Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Tu ne peux pas tout garder pour toi

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Riza Mustang

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MessageSujet: Tu ne peux pas tout garder pour toi   Dim 12 Fév 2017 - 23:44

Cette fois, c’était trop. Roy avait beau dissimuler qu’il n’allait pas bien, afficher le même air constamment au bureau et en public, elle, il ne pouvait pas la tromper. Qui s’était vanté de pouvoir découvrir lorsqu’elle lui mentait, hein ? En attendant, l’inverse était vrai aussi et Riza s’en était plutôt bien tirée avec sa tante. Si elle peinait à digérer l’histoire et ne parvenait pas à rester naturelle à certains moments, surtout lorsqu’il était question de son premier rendez-vous chez l’infirmière, la jeune femme n’avait rien expliqué à Roy ni à personne d’autre le temps de remettre de l’ordre dans ses pensées. Et puis, son supérieur avait d’autres choses en tête : choses qu’il cachait à toute l’équipe et qui les concernaient tous. Sinon, pourquoi serait-il dans un tel état ? Pourquoi auraient-ils été tous mutés après les bêtises récentes ? Pourquoi avoir été muté après l’arrestation de Roy ? Pas besoin d’être une lumière pour comprendre qu’une menace planait sur eux. Restait à savoir laquelle…

Riza fourra des feuilles d’un geste à moitié rageur dans un dossier, se passant la main sur le visage. Pourquoi Roy refusait-il de parler ? Il ne cachait jamais rien ! Et là, depuis leur mutation à Central, il était… différent. Plus nerveux et plus calme à la fois, beaucoup plus tendu aussi. Elle l’avait senti en essayant de le masser, lui prétextant innocemment que c’était aussi son rôle mais se servant de cette excuse pour voir à quel point il l’était. Ils savaient que la détente était importante, chez eux, ils l’avaient appris et que lui ne parvienne pas à se détendre réellement l’inquiétait plus que tout. C’était un signe de plus lui confirmant que ce qu’il leur dissimulait était important et grave. Que s’était-il vraiment passé, chez Bradley, lorsqu’il avait été arrêté ? Cette discussion l’obnubilait, il donnait l’impression de toujours avoir un couteau sous la gorge, évitant les discussions plus délicates en permanence. Il ne l’avait même pas interrogée sur ce qui s’était passé à l’hôpital ! Lui ! Pourtant, il avait vu sa tête. Roy savait que quelque chose d’important s’était passé, sinon elle n’aurait pas hurlé comme cela. Mais non, il n’avait rien demandé.

Riza – Bon, j’en ai assez, lâcha-t-elle d’un ton décidé en refermant ses dossiers.

Ils venaient de manger et avaient tous les deux décidé de travailler sur les dossiers s’accumulant pour éviter le retard mais, cette fois, Riza refusait de laisser cette histoire de côté. Cela avait trop duré, ils n’allaient tout de même pas continuer à éviter les sujets qui fâchent alors qu’ils étaient mariés ! Avec cela, elle s’inquiétait vraiment pour lui, de plus en plus, et se sentait impuissante à ignorer ce qu’elle pouvait lui dire, ce qu’elle pouvait faire pour l’épauler. Lui avait toujours été là pour elle, en particulier dans les moments difficiles, et c’était réciproque. Qu’il le veuille ou non, le lieutenant avait bien l’intention de le lui faire comprendre et de savoir ce qu’il cachait. Se levant, constatant qu’elle avait travaillé deux bonnes heures pour cette fin de semaine, Riza se dirigea vers la pièce qui abritait le bureau de Roy et entrouvrit légèrement la porte… pour n’entendre aucun bruit, en dehors d’un faible souffle. Il dormait… ? Poussant la porte sans faire de bruit, un maigre sourire étira les lèvres de la future mère qui voyait là l’occasion rêvée. Son cher et tendre époux était toujours plus conciliant au réveil.

Riza se rapprocha à pas de loup pour se glisser dans le dos de Roy, l’observant sans rien faire durant quelques minutes, attendrie. Endormi, il était si paisible… A chaque fois, son air d’enfant la surprenait, lui donnant l’impression de le découvrir à chaque réveil ou à chaque fois qu’elle se levait avant lui. C’était mignon, touchant, même s’il détestait cela. C’était un des seuls moments où il ne cherchait pas à préserver les apparences. Un peu comme elle lorsqu’ils étaient à deux, dans leur propre appartement, comme ici… Mais elle devait le réveiller et ne pas se ramollir. Décidée, Riza l’enlaça tout doucement par derrière en murmurant son prénom, s’appuyant ensuite un peu sur lui pour lui ébouriffer les cheveux. Roy plissa un peu plus les yeux, les gardant délibérément fermé en disant qu’il était trop tôt pour se lever. Trop tôt ? Il était tard !

Riza – Trop tôt? Il est tard, au contraire ! Allez, debout… Tu t’es endormi sur tes dossiers en plein travail. On se réveille, monsieur tout-va-bien-je-ne-cache-rien.

Enfin, Roy daigna se redresser et se frotta les yeux en voulant se lever. Eeeeh ! Non, pas bouger ! S’il se levait pour aller se réveiller un peu, c’était foutu et elle n’aurait plus d’autre occasion de le coincer. Sans lui laisser l’occasion de bouger davantage, Riza le retint en posant ses deux mains sur ses épaules et passa devant, s’asseyant sur ses genoux. Voilà. C’était bien mieux comme ça. Roy la regarda une bonne minute, apparemment toujours endormi grâce à elle et ses réflexes de sniper qui avaient anticipé ce qu’il allait faire sous son propre regard amusé. Ce que cette méthode fonctionnait bien… C’était parfait.

Roy – Qu'est-ce qui t'arrive ?

Riza – Il m’arrive que je veux avoir des réponses, lâcha-t-elle sans tourner autour du pot. Tu n’es pas bien, tu es tendu, tu me caches quelque chose. A moi comme aux autres d’ailleurs. Depuis que nous avons été mutés à Central et depuis ton arrestation, tu es bizarre. Tu peux le cacher aux autres, Roy, mais pas à moi. Tu évites tous les sujets qui fâchent, tous les sujets délicats ! Je veux bien que je suis une femme enceinte, mais tu ne m’aurais jamais ménagée à ce point avant. Alors, je veux des réponses.

Riza porta une main à la joue de son supérieur, l’obligeant à la regarder dans les yeux et à ne plus fuir, cette fois. Elle ferma ensuite les yeux un moment et l’embrassa doucement sur les lèvres sans lui laisser le temps de répliquer avant de s’écarter un peu. Toujours dans le lâcher, elle glissa les doigts de sa main libre dans les siens pour renforcer le contact physique, un air suppliant sur le visage.

Riza – Je t’en prie… Dis-moi, explique-moi. « Ensemble jusqu’à ce que la mort nous sépare, pour le meilleur comme pour le pire »… Ces paroles n’étaient pas innocentes. Dis-moi ce qui se passe, dis-moi ce qui nous menace.


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Roy Mustang

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MessageSujet: Re: Tu ne peux pas tout garder pour toi   Jeu 2 Mar 2017 - 12:38

Le docteur Marcoh avait passé la majeure partie de son existence à travailler sur le sujet et il était un alchimiste de talent. Mais aujourd’hui, tenu lui aussi par le chantage et terrifié… Roy avait dû batailler longuement pour le convaincre de lui donner ses écrits et devait à présent se débrouiller pour les traduire. Aucun alchimiste n’écrivait ses recherches en l’état, tout était retranscrit sous forme de codes et on pouvait affirmer sans l’ombre d’un doute que les codes du docteur étaient de ceux les plus redoutables à déchiffrer. Edward et Alphonse avaient pris une partie des documents pour s’atteler à la tâche et lui-même en avait pris une autre. Des réponses se trouvaient là-dedans et comme le docteur ne pouvait leur parler sous peine de laisser tuer tous ses proches, ils devaient déchiffrer par eux-mêmes. Un travail si affreusement long… Un nombre d’ouvrages conséquent. Roy s’était enfermé dans son bureau après le repas du soir, continuant à tenter de percer ce code et ces secrets, planchant actuellement sur un des documents qui ressemblait en tous points à un rapport militaire on ne peut plus classique, d’une trentaine de pages.

Une heure passa dans un silence complet, seul le grattement du crayon sur les feuilles perçait le calme. Roy se frottait régulièrement les yeux, lisant, relisant et essayant sans cesse des dizaines de formules et cercles alchimiques, s’aidant d’autres ouvrages et de ses propres connaissances dans le domaine. Les formules de plus en plus complexes s’étalaient sur les feuilles de brouillon et le tout donnait un travail de recherches illisible pour une personne ne s’intéressant pas à ce domaine. Les symboles utilisées renforçait ce côté opaque et incompréhensible pour les non-initiés. Bâillant un peu, il appuya sa tête contre son autre, coude sur la table, écrivant un peu moins vite puis relisant encore un des théorèmes sur l’alliance du fer et d’autres minéraux pour créer de la matière noire. Après dix minutes à relire tout ça, sa tête finit par glisser sans qu’il ne réalise puis il s’endormit contre ses documents, sur son bureau. Un rêve flou vint le prendre, où il voyait toute la symbolique de l’alchimie prendre forme et flotter partout autour de lui, comme la femme aux cheveux d’argent ou les représentations de la lune et du soleil. Des formes qui s’effacèrent tout à coup, pendant que son prénom lui était murmuré. Roy grimaça un peu, les yeux clos, sentant que quelqu’un s’était appuyé contre lui et l’appelait. Ecore à moitié pris dans le trouble de toutes ces représentations, il plissa les yeux puis répondit qu’il était bien trop tôt pour se lever.

Riza – Trop tôt? Il est tard, au contraire ! Allez, debout… Tu t’es endormi sur tes dossiers en plein travail. On se réveille, monsieur tout-va-bien-je-ne-cache-rien.

Hein, Riza ? Le colonel se redressa un peu, clignant des yeux en voyant ses documents étalés sur le bureau devant lui, puis les frotta avant d’amorcer un mouvement pour se lever, pour aller se passer de l’eau sur la figure. Sa femme l’empêcha tout à coup brusquement de quitter sa chaise, venant directement s’asseoir sur ses genoux. Qu’est-ce que… Elle allait bien ? Il la fixa au moins une minute en essayant de voir si elle était malade ou blessée, ou triste, ou… Quelque chose qui justifierait son comportement, somme toute. Cependant, elle semblait aller bien.

