Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Encore à l'hôpital

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Roy Mustang

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MessageSujet: Encore à l'hôpital    Ven 25 Mar 2016 - 23:59

– Il sort les crocs, le petit chien de l'armée ? railla Envy en continuant à avancer. Du calme, on est pas avec ce crétin d'Ishbal et on ne vous veut pas de mal non plus. Vous devriez nous remercier de vous sortir de ce trou.

Il bondit tout à coup comme un bouledogue affamé atteint d'une rage dents, Roy brandissant aussitôt la main où il avait tracé le cercle de flammes, lançant une attaque contre ce type, qui l'esquiva souplement avant de lui foncer dessus. La seconde d'après, Roy reçut un lourd choc en pleine tempe et s'écroula comme une masse, emportant une vague image de son agresseur grinçant avant de sombrer, le noir l'entourant de toutes parts, perdant connaissance.

Le retour à la réalité fut assez long... Le colonel commença à sortir de l'obscurité, percevant peu à peu des sons autour de lui, si étouffés qu'on aurait pu croire qu'ils étaient emmitouflés dans du coton. Les yeux fermés, il sentait qu'il était allongé dans ce qui devait être un lit, avec une chemise et les manches relevées jusqu'aux coudes. Quelque chose était piqué dans son bras, juste au-dessus du poignet, sans doute une perfusion. Encore à l'hôpital ? Ne pouvant ouvrir les yeux tout de suite, il attendit de retrouver le contrôle de tous ses sens, le corps lourd et douloureux. Que s'était-il passé... Il était avec Marcoh, coincé dans la montagne, puis... Ah. Les rochers qui les avaient écrasé. Puis l'espèce de gros monstre baveux avec son acolyte au sourire mauvais. Il rouvrit les yeux avec un peu de peine, la vision trouble, portant une main tremblante à sa tempe qu'il sentait sensible. L'autre fou l'avait frappé violemment, il avait été assommé sur le coup. Il voyait vaguement un plafond dallé au-dessus de sa tête, avec des lumières pâles suspendues. Reposant sa main contre le lit, il tâcha de faire l'inventeur général, se battant pour retrouver ses esprits. La mine, les deux monstres, Marcoh... Où était-il passé, lui, que lui était-il arrivé après que Roy se soit évanoui ?! Il était toujours vivant ? Riza apparut tout à coup dans son champ de vision en lui demandant comme il se sentait. Il eut un léger temps d'arrêt, se demandant s'il n'avait pas déjà été transféré dans l'Est.

– Ça pourrait être pire, marmonna-t-il. Où sommes-nous ?

– A l'hôpital d'East City. La générale Armstrong ne semblait pas très enthousiaste à l'idée de te garder au Nord, tu as été transféré très vite.

Non, vraiment ? Après Madless, elle n'avait pas dû apprécier des masses la nouvelle "Tiens, au fait, il y a encore deux autres alchimistes d'Etat disparus dans les montagnes". Enfin, il était rentré, c'était déjà ça. Sans plus rien dire un moment, il referma les yeux, frissonnant, comme si le froid terrible des mines le suivait jusqu'ici. Il allait s'en remettre plus vite, cette fois, Marcoh lui avait déjà résorbé une bonne partie de ses blessures, le reste guérira avec un peu de temps, quelques jours tout au plus. Les yeux toujours fermés, il songea à Marcoh qui l'avait d'abord menacé de lui tirer dessus puis l'avait aidé, rouvrant les yeux puis s'asseyant dans son lit, s'appuyant sur ses mains. Soupirant un peu, agacé d'être encore dans un lit d'hôpital, il se frotta un peu les yeux, chassant la brume qui l'entourait. On avait lui injecté des anesthésiques, tant il se sentait bizarre, comme détaché de son propre corps. Sensation étrange et parfaitement détestable, il avait toujours eu horreur d'être manipulé comme ça par d'autres, même pour être soigné. Enlevant sa main, il se remémora le visage du type qui l'avait frappé,

– Il y a eu un éboulement, lorsque nous étions contre Scar, reprit-il un ton plus bas et sombre. Avec Marcoh, on a été coincés dans une mine abandonnée. On cherchait la sortie depuis quelques heures lorsque deux types... Bizarres nous sont tombés dessus. Un gros bonhomme à la langue énorme qui bavait et reniflait l'air comme un chien. L'autre tout maigre, à peine habillé. Il a ricané qu'on devrait les remercier de venir nous sortir de là puis s'est jeté sur moi et m'a assommé.

Ensuite, c'était le trou noir. Pourquoi ces deux mecs les avait-il sortis de cette montagne ? Qui étaient-ils ? D'où venaient-ils ? Roy comprenait de moins en moins ce qui arrivait, n'ayant jamais vu ces deux-là auparavant et ne comprenant même pas comment il avait où les retrouver ainsi et pourquoi les avait-il fait sortir de la montagne. Roy serra le poing sur la couverture de son lit, la tête lui tournant un peu, effet conjoint de la fatigue, du stress et des médicaments. Riza lui renvoya un air ahuri, ce qui parvint à peine de le tirer de son hébétude.

– Il t'a... assommé ? Il était maigre, non ? Donc, pas très fort.

– J'étais un peu blessé, soupira-t-il. Et ce type avait une sacrée force, malgré son apparence. Je ne sais même pas si ces deux-là étaient vraiment humains, ils dégageaient quelque chose de très malsain, une impression noire que je n'avais jamais ressenti auparavant.

Il hésita un peu, une autre hypothèse s'imposant mais l'énoncer ici ne serait pas très prudent, n'importe qui pourrait les écouter. Il passa une main lasse dans ses cheveux, clignant des yeux pour se réveiller, sans se soucier d'être décoiffé, pour une fois.

– Fuery et toi, vous avez avancé un peu ? murmura-t-il. Sur les recherches ?


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Encore à l'hôpital    Mar 5 Avr 2016 - 23:28

Riza poussa un soupir, se tenant la tête d’une main pendant qu’elle écrivait dans son agenda, à l’aide de sa main droite, de réserver une chambre d’hôpital dans chaque région du pays au nom de Roy Mustang. Puis elle ratura ce qu’elle venait d’écrire, levant les yeux au ciel. Son supérieur ne cessait de se mettre en danger, cela devenait une habitude depuis le début de l’année. En l’espace de deux mois, il avait fini deux fois dans un lit d’hôpital gravement blessé. Si on retirait à ces deux mois la période de convalescence qui avait obligé le Colonel à rester enfermé chez lui ou dans un hôpital, il ne restait même pas un mois de travail en temps que militaire. Enfin… Bon, d’accord, elle exagérait, il n’avait pas été blessé les deux fois très gravement, seulement la première qui lui avait réclamé beaucoup de repos, soyons objectifs. Cette fois-ci, il n’avait « que » rouvert un peu sa blessure au flanc, une jambe fragilisée guérie à moitié par Marcoh d’après les médecins et un hématome au crâne qui expliquait qu’on l’ait retrouvé inconscient.

Le lieutenant avait été avertie par téléphone, alors qu’elle rangeait une pile de dossiers dans le bureau du Colonel à East City. Elle n’avait même pas été étonnée, s’y attendant et s’étonnant même de ne pas avoir reçu d’appel plus tôt. La seule crainte qu’elle avait été de ne pas retrouver Roy… Ou de le retrouver mort, tué par Scar, ou déshydraté, ou… Les possibilités étaient nombreuses et infinies. Sur le moment, Riza avait immédiatement rassemblé ses affaires, cartes, badges, etc. en répondant que le message était bien reçu et qu’elle prenait le prochain train pour North City pour rejoindre l’hôpital. Seulement, contre toute attente, elle eut pour réponse que ce n’était pas nécessaire, que le Colonel Mustang était déjà en route pour East City. Elle avait eu, très sincèrement, une grande difficulté à ne pas répondre « Pardon ?! » purement et simplement tant ce rapatriement était étrange.

Elle soupira puis, se dirigeant vers les vestiaires pour ôter son uniforme, Riza salua Havoc qui comptait encore travailler toute la nuit. Beaucoup de boulot ? Elle lui fit un petit sourire, lui disant de se reposer tout de même mais eu la même réponse que tous les jours : un geste de la main très vague avec un « bonne soirée à vous » avec un clin d’œil. Tous ses coéquipiers savaient qu’elle allait retrouver le Colonel, aujourd’hui, elle devait s’y attendre. Et puis, avec le journal paru récemment… Le lieutenant fit un geste de la tête, exaspérée, puis referma la porte de son casier, sac à main sur l’épaule. Elle sortit ensuite de la caserne et marcha un peu jusqu’à l’hôpital situé pas très loin pour une question de praticité. Après tout, avec des militaires se blessant régulièrement et une zone plus touchée par les accidents ou autres, mieux valait garder l’hôpital tout près… Et même avec ça, ce n’était, parfois, pas suffisant. Elle salua quelques amis au passage qui lui demandèrent comment allait Roy, plus par politesse que vraie inquiétude pour lui à son avis. Ils savaient déjà ? Eh bien. Sans doute était-ce publié dans le journal local…

Commerçante – Vous lui souhaiterez bon rétablissement de ma part ? Je n’ai pas le temps, mais je suppose que vous allez le retrouver.

Riza – Oui, j’y vais justement, dit-elle en souriant. Je lui transmettrai votre message, merci. Bonne fin de journée à vous.

Bien qu’elle n’apprécie pas trop la notoriété due à l’officialisation de son couple, Riza s’en accommodait plus ou moins et trouvait cela bien pratique dans certains cas : plus besoin de se présenter. Seulement, pour un sniper, être reconnue la dérangeait bien plus, elle n’était pas habituée à être éclairée de la sorte. Enfin, cela passerait, ce n’était que l’histoire de quelques semaines. Tout serait à nouveau oublié, habituel, cette nouvelle n’étonnera plus personne. Riza arriva à l’hôpital, passa les portes du hall et se dirigea vers les bureaux de l’accueil. Elle se présenta, annonça son nom, prénom, matricule et rang et demanda à voir le Colonel Mustang pour lui transmettre des dossiers. C’était inutile, elle était sa fiancée… Mais c’était une habitude. Se préserver et se méfier, ne pas montrer d’office ce qui la touchait. Roy était au deuxième étage, dans une chambre individuelle, et avait des côtes fragilisées, tout comme ses jambes et une vieille blessure au flanc rouverte. Il se reposait. Les deux jambes… ? D’accord. Détail qu’on avait oublié de lui transmettre. Compréhensible vu ce que vivait le Nord… Hochant la tête, Riza grimpa les escaliers menant au deuxième étage après avoir remercié la secrétaire.

Lorsqu’elle arriva devant la chambre de Roy, une légère appréhension la saisit avant qu’elle n’ouvre la porte avant de s’envoler en voyant qu’il dormait paisiblement dans son lit. Elle sourit, toujours attendrie de le voir endormi malgré les bandages et le lieu. Il était vivant, blessé mais vivant, ce qui était un exploit vu tout ce qu’il avait vécu en l’espace d’un mois. Riza ferma doucement la porte derrière elle et alla s’installer dans le fauteuil avec une impression de déjà-vu, le rapprochant un peu du lit de son fiancé pour qu’il sache qu’il n’était pas seul lorsqu’il se réveillerait. Comme elle l’avait toujours fait. Elle le regarda en silence un moment, se demandant encore comment ils avaient fait pour ne pas voir ce qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre. Ce qu’elle pouvait le détester, parfois… mais elle l’aimait. A ce moment précis, Roy remua un peu et elle se pencha légèrement au-dessus du lit, attendant qu’il émerge. Lorsqu’il tourna la tête vers elle, elle lui demanda comment il se sentait, se doutant déjà de la réponse.

