Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Fuite avortée

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Nagami Nakahara

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MessageSujet: Fuite avortée   Sam 25 Mar 2017 - 14:11

Ses camarades de dortoir dormaient encore paisiblement, certaines murmuraient dans leur sommeil et les autres se retournaient parfois. La fillette laça ses souliers avec lenteur, agenouillée au sol près de son lit, remontant ses chaussettes puis remettant correctement le bas de son pantalon trop grand pour elle, ceinture serrée. Il était encore très tôt, le soleil n'était pas levé, il devait sans doute rester une heure avant l'aube. Se penchant, elle tira son sac de sous son lit, fait depuis la veille, puis enfila son manteau avant de mettre le sac à dos sur ses épaules et enfiler des gants. Il ne lui fallait pas grand-chose, finalement, elle se débrouillera plus tard. C'était décidé, aujourd'hui, elle allait de nouveau tenter de repartir dans l'Ouest et rentrer à la maison où elle avait vécu avec maman et papa. Elle ne pouvait pas y aller en train mais elle pouvait marcher, autant de jours qu'il le faudra, pour rentrer au village. Là-bas, elle pourra travailler pour gagner sa vie, elle pouvait faire plein de petits travaux, de la couture, garder des animaux dans les champs, ce genre de choses ! Il y avait toujours plein de travail en campagne.

Le dortoir était très sombre, le silence seulement rompu par la respiration profonde des enfants. Elles étaient au premier étage de l'orphelinat. Les garçons dormaient au premier et les bébés et tous petits enfants étaient placés au troisième. Au rez-de-chaussée, il y avait aussi les plus grands, garçons et filles, ceux qui allaient bientôt partir, soit parce qu'on allait les adopter, soit parce qu'ils étaient assez grands, selon les critères du Bureau, pour vivre seul et trouver du travail. Nagami quitta la chambre sur la pointe des pieds, le cœur battant très fort, refermant derrière elle avec beaucoup de douceur. Elle avait glissé son journal intime dans son sac et serrait contre elle une vieille peluche que maman lui avait offerte juste avant de partir pour le désert. Elle s'en souvenait encore... Maman était là, agenouillée devant elle, et lui avait donné le nounours en lui disant qu'il la protégera des monstres toutes les nuits en attendant que papa et maman soient revenus. Dans le couloir, pas un bruit non plus, tout le monde dormait encore. La fillette courut sans faire de bruit, grâce au tapis épais, descendant les escaliers jusqu'à arriver au rez-de-chaussée. Dans le hall d'entrée, il y avait un grand tableau avec un monsieur en uniforme et une inscription, "Institut Rochebelle". L'orphelinat des enfants de l'armée. La fillette inspira profondément puis s'échappa par une fenêtre du rez-de-chaussée qu'elle avait discrètement ouverte, la veille au soir.

Dehors, il faisait très froid et la nuit était épaisse. Debout dans la rue, non loin des grandes et hautes portes d'entrées de l'orphelinat, Nagami se sentit soudain très petite et vulnérable. Elle serra très fort sa peluche dans ses bras pour se rassurer puis prit au hasard vers la gauche, marchant le plus vite possible pour s'éloigner d'ici. Elle finit par courir, arrivant bientôt à des rues plus larges et éclairées par des réverbères. Il y avait déjà des passants, dont certains la regardaient bizarrement avant qu'elle ne courre plus vite et passe son chemin. Elle baissa la tête pour ne croiser le regard de personne, ignorant une autre dame, qui commençait visiblement sa journée de travail, qui cria sur son dos pour demander où elle filait comme ça. L'avenue où elle était était très longue, à mesure que le temps avançait, de plus en plus de personnes s'éveillaient, la ville s'animait. Tournant à gauche au bout de l'avenue, elle se réfugia dans un des parcs de la ville et y reprit son souffle, essayant de s'orienter dans ce dédale. La gare était là-bas, loin, elle en voyait la silhouette, entre les hauts immeubles. Accroupie dans l'herbe, elle se pencha pour tracer dans le gravier et le sable, sur l'allée, un petit cercle alchimique, puis se servit d'un vieux pull trop petit pour elle pour le transmuter et se faire une petite écharpe, qu'elle glissa autour de son cou.

Nagami – Tu vas rentrer dans le sac, dit-elle à voix basse à son nounours.

