Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !

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Damon Raven

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MessageSujet: Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !    Mar 19 Mar 2013 - 19:30

L'avion s'était posé à Rome depuis quelques instants. Les gardes Volturis attrapèrent alors Jane et la forcèrent à s'installer à côté de Caïus dans la voiture qui prenait la direction du château des Italiens. Il ne fallut qu'une heure à deux heures pour rejoindre le fief de la justice vampirique. Caïus était heureux de son coup de maître. Aro n'était pas encore au courant de ce qui venait de se produire. Il ne savait pas non plus que son petit frère revenait si tôt de son excursion.

Une fois arrivés dans la cour du château, Caïus traîna Jane dans la salle du trône. Une fois dans cette dernière, ils prirent la direction des appartements des Italiens. L'oncle de l'enfant lui tenait fermement la main pour l'empêcher de faire une nouvelle connerie. Cette enfant et son frère était devenu les spécialistes en conneries enchaînées à la seconde.

Les appartements avaient apparemment été rénovés entièrement, donnant d'une certaine manière une nouvelle salle de jeu, de défoulement au colérique Italien. Caïus laissa Jane dans son champ de vision et s'approcha d'Aro. Il lui tendit alors sa main. Le chef des Volturi la saisit et vit tout ce qui s'était passé : le dîner chiant en compagnie du père de Bella, l'annonce de la date du mariage, les paroles d'Edward, les remarques et réactions de Carlisle, la demande d'entretien privé de Jane ... Aro arriva enfin au moment fatidique. Il vit la réaction de son frère, l'enlèvement de Jane et son retour ici dans sa patrie.

Caïus : - Une occasion c'est présenté, je l'ai saisie, voilà ta fille mon frère ! Je suis heureux de te la rendre. Sois sûr que je ne l'ai pas torturé. Je n'oserais jamais faire du mal à un de tes enfants, puis se tournant vers Jane, Toi ma nièce, re-bienvenue chez toi, je te présente Orlin ton cousin. J'ai décidé de l'adopter.

Puis, sans prévenir Jane, l'Italien s'approcha de l'enfant et lui mit une main sur la tête, puis il l'embrassa sur le front en lui murmurant qu'elle n'aurait rien à craindre désormais. Caïus la laissa ensuite entre les mains d'Aro.

Ce dernier comme à son habitude lui saisit la main pour inspecter son coeur, son âme, pour inspecter ses souvenirs. Le chef de la garde regarda avec avidité la réponse de son frère aîné. En effet, Caïus voulait connaître ses intentions concernant le traitement d'Alec.


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MessageSujet: Re: Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !    Mar 19 Mar 2013 - 23:04

Jane dû sortir de la voiture, et regarda d'un air morne le château, dressé devant elle dans toute sa splendeur. Elle resta immobile, poussée par le lien à s'avancer et retrouver sa "famille", poussé d'un autre côté par son ressentiment contre Caïus, cet enlèvement brutal. Elle ferma brièvement les yeux, tiraillée. Caïus régla le problème en lui attrapant la main et en la tirant avec lui dans le château. Elle tenta presque malgré elle de se dégager mais il resserra sa prise. Plusieurs gardes les observèrent au passage. Elle se mordit les lèvres, ayant franchement honte d'être traînée par la main comme une gamine, et par Caïus en plus !

Arrivés à la salle du trône, vide à cet instant, ils passèrent au fond pour gagner l'escalier menant aux appartements privés. Plus ils avançaient, et plus elle était anxieuse. Ils entrèrent dans le salon, où se trouvaient les épouses, les frères de Caïus, et Orlin. La présence de ce dernier la surprit quelque peu mais elle ne dit rien. L'absence de son frère lui pesait de plus en plus, elle s'en sentait oppressée. Caïus consentit enfin à la lâcher, en la gardant toutefois à l'oeil, et donna sa main à Aro.

Elle resta immobile et silencieuse, ayant presque peur de ce qu'Aro allait lire dans l'esprit de Caïus. Le dîner, ce qui s'était dit, ses provocations, puis son enlèvement... Elle se crispa, à la fois furieuse et désespérée. Et Alec ! Il l'avait encore séparé d'Alec ! De son frère ! De son jumeau ! Elle en était malade.


Caïus : - Une occasion c'est présenté, je l'ai saisie, voilà ta fille mon frère ! Je suis heureux de te la rendre. Sois sûr que je ne l'ai pas torturé. Je n'oserais jamais faire du mal à un de tes enfants, puis se tournant vers Jane, Toi ma nièce, re-bienvenue chez toi, je te présente Orlin ton cousin. J'ai décidé de l'adopter.

