Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 A la recherche du tueur

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Victor Madless

Commandant

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MessageSujet: A la recherche du tueur   Dim 4 Juin 2017 - 12:48

Elle descendait... Encore un petit peu... Encore un ou deux centimètres de plus... L'araignée gigotait très légèrement sur sa toile sans prêter la moindre petite attention au regard humain rivée sur elle, indifférente à ce qui l'entourait. A genoux et bien dressée contre le dossier du petit canapé, les deux mains agrippées sur le haut comme si sa vie en dépendant, Victor était penché en avant, tant et si bien qu'il ne tenait plus que grâce à un équilibre précaire, en une position tout sauf formelle et martiale. Sa veste d'uniforme était abandonnée par terre aux pieds du canapé, il avait trop chaud avec, et sa chemise blanche, censée être bien lisse et impeccable, était froissée comme jamais. Une de ses bottes pendait à moitié à son pied, prête à tomber, il était encore décoiffé et souriait d'un air béat en encourageant l'araignée à continuer sa descente. Allez, petite, elle y était presque ! Un soupir sonore retentit derrière lui et le sous-officier qui l'avait accompagné dans ce bureau, "pour éviter qu'il ne tourne au mauvais endroit en chemin", lui rappela d'un ton froid qu'il était venu ici pour travailler. Le boss le renvoya balader d'un ton dur puis Victor poursuivit sa contemplation de la minuscule bestiole.

Le sous-officier reprit d'un ton plus sec qu'il était là pour participer à la création d'un plan pour capturer le criminel Scar. Criminel ? Ah ? Victor se pencha encore pour suivre l'araignée qui descendait peu à peu sur son fils derrière le canapé, dans ce coin du bureau, pendant que l'autre soldat s'énervait. "Le type qui vous a enlevé, vous vous vous souvenez ?!". Oui, oui, il se souvenait très bien, c'était rigolo. L'alchimiste grimpa par-dessus l'accoudoir puis glissa su sol tel un long serpent avant de ramper pour se rapprocher de l'araignée, un petit rire lui échappant en la voyant tisser une nouvelle toile. Il perdit sa botte dans l'affaire, sans s'en soucier le moins du monde, tout à son occupation. L'araignée fila ensuite se cacher sous le canapé et il eut une moue assez déçue, relevant la tête vers le sous-officier qui le fixait avec un air désespéré. Le Boss lança tout à coup "REGARDEZ !!" en hurlant, si fort que l'autre garde recula d'un bond avec un cri de surprise en saisissant son arme. Victor suivit aussitôt ses compères et courut à la fenêtre, l'ouvrant le plus grand possible et serait bien tombé dans le vide si quelqu'un ne l'avait pas retenu de justesse en le tirant en arrière. Mais ! Il avait vu un oiseau en feu dans le ciel ! Un oiseau très gros d'un mètre de diamètre ! Ils n'avaient pas vu ? Victor se releva en vacillant un peu, battant des bras avant de retrouver son équilibre.

Sous-officier – Commandant, par pitié... Calmez-vous, asseyez-vous, vous devez nous dire ce que vous avez appris sur Scar.

Le prof poussa aussitôt tous les autres y compris Victor, pour prendre la place, se redressant de toute sa hauteur et mettant les mains derrière le dos, bombant le torse en une attitude cette fois très martiale et en parfait déclage avec l'aspect général du soldat, qui avait triste mine.

Prof – Scar est un Moine Ishbal, dit-il d'une voix forte et parfaitement confiance, le regard très sérieux. Les Ishbal sont un peuple à la peau mate et aux yeux rouges, vivant en communautés dans le désert de l'Est, croyant en une haute divinité nommée Ishbala, déesse protectrice de leur terre. Les moines de cette communauté ont pour vocation première de défendre leur patrie et...