Roy – Ça pourrait être pire, marmonna-t-il. Où sommes-nous ?

Riza – A l'hôpital d'East City. La générale Armstrong ne semblait pas très enthousiaste à l'idée de te garder au Nord, tu as été transféré très vite.

Songeant à la discussion qu’elle avait eue avec Hughes et Fuery à propos du Nord et des projets de Central, cette réaction n’était pas si étonnante que cela. La Générale Armstrong avait d’autres soucis en tête et ne voulait sans doute pas attirer quelques soldats de Central dans le Nord pour veiller sur un Alchimiste d’Etat blessé, surtout que Roy était étroitement surveillé. Pour une raison qu’ils ignoraient toujours. Ce que cette situation pouvait l’énerver ! Il ne leur manquait que le but ! Soit, ne pas y penser ici. Son supérieur était épuisé, cela se voyait. Elle le couva du regard lorsqu’il ferma les yeux, posant un regard inquiet sur lui à l’idée de ce qu’avait prévu Central à son égard.

Cependant, lorsqu’il rouvrit les yeux et se redressa, toute trace d’inquiétude fut effacée. Pas la peine de l’inquiéter davantage là-dessus, pas tout de suite. Qu’il se repose. Qui plus est, il avait l’air complètement fatigué, drogué aux anesthésiques de l’hôpital pour ne pas souffrir à chaque geste qu’il faisait. Riza ne prononça plus un seul mot, patientant, le laissant parler comme à chaque fois avant de lui répondre. Elle restait plus ou moins droite dans son fauteuil, proche du lit, le laissant reprendre ses esprits à son rythme comme il avait été sérieusement assommé. Pour avoir perdu connaissance et avoir un hématome aussi tôt, ce qu’il avait reçu sur la tête avait dû être projeté avec énormément de force… Un rocher ? Comment s’était-il retrouvé blessé à ce point ? Ce n’était pas Scar, il n’aurait pas été blessé de cette manière. En tout cas, il était complètement dans le gaz. Il enleva enfin la main qu’il avait posée sur son visage, l’air pensif.

Roy – Il y a eu un éboulement, lorsque nous étions contre Scar, reprit-il un ton plus bas et sombre. Avec Marcoh, on a été coincés dans une mine abandonnée. On cherchait la sortie depuis quelques heures lorsque deux types... Bizarres nous sont tombés dessus. Un gros bonhomme à la langue énorme qui bavait et reniflait l'air comme un chien. L'autre tout maigre, à peine habillé. Il a ricané qu'on devrait les remercier de venir nous sortir de là puis s'est jeté sur moi et m'a assommé.

… Pardon ?! Un « autre tout maigre » l’avait assommé ?! Riza renvoya un regard choqué à Roy, ahurie en entendant ce qui s’était vraiment passé. DONC, ils s’étaient fait ensevelir sous une mine et un amas de rochers à cause d’une attaque de Scar qui avait tout fait s’écrouler, sans doute, et eux étaient restés coincés dedans. C’était sans doute dans l’éboulement que Roy avait été blessé au flanc et aux jambes, elles étaient sûrement cassées et Marcoh n’avait pas pu le guérir entièrement. Parce que son supérieur avait essayé d’en savoir plus et l’avait déstabilisé… Ce qu’ils avaient bien imaginé de leur côté. Jusque-là, rien d’étonnant. Mais les deux monstres… C’était un monstre maigre qui l’avait assommé ?! L’habit ne fait pas le moine, d’accord, mais le gabarit influence directement la force physique de la personne. Il suffisait de la comparer à Roy pour confirmer cette règle.

Riza – Il t'a... assommé ? Il était maigre, non ? Donc, pas très fort.

Roy – J'étais un peu blessé, soupira-t-il. Et ce type avait une sacrée force, malgré son apparence. Je ne sais même pas si ces deux-là étaient vraiment humains, ils dégageaient quelque chose de très malsain, une impression noire que je n'avais jamais ressenti auparavant.

Une impression noire… Riza réprima un frisson, croisant les bras en s’enfonçant un peu dans son fauteuil. Etaient-ils vraiment humains, oui, Roy avait posé la bonne question. Qu’entendait-il par « malsain » ? Qu’est-ce qui lui faisait dire cela ? Un geste, un signe, un symbole, une parole ? Une façon de parler, peut-être ? Quelque chose leur échappait. Riza était incapable de dire quoi mais tout savoir, sauf le but de tout ce qu’entreprenait Central sous leurs yeux, était incroyablement frustrant. Ils avaient toutes les cartes en main ! Absolument toutes… Et pourtant, ils ne voyaient pas. Il manquait un élément indispensable. Roy passa sa main dans ses cheveux, les décoiffant un peu au passage mais cela n’avait pas l’air de le déranger. Signe qu’il était à la fois fatigué et préoccupé.

Roy – Fuery et toi, vous avez avancé un peu ? murmura-t-il. Sur les recherches ?

Riza – On a avancé pas mal, oui, mais il nous manque un élément, dit-elle plus bas à son tour. J’ai aussi demandé de l’aide à Hughes comme il est plus proche du tribunal militaire, je me suis dit qu’il pouvait nous aider pour nous y retrouver dans les dossiers. On a surtout cherché des informations sur Marcoh et sa réaction à mon égard et Madless et sa disparition.

Ils ne pouvaient pas parler à leur aise, ici, c’était beaucoup trop surveillé. Même chez eux, ils ne le pouvaient pas… Se sentir espionné à ce point était une impression horrible mais ils n’allaient pas se laisser démonter pour autant. Central mijotait quelque chose, ils en étaient sûrs et avaient rassemblé plusieurs éléments de preuve même s’il n’y avait rien de concret. Maintenant, ils devaient continuer à agir, protéger leurs arrières et rester unis coûte que coûte. Leurs alliés se comptaient sur les doigts d’une main.

Riza – On a trouvé de nombreux articles sur Madless, datant de plusieurs années. Tu savais qu’il avait été examiné par des médecins ? Un rapport jauni nous a appris qu’apparemment, cela fait plusieurs années qu’il est comme cela. Il tenait un discours incohérent et hurlait, n’était pas apte à exercer dans l’armée avant d’être envoyé à North City. Je ne comprends pas pourquoi Scar le garde avec lui, cela n’a aucun sens, il avait des crises de démence et montrait aussi des états léthargiques trois minutes après une crise d’après les rapports. Si nous devons arrêter Scar, il faut que l’on comprenne ses motivations.

Riza lança un regard lourd de sous-entendus au Colonel, montrant qu’elle ne parlait pas vraiment de Scar mais bien de Central. Ce n’était pas simplement « avant d’être envoyé à North City », non, ils avaient reçu un ordre et ce rapport était tombé dans l’oubli très peu de temps après. Personne ne le savait, personne n’avait rien dit… Et Madless ne pouvait pas être d’une grande utilité à Central, encore moins à Scar même s’il était protégé tant qu’il restait avec lui. Si les soldats du Nord n’avaient pas retrouvé son corps, le tueur Ishbal ne l’exécutera pas. Il avait besoin de lui autant que Bradley et le protégeait malgré lui. Riza lâcha un « J’allais oublier… » et se redressa un peu, glissant sa main dans son sac pour en tirer un vieux carnet de notes. Elle chercha ensuite de quoi écrire et rajouta une phrase à la suite de tous les messages laissés par leur équipe pour lui au cours de la journée.

Riza – Tiens, les autres voulaient que je te transmette ce bout de papier quand je te verrais, dit-elle en arrachant la feuille du carnet pour la lui donner. Havoc a aussi précisé que tu pouvais le brûler si cela t’énervait trop comme son message est… Enfin, c’est le dernier, lis-le.

Riza surveilla les réactions de Roy, gardant son carnet en main au cas où il voulait qu’elle leur transmette quelque chose à son tour. Ce système n’était pas le meilleur, soit, mais à défaut de pouvoir tous le voir maintenant qu’il était rentré, ils faisaient avec les moyens du bord avec du papier et un crayon.

Riza – Je transmets quelque chose ? Si tu veux, je peux. Je ne censure rien, c’est promis, ne te gêne surtout pas. Décris-leur le Nord et ton séjour dans la mine, ils te laisseront tranquille un moment après ça.


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Roy Mustang

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MessageSujet: Re: Encore à l'hôpital    Ven 15 Avr 2016 - 15:30

– On a avancé pas mal, oui, mais il nous manque un élément, dit-elle plus bas à son tour. J’ai aussi demandé de l’aide à Hughes comme il est plus proche du tribunal militaire, je me suis dit qu’il pouvait nous aider pour nous y retrouver dans les dossiers. On a surtout cherché des informations sur Marcoh et sa réaction à mon égard et Madless et sa disparition.

Marcoh refusera de parler, il l'avait déjà bien fait comprendre, et ils ne trouveront rien de très probant sur lui, tout avait dû être rapatrié à Central et bien gardé. Sur Madless... C'était une impasse. Ils ne pouvaient pas comprendre le but final de tout cela tant qu'ils ne trouvaient pas de lien entre ces deux alchimistes, rien ne semblait les relier l'un à l'autre alors qu'il y avait forcément un point commun ! Ils en revenaient au point de départ, ayant toutes les cartes en main, tous les éléments, mais sans la clé, le but recherché par tout cela, qui pourrait tout expliquer. Sans cela, ils auront beau réfléchir et chercher ce qui était possible, ça ne servira à rien. Comment faire... Roy se redressa un peu mieux dans le lit, profondément agacé d'être encore à l'hôpital, sans pouvoir s'étonner pour autant d'avoir été transféré si vite à East City. Etant donné les circonstances, il se doutait bien que la générale Armstrong n'avait pas dû perdre de temps pour le faire dégager le plus loin possible, en espérant sans doute qu'il ne remette plus les pieds au Nord. Elle pouvait être tranquille, cette région était tout sauf accueillante, il n'avait pas envie d'y traîner plus de temps que nécessaire.

– On a trouvé de nombreux articles sur Madless, datant de plusieurs années. Tu savais qu’il avait été examiné par des médecins ? Un rapport jauni nous a appris qu’apparemment, cela fait plusieurs années qu’il est comme cela. Il tenait un discours incohérent et hurlait, n’était pas apte à exercer dans l’armée avant d’être envoyé à North City. Je ne comprends pas pourquoi Scar le garde avec lui, cela n’a aucun sens, il avait des crises de démence et montrait aussi des états léthargiques trois minutes après une crise d’après les rapports. Si nous devons arrêter Scar, il faut que l’on comprenne ses motivations.

