buccaneer le contactait pour ajouter une nouvelle information au dossier, une information qui glaça littéralement le jeune sergent. Le Président n'oserait tout de même pas en arriver là ! N'est-ce pas ? Le soldat du Nord raccrocha assez vite, alors qu'il restait littéralement pétrifié, fixant le téléphone comme s'il s'agissait d'un monstre. Central... Le Président... Il fit ses bagages à la hâte, prenant un billet pour le train du lendemain, à la première heure. Il devait débuter les recherches depuis East City, il y avait sûrement des choses à découvrir.

Le lendemain, durant le trajet entier, en train, il fit de son mieux pour s’éclaircir les idées et accepter l’idée que Central voulait baigner son propre peuple dans son sang. Il arriva à la gare d’East City les idées encore peu claires, se levant de son siège puis attrapant son sac machinalement, suivant les autres pour descendre du train. Il marchait depuis deux ou trois minutes sur les quais lorsqu’il réalisa que le lieutenant Hawkeye et le sous-lieutenant Havoc étaient là, à attendre. Le colonel et Edward étaient eux aussi partis pour le Nord, la veille, alors même que Fuery recevait certaines informations, de la part de Briggs. Il se rendit aussitôt vers eux, soulagé de voir des visages familiers, un peu perdu en voyant le regard scrutateur d’Havoc puis réalisa qu’il portait toujours le manteau de Briggs. Il l’enleva en quelques gestes, frissonnant malgré lui, avant de le tenir sous le bras.

– Je me suis retrouvé pris dans une bataille, expliqua-t-il brièvement. Comme mon manteau ne suffisait pas, la générale m’a donné celui-là. Il faudra que je vous voie dans un endroit plus… Heu… J’ai des choses pour vous, lieutenant.


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