Roy – Qu'est-ce qui t'arrive ?

Riza – Il m’arrive que je veux avoir des réponses, lâcha-t-elle sans tourner autour du pot. Tu n’es pas bien, tu es tendu, tu me caches quelque chose. A moi comme aux autres d’ailleurs. Depuis que nous avons été mutés à Central et depuis ton arrestation, tu es bizarre. Tu peux le cacher aux autres, Roy, mais pas à moi. Tu évites tous les sujets qui fâchent, tous les sujets délicats ! Je veux bien que je suis une femme enceinte, mais tu ne m’aurais jamais ménagée à ce point avant. Alors, je veux des réponses.

Riza… Il soupira un peu, le regard d’un seul coup un peu plus sombre. Il aurait dû se douter qu’elle veuille reparler de ça, même s’il avait espéré que, pour une fois, elle accepte de laisser le sujet de côté et comprenne qu’elle n’avait pas besoin de s’en soucier et était déjà assez en danger comme cela. Elle lui mit la main sur la joue juste au moment où il allait baisser les yeux puis se pencha pour l’embrasser doucement sur les lèvres. Lorsqu’elle s’écarta, tout en glissant sa main libre dans la sienne, il se demanda si elle avait tout prémédité par avance ou simplement profiter de la première occasion venue. Il avait une nette tendance à pencher pour la première solution, connaissant bien Riza et sachant qu’elle était parfaitement capable de ça.

Riza – Je t’en prie… Dis-moi, explique-moi. « Ensemble jusqu’à ce que la mort nous sépare, pour le meilleur comme pour le pire »… Ces paroles n’étaient pas innocentes. Dis-moi ce qui se passe, dis-moi ce qui nous menace.

Roy – Tu sais déjà ce qui nous menace, soupira-t-il.

Il posa la main gauche sur le ventre un peu gonflé de sa femme en se mordant les lèvres, pâlissant un peu en s’imaginant effectivement « tenir son bébé mort dans ses bras ». Ce n’était pas un crime que ne pas spécialement vouloir y repenser ou de rassembler leur équipe pour leur répéter une fois de plus de faire très attention car un psychopathe voulait tous les liquider si Roy ne se tenait pas tranquille. Officiellement, en tout cas, car il n’avait aucune intention d’abandonner et devait, par tous les moyens, garder tout ce qu’il fabriquait secret, le plus loin possible des regards indiscrets.

Roy – Je suis peut-être plus tendu mais ce n’est que le temps de s’habituer à Central et à la proximité de Bradley, marmonna-t-il. On ignore même qui sont les généraux, ici, impliqués dans les plans du Président, on ne peut avoir foi en personne. Avant votre arrivée, j’ai été emprisonné dans les sous-sols du QG quelques jours et j’ai revu les Homonculus. On peut être certains, maintenant, qu’il risque d’y avoir un massacre à grande échelle, Riza, c’est une assez bonne raison pour être tendus.

Nouveau soupir, cette fois plus prononcé. Repenser à ça ne lui apportait aucune réponse, seulement un sentiment d’impuissance profonde.

Roy – Vous savez déjà que vous devez être prudents, que veux-tu que je te dise de plus ?


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Tu ne peux pas tout garder pour toi   Mer 8 Mar 2017 - 12:56

Roy – Tu sais déjà ce qui nous menace, soupira-t-il.

Roy posa ensuite sa main gauche sur son ventre, se mordant les lèvres, un peu plus pâle. Roy… Riza entrouvrit la bouche, choquée, incapable de répondre pour l’instant. Ils avaient menacé de s’en prendre à leur enfant… ? Pourquoi ne pas lui avoir parlé de cette menace ? Pourquoi ne pas lui avoir expliqué en quoi elle consistait ? Pourquoi n’avoir rien dit du tout ? Ils étaient ensemble ! Mariés, ayant accepté tous les deux ce que cela signifiait. Elle avait choisi de le suivre depuis des années, c’était sa décision et elle savait ce qu’elle encourait. Si elle avait voulu une vie tranquille avec des enfants, jamais Riza n’aurait choisi d’être militaire, sniper de surcroît. Elle n’avait jamais rebroussé chemin, n’avait eu aucune hésitation. A Ishbal, si son sniper lui brûlait les mains, cela n’avait fait que renforcer son envie de suivre Roy et de le voir réussir ce qu’il avait entrepris. Utopiste, oui, mais elle avait confiance. Et ce n’était pas aujourd’hui qu’elle allait changer d’avis…

Riza s’apprêtait à lui demander quelle était la menace précise, connaissant déjà les personnes qui les menaçaient, mais avec le geste qu’il venait d’avoir… Elle comprenait mieux ses réactions. Son arrestation. Son côté plus tendu, toujours sur le qui-vive, ses réflexes beaucoup plus protecteurs qu’ils ne l’avaient été jusqu’ici. Même ses regards, parfois, lorsqu’il pensait qu’elle ne le voyait pas. Bradley menaçait de s’en prendre à leur bébé… Maintenant qu’elle savait cela, même si elle ne pouvait rien y faire, elle serait beaucoup plus prudente. Si les homonculus et Bradley le tenaient surtout par cette menace, elle pouvait le rassurer. Au moins un peu. Il n’avait pas à tout assumer seul, il pouvait en parler, lui faire part de ses peurs. Toujours assise sur ses genoux, Riza le couva du regard pendant qu’il baissait les yeux sur son ventre, essayant de trouver une solution. Si solution il y avait…

Roy – Je suis peut-être plus tendu mais ce n’est que le temps de s’habituer à Central et à la proximité de Bradley, marmonna-t-il. On ignore même qui sont les généraux, ici, impliqués dans les plans du Président, on ne peut avoir foi en personne. Avant votre arrivée, j’ai été emprisonné dans les sous-sols du QG quelques jours et j’ai revu les Homonculus. On peut être certains, maintenant, qu’il risque d’y avoir un massacre à grande échelle, Riza, c’est une assez bonne raison pour être tendus.

Et il continuait… Un massacre à grande échelle, oui, ils avaient compris que Bradley et ses acolytes ne souhaitaient que cela, mais pourquoi ? La question restait d’actualité, ils n’étaient pas plus avancés et, même s’ils étaient à Central, ce n’était pas une raison pour être tendu à ce point. C’était la peur de perdre son équipe, et elle et le bébé plus particulièrement, qui le rendait aussi nerveux. Il avait déjà vécu de situation de grand stress, plus jeune, et n’avait jamais réagi de cette manière. Il voulait les épargner, ne pas trop les mêler à cette histoire, mais ils l’avaient accepté et étaient déjà impliqués. Roy ne devait pas tout assumer seul, elle était là, non ? En plus d’être son assistante, Riza était sa femme et la mère de son futur enfant. Ils se connaissaient, se côtoyaient depuis leur enfance, connaissant leurs secrets respectifs. Il ne pouvait plus tout supporter, pas avec des conséquences aussi importantes. Ils étaient tous concernés.

Roy soupira une nouvelle fois, réfléchissant sans doute aux plans et aux alternatives possibles, à leurs actions, aux solutions, aux réponses qu’ils n’avaient pas encore. Encore… Riza ne pouvait pas l’empêcher de penser mais elle voulait lui ôter ce poids, l’aider, ne pas le voir se torturer de cette manière. Elle posa sa main sur la sienne, toujours silencieuse, n’osant l’interrompre pour l’instant. Il était lancé, qu’il termine. Pour une fois, elle n’aura pas eu à beaucoup insister pour obtenir des réponses. La fatigue devait beaucoup jouer, elle l’avait tiré de son sommeil assez violemment et s’était assise pour l’empêcher de se réveiller davantage. Lorsqu’il aura réalisé à quel point il s’était fait manipuler, il lui en voudrait sûrement ou se vengerait mais, en attendant, elle était au courant et pouvait enfin lui parler sans qu’il ne s’esquive ou cherche à cacher quelque chose.

Roy – Vous savez déjà que vous devez être prudents, que veux-tu que je te dise de plus ?

Riza – Rien, tu viens de me dire ce que je voulais savoir, dit-elle en soupirant. Mais j’aurais préféré apprendre que Bradley et ses « amis » te menaçaient par moi et le bébé sans devoir te tirer du réveil de cette manière… Tu ne penses pas que cela me concerne tout autant que toi ? J’ai accepté de t’épouser, Roy. Tout cela, je le savais, je savais ce que je risquais, et je le sais depuis des années. Crois-tu que je pensais vraiment à fonder une famille en m’inscrivant à l’armée ? Avec l’exemple que j’ai eu, j’avais renoncé à cette idée depuis très longtemps. Mon seul point de repère, ça a été toi. Depuis le début.

Riza glissa ses doigts dans la main de Roy, les lui serrant pour appuyer ses paroles. De sa main encore libre, elle lui fit lever la tête pour l’inciter à la regarder dans les yeux et lui prouver qu’elle ne mentait pas. Tout ce qu’elle disait, elle le pensait, et elle voulait qu’il le comprenne, qu’il l’intègre vraiment. Bien sûr, la jeune femme le lui avait déjà dit… Mais, visiblement, il avait déjà tout oublié ou ne pensait pas qu’elle resterait malgré la situation. Il avait vraiment peur qu’elle ne change d’avis ? Qu’elle regrette son choix à cause du danger ? Qu’elle souhaite se retirer ? Non… Il n’avait pas à le craindre. Oui, leur bébé était menacé à cause de leur rang, mais cela ne servait à rien de regretter, de vouloir l’écarter. Même si Roy l’éloignait de cela, la menace continuerait à peser sur sa tête parce que, apparemment, tout le monde savait depuis bien longtemps qu’ils s’aimaient. Il devait l’accepter et s’en servir, en faire une force.

Riza – Regarde-moi… Tu sais que je te dis ce que je pense, qu’il n’y a aucun signe de regrets dans mes yeux. Tu ne peux pas m’écarter, me préserver autant que tu le voudrais. Je suis un soldat, comme toi, et un sniper. Même si je ne peux pas me défendre contre les Homonculus, on a d’autres cartes en mains qui peuvent nous aider. Je ne veux pas que tu aies l’impression que je vive tout cela comme une contrainte, tu m’entends ? Je l’ai accepté, vraiment accepté, et je suis sûre que tu le vois dans mes yeux. Ce bébé est notre bébé, tu n’es pas le seul à pouvoir le protéger. Je ne peux pas te convaincre autrement, il faut que tu me fasses confiance pour cela aussi.

