Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Menaces sur le pays

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Roy Mustang

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MessageSujet: Menaces sur le pays   Mar 3 Oct 2017 - 15:23

Le docteur Knox tira un peu le drap recouvrant le corps, pendant que Roy s’approchait pour mieux voir, fronçant un peu les sourcils en voyant l’amas de chair qui formait autrefois un visage. Falman, juste à côté, prit des notes sur son bloc d’un air parfaitement impassible, se contentant d’un léger soupir pendant que Knox donnait des indications sur les circonstances et la cause du décès. Visiblement, le soldat était déjà mourant lorsque ce dernier coup au visage l’avait achevé, il avait été criblé de balles au torse et dans le ventre et ses deux jambes étaient fracturés. Ce coup au visage était, quant à lui, un signe évident de l’alchimie destructrice de Scar. Un pareil récit devenait encore plus horrible, au milieu de la morgue glaciale, raconté d’un ton très neutre par le médecin légiste, une main dans la poche et l’autre tenant le rapport qu’il venait de rédiger, sur le cadavre, après l’autopsie pratiquée. Le cadavre avait été retrouvé à deux kilomètres d’East City, la veille au matin, par des paysans partant au travail dans les champs. L’examen à central avait ainsi révélé qu’il s‘agissait du sergent Daniel Makel, muté depuis peu dans l’Est. Pauvre homme. Roy croisa les bras, resserrant un peu son manteau noir contre lui.

Roy – Je ne vois pas quel intérêt a Scar de s’en prendre à un soldat en patrouille, isolé. Et ces traces de coup de feu… Il n’utilise pas d’autre arme que son alchimie de destruction humaine, d’autres hommes devaient être avec lui.

Knox – Quel intérêt ? Tu le sais comme moi. Les Ishbals ont toutes les raisons de détester l’armée.

Malgré le fait qu’ils soient dans l’environnement aseptisé de la morgue, le médecin grilla le bout d’une cigarette puis tira longuement dessus, les yeux fermés, avant de souffler. Il ajouta ensuite qu’il était impossible de déterminer combien de personnes étaient avec Scar, au moment du meurtre, les traces relevés sur la scène du crime n’avaient pas permis d’identifier formellement ça. Seule la manière dont avait été détruit le visage prouvait la présence de Scar. Falman termina de remplir les champs sur son rapport puis les salua, repartant aussitôt au QG pour mettre tout cela en forme et commencer à travailler, alors que la soirée débutait déjà. Knox remit le drap sur le cadavre, la cigarette dans le coin des lèvres, puis lui demanda où étaient passés ses gardes du corps, d’ailleurs, il était censé en avoir près de lui au cas où Scar décidait de lui tomber dessus à nouveau. Le colonel soupira un peu, les mains dans les poches, puis répondit qu’il était bien surveillé, pas de soucis particuliers à ce niveau-là. Il se sentait même bien trop surveillé, ces temps-ci, c’était dire. Il fit un bref signe à Knox en lui disant qu’il repassera le voir plus tard puis retourna dans les couloirs des sous-sols de l’hôpital, où étaient la morgue et les salles des autopsies, pensif.

Le jeune Alphonse avait raison, à propos de Scar, il en savait plus qu’eux et il faudrait trouver un moyen de lui parler sans qu’il n’attaque aussitôt. Raisonner un homme qui avait absolument tout perdu était quasiment impossible, Roy ne voyait pas comment ils pourraient avoir un semblant de conversation avec lui sans faire en sorte au préalable qu’il ne soit plus dangereux. Donc que faire, l’immobiliser, le piéger, ou se servir d’un intermédiaire pour le convaincre qu’ils étaient dans le même camp, à savoir contre Bradley et les Homonculus ? Enfin… Scar se fichait bien des Homonculus, son but était ailleurs, il en avait après l’armée et les Alchimistes d’État, uniquement. Mais avec tout ça… Il n’y avait pas eu que Ishbal, il y avait eu… Roy ralentit un peu le pas, la main sur la rampe et le pied posé sur la première marche de l’escalier, une sueur glacée lui coulant dans le dos, un long frisson le secouant un peu. Le « Père » présent dans les sous-sols de Central contrôlait visiblement tout, y compris Bradley, à la tête de l’armée. Et depuis toujours, ce pays souffrait des mêmes problèmes, des mêmes guerres incessantes et des divers massacres. Serait-il possible que ces massacres ne soient pas seulement la faute de la folie des Hommes ? Mais qu’ils soient poussés par les Homonculus ?

Grimpant les escaliers, il réfléchit à certains des massacres, une légère goutte de sueur coulant le long de sa tempe. Lior, par exemple, là où le jeune Fullmetal Alchemist avait démasqué le faux prêtre. Des émeutes avaient éclatés et Mustang se souvenait d’avoir fait envoyer des troupes pour calmer le jeu et contrôler la situation. Tout avait été parfaitement maîtrisé jusqu’au jour où central avait renvoyé leurs troupes pour mettre à la place une garnison venue de la capitale. Dès ce jour, les émeutes avaient repris et plongé Lior dans un véritable bain de sang. Le même schéma s’était produit à plusieurs endroits, dans le pays, à chaque fois, c’était comme si l’armée amplifiait les dégâts et le nombre de morts au lieu de chercher à ramener la paix. A Ishbal, la situation était aussi sous contrôle, la présence d’Amestris discrète, c’était le meurtre d’une petite fille par un officier de l’armée qui avait tout fait dégénérer. Grimpant plus vite, il arriva au premier palier puis poussa la porte, se retrouvant au rez-de-chaussée de l’hôpital. Il s’apprêtait à rejoindre le service où se trouvait Riza lorsqu’une voix forte le fit sursauter.