Ou plutôt les motivations de Central, oui. Il hocha lentement la tête pour répondre au regard de sa subordonné, se frottant un peu les yeux, avant de serrer les mains sur la couverture. Ils savaient pourquoi Madless était ainsi, savaient qu'on ne pourra sans doute jamais le guérir, en revanche, ils ignoraient pourquoi il était si important de le garder dans l'armée, il n'était utile à rien ! Scar devait le savoir, lui, pourquoi ne l'aurait-il pas tué, sinon ? S'il en savait plus, il devait aussi lutter pour faire tomber Bradley. Finalement, cet Ishbal poursuivait le même but qu'eux, la seule différence était qu'il était plus avancé dans les recherches et bien plus libre de ses mouvements. Dommage qu'ils ne puissent pas s'en faire un allié pour lutter contre Bradley, ce serait une formidable avancée. Il sourit un peu à cette pensée, avant de reporter le regard sur sa fiancée lorsqu'elle sortit un vieux carnet de notes et un stylo, murmurant un « J’allais oublier… », après un moment de silence. Il la couva un instant du regard pendant qu'elle écrivait, le silence s'étant installé de nouveau. Ils n'entendaient parfois que des échos de voix montant du couloir et le grincement de brancards ou de fauteuils roulants poussés par les infirmiers et infirmières. Cet hôpital était bien plus calme depuis l'apaisement des frontières, ou plutôt depuis qu'il n'y avait plus rien à massacrer dans le désert.

– Tiens, les autres voulaient que je te transmette ce bout de papier quand je te verrais, dit-elle en arrachant la feuille du carnet pour la lui donner. Havoc a aussi précisé que tu pouvais le brûler si cela t’énervait trop comme son message est… Enfin, c’est le dernier, lis-le.

Il tendit la main pour le prendre, y jetant un coup d'oeil. Roy fronça légèrement les sourcils, sans pouvoir dire qu'il était vraiment étonné. Au point où ils en étaient, lire ça était presque normal et rendait encore plus logique la nervosité de plus en plus forte du Nord. Si tout se déroulait à nouveau comme dans l'Est...

– Je transmets quelque chose ? Si tu veux, je peux. Je ne censure rien, c’est promis, ne te gêne surtout pas. Décris-leur le Nord et ton séjour dans la mine, ils te laisseront tranquille un moment après ça.

– On en discutera plus tard, de ce "séjour", il n'y a pas grand-chose à dire dessus, répondit-il d'un ton neutre. Prête-moi ton crayon.

Tout en serrant le bout de papier dans son poing, il dessina un cercle alchimique sur le dos de sa main avec le stylo, rapidement tout en conservant un certain soin, afin de pouvoir brûler le bout de papier. Il repoussa les cendres par terre, en un minuscule tas, avant d'effacer le cercle qu'il avait dessiné. Voilà qui était fait. Parfois, il se disait que ce serait tout de même bien pratique de pouvoir faire comme Edward et user de l'alchimie simplement en frappant dans ses mains, c'était un considérable gain de temps. Même s'il manquait une main, il pouvait toujours se servir de l'autre pour tracer un cercle et se servir tout de même de son pouvoir. Ramenant la couverture sur lui, il raconta à Riza la façon dont ils étaient tombés sur Scar la seconde fois et le combat qui s'en était ensuivi. Ils n'avaient trouvé aucune trace du commandant Madless et déclencher des explosions, comme Scar le faisait, n'avait pas été la meilleure idée qui soit. les roches s'étaient littéralement effondrées sur leurs pieds et les avait projetés dans une mine abandonnée.

– Marcoh a confirmé que le truc aux ombres noirs était bien un homonculus, reprit-il plus bas. Celui qui a attaqué la générale puis ce train, en le réduisant en morceaux. Pour lui, je fais parti des pions qui vont servir pour le but final du plan de Central. Selon notre docteur, je n'aurai pas dû me faire remarquer à Ishbal et c'est bien trop tard aujourd'hui. Je pense qu'on menace ses proches ou ses amis. Sans doute le village où il avait trouvé refuge.

Continuer à en parler ici serait trop dangereux, mieux valait attendre un peu. Il lui fit signe de changer de sujet, maintenant, se taisant lorsqu'un docteur frappa à la porte de la chambre puis entra, lançant un salut d'une voix un peu fatiguée en lui demandant comment il se sentait. Roy répondit "Un peu mieux", se laissant examiner sans bouger. Marcoh avait déjà fait du très bon travail, malgré l'état dans lequel il était à ce moment-là. Dès qu'il ressortit, Roy se rallongea, pour ne pas trop tirer surs on ancienne blessure, qu'il sentait douloureuse.

– J'ai eu un appel de Hughes, il a commencé à organiser notre mariage pour le 10 avril comme, je cite "on ne se bouge pas des masses". Je ne sais pas si c'est une si bonne idée que ça de le laisser faire mais bon. Autre chose, tu as bien raccompagné Edward à Resembool ?


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Encore à l'hôpital    Sam 7 Mai 2016 - 16:13

Roy – On en discutera plus tard, de ce "séjour", il n'y a pas grand-chose à dire dessus, répondit-il d'un ton neutre. Prête-moi ton crayon.

Riza le lui donna automatiquement, regardant Roy dessiner un cercle alchimique sur sa main comme elle l’avait vu faire des centaines et des centaines de fois jusqu’à ce qu’il pense aux gants. Ces cercles dont il détenait le secret grâce au tatouage qu’elle avait sur le dos, gravé dans sa peau à jamais. En quelques secondes, le bout de papier qu’elle venait de lui donner était réduit en cendres et retombait par terre comme s’il n’avait jamais existé. Elle devinait sans difficulté ce que Roy devait penser, ce qu’il devait ressentir, ainsi bloqué dans un lit après moins d’un mois. Il détestait être affaibli ainsi, être inutile comme maintenant, être blessé sans pouvoir avancer dans son plan. Encore plus maintenant qu’ils savaient que Bradley voulait faire couler le sang pour une raison obscure…

Riza observa son supérieur ramener les couvertures sur lui, silencieuse, avant qu’il ne se mette à lui raconter son combat avec Scar et l’écroulement de la mine qui les avait coincés. En fin de compte, cet éboulement les avait sauvés, bien qu’il soit blessé. Scar les aurait tués sans aucune hésitation, le combat que Roy venait de lui raconter le prouvait. Aveuglé par la haine et la vengeance, il était tombé dans le piège tendu par Bradley. Sa vengeance était son point faible, même s’il réfléchissait assez pour garder Madless loin des combats. Quel était donc son but ? Pourquoi préserver l’alchimiste qui n’avait même plus toute sa tête pour l’aider ? L’avait-il laissé tout seul dans un coin reculé de la montagne ? Si oui, cela signifiait-il que Madless s’était rangé de son côté et ne voulait plus fuir ? Pourquoi ? Bien que ce soit une excellente chose, d’après ce qu’ils avaient compris, de nombreux détails lui échappaient.

Roy – Marcoh a confirmé que le truc aux ombres noirs était bien un homonculus, reprit-il plus bas. Celui qui a attaqué la générale puis ce train, en le réduisant en morceaux. Pour lui, je fais parti des pions qui vont servir pour le but final du plan de Central. Selon notre docteur, je n'aurai pas dû me faire remarquer à Ishbal et c'est bien trop tard aujourd'hui. Je pense qu'on menace ses proches ou ses amis. Sans doute le village où il avait trouvé refuge.

Riza hocha la tête, pensive. Le village où il avait trouvé refuge… Oui, il semblait proche de toutes ces personnes, le fait qu’il les protège était fort possible. Quant à l’homonculus qui avait attaqué la générale, le lieutenant s’en était doutée. Une telle force, une telle violence et un tel massacre… Comment l’expliquer autrement ? Les soldats du Nord étaient puissants et entraînés, un train blindé avait été réduit en miettes au milieu d’un terrain plus que dangereux. Pour elle, ce n’était plus une possibilité mais bien une certitude depuis que le Colonel en avait émis l’hypothèse. Cependant, aller plus loin dans leurs supputations était trop dangereux. Ils ne devaient pas prendre de risques à l’hôpital, étant tous les deux surveillés. Bradley le lui avait bien fait comprendre lorsqu’il l’avait convoquée.

La distraction parfaite arriva quelques secondes après avec le médecin qui vint prendre des nouvelles de Roy, leur permettant ainsi de changer de sujet tout naturellement. Il l’informa qu’il allait un peu mieux, se laissant ensuite examiner sans bouger ni parler. Riza, elle, suivait distraitement du regard les gestes du médecin, très professionnel malgré sa fatigue apparente. Au moins, ce n’était pas aussi grave que la première fois, son fiancé était dans un meilleur état et il était conscient après quelques heures à peine. Grâce à Marcoh. Peut-être cela voulait-il dire que le vieux médecin acceptait de lui faire confiance ? Il aurait pu le tuer si, pour lui, Central comptait se servir de Roy pour se plan… Rien ne l’en empêchait. Ils étaient seuls, dans une mine abandonnée après un éboulement. Il aurait pu prétexter que Roy y était resté, qu’il n’avait pas pu le soigner. Et il n’en avait rien fait. Son supérieur était là, dans un lit d’hôpital avec des bandages sur le corps, en bonne santé malgré ses blessures.

C’était impossible. Marcoh avait dû essayer, le vouloir tout du moins. Peut-être même était-ce pour cette raison qu’il n’avait pas bien soigné Roy… Contrairement à ce qu’elle pensait, ce n’était pas à cause de la fatigue ou elle ne savait quoi du genre. Marcoh avait dû le menacer, il s’était défendu tant bien que mal, blessé comme il devait l’être, et avait réussi à le déstabiliser comme il y était parvenu de nombreuses fois avec ses ennemis. Ce n’était pas pour rien si on le disait manipulateur et fourbe, incroyablement dur sur les champs de bataille. Riza lui jeta un regard, le détaillant de haut en bas alors que le médecin terminait de l’ausculter. Il ne lui avait rien dit de cela mais pouvait-elle le lui reprocher ? Il en était sûrement venu aux mêmes conclusions qu’elle, inutile d’en rajouter une couche. Le lieutenant savait à quoi s’attendre en acceptant d’être sa femme. Ses amies lui avaient déjà demandé comment elle pouvait lui faire confiance, enfonçant le clou du « il est tellement manipulateur ! » à chaque fois qu’elles en parlaient. Pourtant, au-delà de la manipulation, Riza était certaine qu’il n’essaierait jamais avec elle. Elle lui dirait qu’elle savait pour Marcoh. Après. Quand il serait sorti de l’hôpital. Lui-même lui avait reproché de ne rien avoir dit à propos de son altercation avec l’ancien médecin, il n’allait pas y réchapper même si elle ne comptait pas lui faire une scène. Le médecin ressortit alors, Roy se rallongeant pour se reposer, se ménager.

Roy – J'ai eu un appel de Hughes, il a commencé à organiser notre mariage pour le 10 avril comme, je cite "on ne se bouge pas des masses". Je ne sais pas si c'est une si bonne idée que ça de le laisser faire mais bon. Autre chose, tu as bien raccompagné Edward à Resembool ?

Riza – Hughes va organiser notre mariage ?! C’est du suicide, tu sais comment il est, il va faire les choses en grand, en immense, même… Depuis le temps qu’il attend ça. On ne peut pas le calmer un peu, réfréner ses envies ? Je t’aime, n’en doute pas, mais les soirées somptueuses comme le bal…

Riza s’interrompit, réalisant qu’elle s’était un peu emportée malgré elle. Désolée. Ses joues s’empourprant très légèrement, elle se racla la gorge et répondit que oui, elle avait raccompagné Edward à Resembool, et même jusque chez sa grand-mère, son frère et Winry comme il n’était pas très en forme. La discussion qu’il avait eue avec le Colonel au Nord l’avait marqué, c’était visible, même s’il gardait le sourire comme le garçon très vif qu’il était et qu’ils connaissaient depuis qu’ils l’avaient « rencontré ». Edward était en sécurité, chez lui, il allait vite s’en remettre et avait sûrement appris de ses erreurs. Riza resta un court moment silencieuse, repensant à ce que Roy venait de lui dire pour le mariage. D’accord, ils n’y avaient pas vraiment pensé avec tout ce qui s’était passé… Mais laisser Hughes organiser tout le mariage ? C’était du suicide. Ils pouvaient bien faire quelque chose, non ?