Elle refusait qu’il assume tout, qu’il s’inflige tout ce qui arrivait comme étant de sa faute alors que ce n’était pas le cas. Ils avaient fait des recherches, ils l’avaient soutenu. Elle aussi, elle n’avait jamais hésité et le poussait même à travailler. Depuis des années. Le problème était, certes, plus gros, mais Roy devait absolument identifier ses forces, ses faiblesses, ne plus voir ses points faibles comme des poids alors que leur union – autant la leur que celle de l’équipe – était leur plus grand atout. Il devait penser autrement et ne pas se laisser submerger par les événements. Or, pour l’instant, c’est ce qui arrivait. Et il se renfermait sur lui-même sans vider son sac… Riza colla son front au sien, fermant un peu les yeux. Elle voulait le rassurer et lui faire comprendre qu’il n’était pas seul, vraiment.

Riza – Ne vois pas tes relations comme des faiblesses…, murmura-t-elle. C’est vrai, oui, le fait que Bradley sache pour nous est un point négatif. Mais cela peut aussi être une force… Tu n’es pas seul. Je suis là, les autres aussi. Je refuse de te voir t’isoler et te renfermer sur toi-même. Identifie tes forces, les faiblesses de l’ennemi si tu coinces… Dis-moi ce que je peux faire sans craindre de plus m’impliquer : je le suis déjà. Si tu ne veux pas parler de certaines choses aux autres, je ne vais pas t’y obliger, mais parles-en au moins avec moi. Ce n’est pas Central qui te fait changer à ce point.


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Roy Mustang

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MessageSujet: Re: Tu ne peux pas tout garder pour toi   Mer 22 Mar 2017 - 21:20

Riza – Rien, tu viens de me dire ce que je voulais savoir, dit-elle en soupirant. Mais j’aurais préféré apprendre que Bradley et ses « amis » te menaçaient par moi et le bébé sans devoir te tirer du réveil de cette manière… Tu ne penses pas que cela me concerne tout autant que toi ? J’ai accepté de t’épouser, Roy. Tout cela, je le savais, je savais ce que je risquais, et je le sais depuis des années. Crois-tu que je pensais vraiment à fonder une famille en m’inscrivant à l’armée ? Avec l’exemple que j’ai eu, j’avais renoncé à cette idée depuis très longtemps. Mon seul point de repère, ça a été toi. Depuis le début.

Oh... Elle avait beau le lui avoir déjà dit, il ne pouvait s'empêcher d'être touché à chaque fois, gardant au fond de lui, perpétuellement, la pensée qu'elle pourrait finir par se lasser, décider de ne plus jamais plonger les mains dans le sang, vouloir s'éloigner, d'autant plus maintenant qu'il fallait aussi préserver cet enfant à naître. Il releva de nouveau la tête lorsqu'elle l'y incita, leurs doigts entremêlés, croisant son regard marron où il pouvait y lire sa volonté, comme toujours. Peut-être était-ce stupide, peut-être pas, il y avait tant de paramètres à prendre en compte et de plus en plus de dangers, ce qui faisait qu'il n'était plus aussi certain qu'autrefois qu'elle était prête à le suivre jusqu'au bout, même en enfer. Il avait vraiment une chance inouïe d'avoir une assistante comme on en voyait très peu. Souriant faiblement, il remit sa main libre dans le dos de Riza, au niveau des reins, encore endormi mais comprenant tout de même ce qu'elle voulait dire. Oui, elle devait aussi être au courant... Il ne voulait juste pas lui ajouter des angoisses en plus, elle avait déjà bien de quoi faire. Il n'avait pas envie de lui empoisonner l'esprit avec de nouvelles menaces, ni de la forcer à mener une vie où elle ne se sentira jamais en sécurité. Ni elle, ni aucun des membres de leur équipe. Tous avaient le droit de mener une vie aussi ordinaire que possible, malgré les menaces.

Riza – Regarde-moi… Tu sais que je te dis ce que je pense, qu’il n’y a aucun signe de regrets dans mes yeux. Tu ne peux pas m’écarter, me préserver autant que tu le voudrais. Je suis un soldat, comme toi, et un sniper. Même si je ne peux pas me défendre contre les Homonculus, on a d’autres cartes en mains qui peuvent nous aider. Je ne veux pas que tu aies l’impression que je vive tout cela comme une contrainte, tu m’entends ? Je l’ai accepté, vraiment accepté, et je suis sûre que tu le vois dans mes yeux. Ce bébé est notre bébé, tu n’es pas le seul à pouvoir le protéger. Je ne peux pas te convaincre autrement, il faut que tu me fasses confiance pour cela aussi.

Peut-être bien, cela dit, elle avait accepté de le suivre bien avant de connaître tous les dangers, d'en prendre conscience, de pouvoir s'y préparer et ensuite les affronter. Les Homonculus n'en étaient qu'un exemple de plus. Et dire qu'il y a quelques mois, lorsque Edward avait lancé le mot lors d'une rapide conversation de couloir, Roy lui avait répondu d'arrêter de croire n'importe quoi et de se concentrer plutôt sur ses recherches sur la pierre. Aucun d'eux deux n'aurait pu croire que ces monstres étaient bel et bien réels et impactaient à ce point la bonne marche du pays ! En plus de cela, il y avait ce fameux Jour Promis dont ils ignoraient tout, si ce n'est qu'il y avait un gros rapport avec l'alchimie et que tout le monde pourrait avoir de très graves problèmes, à l'exception de certaines personnes, dont il faisait visiblement parti, tout comme Marcoh et Edward, sans doute Alphonse aussi, qui eux mourront un peu plus tard. Et en quel "honneur", cette distinction ? Impossible encore de le savoir... Du moins, peut-être il y avait-il un message sur cela aussi, caché dans les notes de Marcoh et tous ses écrits. Des écrits étalés présentement sur le bureau, qu'il fallait déchiffrer par eux-mêmes, puisque le docteur ne pouvait s'autoriser à leur avouer de façon directe, pour ne pas risquer la vie de ses amis. Il soupira un peu et ferma les yeux, lorsque Riza posa son front contre le sien, penchée contre lui. C'était devenu si compliqué en si peu de temps, et même si ce n'était pas suffisant pour l'inciter à abandonner, ses proches, amis et équipiers n'avaient pas être trop profondément entraînés là-dedans.

Riza – Ne vois pas tes relations comme des faiblesses…, murmura-t-elle. C’est vrai, oui, le fait que Bradley sache pour nous est un point négatif. Mais cela peut aussi être une force… Tu n’es pas seul. Je suis là, les autres aussi. Je refuse de te voir t’isoler et te renfermer sur toi-même. Identifie tes forces, les faiblesses de l’ennemi si tu coinces… Dis-moi ce que je peux faire sans craindre de plus m’impliquer : je le suis déjà. Si tu ne veux pas parler de certaines choses aux autres, je ne vais pas t’y obliger, mais parles-en au moins avec moi. Ce n’est pas Central qui te fait changer à ce point.

Roy – Pour ton propre cas, admettons, tu n'as pas tord, dit-il sans rouvrir les yeux. Et ça n'empêche pas que tu ai décidé de me suivre bien avant de savoir dans quoi tu t'engageais, au juste. On a déjà identifié nos forces et faiblesses, on sait déjà une partie de leurs pouvoirs, tout ce qui nous manque, c'est la clé de toute ça, ce qu'ils comptent faire... Pourquoi ce pays...

Il soupira plus fort en écartant la tête, rouvrant les yeux, puis posa la main sur la joue de Riza un petit instant. Il se perdit dans son regard durant une minute ou deux, moitié sur les nerfs à cause de tout cela, moitié endormi car assommé par la fatigue accumulée ces derniers jours et les nuits blanches, dans ces sous-sols, à réfléchir à leurs soucis, aux projets des Homonculus, et ne pouvant pas non plus décemment s'endormir dans un endroit pareil alors que ce genre de monstres pouvait entrer à tout instant. Personne dans le monde n'était assez crétin pour se laisser tranquillement aller au sommeil dans ce genre de prison. Laissant retomber sa main, il enserra tout à coup Riza par la taille des deux bras et la rapprocha de lui, posant la tête contre elle, juste sous le menton, les yeux de nouveau clos. Seul son ventre formait une petite bosse entre eux. Une minute, c'est tout, il n'en demandait pas plus. Et après, il faudra qu'il se remette à son travail de traduction et décryptage, il était loin d'avoir terminé et s'endormir sur ses recherches n'aidait vraiment pas à avancer. Sa femme pouvait aller dormir avant, si elle voulait, il la rejoindra lorsqu'il aura avancé un peu plus. Le soir après le travail, et le matin très tôt avant de s'y rendre, étaient les seuls instants où il pouvait travailler sur le sujet, impossible de s'en occuper au boulot. Somnolant un peu, ses pensées dérivaient des Homonculus au Jour Promis puis à des formules alchimiques, des cercles dessinés en hâte et des dizaines de représentations, en plus de légendes sur la pierre philosophale.

Roy – Il y a toujours la formule qui revient, murmura-t-il, à moitié endormi. Visita interiorem terrae rectificando invenies operae lapidem. "Descends dans les entrailles de la terre, en distillant tu trouveras la pierre de l'oeuvre." C'est une des clés, tu comprends ?

La Pierre Philosophale était la clé de tout, le point d'orgue, l'élément central sans lequel rien ne pouvait se réaliser, Roy en était absolument certain. Toutes les recherches et décryptages menaient à ça, encore et toujours, au ce plus important et puissant élément d'alchimie. Il se redressa enfin un peu, comprenant très bien le désespoir d'Edward lorsqu'il parlait de cette pierre inaccessible, qu'il poursuivait à travers tout le pays. Comment la créer ? Par défaut, comment la trouver ? Seule cette cette pierre pouvait permettre de transmuter les Homonculus, seul cet élément avait cette puissance. Il se frotta un peu les yeux, puis le front, le regard tendu sous l'effet de la concentration. Son regard dériva un peu sur les notes étalés sur son bureau, couvrant chaque parcelle, accompagné des livres ouverts sur des pages entières de symboles, de dessins et de représentations, en plus, bien sûr, des écrits codés de Marcoh.

Roy – Le tungstène, l'antimoine, l'or, l'étain, le sodium et le potassium, c'est tout ce que j'ai pu retirer pour le moment, et ça ne suffit pas. Le sang du Lion Vert symbolise l'Or, on retrouve aussi sans cesse les symboles de la Lune, du Soleil et des quatre éléments. Tu peux aller te coucher sans moi, tu sais, j'en ai pour un moment.