S'en suivit une très longue tirade où le prof expliqua en long, en large, et en travers qui était ce peuple, d'où il venait, comment il vivait, leurs coutumes, traditions, façons de manger, communiquer, prier, etc. Le sous-officier tenta plusieurs fois de l'interrompre en disant que ce n'était pas de ça dont il devait leur parler mais le prof l'empêcha à chaque fois vertement de le couper, lancé dans son exposé. Il n'en avait pas terminé, jeune impertinent ! Il poursuivit donc son exposé sans plus faire attention aux autres soldats dans la pièce qui avaient repris leur propre travail en attendant, quoi que certains écoutaient encore, aussi amusés qu'effarés. Et sur le peuple Ishbal, le prof pouvait en dire très long ! Il avait étudié leurs coutumes plus longtemps et plus attentivement que n'importe qui d'autre dans ce pays ! Et il avait suivi un temps Scar, ce qui l'aidait encore plus à les comprendre. Au bout de presque quarante-cinq minutes, cependant, il eut soif de tant parler et s'arrêta pour boire à une bouteille d'eau emmenée avec lui tôt ce matin-là. Dédaignant les chaises, il 'assit plutôt par terre, sous la fenêtre, buvant puis refermant la bouteille avant de jouer avec. La minute d'après, il laissa la bouteille puis sortit une craie de sa poche avant de chemise, commençant ensuite à tracer un gros cercle alchimique au sol, bien qu'il n'en ait plus besoin pour user de son alchimie.

Victor – Vous avez vu la Vérité ? souffla-t-il avec un peu de peine. Je l'ai vu. J'ai franchi la porte. La Vérité est cruelle.


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Roy Mustang

Colonel

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MessageSujet: Re: A la recherche du tueur   Dim 18 Juin 2017 - 21:54

La réunion de demain allait être belle, tiens... Avec le commandant Madless dans cet état, Edward qui s'énervait juste à l'idée de participer, Marcoh en pleine dépression, le commandant Armstrong parfaitement insouciant et Bradley qui surveillera tout le monde avec l'attention d'un vautour, ce sera la fête. Madless était très occupé à escalader le canapé pour suivre la progression de ce qui semblait être une araignée ou une autre bestiole, indifférent aux sollicitations du sergent qui s'évertuait à lui faire retrouve une once de raison. Il perdait son temps. Le commandant avait tout l'air d'un échappé d'asile, un pied nu et la chemise débraillé, riant tout seul en ignorant son entourage. Changeant de ton de voix selon "qui" parlait, laquelle de ses multiples personnalités. Le colonel leur lança un vague regard puis laissa de côté pour le moment le dossier qu'ils étaient censé aborder aujourd'hui, en prenant un autre, concernant les activités dans le désert. Il claqua tout à coup des doigts sous le nez du jeune Edward pour attirer son attention et lui donner la partie qui le concernait en lui disant de lire ça avant demain, répondant par un soupir agacé lorsque le gamin répliqua en marmonnant "Oui, professeur, autre chose ?!". Si ça ne lui plaisait pas, c'était son problème, il avait juste intérêt à bien se tenir le lendemain.

Finalement, le seul à ne pas être un tantinet perturbé par les agissements du commandant était Falman, à sa bonne habitude, bien trop serein et professionnel pour se laisser troubler ainsi. Sauf, cependant, lorsque le soldat hurla tout à coup à plein poumons, faisant violemment sursauter tout le monde, puis courut  la fenêtre et l'ouvrit en grand. Le colonel se leva d'un bond mais ce furent grâce aux réflexes du sergent et d'Havoc que le commandant n'alla pas s'écraser tête la première deux mètres plus bas, retenu et ramené un peu brutalement sur le tapis. Mais bon sang ! Roy inspira profondément pour se calmer, tout à coup tiraillé par l'envie d'enfiler ses gants et de brûler ce type tout vif, se contrôlant avec beaucoup de peine. Il aurait pu se tuer sans même le réaliser ! Même Edward avait sursauté et fait un geste pour le retenir, le regardant maintenant et le pointant du doigt en demandant s'il n'avait pas besoin d'un peu de repos, là, tout de suite. Si seulement un peu de repos suffisait à le calmer. Pendant que le commandant se relevait avec un équilibre précaire et que toute l'équipe affichait un air désespéré, Roy fit signe à Havoc de bien refermer la fenêtre, derrière, à double-tour, et aussi les autres pendant qu'il y était. Et pourquoi pas la porte... Hum, non, mais il fallait le surveiller.

Sergent Kraye – Commandant, par pitié... Calmez-vous, asseyez-vous, vous devez nous dire ce que vous avez appris sur Scar.

Le résultat fut... étrange. Très perturbant. Efficace en un sens, cela dit, bien que la transformation fut si rapide qu'elle en choqua plus d'un. Le commandant se redressa de toute sa hauteur et bomba le torse, les mains dans le dos et le regard soudain intelligent d'un enseignant de très haut niveau devant des élèves un peu naïfs lui posant des questions sur le monde. Le tout alors qu'il était pieds nus, décoiffé, la chemise froissée, la cravate pendant tristement sur le côté, des boutons ouverts, le pantalon froissé également et avec une barbe de trois jours lui mangeant le visage.