Riza – Pour le mariage, dit-elle en relevant la tête vers Roy, tu es sûr qu’on ne peut rien faire pour prendre en main les choses les plus importantes ? Je sais qu’il est ton meilleur ami mais, vraiment, vu ses… emportements lorsque l’on parle de famille, mariage et enfants, j’ai un peu peur de ce qu’il va faire. Il t’en a déjà parlé un peu ? On pourrait peut-être en discuter pour… voir ce qu’on voudrait, tous les deux, et le lui transmettre. Comme ça, il verra qu’on se bouge, non ?

Ce n’était pas le fait d’être liée à Roy qui l’effrayait, elle s’était déjà fait à cette idée dès son engagement dans l’armée, même si ce n’était pas vraiment comme ici. Inconsciemment, elle avait toujours su qu’elle serait liée à son supérieur, qu’elle le verrait toujours, ne réalisant pas à quel point son absence pouvait se faire sentir. Lorsque l’on est militaire, on s’habitue à travailler énormément, surtout elle, et donc à côtoyer très souvent les mêmes personnes, à les apprécier – ou les détester. Les militaires se marient entre eux… Riza avait entendu cette phrase à maintes reprises, sans vraiment la comprendre. Mariage, n’importe quoi. Elle n’y avait jamais pensé, cette idée ne lui avait jamais traversé la tête. Le lieutenant n’avait jamais recherché de compagnon, de personne avec qui partager sa vie, l’armée lui prenant tout son temps. Sans oublier le statut de militaire et de femme qui en effrayait plus d’un. Et maintenant…

Riza – Que veux-tu, toi ? C’est une question bizarre, je sais… Mais je n’ai jamais… pensé à cela. Tu comprends, pour moi, je travaillais, j’étais dans l’armée, et je… inconsciemment, je m’étais fait à l’idée d’être sniper sans avoir d’enfant ni d’époux, mon statut en effraie plus d’un. Donc je n’ai jamais réfléchi à ce que je voudrais… A quoi as-tu pensé ? Je suppose qu’avec toutes les filles avec tu sortais, tu as dû imaginer le scénario dans ta tête une bonne centaine de fois. Sinon, pourquoi cela n’aurait-il pas marché ?


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MessageSujet: Re: Encore à l'hôpital    Sam 28 Mai 2016 - 21:57

Hughes va organiser notre mariage ?! C’est du suicide, tu sais comment il est, il va faire les choses en grand, en immense, même… Depuis le temps qu’il attend ça. On ne peut pas le calmer un peu, refréner ses envies ? Je t’aime, n’en doute pas, mais les soirées somptueuses comme le bal…

Hum, oui, mais... Il haussa un peu les sourcils, perplexe et pris de court, ne s'étant pas du tout attendu à une réaction pareille pour si peu. Hughes était son meilleur ami et lui avait toujours répété qu'il l'aidera comme il le pourra pour son mariage lorsque Roy franchira le pas à son tour, c'était naturel, pour lui, alors pourquoi avoir peur, ils n'allaient pas les faire défiler devant tout Central. Il ouvrait la bouche pour le préciser lorsque Riza ajouta assez vite que oui, elle avait ben raccompagné Edward chez lui, chez sa grand-mère plutôt, qui n'était pas vraiment la sienne mais celle de Winry, et qu'il était encore peu en forme. Bon, très bien, d'accord pour ça. Devait-il ajouter autre chose ou lui laisser le temps de digérer le sursaut, même s'il ne voyait pas où étaient les signes de catastrophes imminentes ? Elle était vraiment de plus en plus émotive, ces dernières semaines, peut-être à cause de sa grossesse. Avoir peur de Maes, quand même, c'était idiot, elle le connaissait bien, elle aussi, et lui la connaissait très bien, il savait quels étaient ses goûts et en tiendra sûrement compte pour le mariage. Roy secoua très légèrement la tête, se frottant un peu la nuque en la regardant. Il faudrait toute une bibliothèque remplie de bouquins très épais pour expliquer comment réfléchissaient et fonctionnaient les femmes.

– Pour le mariage, dit-elle en relevant la tête vers Roy, tu es sûr qu’on ne peut rien faire pour prendre en main les choses les plus importantes ? Je sais qu’il est ton meilleur ami mais, vraiment, vu ses… emportements lorsque l’on parle de famille, mariage et enfants, j’ai un peu peur de ce qu’il va faire. Il t’en a déjà parlé un peu ? On pourrait peut-être en discuter pour… voir ce qu’on voudrait, tous les deux, et le lui transmettre. Comme ça, il verra qu’on se bouge, non ?

Quoi ? Il fronça un peu plus les sourcils, ne comprenant définitivement pas de quoi elle pouvait bien avoir peur. Hughes ne s'emportait que lorsqu'il s'agissait de sa propre femme et de leur fille ! Avec les autres et avec ses proches, il était parfaitement capable de se modérer et de prendre garde, un peu de confiance, enfin. Roy soupira, portant une main à son visage sans s'expliquer un tel emportement. Oui, décidément beaucoup trop émotive, il faudra qu'ils en parlent, lorsqu'ils seront chez eux ou bien au bureau, comme cela concernait aussi le travail. Riza perdait son sang-froid tellement souvent alors que cela ne lui arrivait jamais, d'ordinaire, quelque chose clochait vraiment. Elle avait commencé ainsi lorsqu'ils s'étaient finalement mis ensemble, c'était donc vraiment à cause de lui. C'était idiot, même s'ils étaient officiellement en couple, ça ne devrait rien remettre en cause et surtout pas son attitude. D'autant plus pour un mariage, ils n'étaient pas en train de parler d'une bataille importante, de manœuvres dans l'ombre, d'espionnage, d'un combat à venir ou d'il ne savait quoi, il s'agissait d'une fête. Une fête, rien de plus, rien de moins, de quoi pouvait-elle avoir peur ? En plus de cela, cette fête avait toutes les chances de rester très sobres car, pour elle comme pour lui, leurs amis et proches étaient aussi des militaires, donc conditionnés par nature à rester dans des cadres stricts.

– Que veux-tu, toi ? C’est une question bizarre, je sais… Mais je n’ai jamais… pensé à cela. Tu comprends, pour moi, je travaillais, j’étais dans l’armée, et je… inconsciemment, je m’étais fait à l’idée d’être sniper sans avoir d’enfant ni d’époux, mon statut en effraie plus d’un. Donc je n’ai jamais réfléchi à ce que je voudrais… A quoi as-tu pensé ? Je suppose qu’avec toutes les filles avec tu sortais, tu as dû imaginer le scénario dans ta tête une bonne centaine de fois. Sinon, pourquoi cela n’aurait-il pas marché ?

– Je n'y ai jamais réfléchi, je pensais ne jamais me marier non plus. Ce n'était jamais sérieux avec les femmes... La majorité du temps, c'était plus de l'amitié qu'autre chose.

D'ailleurs, les femmes avec qui il était sorti étaient, aujourd'hui, soit des amies soit des "informatrices" vers qui il pouvait se tourner lorsqu'il devait récolter certaines données ou des informations, l'armée avait une bien forte tendance à ne pas se méfier des jolies filles et femmes qui se promenaient innocemment quelque part. Quelques unes étaient même entrées dans les différents réseaux de Résistance, après qu'il leur ait donné des contacts. Tout cela dans le but d'affaiblir Bradley et finalement le mettre à bas, lui et sa dictature. Un travail de longue haleine qu'il menait depuis bien des années, naturellement aujourd'hui, il avait pu faire abstraction de la peur d'être capturé en chemin, des doutes quant à la légitimité de leur action et de la crainte de ne pas parvenir à atteindre leur objectif. Riza semblait un peu étonnée et il haussa les épaules. Il y avait aussi d'autres raisons qui avaient toujours maintenu le mariage bien loin de son esprit et il n'avait pas envie d'en parler.

– Tu sais, il n'y a quasiment aucune chance que ce soit quelque chose de grandiose, on fera la fête entre soldats, donc dans un cadre plus... Disons serré que s'il s'agissait d'une fête avec des civils, plus détendus que nous. D'autant plus si c'est dans dans la salle des fêtes de la caserne, même le lieu sera très sobre.

Riza n'y avait même pas pensé, son air était assez parlant... Il retint un petit ricanement très peu charitable, mettant une main devant sa bouche, même si un très bref éclat lui échappa. Bref, passons à autre chose, il prit une longue inspiration, n'enlevant sa main qu'après avoir effacé son sourire.

– Donc, tu es la seule femme que j'ai vraiment pensé épouser. Tu voudrais une fête plus importante, si je comprend bien ? Si tu en parles à Hughes, il va vite arranger ça. Il pense aussi, sans doute, à une fête pour l'arrivée du bébé, on devra y songer avant qu'il ne passe à l'acte. Comment on devra l'appeler ?


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MessageSujet: Re: Encore à l'hôpital    Sam 4 Juin 2016 - 21:25

Roy – Je n'y ai jamais réfléchi, je pensais ne jamais me marier non plus. Ce n'était jamais sérieux avec les femmes... La majorité du temps, c'était plus de l'amitié qu'autre chose.

… Sérieusement ? Riza n’était pas étonnée par le manque de sérieux de son supérieur avec les femmes, et cela ne la regardait pas à ce moment-là de toute façon, mais elle ne pensait pas qu’il n’avait jamais songé à se marier. Pour le coup, oui, elle était surprise, ce qu’elle ne parvint pas à dissimuler malgré elle. C’était donc une première pour lui aussi… Et cela ne l’inquiétait pas ? Vraiment pas ? Une fête où ils seraient tous les deux au centre de l’attention, où ce serait eux que l’on célébrerait ? Cette simple idée effrayait Riza, même si c’était stupide. Elle n’avait pas l’habitude, préférant largement la discrétion, rester dans l’ombre, comme elle le faisait depuis toujours. Bien entendu, elle était l’assistante de Roy, du « Colonel de Flamme ». Mais voilà, elle n’était que l’assistante, les gens ne faisaient pas attention à elle, raison pour laquelle son supérieur la choisissait pour les missions les plus délicates. L’attention n’était pas tournée vers elle, non. On faisait attention au colonel et on l’ignorait, elle n’était qu’une femme. Alors que pendant le mariage, tous les regards seraient tournés vers eux. Et Hughes risquait de vouloir marquer le coup, c’était sûr, sinon pourquoi vouloir prendre les choses en main avec autant d’enthousiasme ?

Roy – Tu sais, il n'y a quasiment aucune chance que ce soit quelque chose de grandiose, on fera la fête entre soldats, donc dans un cadre plus... Disons serré que s'il s'agissait d'une fête avec des civils, plus détendus que nous. D'autant plus si c'est dans la salle des fêtes de la caserne, même le lieu sera très sobre.

