Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Un départ incertain

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MessageSujet: Un départ incertain   Lun 4 Avr 2016 - 17:42

Les trains avaient longuement été bloqués, puis aujourd'hui, les départs et arrivées vers la région Nord étaient étroitement surveillés, impossible de s'y rendre sans une bonne raison, l'armée imposait l'embargo contre les touristes tant que la région sera considérée comme trop dangereuse, du moins, plus dangereuse que de coutume. Catherine rentra chez elle avec lenteur, à pieds, assez frustrée de ne rien avoir trouvé. Elle avait passé toute la journée chez les marchands de journaux, les informateurs et les enquêteurs/journalistes pour avoir des nouvelles et n'avait toujours rien trouvé. Le Nord était fermé, point. Aucune information ne filtrait et personne ne savait quand les interdictions allaient être levées. Tout en marchant, Catherine ressortit le journal un peu froissée de son sac à main, le rouvrant à la page où commençait l'article sur le Nord, pensive. Cette attaque contre ce train avait enflammé de nouveau les pires rumeurs, et même si la jeune fille tâchait de ne pas prêter attention aux ragots, ceux-là avaient le don de l'angoisser. Quelle arme pouvait éjecter de ses rails un train blindé, aussi long et solide que celui-là ? Elle avait vu la photo, dans le précédent numéro du journal, c'était effrayant.

L'auteur de cet article semblait tenir une dent contre l'état-major du Nord et plus particulièrement contre sa grande sœur, il ne la lâchait pas de tout l'article. Ce n'était pourtant pas nouveau que ce QG communiquait peu, encore moins, même, que celui de Central, pourtant très fort en la matière. Gardant le journal en main, elle poussa la grille immense à l'entrée du domaine familial, entrant d'un pas assez sombre. Olivier avait déjà été agressée deux fois, la troisième pourrait bien être mortelle. Ce train... Il y avait eu une telle violence. Traversant les jardins, elle salua leurs jardiniers en passant, montant les marches en marbres pour entrer chez elle, le majordome venant lui ouvrir avant qu'elle n'ait eu le temps de pousser la porte. Il lui souhaita la bienvenue, prenant son chapeau, son manteau et ses gants. Catherine le remercia, montant à l'étage avec le journal. L'après-midi touchait déjà à sa fin et il y avait une soirée mondaine prévue, ce soir, avec bon nombre d'invités. Elle était en retard pour se préparer, se dépêchant de rentrer dans sa chambre, où Anna, sa domestique attitrée, était en train de sortir quelques tenues. Catherine referma la porte derrière elle, posant son sac et laissant le Central Times sur un coin de son grand bureau en chêne, près de son écritoire. Elle n'était pas du tout en avance, elle aurait dû partir bien plus tôt du centre-ville.

– Mademoiselle, soupira Anna en venant vers elle. Madame a déjà fait demander plusieurs fois après vous, il faut vous préparer. J'ai fait couler votre bain, venez.

D'accord, elle y allait, désolée. Elle se déshabilla derrière le paravent de la salle de bain puis entra dans la grande baignoire, à l'eau bien chaude et parfumée. Ne pouvant prendre son temps comme elle aimait à le faire, d'ordinaire, elle se lava en peu de temps, se séchant puis enfilant un long peignoir. Anna vint la retrouver pour sécher ses cheveux et la coiffer, afin de l'aider à enfiler son corset puis la robe qu'elle devait porter ce soir, pour la réunion mondaine. Catherine retint son souffle lorsque sa chambrière noua le corset, tendant ensuite les bras pour enfiler la robe, avant de se pencher pour glisser ses pieds dans ses chaussures, à faibles talons. Anna la parfuma avec légèreté, avant de vérifier une autre fois sa coiffure, rajustant un peu le tout, puis lui mit une touche de maquillage. Voilà, voilà, elle était prête. Sa robe lui descendait aux chevilles, d'un rouge sombre, rehaussé de rubans dorés sur les coutures. Elle mit ses gants en dentelles, lui montant aux coudes, très légers et fins, avant de se regarder dans le grand miroir pour s'assurer d'être présentable. Bien, cela ira. Elle sourit à Anna en la remerciant, sortant ensuite de ses quartiers.