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Tu ne peux pas tout garder pour toi   Dim 26 Mar 2017 - 22:35

Roy – Pour ton propre cas, admettons, tu n'as pas tort, dit-il sans rouvrir les yeux. Et ça n'empêche pas que tu aies décidé de me suivre bien avant de savoir dans quoi tu t'engageais, au juste. On a déjà identifié nos forces et faiblesses, on sait déjà une partie de leurs pouvoirs, tout ce qui nous manque, c'est la clé de toute ça, ce qu'ils comptent faire... Pourquoi ce pays...

Roy soupira, écartant la tête avant de poser sa main sur la joue de Riza pour la regarder dans les yeux durant une ou deux minutes. C’est à ce moment qu’elle réalisa à quel point il était fatigué, lessivé, vidé. Et il continuait à s’interroger sur ses recherches… Le lieutenant retint un soupir, souhaitant vraiment qu’il se repose, au moins un peu. Elle ne rétorqua rien, jugeant inutile d’argumenter sur le fait qu’aucun d’eux n’était prévenu concernant les dangers tels que ceux qu’ils avaient découvert à présent. Personne ne l’avait choisi, tous s’engageant pour défendre la population. Personne ne pouvait imaginer que la population servirait au Président, que ce dernier complotait contre Amestris. Comment auraient-ils pu deviner un tel plan… ? Roy pouvait s’accuser, dire qu’elle ne pouvait rien prévoir, cela ne changeait absolument rien. Sa seule consolation était que Riza avait pu obtenir de lui les informations qu’elle voulait et elle savait qu’il lui expliquerait, qu’il la tiendrait au courant et ne garderait plus rien pour lui. C’était déjà ça.

Riza ne bougea pas d’un millimètre, ayant trop peur de le réveiller s’il somnolait un peu, préférant le laisser se reposer le plus possible. Elle savait que ces recherches étaient primordiales, qu’ils avaient besoin des informations que détenait Marcoh et qu’il avait cachées dans tous ces documents, mais cela ne servait à rien de négliger sa santé au point de ne plus dormir la nuit. L’infirmière avait bien insisté sur le « vous êtes officiers, vous devez vous reposer », elle en avait même longuement parlé avec Riza après le départ de Roy. C’était même pour cette raison qu’il avait dû voir un médecin, qu’elle lui avait pris sa tension, qu’elle l’avait trouvé pâle, etc. Alors, si ce n’était pas une preuve… Ils devaient faire attention, ce n’était pas compliqué pourtant. Surtout maintenant qu’ils étaient à Central et dix fois plus surveillés.

Roy serra tout à coup ses bras autour de sa taille, la rapprochant de lui. Elle ne bougea pas tandis qu’il posait sa tête contre elle, sous le menton. En entendant sa respiration, elle devinait qu’il fermait les yeux et essayait de récupérer un peu… Et il voulait continuer à travailler ? Hors de question, il devait se reposer. Il lui dormait dessus ! Il était assis, dans une position tout sauf confortable, et dormait malgré tout. Si ce n’était pas une preuve de son degré de fatigue… Désolée mais, autant au bureau, Riza le pressait pour travailler, autant ici, il devait absolument s’accorder quelques heures de répit, quelques heures de sommeil avant de se plonger dans un décryptage tel que celui-ci. Ce n’était pas simple, et elle le savait, mais ce n’était pas en étant dans un état de fatigue aussi avancé que Roy trouverait la réponse. Il devait se reposer, sinon il allait devenir fou. Même Edward dormait ! Elle le savait, l’ayant souvent vu dormir sans culpabiliser de ne pas poursuivre ses recherches. Pourtant, ses recherches étaient aussi importantes, à ses yeux, que celles que menait Roy actuellement.

Roy – Il y a toujours la formule qui revient, murmura-t-il, à moitié endormi. Visita interiorem terrae rectificando invenies operae lapidem. "Descends dans les entrailles de la terre, en distillant tu trouveras la pierre de l'œuvre." C'est une des clés, tu comprends ?

Roy… Pourquoi refusait-il de penser à autre chose l’espace de cinq minutes ? Riza hocha la tête par automatisme, ayant l’habitude de le voir travailler et déblatérer ses théories ou réflexions à voir haute lorsqu’elle était dans la même pièce que lui. Elle savait qu’il en avait parfois besoin, en particulier lorsqu’il était épuisé. Mais, ici, son regard, son air concentré et fatigué, tout montrait qu’il avait besoin de repos. Roy se frotta un peu les yeux, puis le front, ayant redressé la tête à présent, et promenait son regard sur ses notes éparpillées sur le bureau. Elle-même tourna la tête, voyant un fouillis de papiers, symboles, calculs et mots sans aucun rapport avec l’alchimie à ses yeux bien qu’elle sache que ce n’était pas vrai. Tout ceci avait un sens, évidemment, mais Riza voyait bien que ce sens était enfoui et bien caché et que plusieurs jours de recherches étaient nécessaires pour le saisir.

Roy – Le tungstène, l'antimoine, l'or, l'étain, le sodium et le potassium, c'est tout ce que j'ai pu retirer pour le moment, et ça ne suffit pas. Le sang du Lion Vert symbolise l'Or, on retrouve aussi sans cesse les symboles de la Lune, du Soleil et des quatre éléments. Tu peux aller te coucher sans moi, tu sais, j'en ai pour un moment.

Riza – Ah, ça, non, dit-elle d’un ton déterminé. Tu ne tiens plus debout, Roy, tu dois te reposer, absolument. L’infirmière nous a dit, qu’en tant qu’officiers, nous étions censés prendre soin de notre santé, que c’était très important pour le bébé. Je ne te laisserai pas veiller, tu as besoin de repos. Soit je veille avec toi, soit on dort tous les deux maintenant. Quoi qu’il en soit, je ne te laisserai pas travailler pendant que moi je dormirai.

Et ce n’était pas un problème, elle avait encore des forces et n’était pas aussi fatiguée que lui, il pouvait en être sûr. S’il le fallait, elle pouvait même préparer du café et des encas pour qu’il ne s’endorme pas et pour qu’il n’épuise pas toutes ses ressources, sachant que l’on a faim lors des longues heures de travail nocturnes. Qui, dans l’académie, n’avait jamais travaillé de nuit ? Elle-même l’avait déjà fait plusieurs fois pour étudier et compenser son statut de « faible femme ». Les entraînements longs et éreintants, les nuits à étudier, à tout mémoriser jusqu’à ce qu’elle connaisse sur le bout des doigts… Cela ne l’effrayait pas, loin de là. Cependant, Roy sembla capituler car il grimaça, la faisant jubiler intérieurement. Pour une fois qu’il restait raisonnable à propos de l’alchimie et de ses recherches !

Roy – Je peux encore travailler une heure et j'irai dormir après, c'est promis.

Oh… Riza lui fit un petit sourire, l’embrassant doucement sur les lèvres avant de le remercier. Elle se leva ensuite, ayant obtenu ce qu’elle voulait, lui disant qu’elle reviendrait dans une heure au cas où il était plongé dans ses recherches. Elle lui faisait confiance mais savait aussi que, lorsqu’il était concentré, il perdait toute notion du temps. Ce n’était pas sa faute, elle ne lui en tenait pas rigueur étant donné qu’elle-même en faisait tout autant lorsqu’un dossier plus long la retenait. La militaire quitta la pièce, notant mentalement l’heure qu’il était. Que faire pour patienter une heure… Se changer, déjà, puis lire un peu pour se changer les idées et se détendre réellement. Riza fila dans la salle de bains, se passant un peu d’eau sur le visage avant de se déshabiller.

Elle jeta ensuite un regard dans le miroir, s’observant de profil presque naturellement. Oui… Roy avait raison, on voyait une petite bosse, à présent. C’était… bizarre. La bosse était petite, encore, mais tellement inhabituelle et inattendue. La sniper posa les mains sur son ventre un instant, à la fois curieuse et effrayée de sentir cette bosse. Voir l’état dans lequel était son supérieur et leur avenir incertain ne la rassurait pas, loin de là. Elle l’avait rarement vu aussi tendu et nerveux. Et la découverte d’une tante, avec ça, n’arrangeait absolument rien. Une tante. Elle n’en avait pas encore parlé à Roy, le trouvant assez nerveux comme cela, trouvant bête d’en rajouter une couche avec des problèmes personnels. Il y avait plus urgent, les problèmes concernant Amestris étaient bien plus importants. Même si elle avait besoin d’encore un peu de temps pour digérer cela, le réaliser vraiment.

Poussant un soupir, Riza se secoua et se mit en pyjama, enfilant pantalon et haut, dénouant ses cheveux qui retombèrent sur ses épaules. Ils n’étaient pas très longs, encore, mais poussaient progressivement sans que cela ne la dérange. Elle sortit ensuite de la petite salle de bains, attrapant un livre au hasard dans la petite bibliothèque du salon. Elle colla son oreille contre la porte du bureau de Roy, l’entendant remuer les feuilles et marmonner des paroles inaudibles à cette distance. Bon… Le laisser travailler, il avait promis de ne bosser qu’une heure avant d’aller se coucher et elle lui faisait confiance. Riza continua donc son chemin, rejoignant leur chambre. Elle se faufila dans leur lit, s’enveloppant dans la couverture avec son livre. Elle aurait pu travailler, elle aussi, mais savait qu’elle n’y arriverait pas. Donc, quitte à patienter une heure…

Finissant par somnoler, elle rouvrit brusquement les yeux en faisant tomber son livre par terre dans un bruit sourd. Oups. Depuis combien de temps dormait-elle, au juste ? Jetant un regard à l’horloge, elle constata qu’elle avait somnolé une bonne demi-heure et qu’elle devait aller tirer Roy de son travail pour qu’il vienne se reposer. Elle s’étira doucement et se releva, marchant sur la pointe des pieds sans prendre la peine de remettre ses pantoufles. La jeune femme sortit de leur chambre, refermant la porte derrière elle avec la petite lampe de chevet allumée et traversa le couloir pour aller retrouver Roy, toujours à son bureau, avec un air un petit peu endormi. Elle frappa à la porte avant d’entrer pour éviter de le faire sursauter, trois petits coups brefs avant de passer la tête par l’ouverture, voyant une lumière filtrer et éclairer son bureau débordant de notes, feuilles et autres livres – comme tout à l’heure, en fait.

