Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
CalendrierFAQAccueilLivre d'Or du SiteRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Faire attention aux enfants

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Riza Mustang

Lieutenant

avatar

Statut :
  • Fondatrice
  • Graphiste
  • Maitre du Jeu
Messages : 3185
DC : Nop

MessageSujet: Faire attention aux enfants   Lun 1 Mai 2017 - 22:32

Roy était dans une de ces réunions auxquelles Riza ne pouvait assister, réservées aux Alchimistes d’Etat. Elle en profitait donc pour faire un peu de paperasse administrative : ranger, classer les dossiers terminés, empiler ceux que le colonel devait absolument traiter en toute urgence, trier ses propres dossiers… Une certaine routine s’était installée malgré la tension permanente que le lieutenant sentait peser sur ses épaules. Et elle n’était pas la seule à être plus nerveuse : toute l’équipe l’était, même si un œil étranger ne verrait probablement rien. Falman était plus concentré, Havoc laissait parfois passer certaines blagues douteuses, Fuery n’avait plus l’air si jeune… Ce qui était, d’ailleurs, le plus choquant dans toute cette histoire. Au fond, seul Breda ne semblait pas avoir changé, même si c’était le cas. Ils savaient tous que leur mutation à Central n’était pas une si bonne idée que cela mais Riza était la seule à connaître la vraie menace qui pesait sur eux. Et sur le bébé…

Riza se leva après avoir apposé sa signature au bas d’un dossier, rangeant ensuite toutes les feuilles dans le fichier cartonné et orangé sur la pile de ce qui n’était plus à faire. Prenant un autre tas, elle le lit en détail assez rapidement avant de froncer les sourcils sur un élément qui ne collait pas au reste du rapport. Ce n’était peut-être qu’un « détail » mais elle n’aimait pas ne pas être sûre. Relevant la tête, elle s’adressa aux autres pour leur poser sa question, remarquant que Havoc et Falman commençaient à rêvasser. Tsss… Le lieutenant se leva, dossier dans les mains, et se dirigea vers eux comme leurs bureaux étaient côte à côte dans la grande pièce. Elle leur mit le dossier sous le nez, en tira deux feuilles et pointa les éléments discordant à ses coéquipiers.

Riza – Vous pouvez m’éclairer là-dessus ? Je n’ai pas suivi les détails de tous les vols effectués mais, ici, l’auteur du dossier a retranscrit cinq cents boîtes de médicaments et, sur cette page, il a parlé de cinq cents armes. Ce n’est pas la même chose du tout.

Havoc – Bah, ne vous prenez pas la tête pour cela, si la pers…

Riza – Bien sûr que si, entre cinq cents médicaments et cinq cents armes, tout peut changer !, dit-elle, excédée. Cela change le type de personnes qui a commis ce vol et les endroits où nous pouvons les retrouver ! Bon, je vais directement aller trouver le responsable de ce rapport, ce sera plus intelligent.

Riza remballa son dossier, laissant ses coéquipiers à la fois perplexes et blasés derrière elle. Oui, elle était minutieuse et ne laissait rien passer, elle savait que cela les énervait, mais peu importe. Ce n’est pas parce qu’ils étaient à Central qu’elle allait changer, que du contraire, ils se devaient d’être irréprochables pour l’instant et pour les six prochains mois au minimum. Rien que pour éviter de se faire remarquer et d’être séparés, menacés ou pire. Le lieutenant sortit du bureau du Colonel, refermant la porte derrière elle pour traverser les couloirs gris et carrés du QG de Central. Des décorations ou bustes d’anciens généraux étaient posés sur des piédestaux, çà et là, tandis qu’elle avançait en consultant son dossier rapidement. Le soldat Renan avait apporté les informations qu’elle cherchait, il fallait qu’elle le retrouve et il était aussi indiqué qu’il travaillait à Central. Ne connaissant pas tout le monde, Riza devait repasser par « l’accueil » pour connaître le numéro du bureau précis où elle pourrait le trouver. Autant, chez eux, tout était clair, autant ici…

La sniper descendit les marches menant à ce qui servait de hall transpirant la richesse et le luxe entre les tapis, les peintures dorées et les grands tableaux qui inspiraient une certaine forme de respect. Cela ressemblait à un château, lorsque l’on venait de l’Est… Malgré tout, elle savait que le style de Central était sobre et qu’il ne s’agissait que d’illusions, ici, histoire d’intimider le peuple et autres personnes venant séjourner dans la capitale. C’était un système odieux, auquel elle ne s’habituerait probablement jamais. Mais puisqu’ils étaient forcés de vivre ici jusqu’à une date indéterminée… Riza chercha du regard le bureau de l’accueil et écarquilla légèrement les yeux en constatant que la secrétaire s’époumonait face à un civil venant réclamer elle ne savait quoi. Ce dernier, surplombant de toute sa hauteur la jeune secrétaire, était largement penché au-dessus du bureau en bois brun, menaçant, lui hurlant des obscénités à la tête. Pire encore, il la saisit par le col au moment-même où deux autres soldats vinrent l’attraper par les épaules pour l’obliger à se reculer, s’éloignant avec lui. La pauvre femme tremblait alors qu’une file monstrueuse s’écartait pour regarder le civil responsable de tout ce grabuge. Bon… D’accord. Heu… D’un coup, Riza n’avait plus trop envie de passer par l’accueil. Tant pis, elle trouverait bien toute seule.

Au moment où elle tournait les talons, la jeune femme interrompit son mouvement alors que son regard tombait sur une grosse armure, imposante, se fondant dans le paysage du QG de Central. Alphonse ! Qu’est-ce… Oh, mais oui. Si elle ne pouvait pas assister à la réunion, lui non plus, il devait sûrement attendre son frère. Riza se rapprocha de lui, lui faisant un petit signe de la main discret avec un sourire, pas plus perturbée que cela par la scène qui venait de se passer. Elle avait vu bien pire, après toutes ces années, ce n’était pas un esclandre de ce genre qui allait l’étonner. Le rejoignant en quelques pas, elle le salua avec un grand sourire lorsqu’elle fut à ses côtés. Cela tombait très bien, elle avait des choses à lui dire, surtout point de vue sécurité.