Les invités commençaient déjà à arriver lorsqu'elle descendit à son tour, s'excusant rapidement auprès de sa mère qui lui lança un regard très froid. Navrée, elle fera plus attention à son horaire, la prochaine fois. Accueillant leurs hôtes, aux côtés de sa mère, elle fut parfaitement polie et souriante, courtoise avec tout le monde, bien droite et les mains jointes devant elle. Un sourire ravi éclaira son visage lorsqu'elle vit que son grand frère avait pu se libérer pour être des leurs, ce soir. Il était tant occupé avec l'armée, ces derniers temps, elle était ravie de le revoir. Elle le rejoignit un peu plus tard, une fois tout le monde rassemblé dans le grand salon à discuter, se saluer, profiter des danses et de l'orchestre avant de passer à table, un peu plus tard. Ne pouvant décemment pas lui sauter au cou devant tant de monde, elle se contenta de lui sourire d'un air joyeux.

– Grand frère, commença-t-elle en veillant à ce qu'on ne les écoute pas. Je voulais te demander conseil. Je souhaite toujours partir au Nord afin de poursuivre ma formation et revoir le capitaine Buccaneer, cependant, toute la région est encore bloquée. Tu n'aurais pas un moyen, quelque chose pour m'aider ? Je n'ai pas osé contacter notre sœur directement, je suppose qu'elle doit être un peu tendue.
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Alex Louis Armstrong

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MessageSujet: Re: Un départ incertain   Jeu 21 Avr 2016 - 16:55

Voilà bien longtemps que le commandant n'avait plus assisté à une réception donnée par la famille, ce sera une pause qui lui fit le plus grand bien. Il était rentrée en train du Nord avec le docteur Marcoh, laissant le colonel être transféré en ambulance, inconscient. Cette histoire toute entière sentait le souffre. Ces deux êtres dans cette montagne étaient donc des homonculus, c'était confirmé, cependant, qui dans ce pays était assez puissant pour les créer ? Un seul homonculus représentait déjà un effort absolument exceptionnel. Pensif, Alex noua sa cravate avec lenteur, ne parvenant pas à comprendre qui aurait pu créer ces monstres et surtout pourquoi. Celui aux tentacules noires était à la fois puissant et hors de contrôle ! Quant aux deux autres, le gros baveux et le tout maigre... Ceux-là devaient sans doute être au service du gouvernement, s'ils étaient allés chercher Marcoh et le colonel dans la mine. Alex était à la fois effrayé et dégoûté. Il s'était engagé dans le but de protéger les habitants d'Amestris et tous ceux qu'il aimait et voilà qu'il se retrouvait face à un immense complot. Comment continuer à avoir confiance ? A avoir foi ? Ces guerres inutiles, ces massacres. Il en était malade.

Une fois apprêté, il alla rejoindre la salle de réception, plus sombre intérieurement mais veillant à donner le change extérieurement. Rentrant dans la salle, il salua le comte Fleury de Misos, un gros bonhomme d'une soixantaine d'années très souriant et bon vivant, avec chaleur, lui serrant la main et lui demandant comment il se portait, ainsi que sa famille. Le comte était un bon ami, toujours partant pour des parties de pêche en toute simplicité ou même un après-midi à bavarder de tout et de rien autour d'un thé, jouer à quelques jeux ou se rendre à une pièce de théâtre ou une prestation d'opéra, ce genre de choses. L'orchestre lançait les premiers accords, des couples se formaient déjà pour les premières danses de la soirée. Ils mangeaient plus tard, après avoir dansé et échangé des paroles autour d'un verre, puis les hommes se retrouvaient autour d'un cigare et d'un digestif, pendant que les femmes allaient entre elles pour discuter et rire ensemble. Le commandant était très l'aise dans ce genre de soirées, y ayant fait ses premiers pas à quinze ans, comme le veut la coutume. Une fois qu'il eut salué la plupart des invités, il s'écarta brièvement pour prendre un verre, croisant sa plus jeune sœur avec un large sourire. Leur petit Catherine était de plus en plus mignonne, un vrai petit ange.