Général Raven – Salut Mustang ! Tout va bien pour toi ?

Roy – Oh, bonjour, général.

Brusquement tiré de ses pensées, il avait répondu avec un léger temps de retard, ajoutant qu’il allait très bien, oui, merci. Quelques personnes s’étaient retournées sur le passage de Raven, le grand général barbu avait fait un large signe de main, aussi énergique qu’à son habitude. Roy l’avait toujours vu comme ça, marchant d’un pas vif et sans cesse en forme. Grumman le tenait en bonne estime et lui avait déjà conseillé de s’en remettre à lui le jour où il sera finalement muté à Central, qu’il pourra l’aider à se tailler une place et le conseiller, en cas de besoin. Il était certain, en tout cas, que Raven inspirait bien plus la sympathie que certains des autres généraux, plus froids et secs. Roy le salua dans les formes lorsqu’il arriva à sa hauteur, devant lever la tête pour lui parler car l’homme était bien plus grand que lui et d’une carrure plus forte. Il hocha la tête lorsque Raven lui demanda s’il venait voir le lieutenant, lui lançant un regard en biais.

Roy – Et vous-même, que faites-vous ici, vous êtes blessé ?


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Damon Raven

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MessageSujet: Re: Menaces sur le pays   Mar 3 Oct 2017 - 16:44

Ses confrères étaient un peu trop stressés, en ce moment, alors que tout allait pourtant très bien ! Les deux frères Elric étaient des candidats confirmés, pour le sacrifice, leur maître, Izumi Curtis, l’était également et on savait où elle vivait et ce qu’elle fichait, cette ressource n’avait plus qu’à les attendre très tranquillement, le temps qu’on ait ait besoin d’elle, le Jour Promis. Le commandant Madless était de nouveau entre leurs griffes, lui aussi sacrifice confirmé et utile, bien que plus compliqué à surveiller, étant donné son état mental. Quatre sacrifices sûrs pour le jour Promis, quoi de mieux pour se détendre ? Quand au cinquième, Mustang, ce n’était maintenant plus qu’une question de temps, il suffisait que leur maître le travaille un peu pour le forcer à ouvrir la Porte. De tous les candidats potentiels, Mustang était le seul à posséder le pouvoir suffisant pour traverser la Porte et en revenir vivant. Marcoh était doué, bien sûr, très doué, mais pas encore assez pour la Vérité. Tout se déroulait comme prévu ! Joyeux de ses pensées, Damon referma sa veste et remercia le médecin qui lui tendit son dossier, en lui rappelant de faire attention aux dates, la prochaine fois. Pas de problèmes ! C’est qu’il avait tant à faire… C’était bien du travail pour en amener ce pays là où le désirait le maître.

En arrivant au rez-de-chaussée, il vit soudain la silhouette familière du jeune colonel passer l’une des portes et s’engager dans un long couloir. Raven lui fit un grand signe du bras pour le saluer avec un large sourire, en avançant vers lui, d’une voix très forte et joyeuse. Son jeune collège sursauta un peu, il l’avait sans doute tiré de ses réflexions, et répondit un « bonjour » un peu perdu, après un court instant de silence. Et bien, il avait une petite mine ! Ce n’était pas bien, ça, pas bien du tout, il devait absolument se ménager et rester en forme jusqu’au Jour Promis. Il lui restait aussi à ouvrir la porte. Sans perdre son sourire, Raven lui rendit son salut, un poil plus formel, son dossier sous le bras, puis lui demanda s’il était venu ici pour rendre visite au lieutenant, maintenant qu’il devait avoir terminé sa journée de travail. Le jeune homme confirma d’un signe de tête, marchant à côté de lui. Ah, cette chère Riza, il avait appris hier qu’elle avait croisée la route de cette jolie poupée, Lust, et que cette dernière n’avait pas aimé la voir fouiner. Ce n’était pas ainsi qu’on s’y prenait, voyons, Raven était plus convaincu qu’il fallait être proche de ceux qu’on devait tenir en laisse, c’était bien plus efficace.

Mustang – Et vous-même, que faites-vous ici, vous êtes blessé ?

Raven – Ah non, pas du tout, je devais juste passer mes examens de contrôle annuels, tu sais ce que c’est. D’ailleurs, tant qu’on en parle, ceux pour les Alchimistes d’État vont être un peu avancés, cette année, tu vas vite recevoir ta convocation.

Il ajouta ensuite qu’il allait aussi voir comment le lieutenant allait, cette agression avait choqué tout le monde, c’était arrivé si brutalement et en plein jour ! Marchant à grands pas, il discuta de tout et de rien avec le colonel, en chemin, tout en lui jetant parfois des coups d’œils. Oui, petite mine, en effet, il allait sûrement avoir une remarque là-dessus lors de son examen annuel. On n’y vérifiait pas seulement les capacités en alchimie et l’état mental, mais aussi l’état physique, la santé de façon générale, car une personne trop faible ne pouvait pas rester dans les rangs de l’armée. Enfin ! Au moins était-il sous leurs yeux, à présent, il était déjà plus compliqué de garder un œil dessus lorsqu’il se trouvait à East City et inutile de compter sur ce vieux renard de Grumman pour obtenir la moindre information ! Mais bon, la situation s’était beaucoup améliorée ! Arrivée à la chambre du lieutenant, il frappa puis entra avec le colonel, trouvant la jeune femme dans son lit, un bras en écharpe et vêtue d’une de ces robes blanches à manches longues, qu’on donnait aux femmes à l’hôpital. Quelques fleurs étaient aussi posée sur la table de nuit, sans doute par ses collègues.