Riza – Je ne m’attendais pas à te voir ici, dit-elle avec un sourire. Comment vas-tu ? Et ton frère, il ne fait pas trop enrager les gardes du corps ? Vous faites bien attention à vous, j'espère ? Vous êtes arrivés à Central depuis longtemps ou vous ne venez que pour la réunion ? Tu peux m’accompagner si tu veux, tu ne vas pas rester ici tout seul, je dois voir un soldat pour un dossier. Je pensais que, depuis le mariage, vous auriez pris le large comme Central n’est pas une ville spécialement appréciée par les personnes habituées aux paysages plus verts.


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t717-isabella-marie-swan-cullen-validee
Alphonse Elric

Adolescent

avatar

Statut :
  • Membre
Messages : 34
DC : Non

MessageSujet: Re: Faire attention aux enfants   Mar 2 Mai 2017 - 21:21

Le seul avantage de Central était que les habitants étaient si habitués aux extravagances en tous genres qu’ils ne se posaient pas de questions sur l’armure, sinon parfois un enfant ou deux qui s’écriait en riant « Regarde, maman, une armure géante ! », puis cela stoppait là. Alphonse s’était installé dans un coin du hall d’accueil, dans le QG, après avoir longuement hésite à rentrer seul à l’hôtel en attendant Edward, puis s’était décidé à patienter ici. Ainsi, si son grand frère voulait aller faire un tour en ville après la réunion, il ne sera pas obligé de repasser à l’hôtel pour le prévenir. Ils ne venaient pas souvent au QG de Central, c’était bien plus grand que celui d’East City. Plus beau, aussi, en un sens, il y avait une certaine classe qu’on ne retrouvait pas dans les autres casernes, plus sobres. Par contre, il n’y avait que du béton, pas de bois ni rien, c’était d’un triste. Les mains posées sur les genoux, Alphonse leva le nez pour détailler le lustre au plafond et les moulures autour, puis promena le regard sur les gens passant dans le hall, soldats comme civils, chacun vaquant à ses propres affaires. Deux soldats discutaient paisiblement en partant dans l’un des nombreux couloirs, des plans sous le bras, et une toute jeune femme à lunettes courait à moitié en portant toute une pile de dossiers, avec un air affairé. Pas mal de civils faisaient la queue au bureau d’accueil principal et à deux autres bureaux, servant à l’administration quotidienne.

Patientant dans son coin, il tourna un peu la tête en entendant un bout d’une conversation animée de deux jeunes soldats, qui discutaient du grand retour du commandant Madless. La nouvelle était tombée il y deux ou trois jours, même Alphonse en avait entendu parler, alors qu’il était en plein voyage avec son frère. Le commandant avait été retrouvé dans un village cachant des clandestins et des personnes recherchées de tous bords, lors d’une intervention de l’armée, menée par le Président en personne. L’Alchimiste d’Etat avait ainsi été arraché aux griffes du criminel Scar et ramené à Central. La rumeur voulait aussi qu’il ait perdu la mémoire, étant donné son comportement à l’arrivée. Vrai ou non ? Alphonse y songea alors que les deux jeunes militaires s’éloignaient en riant entre eux. Peut-être était-ce vrai, qui sait ? Si cet homme avait vu la Vérité, et qu’il avait été lui aussi « puni », il y avait de grandes chances qu’il bien perdu la mémoire à cause du choc. L’enfant en armure lui-même ne se souvenait plus de rien de ce qu’il avait vu lors de son passage, ni même de ce qui s’était vraiment passé durant le rituel, avec Edward. Peut-être le commandant avait lui aussi occulté tout un pan de ses souvenirs à cause du traumatisme. Une fois les deux soldats hors de vue, Alphonse reporta le regard sur le reste du hall, soupirant un peu en se disant qu’il faudra encore du temps avant qu’ils n’aient toutes les réponses à leurs différentes questions.

Quelques instants plus tard, une rixe éclata, au bureau principal d’accueil, le ton monta si vite qu’il s’en fallut d’un cheveu avant que tout le monde en vienne aux mains. Les gens étaient si stressés, ici ! Alphonse en était encore un peu choqué, lorsqu’il assistait à ça. Après tout, il ne fallait pas oublier que malgré ce corps de fer géant, il n’avait en réalité que treize ans. Tout ce qu’il avait déjà pu voir dans le pays avec Edward ne suffisait pas encore à « l’habituer » à ce genre de choses. De plus, il ne s’était pas rendu avec son frère à Ishbal, lors des quelques jours pour « nettoyer » la région. Soupirant un peu, il aperçut tout à coup le lieutenant Hawkeye, au milieu de tout ce monde, qui lui fit un petit signe de main discret avec un sourire, en se rapprochant. Le jeune garçon se leva dans un grincement de ferrailles et répondit poliment à son salut, inclinant un peu la tête. Il lui aurait sourit aussi, s’il l’avait pu, il la trouvait très gentille et savait que c’était aussi le cas de Winry. Même Edward l’aimait bien. Avec tout ce qui se passait et ce qu’ils apprenaient, Alphonse avait tendance à oublier que le lieutenant et toute l’équipe travaillaient à Central, maintenant. Ce devait faire très bizarre, après ces années passées à East City.

Lieutenant – Je ne m’attendais pas à te voir ici, dit-elle avec un sourire. Comment vas-tu ? Et ton frère, il ne fait pas trop enrager les gardes du corps ? Vous faites bien attention à vous, j'espère ? Vous êtes arrivés à Central depuis longtemps ou vous ne venez que pour la réunion ? Tu peux m’accompagner si tu veux, tu ne vas pas rester ici tout seul, je dois voir un soldat pour un dossier. Je pensais que, depuis le mariage, vous auriez pris le large comme Central n’est pas une ville spécialement appréciée par les personnes habituées aux paysages plus verts.