– Grand frère, commença-t-elle en veillant à ce qu'on ne les écoute pas. Je voulais te demander conseil. Je souhaite toujours partir au Nord afin de poursuivre ma formation et revoir le capitaine Buccaneer, cependant, toute la région est encore bloquée. Tu n'aurais pas un moyen, quelque chose pour m'aider ? Je n'ai pas osé contacter notre sœur directement, je suppose qu'elle doit être un peu tendue.

– En effet, ce n'est guère le moment, lui répondit-il avec un maigre sourire. Les attaques contre le Nord se multiplient dans les journaux, alors même qu'ils ont de bonnes raisons de se taire. Scar ne restera pas éternellement dans cette région, il y est trop traqué. Sois patiente, je suis certain que tout sera débloqué bientôt.

Il trouvait un peu étrange d'imaginer sa petite sœur amoureuse du grand capitaine du Nord, mais enfin, c'était plutôt beau de voir enfin son regard briller par amour pour un homme ! Elle était en âge de se marier et de fonder un foyer, elle pouvait aussi progresser dans la maîtrise de l'ingénierie automail, il voyait un bel avenir pour elle. Cependant, il lui restait encore de nombreux sujets d'angoisse, ne pouvant s'empêcher de s'en aire pour sa jeune et fragile petite sœur. Olivier se trouvait très bien là-bas, soit, mais c'était différent, elle était leur aînée et avait un caractère très fort.

– Que vas-tu faire, à Briggs, poursuivre ta formation ? Je ne veux pas t'empêcher de partir ou d'être heureuse, en revanche, je m'inquiète, cette région est vraiment très dure, tu sais. Entre les attaques, les attentats, le temps, tout cela... J'ai peur que tu ne plaises pas, là-bas. Comment vas-tu te débrouiller ? Je voudrais que tu me dises à quoi tu as déjà pu réfléchir ou imaginer, ça me rassurerais.


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MessageSujet: Re: Un départ incertain   Dim 29 Mai 2016 - 11:14

– En effet, ce n'est guère le moment, lui répondit-il avec un maigre sourire. Les attaques contre le Nord se multiplient dans les journaux, alors même qu'ils ont de bonnes raisons de se taire. Scar ne restera pas éternellement dans cette région, il y est trop traqué. Sois patiente, je suis certain que tout sera débloqué bientôt.

Il en était certain ? Catherine leva la tête vers lui, le cœur gonflé d'espoir, avec un petit sourire aux lèvres. Il est vrai qu'on pouvait vraisemblablement supposer que le tuer n'allait pas rester éternellement dans le Nord, c'est vrai, cependant, la région restait dangereuse malgré tout et Catherine ne voyait aucune façon de s'y rendre sinon en s'enfuyant. Son frère la comprenait et était bien le seul, ses parents et ses autres sœurs n'acceptaient pas ce désir qui l'avait prise il y a déjà longtemps, ils ne pouvaient pas concevoir qu'elle veuille quitter Central, peut-être à jamais, pour partir au bras d'un homme si éloigné du monde qu'ils connaissaient, le monde de la haute société, où évoluait leur famille. Dans l'échelle de la société, les épouses de soldats n'étaient pas très bien considérées, on se demandait comment une femme pouvait accepter de vivre ainsi, parfois seule très longtemps lorsque son époux partait en guerre ou en manœuvres, comment une femme pouvait accepter de tout quitter pour le suivre, comment... Il y avait des raisons solides de ne pas vouloir être marié à un soldat, d'autant plus après les massacres au Sud, les villages rasés entièrement à l'Ouest, Ishbal à l'Est, la guerre permanente au Nord. Catherine lança un long regard à ses parents qui discutaient plus loin, les mains jointes devant elle en une attitude qui pourrait sembler très timide et nerveuse, alors qu'elle ne faisait que suivre les codes imposés par son éducation et le milieu dans lequel elle se trouvait.

– Que vas-tu faire, à Briggs, poursuivre ta formation ? Je ne veux pas t'empêcher de partir ou d'être heureuse, en revanche, je m'inquiète, cette région est vraiment très dure, tu sais. Entre les attaques, les attentats, le temps, tout cela... J'ai peur que tu ne plaises pas, là-bas. Comment vas-tu te débrouiller ? Je voudrais que tu me dises à quoi tu as déjà pu réfléchir ou imaginer, ça me rassurerais.