Une fois qu'il fut dedans, seule sa tête dépassant, Nagami effaça d'un geste le petit cercle puis reprit sa route, courant et marchant, lorsqu'elle était plus fatiguée. Elle commençait à avoir un peu faim, mais tant pis, ce n'était pas très important. Après qu'elle eut quitté le parc, elle suivit une autre avenue en se fiant aux quelques pancartes qu'elle trouvait, pour trouver la sortie de la ville. Il y avait la ceinture industrielle, tout autour, si elle la traversait, elle pourra quitter la ville. C'était encore très loin ? Marchant à aussi bon rythme que possible, elle s'écarta vivement lorsqu'un bus passa vite et faillit l'éclabousser avec l'eau stagnant dans les caniveaux. Le soleil se levait avec lenteur, les gens sortaient, le bruit des voitures et des bus reprenait avec plus de force. Lorsque des grands voulaient lui demander ce qu'elle faisait toute seule dehors à six heures du matin, elle recommençait à courir. Allant droit devant elle, tournant lorsque ce n'était pas possible, filant ici et là, elle finit par arriver dans la zone industrielle, où les usines côtoyaient des hangars et de très hauts et imposants immeubles, dans un dédale impressionnant de rues, de ruelles, de chantiers et de travaux, avec des camions et de gros engins partout. Il y avait aussi une autre petite gare, destinée exclusivement aux trains de marchandises et aux gros convois, avec aussi des trains appartenant à l'armée.

Nagami tourna au hasard dans une longue ruelle en zigzag, avec des poubelles débordantes, des cartons vides empilés, des portes en fer ou bois partout, le long des murs, donnant différents accès aux hangars et bâtiments. Il faisait très, très sombre, ici... Marchant plus lentement, elle s'arrêta près d'une porte moins bien fermée, jetant un regard curieux dedans. Il y avait un long escalier qui descendait dans les ombres. Donc c'était vrai, ce qu'on racontait, il y avait des catacombes sous la ville ? Un certain malaise l'agita et elle pinça les lèvres, reculant et s'éloignant de nouveau, pas envie de s'enfoncer là-dedans pour aller voir. Elle avait couru sur encore une vingtaine de mètres lorsqu'elle fut tout à coup brusquement éblouie par la forte lumière d'une lampe torche, alors qu'une voix rude lançait "Elle est là !". Mettant ses mains devant ses yeux pour se protéger de la lumière vive, elle cria de surprise lorsque quelqu'un l'attrapa par la taille puis se débattit vivement. Clignant des yeux, Nagami grimaça lorsqu'elle reconnut l'uniforme de l'armée, essayant de frapper le type qui la tenait et qui la fourra à l'arrière d'une voiture noire. Blottie sur le siège, elle secoua la tête lorsque le conducteur lança d'un ton hargneux qu'ils en avaient tous assez de devoir lui courir après à cause de ses fugues. Elle resta silencieuse durant tout le trajet, la peur augmentant d'un bloc lorsqu'elle vit qu'on ne la ramenait pas à l'orphelinat mais au quartier général de l'armée.

Lorsque le type la tira par le bras à l'extérieur, elle lui mordit la main puis essaya de s'enfuir, obligée de marcher tout de même lorsqu'il l'entraîna en avant. Une succession de hauts murs avec de grandes fenêtres, un intérieur chic mais sobre, strict, des hommes et des femmes en uniforme partout. Elle ne voulait pas... Ici, il y avait plein de morts en sursis, plein de gens qui eux aussi allaient mourir dans le désert, comme ses parents. Elle cria encore puis se mit à pleurer lorsque le soldat lui tordit un peu le bras en la forçant à avancer. Elle appelait ses parents, même s'ils ne pouvaient pas lui répondre, essayant de dégager son bras de la poigne du soldat, qui lui faisait très mal. Furieuse, elle lui fila un coup de pied solide dans le tibia et profita de son sursaut pour se dégager et courir, perdue mais voulant juste mettre le plus de distance possible entre elle et les autres. Au bout de quelques minutes de course, ignorant les cris derrière elle, elle courut se cacher dans les toilettes des femmes et s'enferma dans une cabine, utilisant l'alchimie très vite, avec une craie qu'elle gardait toujours dans sa poche, pour déformer la serrure et empêcher de la forcer.

Nagami – Ici, on est en sécurité, murmura-t-elle à son nounours.

Assise par terre, elle entoura ses genoux de ses bras, tête baissée, blottie contre le mur de la cabine. Il y eut du bruit, des gens essayèrent d'ouvrir la porte et elle cria de la laisser tranquille. Elle voulait juste qu'on la laisse... Si elle devait être toute seule, très bien, elle le restera, mais personne 'avait le droit de lui faire encore mal. Quelqu'un, dehors, lui dit de sortir de là avant qu'ils ne forcent la porte, puis essaya d'ouvrir avant de jurer contre la serrure déformée. Bien fait, il n'avait pas le droit d'entrer ici, en plus, elle avait peur. Pleurant doucement, des larmes chaudes et lourdes roulant sur ses joues en continu, elle sursauta lorsque des gens entrèrent encore, puis se réfugia dans le fond de la cabine. A la fois furieuse et terrifiée, elle écarquilla les yeux lorsqu'il y eut de nouveau des éclairs typiques de l'alchimie contre la serrure puis la porte s'ouvrit. La fillette prit la première arme qui lui tomba sous la main, à savoir du papier toilette, puis le jeta contre l'homme à la porte, en lui criant de la lasser seule. Pleurant encore plus fort, elle essaya de la mordre lui aussi lorsqu'il la tira hors de la cabine des toilettes, se débattant pour lui échapper, car il n'était pas question de se laisser faire. Le type à qui elle avait donné un coup de pied toute à l'heure cracha d'un ton hargneux qu'elle était "la sale gosse du sous-lieutenant Nakahara, tué à Ishbal". Il parlait de son père d'un ton si mauvais que Nagami cessa aussitôt de se débattre pour tourner la tête vers lui, blême et les yeux remplis de larmes.