Alphonse – Oh, c’est gentil de vous soucier de nous, répondit-il d’un ton un peu gêné.

Le mariage, c’est vrai, elle ne s’appelait plus Hawkeye. Il la suivit dans les couloirs en répondant que lui, Edward et Winry allaient bien, merci beaucoup, ajoutant que Edward avait enfin cessé ses longues et effrayantes phases de silence, depuis qu’il était rentré d’Ishbal, et qu’il redevenait comme avant. Son frère lui avait vraiment fait peur, enfin, c’était derrière eux. Il recommençait à bien manger, dormir dans tous les coins à la première occasion et il était plongé dans les recherches sur le travail du docteur Marcoh, la moitié des travaux que le colonel lui avait donné. Tout comme Alphonse, d’ailleurs, ce travail de traduction leur prenait presque tout leur temps en ce moment. Tout en avançant dans le couloir, il fit bien attention de ne gêner personne avec son armure, culpabilisant un peu lorsqu’il faillit cogner quelqu’un par inadvertance.

Alphonse – Nous restons à Central le temps de faire nos recherches, continua-t-il sans préciser pour le moment, car il pouvait y avoir de nombreuses oreilles indiscrètes. On est à l’hôtel près de la bibliothèque, c’est plus pratique pour nous. Enfin, là, j’attends Edward, il ne voulait pas mais je voyais bien qu’il n’avait pas envie de venir ici tout seul.

Il connaissait son frère par cœur, ce n’était pas à lui qu’il allait parvenir à dissimuler quoi que ce soit. Alphonse s’interrompit lorsqu’ils arrivèrent à un autre bureau et attendit dans le couloir qu’elle termine ce qu’elle avait à s’occuper, avec son dossier. Durant ce temps, il contempla la ville par une des très hautes fenêtres, regrettant, il est vrai, les collines de l’Est et les petites maisons ci et là, entourées de murets de pierre. C’était tout autre chose. Lorsque le lieutenant sortit, il reprit la route avec elle, en se demandant ce que faisait son frère exactement et s’il était bien à l’aise entouré d’adultes, de soldats, même si bon, tous les Alchimistes d’Etat n’étaient pas forcément aussi militaires, bien qu’ils en aient le grade.

Alphonse – Et vous, vous vous êtes habitués à central ? Vous avez de la famille, ici ?


Revenir en haut Aller en bas
Riza Mustang

Lieutenant

avatar

Statut :
  • Fondatrice
  • Graphiste
  • Maitre du Jeu
Messages : 3185
DC : Nop

MessageSujet: Re: Faire attention aux enfants   Lun 5 Juin 2017 - 19:31

Alphonse – Oh, c’est gentil de vous soucier de nous, répondit-il d’un ton un peu gêné.

Voyons, c’était normal ! Riza les appréciait beaucoup, oubliant parfois qu’ils n’étaient que des enfants tant leur manière de penser était mature à propos de certains sujets. Cependant, leur fragilité la rappelait souvent à l’ordre, prouvant qu’ils étaient encore des enfants dans certaines situations. C’était normal. Ils avaient grandi sans leurs parents, sans vrais repères en dehors de leur grand-mère et de leur amie Winry, comment les choses auraient-elles pu être différentes aujourd’hui ? Roy aussi s’inquiétait pour eux. Même s’il ne l’avouerait jamais, même pas à elle. Il l’avait déjà laissé entendre, oh oui, mais dit textuellement en l’assumant… Ce n’était pas encore gagné.

Reprenant ses recherches, Riza continua à regarder chaque nom inscrit sur les portes des bureaux en écoutant toujours Alphonse, se sentant un peu moins seule. Fort heureusement, Edward et Winry allaient bien, son frère redevenant progressivement comme avant. Ishbal l’avait traumatisé, ce qui n’était guère étonnant… Une guerre telle que celle-ci, mais à « petite échelle », n’en restait pas moins monstrueuse. Surtout pour un enfant comme Edward. Il avait beau râler dès que les adultes le traitaient en enfant, il en était un malgré son statut et son talent pour l’alchimie. Il était réfléchi, certes, mais dans son caractère transparaissait souvent son âge à travers certaines de ses réactions.

Alphonse – Nous restons à Central le temps de faire nos recherches, continua-t-il sans préciser pour le moment, car il pouvait y avoir de nombreuses oreilles indiscrètes. On est à l’hôtel près de la bibliothèque, c’est plus pratique pour nous. Enfin, là, j’attends Edward, il ne voulait pas mais je voyais bien qu’il n’avait pas envie de venir ici tout seul.

Riza hocha la tête, comprenant l’inquiétude d’Edward comme elle ressentait exactement la même chose en venant ici. Grâce au Colonel, il travaillait sur les travaux de Marcoh et pouvait donc se changer les idées mais le lieutenant lui fit signe de ne rien dire de plus là-dessus, comprenant le sujet de leurs recherches comme Roy en avait parlé chez eux. Ils étaient à Central, il ne fallait pas l’oublier. Ici, plus que n’importe où ailleurs, il fallait rester sur ses gardes, même s’ils utilisaient un langage codé ou parlaient par sous-entendus. Les couloirs gris, les soldats affairés avec leurs airs mornes et froids, les absences de bonjour… Tout témoignait de leur présence à Central City. Au moins, Alphonse apportait un peu de gaieté à ce paysage où tout semblait identique à chaque couloir malgré les statues, bustes ou décorations. Tout était placé et calculé de façon à intimider les visiteurs comme les soldats, histoire de rappeler « qui commande », ce qui donnait de véritables nausées à Riza lorsqu’elle y pensait. Mais c’était le travail et elle refusait de céder, surtout face à Bradley.