– Oh, et bien, j'ai déjà réfléchi à plusieurs choses, répondit-elle d'un ton par naturel doux et peu fort.

Ses joues avaient pris une teinte légèrement rose, comme à chaque fois qu'on lui demandait d'exprimer ses propres idées et ses opinions, de parler de ce qu'elle avait pu imaginer, elle n'avait guère l'habitude qu'on lui adresse cette demande. D'ordinaire, en tant que femme de la haute société, elle n'était guère censée avoir ses propres opinions, devant suivre celles de son père puis de son époux. C'est en réfléchissant à ça qu'elle réalisa enfin pourquoi sa sœur était partie aussi jeune, elle n'aurait jamais pu avoir l'esprit en paix en restant avec eux au manoir, si elle possédait ce caractère enflammé depuis la naissance. Et pour posséder la liberté interdite aux femmes de haut rang, il fallait partir de soi-même, s'enfuir. Il y avait plusieurs solutions... Aller travailler loin de son milieu de naissance, épouser un homme d'une faible condition sociale et partir avec lui, quitter sa région pour gagner sa vie le plus loin possible et être ainsi renié par les siens. Pour Cath, à son tour, ce sera l'exil, bien qu'elle répugnait à infliger une seconde fois ce drame à sa famille, à la contraindre, par son départ, à supporter ragots et rumeurs, dédain des autres familles et honte, surtout. C'était très égoïste, elle le savait très bien, elle était assez égoïste pour envisager sérieusement de partir malgré tout.

– Je vais d'abord rencontrer madame Holmes, afin de lui parler de la formation que je souhaite suivre. J'ignore encore si je devrai vivre au fort ou ailleurs, tout dépendra d'elle. Je possède les bases en mécanique et ingénierie, je peux lui montrer ce que je suis déjà capable de faire avant de lui demander si elle accepte de m'apprendre le reste. Je ne crains guère de travailler dur pour progresser, même si l'environnement est assez difficile. Je ne suis pas un soldat, Alex, je ne vais pas partir pour combattre. Je laisse aux grands hommes costauds comme toi.

Catherine eut un petit rire en lui tapotant le bras, avant de reprendre une attitude plus sage. Elle était sans doute assez forte, physiquement, pour être soldat et tenir le rythme, en revanche, elle n'avait pas le caractère convenable et n'avait jamais été entraînée à cela. Il n'y avait qu'une seule fois où elle avait fait fuir un voleur en lui jetant un piano dessus.

– En revanche, si je veux partir, ce sera assez... soudain. J'espère que nos parents n'en souffriront pas trop et qu'ils finiront par comprendre mon choix. Comment se fait-il que tu l'acceptes aussi aisément, toi-même ? J'avais cru que tu aurais tenté de m'en dissuader.
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Alex Louis Armstrong

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MessageSujet: Re: Un départ incertain   Lun 21 Nov 2016 - 12:39

– Oh, et bien, j'ai déjà réfléchi à plusieurs choses, répondit-elle d'un ton par naturel doux et peu fort.

Vraiment ? Si tel était le cas, Alex sera déjà plus rassuré. Il ne souhait que cela, que leur toute jeune petite sœur soit bien consciente de ce en quoi elle s’engageait et qu’elle soit certaine d’être capable de supporter ce rythme de vie. Il lui adressa un large sourire en la voyant s’empourprer légèrement, la trouvant plus mignonne et adorable que jamais. Le capitaine du Nord avait bien de la chance que leur jeune sœur s’intéresse à lui, elle fera sans conteste une épouse admirable et une mère douce et attentionnée. La famille n’attendait que cela, que la cadette de la famille trouve enfin un homme à son goût et se mari son tour, comme ses deux sœurs aînées l’avaient déjà faits. Au contraire d’Olivier dont on pensait de moins en moins qu’elle le fera un jour. Bien sûr, le capitaine n’était pas un choix de gendre très apprécié, Alex savait ô combien ses parents faisaient de leur mieux pour le faire oublier à Catherine et lui présenter bien d’autres jeunes hommes de bonne famille, en espérant qu’elle tombe amoureuse de l’un d’entre eux. Père accepterait même qu’elle épouse un homme d’une plus faible condition sociale tant qu’il venait de Central et disposait de certaines qualités, comme l’honnêteté, l’honneur, la franchise et le courage.