Nagami – Au moins, maman et papa, ils étaient gentils et ils voulaient pas tuer n'importe qui !

Ils n'étaient pas des assassins, c'était vrai, même si des grands lui avaient déjà dits ça, ils ne pouvaient pas être des assassins ! Hein, c'était vrai ? Perdue et bouleversée, elle renifla puis gémit lorsque le type qui avait réussi à ouvrir la porte l'entraîna avec lui, avec une femme blonde plus petite que lui qui marchait à côté. Bizarrement, voire une femme, même soldat, rassura un peu Nagami, qui tendit la main pour attraper celle de la dame blonde et la serrer. Les femmes étaient toujours plus douces et gentilles, c'était comme ça, elle l'avait vu plein de fois, partout. Marchant tout près d'elle, pour ne plus être près de tous les soldats qui faisaient peur, elle s'essuya un peu les yeux en entrant dans une pièce avec des bureaux et encore un autre bureau près de la fenêtre, là-bas, plus isolé. Très peu rassurée, la fillette s'accrocha au bras de celle qu'elle voyait maintenant comme sa sauveuse du jour, bien décidée à ne plus la quitter d'un pas tant qu'elle ne se sentira pas plus en sécurité. Il y avait plein d'uniformes partout... Est-ce que la guerre pouvait se déclencher comme ça, d'un coup ? Est-ce qu'eux aussi allaient dire tout à coup qu'ils devaient partir, qu'ils reviendront quand ce sera fini ? Car ça, ce n'était pas vrai ! Les soldats ne revenaient pas... Jamais... Ils disaient ça puis ils partaient dans le désert et on ne les revoyait plus. Reniflant, elle entendit à peine la dame parler, n'ayant pas envie que tout recommence. La faim lui tourna un peu la tête, en plus de la fatigue, et elle s'appuya un peu contre la dame, nichant son nez dans un pli de l'uniforme puis s'accrochant à elle du bout des doigts.

Nagami – Papa et maman avaient dit qu'ils reviendraient du désert, souffla-t-elle. Mais c'est pas vrai, ils sont jamais revenus.

Sentant une sorte de petit renflement, Nagami écarta un petit peu la tête puis comprit que la dame attendait un bébé, elle aussi. Sa bouche s'ouvrit en forme de o et elle colla son oreille pour essayer d'écouter si elle entendait quelque chose.

Nagami – C'est un vrai bébé ?


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Fuite avortée   Jeu 6 Avr 2017 - 14:09

Avoir des enfants, avoir des enfants… La meilleure idée du siècle, n’est-ce pas ? Riza en doutait très sérieusement, en cet instant précis, surtout depuis qu’elle entendait les cris à l’autre bout du couloir, la fillette qu’ils avaient récupérée une énième fois. Pourquoi ne la laissaient-ils pas fuir, d’ailleurs ? Bon, non, c’était une question stupide, l’extérieur était dangereux et ils devaient protéger les enfants des soldats morts au combat. Elle le savait, surtout elle, et ne voulait pas qu’ils meurent à cause d’une quelconque jalousie. Et, d’un autre côté, comment ne pas comprendre le désir de fuite de cette enfant ? Elle était seule, sans parent, dans un orphelinat depuis des années maintenant. Evidemment, qu’elle voulait fuir ! Comment le lui reprocher ? Mais crier et se montrer insupportable et capricieuse alors qu’ils ne cherchaient qu’à la sauver… Riza n’était pas dégoûtée, non, elle avait accepté l’enfant qu’elle portait, ne le regrettait certainement pas même si elle craignait pour la vie du petit. Mais là, ces cris… Cela durait depuis de longues minutes, maintenant, et aucun militaire de ce QG ne semblait décidé à faire en sorte de l’apaiser, la rassurer, lui montrer qu’ils ne lui voulaient aucun mal. Ce n’était pas sorcier, enfin !