Raven – Bonsoir lieutenant ! J’espère que vous vous sentez un peu mieux.

Heureusement que Lust ne l’avait pas tuée tout de suite, d’ailleurs, elle était encore utile, en tant qu’otage. Le général stoppa au bout du lit, en lui déclarant qu’il était au moins satisfait de la voir consciente. La lumière du jour baissant à mesure, il alluma la grande lumière, notant au passage la grande pâleur de la blondinette, équivalente à celle du jeune colonel. Un peu tendus, sans doute ? Lorsqu’on était surveillé par Bradley, il y avait de quoi l’être, mais pas d’inquiétude ! Le projet pour ce pays était si grand, si important, s’ils savaient tout, ils seraient si fiers d’y participer ! Hélas, Bradley refusait que Mustang en sache trop, c’était dommage aux yeux de Raven, car s’il apprenait tout, il comprendrait l’importance de toute cette histoire et participerait sûrement de son bon gré. Enfin, à eux de jouer, à présent. Le général cessa tout à coup de sourire, prenant un air très sérieux, puis lança un regard vers la porte, fermée.

Raven – Je ne reste pas longtemps, je voulais te dire un mot dans un endroit tranquille, Mustang, et je n’aime pas parler dans les couloirs, on ne sait jamais qui peut espionner les conversations. Ecoute-moi bien, récemment, j’ai entendu de drôles d’histoires circuler. Central a toujours été un nid à complots, ce n’est pas nouveau, mais… J’ai le sentiment qu’un coup important se prépare. Et que tu es menacé, j’ai surpris ton nom dans des messes basses et je me méfie plus que jamais de l’attitude de certains. Je ne veux accuser personne, bien entendu, je n’ai aucune preuve, ce n’est qu’un mauvais pressentiment. Tu dois rester sur tes gardes.

Le général s’interrompit avec un bref soupir puis posa son dossier sur le bout du lit le temps d’enfiler son manteau noir réglementaire, par-dessus son uniforme, le refermant avec un grand soin. Et oui, des « drôles d’histoires » à Central, c’était là aussi bien loin d’être nouveau et celle-ci était la plus importante de toutes. Il reprit son dossier dans ses bras, faisant un pas en direction de la porte, avant de tourner la tête et d’adresser un faible sourire au colonel.

Raven – Je te semble sans doute trop paranoïaque ou alarmiste, mais mieux vaut l‘être trop que pas assez. Je compte bien garder l’œil ouvert. En attendant, fais attention à toi. Sur ce, bonne soirée et je vous souhaite un bon rétablissement, lieutenant.

Il leur fit un signe de main à tous les deux puis quitta la chambre, refermant derrière lui avant de partir d’un pas léger. Voilà qui était fait…


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Roy Mustang

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MessageSujet: Re: Menaces sur le pays   Mar 3 Oct 2017 - 19:21

Général Raven – Ah non, pas du tout, je devais juste passer mes examens de contrôle annuels, tu sais ce que c’est. D’ailleurs, tant qu’on en parle, ceux pour les Alchimistes d’État vont être un peu avancés, cette année, tu vas vite recevoir ta convocation.

Roy – Très bien.

L’examen annuel, il l’avait complètement oublié… Enfin, ce n’était pas un problème en soit, Roy savait qu’on ne lui demandait plus grand-chose depuis la guerre d’Ishbal, il « avait déjà fait ses preuves », et se doutait, cette année, qu’il était préférable de le garder à l’œil, dans cette situation, ce n’était pas maintenant que Bradley allait le renvoyer. Le général ajouta qu’il allait voir le lieutenant, lui aussi, et que cette agression si soudaine en avait choqué plus d’un. Oui… Au beau milieu de la journée et sans raison apparente, surtout, il était rare que cela arrive, ces incidents avaient plus lieux dans des quartiers mal famés de la ville ou à l’extérieur. Ils discutèrent d’un peu de tout sur le trajet, la bonne humeur habituelle de Raven l’apaisant un peu, même s’il ne pouvait chasser ses préoccupations de l’esprit. Combien de personnes, dans l’armée, avaient été corrompues par le Président ? Combien d’officiers, combien de militaires de rang ? Combien se faisaient-ils manipuler pour servir leurs intérêts ? Le colonel s’était demandé une fois si le Président lui-même pouvait être un Homonculus, puis il avait laissé tomber cette hypothèse, car Bradley vieillissait, année après année, alors que les Homonculus étaient des êtres artificiels et immortels, grâce à la pierre philosophale leur servant de cœur. Après quelques minutes, ils arrivèrent à la chambre de Riza, frappant avant d’entrer. Son teint était légèrement meilleur mais ce n’était pas encore ça, ses cernes prouvaient son épuisement.

Général Raven – Bonsoir lieutenant ! J’espère que vous vous sentez un peu mieux.