Ah… Heu… Voilà. Le lieutenant entrouvrit très légèrement les lèvres, se sentant idiote de ne pas avoir pensé à cela alors que Roy avait entièrement raison. La fête se ferait dans un cadre militaire. En dehors de leurs coéquipiers, qui avaient-ils comme amis ? Riza avait sa meilleure amie, oui, mais sinon… Quelques amis, peu nombreux, qui n’étaient pas du genre fêtards et qui aimaient s’amuser sans perdre leur temps dans des soirées luxueuses à vous faire tourner la tête. Elle n’avait… pas pensé à ça. Pas du tout. Curieusement, cette précision lui ôtait un gros poids des épaules, même s’il y aurait une fête de mariage. Ce ne serait pas une cérémonie importante, pas quelque chose d’excessif qui stresserait plus les mariés qu’autre chose. Intérieurement, l’idée d’être au centre de l’attention l’effrayait toujours mais c’était plus supportable. Non pas qu’elle manquait de confiance en elle, Riza savait ce qu’elle valait et avait gagné en assurance grâce à l’armée. Mais… Se retrouver à la même place que Roy…

Hors de question de le lui avouer. Elle ne pouvait pas l’expliquer, lui ne le comprendrait pas. Il suffisait de voir sa réaction actuelle pour le deviner, même s’il avait pris le soin de cacher sa bouche pour que Riza ne remarque rien. A force, elle connaissait ses réflexes, plus encore maintenant qu’ils vivaient ensemble. Au travail, ils restaient sérieux, droits et impassibles. Chez eux, ils relâchaient la pression, n’affichant plus obligatoirement cet air froid qu’ils devaient conserver en toute occasion à la caserne. C’était… normal. Rester de marbre sept jours sur sept est le meilleur moyen pour devenir fou, surtout avec ce qui était en train de se passer à Amestris. Roy prit une profonde inspiration, abaissant sa main ensuite sans qu’elle ne relève. Pas la peine de prendre la mouche pour si peu, l’idée de ne pas subir une grosse fête la rassurait déjà énormément. Cela faisait moins de regards, moins de chipotage, moins de prises de tête.

Roy – Donc, tu es la seule femme que j'ai vraiment pensé épouser. Tu voudrais une fête plus importante, si je comprends bien ? Si tu en parles à Hughes, il va vite arranger ça. Il pense aussi, sans doute, à une fête pour l'arrivée du bébé, on devra y songer avant qu'il ne passe à l'acte. Comment on devra l'appeler ?

Riza – Non, pas la peine, dit-elle aussitôt. Une petite fête, sobre et entre nous, c’est très bien. Sauf si tu veux quelque chose de plus… cérémonieux, bien sûr, on peut aussi trouver le juste milieu. Et, pour le bébé… Heu…

Elle n’avait pas encore réfléchi à un prénom… Jusqu’ici, entre les journaux qui officialisaient leur relation, entre les réactions de certains collègues, entre les problèmes que posait Bradley et la menace qui pesait sur le pays, Riza n’avait sincèrement pas pensé à un prénom pour leur enfant, ne voyant pas encore les conséquences physiques de la grossesse sur son corps. Pas de manière notable, tout du moins, si on oubliait sa poitrine. Elle fit une petite moue pensive, regardant la couverture posée sur Roy en réfléchissant. Quel genre de prénom voulait-il, déjà ? Avait-il une préférence, lui ? Ils pouvaient prendre le temps d’y réfléchir chez eux, lorsqu’il serait sorti de l’hôpital, au calme, et vraiment se décider durant un de leurs jours de congé. Elle avait déjà entendu bon nombre de prénoms dans sa vie, oui, mais aucun qui ait retenu son attention.

Riza – Je n’ai pas pris le temps d’y réfléchir… On pourrait choisir ensemble pendant un de nos jours de congé, prendre du temps pour s’organiser et prendre en charge la fête pour la naissance ? Comme cela, on sera au calme et on déconnectera vraiment de l’armée durant cette journée. Il faudrait seulement un prénom qui ne sorte pas trop de l’ordinaire, qui ne soit pas connoté péjorativement comme il y a déjà des rumeurs sur sa naissance, il vaut mieux le préserver au maximum.

Roy – Tu n'as pas pris le temps de réfléchir à un prénom alors que tu penses aux plans de l'armée matin, midi et soir ?

Heu… Bah… Oui ? Elle venait de tomber enceinte, elle n’avait pas encore en tête l’urgence de trouver un prénom ! Il fallait qu’elle se fasse à l’idée, qu’elle s’habitue aux changements dans sa vie privée. Il n’était pas encore trop tard, ils avaient encore plusieurs mois pour décider. En plus, lui non plus n’avait pas réfléchi, ils étaient tous les deux trop pris ces derniers temps, ce n’était pas sa faute. Elle travaillait, il ne pouvait pas le lui reprocher, il était comme elle de ce côté-là sauf lorsqu’il s’agissait de paperasse administrative. Riza marmonna quelque chose d’inintelligible avant de se taire à nouveau, ne trouvant rien à répondre pour se défendre. Elle ne pouvait pas répondre « Oui », quand même !

Riza – On a encore le temps, il suffit d’y réfléchir pendant un de nos jours de congé et ça ira. C’est encore récent, on vient seulement d’apprendre tout ça… Passer d’une vie de célibataire endurcie à une vie en couple demande un petit temps d’adaptation, on va pouvoir penser à un prénom, maintenant.

Roy eut un air… complètement désespéré. Mais elle n’avait rien fait ! Enfin, justement, c’est ce qu’il lui reprochait, mais il ne pouvait pas l’empêcher de travailler non plus. Tant qu’elle ne travaillait pas pendant leurs jours de congé, il ne pouvait rien lui dire. Pas vrai ? Riza allait y penser, c’était promis, ils avaient seulement accumulé les contretemps ces dernières semaines, ce qui l’avait empêchée de vraiment y réfléchir. Mais là, c’était bon, pas la peine de désespérer. Et puis, zut, il ne pouvait pas l’empêcher de travailler !

Riza – Ca va, j’ai compris, je t’ai dit que j’allais prendre le temps d’y penser. Quand tu seras sorti, on pourra y réfléchir ensemble, ça te va ? Tu ne peux pas me reprocher de travailler, ce serait le comble pour un colonel… Je ne fais rien durant nos congés, c’est déjà ça, non ?

Roy – Tu travailles toujours, même en congé.

Eh, c’était faux ! Riza prenait du temps pour elle, lorsqu’elle n’allait pas à la caserne. Elle lisait, elle se reposait, elle sortait… Ce n’était pas du travail, ça ! D’accord, oui, elle avait peut-être un peu travaillé ces derniers jours chez eux, mais c’était normal. Avec l’absence de leur supérieur à la caserne, ils avaient plus de boulot et devaient bien compenser comme ils le pouvaient. En plus, avec la menace de Bradley et ce qu’ils avaient découvert, il fallait bien travailler en plus quelque part. Discrètement, sans donner l’impression de chercher des informations. Riza lança un regard noir à Roy, consciente de ne pas pouvoir dire grand-chose parce qu’il pouvait très bien prendre le rôle de colonel pour « son bien » comme il l’avait dit la dernière fois. Encore à l’hôpital, d’ailleurs… Cet endroit n’était définitivement pas le lieu adéquat pour aborder de tels sujets.

Riza – Je n’avais pas le choix ces jours-ci, dit-elle d’un ton sûr et convaincu. Ce sera mieux les prochains jours, je pense qu’il vaut mieux ne plus aborder les sujets comme ceux-ci ici. C’est toujours à l’hôpital que ça finit mal et je venais seulement prendre de tes nouvelles, puis te donner les dernières informations de la caserne. Au pire, si je travaille, ce n’est pas si grave, je t’assure que je ne bosserai plus pendant nos jours de congé sauf si on est vraiment à la bourre. D’ailleurs, que t’as dit le médecin, pour tes blessures ? Tu dois avoir une semaine de convalescence, ou plus ? Que l’on puisse s’organiser et s’arranger, avec les autres.


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MessageSujet: Re: Encore à l'hôpital    Mer 22 Juin 2016 - 19:59

– Non, pas la peine, dit-elle aussitôt. Une petite fête, sobre et entre nous, c’est très bien. Sauf si tu veux quelque chose de plus… cérémonieux, bien sûr, on peut aussi trouver le juste milieu. Et, pour le bébé… Heu…

Heu ? A quoi avait-elle déjà pensé ? Il avait le sentiment que non, étant donné la petite moue qui vint se peindre sur son visage et son air perplexe. Incroyable ! Toutes les femmes avec qui il avait pu discuter de ce sujet pensaient à un prénom possible dès le premier mois de grossesse, c'était vraiment la première idée à trouver dès lors qu'on attendait un enfant. Un prénom était une chose de très importante, la tradition voulait que les futurs parents le choisissent dès le premier trimestre de grossesse. Riza ne pensait pas du tout à cela ? Lui-même avait déjà réfléchi à plusieurs idées, des prénoms de garçons et de filles, qu'il trouvait beaux ou mignons, sans encore se positionner car il avait songé que sa future femme aurait déjà un avis tranché sur la question. Il n'était pas rare que les jeunes mamans décident seules du prénom de leur premier enfant, c'était en quelque sorte le moment privilégié, comme si cela créait un lien supplémentaire avec le bébé. De façon personnelle, au-delà du choix du prénom, il avait surtout hâte de tenir l'enfant dans ses bras.

– Je n’ai pas pris le temps d’y réfléchir… On pourrait choisir ensemble pendant un de nos jours de congé, prendre du temps pour s’organiser et prendre en charge la fête pour la naissance ? Comme cela, on sera au calme et on déconnectera vraiment de l’armée durant cette journée. Il faudrait seulement un prénom qui ne sorte pas trop de l’ordinaire, qui ne soit pas connoté péjorativement comme il y a déjà des rumeurs sur sa naissance, il vaut mieux le préserver au maximum.

– Tu n'as pas pris le temps de réfléchir à un prénom alors que tu penses aux plans de l'armée matin, midi et soir ?

Il mit une main devant sa bouche pour dissimuler le très large sourire ironique venu envahir son visage, ne pas éclater de rire lui demanda un effort de volonté presque surhumain. D'autant plus lorsqu'elle marmonna entre ses dents quelque chose qu'il ne comprit pas, comme pour en rajouter une couche. C'était la base, enfin ! Il leva légèrement les yeux au ciel en retenant un soupir, se laissant retomber contre l'oreiller derrière lui, les mains serrées sur la couverture du lit d'hôpital, en la regardant. Incroyable, oui. Après tout, c'était bien elle qui le portait, cet enfant, il ne comprenait pas qu'elle n'ait pas encore pensé à la façon dont se déroulera sa vie une fois qu'elle aura ce petit ou cette petite dans les bras. Si Roy était littéralement terrorisé à l'idée de devenir père, il n'en avait pas moins réfléchi à pas mal de choses pour préparer les mois et les années à venir. Sans oublier Hughes qui l'avait déjà abreuvé de pas mal de conseils pour se faire au mieux à cette nouvelle vie de mari et de père. Même si Riza craignait le mariage, ça ne pourra pas être quelque chose de bien compliqué. Une fête dans une des salles de la caserne du QG Est, avec leurs amis, dans l'armée ou non, des collègue, sa mère et quelques autres personnes.

– On a encore le temps, il suffit d’y réfléchir pendant un de nos jours de congé et ça ira. C’est encore récent, on vient seulement d’apprendre tout ça… Passer d’une vie de célibataire endurcie à une vie en couple demande un petit temps d’adaptation, on va pouvoir penser à un prénom, maintenant.