Au bout d’un moment, elle parvint à trouver le bureau du soldat qu’elle cherchait, soulagée, et annonça à Alphonse qu’elle en avait pour deux minutes en lui montrant le dossier qu’elle tenait en main. Riza frappa deux brefs coups à la porte noire, guettant la permission d’entrer, et se présenta à l’homme aux cheveux blonds qui l’accueillit avec un sourcil levé et l’air de la personne qu’il ne fallait pas déranger. Elle s’avança jusqu’à lui, saluant le soldat Renan qui devait se demander ce qu’elle lui voulait. Rapidement, elle lui annonça qu’il y avait deux informations différentes à propos de la même donnée dans un dossier qu’il avait rédigé, ou au moins rapporté, et qu’elle désirait connaître les marchandises volées parce que cela changeait les intentions des voleurs, justement. Et, à la tête qu’il faisait, nul doute que Riza le dérangeait, surtout pour un détail tel que celui-ci. Cependant, grâce à son propre grade, il était obligé de lui répondre sans lui manquer de respect. Elle devait avouer comprendre le Colonel, dans ces cas-là, cela évitait de nombreuses pertes de temps inutiles.

Soldat Renan – Je suis désolé, j’ai dû être distrait en rédigeant ce rapport, dit-il en le prenant pour le consulter.

Il ouvrit un des quatre tiroirs de son bureau en bois brun, situé dans un coin de la pièce semblable à celle dans laquelle ils étaient eux-mêmes pendant la journée, et feuilleta plusieurs dossiers cartonnés. Sans doute étaient-ce ses brouillons, premières versions qu’il retravaillait avant de rendre son rapport final. Riza resta droite, patiente, le regardant en attendant sa réponse. Ce bureau était, définitivement, identique à celui dans lequel elle passait ses journées… Sinon qu’il était moins décoré, plus sobre, l’équipe du soldat Renan devant être ailleurs dans le QG pour l’instant. Il ne lui fallut que quelques minutes pour retrouver l’information qu’elle lui avait demandé : il s’agissait d’un vol de médicaments et non d’armes, il avait dû confondre avec un autre dossier. Le militaire allait se lancer dans des explications lorsque la sniper le remercia poliment, ajoutant qu’elle comprenait sans problème et qu’il ne devait pas se sentir obligé de se justifier avec elle. Elle n’était venue que pour un éclaircissement, rien d’autre. Se dirigeant vers la porte en bois, la jeune femme l’ouvrit et sortit, la refermant derrière elle en annonçant qu’ils pouvaient y aller à Alphonse.

Alphonse – Et vous, vous vous êtes habitués à central ? Vous avez de la famille, ici ?

Riza – Il faut bien…, dit-elle avec un sourire fatigué. Nous habitons ici, à présent, et nous avons tous été mutés pour travailler à Central. C’est très différent d’East City, comme tu le sais, mais nous ne sommes pas seuls donc cela rend les choses plus faciles. Même si je t’avoue que, souvent, la campagne me manque. Tout est si…

Gris. Morne. Identique. Industriel. Riza fit un geste vague du bras, très léger mais signifiant ce qu’elle voulait dire. Ils continuèrent à avancer, grimpant les escaliers menant au bureau du Colonel tout en prenant garde à ne renverser personne étant donné la taille imposante de l’armure d’Alphonse. Elle faisait de son mieux, cependant, pour lui épargner les couloirs plus étroits ou très fréquentés afin de faciliter ses déplacements. Tout en avançant, la jeune femme réfléchissait à la réponse à donner au frère d’Edward à propos de la famille. Si elle en avait… Oui. Oui, elle en avait ici, et elle l’avait découvert il y avait de cela un peu plus d’une semaine. Mais de là à considérer sa tante comme faisant partie de sa famille, c’était une autre histoire. Elle était… de la famille éloignée. Oui, c’était plutôt cela. Une parente très lointaine, découverte par hasard, et dont elle n’avait même pas parlé à Roy par besoin de faire le point sur ce que cela bouleversait chez elle. Et puis, il avait d’autres choses en tête pour l’instant.

Riza – Concernant ma famille, je n’ai plus personne depuis des années en dehors de mon grand-père. Mais j’ai découvert que j’avais… de la famille très éloignée, allons-nous dire, à Central, très récemment. Nos rapports sont un peu froids et distants donc nous allons découvrir Central par nos propres moyens : en faisant des courses et en travaillant. Comme Edward et toi, en fin de compte, à chaque fois que vous arrivez dans une nouvelle ville. D’ailleurs, tu sais quoi ? Ça me donne une idée. Pourquoi n’entrerais-tu pas le premier dans le bureau pour faire la surprise aux autres membres de l’équipe ? Je suis sûre qu’ils seront contents de te voir, un visage connu égaie le cœur ici.

Riza continua d’avancer après avoir brièvement regardé Alphonse pour lui proposer son idée, lui laissant le temps de se décider jusqu’à ce qu’ils arrivent devant le bureau. Elle ne voulait pas le forcer et savait qu’il était plutôt timide. Cependant, elle ignorait comment il se sentait lorsqu’il était entouré des membres de l’équipe de Roy et refusait de le mettre mal à l’aise ou de lui forcer la main pour ce qu’elle jugeait être une bonne idée. Traversant les couloirs, montant les escaliers, Riza salua d’autres militaires par pure politesse, ne les connaissant que de nom comme ils travaillaient au même étage, et veilla toujours à éviter les endroits étroits pour Alphonse. Elle faillit se perdre, néanmoins, tant tous ces couloirs se ressemblaient… Mais ils y étaient ! Souriant, elle s’arrêta devant la porte pour se tourner vers le petit Elric.

Riza – Tu leur fais la surprise ? Vas-y, entre le premier si tu le souhaites mais je ne t'oblige pas, je peux aussi t’annoncer, je suis sûre qu’ils vont t’accueillir avec de grands sourires.