Maintenant qu’il y pensait, il était dans les habitudes de Raven d’aller rendre visite à ses subordonnés lorsqu’ils étaient hospitalisés, Roy l’avait toujours vu faire ça. Il s’apprêtait à allumer la lumière, dans la chambre, lorsque le général le fit à sa place, tout en déclarant qu’il était content de voir le lieutenant bien consciente. Roy s’approcha du lit puis enleva ses gants, qu’il fourra dans sa poche avant de serrer la main valide de Riza dans la sienne, évitant d’autres gestes d’affection alors que le général était là. Celui-ci perdit tout à coup son sourire et regarda vers la porte, le colonel refourrant aussitôt la main dans sa poche pour récupérer ses gants, par pur réflexe, en croyant qu’un ennemi allait entrer, mais non, il n’y avait rien. Non, il n’était pas tendu le moins du monde, juste… prudent. Laissant retomber le gant au fond de la poche, il s’obligea à dénouer un peu les épaules, ne voulant pas non stresser Riza pour rien.

Général Raven – Je ne reste pas longtemps, je voulais te dire un mot dans un endroit tranquille, Mustang, et je n’aime pas parler dans les couloirs, on ne sait jamais qui peut espionner les conversations. Ecoute-moi bien, récemment, j’ai entendu de drôles d’histoires circuler. Central a toujours été un nid à complots, ce n’est pas nouveau, mais… J’ai le sentiment qu’un coup important se prépare. Et que tu es menacé, j’ai surpris ton nom dans des messes basses et je me méfie plus que jamais de l’attitude de certains. Je ne veux accuser personne, bien entendu, je n’ai aucune preuve, ce n’est qu’un mauvais pressentiment. Tu dois rester sur tes gardes.

Il avait entendu… Le colonel ne répondit pas, lançant un long regard au général en se demandant qui il avait bien pu surprendre, avec es fameuses messes basses. Qui pourrait bien collaborer avec les Homonculus ?! Il en savait donc plus, sur ce sujet, avait-il des doutes ? Ou ne voulait-il donner aucun nom tant qu’il n’était sûr de rien ? Roy ouvrit la bouche pour lui poser la question puis se ravisa ne voyant qu’il se préparait à repartir. Certains sous-estimaient Raven, par son attitude en apparence je-m’en-foutiste, pourtant, il était bon observateur et un tacticien de talent, s’il lui donnait cette mise en garde, c’est qu’il en avait surpris plus qu’il ne voulait bien l’avouer aujourd’hui. Roy ne parvint pas à lui rendre son sourire, debout près du lit et de Riza, une main posée sur le rebord du lit et l’autre dans sa poche, serrée sur son gant. Il voudrait savoir qui, exactement, le général Raven avait surpris et le connaissait pourtant assez bien pour savoir qu’il n’affirmera rien de plus sans avoir de preuves… C’était frustrant, comme situation, toute aide, même la plus infime, était la bienvenue ! Il comprenait que le général se méfie, mais tout de même, ils étaient dans une telle impasse.

Général Raven – Je te semble sans doute trop paranoïaque ou alarmiste, mais mieux vaut l‘être trop que pas assez. Je compte bien garder l’œil ouvert. En attendant, fais attention à toi. Sur ce, bonne soirée et je vous souhaite un bon rétablissement, lieutenant.

Roy – Bonne soirée, général.

Dès que le militaire quitta la chambre, refermant la porte derrière lui, Roy enleva son manteau et le laissa posé sur le dossier de la chaise, près de Riza. Se penchant, il embrassa sa femme sur le front puis sur les lèvres, en s'assurant de ne pas lui faire mal au passage ni déranger sa perfusion, elle était encore très fragile. Elle se sentait un petit mieux ? Elle avait l'air tellement fragile... Il glissa la main sur sa joue en lui souriant puis s'assit sur la petite chaise en bois, à côté du lit. Ce n'est qu'à ce moment qu'il remarqua qu'on lui avait apporté quelques fleurs, sans doute Havoc ou Fuery, ce serait bien leur genre, ces petites attentions. Il commença par lui donner quelques nouvelles de la caserne et de l'équipe, parlant très brièvement des affaires en cours avant de laisser le sujet de côté. Tout en parlant, il continuait de songer aux liens entre les homonculus, Bradley, cet homme des sous-sols et les différents massacres secouant le pays depuis sa création même. Avec un léger soupir, il sortit sa montre en argent pour regarder rapidement l'heure puis la remit dans sa poche, s'installant un peu mieux. Riza trouvait sûrement le temps long, ici, c'était horrible d'être coincé dans un lit d'hôpital sans pouvoir en bouger, ne serait-ce qu'un peu. Riza lui demanda ensuite comment allait vraiment et il haussa un peu les épaules, l'air de dire que ce n'était pas très important.

Roy – Rien de particulier à dire, je suis simplement inquiet pour toi.

Riza – Tu n'as aucune raison de t'inquiéter... Je vais bien. Mieux. Et c'est important pour moi de savoir ce qui te préoccupe.

Elle avait soupiré, elle aussi, oubliant sans doute qu'entre eux deux, il n'était pas celui qui était actuellement hospitalisé. Ni avec une perfusion, un bras en écharpe, des cernes creusant le visage jusqu'aux joues et une pâleur à rendre jaloux un mort, ce qu'il ne se priva pas de souligner en insistant lourdement dessus. Et il ne pourrait pas être inquiet ? Il avait bien de quoi ! Pour le reste, les menaces, les Homonculus, le Président, il s'était résigné. Riza lui répliqua qu'il avait fini plus de fois qu'elle à l'hôpital, pour des blessures plus graves. Il haussa un peu les sourcils, laissant passer un instant de silence.

Roy – Je n'ai jamais été gravement blessé par manque de prudence, à ce que je sache. J'aimerai que tu puisses en dire autant.