Riza – Tu viens ? Il faut qu’on dorme, on travaille demain.

Riza attendit qu’il la rejoigne, le laissant se changer d’abord pendant qu’elle-même regagnait leur lit. Somnolant encore un peu, elle écarta la couverture lorsqu’elle le vit entrer dans la chambre et le laissa se coucher, avec ce même air fatigué que tout à l’heure, si ce n’est pire. Oh… Il devait vraiment dormir, c’était urgent. Dès qu’il se fut allongé, Riza se glissa dans ses bras, faisant passer le sien sous elle en posant sa tête contre lui, à un endroit où elle ne le dérangerait pas pour dormir. Elle l’enlaça ensuite en se collant à lui, beaucoup plus rassurée et consciente, pour une fois, de l’effet bénéfique que ses bras avaient sur elle. Voilà… Là, elle était bien. Très bien, même. Plus bouger jusqu’au lendemain, certainement pas. Roy avait le don de la rassurer, même sans rien faire, comme cette nuit où il l’avait gardée dans ses bras alors que son père venait de mourir. Et, maintenant qu’elle le réalisait, qu’elle savait ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre, Riza avait l’impression que seul son supérieur, et ami à l’époque, aurait pu la réconforter et la calmer un minimum. Impression qui s’était confirmée avec les années, Roy étant là à chaque moment important de sa vie. Et ils n’avaient absolument rien vu. Elle non plus, ne s’étant jamais intéressée aux hommes jusqu’ici…

Riza s’endormit sur cette pensée, littéralement accrochée à son mari, respirant son odeur et sentant sa peau contre la sienne. Ce n’est qu’au petit matin qu’elle se réveilla à cause du réveil à six heures, en même temps que lui, n’ayant bougé que très peu. Humph, pas maintenaaaant ! Elle gémit, enfouissant sa tête dans le cou de Roy en râlant contre le réveil. Encore un petit peu, un tout petit peu. Juste quelques minutes. Pourquoi la nuit n’était-elle pas plus longue ? Elle était très bien, ici, et ne bougerait pour rien au monde. Des nuits comme celle-ci, aussi calme et dans ses bras, aucun problème, elle en voulait bien plusieurs. Levant la tête, elle remarqua que Roy fermait toujours les yeux, n’étant pas réveillé du tout malgré le réveil et leur nuit au calme. D’accord, ce n’était pas lui qui allait la motiver à se lever… Riza avait l’impression d’avoir couru des heures mais, pourtant, elle devait se lever, réveiller Roy et le pousser à se réveiller. Elle se hissa difficilement jusqu’à ses lèvres, l’embrassant doucement pour le tirer de son sommeil avant de le secouer faiblement puis un peu plus énergiquement.

Riza – Roy, dit-elle d’une voix endormie, on doit se lever… Il est six heures passées.

Roy – Une minute, mère...

… mère ? Il la prenait pour sa mère ?! BON, la douche était urgente. Riza écarquilla les yeux en réalisant à quel point il était fatigué, ne se vexant par pour autant même s’il n’avait même pas pris conscience qu’elle était encore dans ses bras. Elle fit non de la tête puis lui dit tout de même qui elle était avant de se lever, faire le tour du lit et le tirer hors du lit. Allez, debout ! Elle ajouta qu’il était grand temps de prendre une douche pour se réveiller, que la fatigue ne lui allait pas du tout et qu’il irait bien mieux après un petit-déjeuner qui lui éviterait de confondre sa femme avec sa mère. Sa mère… Par chance, Roy ouvrit les yeux, se traînant ensuite jusqu’à la douche sous son regard attentif. Elle ne le quitta des yeux que lorsqu’il referma la porte de la salle de bains, se dirigeant elle-même vers la cuisine pour préparer les affaires du petit-déjeuner.

Riza s’affaira un court moment, s’apprêtant à ouvrir le frigo avant de se tourner vers le couloir. Pourquoi… Pourquoi pas ? Après tout, il y avait un moyen bien plus concret de lui montrer qu’elle était sa femme et non sa mère. Revenant sur ses pas, la jeune femme ouvrit tout doucement la porte de la salle de bains en veillant à ne pas se faire remarquer et laissa tomber son pyjama sur un petit tabouret encore libre. Elle tira un petit peu le rideau de la douche ensuite pour s’y glisser, masquant un sourire devant le sursaut que venait de faire Roy en la voyant. Pas habitué, encore, pas vrai ? Elle entra pour l’embrasser, très proche de lui à cause de la taille de la douche, et passa ses bras autour de son cou.

Riza – Je tenais à te prouver que tu avais bien dormi avec ta femme et non ta mère… Tu me laisses une petite place avant d’entamer notre longue et fatigante journée ?


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MessageSujet: Re: Tu ne peux pas tout garder pour toi   Jeu 27 Avr 2017 - 10:32

Riza – Ah, ça, non, dit-elle d’un ton déterminé. Tu ne tiens plus debout, Roy, tu dois te reposer, absolument. L’infirmière nous a dit, qu’en tant qu’officiers, nous étions censés prendre soin de notre santé, que c’était très important pour le bébé. Je ne te laisserai pas veiller, tu as besoin de repos. Soit je veille avec toi, soit on dort tous les deux maintenant. Quoi qu’il en soit, je ne te laisserai pas travailler pendant que moi je dormirai.

Sa femme était décidément aussi bornée que lui, ça ne cessera jamais de l’étonner. Il finit par grimacer et lâcher un léger soupir, répondant, dans ce cas, qu’il allait travailler encore une heure puis qu’il irait ensuite se coucher avec elle, c’était promis. Une fois Riza sortie, Roy remit le nez dans ses notes, se frottant un peu la nuque, butant sur un des plus grands dessins du « livre de cuisine » où il était rendu pour le moment, à savoir seulement le premier. Cela représentait une femme assez grande en longue tunique, fine, chaussée de sandales, coiffée d’un casque ailée et brandissant une épée d’or et d’argent, avec un boucler à son autre bras. Son allure était très fière et défiante, comme une déclaration de guerre vers le monde entier. Elle était debout sur un rocher et l’écume de l’océan jaillissait avec force autour d’elle. Un grand lion à gauche, gueule ouverte, était à côté, lui aussi empli d’une certaine colère, et sur la droite, un très long serpent avait les crocs en avant et était prêt à l’attaque. On pouvait noter les vagues derrière le rocher et la femme, ainsi que le soleil en haut du dessin. Quelques runes étaient tracées ci et là dans le ciel. Le tout avait été fait au fusain et recouvert d’un petit produit pour que rien ne soit abîmé. Un dessin que Roy n’avait pu révéler, sous le texte, que grâce à sa propre alchimie.

Il n’était pas rare qu’un dessin déborde de symboles, d’autant plus que chaque symbole se rapportait à plusieurs interprétations. Tous les alchimistes faisaient cela pour protéger le fruit de leurs travaux… Lui-même le faisait, comme le père de Riza, Edward dans ses propres notes et encore bien d’autres. La difficulté du code ne tenait qu’à l’expérience de son auteur et pour le coup, lui et Edward, ainsi qu’Alphonse, avaient affaire à un expert. Marcoh n’était pas qu’un simple médecin un peu âgé, il était un expert dans la recherche Alchimique et y avait consacré sa vie. Son nom était une référence dans le domaine et même le père de Riza l’avait souvent cité, bien qu’il déteste les petits chiens de l’armée. Face à ces travaux, Roy se sentait de nouveau enfant, comme lors des premières leçons où il apprenait à déchiffrer signes et symboles et comprendre leur sens. Comme à chaque fois, c’est par les bases qu’il fallait reprendre. Le colonel se replongea dans le travail, entouré de ses vieux livres de cours et d’un dictionnaire épais de runes, grattant le papier sans voir le temps passer. Certains symboles revenaient régulièrement, le sang, sous diverses formes et signes, était lui aussi très souvent mentionné.

D’autres mots, qui venaient régulièrement, se glissaient entre d’autres interprétations puis disparaissaient, sans jamais se mêler au reste, mais toujours là, insistants. Comme le mot « Porte » par exemple… cela semblait important. Roy se demandait s’il pouvait s’agir de la fameuse Porte dont Edward avait parlé quelques fois, la Porte qu’il avait traversé après avoir vu la Vérité. Si c’était le cas, quel était le rapport avec le reste ? Peut-être que les personnes ayant vues cette porte avaient un « truc » intéressant les Homonculus ? Ça ne tenait pas debout non plus. Edward l’avait vu, soit, mais pas Alphonse, ni Marcoh, ni Roy, alors qu’ils étaient pourtant visés également. Le commandant Madless, peut-être… Ce qui soulevait encore d’autres interrogations. Si Scar en savait déjà plus qu’eux, à propos de tout cela, c’était peut-être la raison pour laquelle il avait épargné Madless, voire le préservait de l’armée. Comment aurait-il fait pour apprendre quoi que ce soit, mystère. Ils ignoraient si certains Ishbals pratiquaient l’alchimie, ce qui serait douteux, et encore moins comment Scar aurait apprécié la compagnie de l’un d’eux. Le colonel se frottait un peu les yeux lorsqu’il entendit trois petits coups frappés à la porte, puis Riza ouvrit, déjà en pyjama.

Riza – Tu viens ? Il faut qu’on dorme, on travaille demain.

Roy – J’arrive…

Il se leva puis éteignit son bureau, allant d’abord dans la salle de bain pour se changer. Perdu dans ses pensées, il revit l’immense désert, la fureur de ses habitants, la peur… Scar pouvait-il posséder une des clés, qui les aideront à comprendre ? C’était possible… C’était même sûr, lorsqu’on y songeait bien. Il n’y avait aucune autre raison valable pour qu’il protège Madless au lieu de le tuer. D’ailleurs, Madless lui-même avait une valeur impossible à nier aux yeux de Bradley, qui expliquait qu’on lui laisse son titre, qu’on le garde dans l’armée, qu’il soit tant recherché depuis sa disparition. Protégé par un homme qui ne rêvait pourtant que d’assassiner tous les petits chiens de l’armée. Ah, bon sang… Plus on cherchait le sens de toute cette histoire et plus on avait le sentiment de tourner en rond alors que la réponse était à portée de main. Il sortit de la salle de bain, éteignant les dernières lumières au passage, puis alla se coucher à son tour, assez épuisé. Riza vint se blottir contre lui presque aussitôt, apparemment en besoin d’affection. Il l’embrassa sur le front dès qu’elle fut bien installée puis s’endormit en quelques minutes, l’esprit encore rempli de symboles alchimiques et d’interrogations.