Très pâle, elle fit à peine attention à cette nouvelle. Caïus avait adopté Orlin ? Et bien, elle plaignait beaucoup ce dernier, il ignorait dans quoi il s'était engagé. Elle eut soudain un coup de "fatigue". Sans son frère, elle ne pouvait pas se battre, ou plutôt se débattre, contre son clan, contre Aro, contre ce ce qui faisait sa vie, finalement... Caïus s'approcha et lui posa une main sur la tête avant de lui faire un bisou sur le front. Elle n'eut même pas la force de protester ou de se dégager.

Aro s'empara ensuite de sa main. Elle tressaillit mais ne bougea pas. Ainsi, il pouvait accéder à tout ce qu'elle avait pensé, discuté avec Alec, rêvé, redouté... Ainsi que ses doutes, ses incompréhensions sur leur "plan". Elle redressa la tête, oubliant Aro, Caïus, cette histoire, tout le reste, pour ne se concentrer sur Alec. Ils n'étaient séparés que depuis quelques heures, mais elle en souffrait déjà cruellement. Ils n'avaient pas le droit de faire ça, de les séparer ! Pas le droit... Elle se tourna vers Caïus, les yeux luisants à nouveau d'une colère contenue.


- Vous n'aviez pas le droit de nous séparer !


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MessageSujet: Re: Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !    Mer 20 Mar 2013 - 5:52

Voilà deux jours que Caïus était parti pour Forks, et Aro attendait son retour avec impatience. Il n'aimait guère voir ses frères partir seuls, fut-ce pour une mission de ce genre, et ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter, bien qu'il sache que c'était complètement idiot. Agacé, il regarda d'un air dur les deux vampires qui avaient été traînés devant lui.

Deux jeunes, guère plus de 400 ans, qui avaient décidés de faire les marioles à Milan et de ne prendre aucune précaution pour rester discrets. Pathétique. Et sur leur territoire, avec ça ! Il s'amusa un bref instant de leurs mines terrorisées, de leurs tremblements, puis fit un bref hochement de tête à ses gardes. Les deux idiots furent aussitôt tués puis brûlés. Après cela, Aro renvoya tout le monde, énervé. Il ne serait pas en paix tant que ses deux frères ne seront pas à Volterra.

Le lendemain, il n'y avait pratiquement aucune affaire à régler, le clan entrant dans l'une de ces périodes creuses. Un de ces moments où leur monde se décidait à se tenir un minimum tranquille. Il en profita pour monter rejoindre sa famille. Il avait un peu de mal à se faire à l'idée de voir Orlin, mais si cela rendait Dora heureuse, pourquoi pas ? Et puis, le garde était très jeune, quelques mois à peine, et donc particulièrement malléable. Autrement dit, Caïus pourra en faire ce qu'il veut. Sans compter qu'il était quand même nettement plus docile que les jumeaux, ce qui n'était peut-être pas plus mal.

Aro réfléchit à cela, assis près de la cheminée, allumée bien qu'elle ne réchauffait personne. Qu'est-ce qui était le mieux, au final ? Un garde comme Orlin était obéissant, une très bonne chose, et apprenait vite. De quoi en faire quelqu'un de doué et efficace. Mais Aro aimait aussi ceux qui, comme les jumeaux, défendaient toujours leurs convictions jusqu'au bout, se battaient sans rien lâcher, quitte à s'enfoncer jusqu'au cou dans les pires ennuis. Il fallait sans aucun doute les deux genres de comportement dans la garde, pour l'équilibre.

Il fut interrompu dans ses réflexions lorsque Caïus revint tout à coup, tirant Jane par la main. Aro dissimula un mouvement de surprise et se leva. Il n'attendait pas son frère si tôt, et surtout, pas accompagné. Caïus lui tendit sa main et il s'en empara aussitôt, plus qu'intrigué. Son voyage se r=déroula dans son esprit. La façon dont il était arrivé chez les Cullen, avec le père de Bella. Le dîner organisé, et les réactions de chacun des membres de la famille de Carlisle. L'annonce du mariage de Bella et Edward, chose qui le ravit. Puis il arriva au moment où Jane demanda à lui parler en privé. Le moment où son frère l'avait enlevée. Il relâcha Caïus, le regardant profondément.