Prise d’un mal de crâne, Riza sortit du bureau alors que Roy était plongé dans ses papiers pour regarder dans le couloir. A l’instant même, elle vit une petite filer à toute vitesse et courir vers le fond, continuant de crier comme si sa vie en dépendait, les militaires sur les talons. Elle se réfugia dans les toilettes des femmes, fermant la porte derrière elle. Mauvaise idée… Enfin, la course-poursuite toucherait à sa fin et le calme reviendrait. Au moins, il y avait eu de l’animation ! Cela changeait de d’habitude, cet endroit était gris, luxueux, trop carré et strict à son goût. East City lui manquait cruellement même si leurs proches les félicitaient parce qu’ils avaient été mutés à Central, que c’était génial, que Roy se rapprochait effectivement de son but. Et eux devaient accepter les félicitations sans broncher alors qu’ils étaient en train de marcher vers la Mort, de s’enfoncer dans les problèmes depuis quelques mois.

Restant un instant sur le pas de la porte du bureau pour voir comment les militaires allaient s’en sortir, Riza les observa s’agglutiner devant la porte des toilettes des femmes… sans réussir à l’ouvrir. Hein ? Mais il suffisait de pousser, enfin ! Fronçant les sourcils, elle sortit carrément du bureau en entendant que la fillette en question avait bloqué la serrure, sans doute avec de l’alchimie. De l’alchimie… ? Mais elle devait avoir quoi ? Neuf, dix ans ? A peine ! Ils ne pouvaient pas, tout simplement, admettre qu’ils n’avaient aucune force ? Bon, non, stop, arrêter d’être mauvaise langue. Réfléchissant assez vite, Riza fut forcée d’admettre que la petite n’avait rien pour bloquer la porte, dans les toilettes. Pas de chaise, rien. Et puis, avec son petit poids, impossible qu’elle parvienne à maintenir une porte fermée contre la force de plusieurs soldats. Elle tourna la tête vers Roy, le tirant de ses papiers en l’appelant poliment.

Riza – Je pense que nos collègues ont besoin de vous, la fillette a réussi à bloquer la porte des toilettes avec l’alchimie.

Attendant son supérieur, la sniper le suivit dans le couloir menant aux toilettes tandis qu’il enfilait ses gants pour faire fondre la poignée de la porte. Les soldats, le reconnaissant, lui cédèrent la place pour qu’il puisse récupérer la petite et, enfin, résoudre cette situation. Même si certains étaient furieux de devoir faire indirectement appel à lui… Bah, ils s’en remettraient, si Roy réglait ce problème, tous pourront revenir à leurs préoccupations premières et ne pas perdre une journée entière de travail inutilement. Riza resta à côté du Colonel, voyant les lumières caractéristiques de l’alchimie faire leur œuvre, libérant enfin l’accès aux toilettes. Il put entrer ensuite, esquivant automatiquement le rouleau de papier toilette qui vola dans sa direction sitôt entré. La petite fille, recroquevillée dans un coin, lui hurla de la laisser seule, essayant ensuite de le mordre lorsque Roy la tira avec lui pour la faire sortir. Oh… Elle était terrorisée et pleurait à chaudes larmes, pas étonnant qu’elle agisse ainsi. Spinner cracha hargneusement, qu’elle était « la sale gosse du sous-lieutenant Nakahara, tué à Ishbal », la faisant cesser immédiatement toute tentative d’évasion. Non mais on ne disait pas cela face à une enfant, orpheline qui plus est ! Riza lui lança un regard noir, prête à répondre mais la petite la devança.

Fillette – Au moins, maman et papa, ils étaient gentils et ils voulaient pas tuer n'importe qui !

Et voilà… Heureusement, aucun soldat ne prononça d’autres paroles horribles, s’écartant pour les laisser passer. Le Colonel entraîna la petite avec lui, elle-même le suivant de près, prête à réagir à la moindre remarque. On ne s’attaque pas aux parents ! Ce n’est, pourtant, pas une nouveauté. Tout le monde le sait, il s’agit d’un sujet tabou, surtout avec des orphelins attachés à leurs parents. Roy et elle ne l’étaient pas, sauf à leur mère, mais ils auraient réagi exactement de la même manière s’ils avaient eu l’âge de cette fille. La pauvre… Être traînée dans un QG tel que celui de Central, gris et effrayant, avec plein d’hommes aux airs aussi menaçants que méprisants, et entendre des remarques désobligeantes par la suite. Retenant une volée de jurons contre ces types, Riza sentit soudain une main s’accrocher à la sienne, ce qui lui fit automatiquement baisser la tête. Ce n’était pas Roy, elle le savait. Non… C’était la fillette qui s’accrochait à elle comme si sa vie en dépendait. Elle se rapprocha de la militaire, marchant à ses côtés jusqu’à leur retour au bureau.