Ses rêves furent emplis de fragments de recherche et de souvenirs d’enfance, des heures passées le nez fourré dans les livres puis au-dehors, à apprendre et passer à la pratique. L’alchimie, encore et toujours, la règle primordiale de l’échange équivalent. Il travaillait dans le jardin pour créer toutes sortes d’objets, sous le regard attentif de sa mère, et plus tard, sous celui amusé de Hughes qui venait le soir pour assister à ça. Les images partirent tout à coup et il sentit une main le secouer. Etait-ce déjà l’heure d’y aller ? Il n’avait pas terminé, pourtant… Il le dit à sa mère, d’une voix légèrement étouffée, puis ouvrit péniblement un œil. Où était-il ? C’était… Oh. Ah. Oui. L’enfance était terminée depuis bien longtemps et Riza s’évertuait à le secouer pour le réveiller. Bon, bon, d’accord, il se levait ! Première étape, se traîner jusqu’à la salle de bain, les yeux encore bouffis de sommeil. Une fois sous l’eau chaude, Roy se réveilla un peu, s’étirant comme il le pouvait. L’instant d’après, le rideau fut tout à coup tiré avec un petit grincement, le faisant sursauter. Riza, enfin, elle pourrait prévenir avant de faire ça ! Il la récupéra dans les bras, répondant avec un léger temps de retard à son baiser.

Riza – Je tenais à te prouver que tu avais bien dormi avec ta femme et non ta mère… Tu me laisses une petite place avant d’entamer notre longue et fatigante journée ?

Le colonel l’arrosa à la figure avec le pommeau de douche pour qu’elle arrête de se moquer de lui puis rit un peu, la reprenant dans ses bras l’instant d’après. Comme elle était plus petite que lui, il en profita pour lui laver les cheveux et la rincer après, tout en terminant de se laver lui-même. Sortir de la douche fut un tout petit peu plus compliqué, mais au moins, il n’y eut pas d’accident. Roy enfila son uniforme par pur automatisme, ne perdant plus de temps comme au début à bien vérifier que tout était impeccable. Son esprit était de nouveau accaparé par ses recherches, par les notes d’hier soir, impossible de s’en empêcher. Néanmoins, une fois à table avec Riza, sa veste posée pour le moment sur le côté et les manches de la chemise remontées jusqu’aux coudes, il fit un effort pour chasser ça loin de lui. Pour commencer, déjeuner tranquillement ne serait pas mal.

Roy – L’autre jour, Maes recommençait à me harceler car nous n’avons encore rien faits pour préparer la chambre du bébé, informa-t-il Riza en se versant du café. Attends-toi à ce qu’il te fasse le même coup lorsque tu le croiseras. J’ai toute une liste de ce qu’il faut préparer, comme il dit, il m’a même fourré les adresses des magasins dans Central. Tu voudras y aller avec moi, ce soir ?


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MessageSujet: Re: Tu ne peux pas tout garder pour toi   Dim 4 Juin 2017 - 19:03

Au moins, sa provocation avait fonctionné ! Roy l’arrosa dans la douche pour la faire taire, riant au moins un peu lui aussi avant de la prendre dans ses bras. Ce n’était pas grand-chose, non, mais elle voyait une amélioration à ce comportement. Il faisait un effort, même si elle se doutait que ses pensées divaguaient toujours vers les recherches de Marcoh. Le problème est que, s’il y pensait aussi souvent, jour et nuit, à toute heure, il ne verrait plus rien dans ces notes cryptées… Il devait prendre du recul, se reposer et arrêter d’y penser pendant leur journée de travail. Qu’il y consacre sa soirée, passe encore, elle-même travaillait de son côté. Mais que ses pensées tournent constamment vers ces écrits, c’était impossible. Il devait se reposer, il en allait de sa santé mentale. Lui lançant des regards inquiets, elle se laissa cependant faire lorsqu’il s’occupa de lui laver les cheveux et de lui rincer le corps, ce qui était toujours un peu étrange pour elle. Au travail, les rôles étaient inversés, elle veillait sur lui. Mais ici… Riza avait de plus en plus l’impression que c’était le contraire. Surtout depuis la menace officielle des homonculus.

Dès qu’ils eurent terminé de se laver, il fallut sortir de la douche. Pour elle, aucun problème, sa petite taille l’avantageait et elle en profita pour se glisser dehors avant Roy en prenant garde à bien poser les pieds sur le tapis de la petite salle de bains embuée. Elle se sécha rapidement le corps, attrapant la serviette de bains accrochée à côté de la douche, puis enfila le pantalon et le t-shirt noir constituant son uniforme après avoir mis ses sous-vêtements. D’ailleurs, il faudrait qu’elle pense à acheter de nouveaux soutien-gorge, elle remarquait qu’ils devenaient de plus en plus difficiles à fermer à mesure que le temps passait. Celui-ci, autrefois parfait et un peu plus serré pour éviter d’être gênée en plein exercice, commençait à compresser un peu trop sa poitrine que pour lui permettre de travailler tranquillement. Riza avait été prévenue par l’infirmière, sa tante, tout comme elle savait qu’elle ne pourrait pas allaiter toute seule leur bébé, mais gagner de la poitrine en tant que sniper… Faisant un peu la moue dans le miroir, elle se retint de toucher sa poitrine à cause de Roy et se contenta de s’essuyer les cheveux, les laissant pendre pour l’instant.

Riza sortit de la salle de bains, se dirigeant vers la cuisine pour préparer le petit-déjeuner pendant que son époux mettait la table, préparant du café pour tous les deux. Elle déposa également le pain sur la table pendant que Roy apportait le reste. A deux, tout allait plus vite, même s’il y avait plus de choses à prendre comme ils n’avaient pas les mêmes goûts – surtout pour le moment où il lui prenait des envies bizarres, parfois, qu’elle n’avait pas avant. Patientant un peu dans la cuisine, surveillant le café, elle prit deux tasses qu’elle posa à table, sur les sous de tasse, pour n’avoir plus qu’à les remplir sitôt le café prêt. Ce qui ne prit que quelques minutes. Attrapant ensuite la cafetière, elle l’apporta à table et la déposa sur le sous-plat en liège pour éviter de voir la nappe brûler, s’installant à son tour avec Roy.

Leur voisinage était encore endormi, comme eux-mêmes se levaient très tôt pour aller travailler, ce qui leur permettait de profiter du calme de la ville comme lorsqu’ils vivaient dans l’Est. Enfin, calme… En tout cas, la ville était plus calme que lorsqu’ils étaient en pleine journée. Ils n’entendaient jamais les oiseaux, ici, ni aucun bruit naturel. Toujours les voitures, les commerçants, les gens qui parlaient… Se découpant un morceau de pain, elle prit la confiture pour se préparer son petit-déjeuner alors que Roy remplissait sa tasse de café.

Roy – L’autre jour, Maes recommençait à me harceler car nous n’avons encore rien faits pour préparer la chambre du bébé, informa-t-il Riza en se versant du café. Attends-toi à ce qu’il te fasse le même coup lorsque tu le croiseras. J’ai toute une liste de ce qu’il faut préparer, comme il dit, il m’a même fourré les adresses des magasins dans Central. Tu voudras y aller avec moi, ce soir ?

Riza – Heu… Combien a-t-il noté de magasins, sur cette liste, exactement ? Naturellement, je t’accompagnerai, c’est notre enfant, mais si on doit le faire en plusieurs jours, il faut tenir compte des rendez-vous que l’on a en plus comme ceux de l’hôpital, par exemple. Hughes pourra me harceler, il ne va pas s’opposer aux rendez-vous avec l’infirmière.

Ce n’était pas qu’elle se méfiait de « cette liste » mais… Si, en fait, elle s’en méfiait. Hughes était adorable et très attentionné, rien à redire là-dessus, cependant, il en faisait trop pour tout et elle craignait de devoir visiter une trentaine de magasins uniquement pour des affaires d’enfant. En plus de cela, ils étaient déjà fort limités par la taille de leur appartement et devraient se contenter du minimum s’ils voulaient pouvoir se déplacer sans se heurter aux meubles à chaque pas. Seulement, c’était Hughes et Roy lui confirma le nombre élevé de magasins à faire. Il leur faudrait certainement plusieurs jours pour tous les voir, se repérer dans Central et s’organiser entre les rendez-vous à l’hôpital, les recherches de meubles pour la chambre d’enfant et le travail qu’ils devaient faire chez eux. Ils discutèrent de l’organisation des prochains jours le temps de terminer de manger avant que Riza ne se lève pour aller chercher l’agenda avec tous leurs rendez-vous importants, revenant ensuite vers Roy.

Riza – On devra continuer la tournée des magasins plus tard, j’ai rendez-vous à l’hôpital après-demain…, dit-elle en pointant du doigt la date sur l’agenda. D’ailleurs, est-ce que tu crois que… tu pourras m’accompagner cette fois aussi ? Je sais que c’est ridicule et que tu veux travailler sur tes recherches mais…

Riza s’interrompit, levant le regard vers Roy avec une moue mal à l’aise. Elle n’osait pas affronter sa tante toute seule tout de suite, il lui fallait plus que deux semaines pour digérer la nouvelle et ne plus en être touchée. C’était stupide, oui, complètement, surtout que sa tante n’avait pas l’air d’être plus concernée que cela par cette découverte. Enfin… Peut-être que si. Mais, au travail, elle restait professionnelle, tout comme Riza, et elle n’osait pas lui demander platement ce qu’elle pensait de toute cette histoire. Ni lui poser les questions sans réponse depuis toutes ces années. Elle referma l’agenda, poussant un soupir en même temps avant d’ajouter que Roy avait été honnête avec elle, qu’elle devait l’être aussi.

Riza – Quand tu m’as entendue crier, dans le bureau de l’infirmière, c’est parce que je lui hurlais dessus, avoua-t-elle tout bas. J’ai découvert… Enfin, elle a fait le rapprochement, plutôt. C’est ma tante. Elle savait que j’existais et m’a reconnue à cause de mon nom de jeune fille et de mon tatouage. Elle connaissait mon père, et connaissait son caractère… Elle est restée professionnelle, mais je ne… réalise pas encore, je crois. Et tu n’imagines pas le nombre de questions qui se bousculent dans ma tête. Je n’ai pas envie de la revoir toute seule aussi vite…


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MessageSujet: Re: Tu ne peux pas tout garder pour toi   Sam 24 Juin 2017 - 17:44

Riza – Heu… Combien a-t-il noté de magasins, sur cette liste, exactement ? Naturellement, je t’accompagnerai, c’est notre enfant, mais si on doit le faire en plusieurs jours, il faut tenir compte des rendez-vous que l’on a en plus comme ceux de l’hôpital, par exemple. Hughes pourra me harceler, il ne va pas s’opposer aux rendez-vous avec l’infirmière.