Caïus : - Une occasion c'est présenté, je l'ai saisie, voilà ta fille mon frère ! Je suis heureux de te la rendre. Sois sûr que je ne l'ai pas torturé. Je n'oserais jamais faire du mal à un de tes enfants.

Il se tourna ensuite vers Jane, lui souhaitant la bienvenue chez elle, et lui annonçant tout de go qu'elle avait désormais un cousin, Orlin. Aro était un peu étonné mais très satisfait que son frère prenne ses ordres avec autant de coeur. Enfin, voilà au moins un souci de moins à régler. Il prit ensuite la main de Jane, plongeant dans son âme et son coeur de la même façon qu'avec Caïus. Elle était en proie au doute et à la peur, se posait tant de questions... Puis, d'une manière très étrange mais assez fascinante à observer, elle chassa d'un seul coup toutes les pensées parasites pour ne se concentrer que sur Alec. Le chef des Volturi avait beau plonger régulièrement dans leurs esprits, il était toujours, et à chaque fois, ébahi par la puissance du lien qui unissait ces deux là. Alors qu'il lâchait Jane, elle se tourna vers Caïus :

Jane : - Vous n'aviez pas le droit de nous séparer !

Aro eut un petit rire, amusé. Evidemment. Attrapant Jane par l'épaule, il la poussa vers Sulpicia.

- Vu l'état actuel des choses, vous ne risquez pas d'être séparés bien longtemps. Alors calme-toi... Tu n'apprécies peut-être ce que l'on te fait, mais nous agissons pour ton bien. Toi et ton frère, il faut que vous acceptiez qui vous êtes.

En parlant d'Alec, il allait falloir s'occuper plus sérieusement de son cas. Aro savait qu'il allait revenir de lui-même, il n'abandonnera jamais sa soeur jumelle, mais au bout de combien de temps ? Le don de Jasper Cullen était suffisamment puissant pour le retenir un moment, sans compter que Carlisle serait bien capable de lui mentir pour l'empêcher de commettre la même erreur qu'à White Swan. Il échangea un long regard avec Caïus, pensif. Voyons voir. Alec était très impulsif, peut-être autant que Caïus, mais il suffirait de peu de choses pour le convaincre de venir retrouver sa soeur. Et une fois qu'il sera ici, ni lui ni Jane ne pourront espérer repartir. Il faudra qu'ils reprennent tous les deux leur place, de gré ou de force.
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MessageSujet: Re: Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !    Jeu 21 Mar 2013 - 19:14

Assis à la table, Alec attendait avec une anxiété le moment où Jane reviendrait près de lui. Mais plus les minutes passaient, plus il s'en faisait. Il n'aurait pas dû la laisser seule ! Surtout avec Caïus. Leur "oncle" bien-aimé. Cette comédie le faisait vomir ! Et il y avait ce lien, ce fichu lien qui l'empêchait de paralyser Caïus, comme il aurait adoré le faire. Il ne faisait même plus semblant de manger et ne parlait à personne, bras croisés, le regard rivé contre le mur. Jane... Il avait un très mauvais pressentiment. Pressentiment qui fut confirmé lorsqu'ils entendirent un cri de douleur et le bruit d'une fenêtre brisée.

Il se précipita avec Carlisle et Edward. Caïus, furieux, cracha que Jane l'avait attaqué et s'était enfuie. Il en resta bouche bée, alors que Caïus descendait, furieux. Elle... Partie ? Enfuie ? Il suivit le mouvement éberlué. Que lui avait dit Caïus pour que sa soeur utilise son don ? Il avait vraiment dû la pousser à bout, c'était certain ! Elle avait peur de Caïus autant que lui, alors utiliser son don... Que lui avait-il dit, ou fait, pour ça ! Il ne prêta pas la moindre attention à Charlie, et après son départ, sortit pour observer les alentours. Où était passée Jane ?

A mesure que les heures filaient, cependant, il avait de plus en plus de mal à croire à cette version. Caïus étant parti, Jane aurait dû revenir depuis très longtemps, non ? Il s'avança jusqu'à la forêt, de plus en plus paniqué. Où était-elle, où était sa soeur. Elle ne serait jamais partie sans lui ! Il l'appela dans les bois, fouillant les alentours du regard. Les heures défilaient et son angoisse avec. Alec commençait à haïr sérieusement le don de Jasper ! Non content de le surveiller, il l'empêchait également de se sauver à la recherche de Jane. Il était sûr à présent. Ce n'était pas une fuite, mais un kidnapping, ni plus ni moins. Il s'en voulait énormément de l'avoir laissé seule avec fou...