Commandant – Scar est un Moine Ishbal, dit-il d'une voix forte et parfaitement confiance, le regard très sérieux. Les Ishbal sont un peuple à la peau mate et aux yeux rouges, vivant en communautés dans le désert de l'Est, croyant en une haute divinité nommée Ishbala, déesse protectrice de leur terre. Les moines de cette communauté ont pour vocation première de défendre leur patrie et...

Roy soupira à nouveau et s'assit tranquillement à son bureau, sans plus prêter attention au long exposé qui s'ensuivit. Le sergent, comme Riza et le jeune Fuery, en restaient pétrifiés, comme s'ils n'en croyaient pas leurs yeux. Bah, il fallait juste... Laisser tomber. Le colonel leur dit d'attendre, ça passera tout seul, puis retourna à son propre travail. Il fournit tout d'abord le reste des documents à Edward puis le laissa quitter le bureau, après lui avoir répété d'arriver à l'heure, le lendemain. Havoc s'alluma une nouvelle cigarette puis s'installa confortablement sur une chaise, en écoutant le commandant avec un réel intérêt, un léger sourire aux lèvres. Breda, lui, avait pris le même parti que lui, reprendre son travail sans plus se soucier de l'exposé du commandant sur le peuple Ishbal. Falman, lui, semblait mitigé, comme s'il hésitait entre poursuivre sa tâche ou essayer à son tour d'interrompre l'Alchimiste. Penché sur son travail, il tâtonna un peu pour attraper la tasse de thé, déjà froid, posée sur un coin de son bureau et but ce qui restait tout en terminant de relire la conclusion du rapport qu'il avait rédigé. Signant avec rapidité, il tendit le dossier à son assistante pour qu'elle l'envoie aux généraux avec les autres, s'occupant ensuite d'un autre travail administratif encore plus pénible et long.

Le monologue du commandant résonna vite comme un bruit de fond, pour lui, tandis qu'il refrénait son ennui de travailler sur ce genre de truc, détestant vraiment toute cette paperasse inutile, encore plus depuis qu'ils étaient à Central. Il put avancer, néanmoins, échangeant parfois une ou deux brèves paroles avec Breda qui avait aussi une multitude de documents officiels à s'occuper et qui n'aimait pas plus cela que lui. Ils purent travailler presque une heure avant que le "cours" ne se termine et que le commandant ne se taise, attrapant à tâtons une petite gourde attachée à sa ceinture qu'il porta à ses lèvres. Vraiment terminé ? Il en avait l'air, en tout cas, se laissant tomber assis par terre puis sortant une vieille craie de sa poche pour tracer un immense cercle alchimique sur le plancher, le regard perdu dans le vague. Très bien... Roy se leva à nouveau, s'approchant en regardant ce qu'il faisait, sourcillant en regardant le tracé. Si leurs supérieurs voyaient ça... Beaucoup ne seront pas à même de comprendre, soit, mais Bradley, si, le colonel en était convaincu. Lui et ses "amis", ou même ce type dans les souterrains. Roy inspira doucement puis s'accroupit près du commandant, cherchant un moyen de le "ramener", tirer un tant soi peu de son ancien "lui" vers le présent.

Commandant – Vous avez vu la Vérité ? souffla-t-il avec un peu de peine. Je l'ai vu. J'ai franchi la porte. La Vérité est cruelle.

Roy – Commandant, dit-il d'une voix lente, vous devriez a...

La fin de sa phrase s'évanouit dans un hoquet étranglé lorsque le commandant l'attrapa tout à coup par les deux bras et laissa tomber sa tête contre lui en fondant en larmes, criant et pleurant qu'il l'avait vue, qu'il l'avait vraiment vue, qu'elle était toujours là. Le colonel marmonna un juron entre ses dents en laçant que oui, il avait compris ça, et repoussant d'un regard le sergent Kraye qui avait bondit. C'est bon, c'est bon ! Même Riza avait tiré son arme, comme si Madless essayait vraiment de le tuer. Roy leva au ciel puis dit au sergent Kraye d'aller attendre dans le couloir puis au lieutenant de ranger son arme et de ne plus être aussi nerveuse. Le sous-officier fit visiblement un effort pour ne pas répliquer puis hocha la tête avec respect avant de quitter la pièce. Pendant ce temps, Roy se détacha comme il le put de l'étreinte du commandant, libérant au moins un bras et s'en servant pour le pousser à s'asseoir correctement. Par terre, puisqu'il n'était pas en état de se lever. Au diable les règles et la hiérarchie... Vu la situation, ça ne pourra pas être pire. Roy l'appela par son prénom, plusieurs fois, jusqu'à ce qu'il cesse de pleurer et relève la tête.