C'est cela, difficile de trouver encore plus désespérant, comme excuse. Il ne put s'empêcher de tirer une mine jusqu'à terre en l'écoutant parler, secouant un peu la tête. Soit elle ne prenait pas ça du tout au sérieux, soit elle pensait avoir encore beaucoup de temps à disposition alors qu'ils en auront de moins en moins dans les mois à venir, étant donné les affaires en cours. Du temps, ils n'en avaient vraiment un peu que maintenant, car ils étaient coincés dans leurs recherches. Cependant, dès lors qu'ils en sauront plus, tout sera accéléré et ni lui ni elle n'auront sans doute plus loisir de prendre une journée entière pour se poser et se détendre entre eux.

– Ça va, j’ai compris, je t’ai dit que j’allais prendre le temps d’y penser. Quand tu seras sorti, on pourra y réfléchir ensemble, ça te va ? Tu ne peux pas me reprocher de travailler, ce serait le comble pour un colonel… Je ne fais rien durant nos congés, c’est déjà ça, non ?

– Tu travailles toujours, même en congé.

Elle ne pouvait pas affirmer le contraire, à chaque fois qu'elle partait en congé, elle trouvait le moyen d'emmener avec elle des dossiers en retard ! Même si elle veillait parfois à le cacher, il était parfaitement au courant. Et bien souvent, elle appelait à la caserne pour demander s'il y avait une affaire urgente à traiter ou savoir si tout se passait bien. Elle était accro au travail, impossible pour elle de s'en passer plusieurs heures d'affilée, c'était affolant. Elle lui jeta un regard noir, auquel il répondit par un léger sourire en coin. On ne pourra pas la changer, de ce point de vue là, il le savait très bien, et c'était aussi pour cela qu'il l'aimait. Dire qu'il leur aura fallu autant d'années avant d'ouvrir les yeux, que tout le monde savait qu'il y avait quelque chose entre eux avant qu'ils ne le réalisent eux-mêmes. Elle s'énervait assez vite sur le sujet, d'ailleurs, ayant sans doute peur qu'il fasse tout pour qu'elle travaille moins. Il ne participait qu'à peu de combat perdu d'avance et celui-ci ne faisait pas parti de ses projets immédiats.

– Je n’avais pas le choix ces jours-ci, dit-elle d’un ton sûr et convaincu. Ce sera mieux les prochains jours, je pense qu’il vaut mieux ne plus aborder les sujets comme ceux-ci ici. C’est toujours à l’hôpital que ça finit mal et je venais seulement prendre de tes nouvelles, puis te donner les dernières informations de la caserne. Au pire, si je travaille, ce n’est pas si grave, je t’assure que je ne bosserai plus pendant nos jours de congé sauf si on est vraiment à la bourre. D’ailleurs, que t’as dit le médecin, pour tes blessures ? Tu dois avoir une semaine de convalescence, ou plus ? Que l’on puisse s’organiser et s’arranger, avec les autres.

– Je pourrai quitter l'hôpital demain ou après-demain, ce n'est pas très grave. Pas d'entraînement physique jusqu'à la fin de la semaine puis tout ira mieux ensuite.

Le jeune colonel se frotta un peu les yeux, plus fatigué par les anti-douleurs qu'on lui faisait avaler que par les blessures en elles-mêmes. Il se rallongea un peu mieux dans le lit, tirant la couverture jusqu'au torse. D'ailleurs, en y pensant bien, il avait tout de même dû rester conscient longtemps, si les soldats du Nord avaient eu le temps de l'expédier à l'hôpital de North City, le soigner vite fait là-bas puis l'expédier en ambulance à East City, le tout sans qu'il n'ouvre les yeux. Le maigrichon ne l'avait pas loupé, en témoignait l'hématome à sa tempe.

– On va bientôt avoir une inspection à faire dans la région Ishbale, reprit-il en lui jetant un regard. Les généraux pensent que plusieurs poches de rébellion y sont encore formés, il faut, je cite "en finir pour de bon dans le désert". Je dois constituer une équipe pour aller là-bas un ou deux jours, nous devons être rapides. Il faudra un second alchimiste d'Etat et quelques soldats.

Son regard s'assombrit, alors qu'il marquait une légère pause, posant une main contre son front. A vrai dire, il n'avait pas l'intention d'emmener un des membres de son équipe, ce qu'il ajouta ensuite à voix haute.

– Il y aussi le soucis de la contrebande dont on doit toujours s'occuper. Il faut prévoir une descente dans East City et les villes de la région.


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MessageSujet: Re: Encore à l'hôpital    Mer 6 Juil 2016 - 20:06

Roy – Je pourrai quitter l'hôpital demain ou après-demain, ce n'est pas très grave. Pas d'entraînement physique jusqu'à la fin de la semaine puis tout ira mieux ensuite.

Très bien, elle y veillerait étant donné qu’il devait déjà être à moitié fou d’être encore coincé à l’hôpital. Riza hocha la tête, signifiant qu’elle avait compris, se redressant un peu tandis que le colonel changeait un peu de position dans son lit, sans doute pour se mettre un peu plus à l’aise. Il remonta ensuite la couverture, le lieutenant le regardant toujours en réfléchissant. Il était vivant… Bien vivant et bientôt rétabli, même s’il devait redoubler de prudence pour ses blessures au torse. Elles ne se refermeraient jamais s’il continuait à prendre de tels risques, et ils auraient tous besoin d’être en parfaite forme dès qu’ils seront décoincés. Où cela allait-il les mener ? Dans combien de temps cette histoire se terminerait-elle, si elle se terminait bien ? Roy avait raison, tout comme Hughes, s’ils voulaient se marier, c’était maintenant ou jamais. Maintenant que Riza savait que ce n’était qu’une petite fête entre eux, elle était plus détendue, ne réalisant pas encore qu’elle allait se marier avec son supérieur hiérarchique. Et elle ne le réaliserait probablement qu’après coup, bien plus inquiète par le complot mené par Central et Bradley aujourd’hui que par sa vie privée.

Roy – On va bientôt avoir une inspection à faire dans la région Ishbale, reprit-il en lui jetant un regard. Les généraux pensent que plusieurs poches de rébellion y sont encore formés, il faut, je cite "en finir pour de bon dans le désert". Je dois constituer une équipe pour aller là-bas un ou deux jours, nous devons être rapides. Il faudra un second alchimiste d'Etat et quelques soldats.

« En finir pour de bon dans le désert »… Encore du sang versé pour éradiquer ce peuple qui n’avait rien fait et qui essayait de survivre tant bien que mal. Riza avait conscience de l’impassibilité qu’ils devaient garder à tout prix, ils devaient agir comme ils l’avaient toujours fait avant d’avoir plus d’informations. Il y avait encore une énorme zone d’ombre qui leur posait problème et, tant qu’ils n’en sauraient pas plus, ils devaient se faire discrets. Cela signifiait, agir, exécuter les ordres sans états d’âme et se taire. Riza s’apprêtait à hocher la tête et se proposer pour accompagner son supérieur, le prévenir qu’elle était disposée à l’aider comme ils étaient coincés dans leur plus grosse enquête, mais Roy avait pris un air sombre, tout comme elle, et l’avait devancée en disant qu’il ne prendrait aucun membre de son équipe. Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas cette décision. Il y avait un risque, là-bas ? Était-ce vraiment prudent de se séparer ainsi alors qu’ils étaient tous surveillés ? Elle ne souleva pas, cependant, respectant le choix de son supérieur.

Roy – Il y aussi le soucis de la contrebande dont on doit toujours s'occuper. Il faut prévoir une descente dans East City et les villes de la région.

Riza – Je peux m’en occuper pendant vous serez dans la région ishbale. En dehors des affaires courantes, nous n’avons pas de mission dans l’immédiat et c’est à cause de moi que nous avons dû rentrer plus tôt. Je m’en chargerai donc, si tu m’en donnes la permission. Je veillerai à faire attention aux personnes que je croise comme je suis fichée là-bas dans l’Ouest et que les habitants seront sans doute beaucoup mieux préparés s’ils me voient arriver. Je sais que c’est opposé à East City mais, comme la contrebande voyage de plus en plus à cause de l’armée…

Roy ne semblait pas s’opposer à cette idée, il n’avait rien dit ou fait lui signifiant qu’il n’était pas d’accord. Tant mieux, cela prouvait qu’il ne lui tenait pas rigueur de l’erreur qu’elle avait commise avec Marcoh, même si elle ne doutait pas qu’il ne comprenne toujours pas sa réaction. Ou alors était-ce l’effet de l’hôpital qui l’anesthésiait complètement… Riza lui lança un coup d’œil, remarquant ses cernes et ses mains qu’il portait souvent à ses yeux pour les frotter. Elle allait lui dire autre chose au sujet du boulot mais, vu son état amorphe, ce n’était pas une bonne idée. Le lieutenant se redressa et, lui demandant simplement deux minutes, sortit de la chambre pour chercher un fauteuil roulant. Dehors, les couloirs étaient plutôt calmes pour l’instant, bon nombre de patients dormant en attendant leur famille ou mangeant simplement étant donné l’heure qu’il était. En soirée, ce n’était guère étonnant. Marchant un peu plus loin, tournant à droite, elle vit plusieurs fauteuils roulants dans un coin, qu’une infirmière venait justement de ranger, et demanda si elle pouvait le prendre pour faire sortir son fiancé dans les jardins de l’hôpital. Après avoir eu la permission, et donné son nom pour prouver qu’elle n’allait pas le kidnapper ou quoi que ce soit du genre, Riza retourna dans la chambre et amena le fauteuil tout près du lit sans tenir compte de la tête de Roy.

Riza – T’es complètement mou, désolée de te le dire aussi platement mais t’as besoin de prendre l’air. On a assez parlé boulot pour aujourd’hui, tu vas profiter un peu de l’air frais et du calme de cet hôpital.

Doucement, Riza passa un bras derrière le dos de Roy pour l’aider à se déplacer sans toucher à ses blessures, ne voulant pas les rouvrir davantage. Elle prit mille précautions pour le transférer du lit au fauteuil avec son aide et, dès qu’il fut installé, quitta la chambre pour aller prendre l’ascenseur et descendre au rez-de-chaussée. Ils croisèrent un vieux couple ayant eu la même idée qu’eux qui leur firent un petit sourire en les voyant, se tenant les mains comme ils le pouvaient. Mignon… Riza doutait qu’ils arrivent à un âge aussi avancée, Roy et elle, mais elle était obligée de reconnaître que c’était adorable. Elle n’était pas pessimiste, non, seulement réaliste en tenant compte du risque de mort particulièrement élevé dans leur métier. Surtout si Bradley projetait quelque chose qui puisse nuire à Amestris.

Arrivant enfin au rez-de-chaussée, Riza salua le couple qui partit dans une autre direction, cet hôpital contenant plusieurs sorties, et se dirigea avec son fiancé vers le parc où soufflait une légère brise. Parfait, Roy se réveillerait comme cela. Elle fit rouler son fauteuil encore un peu sans rien dire, observant les enfants qui jouaient, les quelques personnes dehors avant de rentrer et accompagnées d’infirmières ou infirmiers, à défaut d’avoir de la famille ou des amis avec eux maintenant. Certains patients se retournaient sur eux, les plus impolis les pointant directement du doigt en signe de reconnaissance. Riza, refusant de faire penser Roy à l’armée, chercha un coin plus tranquille et dénicha une petite fontaine entourée de petits bancs en pierre. Regardant autour, constatant que personne ne semblait les reconnaître à cause du journal, elle s’installa sur le banc et cala le fauteuil à côté d’elle pour regarder son supérieur.