Combien de magasins… Roy eut un petit sourire en se disant que Riza sous-estimait encore très légèrement le caractère passionnel du lieutenant-colonel si elle s’imaginait qu’il était resté raisonnable. Il lui avoua le chiffre à haute voix tout en beurrant une tartine, lisant sur son visage que si, en fait, elle s’y attendait, et cette perspective n’avait rien de réjouissante. Roy ne réalisait qu’à peine qu’il y allait vraiment y avoir un bébé dans cette maison d’ici quelques mois, leur bébé, et imaginait encore moins acheter un berceau ou des biberons. Ils en discutèrent un peu, afin de savoir comment s’organiser, avant que Riza ne se lève finalement pour aller chercher son agenda, venant se rasseoir ensuite en le feuilletant. Le jeune colonel s’étira longuement, étouffant un bâillement, puis touilla longuement le café très noir en tâchant de se réveiller, certains matins étaient définitivement plus durs que d’autres. A cette heure, Hughes aussi devait être en train de prendre le petit-déjeuner avec Gracia et Elysia, sans doute souriant, comme à son habitude. Quand à à leur équipe, elle devait être en caserne. Breda vivait chez lui, en célibataire d’un petit appartement près des rues commerçantes, Falman, Havoc et Fuery, eux, vivaient en dortoirs à la caserne.

Riza – On devra continuer la tournée des magasins plus tard, j’ai rendez-vous à l’hôpital après-demain…, dit-elle en pointant du doigt la date sur l’agenda. D’ailleurs, est-ce que tu crois que… tu pourras m’accompagner cette fois aussi ? Je sais que c’est ridicule et que tu veux travailler sur tes recherches mais…

Roy – Évidemment, je vais t’accompagner, c’est notre enfant.

Le soldat se frotta un peu les yeux pour achever de se réveiller, se demandant en même temps pourquoi Riza devenait si mal à l’aise pour de simples rendez-vous médicaux. La peur pour le bébé, du fait de son métier et des risques encourus ? C’était possible, très probable même, mais elle n’avait pas à s’inquiéter, elle était suivie et Roy veillait sur elle, ainsi que sur l’enfant. Il ne leur arrivera rien, ni à elle ni à lui, il leur en faisait la promesse ! Souriant pour la réconforter, il vit nettement à quel point elle semblait triste et abattue, tout à coup, refermant son agenda comme s’il contenait la pire nouvelle au monde. Roy empila les deux bols l’un dans l’autre, comme ils étaient vides, puis referma également la petite boîte en fer où ils rangeaient des biscuits pour le petit-déjeuner, le genre sablé qu’ils emmenaient en rations dans l’armée. A l’avoine ou fourré, nourrissants mais infects, il fallait le dire. Voir Riza aussi triste était assez bizarre, elle ne montrait jamais ses faiblesses, d’habitude, toujours très rigide, sévère et stricte. Très froide par moments. La grossesse jouait avec ses hormones, c’était impossible autrement.

Riza – Quand tu m’as entendue crier, dans le bureau de l’infirmière, c’est parce que je lui hurlais dessus, avoua-t-elle tout bas. J’ai découvert… Enfin, elle a fait le rapprochement, plutôt. C’est ma tante. Elle savait que j’existais et m’a reconnue à cause de mon nom de jeune fille et de mon tatouage. Elle connaissait mon père, et connaissait son caractère… Elle est restée professionnelle, mais je ne… réalise pas encore, je crois. Et tu n’imagines pas le nombre de questions qui se bousculent dans ma tête. Je n’ai pas envie de la revoir toute seule aussi vite…

Roy – Tu as une tante ? répéta-t-il.

Même si, au fond, Roy comprenait très bien qu’une personne saine d’esprit ne veuille pas rester très longtemps avec le père de Riza, il trouvait aussi qu’il fallait apprendre à le… connaître… Enfin, s’adapter à son caractère. Comme Riza ne se sentait vraiment pas bien, il se leva à son tour puis vint auprès d’elle, l’enlaçant par-derrière à l’incitant à se reposer contre lui. Apprendre ça de but en blanc était un peu déstabilisant, il pouvait très bien le comprendre, mais ça ira… Il l’entoura de ses bras, lui caressant un peu la joue du bout des doigts, puis répétant à voix haute qu’il viendra avec elle, bien entendu, pas de soucis à ce niveau-là. Et ce même si cette femme l’avait littéralement jeté entre les griffes de Marcoh pour « contrôler son état de santé ». Le colonel avait passé le pire moment de sa vie, lorsque le médecin l’avait ausculté et fait tout un sermon sur l’importance de prendre soin de soi et ne pas se laisser aller à de mauvaises habitudes. Tirant une chaise, il s’assit juste à côté de Riza puis la fit venir sur ses genoux pour l’enlacer correctement, la serrant contre lui pour la réconforter.

Roy – Où est passé ma Riza qui ne se laissait pas troubler, même pour ce genre de chose ? sourit-il en l’embrassant sur le front.

Le geste n’était pas anodin. Tous les jours, avant de rentrer chez lui après son entraînement en alchimie, Roy allait embrasser Riza sur le front pour lui souhaiter bonne nuit. Il l’avait toujours fait, jusqu’au jour où son maître était finalement mort et que tous deux avaient pris conscience que c’était bon, qu’ils étaient adultes, qu’il fallait se comporter comme tel et avancer.

Roy – Si c'est ta tante, ça explique tout, elle est terrifiante comme toi.


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MessageSujet: Re: Tu ne peux pas tout garder pour toi   Mer 5 Juil 2017 - 23:49

Roy – Tu as une tante ? répéta-t-il.

Riza hocha la tête, même si c’était inutile, se sentant comme… oppressée, tout à coup. Elle ne voulait pas revoir sa tante, n’avait pas envie d’y être confrontée toute seule, mais refusait de changer d’infirmière pour une chose aussi stupide que cela. La famille était toujours un sujet plus sensible, pour elle, mais elle avait dressé un mur entre ses sentiments et son passé pour ne plus en être touchée, à l’armée. Cela avait été presque le seul moyen de redresser la tête au moment où elle n’avait plus personne, où elle se retrouvait seule, du jour au lendemain. C’était arrivé si soudainement ! Roy était resté, il l’avait accompagnée, chose pour laquelle elle ne le remercierait jamais assez, mais elle s’était tout de même retrouvée orpheline du jour au lendemain. En entrant dans l’armée, elle avait dit adieu à la Riza fragile en apparence qui ne se laissait pas faire malgré tout pour devenir la femme qu’elle était aujourd’hui. Le lieutenant savait qu’on la disait froide, distante, extrêmement sévère, mais tel était le prix à payer pour être respecté dans l’armée à la place qu’elle occupait.

Et la découverte d’une tante l’avait très fortement chamboulée. C’était… un rappel du passé qu’elle avait mis du temps à enfouir loin dans ses souvenirs, un rappel qui lui évoquait des moments incroyablement douloureux. Autant dire qu’elle avait été prise de court en apprenant cela et qu’il lui fallait seulement digérer la nouvelle, faire comme si rien ne s’était passé. Ou alors, au contraire, devrait-elle prendre son courage à deux mains et aller parler à sa tante à l’extérieur du travail ? Non. Non, elle ne pouvait pas. Pas tout de suite, du moins. Elle leva un regard perdu vers Roy tandis qu’il venait près d’elle, l’enlaçant par derrière. Elle se laissa aller contre lui, désolée de lui montrer à quel point ce sujet la perturbait et trop honteuse pour lui avouer pourquoi il la perturbait à ce point. Riza resta donc silencieuse, serrant les bras qui l’entouraient à la recherche du réconfort que Roy était bien le seul à pouvoir lui donner. Comme le jour où elle avait perdu son père. Elle était désolée, elle ne pensait pas craquer bêtement comme cela et avait vraiment voulu lui cacher cette histoire qui n’avait, en fin de compte, pas grande importance.

Il fallait encore qu’elle se coiffe, ses cheveux trop longs maintenant ne pouvant rester lâchés. Mais pas tout de suite. Riza ne bougea pas, restant là à se reposer contre son mari et supérieur avant de commencer leur journée très rythmée au QG. Dès qu’ils sortiraient de cet appartement, le lieutenant sévère et strict reviendrait comme s’il ne s’était rien passé, Roy le savait, mais elle voulait profiter. Rien qu’un peu. Elle ferma les yeux lorsqu’il lui caressa la joue du bout des doigts, lui répétant qu’il viendrait avec elle au rendez-vous sans problème et lui ôtant un poids considérable par cette simple parole. Merci… C’était stupide, il devait être perdu face à ce comportement, mais elle lui expliquerait plus tard si lui ne le comprenait toujours pas. Il y avait plus important, plus urgent à traiter dont les dossiers de Marcoh et la contrebande nationale.

Roy se détacha alors d’elle pour tirer une chaise juste à côté de Riza, cette fois, l’attirant à lui pour la faire venir sur ses genoux et l’enlacer un peu mieux. Elle-même passa son bras par-dessus ses épaules, s’accrochant à lui sans rien dire tandis qu’il la serrait contre lui. Mais qu’il ne s’inquiète pas, elle allait très bien. La jeune femme faillit le lui dire mais se ravisa, jugeant que son air ne plaiderait pas en sa faveur, très loin de là. Mais elle voulait le convaincre, lui dire que ce n’était qu’un changement à accuser. Ou peut-être la fatigue qui jouait aussi alors qu’elle était parfaitement reposée. Enfin, aussi bien qu’elle pouvait l’être en devant s’habituer à dormir dans une grande ville avec les récents problèmes qu’ils avaient connus. Mais elle allait bien, malgré tout.

Roy – Où est passé ma Riza qui ne se laissait pas troubler, même pour ce genre de chose ? sourit-il en l’embrassant sur le front.