Un point qu'on ne pouvait pas lui reprocher, il n'avait cherché à provoquer Scar, lorsque ce dernier lui était tombé dessus et avait bien failli le tuer, c'était passé à un cheveu. En revanche, Riza, elle, avait une certaine tendance fâcheuse à accumuler les imprudences, ces derniers temps ! Tout d'abord avec Marcoh, puis dans la maison de Madless, où elle aurait pu prendre bien plus de précautions et ne pas se retrouver piégée ainsi, blessée au point de sombrer dans l'inconscience et perdre beaucoup de sang, mettre sa vie en grand danger, ainsi que celle du bébé.

Riza – J'ai été prudente, tu me connais. J'ai juste... sous-estimé certaines choses. Mais je n'ai pas crié à tout le monde ce que je faisais.

Roy – Sous-estimer des "choses" pouvant nous sauver la vie reste grave, tu le sais très bien.

Il avait parlé d'un ton plus las, fermant les yeux un petit instant. La fatigue de la journée se faisait ressentir, pesant plus maintenant que lorsqu'il avait quitté la morgue. Le soir avançait doucement, il avait demandé à leur voisine de garder Nagami comme il savait qu'il allait rentrer plus tard que prévu. Les yeux toujours clos, perdu dans ses pensées, il repensa au paroles du général Raven, de ce qu'il avait bien pu entendre, assez pour venir le mettre en garde. Roy ne connaissait pas assez bien les généraux de Central pour bien les cerner et donc se douter de qui aurait pu trahir. Ils étaient... presque une vingtaine, à Central, sous les ordres directs de Bradley et donc sous les ordres du barbu du sous-sol, celui que les deux Homonculus avaient nommé "Père". Un si charmant créateur, enfin soit. Raven les connaissait bien mieux, Roy devait trouver un moment pour lui parler plus longuement, seul à seul, dan un endroit où ils ne risqueront pas d'être épiés. Dès demain ? Difficile à prévoir, les généraux étaient presque impossibles à approcher, à Central, même pour les officiers de rang supérieur, comme Roy, qui étaient pourtant leurs subordonnés directs. Il rouvrit les yeux, les bras croisés et le regard dans le vague. Sinon, proposer au général d'aller dans un autre endroit, le soir, pour lui parler ? Il pouvait toujours essayer. Mais s'il pouvait, il devra trouver une autre solution pour garder Nagami, le soir, leur voisine de palier ne pouvait pas non plus le faire tous les jours de la semaine. Riza interrompit ses réflexions, d'un inquiet, en lui demandant s'il était sûr de ne pas vouloir aller se reposer.

Roy – Non, ça va, je repensais à ce que m'a dit Raven. Je dois trouver un moment pour lui parler, en privé.

Riza – Ce n'est pas une nouvelle, pour la menace importante... Attends peut-être un peu, il faut rester prudent, surtout à Central. Tu ne risques rien pour l'instant.

Roy – Je le sais, par contre, je voudrai bien savoir ce qu'il a pu apprendre, de son côté. Il m'a déjà aidé par le passé et il est plus observateur qu'on ne pourrait le croire. S'il peut nous aider à savoir qui est de mèche avec Bradley, dans l'état-major...

Ou au moins leur donner des pistes, s'il se refusait à donner des noms tant qu'il ne possédait pas de preuve formelle. Qu'est-ce que le vieillard avait bien pu promettre à tous ces hommes pour les convaincre de le suivre ?! Qu'est-ce qui pourrait avoir assez de valeur, être assez attirant, pour eux qui faisaient parti de l'élite du pays et possédaient déjà tout ? C'était l'une des clés les plus importantes et elle leur échappait. Récapitulons... Ils pouvaient tenter de capturer Scar et l'inciter à parler. Trouver un moyen de soigner même un tantinet Madless pour qu'il leur parle lui aussi des secrets cachés dans sa mémoire. Ils avaient les écrits du docteur Marcoh, dont Roy était convaincu qu'ils avaient un lien avec toute cette affaire. Le général Raven en savait aussi, même un petit peu, bien que Riza semble hésitante sur cette piste. Il y avait aussi leurs propres recherches. Les mains serrées l'une contre l'autre, il fronça un peu les sourcils, s'efforçant de faire concorder tout ce qu'ils avaient appris, tisser les liens.

Riza – Je ne sais pas... Tu crois qu'il parlerait, à son rang ?

Roy – Oui, il est de ceux en qui on peut avoir confiance.

Il le connaissait bien, qu'elle ne s'inquiète pas, Raven était celui qui l'avait plus soutenu, avec le général Grumman, même depuis qu'il était arrivé à Central. Il l'ajouta pour Riza, afin qu'elle cesse de s'en faire pour rien, lui disant aussi que Raven était le seul, à Central, que le général Grumman lui avait conseillé d'aller voir en cas de soucis. Ils avaient besoin de s'appuyer sur toutes les ressources possibles, dans cette maudite ville, la tranquillité d'East City était définitivement bien éloignée. Avoir compris la trahison de Bradley était déjà un bien rude choc... Roy ignorait complètement quand arrivera ce fameux Jour Promis et ce que cela signifiait, exactement, ce qui attendait ceux qui étaient désignés comme les "ressources utiles" et le reste du pays, de ses habitants.

Riza – Peut-être mais... Désolée, je suis peut-être un peu trop méfiante pour tout. Laisse-moi le temps de me faire une opinion sur lui, même si je te fais confiance. Sois seulement très prudent...