Riza – Tu te sens mieux ? Désolée de t’avoir kidnappé mais je sais que tu ne supportes pas être coincé dans un lit, et comme je suis ta baby-sitter… Tu parles de moi, mais tu bosses aussi énormément et tu penses au boulot même quand tu es censé te reposer. A l’hôpital, tu devrais lire ou dormir, emmerder les infirmiers ou… Je ne sais pas, tout ce que tu fais à la caserne alors que tu ne peux pas le faire.

Et, là, Riza ne parlait pas en tant que coéquipière mais en tant qu’amie et fiancée. Amie, surtout. Ils se connaissaient depuis longtemps, il savait qu’il devait se remettre sur pieds, maintenant plus que jamais ! Il avait toujours été le premier à prendre soin d’elle depuis le départ de ses parents, et elle l’avait écouté. Maintenant, c’était à elle de prendre soin de lui, d’oublier tout ce qui l’inquiétait le temps de sa convalescence.

Riza – Je sais que tu me trouves bizarre ces derniers temps, mais je n’ai pas changé. Tu n’as jamais remarqué que tu avais toujours été le premier à t’occuper de moi et à veiller sur moi quand j’étais mal en point ? C’est normal que je réagisse comme cela maintenant. Avant d’être mon supérieur ou mon fiancé, tu es un ami. Et vu que tu es un ami qui fait le dur à cuir et qui montre une carapace en permanence, je dois bien me montrer un peu plus douce pour deux.


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MessageSujet: Re: Encore à l'hôpital    Mar 2 Aoû 2016 - 16:29

– Je peux m’en occuper pendant vous serez dans la région ishbale. En dehors des affaires courantes, nous n’avons pas de mission dans l’immédiat et c’est à cause de moi que nous avons dû rentrer plus tôt. Je m’en chargerai donc, si tu m’en donnes la permission. Je veillerai à faire attention aux personnes que je croise comme je suis fichée là-bas dans l’Ouest et que les habitants seront sans doute beaucoup mieux préparés s’ils me voient arriver. Je sais que c’est opposé à East City mais, comme la contrebande voyage de plus en plus à cause de l’armée…

Ils devront, de toute façon, revoir les détails avant le début de toute opération, ce sera un peu plus tard, en début de semaine prochaine. Il se contenta d’hocher la tête, se frottant un peu les yeux en étouffant un bâillement. Tellement de problèmes à se soucier, en ce moment, ils finissaient par ne plus savoir par quel bout les attraper afin de tout régler rapidement. Pour la contrebande, il était surtout difficile de trouver comment aborder le problème, il y avait deux facettes principales. Ceux qui profitaient du réseau pour leur enrichissement personnel et ceux qui profitaient du réseau pour détourner des objets ou médicaments nécessaires vers les populations les plus affaiblies ou pauvres. Ils s’attaquaient au réseau entier, donc la seconde branche sera détruite elle aussi… C’était leur métier, pourtant, ils n’étaient pas dans l’armée pour faire du social. Le lieutenant sortit tout à coup de la chambre, lançant de l’attendre deux minutes. Ou voulait-elle qu’il aille, de toute façon ? Il avait horreur d’être coincé dans un hôpital, il n’y avait rien de plus assommant que de devoir rester bien tranquillement allongé dans un lit sans avoir rien d’autre à faire que d’observer les murs et le plafond en attendant d’être libre de rentrer chez soit. Il somnolait à nouveau lorsque sa future femme revint, poussant un fauteuil roulant à côté du lit. Pour quoi faire ? Il grimaça légèrement, une moue aux lèvres.

– T’es complètement mou, désolée de te le dire aussi platement mais t’as besoin de prendre l’air. On a assez parlé boulot pour aujourd’hui, tu vas profiter un peu de l’air frais et du calme de cet hôpital.

C’était elle qui disait cela, qu’ils avaient assez parlé boulot ? Elle était aussi accro que lui, voire plus. Il leva un peu les yeux au ciel sans faire de commentaire, alors qu’elle lui donnait de l’aide pour quitter le lit et s’asseoir dans le fauteuil. Il chassa rapidement des sandales, mettant une veste posée sur ses épaules. Dans le couloir, l’ambiance était assez sereine, il ne vit qu’un infirmier passer avec des dossiers dans les bras, un autre couple plus âgé près de l’ascenseur et un docteur qui ressortait d’une chambre en saluant d’une voix joviale celui ou celle se trouvant à l’intérieur. Une fois descendus au rez-de-chaussée, ils arrivèrent dans le petit parc de l’hôpital cerné entre ses différents bâtiments, où d’autres patients étaient installés. Certains lisaient, d’autres discutaient avec leurs familles venues en visite. Riza fila plus loin, un peu à l’écart, vers le centre du parc. Il ne prit pas garde aux quelques regards reçus parfois sur leur passage, ayant l’habitude à présent. Il referma un peu la veste sur lui pendant que sa future femme s’asseyait sur un banc, priant pour que le temps passe vite afin qu’il puisse sortir de ce fichu hôpital. Scar pouvait être fier, cela faisait deux fois qu’il terminait dans une chaise roulante à cause de lui. La première fois après son attaque en pleine rue, la seconde avec cet éboulement qu’il avait provoqué.

– Tu te sens mieux ? Désolée de t’avoir kidnappé mais je sais que tu ne supportes pas être coincé dans un lit, et comme je suis ta baby-sitter… Tu parles de moi, mais tu bosses aussi énormément et tu penses au boulot même quand tu es censé te reposer. A l’hôpital, tu devrais lire ou dormir, emmerder les infirmiers ou… Je ne sais pas, tout ce que tu fais à la caserne alors que tu ne peux pas le faire.

Il haussa un peu les épaules, ne se voyant pas lire tranquillement dans une chambre d’hôpital alors qu’il ne rêvait que d’en sortir. Dans ses moments de repos, il préférait sortir, prendre l’air, voir des amis ou s’entraîner physiquement, étudier l’alchimie, plutôt que de se poser dans un fauteuil pour lire. Il y avait bien une bibliothèque chez lui, cependant, elle n’était bien remplie que depuis que Riza avait emménagé, jamais ça n’aurait été le cas sinon. Lorsqu’il étudiait, il aimait être au calme, pas coincé dans un lit entouré par des médecins qui semblaient croire qu’il allait rouvrir brutalement ses blessures dès qu’il posera un orteil par terre. La vie était dangereuse pour un soldat et le devenait encore plus pour les alchimistes d’Etat, Roy était habitué à être blessé et à ne pas en faire toute une histoire pour autant, ce que les médecins ne comprenaient pas.

– Je sais que tu me trouves bizarre ces derniers temps, mais je n’ai pas changé. Tu n’as jamais remarqué que tu avais toujours été le premier à t’occuper de moi et à veiller sur moi quand j’étais mal en point ? C’est normal que je réagisse comme cela maintenant. Avant d’être mon supérieur ou mon fiancé, tu es un ami. Et vu que tu es un ami qui fait le dur à cuir et qui montre une carapace en permanence, je dois bien me montrer un peu plus douce pour deux.

– Tu sais, je ne me suis jamais demandé si je devais veiller sur toi ou non, ça m’a toujours semblé naturel, tu étais comme une petite sœur, pour moi, à l’époque.

Il lui sourit doucement, se souvenant de la première fois où il avait vu Riza. Haute comme trois pommes, avec des couettes blondes et une petite jupe plissée, cachée derrière les jambes de son père, avec un grand regard curieux. S’ils avaient une fille, il imaginait très bien à quoi elle pourra ressembler à trois ou autre ans, convaincu qu’elle sera le portrait de sa maman. Il regarda le ventre de Riza, plus attentivement, trouvant qu’il avait commencé, enfin, à gonfler. C’était discret mais à présent visible, pour celui qui regardait bien. Reportant le regard sur le parc, il vit avec une certaine surprise que le général Raven était plus loin, debout près d’un banc, à discuter avec un autre homme ayant le bras en écharpe et la tête serrée dans un lourd bandage. Il était devenu rare de le voir à East City, depuis qu’il avait été muté à Central. Le grand-père de Riza parlait parfois de lui, le considérant comme un bon ami et un allié de marque. Roy signala sa présence à sa fiancée, en ajoutant qu’il avait sans doute aussi du travail à faire à la capitale de région.

– D’ailleurs, en parlant de Central, j’ai entendu dire que pas mal de jeunes quittaient la région pour chercher des maîtres d’apprentissage en alchimie, on dirait bien que ça revient à la mode, en quelque sorte. Il faudra surveiller de plus près la ville, on avait eu droit à une belle vague d’accidents un peu partout avec des élèves mal dirigés ou trop enthousiastes.

Il secoua la tête en levant les yeux au ciel, ne comprenant définitivement les professeurs de cette discipline qui n’obligeaient pas leurs élèves à ne pas pratiquer l’alchimie en ville ou dans les villages sans y être correctement préparés, pour éviter les catastrophes.

– Je prendrai peut-être un élève un jour, qui sait, sourit-il. Il y a aussi les parrainages dans l’armée qui se mettent en place, en ce moment, pour les nouvelles recrues. Ça ne te plairait pas, à toi, d’être la référent d’un des nouveaux ?


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MessageSujet: Re: Encore à l'hôpital    Jeu 18 Aoû 2016 - 13:24

Roy – Tu sais, je ne me suis jamais demandé si je devais veiller sur toi ou non, ça m’a toujours semblé naturel, tu étais comme une petite sœur, pour moi, à l’époque.

Et lui comme un grand frère… Riza rendit le sourire que Roy lui fit, revoyant le jeune garçon qui venait étudier à la maison avec son père pendant des heures et des heures. En fait, ces heures étaient les seules durant lesquelles la jeune fille qu’elle était pouvait apercevoir son père. Le reste du temps, il restait inaccessible, enfermé dans son bureau sombre, ne sortant presque jamais pour manger avec elle. Elle ne l’avait que très peu connu, même si elle avait vécu toute son enfance et son adolescence avec lui. De mémoire, même lorsque sa mère était vivante, son père était absent. Dans tous ses souvenirs, elle n’avait aucune image de lui. Enfin… Sauf à partir du moment où il avait décidé de graver ce tatouage dans sa peau, pris de folie en réalisant l’âge qu’il avait, le temps dont il disposait pour enseigner tout son savoir à son élève.

Tournant la tête vers Roy, Riza réalisa qu’il avait été son plus proche ami dès l’enfance, créant un lien spécial entre eux comme il connaissait tout de sa famille, de sa vie, contrairement aux amies qu’elle avait à l’école. Elle s’abstenait de dire que son père restait enfermé dans une cave, n’ayant pas envie d’attirer la compassion ou elle ne savait trop quoi. Et aujourd’hui, elle était militaire, assistante du colonel de flammes, sniper. Les choses avaient bien évolué, depuis l’époque où la petite fille qu’elle était se contentait de lire et de passer le temps comme elle le pouvait, enfermée chez elle en dehors des cours lorsqu’elle ne vagabondait pas. Et puis, de toute façon, elle ne sortait pas des masses… Pas l’envie. Elle connaissait tellement le coin, la ville et les environs que c’était inutile. Et dangereux, pour une fillette d’une dizaine d’années, de sortir toute seule. Enfin… C’était la raison officielle mais, en réalité, si elle ne vagabondait pas énormément, c’était dans l’espoir de croiser Roy, de pouvoir parler un petit peu avec lui, et de voir aussi son père l’espace de quelques minutes. Au fur et à mesure des semaines, ils avaient appris à se connaître et il avait proposé de l’emmener à l’école et de la ramener, comme elle était petite.