Riza ferma à nouveau les yeux, un petit sourire sur les lèvres. Ce geste aussi lui rappelait une période plus calme et insouciante, qui était bien loin aujourd’hui. Elle ne se laissait pas troubler pour si peu mais… C’était la famille, sa tante, son père dont elle avait essayé de s’émanciper et qui la suivait jusqu’ici. Elle avait mille questions en tête qu’elle ne pourrait probablement jamais poser et ne voulait surtout pas que Roy s’inquiète pour cela. Ainsi, pour essayer de se reprendre, Riza se concentra plutôt sur les bruits qu’elle pouvait entendre dans l’immeuble ou dans la rue, même s’il était déjà très tôt. Exercice qu’elle avait l’habitude de faire en tant que sniper pour mieux cerner son environnement et qui lui permettait de reprendre son calme et son sang-froid afin de ne pas commettre d’impair. Des bruits de chaise qui raclent le sol, à l’étage, des enfants qui pleurent, une voiture qui passe, des commerçants qui ouvraient leur boutique en parlant très fort pour saluer le voisin… Le claquement des pas sur un pavé mal enfoncé, un chien qui aboie, un oiseau qui s’envole tout près de la fenêtre.

Roy – Si c'est ta tante, ça explique tout, elle est terrifiante comme toi.

Riza – Parce que tu me trouves terrifiante, toi ?, demanda-t-elle, choquée, en rouvrant les yeux. Tu es le seul à me voir en dehors du travail, tu vois bien que je n’ai pas le même caractère là-bas. Et je n’ai pas le choix, en plus, sinon je me serais fait marcher sur les pieds dès mon entrée à l’Académie. C’est toi qui fais peur à tout le monde, pas moi.

Roy – Qui se ressemble s'assemble, comme on dit…, dit-il avec un sourire innocent.

Non mais eh ! Riza n’était pas terrifiante, elle était on ne peut plus gentille. Un peu froide et distante, oui, d’accord, mais c’est tout, elle n’avait rien d’effrayant contrairement à la mère de Roy ou à sa propre tante. Ce qu’elle ne pouvait pas dire sans déclencher une scène de ménage, chose qu’elle voulait éviter en cet instant précis alors qu’elle était sur les genoux de son supérieur qui aurait tout le loisir de se venger d’ici une heure. Riza se contenta donc de le frapper, ou essaya du moins puisqu’il esquiva en ayant sans doute senti sa réaction venir, et lui répliqua qu’ils ne se ressemblaient pas tant que ça. Sur certains points, oui, mais c’était normal ! Ils avaient grandi ensemble avec les mêmes adultes. Par conséquent, ils avaient pris les mêmes modèles et leur comportement s’était forgé à partir de ces images. Riza dit tout cela d’un ton convaincu, souhaitant prouver à Roy qu’il se trompait et que lui-même était bien plus effrayant qu’elle. Avec l’alchimie et son air dur, il gagnait largement à ce petit jeu. Mais lui rappeler l’alchimie n’était pas une bonne idée, vu qu’il ne devait cette image qu’à Ishbal en grande partie…

Roy – Mais oui, mais oui, tu trouves les excuses que tu peux.

Riza – Ce ne sont pas des excuses, c’est la vérité. Je suis plus dure parce que je n’ai pas le choix et les snipers ne peuvent pas laisser la place au doute ou à la gentillesse. Si je ressentais un quelconque doute avant, j’ai dû tout mettre de côté pour pouvoir accomplir mon travail correctement sans me laisser aller. Par contre, là-dessus, je reconnais que l’on se ressemble, sauf que, toi, tu as tendance à tout mettre de côté également dans le privé.

Oui, c’était parfaitement gratuit. Oui, Riza revenait à la charge maintenant qu’il était parfaitement réveillé pour qu’il imprime dans sa tête qu’il n’était pas seul. Et oui, elle en profitait pour faire diversion afin de lui prouver qu’elle allait très bien malgré ce moment de faiblesse. Elle lui déposa un baiser rapide sur les lèvres en ajoutant que, lui aussi, il avait trouvé les excuses qu’il pouvait pour ne pas leur parler de son arrivée à Central puis se releva. Elle prit les deux bols que Roy avait empilés sur la petite table à côté d’eux et les déposa dans l’évier, les lavant très vite pour s’occuper l’esprit et se reprendre. Cela l’aidait à se recomposer un visage que son supérieur jugerait normal, suffisant pour le convaincre du moins.

Riza – Si tu m’accompagnes à l’hôpital, il faut que tu dormes mieux d’ici-là, dit-elle en s’essuyant les mains et en se tournant vers Roy. L’infirmière risque de te renvoyer voir le médecin si elle juge que tu es trop tendu et je ne sais pas ce qu’elle fera en conséquence. Que dirais-tu que l’on se garde une soirée, au moins, pour décompresser et éviter la tornade « reproches » ? Même Hughes, s’il te voit, je ne donne pas cher de ta peau…


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MessageSujet: Re: Tu ne peux pas tout garder pour toi   Dim 16 Juil 2017 - 14:32

Riza – Parce que tu me trouves terrifiante, toi ?, demanda-t-elle, choquée, en rouvrant les yeux. Tu es le seul à me voir en dehors du travail, tu vois bien que je n’ai pas le même caractère là-bas. Et je n’ai pas le choix, en plus, sinon je me serais fait marcher sur les pieds dès mon entrée à l’Académie. C’est toi qui fais peur à tout le monde, pas moi.

Roy – Qui se ressemble s'assemble, comme on dit…, dit-il avec un sourire innocent.

Il esquiva souplement le coup qu’elle voulut lui donner la seconde d’après, sachant très bien qu’il allait l’agacer avec cette simple petite phrase. Elle ne pouvait tout de même pas nier ça, elle savait très bien qu’ils se ressemblaient ! Mais si, elle osa tout de même, répliquant que ce n’était pas tant le cas et qu’en plus, c’était en partie normal puisqu’ils avaient grandi ensemble, entourés des mêmes adultes. Ce n’était qu’à moitié vrai, car si Roy avait effectivement beaucoup côtoyé le père de Riza, et pour cause, elle-même n’avait jamais connu sa mère adoptive jusqu’au jour où elle l’avait forcé à venir manger chez elle, tous les deux, une soirée dont le colonel ne risquait pas d’oublier. Surtout avec ce dont ils avaient parlé. Si la vie en avait décidé autrement, Riza aurait pu être sa petite sœur, plutôt que son épouse. Enfin, c’était comme ça. Il lui sourit lorsqu’elle termina sa tirade, la voyant vexée et très légèrement essoufflée, bien déterminée à lui prouver qu’elle était moins terrifiante que lui. Eh, elle ne se voyait pas elle-même, au bureau ! En règle général, peut-être bien, mais elle n’était pas alchimiste.

Roy – Mais oui, mais oui, tu trouves les excuses que tu peux.

Riza – Ce ne sont pas des excuses, c’est la vérité. Je suis plus dure parce que je n’ai pas le choix et les snipers ne peuvent pas laisser la place au doute ou à la gentillesse. Si je ressentais un quelconque doute avant, j’ai dû tout mettre de côté pour pouvoir accomplir mon travail correctement sans me laisser aller. Par contre, là-dessus, je reconnais que l’on se ressemble, sauf que, toi, tu as tendance à tout mettre de côté également dans le privé.

Non mais ! Il faisait des efforts mais on n’effaçait pas comme ça des années de vie en célibataire, où il s’efforçait de ne jamais se laisser aller, chez lui non plus, justement parce qu’il vivait seul. S’il y avait des moments plus durs, il suffisait de serrer un peu les dents, encaisser puis poursuivre, la tête droite. Riza se leva puis l’embrassa rapidement sur les lèvres, ajoutant que lui aussi avait trouvé de faibles excuses pour ne parler de son arrivée à Central, avant de récupérer les bols et aller les laver. Roy leva les yeux, dans son dos, en retenant un immense soupir. Ça aussi, c’était une habitude, éviter d’inquiéter son équipe avec ce genre d’histoire. Une légère moue aux lèvres, il lança un regard à Riza puis se redressa, prenant le reste de ce qui se trouvait sur la table pour tout ranger, enlevant aussi quelques miettes traînant sur sa veste d’uniforme. Son arrivée à Central, ouais… En se faisant arrêter puis traîné devant Bradley et dans les sous-sols de cette fichue ville, quels souvenirs agréables. Sans oublier la rencontre avec le grand barbu habillé comme un moine.

Riza – Si tu m’accompagnes à l’hôpital, il faut que tu dormes mieux d’ici-là, dit-elle en s’essuyant les mains et en se tournant vers Roy. L’infirmière risque de te renvoyer voir le médecin si elle juge que tu es trop tendu et je ne sais pas ce qu’elle fera en conséquence. Que dirais-tu que l’on se garde une soirée, au moins, pour décompresser et éviter la tornade « reproches » ? Même Hughes, s’il te voit, je ne donne pas cher de ta peau…

Roy – Ça ne voit tout de même pas tant que ça. Et Maes bosse à l’autre bout du QG.

Par acquis de conscience, il baissa tout de même les yeux pour vérifier s’il n’avait pas maigri ou autre chose du genre, mais tout semblait normal. Enfin, à ses yeux. Un peu rassuré, il termina de ranger avec Riza puis alla enfiler son manteau noir, prenant les clés de la voiture. Il était temps de filer au QG et au travail. Dans les escaliers de l’immeuble, ils croisèrent la petite dame qui habitait juste en face de leur appartement et qui les salua d’un ton vague, plus occupée à monter un sac de courses qu’à saluer ceux qu’elle croisait, même ses voisins. Au-dehors, il y avait déjà plus d’agitation, cette ville n’était décidément jamais endormie. Ah, où était le calme d’East City… Au moins la circulation restait encore facile, même ici, il n’y avait pas tant de voitures que cela, plus de bus et de vélos. A un croisement, où ils étaient arrêtés, Roy vit du coin de l’œil Edward et son frère courir sur le trottoir dans le sens inverse, suivis par les malheureux sergent Brosh et sous-lieutenant Ross, qui avaient l’air d’être au bout de leurs vies. Où allaient-ils à ce rythme, encore ? Et surtout, pourquoi se sentir sans cesse obligé de courir, c’était beau d’avoir autant la forme, à cet âge.

Riza – Alphonse a dit qu’il leur faisait vivre un enfer, mais je n’imaginais pas que c’était à ce point…

Elle dit cela d’un air tellement blasé et désespéré que Roy ne put s’empêcher d’en rire, redémarrant une fois la rue dégagée. Allez, ça leur passera, comme tout le reste, avec l’âge. En attendant, eux-même avaient leur propre vie à mener.


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