Roy – Est-ce que tu me reconnais ?

L'alchimiste hocha la tête avec lenteur, l'air tout à coup perdu et halluciné. Bon, c'était déjà ça de gagné, non ? Lorsqu'il avait cet air, c'était qu'il recouvrait une petite partie de ses esprits et surtout qu'il en souffrait. Roy connaissait plus ou moins les souvenirs hantant cet homme et ne les souhaitait à personne.

Roy – Essaye de te souvenir. Le jour où tu as rencontré Scar. Que t'a-t-il dit et pourquoi ne t'a-t-il pas tué ?


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Victor Madless

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MessageSujet: Re: A la recherche du tueur   Mar 20 Juin 2017 - 22:13

Colonel – Commandant, dit-il d'une voix lente, vous devriez a...

Il n'avait jamais voulu tout ça ! Le petit cria qu'il l'avait vraiment vue, qu'il l'avait vu, puis fondit en larmes, s'accrochant au soldat comme à une véritable bouée de sauvetage, tout en continuant de pleurer et crier. Il l'avait vue ! Et l'enfant était mort... Du sang et de la mort... Partout... Même le boss eut un air presque gêné devant ce spectacle, comme Victor qui s'agenouilla près du petit pour lui tapoter l'épaule. Là, là... Tout ira bien... Le gardien et le prof échangèrent de longs regards, pendant que le gardien croisait les bras l'air de dire "C'était couru d'avance". Il pleura longtemps, en répétant qu'il avait vu la Vérité, d'une voix aussi basse qu'étranglé, les épaules tremblantes et le regard encore plus halluciné. Il lui semblait que toute une éternité s'était déroulée lorsque son nom résonna tout près de lui, une fois, deux fois, trois fois. Victor reprit la place, pendant que le petit se levait et allait rejoindre le gardien pour se blottir tout contre lui. Son prénom... C'était lui, il s'appelait... comme ça. Victor se retrouva assis par terre sans trop comprendre comment, une main toujours serrée sur un bras, l'air très égaré. Où était-il ? Qu'est-ce que c'était ? Un bureau ? Dans une ville ? Cessant de pleurer, il tourna la tête pour regarder partout autour de lui, puis tomba le regard sur un homme plus jeune, brun, aux yeux noirs, familier. Pourquoi était-il là, depuis combien de temps ?

Roy – Est-ce que tu me reconnais ?

Oui... Oui, il, il... Il le reconnaissait. Le gardien avança à grands pas, les bras croisés et se posant tout près, en protecteur, prêt à intervenir au moindre geste un peu brusque. Le boss déclara dans leur dos qu'il était prêt aussi, qu'il suffirait d'un rien et qu'ils pouvaient se défendre ! Pas besoin de cercle ni de signes, il leur suffisait de frapper dans leurs deux mains pour être capable de faire de l'alchimie. Victor hocha la tête par automatisme pour signifier son accord. De son côté, le prof ne disait rien, accroupi par terre et surveillant les autres personnes présentes dans la pièce, avec une moue légèrement inquiète. Quelqu'un leur voulait du mal ? Victor ne savait pas... Il se rappelait... Et pourquoi était-il dans ce bureau ? Presque choqué, profondément perturbé, sa personnalité "première" était comme une vieille ruine branlante et ne tenant debout que par pur miracle. Le symbole même de la dépression et du regret, là où le gardien était le protecteur, le petit était l'innocence, le boss était la colère, le prof était l'intelligence. Que ferait-il sans eux tous ? Qui serait-il ? Personne. Victor inspira un peu, incapable de mettre un tant soit peu d'ordre dans le chaos de ses pensées.

Roy – Essaye de te souvenir. Le jour où tu as rencontré Scar. Que t'a-t-il dit et pourquoi ne t'a-t-il pas tué ?

Victor – Il m'a protégé, bafouilla-t-il. L'armée est... dangereuse... Tu sais... Il me protégeait.

Boss – Ils vont tous le payer ! hurla tout à coup le boss.

Le boss repoussa du même coup très brutalement Roy plus loin, reculant ensuite d'un petit mètre. Victor reprit son souffle, tremblant de tous ses membres, le regard encore plus halluciné. Ils allaient le payer ! Non... Bien évidemment que si ! Non... J'ai participé moi aussi... Cet enfant était mort ! Tout le monde est mort. Pourquoi le pays avait-il accepté et cautionné de tels actes ?! Le boss cracha que la haine était un cycle éternel et que tout recommencera, se faisant coupé par le prof qui déclara que ce n'était pas ainsi, non, puis par Victor lui-même qu'il les supplia de se taire, tous les deux. L'enfant était mort. Et il y avait du sang partout. Les livres suintaient de sang et d'odeur de mort ! Ils allaient tous payer ! Mais qui arrêtera le flot de sang ? Il n'y avait aucun autre moyen. Victor se mit à rire à plein poumons, comme un parfait dément, un rire fort, rauque et puissant, ignorant les armes braqués sur lui et son collègue qui se relevait avec les autres. Ils allaient tous payer ! Tous, tous, tous, les armes se retourneront contre eux et le massacre continuera. Le commandant avait le regard d'un animal traqué, le boss prit toute la place, devant les autres, repoussant même Victor qui se tint pour le moment dans son coin.

Boss – Oeil pour œil, dent pour dent, siffla-t-il d'un ton noir de haine, toujours par terre, en levant son regard fou sur eux. Je vous jure... je vous jure que Bradley va payer. Lui. Ses monstres. Et lui, en bas, tous, ils vont tous payer !

Il se leva brusquement, juste au moment où un mur de flammes s'éleva brusquement devant lui et le fit reculer. Clignant des yeux, le boss perdit un instant contenance, tandis que la seconde d'après, le type blond à la cigarette se jetait tout à coup sur lui et le clouait par terre. Victor lâcha un "Gné ?" perplexe, perdu, levant le nez comme il le put pour voir ce qui arrivait au-dessus. Qu'est-ce qui arrivait ? C'était l'armée, encore ? L'armée qui arrivait. La peur le traversa comme une flèche et il cria à la petite May de s'enfuir, qu'ils arrivaient, qu'elle ne devait pas rester là, puis il appelé Scar d'une voix plus étranglé, l'appelant à l'aide. S'il vous plaît... Laissant retomber sa tête contre le sol, le front sur le parquet froid, il reprit la parole en disant à Scar qu'il ne pouvait pas, qu'il n'arrivait pas, qu'il ne se souvenait pas, que l'armée avait détruit les dernières traces. Il était désolé. Les idées embrouillées, tremblant toujours, il écouta à peine Roy lorsqu'il se pencha un peu au-dessus en l'enjoignant à se reprendre. Non, non, non, on ne pourra jamais rattraper ces erreurs ! Jamais... Pourquoi ? Les portes avaient été ouvertes. L'Interdit Transgressé. Il avait agi. Pourquoi ? Il ne se rappelait plus. Le sang... Puis le désert. Le sang encore. Scar... Pourquoi ? Bradley. Tu dois fuir. Non ! Qui était-ce ? Plus de souvenirs. Le sang.

Victor – Aide-moi à me souvenir, murmura-t-il. Scar... Tu sais...

La colère fit place à la fatigue, tout à coup, une fatigue si écrasante que tous ses muscles se relâchèrent d'un seul coup, laissant le soldat dans un état semi-léthargique. Qui était-ce ? Il avait oublié son nom. Même son visage. Une femme, un homme, un enfant ? On le relâcha mais il resta à terre, à demander en boucle de l'aide pour se souvenir, de l'aide pour se rappeler, au moins un visage, un nom, une voix. Pourquoi ? Victor était... un soldat. Il était un soldat, lui aussi. Il avait tué. Il n'avait pu sauver. Pourquoi ? Qui était-ce ? Allongé par terre, le regard dans le vague, il parlait parfois seul, d'une voix trop faible pour qu'on puisse le comprendre, sentant à nouveau le sable et la chaleur autour de lui. Il se releva finalement, encore plus hagard, d'abord à genoux puis debout. mais où étaient passés tous ses livres, ces tonnes de livres encombrant sa maison ? Pourquoi était-il dans un bureau ?

Victor – Qui êtes-vous ?

Ils étaient dans un bureau complètement inconnu ! Avec des personnes qu'il n'avait jamais vu de sa vie ? Épouvanté tout à coup, il porta les deux mains à sa tête, les pensées mélangées. Que se passait-il, comment, pourquoi ! Il demanda qui il était lui-même, retombant à genoux, sans plus de forces, respirant avec une certaine difficulté.

Victor – Le sang... Il y avait du sang partout... Au sol ! Qui était-ce ? Où suis-je et pourquoi êtes-vous là ? Ils vont revenir ! Qui suis-je ?


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