Roy – Tu es un peu trop méfiante, oui, sourit-il.

Il se leva pour l'embrasser encore sur le front, espérant la rassurer un petit peu. Il ne pouvait pas rester très longtemps ce soir, comme il fallait récupérer Nagami, mais ils avaient encore un peu de temps devant eux. A cet instant, on frappa de nouveau à la porte et une infirmière entra, tout sourire en leur souhaitant le bonsoir, poussant devant elle un petit chariot roulant avec un plateau-repas. Elle le donna à Riza avec précaution puis ressortit, sifflotant joyeusement. Roy se rassit pour ne pas la gêner dans ses mouvements, comme elle avait déjà un bras invalide.

Roy – Tu veux bien que Nagami te rende aussi visite ? Elle m'a demandé ça ce matin.


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Menaces sur le pays   Sam 7 Oct 2017 - 18:21

Riza lança un coup d’œil à Roy, en biais, ne pouvant laisser son inquiétude de côté en voyant son état fatigué et préoccupé. Elle s’en voulait d’être bloquée dans ce lit, ayant l’impression que cela faisait plusieurs semaines alors que deux jours étaient passés. Ou trois ? Plus ? Elle perdait déjà la notion du temps, cette chambre d’hôpital et ce lit la rendaient dingues. Elle avait besoin de bouger, même si elle savait que sa première sortie après cette agression serait… laborieuse. Même si elle n’en avait pas parlé à Roy, et qu’elle ne comptait pas le faire, ses nuits étaient plus courtes et ponctuées de cauchemars dans lesquels elle revoyait les photos de famille de chez Madless, Madless lui-même en train de tenter de faire revenir tantôt sa femme, tantôt son fils. A chaque fois, il était dans une bibliothèque faiblement éclairée avec des feuilles de papier éparpillées autour de lui, comme dans ses souvenirs, des bougies et une mare de sang devant lui. Il pleurait, mais elle ignorait qui exactement, sa femme ou son fils. Et était ensuite retrouvé, hurlant, par des militaires. Et cette femme au visage flou, sans visage parfois, avec sa voix. Et la douleur qui la réveillait en sursaut.

Se reprenant, refusant de laisser voir à Roy qu’elle n’était pas tranquille, Riza lui demanda s’il allait vraiment bien, ce à quoi il répondit par un haussement d’épaule comme si ce n’était pas important. Alors que si, ça l’était, surtout pour elle. Etant son assistante et sa femme, elle se sentait incroyablement inutile et impuissante, ayant exécuté ses ordres mais sa prudence lui aura coûté très cher. Si elle avait ouvert les volets, probablement aurait-elle vu cette femme et aurait-elle pu prévenir son attaque, l’éviter… Et ainsi éviter à Roy un danger certain, la « piqûre de rappel » dont cette femme lui avait parlé. Mais là, il risquait les ennuis et elle craignait toujours de ne pas le voir revenir, dormant moins bien sitôt l’effet des calmants s’atténuant.

Roy – Rien de particulier à dire, je suis simplement inquiet pour toi.

Riza – Tu n'as aucune raison de t'inquiéter... Je vais bien. Mieux. Et c'est important pour moi de savoir ce qui te préoccupe.

Riza poussa un soupir, incapable de se retenir. C’était précisément ce qu’elle redoutait… Qu’il s’inquiète pour elle alors qu’elle était vivante et entière, elle n’avait « que » l’épaule transpercée, ce n’était pas si grave que cela. Quelques égratignures au cou mais c’est tout, elle avait survécu et n’allait pas mourir. Pas tout de suite, selon les mots de la femme, mais mieux valait ne pas y penser au cas où Roy comprenait ce qui lui passait par la tête, comme d’habitude. Elle arrivait à lui cacher des choses, parfois. Mais là, tout de suite, en étant aussi fatiguée, elle n’était pas sûre de pouvoir s’en tirer sans problème, surtout qu’il était à côté d’elle et qu’il pouvait discerner ses traits dans la lumière pâle de l’hôpital, dans ce lit et avec cet air épuisé et blafard qu’elle devait avoir. Ce qu’il souligna à l’instant même où elle y pensa, la sniper pestant contre son supérieur lorsqu’il évoqua son état catastrophique et la tête qu’elle avait. En attendant, Riza n’avait fini à l’hôpital qu’une seule fois contre deux fois où Roy avait été gravement blessé ! Ce qu’elle rétorqua immédiatement pour se défendre mais le silence qu’il laissa passer en haussant les sourcils lui fit comprendre qu’elle n’aurait pas dû. Pas du tout…

Roy – Je n'ai jamais été gravement blessé par manque de prudence, à ce que je sache. J'aimerai que tu puisses en dire autant.

… C’était horriblement bas. Voilà donc le moment des reproches, le moment où il allait vouloir parler de ce qui s’était passé dans la maison de Madless, réclamer davantage d’explications sur les blessures dont il était au courant à présent grâce au médecin qui lui avait donné son dossier. En tant que supérieur, évidemment, Roy avait eu droit à ces informations… Riza se renfonça dans son lit, mal à l’aise, prenant un moment avant de répondre en cherchant ses mots pour ne pas donner l’occasion à son époux de trouver des choses à lui reprocher, encore. Elle n’avait aucune excuse, elle avait seulement cherché à… se protéger, et s’était enfoncée dans les ennuis sans même le savoir. Mais elle ne pouvait pas prévoir quand même ! Elle avait pris ses précautions et avait été très prudente en entrant dans cette maison mais l’atmosphère l’avait perturbée, y compris ce qu’elle y avait découvert. Riza se concentra sur sa perfusion, évitant le regard de Roy, essayant de rassembler ses esprits malgré les calmants et la fatigue qui semblait tirer littéralement sur ses yeux. Trouver les mots et… ne pas s’enfoncer. Surtout ne pas s’enfoncer.