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t717-isabella-marie-swan-cullen-validee
Alphonse Elric

Adolescent

avatar

Statut :
  • Membre
Messages : 34
DC : Non

MessageSujet: Re: Faire attention aux enfants   Sam 10 Juin 2017 - 23:09

Lieutenant – Il faut bien…, dit-elle avec un sourire fatigué. Nous habitons ici, à présent, et nous avons tous été mutés pour travailler à Central. C’est très différent d’East City, comme tu le sais, mais nous ne sommes pas seuls donc cela rend les choses plus faciles. Même si je t’avoue que, souvent, la campagne me manque. Tout est si…

Un peu gris ? Alphonse pouvait comprendre ce ressenti, lui aussi se sentait plus à l'aise dans les campagnes de l'est ou lorsqu'ils partaient ci et là à travers le pays, à la recherche de la pierre philosophale. Quoi qu'ils bougeaient moins ce moment, car il fallait décrypter les travaux du docteur Marcoh. Suivant toujours le lieutenant, il se demanda si ça ne la gênait vraiment pas qu'il l'accompagne comme ça, même en attendant que son frère sorte de réunion et qu'ils puissent retourner à leur hôtel, ou simplement aller marcher un peu dans Central pour profiter du beau temps. Ils passaient toujours autant de temps à discuter tout en se promenant, partout dans le pays, avec parfois Winry avec eux. Bien sûr, vivre dans cette armure était pénible, néanmoins, ils étaient toujours libres de se rendre où ils le voulaient, à fond dans leurs recherches et ne perdant pas espoir. En tout cas, Alphonse ne pouvait pas perdre espoir, il vouait une entière confiance à son grand frère. Tout en avançant, il se poussait parfois pour laisser la place à des soldats pressés ou prenant garde à ne heurter personne avec son armure imposante. Même si les couloirs de ce QG étaient beaucoup plus larges que ceux du quartier général à l'Est, il y avait aussi plus de monde et donc plus de risque de blesser quelqu'un par accident. Parfois, quelqu'un avait un léger temps d'arrêt en le voyant puis poursuivait son chemin, comme s'il n'avait rien vu. De son côté, Alphonse était déjà perdu, ayant le sentiment que tous les couloirs se ressemblaient.

Lieutenant – Concernant ma famille, je n’ai plus personne depuis des années en dehors de mon grand-père. Mais j’ai découvert que j’avais… de la famille très éloignée, allons-nous dire, à Central, très récemment. Nos rapports sont un peu froids et distants donc nous allons découvrir Central par nos propres moyens : en faisant des courses et en travaillant. Comme Edward et toi, en fin de compte, à chaque fois que vous arrivez dans une nouvelle ville. D’ailleurs, tu sais quoi ? Ça me donne une idée. Pourquoi n’entrerais-tu pas le premier dans le bureau pour faire la surprise aux autres membres de l’équipe ? Je suis sûre qu’ils seront contents de te voir, un visage connu égaie le cœur ici.

Alphonse – Hum, c'est que...

Il n'avait guère l'habitude de se mettre en avant comme ça, à vrai dire. D'habitude, c'était Edward qui entrait en premier quelque part et lui le suivait, préférant le laisser gérer les "entrées" et diverses prises de contact, rattrapant derrière en cas de besoin dans les situations où son frère était trop vif ou maladroit. Bien sûr, c'était encore différent avec l'équipe du colonel et Alphonse les aimait bien, les respectant pour ce qu'ils faisaient et ce en quoi ils croyaient. Malgré ses treize ans, passés depuis peu, ce qu'l avait vécu lui avait conféré une part de maturité plus conséquente que ne devrait l'avoir un enfant de son âge, en conséquence, il était capable de comprendre pourquoi le lieutenant et ses amis combattaient. En plus de cela, ils étaient tous très gentils avec lui. Ce n'est vraiment qu'entre le colonel et Edward qu'il y avait parfois des frictions ou disputes, malgré tout, Alphonse était convaincu qu'ils tenaient l'un à l'autre, même s'ils se disputaient. Une fois arrivé devant le bureau, il s'arrêta près de la porte, toujours un peu gêné, bien qu'il aimerait pouvoir répondre au sourire que lui lança le lieutenant. Ce n'est que là, en la regardant bien, qu'il lui trouva un air changé. Il ne sut vraiment définir d'où cela venait, le regard, la posture, ou autre chose, mais d'un coup, elle lui semblait différente.

Lieutenant – Tu leur fais la surprise ? Vas-y, entre le premier si tu le souhaites mais je ne t'oblige pas, je peux aussi t’annoncer, je suis sûre qu’ils vont t’accueillir avec de grands sourires.

Alphonse – Je suis désolé, lieutenant, je ne préfère pas, je... C'est plus Edward qui...

Il n'était âgé que de treize ans et donc encore assez timide avec autant d'adultes autour de lui, ce qu'il ajouta d'une voix où le ne put dissimuler sa gêne. Le lieutenant poussa la porte puis le prit tout à coup par la main en l'emmenant avec elle, ajoutant que personne n'allait le manger. Alphonse fondit instantanément car il était devenu extrêmement rare qu'on le traite comme un enfant, depuis qu'il était dans cette armure, et il avait l'impression qu'on lui avait volé une partie de son enfance. Le lieutenant n'était pas aussi froide que le disait Edward, alors. Dans le bureau, le sous-lieutenant Havoc était occupé à engueuler quelqu'un au téléphone, toujours une cigarette allumée coincée entre les dents, leur lançant un signe de bonjour lorsqu'ils entrèrent. le sous-lieutenant Breda, de son côté, les salua avec plus de chaleur, grignotant un bout de pain tout en lisant ce qui semblait être un rapport très épais. Alphonse se pencha un peu pour dire bonjour à l'adjudant Fuery, toujours touché en le voyant en permanence souriant et décontracté. Seul l'adjudant-chef Falman ne fit pas tout de suite attention à eux, penché sur une liasse de documents et écrivant avec rapidité et concentration. Alphonse s'assit sur une des chaises libres, en veillant à ne rien déranger comme documents ou autres. Même assis, il se sentait bien trop imposant et encombrant. Toujours gênant, en réalité. Il était aussi inquiet pour son frère, remuant un peu sur sa chaise.