– Je vais d'abord rencontrer madame Holmes, afin de lui parler de la formation que je souhaite suivre. J'ignore encore si je devrai vivre au fort ou ailleurs, tout dépendra d'elle. Je possède les bases en mécanique et ingénierie, je peux lui montrer ce que je suis déjà capable de faire avant de lui demander si elle accepte de m'apprendre le reste. Je ne crains guère de travailler dur pour progresser, même si l'environnement est assez difficile. Je ne suis pas un soldat, Alex, je ne vais pas partir pour combattre. Je laisse aux grands hommes costauds comme toi.

Allons, allons, petite sœur ! Elle avait la même force physique que chacun des membres de cette famille, il ne faisait aucun doute qu’elle aussi serait capable de survivre dans pareil environnement ! Il eut un petit rire, répondant ainsi au sien, lorsqu’elle lui tapota le bras. Pour le moment, même si le Nord était sous une forte tension, cela ne durera pas. Il y avait des périodes plus agitées, des hauts et des bas, cela arrivait dans toutes les régions, il ne fallait pas se freiner pour ça. Maintenant qu’il y pensait, il est vrai que le docteur Holmes était connue dans le pays pour sa maîtrise des prothèses mécaniques, elle avait déjà été récompensée de deux prix pour ses recherches et ses créations adaptées aux grands froids du Nord. Il avait déjà entendu parler d’elle lors d’un bref passage à Rush Valley, dans le Sud, proclamée comme le paradis des fabricants d’automails. Ce n’était guère le genre de femme à quitter facilement sa région, d’après ce qu’il avait compris. L’attraction faite sur les habitants du Nord par ces montagnes était aussi étrange que fascinante. Enfin, lui-même était très attaché à Central et n’avait pas envie de partir au loin.

– En revanche, si je veux partir, ce sera assez... soudain. J'espère que nos parents n'en souffriront pas trop et qu'ils finiront par comprendre mon choix. Comment se fait-il que tu l'acceptes aussi aisément, toi-même ? J'avais cru que tu aurais tenté de m'en dissuader.

– Pourquoi voudrais-je t’en dissuader ? répondit-il d’un ton un peu surpris. Ce sont tes choix de vie et tant que tu es certaine que ça te rendra heureuse, je n’ai rien à y redire. Écoute, ne t’en fais pas, au moins pour ce soir. Il faut attendre que la situation se débloque un peu au Nord, tu ne gagneras rien à te torturer ainsi en attendant. Viens plutôt t’amuser !

Alex lui tendit son bras pour qu’elle s’y accroche et l’entraîna dans une petite danse, au milieu des autres invités qui évoluaient sur le parquet ciré et brillant, au son de l’orchestre. Il tenait vraiment à changer les idées de sa jeune sœur, qu’elle ne fasse pas trop de soucis, l’inquiétude n’allait pas à ce petit visage mignon. Il dansa ainsi avec elle en s’évertuant à la faire rire en lui racontant des blagues ou des anecdotes drôles venant de son travail, dans l’optique ferme de lui faire oublier les problèmes. Après la danse, il ‘incita à se mêler aux invités, boire un verre avec eux, discuter, jusqu’à ce qu’il fut l’heure de passer à table. Le majordome vint inviter tout le monde à venir se placer, chacun prenant place devant des couverts en argent et verres en cristal fin, les domestiques apportant des assiettes remplies et fumantes, conçues pour éveiller à la fois le goût et l’admiration devant la qualité des plats présentés. Alex remercia l’homme qui lui remplit son verre d’un rosé clair, accompagnant le premier plat présenté.

– A ta santé, jeune sœur, sourit-il en levant son verre vers elle. J’espère que tu trouveras ton bonheur assez vite, même s’il se trouve dans les montagnes de Briggs.


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