Le couloir, vite traversé en temps normal, les retint un peu plus de temps mais Roy arriva le premier. Bon… Et maintenant ? Laissant son supérieur revenir à son bureau pour consulter le dossier de la petite qu’il venait de récupérer, grâce à un de leur collègue, elle-même s’agenouilla un peu pour essayer de la rassurer. Elle répondit par un regard aux interrogations de leurs coéquipiers, tous ayant levé les yeux vers eux lorsqu’ils étaient entrés. Après, les questions, la petite d’abord. Riza lui dit qu’elle ne risquait plus rien, lui demandant ensuite comment elle s’appelait. Mais n’eut aucune réponse… D’accord. Elle était traumatisée, enfin, bravo les militaires ! Ils avaient commencé la journée en faisant pleurer une enfant qui n’avait absolument rien demandé ! Elle renifla tandis que la jeune femme se redressait doucement, la petite se rapprochant encore d’elle pour nicher son visage dans son uniforme, s’accrochant ensuite à nouveau à elle du bout des doigts. Oh… Mais…

Fillette – Papa et maman avaient dit qu'ils reviendraient du désert, souffla-t-elle. Mais c'est pas vrai, ils sont jamais revenus.

Riza leva la tête vers Roy avec un pincement au cœur, se mordant les lèvres. Que répondre à cette phrase ? Non, ils n’étaient jamais revenus… Ils avaient été tués, inutilement, dans une guerre horrible, un massacre sans nom. Un bain de sang destiné à servir les plans abjects du Président et de ses sous-fifres. Une quête pour le pouvoir. Voilà pourquoi ses parents avaient péri. La jeune femme baissa la tête une nouvelle fois en sentant, soudain, une tête se coller à son ventre à l’endroit où grandissait son bébé. Heu ? Elle ne savait pas ce que c’était… ? Si elle ne comprenait pas, Riza passait son tour pour le lui expliquer, hors de question qu’elle passe par là. La rassurer, la défendre, oui, d’accord, c’était une enfant, mais lui expliquer pourquoi les bébés naissaient comme cela…

Fillette – C'est un vrai bébé ?

Riza – Oui, c’est un vrai bébé, dit-elle avec un petit éclat de rire. Mais il ne va pas naître tout de suite, il est encore très petit.

Souriant, Riza lui prit doucement la main pour la poser elle-même sur son ventre, même si elle n’allait peut-être rien sentir à ce stade de la grossesse, avant de l’entraîner avec elle jusqu’à son propre bureau situé à quelques mètres à peine du bureau de son supérieur. Par chance, ils avaient pu tous rester ensemble… Elle chercha une feuille et des crayons dans un de ses tiroirs, appelant Havoc à l’aide d’un signe de tête. Il savait y faire, avec les enfants, lui. Il ne pouvait pas lui donner un coup de main… ? Juste pour la distraire quelques minutes, elle voulait parler avec le Colonel et en savoir plus sur cette petite. Et sur ce qu’ils devaient en faire, accessoirement. Le geste normal serait de la ramener à l’orphelinat mais, visiblement, elle n’y était plus en sécurité… Surtout si elle maîtrisait l’alchimie et qu’elle se débrouillait bien. Par chance, Havoc répondit à son appel à l’aide et la rejoignit lui-même à son bureau, s’abaissant un peu avec un grand sourire et son air d’enfant.

Havoc – Moi, je sais ce que tu pourrais dessiner, lui dit-il sur un air de confidence. Je peux te dire un secret ? Viens, tout près.

Riza fronça les sourcils en le voyant se pencher pour raconter son fameux secret, méfiante, n’ayant aucune confiance aux plans de Havoc lorsqu’il était lancé et qu’il avait une nouvelle occasion de s’amuser un peu. Surtout avec les regards lancés par leurs coéquipiers lorsque Roy et elle étaient entrés avec la petite… Bon, soit. Riza s’agenouilla un peu à son tour, avertissant la fillette qu’elle pouvait utiliser son bureau et qu’elle-même allait seulement à deux mètres, pour retrouver le monsieur qui l’avait sortie des toilettes, afin de lui éviter de retourner dans l’orphelinat. Mais elle n’en aurait que pour une minute ou deux, pas plus ! En attendant, elle n’avait qu’à parler avec Havoc, qui était très gentil. Dès qu’elle le put, leur coéquipier jouant et accaparant littéralement la fillette, Riza s’éloigna un peu avec un sourire pour parler avec Roy.

Riza – Des nouvelles ? Que sait-on sur elle ? Je ne veux pas la renvoyer dans l’orphelinat, il est évident qu’elle n’y est plus en sécurité…


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Roy Mustang

Colonel

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MessageSujet: Re: Fuite avortée   Mer 26 Avr 2017 - 13:06

Ce devait être la première fois qu’il y avait autant d’animations dès le matin, dans ce QG… Roy soupira un peu en entendant un petit cri perçant puis une volée de jurons à la suite, venus du couloir, continuant d’écrire son rapport sur l’incident de la nuit dernière. Il avait dû séparer de force deux des soldats après une « discussion » un poil trop animée et le général voulait une description précise de ce qui était arrivé. S’occuper de la paperasse, voilà bien la partie de son travail que le jeune colonel avait le plus en horreur, d’autant plus depuis sa mutation à Central. Et dire qu’il en avait rêvé toute sa vie, avant de découvrir une partie de la vérité… Enfin soit. Le bureau où il travaillait avec toute son équipe faisait approximativement la même taille que celui d’East City mais étant bien plus froid, sans tableaux, seulement des rideaux rouges aux fenêtres et un peu de lambris aux murs, sur le béton gris. Tous leurs dossiers, livres et rapports, sur les meubles et dedans, avaient au moins le mérite d’amener un peu de couleur. La tête plongée dans ses papiers, il n’entendait que vaguement l’agitation, au-dehors, tâchant plutôt de finir ce rapport au plus vite.