Alphonse – Lieutenant, cette réunion... C'est de nouveau pour parler d'Ishbal, n'est-ce pas ? J'ai peur qu'Edward ne doive y retourner.

Exprimer cette crainte à voix haute lui aurait arraché un long frisson s'il avait encore eu son corps. Le lieutenant lui rendit un air assez désolé et il comprit que soit elle n'en savait pas plus que lui, soit elle songeait que c'était cela et donc que leurs proches allaient de nouveau être en danger.

Lieutenant – Je ne sais pas... Le Colonel n'avait pas l'air d'en savoir plus non plus et je suis rarement au courant de ce qui va se dire dans ces réunions. Sauf si cela nous touche. Je suis désolée, j'aimerais pouvoir te rassurer là-dessus...

Oh, d'accord, donc on ne pouvait rien tirer pour le moment, il fallait attendre. Alphonse hocha la tête et la remercia, saluant ensuite Falman qui avait réalisé leur présence juste à l'instant. Pour ne pas plomber l'ambiance et s'efforcer de parler tout de même peu, bien qu'il ne soit pas très à l'aise, il raconta à l'adjudant-chef, qui lui posait la question, comme s'était déroulé leur dernier voyage à la frontière entre le Nord et l'Ouest, dans un village où ils avaient mené des recherches pendant une bonne semaine. Il rit même un peu en racontant comment Edward se comportait parfois avec ses deux gardes du corps, les pauvres devant parfois courir derrière lui en lui criant de faire attention. Son frère était hyperactif, lorsqu'il s'y mettait, ce n'était vraiment pas facile pour le sous-lieutenant Maria Ross et le sergent Denny Broch, subordonnés du commandant Armstrong. Ils étaient tous les deux très gentils et attentionnés, vraiment, ils avaient un cœur en or et lui et Edward n'avaient pas mis beaucoup de temps à demander à ce qu'ils se tutoient. Alphonse rassura Falman en lui disant que non, Scar n'avait jamais donné le moindre signe de vie au cours de leurs pérégrinations, pas une seule fois.

Alphonse – Le colonel a aussi des gardes du corps ?

Lieutenant – Il est très bien protégé... Il n'y a pas d'inquiétude à ce sujet, il y a des hommes partout pour le protéger.

Le jeune garçon en armure eut un léger temps d'arrêt à cause du temps pris par le lieutenant, elle répondait cela comme s'il s’agissait d'un immense malheur ! Pourtant, que son mari soit protégé était plutôt une bonne nouvelle, non ? Il voulut ajouter quelque chose puis se tut, à la fois très étonné et un peu mal à l'aise. Il avait... manqué quelque chose ? C'était si mal que ça que le colonel soit protégé ? Se contentant d'hocher la tête avec lenteur, il ne dit plus rien, jouant un peu avec ses mains en regardant l'équipe travailler. Au bout d'un moment, il faillit se lever en croyant reconnaître la voix de son frère dans le couloir mais ce n'était pas cela et il reprit sa posture initiale. la réunion allait peut-être prendre plus de temps que prévu, dès qu'elle finira, il faudra qu'il retourne vite dans le hall d’accueil pour retrouver son frère, que Edward ne quitte pas le QG en pensant qu'Alphonse l'attendait finalement en ville, pour une raison ou une autre.

Alphonse – Avez-vous des nouvelles sur les déplacements de Scar ? Et dites-moi, je suis curieux, à quoi ressemble le commandant Madless ? J'ai entendu dire qu'il était un peu bizarre.


Revenir en haut Aller en bas
Riza Mustang

Lieutenant

avatar

Statut :
  • Fondatrice
  • Graphiste
  • Maitre du Jeu
Messages : 3185
DC : Nop

MessageSujet: Re: Faire attention aux enfants   Jeu 13 Juil 2017 - 22:05

Alphonse – Je suis désolé, lieutenant, je ne préfère pas, je... C'est plus Edward qui...

Alphonse ne termina pas sa phrase, ajoutant d’une voix gênée qu’il n’avait que treize ans et qu’il était timide en présence d’adultes. Oh, mais il ne devait pas ! Il avait peur d’eux ? Pourtant, personne n’était intimidant dans l’équipe du Colonel. Enfin, à part le colonel lui-même mais c’était différent et pour d’autres raisons que le simple fait d’être un adulte. D’ailleurs, le terme adulte ne lui correspondait pas, dans certaines situations… Mais passons. Riza ne put dissimuler qu’elle était touchée par cet aveu si simple, si enfantin, si… normal, en fin de compte. Un enfant de treize ans n’avait rien à faire dans un Quartier Général militaire, ce n’était pas sa place et cela ne le serait jamais. Pourtant, Alphonse était là tout comme son frère et était souvent pris pour le plus âgé d’entre eux deux à cause de son imposante armure. Parfois, ils oubliaient qu’ils avaient, face à eux, des orphelins qui cherchaient à réparer leurs erreurs.

Riza se tourna vers la porte en bois verni sur laquelle était inscrit le nom de Roy, la poussant, puis attrapa doucement la main gantée du jeune Alphonse pour l’entraîner avec elle dans le bureau. Il n’avait pas à avoir peur ! Il n’était qu’un enfant… Ce qu’ils ne devaient pas oublier. Elle ajouta, en même temps, que personne n’allait le manger dans ce bureau avec un sourire rassurant tout en prenant soin de le laisser passer derrière elle comme ils n’entraient pas à deux à cause de son armure. Dossier sous le bras, Riza annonça aux autres membres de l’équipe qu’elle leur ramenait quelqu’un sans parler trop fort, au cas où l’un des leurs était au téléphone. Et elle eut raison, Havoc créant un léger blanc en hurlant sur l’interlocuteur avec lequel il parlait. Encore cet homme qu’il essayait de joindre depuis des semaines ? Leur coéquipier râlait dessus en permanence, Guzman par-ci, Guzman par-là… Une affaire d’arme utilisée contre un homme qu’il supposait « pratiquer l’alchimie » uniquement parce que le fils de la victime avait dessiné un cercle sur le mur. Alors qu’il voulait simplement dessiner ! En dehors de l’éducation à revoir à certains niveaux, surtout le respect, cet homme était devenu complètement paranoïaque et prétendait qu’il n’avait absolument rien fait, refusait tout entretien avec Havoc et jouait d’une mauvaise foi totale lorsqu’il lui parlait.