Roy interrompit le cours de ses pensées en signalant la présence du général Raven, un peu plus loin, ajoutant qu’il avait sans doute du travail dans la région et dans la capitale. Riza regarda discrètement vers la direction indiquée par son supérieur et constata, qu’en effet, le général était bien là. Debout, face à un homme dont le bras était en écharpe et la tête enserrée par un bandage. Il devait être venu voir un de ses amis, ou coéquipiers… Ou peut-être était-ce sa famille ? Difficile à dire, l’homme blessé leur tournait le dos à moitié, elle ne pouvait déceler les traits de son visage. Elle-même n’était pas étonnée de voir le général Raven ici, il avait le droit de venir voir des patients de l’hôpital et son grand-père ne le considérait pas comme un ennemi. Même si, pour eux, tous étaient suspects, personne n’échappait à la règle. Tant qu’ils n’avaient pas de preuve, ils étaient dans la case « ennemi potentiel ».

Roy – D’ailleurs, en parlant de Central, j’ai entendu dire que pas mal de jeunes quittaient la région pour chercher des maîtres d’apprentissage en alchimie, on dirait bien que ça revient à la mode, en quelque sorte. Il faudra surveiller de plus près la ville, on avait eu droit à une belle vague d’accidents un peu partout avec des élèves mal dirigés ou trop enthousiastes.

En effet, oui, ils avaient eu de très, très longues journées durant cette période-là. Tout le monde voulait essayer, voulait apprendre, bouger, manipuler l’alchimie et aider ou se battre. Cependant, sans un maître attentif et efficace, les enfants pouvaient faire des bêtises et provoquer des accidents. Même si ces derniers n’étaient, souvent, pas volontaires, ils étaient présents et à surveiller de près. Riza hocha donc la tête, notant mentalement de prendre connaissance des nouvelles rondes possibles à effectuer comme ils seraient peut-être tous réquisitionnés. Avec la contrebande et la menace de Scar, il y avait déjà une surveillance accrue dans les villes mais les soldats ne pouvaient pas tout surveiller, ils étaient humains. Roy, lui, semblait complètement désespéré vu la tête qu’il tirait et l’air qu’il avait pris. Comment lui en vouloir ? Son propre maître avait respecté toutes les consignes de sécurité avec lui, en contrepartie du laxisme dont il faisait preuve avec sa fille.

Roy – Je prendrai peut-être un élève un jour, qui sait, sourit-il. Il y a aussi les parrainages dans l’armée qui se mettent en place, en ce moment, pour les nouvelles recrues. Ça ne te plairait pas, à toi, d’être la référent d’un des nouveaux ?

Riza – Si les circonstances avaient été différentes, j’aurais accepté sans hésiter. Mais, pour l’instant, nous avons énormément de travail et je suis enceinte. Je veux continuer à vous aider tant que je peux bouger et participer aux missions, aller sur le terrain.

Riza avait marqué un léger temps d’arrêt avant de répondre, comptant accepter spontanément avant de réaliser tout ce que cela impliquerait par rapport à l’armée. Si elle devait être le référent d’un nouveau, cela signifierait que ce nouveau devrait savoir où la trouver en permanence, que trop de missions secrètes et délicates seraient plus complexes à mettre en place. Pour l’instant, c’était impossible, ils avaient énormément de travail et l’affaire Scar, en plus du complot contre Amestris, n’était pas à prendre à la légère. Elle allait être immobilisée durant deux longs mois au moins avec impossibilité d’aller sur le terrain, elle ne pouvait se permettre de gaspiller le temps, précieux aujourd’hui, à être la marraine d’un nouveau. Même si elle ne regrettait pas cette grossesse, le bébé grandissant dans son ventre prenant plus d’importance jour après jour, Riza n’oubliait pas son travail et voulait assister son supérieur le plus de temps possible. Posant la main sur son ventre, qu’elle sentait légèrement gonflé et sa grossesse bien perceptible aujourd’hui, elle regarda Roy et posa une main sur sa joue avec un regard attendri, se tournant légèrement vers lui. Elle prit sa main gauche et la posa délicatement sur son ventre, à l’endroit où l’on sentait le léger gonflement sans rien dire pendant un moment, ses mains recouvrant la sienne.

Riza – Tu imaginais cela il y a quelques années ? En tout cas, sache que maintenant, je ne regrette pas cette grossesse. Ce petit aura un bon père, même si le père en question en doute encore et ne supporte pas de ne pas penser au travail l’espace de quelques minutes lorsqu’il doit se reposer.

Oui, c’était un moyen complètement déloyal pour le distraire et dévier la conversation mais Riza ne voulait pas que Roy pense boulot alors qu’il était à l’hôpital. Pour une fois qu’elle lui permettait de ne pas bosser, qu’elle l’obligeait à ne pas travailler et pas le contraire ! Cet homme avait vraiment un esprit contradictoire, c’était à vous rendre fou. Mais elle l’aimait et l’avait toujours considéré comme son ami, son grand frère, lui vouant une confiance aveugle dès qu’elle l’avait aperçu. Elle ne pouvait expliquer le pourquoi du comment, sans doute parce qu’il avait été son premier véritable ami, le seul lien avec son père pendant une période. Elle ôta ses mains de son ventre, serrant celle de Roy entre les siennes en les regardant, un petit air soudain triste sur le visage.

Riza – Tu sais… Je ne te l’ai jamais dit, reprit-elle en regardant toujours leurs mains, mais c’était pour toi que je restais à la maison quand j’étais enfant. Si je sortais, j’avais peur de te louper et de ne pas pouvoir te parler, ni pouvoir croiser mon père. Même si ce n’était que quelques minutes. Je crois que, déjà à l’époque, je te faisais confiance, même si je suis incapable d’en expliquer la raison. Tu étais le seul à tout savoir de moi… Et le seul à rester malgré tout. Je ne comprends pas comment on a fait pour ne rien voir plus tôt. Je te considérais comme… un frère, un ami, je savais que je pouvais compter sur toi si j’avais un problème. Et puis, tu avais cette faculté déconcertante à voir quand ça n’allait pas même quand j’affirmais le contraire.


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MessageSujet: Re: Encore à l'hôpital    Mer 31 Aoû 2016 - 17:03

– Si les circonstances avaient été différentes, j’aurais accepté sans hésiter. Mais, pour l’instant, nous avons énormément de travail et je suis enceinte. Je veux continuer à vous aider tant que je peux bouger et participer aux missions, aller sur le terrain.

Pour le moment, elle pouvait encore aller sur le terrain, ça ne sera vite plus le cas. Lorsqu'une femme, dans l'armée, était enceinte, elle était retirée de toutes missions sur le terrain dès lors que sa grossesse devenait visible malgré le port de son uniforme, et ce qu'elle soit au premier ou au quatrième mois de grossesse, tout dépendait des femmes. Amelia, l'année précédente, s'était plainte de ce système car elle avait été cantonnée au travail de bureau dès la fin du premier mois, comme elle avait pris du poids très rapidement, alors qu'une autre collègue n'avait été retirée que durant son cinquième mois. C'était un système très partial, néanmoins, il était pour le moment hors de question de le songer, ceux qui s'occupaient des lois dans l'armée avaient bien autre chose à faire que de se soucier de ça, c'était connue, d'autant plus avec le faible nombre de femmes au sein de l'armée. Il sourit un peu en imaginant Riza râler car elle serait coincée dans un bureau, il savait bien qu'elle détestera ça du début à la fin, vu son tempérament. Elle lui prit la main pour la poser sur son ventre gonflé, mettant les siennes par-dessus. Roy voudrait bien savoir si ce sera un garçon ou une fille, tout en essayant d'imaginer la tête du bébé, comment se passera l'accouchement et quel prénom ils choisiront finalement. Comment allaient-ils réorganiser leurs vies lorsqu'il sera venu au monde ?

– Tu imaginais cela il y a quelques années ? En tout cas, sache que maintenant, je ne regrette pas cette grossesse. Ce petit aura un bon père, même si le père en question en doute encore et ne supporte pas de ne pas penser au travail l’espace de quelques minutes lorsqu’il doit se reposer.

Le colonel fit la moue, pas très convaincu que ce genre d'approche soit l'idéal pour le convaincre de rester dans un lit sans bouger. Quant au fait qu'il sera un bon père ou non, ça, on ne pouvait pas le savoir avant la naissance, quoi qu'il arrive, et avant qu'il ait fait ses preuves dans le domaine. Qu'est-ce qu'était un bon père, en plus de ça ? Ce n'étaient pas dans leurs familles qu'il fallait regarder... Il songea de nouveau à Hughes, qui lui était même un peu trop bon là-dedans, il pensait vingt-quatre sur vingt-quatre à sa fille. Même en le voulant, Roy serait incapable de ne penser qu'à sa famille toute la journée, il y avait bien trop de choses à penser pour être focalisé sur un seul et unique sujet. Cela dit, Maes pourrait les aider au début, leur montrer comment s'y prendre pour donner les soins de base, ce genre de choses, on ne pouvait pas s'improviser parent comme ça, ils n'y connaissaient rien. Et lorsqu'il seront tous les deux au travail, qui gardera leur enfant ? Parfois, certaines mères, dans l'armée, gardaient leurs petits dans les bras lorsqu'elles travaillaient en bureau, leurs supérieurs ne disaient rien tant que le gamin ne passait pas son temps à pleurer ou crier et qu'il jouait tranquillement dans un coin. Roy imaginait déjà les commentaires de son équipe si leur fils, à Riza et lui, venait jouer dans le bureau où ils travaillaient, tous ensemble.

– Tu sais… Je ne te l’ai jamais dit, reprit-elle en regardant toujours leurs mains, mais c’était pour toi que je restais à la maison quand j’étais enfant. Si je sortais, j’avais peur de te louper et de ne pas pouvoir te parler, ni pouvoir croiser mon père. Même si ce n’était que quelques minutes. Je crois que, déjà à l’époque, je te faisais confiance, même si je suis incapable d’en expliquer la raison. Tu étais le seul à tout savoir de moi… Et le seul à rester malgré tout. Je ne comprends pas comment on a fait pour ne rien voir plus tôt. Je te considérais comme… un frère, un ami, je savais que je pouvais compter sur toi si j’avais un problème. Et puis, tu avais cette faculté déconcertante à voir quand ça n’allait pas même quand j’affirmais le contraire.

– Il faut dire que tu mens très mal, sourit-il avec un air ironique.

Il eut un petit rire en voyant l'air indigné de Riza, qui avait accompagné une intention évidente de vouloir le frapper avant de se raviser. C'était vrai, de toute façon ! Elle se grillait toujours dès qu'elle tentait, il voyait lorsqu'elle mentait ou allait plus mal, même par le biais du téléphone. Elle pouvait bien tester à nouveau, si elle le voulait, ce sera encore plus difficile maintenant qu'ils vivaient ensemble. Enfin. Passant à d'autres sujets plus innocents, il discuta longuement avec elle dans le petit parc de l'hôpital avant qu'il ne soit temps de rentrer. Bientôt fini le temps du repos, il faudra se remettre en selle.


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