Havoc semblait au moins aussi désespéré que lui, rongeant le bout de sa cigarette éteinte depuis déjà un petit moment, la tête appuyée contre une main et marmonnant entre ses dents, l’autre main tapotant le bout du crayon contre son propre rapport et une carte de la ville à côté. Personne n’avait vraiment compris l’histoire dont il avait dû se mêler, une bagarre avait mal tournée entre deux trafiquants de drogue la veille et tout s’était un peu embrouillé. A côté de lui, Falman était le seul à rester parfaitement stoïque et très concentré, malgré le bruit dans le couloir. Il devait le seul, avec Riza, à savoir bien s’occuper de la paperasse et même à y prendre goût. Terrible. Ni Breda, ni Fuery n’étaient plus enjoués, ne travaillant sur ça que parce qu’il fallait le faire, voilà tout. Et les autres, dehors, ils ne pouvaient pas se taire un peu ?! Agacé, il coula un regard vers la porte, au moment où Riza sortit pour aller aux nouvelles. Cette journée commençait déjà bien. Mordillant le bout de son crayon, il tira à son tour un petit plan de la ville, devant terminer par la localisation précise du secteur, dans un cadre du rapport dédié. Roy était occupé à noter le nom des rues lorsque sa jeune épouse l’appela, depuis le pas de la porte.

Riza – Je pense que nos collègues ont besoin de vous, la fillette a réussi à bloquer la porte des toilettes avec l’alchimie.

Quoi … ? Mais elle… Bon. Plus tard, les questions. Se levant, il tira le premier tiroir de son bureau pour récupérer ses gants, sortant dans le couloir pour voir ce qui se passait. Il y avait pas mal d’agitation et la plupart semblaient très vexés, voire furieux, lorsqu’il arriva et enfila ses gants. Ces chers messieurs n’en seraient pas s’ils avaient réussi à surveiller la petite avant qu’elle ne s’enferme ! Il entra dans les toilettes des femmes puis détruisit la serrure avec l’alchimie, esquivant ensuite un rouleau de papier toilette jetée par la petite dès qu’il ouvrit la porte. Elle hurla aussitôt de la laisser, blottie dans un coin. Allez, stop, fini la crise, on sort de là ! Il vint la soulever comme si elle ne pesait pas plus lourd qu’une plume, évitant de se faire mordre au passage, puis la sortit des toilettes, la reposant ensuite au sol entre lui et Riza. Bon sang qu’elle était menue, quel âge pouvait-elle bien avoir ? Et assez douée, avec ça. Roy s’apprêtait à lui demander qui elle était lorsque Spinner, à côté d’eux, répondit avant, une réponse qui ne manqua pas de faire bondir la fillette… Bon, on allait voir ailleurs, hein ! Loin des abrutis, pour commencer.

Petite fille – Au moins, maman et papa, ils étaient gentils et ils voulaient pas tuer n'importe qui !

Le colonel lança qu’ils y allaient, poussant la petite à l’extérieur et ignorant Spinner. C’est bon, tout le monde, le spectacle est terminé, chacun repart à son poste ! Il fit disperser la petite foule près des toilettes, ne s’arrêtant que brièvement pour récupérer un maigre dossier qu’un jeune caporal vint lui donner au passage, en disant qu’il concernait l’enfant. Très bien, merci. La petite s’accrocha à Riza avec fermeté, pendant qu’ils rentraient à leur bureau. Un retour qui fit une drôle de sensation, avec la fillette en larmes et terrorisée. Roy revint vers son propre bureau et déposa le dossier, enlevant ses gants pour les laisser dans le tiroir pour le moment. S’asseyant sur un coin du bureau, il ouvrit le dossier et jeta un coup d’œil à ce qu’il contenait. Pour commencer, première découverte, il existait un orphelinat spécialement dédié aux enfants des militaires tombés au champ d’honneur… Le colonel l’ignorait, dans les autres régions, les enfants étaient soient récupérés par leurs familles, soit par des proches des parents, soient par des familles d’accueil, il n’existait pas d’établissement spécialement pour eux. Et un établissement dont les méthodes semblaient bien approchantes des académies militaires, qui plus est. Charmant.

Le reste était assez « classique » de ce qu’ils avaient déjà pu observer à plusieurs reprises… La guerre à Ishbal avait fait tant de morts que les orphelins étaient légions, dans le pays, et tous n’avaient pas la chance d’avoir des familles ou des amis de leurs parents pouvant les prendre en charge. Tournant la page, il vit qu’en effet, la petite étudiait l’alchimie depuis déjà un moment, seule, « par passion », comme il l’était noté d’une écriture fine, sûrement de la main d’un de ses tuteurs à l’orphelinat. Une alchimie dont elle se servait pour s’enfuir régulièrement, depuis plusieurs années… Son but avoué était de rentrer dans la région Ouest, à son village de naissance, pour rentrer chez elle. Comptait-elle y aller à pieds … ? C’était tellement dangereux ! Comment être aussi désespéré, pour en arriver là ? Assez troublé, il jeta un coup d’œil en biais à Riza lorsqu’elle vint le rejoindre. Au QG, même lorsqu’il n’y avait que leur équipe près d’eux, il prenait soin de la vouvoyer, comme elle-même le faisait, juste au cas où une personne arrivait abruptement. Même si leur mariage n’était pas un secret, ne serait-ce qu’avec le nom de famille, ils évitaient d’en faire étalage au travail.

Riza – Des nouvelles ? Que sait-on sur elle ? Je ne veux pas la renvoyer dans l’orphelinat, il est évident qu’elle n’y est plus en sécurité…

Roy – Elle s’appelle Nagami Nakahara, douze ans, déjà pas mal de tentatives de fuite à son actif… Ses parents ont tous les deux été tués à Ishbal, la seconde année. Douée en alchimie, déjà.

Il montra le rapport à Riza en ajoutant que cet orphelinat avait des méthodes comme celles des académies où eux-mêmes avaient appris leur métier, d’un ton montrant bien le dégoût. Si tous deux mourraient au champ d’honneur, leur propre enfant pourrait bien finir dans un endroit pareil. Pensif, il observa la fillette, discutant avec Havoc, qui tâchait de lui changer les idées. Les deux mains dans les poches, il se pinça un peu les lèvres en réfléchissant. Avec ce qui arrivait en ce moment, le mot « danger » venait aussitôt se coller à tous les alchimistes assez doués qu’ils rencontraient, peu importe leur âge. Edward lui-même n’avait que quatorze ans, après tout, et il était déjà une cible privilégiée. Que faire, à partir de là ? Riza avait raison, toute seule à l’orphelinat, elle fera une cible parfaite et personne ne pourra l’aider. Réfléchissant, il s’approcha de la petite et tapota son épaule pour attirer son attention, s’efforçant de garder un air rassurant.

Roy – Nagami, écoute. On a compris que tu tenais absolument à retourner dans l’Ouest mais pour y faire quoi ? Tu as des grands-parents, des amis là-bas ?


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Nagami Nakahara

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MessageSujet: Re: Fuite avortée   Dim 21 Mai 2017 - 16:56

Dame blonde – Oui, c’est un vrai bébé, dit-elle avec un petit éclat de rire. Mais il ne va pas naître tout de suite, il est encore très petit.

Elle lui prit la main pour que la petite puisse toucher son ventre, ce qui la rendit aussitôt fascinée, presque émerveillée. C'était dur et souple à la fois, il y avait vraiment une vie là-dedans ? La fillette avait toujours voulu poser plein de questions aux femmes enceintes pour savoir comment elles se sentaient en portant un bébé, si ça faisait mal lorsque le ventre grossissait et comment le bébé grandissait alors qu'il était dans une si petite poche. Et quand le bébé était sorti, le corps de la maman redevenait comme avant ? Comment ça se passait ? L'instant d'après, la dame la poussa avec elle vers les bureaux, puis fouilla un tiroir avant d'en sortir des crayons et des feuilles, tout en appelant un de ses collègues. Pendant ce temps-là, Nagami regarda un peu partout autour d'elle, trouvant ce bureau très triste. Il n'y avait même pas de tableaux ou de paysages accrochés aux murs, pas de décoration, rien du tout, c'était comme à l'orphelinat. Toute la ville était grise, sombre, froide, pas très belle, à vous rendre dépressif. Un peu gênée tout à coup, elle sursauta un peu lorsque le grand soldat blond qui sentait un peu la cigarette vint s'agenouiller juste devant elle, tout sourire. La fillette recula par automatisme contre la soldat blonde et répondit maladroitement à ce sourire, toujours méfiante envers les inconnus, le temps qu'elle apprenne à les connaître. Un de ses anciens professeurs avait un jour dit qu'elle était comme un petit chat sauvage très nerveux et fuyant, qu'il fallait apprivoiser doucement si on ne voulait pas le faire fuir. De toute façon, maman lui avait toujours dit de ne pas faire confiance aux inconnus dans la rue.

Grand soldat – Moi, je sais ce que tu pourrais dessiner, lui dit-il sur un air de confidence. Je peux te dire un secret ? Viens, tout près.