Riza – J'ai été prudente, tu me connais. J'ai juste... sous-estimé certaines choses. Mais je n'ai pas crié à tout le monde ce que je faisais.

Roy – Sous-estimer des "choses" pouvant nous sauver la vie reste grave, tu le sais très bien.

Bon, d’accord, ne plus rien dire. Se taire, tout simplement, c’était plus sûr. Avec un peu de chance, Roy changerait de sujet tout seul et ne chercherait pas à l’interroger plus ce soir, surtout dans son état de fatigue – autant l’un que l’autre, d’ailleurs. En tout cas, c’est ce qu’elle essayait de faire, n’ayant pas la force de se défendre ni d’argumenter aujourd’hui, n’en ayant pas l’envie alors que c’était si récent. Elle était solide, oui, mais la douleur et la peur mêlées au choc de ce qu’avait fait Victor… Le mélange n’était pas l’idéal pour supporter une agression d’Homonculus. Surtout après avoir découvert la vérité sur elle, ce qu’ils prévoyaient de faire d’elle et pourquoi ils ne l’avaient pas tuée alors qu’elle constituait le point faible de Roy.

Mais c’était précisément pour cette raison qu’elle était toujours vivante… Était-il capable de faire une telle chose ? Vraiment ? Il fallait qu’elle… lui dise de ne surtout jamais le faire, quel qu’en soit le prix. Ce n’était même plus une demande, pas à ce stade, même si elle était enceinte. Elle ignorait quel but poursuivaient les Homonculus et Bradley, pourquoi ils tenaient à ce que des alchimistes tentent une transmutation humaine, mais ce n’était pas bon. Certainement pas. Roy ne devait pas céder. Jamais. Riza tourna la tête vers son supérieur, songeant à cette faiblesse, et réalisa qu’il avait les yeux fermés et ce même air fatigué et préoccupé que tout à l’heure, en plus de la voix lasse avec laquelle il lui avait répondu. Que se passait-il, enfin ?! L’esprit un peu embrumé, elle lui jeta un regard inquiet, lui demandant s’il était sûr de ne pas vouloir se reposer. Il n’était pas obligé de rester avec elle, s’il devait dormir, il le savait au moins ?

Roy – Non, ça va, je repensais à ce que m'a dit Raven. Je dois trouver un moment pour lui parler, en privé.

Riza – Ce n'est pas une nouvelle, pour la menace importante... Attends peut-être un peu, il faut rester prudent, surtout à Central. Tu ne risques rien pour l'instant.

Roy – Je le sais, par contre, je voudrai bien savoir ce qu'il a pu apprendre, de son côté. Il m'a déjà aidé par le passé et il est plus observateur qu'on ne pourrait le croire. S'il peut nous aider à savoir qui est de mèche avec Bradley, dans l'état-major...

Riza fit la moue, hésitante à ce sujet. Roy faisait confiance au général, d’accord, mais elle… A ses yeux, cet homme restait un général, à Central qui plus est, quelle était la garantie que lui n’était pas corrompu par Bradley comme les autres ? Elle faisait confiance à son supérieur, naturellement, mais sa propre méfiance avait tendance à l’emporter sur le reste. Elle ne parvenait pas à se détendre à l’idée de parler avec le général Raven, c’était trop tôt, trop dangereux sans en savoir plus à son sujet. Et Roy voulait discuter avec lui… Qu’il attende et la laisse au moins enquêter un peu, se renseigner, être sûre qu’il n’allait pas les trahir comme certains. Sans oublier qu’il était haut placé, général, et qu’il risquait de sérieux problèmes s’il se faisait prendre à parler. Et s’il était en mesure de répondre à Roy, qu’est-ce qui leur garantissait qu’il ne faisait pas partie des personnes proches de Bradley pour ce plan horrible qu’il prévoyait ? Riza avait tellement de questions qu’elle ne pouvait être sereine, désolée, c’était impossible. Et cette fatigue, cette blessure qui la clouait au lit…

Riza – Je ne sais pas... Tu crois qu'il parlerait, à son rang ?

Roy – Oui, il est de ceux en qui on peut avoir confiance.

Roy ajouta ensuite que le général Raven était celui qui l’avait le plus soutenu avec le général Grumman, lui disant aussi que son grand-père lui avait conseillé d’aller le voir en cas de problème. Aucun autre général n’avait été cité, apparemment, mais Riza ne parvenait pas à se détendre malgré tout. Elle lissa un peu la couverture blanche de son lit à l’aide de sa main valide, se concentrant dessus pour se contenir. Elle s’efforçait de rester neutre et objective, de ne pas se fier à ses premières impressions et d’avoir de véritables preuves avant de décider si, oui ou non, elle faisait confiance à ladite personne. Et Roy ne l’aidait absolument pas en ne se méfiant pas un minimum, avait-il oublié la menace de cette femme ? La sniper lui avait pourtant dit qu’il ne devait pas la rejoindre, qu’ils risquaient de l’atteindre de cette manière. D’accord, elle n’avait pas tout dit, mais il comprenait les dangers qu’il courait avec l’attaque qu’elle avait subie en allant seulement dans l’ancienne maison de Madless. Elle se sentait horriblement impuissante, voulait se lever pour l’aider, bouger et ne pas rester inactive dans ce lit durant toute la journée. Elle perdait tellement de temps !