Le lieutenant se dirigea vers son bureau, laissant les autres membres de l’équipe saluer Alphonse et échanger quelques nouvelles avec lui tout en écoutant d’une oreille. Chacun, plongé dans son travail à cause de la masse de dossiers presque terminés qu’ils avaient récupéré d’East City en même temps que ceux ajoutés à Central, avait pas mal de paperasses et autres réjouissances à terminer. Cette « promotion » était si inattendue, officiellement, que leur mutation s’était déroulée très vite avec des dossiers presque bouclés qu’aucun autre militaire ne pouvait reprendre parce que « cela serait stupide ». En soi, Riza comprenait la démarche et l’acceptait mais la mutation avait un goût extrêmement amer pour elle. Uniquement pour surveiller davantage Roy, pour les avoir tous sous la main, pour avoir un moyen de pression… Il ne lui avait rien dit, encore, mais elle comptait bien en avoir le cœur net un jour prochain.

Alphonse – Lieutenant, cette réunion... C'est de nouveau pour parler d'Ishbal, n'est-ce pas ? J'ai peur qu'Edward ne doive y retourner.

Riza – Je ne sais pas... Le Colonel n'avait pas l'air d'en savoir plus non plus et je suis rarement au courant de ce qui va se dire dans ces réunions. Sauf si cela nous touche. Je suis désolée, j'aimerais pouvoir te rassurer là-dessus...

Riza ne put dissimuler un air désolé en entendant cette question, ressentant la crainte d’Alphonse rien qu’à son timbre de voix. Désolée… Elle savait que cette épreuve avait été très éprouvante pour Edward, il l’avait montré malgré les nombreuses fois où il affirmait ne plus être un enfant, ne plus vouloir être traité comme tel. Pourtant, Ishbal… Ils avaient dû y retourner. Revivre cette horreur, à moindre échelle peut-être, mais toujours pour tuer de parfaits innocents. Riza gardait toujours un œil sur le Colonel depuis cette histoire, encore plus depuis qu’ils avaient été mutés à Central juste au cas où. Oui, il était solide… Mais toute personne a le droit de craquer à un moment ou à un autre. Il lui avait déjà montré une faiblesse par rapport à leur futur enfant, cette peur qui le tenaillait sans cesse qu’il n’arrive quelque chose au bébé alors même qu’il n’était pas né. Actuellement, il n’entendait rien de ce qui se passait autour ! Mais Roy avait peur… Et l’entendre comme cela l’avait fortement touchée, même si elle n’en avait rien montré. Inutile de s’entendre encore dire qu’elle était « plus sensible depuis le début de la grossesse, et même avant ». Elle l’avait bien assez entendu de sa part jusqu’à présent, surtout que cela n’avait strictement rien à voir. Mais enfin, se reconcentrer sur son travail pendant que le jeune Alphonse saluait les autres et se mettait à son aise. Elle ne le pressait pas, sachant qu’il était timide, plus petit, et qu’il avait sûrement besoin d’un peu de temps.

Fort heureusement, Falman leva le nez de ses dossiers et discuta un moment avec Alphonse. Les laissant discuter, elle poursuivit ce qu’elle faisait avant de devoir partir à la pêche aux informations et Riza corrigea son propre rapport dès qu’elle fut assise à son bureau. A côté, Alphonse racontait leur dernier voyage, à Edward et lui, plus au nord d’Amestris et le calvaire que faisait subir son cher frère à ses gardes du corps. Rien d’étonnant, en soi, tous s’y attendaient… C’était bien pour cette raison qu’aucun ne s’était dévoué pour le surveiller. Pourtant, Edward ferait bien d’être bien plus prudent et sur ses gardes, il savait ce dont était capable Scar, ce qu’il était prêt à faire pour obtenir ce qu’il recherchait. Il n’hésitait pas à tuer de sang-froid tous les Alchimistes d’Etat, ou presque. Presque, oui… Ce Madless avait survécu plusieurs mois sans une égratignure, sans qu’ils ne s’expliquent pourquoi Scar l’avait gardé en vie et trimballé dans tout le pays. Redressant la tête, pensive, Riza prêta une oreille un peu plus attentive lorsque le nom de Scar tomba dans la conversation, rassurée lorsqu’Alphonse confirma qu’ils n’avaient rencontré aucun problème de ce côté. Heureusement. Mais pourquoi, pourquoi le moine Ishbal n’avait-il rien fait… ? Signant son rapport, elle remit correctement les feuilles dans le fichier cartonné avec le nom de l’affaire et son propre nom et grade en repensant, malgré elle, à la menace Scar et à tout ce que cela engendrait.

Alphonse – Le colonel a aussi des gardes du corps ?

Riza – Il est très bien protégé... Il n'y a pas d'inquiétude à ce sujet, il y a des hommes partout pour le protéger.

Malgré elle, Riza ne put répondre tout de suite, même si le temps de réponse n’avait pas été si long que cela. Désolée mais ces « gardes du corps » n’étaient, en fin de compte, que des surveillants destinés à garder Roy à l’œil et à rapporter chacun de ses mouvements à Bradley. Cependant, Alphonse n’était pas censé être au courant, ce que la jeune femme réalisa en remarquant son absence de réponse, son silence sans rien ajouter de plus alors qu’il aurait pu poser des questions sur le comportement du Colonel et sur sa manière de gérer ses gardes du corps. Bon, d’accord, il n’avait pas le choix et était, plus qu’Edward, obligé de se montrer discipliné et rigoureux, mais tous le connaissaient ici et savaient qu’il n’aimait pas être considéré comme un enfant. Riza lança un petit regard à Alphonse, prête à s’excuser ou à lui faire signe, mais se ravisa à la dernière seconde en se disant que les autres membres de l’équipe n’étaient au courant de rien, à part Fuery. Donc, pas d’imprudence.