Méfiante, toujours, mais curieuse, Nagami s'écarta d'un petit centimètre d'abord, puis approcha un peu plus en voyant qu'il avait quand même l'air gentil. Se penchant, il lui souffla dans l'oreille qu'elle pouvait dessiner la maison où elle voudrait habituer, dans l'idéal, avec tout ce qu'elle voulait dedans et beaucoup de couleurs. Ravie, la fillette hocha la tête puis releva les yeux vers la dame lorsqu'elle lui dit qu'elle pouvait utiliser son bureau en attendant et qu'elle s'éclipsait deux minutes, pour aller parler au monsieur qui l'avait sortie des toilettes. Le soldat... Alchimiste aussi, vu ce qu'il avait fait. Nagami ne savait pas trop si elle devait avoir peur de lui ou pas, en fait... Là, il avait un air concentré et il fronçait un peu les sourcils, elle avait l'impression qu'il allait se mettre à crier d'une seconde à l'autre. Il était peut-être vraiment méchant ? Elle ne savait pas trop. Une fois grimpée sur la chaise à côté du soldat, Havoc donc, elle entreprit de tout lui décrire de A à Z comment elle imaginait sa maison, comme il la pressait pour savoir et qu'il était bon public en plus. Après cela, elle essaya de dessiner un peu pour mieux lui montrer, n'ayant pas un bas niveau dans le domaine car elle s'entraînait depuis longtemps à dessiner des symboles et cercles alchimiques, dont la difficulté surpassait les dessins demandés à l'école. Plongée dedans, elle finit par laisser la maison et se mit plutôt au dessin d'une grande femme ouvrant les bras vers le ciel, avec des symboles et runes sur sa longue robe, soit l'une représentation de la Mère, en alchimie. Plongée dedans, elle quitta le cours paisible de ses pensées lorsque l'officier vint lui tapoter sur l'épaule. Rien à faire, il l'intimidait...

Alchimiste – Nagami, écoute. On a compris que tu tenais absolument à retourner dans l’Ouest mais pour y faire quoi ? Tu as des grands-parents, des amis là-bas ?

Non... Non, pas vraiment. Elle secoua la tête pour lui dire non, réalisant au même moment à quel point il ne restait plus personne dans son entourage. Les larmes lui montaient aux yeux lorsque monsieur Havoc la fit tout à coup glisser sur ses genoux et dans ses bras puis la serra contre lui en l'appelant "petite puce". Très surprise mais touchée, Nagami s'accrocha à lui comme à une bouée de sauvetage, tendant juste la main pour rattraper le dessin de la Mère et le tendre à la dame blonde. Voilà, c'était pour elle, comme elle allait être maman aussi. La Mère était la figure protectrice et nourricière, elle alimentait les processus et leur donnait plus de force, lors d'une transmutation. Tout était affaire de symboles, pas vrai ? C'était très important, tout ça, les symboles, tout le monde pouvait les comprendre en s'en donnant la peine. Elle le prit en la remerciant, pendant que le monsieur brun à côté sourcillait en regardant le dessin, les bras croisés.

Alchimiste – Qui t'as appris ça ?

Nagami – Personne, je me suis débrouillée toute seule. Il y a plein de livres à la bibliothèque.

Elle se dégagea des bras du soldat pour revenir sur l'autre chaise, se mettre à genoux dessus et penchée sur une nouvelle feuille, crayon en main. la dame blonde avait lancé un "Colonel" un peu froid, après sa question, en lui jetant un long regard. Nagami n'y prit pas garde puis traça un large cercle avec un très grand soin, les yeux brillants, comme à chaque fois qu'elle pouvait s'adonner à cette pratique. Ses cheveux noirs très fins et assez longs retombèrent en cascade devant ses yeux et son visage et elle les repoussa d'un geste avant de continuer, pour ne pas être gênée. A un moment, elle hésita sur un des petits tracés, dans les symboles du cercle, puis eut un murmure étonné lorsque le monsieur se pencha un peu et le traça à sa place, avant de lui rendre le crayon. Oh, oui, c'était ça, merci ! Continuant, elle termina le cercle puis chercha un truc dont elle pourrait se servir, comme matière première. Comme elle ne trouvait pas, le colonel lui tendit tout à coup une boîte à crayons qu'il venait de vider derrière en lui disant qu'elle pouvait l'utiliser. Nagami lui sourit pour le remercier puis posa la boîte au milieu du cercle. Appliquant les deux mains autour, elle se concentra puis une flopée de petits éclairs bleu jaillirent durant un court moment, rongeant la boîte et la transformant en un oiseau en fer, ailes ouvertes, qu'elle ramassa avec un grand sourire et donna à la dame blonde. Puis son sourire retomba, lorsqu'elle se souvint qu'elle devait rentrer à l'orphelinat.

Nagami – Pourquoi on me dit toujours que l'alchimie, ça ne sert à riene te c'est dangereux, à l'orphelinat ?


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