Riza – Peut-être mais... Désolée, je suis peut-être un peu trop méfiante pour tout. Laisse-moi le temps de me faire une opinion sur lui, même si je te fais confiance. Sois seulement très prudent...

Roy – Tu es un peu trop méfiante, oui, sourit-il.

Riza n’avait pu dissimuler la crainte, cette fois, sa voix défaillant légèrement avant qu’elle ne s’excuse. C’était sans doute pour cette raison que Roy se leva, l’embrassant sur le front avant que quelqu’un ne frappe à la porte. Encore… ? La jeune femme était prête à remballer ladite personne, poussant un soupir clairement audible, voulant être seulement un peu seule avec son mari pour une fois, mais se ravisa en voyant qu’il s’agissait de l’infirmière qui distribuait les repas du soir avec ce même et éternel sourire sincère, très doux, les saluant. Oups. Désolée. Elle se redressa tant bien que mal par pur réflexe avec grande difficulté tandis que Roy s’écartait un peu, l’infirmière déposant le plateau-repas sur le lit devant sa patiente comme elle le faisait dans toutes les chambres. Elle repartit avec le chariot, sifflotant joyeusement sans sembler avoir été affectée par la réaction de Riza. Peut-être ne l’avait-elle-même pas remarqué, c’était tout à fait possible.

Son supérieur se rassit dans le fauteuil à côté du lit pendant que la future mère observait d’un œil peu motivé le plateau-repas qu’elle avait sous les yeux. Pas très faim, très honnêtement, l’inquiétude et la fatigue lui ôtaient tout appétit là, tout de suite. Elle se servit d’abord un peu d’eau pour boire, laissant de côté la viande et les légumes pour le moment même si cela devait être bon malgré tout. Enfin… Pour un hôpital, ce n’était pas la pire nourriture du monde, elle avait déjà mangé bien plus dégueulasse. Cela n’avait pas des masses de goût, d’accord, mais c’était mangeable et ce n’était pas ici qu’on allait l’empoisonner – pas en étant enceinte. Ce n’était pas la qualité de la nourriture qui la dérangeait, non, c’était juste… un peu trop tôt, il fallait laisser passer l’anxiété et elle pourrait ensuite attaquer son assiette. Dans les autres chambres, les patients de l’étage devaient être en train de manger aussi, Riza entendait faiblement la voix de l’infirmière qui s’éloignait à mesure qu’elle passait dans les chambres. Elle reviendrait dans quelques minutes avec son chariot, dès qu’elle aurait terminé de faire sa tournante, devant repasser devant sa chambre pour redescendre.

Roy – Tu veux bien que Nagami te rende aussi visite ? Elle m'a demandé ça ce matin.

Riza – Bien sûr, quelle question. Je ne vais pas dire non à un peu de visite, surtout qu’elle semble s’être attachée à moi sans que je ne fasse rien de spécial. Comme à toi, d’ailleurs, c’est mignon.

Elle n’avait pas arrêté de le coller et de lui poser plein de questions, ce qu’elle trouvait adorable. Sans qu’il ne s’impatiente, chose exceptionnelle chez lui alors qu’il était l’homme le plus impatient du monde avec les enfants en général. Elle n’avait rien dit, ne voulant pas briser ces petits moments de douceur qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de voir avec Roy, mais elle n’en pensait pas moins. Redéposant son verre, Riza croisa les bras, enfin, son bras valide, avec un petit sourire aux lèvres en repensant à la soirée avec les frères Elric lorsque Nagami avait posé mille et une questions à Roy pendant qu’il cuisinait.

Roy – Tu l'as câlinée dès le début ! C'est normal qu'elle t'ait prise en affection, elle n'a plus dû recevoir d'affection depuis des années.

Riza – Elle était terrorisée, il fallait bien que quelqu’un la rassure ! Vous étiez tous en train d’agir comme si elle avait été une adulte, je l’ai seulement vue en tant qu’enfant terrorisée entourée de militaires qu’elle cherche à fuir depuis des mois.

Roy – Elle ira mieux dès lors qu'elle aura plus confiance. Enfin... Je vais te laisser manger tranquillement, je dois aller la récupérer, notre voisine ne peut pas la garder toute la soirée.

Riza hocha la tête, le remerciant d’être passé au moins un peu après la journée qu’il venait d’avoir, lui disant de rassurer Nagami et de lui dire que tout allait bien, qu’elle lui souhaitait aussi une bonne nuit. Intérieurement, elle voulait le retenir et ne pas rester seule dans cette chambre, peinant toujours à s’endormir, mais n’en montra rien, agissant comme lorsque lui-même était hospitalisé et lui souhaitant un bon courage pour le lendemain avant qu’il ne referme la porte de la chambre. C’était stupide, elle le savait, mais difficile de fermer l’œil et de dormir sereinement avec une épaule transpercée dans une chambre entièrement pongée dans le noir, comme dans la maison de Madless. Elle était un peu tendue, surtout avec ce qu’elle avait appris là-bas, et n’osait en parler tout de suite. Voire pas du tout avec Roy, peut-être pouvait-il le comprendre étant donné qu’il n’avait rien demandé sur les circonstances, même après avoir vu les blessures qu’elle avait reçues. Ils devaient se renseigner sur les Homonculus, connaître leurs forces et faiblesses et ne plus se laisser avoir comme cela…


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