Le lieutenant se replongea plutôt dans ses dossiers, prenant un autre de sa pile pour commencer à le lire et à voir ce qu’elle devait faire, préciser ou recompléter. Il s’agissait d’une histoire de vol qu’elle avait supervisée et un militaire lui avait donné ce dossier pour apport de précisions. Quels jours, quelles heures, quel genre d’armes… Poussant un soupir, elle releva la tête plusieurs fois en direction de la porte, entendant régulièrement des soldats passer dans ce coin et parler de la réunion. Mais toujours pas de signe des Alchimistes d’Etat, cette réunion tirait en longueur et devait donc être bien compliquée. Ou alors chacun faisait le point sur la situation, maintenant que Madless avait été récupéré. Les forces allaient sûrement être redistribuées, les programmes des prochains mois changés… Ce fut le bruit de l’armure d’Alphonse qui lui fit redresser la tête au bout d’un moment, alors qu’il regardait la porte. Il avait cru entendre son frère… Le pauvre devait bien s’ennuyer, ici, sans pouvoir bouger ou s’occuper, entourés d’adultes alors qu’il n’aimait pas cela.

Alphonse – Avez-vous des nouvelles sur les déplacements de Scar ? Et dites-moi, je suis curieux, à quoi ressemble le commandant Madless ? J'ai entendu dire qu'il était un peu bizarre.

Riza – Madless est très… spécial, oui, dit-elle avec un sourire en regardant Alphonse. Ce qui est bizarre est qu’il change complètement de personnalité en moins de trois secondes. Il nous a fait un cours sur l’histoire d’Ishbal avec un tout autre ton avant de s’effondrer à nouveau et de redevenir le Madless normal. Enfin, si je peux dire cela. C’est très… perturbant.

Havoc – Vous oubliez de parler du saut de l’ange qu’il a voulu faire, lieutenant. Il était convaincu de pouvoir voler, à le voir agir ainsi et allait sauter par la fenêtre du bureau si nous ne l’avions pas retenu.

Il n'avait pas voulu se jeter par la fenêtre ! Il avait juste hurlé et… Voilà. Riza grimaça légèrement, ajoutant qu’il y avait plus de peur que de mal même si cet épisode risquait de rester gravé dans leur mémoire. Définitivement, elle ne comprenait pas pourquoi Bradley gardait Madless alors qu’il était instable et dangereux. Il l’avait prouvé avec Roy qui s’en était approché sans même avoir pris la peine de garder ses gants avec lui ! Et dire qu’il lui avait reproché d’avoir fait confiance à Marcoh… Lui, au moins, n’était pas complètement fou et schizophrène, il avait une place légitime en tant que médecin et était consciencieux même s’il avait voulu la tuer. Bon, dit comme ça, Riza avouait que la situation aurait pu être plus grave avec elle, que son mari se serait retrouvé veuf sans comprendre pourquoi alors que lui-même risquait peut-être moins avec Madless. Enfin… Peut-être. Elle n’était sûre de rien, à vrai dire, mais avait longtemps gardé cette dispute en mémoire à cause des paroles échangées.

Riza- Mais cet homme reste un mystère pour moi. Il a été traumatisé profondément par quelque chose, c’est certain, mais quoi précisément… ? En apparence et au premier regard, il est on ne peut plus normal. C’est lorsque tu l’entends parler que tu réalises qu'il y a un problème.

Havoc – Il est fou, voilà tout. Vous pouvez le dire platement, lieutenant, ce n’est pas une insulte.

Riza- Ce n’est peut-être pas une insulte mais il est toujours Alchimiste d'État et vous feriez mieux de ne pas l’oublier ici. Surtout entre ces quatre murs, nous ne sommes plus à East City.

Son coéquipier ne leva pas les yeux au ciel uniquement pour une question de respect mais elle sentait qu’il en avait envie. Désolée mais c’était comme cela, ils devaient faire attention ! Elle avait l'impression d’être la plus tendue du groupe en étant simplement dans ce bureau alors qu’il y avait d’excellentes raisons de l’être. D’autant plus que Roy lui cachait des choses depuis qu’il était « arrivé » à Central. Mais bref, ils n’étaient pas ici pour se disputer stupidement, ils ne faisaient que parler et échanger à propos des dernières nouvelles, rien de plus. Se tournant vers Alphonse, elle s'excusa pour ce qu’il venait d’entendre avant de répondre à sa première question.

Riza- Pour ce qui est de Scar, nous n'avons pas encore eu de nouvelles au sujet de ses déplacements, je suppose qu’il va rester plus discret comme il a perdu son otage. Otage qu’il jugeait précieux puisqu'il l'a gardé en vie… Mais il se peut aussi qu’il souhaite se venger de cette attaque, comme il a un tempérament très vengeur d’après ce que nous avons pu constater. Je ne sais pas pourquoi il a préservé Madless qui a dû être un vrai poids pour lui durant tout ce temps. Cela remet à zéro ses cibles potentielles, c’est pour cette raison que ton frère est en danger, maintenant plus que jamais. Vous devez tous les deux être très prudents, il est dangereux.


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t717-isabella-marie-swan-cullen-validee
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Faire attention aux enfants   

Revenir en haut Aller en bas
 
Faire attention aux enfants
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Merci de faire attention à vos propos !
» Comment faire manger les enfants en s'amusant !!!
» Virus à faire attention
» Attention les enfants Michel Sardou+
» atelier savoir faire avec les enfants

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nouvel Horizon :: Région de Central :: Ceinture du Noyau :: Quartier Général de Central :: Aile Administrative :: Couloirs et autres salles-
Sauter vers: