Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 A la recherche de réponses

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Riza Mustang

Lieutenant

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MessageSujet: A la recherche de réponses   Lun 14 Aoû 2017 - 16:49

Riza fronça les sourcils, attablée à une des petites tables de consultation pour les archives ne pouvant être sorties du QG. En tant qu’officier, elle avait le droit de les consulter, mais ce dossier-ci ne pouvait pas être emporté. Sans doute à cause de Bradley… Il contrôlait tout, eux-mêmes le savaient mais devaient se plier aux règles et ne pas faire de vagues sous peine de risquer de gros ennuis. Et le fait que ce dossier demande une signature à certains endroits prouvait qu’il n’était pas comme les autres, qu’il exigeait une sécurité plus forte et que seul le grade d’officier de Riza lui permettait de le lire. Un dossier plus gros que les autres, remontant à plusieurs années avec un classement en fonction de chaque endroit fréquenté par le commandant Madless. Il y avait aussi les copies de ses bilans de santé, très réguliers depuis son entrée à l’armée, bien avant le massacre à Ishbal, ce qui remettait en cause tout ce qu’elle pensait jusqu’à présent.

Riza tournait les pages, inscrivant dans sa mémoire les détails importants pour les mémoriser plutôt que de les écrire. Roy lui dirait qu’elle était paranoïaque mais elle préférait l’être, à la vue de ce que contenait ce dossier. Il n’était pas devenu fou à Ishbal, non, il l’était au moment de son examen pour devenir Alchimiste d’Etat il y avait plusieurs années de cela. Alors pourquoi l’accepter, pourquoi le prendre dans l’armée malgré son état mental ? Ils devaient comprendre, rechercher le plus d’informations possibles susceptibles de leur expliquer pourquoi Madless était toujours officier, Alchimiste d’Etat qui plus est. Ce n’était pas normal… Pourtant, l’attestation de réussite de l’examen était bien signée par le Président, de même que toutes celles qui avaient suivies – comme pour Roy. Ce document n’était pas une contrefaçon, ou en tout cas il s’agissait d’une contrefaçon acceptée par Bradley.

Le lieutenant porta sa main droite à son front, réfléchissant en lisant les lignes de ce dossier. Toutes arrivaient à la même conclusion à propos de Madless : il était complètement fou, instable et dangereux. Elle le savait déjà, oui, mais ignorait que cela datait d’avant son entrée dans l’armée… Et elle ignorait à quel point, pensait que c’était peut-être une rumeur exagérée, que c’était impossible. Pourtant, le commandant était cinglé, l’ayant prouvé lorsqu’ils l’avaient vu la semaine passée. Riza allait encore tourner les pages, s’habituant à retrouver les mêmes informations, mais un détail attira son attention à partir d’Ishbal. Le rapport médical montrait qu’il en avait été renvoyé puisqu’il avait été réalisé à Ishbal puis au Nord, ce qui n’était pas si anormal que cela vu l’état mental de Madless. Mais Riza vit la mention d’une nouvelle « personnalité » que le commandant appelait « le gardien », lui faisant froncer les sourcils. Elle rechercha le rapport précédent, n’ayant jamais vu cette personnalité avant, et parcourut la liste donnée par Madless lui-même au médecin militaire. Un professeur, un enfant et un chef. Pas de gardien. Le lieutenant chercha la raison de ce renvoi, revenant au rapport médical puis au papier officiel demandant la mutation. Raison : Traîtrise… Pardon ?!

Elle ne comprenait pas. Quelque chose clochait, vraiment. Pourquoi garder le commandant, le renvoyer simplement d’Ishbal s’il avait trahi l’armée ? Alors que n’importe quel officier se serait vu fusiller ! Surtout un officier, surtout un Alchimiste d’Etat. Pourquoi le garder ? Pourquoi le protéger alors que son état mental se détériorait au moindre coup dur ? Pourquoi le garder alors qu’il avait prouvé, à Ishbal, qu’il n’était pas fiable ? Riza poussa un profond soupir, portant ses deux mains à sa tête cette fois avant de se frotter les yeux. Victor Madless était aussi ciblé par le Président, tout comme Roy et sans doute Edward. Mais pourquoi ? Qui d’autre cherchait-il à utiliser ? Pour quelles raisons ? Tous trois étaient de puissants Alchimistes d’Etat, Roy grâce à son étude assidue et à l’alchimie de feu, Edward à cause de la transmutation humaine qu’il avait voulu faire, après qu’elle ait demandé plus de précisions dessus à son époux, et qui lui permettait de ne plus utiliser de cercles d’après ce qu’elle avait compris, et Madless pour… Pourquoi ?

Riza feuilleta une nouvelle fois le dossier, convaincue qu’elle avait les informations sous les yeux, sous le nez, et qu’il lui suffisait de tisser des liens entre Roy, Edward et Madless pour trouver le point commun qui les unissait. A n’en pas douter, il s’agissait de la puissance, mais Edward et Madless avaient un point commun en plus : ils étaient Alchimistes d’Etat alors qu’ils ne le devaient pas. Edward était un enfant, Madless un fou. Mais Edward avait été accepté parce que, justement, avec la transmutation, il n’avait plus besoin de cercles et son étude lui permettait d’avoir un excellent niveau, de surpasser d’autres alchimistes plus âgés. Madless, lui… Riza entrouvrit légèrement les lèvres, revenant au tout début du dossier pour consulter les informations civiles sur le commandant. Il avait été marié mais était veuf, aujourd’hui. Avant cette séparation, il avait écrit de nombreux livres scientifiques, tous remontant à une date antérieure, avant son entrée dans l’armée en tant qu’Alchimiste. Depuis, il avait perdu la raison.

Voilà le point commun entre Edward Elric et Victor Madless. Elle ne l’avait jamais vu faire d’alchimie devant ses yeux, mais le lieutenant était convaincue qu’il n’utiliserait pas de cercle s’il devait en faire. Il avait tenté une transmutation, comme les frères Elric, et n’était plus revenu chez lui depuis cette tentative. Pourtant, son dossier comportait une adresse, ici, à Central, en périphérie de la ville. Il avait un endroit où vivre, laissé à l’abandon depuis des années aujourd’hui, sans doute porteur de trop de souffrances pour le commandant. Si elle y allait, peut-être verrait-elle la même chose que chez Edward et Alphonse… Riza referma le dossier après avoir mémorisé l’adresse de Madless, retournant à l’entrée des archives pour le rendre au responsable afin qu’il le range dans la partie réservée aux documents « sécurisés ». Elle ressortit ensuite, le saluant sans montrer de signe d’impatience, réfléchissant à l’attitude à adopter. Elle ne pouvait pas prévenir Roy, pas maintenant, pas ici. Et il fallait qu’elle vérifie son hypothèse avant de dire quoi que ce soit.

Riza prit la direction de son bureau, grimpant les escaliers avant de ralentir, hésitant. Il ne fallait pas qu’elle croise son supérieur, ni aucun membre de l’équipe. Elle pouvait voir lorsque Roy cachait quelque chose, lorsqu’une information le perturbait alors qu’il avait l’air on ne peut plus normal pour les autres. Non, lui ferait exactement la même chose avec elle, il savait qu’elle cherchait des informations sur Madless vu que c’était lui qui lui avait posé la question à propos de l’endroit où il avait habité, vécu de nombreuses années. Au lieu de cela, la jeune femme apostropha un de ses collègues, prétextant qu’elle le cherchait justement, l’informant qu’elle avait déjà commencé à parcourir le rapport qu’il avait déposé sur son bureau mais qu’elle aurait quelques questions à lui poser, plus tard, lorsqu’il aurait quelques minutes à lui accorder.

Philippe – Si c’est possible, je préférerais demain, j’ai énormément d’affaires à classer aujourd’hui.

Riza – Pas de problème pour moi, je viendrai demain après-midi, ce n’est pas urgent.

Riza salua son collègue, prenant ensuite la direction de l’escalier pour rejoindre l’accueil et le bâtiment principal du QG avec l’air naturel du soldat qui devait sortir pour une mission quelconque. Aucun problème pour cela, il était courant que Roy l’envoie à l’un ou l’autre endroit pour une mission ou une information à vérifier sur place, comme ils étaient tous d’un naturel méfiant ici. Riza quitta le QG en passant par l’allée principale transpirant la richesse, la grandeur et l’autorité. Dégagée et incroyablement longue, il était impossible de penser à pouvoir rejoindre le bâtiment principal qu Quartier Général sans être vu, qui que l’on soit. Pratique pour tout surveiller à Central… Marchant d’un pas vif et rapide, sérieuse comme à son habitude, la sniper passa les grilles avant de prendre une voiture noire, classique, une fois dans la rue, préférant éviter les véhicules militaires dans ces zones-là. Plus discret, plus habituel, plus simple pour faire perdre la trace. Dès qu’elle fut assise, consulta la carte qu’ils avaient à disposition dans la boîte à gant, regardant où elle devait aller en mémorisant le trajet simplement, démarrant la voiture pour prendre une rue s’éloignant du QG.

Sur le temps du trajet, Riza resta silencieuse, rassemblant les indices dans son esprit tout en faisant attention au chemin qu’elle prenait. Ce n’était pas normal… Si, vraiment, elle avait raison, il fallait qu’elle parle de toute urgence à Roy. Que faire lorsqu’elle aurait trouvé la maison ? Et s’il y a effectivement des indices… Ou si elle se trompait, quelle était l’autre solution, l’explication justifiant que Madless soit toujours dans l’armée ? Il était possible qu’elle se trompe. Bon, il restait peut-être dix pourcent de chances pour que ce soit le cas mais l’hypothèse n’était pas à écarter. Par contre, si elle avait raison, Roy courait un grand danger. Edward avait fait une transmutation, Madless peut-être aussi. Y avait-il déjà pensé… ? Ou avait-il voulu en faire une, un jour, sans jamais l’avoir dit à Riza ? C’était possible. Non. Non, ce n’était pas son genre, il n’avait jamais pensé à transgresser ces règles, n’aurait jamais essayé de ramener quelqu’un à la vie. Et s’il n’avait pas essayé, qu’il était le seul dans les trois…

La menace. Leur bébé. Elle-même. Riza blêmit, freinant d’un coup alors qu’elle arrivait à un feu rouge, plus pâle que jamais. Il en serait capable. Peut-être. Mais il savait que cela ne fonctionnait pas ! Tendue, elle resserra ses mains sur le volant, préférant chasser cette idée très, très loin d’elle tant qu’elle n’aurait pas la confirmation de quoi que ce soit. Il fallait voir, d’abord. Ensuite, seulement, elle aviserait. Il fallait qu’elle lui parle, qu’elle réussisse à le convaincre de ne pas faire de folie, de ne pas se tuer inutilement, de ne… rien faire. Pourquoi cherchaient-ils cela, elle n’en avait aucune idée, mais l’équation n’était pas très compliquée à partir du moment où Edward et Madless avaient tous deux tenté une transmutation humaine. Redémarrant, entendant un klaxon derrière elle, Riza appuya sur l’accélérateur pour prendre la direction de la périphérie, quittant les beaux quartiers de Central et les quartiers commerciaux pour tourner à gauche, puis à droite, se trouvant enfin dans l’allée de l’ancien lieu de vie du commandant. Et, même sans le numéro, retrouver sa maison n’était pas difficile…

Se garant sur le côté de la chaussée, un peu plus bas pour ne pas paraître suspecte, Riza éteignit le moteur et inspira profondément, posant une main sur son ventre. Le bébé… Il fallait qu’elle parle à Roy, qu’elle sache ce que lui était vraiment capable de faire, s’il pouvait braver inutilement l’interdit pour essayer de la sauver, de les sauver, alors que c’était impossible. Elle souffla un bon coup, vérifiant dans le rétroviseur qu’elle n’était pas trop pâle, puis descendit de la voiture avec l’air du lieutenant pour se diriger vers la maison abandonnée, envahie par les plantes grimpantes et autres mauvaises herbes. La maison, haute de deux étages, était entourée de murs en pierres et d’un portail en fer rouillé par le temps et les intempéries. Elle se rapprocha de la maison, descendant la rue à un rythme normal, puis essaya de forcer un peu la grille qui grinça sans sembler trop résister. Un terrain entourait également la maison, inaccessible à cause du portail pour l’instant, mais Riza n’avait pas d’autre choix que d’entrer. Tous les volets étaient fermés, des herbes poussaient dans les interstices des murs en pierre à cause de l’état de la maison.

Un coup. Rien. Deux. Toujours rien. Allez, bon sang ! Forçant encore un peu, bénissant son entraînement militaire, Riza parvint à ouvrir le portail et entra dans le jardin, sortant son arme par réflexe. Cet endroit était… Quelque chose d’horrible s’était passé, ici, elle pouvait le ressentir sans être capable d’en expliquer la raison. Elle s’avança prudemment, remarquant une… Remarquant une balançoire rouillée, plus loin à côté de la maison, dont une des vis avait tellement rouillé que le siège de la balançoire n’était accroché que par un côté. Il avait… Blême, Riza rapprocha une main de son ventre, sans lâcher son arme, cherchant dans sa mémoire la mention d’un enfant. Les dossiers ne parlaient que d’une femme… Le lieutenant resserra sa prise sur son arme, se rapprochant de la maison avec la plus grande prudence du monde, veillant à ne faire aucun bruit, et arriva jusqu’à la porte de celle-ci. Qu’elle ouvrit, doucement.

La lumière s’engouffra dans la maison aux volets fermés, un faisceau éclairant une épaisse couche de poussière déposée sur le sol après toutes ces années. Directement sur le mur de gauche étaient accrochés plusieurs cadres dont l’intérieur était caché sous la poussière, cadres sûrement importants puisqu’il s’agissait du premier élément que l’on voyait en entrant. Et s’il s’agissait… Riza leva une main légèrement tremblante vers l’un d’eux, frottant doucement la couche de poussière déposé sur le verre pour découvrir le visage de Madless à côté d’une jeune femme, sans doute la sienne, l’un à côté de l’autre et serrant dans leur bras… un petit enfant. Un garçon de maximum cinq ans, dans les bras de ses parents, ayant les traits de l’un et de l’autre. Pourquoi n’en avait-il jamais parlé… ? Et s’il… Le lieutenant s’écarta, presqu’horrifiée, se heurtant contre un petit meuble duquel débordaient des documents par dizaine, une autre photographie posée à côté d’une petite lampe de bureau. La frottant également, elle découvrit un autre portrait de famille, peut-être plus récent cette fois.

Riza – Comment avez-vous pu les oublier…, murmura-t-elle.

Riza leva le regard en direction de la porte, se mordant les lèvres. Il fallait qu’elle essaie. Attrapant le cadre, elle en détacha le fond pour prendre la photo et la glisser dans la poche intérieure de sa veste avec l’intention de la montrer à Roy. Et à Madless, si c’était possible. Si, vraiment, il avait tenté une transmutation, cette « amnésie » lui faisait oublier énormément de choses. Et il ne pouvait rien dire, alors qu’il avait vécu des semaines et des semaines avec Scar. Il fallait débloquer la situation, lui rappeler, faire… quelque chose. Baissant à nouveau le regard sur la petite table sur laquelle elle avait pris la photo, Riza prit le document qui s’y trouvait, constatant qu’il s’agissait de recherches sur l’alchimie, ou d’un traité avec des ingrédients, des formules… Comme chez son père. Fronçant les sourcils, se demandant ce que ce document faisait ici, le lieutenant releva la tête pour porter le regard sur le reste de la pièce. Il y avait des documents partout, du même type, toujours à propos de l’alchimie et de recherches, de traités, certains qu’elle connaissait de nom, d’autres pas. A mesure qu’elle avançait, Riza fut bien obligée de se rendre à l’évidence. La maison entière avait été fouillée, des documents jonchant le sol dans tout le salon, sur le canapé, partout.

Traversant les différentes pièces sans voir de différences au rez-de-chaussée, elle vit un escalier à sa droite, en sortant d’une autre pièce qui devait être la cuisine autrefois, et décida de l’emprunter pour monter à l’étage. Il n’y avait que les salles de vie, en bas, inutile d’y rester des heures. L’escalier en bois craqua sous ses pas, preuve qu’il n’avait pas été utilisé depuis longtemps, les photos accrochées au mur dissimulées sous une couche de poussière comme les autres. La famille était très importante, pour Madless, alors comment avait-il pu les oublier… ? La gorge serrée, Riza arriva sur le pallier, trouvant une porte grande ouverte devant elle, donnant sur une immense pièce plongée dans le noir dont elle ne discernait que quelques éléments grâce à l’état délabré des volets. Elle avança prudemment, à tâtons, jusqu’à heurter quelque chose au sol qui s’avérait être une lampe. Fronçant les sourcils, ne comprenant pas ce qu’une lampe pouvait bien faire ici, Riza s’abaissa et continua sa progression, découvrant une immense bibliothèque qui semblait s’étaler sur tout l’étage.

Aucune des portes n’était fermée, parfois à moitié seulement, alors qu’elle continuait à avancer jusqu’à arriver dans une partie de la bibliothèque dont le centre était vide. Est-ce que… Sentant son cœur battre plus vite, toujours à la recherche de l’élément qui confirmerait son hypothèse, Riza scruta plus attentivement le sol, ignorant quels signes elle devait chercher précisément. Fermant les yeux quelques secondes, elle essaya de se remémorer la scène qu’elle avait vue chez les frères Elric et… Du sang. Il y avait du sang, partout, lorsqu’ils les avaient retrouvés. D’accord, c’était probablement celui d’Edward qui avait eu le bras et la jambe arrachés, mais le sang n’était pas situé uniquement à l’endroit où le petit s’était retrouvé. Il y en avait aussi au centre du cercle, énormément. Riza se rapprocha de l’endroit le plus vide, le centre de la plus grande pièce de la bibliothèque, et frotta le sol avec un morceau de tissu trouvé sur le côté afin d’en soulever la poussière. Confirmant, ainsi, son hypothèse… Le bois était noirci sur une zone très large, le sang ayant coulé ici, l’obligeant à se reculer, prise d’une brusque envie de vomir.

Riza – Qu’avez-vous fait, commandant…


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Lust

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MessageSujet: Re: A la recherche de réponses   Mer 16 Aoû 2017 - 8:13

Quelle petite fouineuse… Lust croisa doucement les bras, appuyée dans l’ombre près de l’escalier de la maison en regardant cette chère lieutenant décrocher un cadre du mur pour en retirer une photo poussiéreuse du commandant et de son ancienne famille, puis la glisser dans la poche intérieure de sa veste. A quoi cela pourra-t-il bien lui servir, on se le demande ? Il était un peu tard pour espérer ramener Madless à la raison, il avait déjà tout perdu et la Vérité ne lui rendra pas ce qu’elle lui avait pris, lorsqu’il avait ouvert la porte. Elle fouilla ensuite un peu, remuant quelques documents d’alchimie laissés sur place, déjà tous examinés et jetés par les autorités qui avaient fouillé ici. Toute la maison était dans cet état… Lorsque les voisins, il y a des années de cela, avaient vu des éclairs jaillir par les fenêtres puis entendus des cris horribles, ils avaient aussitôt appelé les secours et l’armée. Comprenant aussitôt ce qui avait pu se produire, leur frère était venu en personne avec quelques généraux impliqués, ils y avaient trouvé Madless évanoui dans sa bibliothèque, au milieu d’une mare de sang et près de la chose qu’il avait créé. L’alchimiste avait été laissé là, chez lui, l’armée repartant comme elle était venue, puis il avait suffit d’un peu de manipulation pour convaincre Madless de devenir Alchimiste d’État.

Ah, leur cher commandant était puissant, rien à redire là-dessus, Lust l’admettait sans aucun problème. Laissant la petite soldat fouiller le reste du rez-de-chaussée où elle ne trouvera rien, elle grimpa au premier étage, dans la bibliothèque, toujours en se fondant parmi les ombres, et sourit en revoyant l’endroit où le commandant s’était retrouvé, pataugeant dans le sang. Tenter une transmutation se terminait toujours dans une telle boucherie, c’était voué à l’échec pour qui n’avait pas en sa possession la pierre philosophale. Voilà bien pourquoi Père était le seul à y être parvenu, à plusieurs reprises, lui qui les avait créé, doté de ce cœur rouge de sang et si précieux, lui qui veillait sur eux et les protégeait. Lust toucha le haut de sa poitrine, au niveau de son tatouage, sous lequel dormait la précieuse pierre rouge. Au même instant, elle entendit la fillette blonde grimper à son tour à l’étage, faisant grincer le vieil escalier de bois, si peu discrète que s’en devenait ridicule. Ils s’étaient tant concentrés à réduire au silence le mari qu’ils en avaient oublié sa femme, une erreur qu’il était temps de rattraper. Toujours dissimulée dans la pénombre, l’Homonculus regarda la soldat avancer à tâtons, plus loin à l’entrée de la bibliothèque, butant du pied une petite lampe torche en avançant.

Très vite, sa proie du jour arriva à l’endroit où s’était tenu le cercle, là où leur commandant favori s’était décidé à braver toutes les lois et à en perdre la raison. Lust bougea un peu, elle aussi, silencieusement, comme un chat sauvage observerait sa proie, en se demandant si le lieutenant allait finir par ressentir sa présence. C’était possible, toutefois, il semblait que non. Les alchimistes en étaient tous capables car à force d’entraînement, ils développaient une sorte de « sixième sens », qui les rendaient tendus et mal à l’aise face à une des créatures de Père, plus ou moins selon la puissance de ladite créature. Même cette petite blonde, face à Pride, pourrait ressentir une présence malsaine et dérangeante. Lust se prépara tranquillement, tout en regardant la fillette s’agenouiller au sol pour frotter le parquet et en enlever l’épaisse couche de poussière, sans doute à la recherche de traces de sang. Il y en avait eu tant, dans cette pièce, même Madless parvenait à se souvenir de ça. Une bibliothèque remplie de sang, dont il avait été couvert lui aussi. Lust s’avança d’un pas lorsque la fillette recula, la regardant de dos, pour le moment, toujours avec un sourire serein, quoi que cruel. Il était bien dommage qu’on ne puisse guère la tuer, du moins, pour le moment.

Lieutenant – Qu’avez-vous fait, commandant…

Lust – Ce qu’il a fait ? ricana-t-elle. Il a oublié l’élément le plus essentiel d’une transmutation.

Connaissant les réflexes sur-développés de la gamine blonde, Lust fit aussitôt fuser deux doigts comme deux lances noires affûtées comme un couteau, prenant le cou de la petite en pince avant qu’elle n’ait eu le temps de dégainer, puis sourit plus largement, restant dans l’ombre en la tenant ainsi sur la menace, appuyant un peu et faisant couler deux légers filets de sang sur son cou. Tss, tss, pas bouger, voyons. Même si elle lui tirait dessus, ça ne changerait pas grand-chose, de toute manière, Lust ne pouvait être tuée par balles, sa pierre la guérissait toujours à une vitesse fulgurante. Dans un léger mouvement de tête, elle renvoya ses longs cheveux noirs derrière son épaule dénudée, sans relâcher l’humaine pour autant.

Lust – Alors, susurra-t-elle, on vient fouiner sous les ordres de son cher mari ? Il n’a donc toujours pas saisi ce qui planait au-dessus de sa tête, il va être temps de lui faire une piqûre de rappel. Quant à vous, j’avoue être surprise que vous n’ayez pas réussi à comprendre plus vite que lui. Nous pouvons vous garder en vie pour le moment, en revanche, la vie de ce bébé ne nous sert pas.

Avec son autre main, elle transforma son index en lance et vint le planter dans le dos de sa victime, appuyant lentement mais sûrement, jusqu’à percer un peu la peau.

Lust – Imaginez que ce soit votre ventre. Fragile comme vous êtes, je doute que cet enfant y résiste.


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: A la recherche de réponses   Sam 19 Aoû 2017 - 11:36

Homonculus – Ce qu’il a fait ? ricana-t-elle. Il a oublié l’élément le plus essentiel d’une transmutation.

Riza eut le réflexe de dégainer rapidement son arme mais l’intruse, une femme homonculus, fut plus rapide qu’elle grâce à ses… « pouvoirs ». Elle sentit deux lames tranchantes sous son cou, sans comprendre d’où cela venait puisqu’elle était de dos, trop concentrée sur la flaque de sang séchée qu’il y avait au centre de la pièce. Droite, le lieutenant ne bougea pas d’un millimètre, cherchant comment se tirer de ce mauvais pas et esquiver cette femme dont elle ne connaissait rien. Ni les pouvoirs, ni l’apparence, ni le point faible. Elle sentit que les deux lames lui enserrant le cou se resserrèrent dessus, entrant dans sa peau sans qu’elle ne cède à la panique. Ils ne pouvaient pas la tuer. Si Riza avait bien compris leur plan, elle ne pouvait pas mourir avant un certain moment, avant la date qu’ils auraient choisie pour son sacrifice ou… Elle ne savait pas vraiment comment appeler cela.

Homonculus – Alors, susurra-t-elle, on vient fouiner sous les ordres de son cher mari ? Il n’a donc toujours pas saisi ce qui planait au-dessus de sa tête, il va être temps de lui faire une piqûre de rappel. Quant à vous, j’avoue être surprise que vous n’ayez pas réussi à comprendre plus vite que lui. Nous pouvons vous garder en vie pour le moment, en revanche, la vie de ce bébé ne nous sert pas.

Roy n’avait rien demandé ! Riza s’apprêtait à riposter lorsqu’elle sentit une pointe, dans son dos, qui appuyait jusqu’à ce qu’elle sente une légère douleur et devine le sang couler. Elle ne pouvait pas la tuer, elle ne pouvait rien lui faire. Si elle tuait le bébé, ils ne pourraient pas pousser Roy à faire de transmutation, jamais, parce qu’il ne le ferait pas si Riza le lui demandait. Et cela, ils ne pouvaient rien y changer. Peut-être étaient-ils mariés mais si l’un devait sacrifier l’autre pour arriver au but que son supérieur s’était fixé, ils le feraient. Se maîtrisant, tâchant de ne rien montrer, Riza essaya de regarder autour d’elle mais le faible faisceau de la lampe de poche ne lui permettait pas de voir grand-chose. Elle se sentait incroyablement tendue mais gardait son sang-froid, bénissant les heures d’entraînement militaire. Le bébé ne risquait rien, absolument rien, ce n’était qu’une menace en l’air. Si elle le touchait, elle grillait leur plan tout entier, s’il lui arrivait quoi que ce soit, ils devraient trouver une autre solution.

Homonculus – Imaginez que ce soit votre ventre. Fragile comme vous êtes, je doute que cet enfant y résiste.

Riza – Si vous touchez cet enfant, vous grillez toutes vos possibilités d’obtenir ce que vous voulez, dit-elle d’un ton ferme. Le Colonel Mustang ne fera pas ce que vous lui demandez s’il ne reste que moi. Et ce n’est pas lui qui m’a envoyée ici, j’ai fait les recherches seule, il n’est pas au courant.

En temps normal, jamais Riza n’aurait dit qu’elle était venue seule sans personne pour la retrouver. Mais, ici, elle savait que sa vie n’était pas en danger, ni celle du bébé. Enfin, à vrai dire, au fond d'elle-même, elle était terrorisée, terrorisée à l'idée de sentir une lame lui transpercer le ventre et prendre la vie de leur bébé, terrorisée à l'idée de ne pas pouvoir assurer son rôle auprès de Roy, de ne pas pouvoir le protéger, de ne pas pouvoir le mettre au courant. Mais elle essayait d'écarter ses sentiments, sa peur, sinon elle risquait de craquer et de s'effondrer. Tout ce qu’elle cherchait, en disant cela, était de prouver que Roy n’avait rien fait, rien demandé, et qu’il avait respecté leur ordre de rester en dehors de leur chemin. Il ne se mettait pas en danger, travaillait dur, il était donc hors de question qu’il subisse quoi que ce soit à cause de ses recherches. Elle ne pouvait plus rien pour sa propre vie, ne misant que sur des hypothèses, tentant un acte désespéré pour protéger Roy jusqu'au bout. Riza avait simplement eu besoin de comprendre, de… d’en savoir plus. De faire le lien entre Edward, Victor et Roy. Ce n’était pas un mal ! Enfin, en soi, si, mais son mari l’avait sûrement déjà découvert tout seul. Alors en quoi le fait qu’elle vienne ici les dérange tant que cela ? Elle n’avait rien trouvé en dehors des traces de la transmutation échouée et des photos de famille… Riza ne bougeait toujours pas, ses yeux commençant à s’habituer au noir petit à petit, décernant les livres, papiers et autres choses de la pièce. Mais rien qui puisse la sauver, tant que ces deux lames lui enserraient le cou et la pointe lui transperçait le dos.

Homonculus – Encore faut-il que son avis compte. Nous ne comptons rien lui demander. Qu'espérez-vous trouver ici, de toute façon ? Cette maison a déjà été fouillée.

Riza – C’est vous qui avez retourné cette maison ? S’il n’y a rien à trouver ici, pourquoi me menacer comme vous le faites ?

Homonculus – Vous ne parvenez décidément pas à comprendre...

Non, elle ne comprenait pas, pourquoi venir la menacer s’il n’y avait rien à trouver ? Pourquoi avoir retourné cette maison sans raison ? Elle ne bougeait toujours pas, attendant une suite tandis que les lames autour de son cou se resserraient, ses propres poings se refermant à cause de la tension grandissante qu’elle ressentait. Elle ne pouvait pas mourir et réfléchissait à toute vitesse, cherchant une ouverture à l’instant même où la pointe qu’elle sentait dans son dos disparut… pour venir se planter dans son épaule droite, la transperçant. Riza ne put retenir un long et puissant hurlement qui déchira le silence ambiant, portant sa main gauche dessus en lâchant la lampe de poche qu’elle tenait sous le coup de la douleur, l’envoyant rouler et buter contre une des étagères non loin. Elle sentit une pointe sortir de son épaule, sans rien voir, les larmes aux yeux et le souffle court, n’ayant jamais ressenti une telle douleur. Même quand Roy lui avait brûlé une partie du dos. De loin, elle entendit très faiblement l’homonculus lui dire qu’elle était une fouineuse avant de se sentir perdre pied et de perdre connaissance pour de bon.

Riza émergea péniblement, sentant une odeur de rouillé et quelque chose d’humide autour d’elle. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle découvrit sa jambe éclairée par la lampe de poche au milieu d’un silence sordide. Elle voulut se relever, s’aidant spontanément de sa main droite avant de ressentir une douleur fulgurante lui traverser l’épaule, le bras tout entier et même une partie du dos. Elle se laissa retomber sur le sol en grimaçant, le souffle coupé, portant sa main gauche à son épaule avant de l'orienter vers le faisceau de la lampe pour l’éclairer. Du sang. Rapidement, les souvenirs lui revinrent en mémoire avec la femme homonculus, les menaces et son épaule. Elle serra les dents, s’aidant de sa main gauche pour se relever en collant difficilement son bras droit contre son ventre pour éviter qu’il ne bouge. Son sang était par terre, ayant commencé à beaucoup couler sur le sol comme elle était restée inconsciente un moment. Peut-être vingt minutes… Une heure, maximum, à en juger le sang par terre. Soufflant, Riza réalisa qu’elle était seule, la femme l’ayant laissée ici sans avoir demandé son reste. Et qu’elle avait parlé de Roy, de lui rappeler les règles…

Riza – Roy…, souffla-t-elle, une main sur l’épaule.

Péniblement, elle attrapa la lampe de poche en s’abaissant pour regarder où elle allait, grimaçant en sentant qu’elle avait de nouveau bougé son bras. Ne pas s’arrêter. Roy. Il était peut-être en danger. Elle descendit les étages sans plus faire attention, sa main gauche appuyée sur la rampe pour rejoindre la voiture qui était son seul moyen de contacter son supérieur. Et un hôpital… Elle ne pouvait pas conduire dans cet état et craignait de perdre trop de sang. Il lui fallut un bon quart d’heure pour regagner la voiture, douloureusement, un pas après l’autre en pressant contre sa blessure pour espérer arrêter le saignement. Elle l’ouvrit de sa main gauche, relâchant son épaule, mettant du sang sur la portière sans s’en préoccuper comme son uniforme était taché également, s’installant à la place du conducteur. Elle ferma ensuite les yeux, soufflant en essayant de se reprendre, sentant la tête lui tourner légèrement à cause de l’effort. Non, Roy, il fallait qu’elle l’appelle… Ignorant sa douleur, elle attrapa le téléphone de la voiture militaire et composa le numéro du bureau de son supérieur, donnant ensuite son matricule et le code demandé, patientant jusqu’à ce que son supérieur décroche.

Riza – Je vous appelle pour vous mettre en garde, dit-elle directement. Je suis devant la maison de Madless et j’ai rencontré quelques problèmes, vous devez faire attention.

Malgré tous les efforts du monde, Roy dut sentir qu'elle était mal en point et elle imaginait sans difficulté la tête qu'il faisait à l'autre bout du téléphone. Non, il ne devait pas s'inquiéter... Il devait se protéger, absolument. Mais il ne semblait pas de son avis, lui répondant seulement de tenir et de ne pas bouger, qu’ils venaient la chercher avec une ambulance sans tenir compte de ce qu'elle avait dit. Elle faillit répondre que tout allait bien mais s’abstint, se contentant d’acquiescer avant de relâcher le téléphone qui tomba sur ses genoux, reposant ensuite sa tête contre le fauteuil. Compresser la blessure, tenir quelques minutes, ne pas s'endormir… A mesure que le temps passait, Riza se sentait repartir, sentant aussi le sang couler par l'arrière de son épaule, une crampe lui lançant dans la main tant elle compressait la blessure pour arrêter l'écoulement.


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MessageSujet: Re: A la recherche de réponses   Mar 5 Sep 2017 - 16:46

Le général Menthis semblait de bien bonne humeur, ce matin, mais il avait de quoi, le conflit au Sud avait stoppé tout net à Merkith, grâce au capitaine en place, un excellent stratège qui faisait beaucoup parler de lui ces derniers temps grâce à d’importantes victoires militaires, qui avaient renversé en grande partie le cours de la guerre. La réunion se termina sur un résumé du conflit puis chacun fut enfin libéré, vers son propre travail. Roy sortit parmi les derniers, jetant un bref coup d’œil par-dessus son épale avant de sortir vers Bradley et quelques uns de ses généraux. Raven était comme d’habitude, souriant et décontracté, bien droit non loin du Président et discutant avec entrain. Le grand-père de Riza lui avait conseillé de se rapprocher de lui, car il le connaissait bien et le disait fiable, mais Roy n’en avait pas encore eu l’occasion, étant donné qu’une majeure partie du travail de Raven se faisait en collaboration avec Bradley. Difficile de trouver un moment pour lui parler, dans ces conditions. Quittant la pièce, ses dossiers sous le bras, Roy rentra au bureau qu’il partageait avec ses subordonnés, voyant dès en entrant que le lieutenant n’était pas encore revenue. En revanche, Havoc était de retour, son manteau encore sous le bras et son éternelle cigarette entre les dents.

Dès que le colonel arriva et referma la porte, Havoc commença par lui donner des nouvelles de l’affaire des quais, comme il l’appelait, il y avait eu plusieurs arrestations, dont une d’un Ishbal aussi revendicatif que Scar. Peu de chance qu’il survive assez longtemps en prison pour avoir ensuite un procès, étant donné la façon dont il avait déjà été emmené… Il fit le point avec Havoc pendant presque une heure, reprenant l’affaire depuis le début pour être certain de ne manquer aucun détail, pendant que le reste de l’équipe se concentrait sur son propre travail. Le dossier sur lequel travaillait Breda semblait difficile car il ne cessait de marmonner entre ses dents, mordant le bout de son stylo de temps à autres et consultant d’autres documents très régulièrement, pour vérifier un fait ou un chiffre. Voyant l’heure tourner, le colonel songea que le lieutenant avait dû être retenue quelque part, par un de leurs collègues pour une affaire quelconque, sans doute. Ils étaient en plein dans ce travail lorsque le téléphone de son bureau sonna. Tâtonnant sur le bureau pou l’attraper, Roy décrocha et donna son grade, la standardiste lui répondant qu’il y avait le lieutenant pour lui au téléphone, lui donnant aussi la position actuelle de la soldate. Il fronça un peu les sourcils, se demandant aussitôt ce qu’elle avait pu découvrir de si urgent pour appeler ainsi au lieu de le raconter à vive voix.

Riza – Je vous appelle pour vous mettre en garde, dit-elle directement. Je suis devant la maison de Madless et j’ai rencontré quelques problèmes, vous devez faire attention.

Quoi ?! Sa voix était… Il lui était arrivé quelque chose de grave. Le colonel lui lança de rester où elle était et de tenir jusqu’à leur arrivée, ils venaient avec une ambulance. Laissant de côté le téléphone, il quitta aussitôt son bureau avec Havoc, appelant au passage une équipe de secours de la caserne pour qu’ils viennent avec eux, avec un renfort médical. Devant la maison de Madless… Que s’était-il passé ?! Dévalant les escaliers, il donna en chemin les indications aux ambulanciers, qui seront plus rapides qu’eux-mêmes en voiture, s’installant vite fait au siège conducteur en arrivant à sa voiture, Havoc se glissant à côté avant qu’il ne démarre. Deux autres voitures stoppèrent tout net lorsqu’ils sortirent en trombe du QG, prenant aussi la direction des quartiers périphériques. Si Roy conservait son sang-froid, il ne pouvait s’empêcher de trembler un peu en se rappelant la voix si faible de sa femme, au téléphone. Qui l’avait attaqué et pourquoi ?! A côté de lui, Jean armait son fusil, jetant sa cigarette et passant une tenue plus protégée, des gants noirs aux mains, laissant les doigts libres à partir des phalanges.

Son subordonné marmonna entre ses dents que c’était sûrement un des monstres de Bradley qui avait attaqué le lieutenant, ce à quoi Roy hocha la tête avec une certaine lenteur. Oui, aucun doute là-dessus… Ils ne mirent heureusement pas beaucoup de temps à arriver, dans une longue rue déserte à cette heure avec beaucoup de vieilles maisons à une ou deux étages, entourées de grands jardins et de hauts murs, ce devait être un des anciens quartiers Bourgeois de Central. Roy se gara à un ou deux mètres de l’ambulance, filant jusqu’à la voiture où se trouvait Riza. Les ambulanciers étaient déjà en train de sortir et l’allonger sur un brancard, s’occupant de compresser avec vigueur une plaie à l’épaule pour arrêter l’écoulement du sang. Roy s’accroupit à côté du brancard, de l’autre côté pour ne pas gêner le médecin, puis tendit la main pour dégager les mèches de son front et devant ses yeux, suivi par Havoc qui surveillait les alentours avec son fusil. Elle murmura tout à coup son prénom et il passa la main sur sa joue en lui disant que tout ira bien, qu’elle ne risquait plus rien et qu’ils allaient l’emmener à l’hôpital. Le médecin le fit s‘écarter la minute d’après pour qu’ils soulèvent le brancard et la chargent dans l’ambulance.

Havoc – Ce qui l’a agressée est peut-être encore dans cette baraque, colonel.

Roy – Non, je ne crois pas, j’aurai ressenti sa présence, c’est parti. Mais nous reviendrons plus tard.

Il se tourna vers l’ambulance, au moment où Riza faisait comme elle pouvait un signe de la main, accompagné d’un regard autant blasé qu’amusé de la part du médecin. Oh… Laissant les clés à Havoc, il grimpa à son tour dans l’ambulance avant qu’elle ne démarre, se mettant dans un coin pour ne pas gêner le médecin pendant qu’il continuait d’administrer les premiers soins d’urgence. Le chauffeur tourna un instant la tête pour demander vers quel hôpital ils allaient et Roy se pencha pour lui indiquer la route la plus rapide, voyant dans le rétroviseur que Havoc suivait en voiture. A leur arrivée à l’hôpital, Riza ft emmenée en salle de soin et le colonel attendit dans le hall, bientôt rejoint par Havoc. Les mains dans les poches, dans un coin, il soupira longuement, le regard sombre. Elle aurait très bien pu être blessée beaucoup plus gravement, sans oublier sa grossesse. Était-ce à cause de lui que sa femme avait été visée ou avait-elle découvert autre chose, pouvant gêner les plans de Bradley ? Plongé dans ses pensées, il frissonna tout à coup, ressentant à nouveau cette présence, comme lorsqu’il s’était retrouvé face ces monstres, dans les sous-sols de Central. Plus pâle, il sortit ses gants de sa poche et les enfila, avertissant son collègue du danger.

Filant avec Havoc, ils longèrent un grand couloir puis entrèrent dans plusieurs salles, armes au poing, provoquant parfois quelques cris effrayés ou des protestations, ce à quoi le colonel ne prit pas la peine de répondre, sinon d’un bref « Affaire militaire », qui en calma certains et paniqua d’autres. Presque quarante minutes plus tard, il finit par s’arrêter, dans un escalier de service, les dents serrés, quand la présence se volatilisa tout à coup. Ce n’était pas vrai ! Ils s’amusaient à les faire balader… Son bras retomba le long du corps, arme au poing, et il serra son autre main sur la rampe de l’escalier, jetant un coup d’œil en contrebas. Humph. Havoc murmura un « Parti ? » et Roy hocha la tête, profondément contrarié. Très amusant, de jouer avec les nerfs des gens, vraiment amusant. Rengainant son arme, il remonta avec son subordonné, rejoignant d’un pas plus lourd la chambre où avait dû être emmenée Riza, après ses soins. Ils étaient ici… Du moins, ils étaient venus, avaient suivi jusqu’ici, puis étaient repartis. C’était une nouvelle menace ? Ils comptaient en finir avec Riza ?! Havoc resta dans le couloir, pour surveiller, et lui-même entra, après avoir frappé à a porte. Sa femme était couchée, son bras droit en écharpe et une perfusion dans le poignet gauche.

Roy – Désolé du retard, soupira-t-il en se détendant un peu. Un contretemps.

Il tira une chaise pour s’asseoir près d’elle, à côté du lit, après avoir jeté un autre regard vers la porte, puis la fenêtre. Il portait toujours ses gants, détail qui finit par le faire réagir au bout d’une longue minute. S’excusant, il les enleva mais les laissa au bord du lit, à portée de main, puis prit la main gauche de sa femme entre les siennes.

Roy – Alors ? Que s’est-il passé ?!


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MessageSujet: Re: A la recherche de réponses   Jeu 7 Sep 2017 - 17:35

Riza se sentait somnoler de plus en plus jusqu’à ce qu’elle entende le bruit de l’ambulance la tirant de sa somnolence. Elle sentit des mains s’activer alors qu’elle luttait pour rouvrir les yeux, des mains appuyant sur son épaule pour compresser la plaie ouverte avant de la déplacer. Un ambulancier l’appela, lui demandant si elle l’entendait, l’appelant par son nom et grade, avertissant ensuite de l’importante perte de sang, qu’il fallait l’emmener au plus vite. Le lieutenant sentit alors qu’on la posait doucement mais rapidement sur ce qui devait être un brancard, rouvrant les yeux pour voir un médecin et… Roy ?! Mais il ne devait pas ! Elle murmura son prénom en le voyant se rapprocher et lui dégager les cheveux de son front, voulant lui dire de rentrer avant de se raviser. Il était peut-être plus en sécurité ici, à côté d’elle, et ne risquait rien ainsi. Il passa alors sa main sur sa joue, Riza fermant les yeux au moment où il lui disait que tout irait bien, qu’elle ne risquait plus rien et qu’ils allaient la conduire à l’hôpital. Mais lui…

Elle n’eut pas le temps de lui répondre, n’en ayant plus la force, se sentant vidée, épuisée, tandis que les ambulanciers soulevaient le brancard pour la transporter à l’hôpital. Hein ? Ah non, non, non ! Riza tendit la main vers son mari, ne voulant pas monter toute seule, la panique revenant d’un coup même si c’était stupide. Heureusement, il comprit son message, le médecin le laissant monter à ses côtés dans l’ambulance pendant qu’on lui administrait les premiers soins. Rassurée, beaucoup plus détendue à mesure que le trajet passait, Riza somnola à moitié jusqu’à s’endormir complètement lorsqu’ils arrivèrent à l’hôpital. Si le bruit de la sirène était strident et l’empêchait de sombrer immédiatement, le lieutenant essayait au moins de respirer, de se calmer, de calculer le nombre de mètres la séparant de la maison de Madless. Roy était à côté d’elle, il ne risquait rien, les Homonculus n’allaient pas le toucher. Et paniquer ne servait à rien, sinon à faire couler plus de sang. Le bébé… Il fallait qu’elle se calme.

Riza se réveilla, sans trop savoir quand elle s’était endormie précisément, en entendant de petits « bips » réguliers, sentant son bras entravé et un matelas moelleux en-dessous d’elle ainsi qu’une fine couverture. Trop difficile d’ouvrir les yeux, là, tout de suite. Seuls les bruits de l’extérieur lui parvinrent aux oreilles, faiblement, ainsi qu’une porte qui s’ouvrit et se referma tandis qu’une femme prononçait son nom et prénom. L’infirmière ? C’était possible. Dans ce cas, Roy allait pouvoir entrer d’une minute à l’autre. Il fallait qu’elle ouvre les yeux, qu’elle se relève, au moins un peu pour qu’il ne s’inquiète pas inutilement alors qu’elle était en vie, le bébé aussi. Seulement, contrairement à ce qu’elle pensait, son supérieur n’était pas là… Il avait dû être retenu. Mais par quoi ? Ou qui… Tournant la tête, regardant autour d’elle comme elle le pouvait, Riza se frotta le visage avec sa main gauche en écoutant ce qui se passait dans le couloir. Jusqu’à ce qu’elle entende, au bout de longues minutes, de brefs coups frappés à la porte suivis de Roy, habillé en uniforme complet contrairement à elle qui ne portait… qu’une tenue d’hôpital, légère, à peine couverte en fin de compte.

Roy – Désolé du retard, soupira-t-il en se détendant un peu. Un contretemps.

Un contretemps… ? Riza fronça légèrement les sourcils, émergeant péniblement. Elle avait ouvert les yeux il y avait de cela dix minutes à peine, maximum un quart d’heure, essayant de se remémorer les événements. Son épaule, actuellement bandée et bloquée pour que la blessure ne se rouvre pas, avait suffi à tout lui rappeler… La femme Homonculus, les menaces, la douleur indescriptible qu’elle avait ressentie. L’appel à Roy pour lui dire de faire attention, sans qu’il ne l’écoute puisqu’il était venu la chercher avec Havoc. Havoc… Il était retourné ? L’esprit encore embrumé, Riza ne parvenait pas à se remettre complètement, assommée par les médicaments et la douleur qui la faisait grimacer malgré tout. C’était supportable, cependant, bien plus que tout à l’heure. Et elle ne voulait pas montrer qu’elle avait mal, souhaitant rassurer son mari, lui prouver que tout allait bien même si elle avait sans doute frôlé la mort. Cette femme ne cherchait pas à la tuer… Elle ne l’avait pas poignardée, ou plutôt transpercée, au niveau du cœur. Elle l’avait fait au-dessus, sans blesser le bébé alors qu’elle l’aurait pu pendant que Riza était évanouie.

Le lieutenant voulut se redresser par pur réflexe en voyant son supérieur mais un détail la perturba, envoyant immédiatement un signal de danger à son cerveau qui l’incita à regarder par-dessus l’épaule de Roy et vers la fenêtre tandis qu’il s’installait, lui aussi regardant autour d’eux. Il avait rapproché une chaise du lit pour être à côté d’elle mais son esprit était à l’extérieur. Preuve en était de ses gants, qu’il avait gardés, les retirant en s’excusant au bout d’un long moment sans les ranger dans ses poches pour autant. Elle était… Elle était là, c’est ça ? Elle était dans le coin… ? Jetant un œil une nouvelle fois vers la porte pendant que Roy prenait sa main gauche entre les siennes, elle remarqua qu’il y avait quelqu’un, une silhouette familière. Havoc. Pourquoi restait-il devant la porte… ? Les battements de son cœur s’accélérèrent très légèrement, le moniteur placé dans la chambre le signalant par des « bips » plus réguliers sans qu’elle ne s’en préoccupe le moins du monde, blêmissant légèrement. Elle était là.

Roy – Alors ? Que s’est-il passé ?!

Riza – Elle est encore là ?, demanda-t-elle sans même lui répondre. Roy, tu… Tu n’aurais pas dû venir, tu aurais dû envoyer quelqu’un. Tu dois rentrer, te protéger… Si elle est là, il ne faut pas que tu restes.

Il devait partir, absolument, il était en danger ici ! Elle lui avait dit qu’il fallait lui rappeler les risques qu’il courait en ne les écoutant pas, même si Riza n’avait pas agi sur ses ordres. Elle avait seulement voulu en savoir plus, comprendre ce que Madless avait pu faire, comprendre comment il avait pu arriver à perdre la mémoire et à perdre l’esprit. Elle voulait comprendre ! Et ils l’en empêchaient… Pourquoi ? Est-ce qu’il y avait quelque chose, dans cette maison ? Tout avait été retourné, les Homonculus étaient passés partout. Et cette femme lui avait dit qu’elle ne comprenait pas… On ne blessait pas quelqu’un pour rien ! Roy interrompit ses pensées, lui lançant un long regard en fronçant les sourcils avant de lui serrer un peu plus la main. Il ne devait pas rester… Elle était désolée. Il ne devait pas céder, il devait garder son plan, le poursuivre, quoi qu’il se passe. Elle n’allait pas mourir. Pas maintenant. Mais cette femme avait voulu… Pourquoi la blesser ? Et sa voix… Riza retint un frisson, plus pâle encore en repensant à ses paroles.

Roy – Ils ne veulent pas me tuer. Mais toi... Que t'est-il arrivé, exactement ?

Riza – Je… Je ne l’ai pas vue, j’ai seulement entendu sa voix. J’étais dans la bibliothèque de Madless et j’ai senti deux lames, elle me tenait et m’empêchait de bouger. Je… J’avais peur pour le bébé. Je lui ai dit que… qu’elle ne pouvait pas le tuer, sinon ils te perdraient aussi, et je… Elle m’a blessée et je me suis évanouie. Quand je me suis réveillée, j’étais seule et je t’ai appelée.

Ce n’était pas détaillé. Absolument pas. Mais, à présent, Riza voyait ses erreurs, comprenait qu’elle aurait dû ouvrir les volets, qu’elle avait été suivie dès le début et qu’elle aurait peut-être pu éviter de telles blessures. Elle aurait dû se contenter de l’adresse, se renseigner dessus depuis le QG ou noter les informations importantes en dehors ou… Elle ne savait pas comment dissimuler cette recherche, très honnêtement. Ils contrôlaient absolument tout. Prise d’un soudain sentiment d’impuissance, Riza n’ajouta rien, priant pour que Roy ne souhaite pas connaître les détails tout de suite. Ou qu’il ne souhaite pas les connaître, tout simplement, ce qui lui éviterait une dose d’inquiétude supplémentaire. Par chance, il se pencha un peu vers elle pour l’embrasser sur le front, lui faisant fermer les yeux pour tâcher de se détendre un peu, lui disant simplement qu’ils parleraient des détails plus tard et qu’elle n’avait pas à s’en faire pour quelqu’un d’autre qu’elle. Bien sûr que si… Elle était son assistante et sa femme.

Riza – Je m’en ferai toujours pour toi, comme toi pour moi, tu ne peux pas m’en empêcher.

Et maintenant, ils savaient pourquoi. Ce qui était, à la fois, une force et une faiblesse, d’après ce qu’elle avait pu comprendre avec cette blessure. Riza reposa la tête contre son oreiller, soufflant un peu en essayant de se détendre. Du calme.


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