Un matin, assez tôt, il broyait du noir, jetant régulièrement des regards furieux vers Jasper, lorsqu'on sonna et frappa à la porte. Emmett fila ouvrir. Sur le père de Bella. Alec s'en désintéressa presque aussitôt. Carlisle et Edward arrivèrent, et là, Charlie leur annonça fermement qu'ils étaient en état d'arrestation. sursautant, Alec se leva. En état... Mais qu'avaient-ils fait ? Emmett vint même le chercher et le chef de la police le prit par la main et l'emmena dans la voiture. Eh, non ! Pourquoi... Que fichait-il ?

Arrivés au commissariat, il fut assis près d'un bureau, les deux Cullen menottés et encadrés comme des criminels face au père de Bella. Il n'en revenait pas. Que... Charlie résuma la situation tapant un rapport. Cette histoire était complètement ridicule. Grotesque ! Charlie se tourna vers lui.


Charlie - Je vais contacter ta famille en Italie, petit. Je ne peux te laisser à la garde de cette famille dans de telles circonstances.

Hein ? Non ! Non, non, non ! Non, il ne devait pas ! Glacé, il regarda le shérif appeler l'Italie. Non, il ne pouvait pas faire ça. Il ne voulait pas revoir les Volturi aussi vite, il...

Charlie - Allô, monsieur Volturi ? Ici le chef Swan. Navré, nous n'avons pas encore retrouvé votre nièce. J'appelle pour un autre problème.

Il lui expliqua, dont Alec était certain que les Volturi se fichaient royalement. En revanche, le reste devait les intéresser. Il baissa la tête, lèvres serrées.

Caïus - Merci Chef Swan, moi et le père du garçon arriveront rapidement récupérer mon neveu !

Si Alec avait été humain, il aurait tourné de l'oeil. Caïus ET Aro ? Ici ? En même temps ? Les deux en même temps ?! Mais c'était impossible ! Caïus passait encore, après tout il était bien venu. Mais Aro ? Pourquoi se déplacerait-il pour récupérer un simple garde ? Et les Cullen ? Qu'allaient-ils devenir ? Ils allaient encore devoir disparaître quelques temps de la circulation, un siècle ou deux. Voir plus.

Le temps passait. Puis, à un moment, il eut un hoquet en voyant entrer Aro et Caïus. Il se raidit, à deux doigts de s'enfuir. Il se leva malgré lui, le lien l'empêchant de leur lancer son don. Et puis, devant les humains... Aro s'approcha et le prit dans ses bras. Il ne bougea pas d'un pouce, apeuré. Caïus et Aro réglèrent les formalités, sans un mot pour les deux Cullen, père et fils, assis en silence.

Aro le fit rentrer dans la voiture qui attendait, s'installa à son tour avec son frère, et fit signe de démarrer. Coincé entre les deux, Alec était plus que mal à l'aise. Il ne voulait pas être là. C'était une torture que de se sentir à nouveau piégé, enfermé. Il fut traîné dans un avion, appartenant au clan, Aro et Caïus le tenant chacun par une main. C'était pire qu'humiliant, et il en rageait.

Même à Volterra, Aro et Caïus le tirèrent à nouveau avec eux. De plus en plus nerveux, il essayait malgré lui de se libérer, particulièrement nerveux et glacé.


- Mais lâchez-moi, je... Je ne vais plus m'enfuir maintenant.

Phrase qui n'eut absolument aucun effet et il dû les suivre jusqu'aux appartements.
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MessageSujet: Re: Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !    Jeu 21 Mar 2013 - 23:30

Sulpicia était dans les appartements, discutant avec Athenodora. Cela faisait quelques jours maintenant que les jumeaux étaient partis, qu’elle n’avait donc plus de visite quotidienne si ce n’est celle d’Aro. Bon, d’accord, il y avait encore Corin et Chelsea mais ce n’était pas pareil, ce sont des « habituées », des personnes qu’elle croisait tous les jours et qui n’étaient donc plus extraordinaires. Par conséquent, nous pouvons dire que les jumeaux lui manquaient même s’ils étaient plutôt distants pendant leur court « séjour » dans les appartements. Sulpicia n’arrêtait pas de penser à cette journée qui avait plus ou moins tout fait basculer, cette journée où Caïus avait menacé de la tuer alors qu’elle s’était opposée à lui sans craindre quoi que ce soit. Depuis… Certes, elle n’avait rien eu, mais elle avait tout de même peur de ce qu’il pouvait faire. Elle n’en avait pas parlé à Aro, inutile. Après tout, il avait assez avec les jumeaux dont il devait retrouver la trace. Elle ne risquait rien tant qu’il était avec elle, alors aucun souci à avoir. Tout irait très bien.

Cependant, Sulpicia n’avait pas passé ses jours à déprimer pour autant. Les jumeaux lui manquaient, mais l’activité régnait à Volterra pour l’instant et Aro tentait de la divertir par divers moyens. De plus, avec Corin, Chelsea et Athenodora lui parlaient et elles s’occupaient mutuellement maintenant que le calme était plus ou moins revenu à l’intérieur du château. Mais, tout de même… C’était peut-être un peu trop calme. Peut-être pouvaient-ils sortir un peu ? Voir du monde ? Se montrer pour prouver qu’ils sont toujours vivants, qu’ils sont toujours là et toujours au pouvoir ? Mais Aro n’accepterait pas pour l’instant, il avait autre chose en tête et elle ne voulait pas être un poids pour lui. Il était si aimant, si attentif, si attentionné et attachant… Comment lui en vouloir ? Elle ne pouvait pas. Elle le regardait en cet instant précis, d’un regard tendre et amoureux. Lui, en revanche, semblait contempler Athenodora et Orlin. Ce dernier venait d’être adopté par Caïus… Le pauvre. Sulpicia le plaignait sincèrement, il ne savait pas dans quel guêpier il s’était fourré, il ignorait même à quel point Caïus serait un mauvais père. S’il savait… Mon dieu, jamais il n’aurait accepté d’être adopté par Caïus, ce tortionnaire. Mais passons.

C’est alors que Caïus entra avec Jane qu’il tenait par la main. Elle avait l’air abattue, traumatisée et tout sauf heureuse d’être de retour dans ce château. Eh bien bravo, il avait encore fait un boulot d’enfer ! … Ou pas. Traumatiser la petite pour la ramener, où était donc l’avantage ? Son état psychologique inquiétait Sulpicia au plus haut point, Jane semblait si fragile à présent. Combien de fois avaient-ils tenté de fuir ? Combien de fois furent-ils ramenés par la peau du cou ? Elle ne les comptait plus, mais ils détenaient là un beau record bien que toutes leurs tentatives aient échoué. Après tout, ils devaient s’en douter, non ? Aro n’allait pas les laisser se détruire la vie non plus, il tenait beaucoup trop à eux et pensait sûrement qu’il s’agissait d’une « crise d’adolescence » un peu tardive. C’était possible, après tout. Mais nous nous égarons. Caïus tendit la main à Aro et ce dernier vit tout ce qu’il s’était passé à Forks dans les détails, ce qui lui décocha quelques expressions de surprise.

Caïus – Une occasion s'est présentée, je l'ai saisie, voilà ta fille mon frère ! Je suis heureux de te la rendre. Sois sûr que je ne l'ai pas torturée. Je n'oserais jamais faire du mal à un de tes enfants.

Jane rétorqua qu’ils n’avaient pas le droit de les séparer. Suite à ses paroles, Aro eut un petit rire, ce rire que Sulpicia aimait tant mais dont le sadisme lui provoquait d’horribles frissons – façon de parler, bien sûr – à chaque fois. Il était horrible, quand il le voulait, et il le savait parfaitement bien. Il la prit par l’épaule et la poussa vers Sulpicia, qui la réceptionna en la serrant dans ses bras et en posant son menton sur sa tête, lui déposant un baiser sur sa chevelure comme le ferait une mère pour réconforter son enfant.

Aro – Vu l'état actuel des choses, vous ne risquez pas d'être séparés bien longtemps. Alors calme-toi... Tu n'apprécies peut-être ce que l'on te fait, mais nous agissons pour ton bien. Toi et ton frère, il faut que vous acceptiez qui vous êtes.

Quelques jours plus tard, Aro reçut un appel lui demandant de venir chercher Alec qui n’était plus « en sécurité » à Forks. Lorsqu’ils revinrent, Jane était dans ses bras mais, dès qu’elle le vit, elle fila dans les bras de son frère qui avait été, à présent, relâché par Caïus et Aro. De telles retrouvailles, c’était si beau… Mais si triste, d’après les têtes que faisaient les jumeaux. Ils ne devaient pas être particulièrement heureux d’être de retour à Volterra, même s’ils étaient ensemble. Les jours qui allaient suivre promettaient d’être mouvementés et Sulpicia sentait qu’elle aurait à nouveau du travail. Regagner la confiance des jumeaux, leur faire comprendre qu’ils étaient chez eux et qu’ils ne devaient pas fuir… En effet. Ils avaient du boulot.
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MessageSujet: Re: Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !    Jeu 21 Mar 2013 - 23:32

Cela faisait plusieurs jours que Jane venait de nouveau de l'abandonner. Marie avait appris par un coup de téléphone qu'elle venait de s'être fait enlever par Caïus, ce dernier s'étant invité à Forks. Une certitude dans le coeur de l'enfant était le fait que l'italien avait dû la faire souffrir pour la ramener en Italie. Il n'y avait alors qu'une seule et unique solution pour revoir Jane. Cette solution avait été donnée par Alice au court de leur rencontre dans la bibliothèque des Cullen. Ce moyen était d'aller purement et simplement à Volterra. Echanger sa vie contre celle de son oncle et ainsi rester pour toujours avec Jane, en rendant sa famille à Tanya.

Marie culpabilisait depuis les premiers jours. Elle pensait que tout ce qui venait de se produire n'était purement et simplement de son unique faute. L'enfant avait réussi à avoir une phase plus positive dans sa vie. Mais les derniers évènements étaient un peu comme les clous que l'on plante dans le corps d'un homme pour le crucifier. Ces clous venaient d'achever sa mise à mort, sa passion. Elle se sentait comme la brebis malade du troupeau, celle qui était peu à peu rejeter par sa famille par son clan. Jane l'avait abandonné, puis Alec, puis Eléazar, puis Carmen, puis Jasper ... Personne n'était resté prêt d'elle mise à part sa mère, son unique raison de rester en vie. Cependant, cette dernière était un peu comme le pansement que l'on présentait devant une blessure si saillante qu'il devenait inutile. Est-ce que cela était de la faute de sa nouvelle mère non. Ce gouffre avait commencé à se former à cause de sa famille humaine, puis les multiples abandons de sa vie étaient autant de pelleteuse qui continuait à creuser en profondeur la blessure de l'enfant.

Cette blessure était la raison de cette prise de décision. Elle était la ligne verte qui allait la conduire le long du couloir. Cette dernière ligne était ce qui la rattachait à sa vie, à ce qu'elle était. Enfin cela était vite dit. Ce qu'était Marie-Emmanuelle, elle ne le savait même plus. Il lui semblait qu'elle n'était plus qu'une coquille vide dépourvu du goût de la vie, dépourvue du goût de tout. Une coquille qui n'avait plus qu'un désir, celui aller donner sa vie à Volterra en échange d'une autre, celle d'Ely, de Carmen ... Cet acte était surement dépourvu de sens, dépourvu de signification. Cet acte était surement un signe précurseur d'une folie sous jacente. Cet acte était peut-être le seul que Marie décidait pleinement.

Cette énième fugue qui allait commencer allait être la fugue du coeur. Elle allait être la fuite de l'espérance, de la charité, de la foi. De l'espérance, car l'enfant croyait vraiment en la possibilité de sauver son oncle à travers ce geste fou. De la charité car, ce choix était fait avec le plus grand désir de se donner pour un autre, de se sacrifier pour cette famille qui l'avait adopté. De la foi, car Marie avait foi en cette famille qui lui avait donné une nouvelle vie. Cet acte était le seul remerciement qu'elle pouvait leur donner.

Ces mots, cette réflexion accompagnait les gestes de sa fuite. L'enfant avait déjà quitté le foyer, profitant que sa mère ait le dos tourné, s'occupant d'autre chose. Marie courut alors au rythme de ses pensées, c'est-à-dire encore plus rapidement que d'habitude. Elle réussit à rejoindre l'aéroport le plus proche. L'enfant avait pris soin avant de partir, de récupérer le passeport que sa mère lui avait fait faire avec sa nouvelle identité. Une fois arrivée dans l'immense hall de la gare aérienne, Marie repéra un groupe d'enfant de son âge. Sa détermination lui permit alors de résister à l'envie de boire le sang de ces derniers. Une fois parmi le groupe d'enfant qui comme par un miracle, ou un signe des dieux, allait en direction de l'Italie.

Après quelques heures de vol, de torture mentale pour l'enfant qui devait se battre avec elle-même pour ne pas succomber à la tentation de tuer et de boire le sang chaud de ces enfants, l'avion se posa sur le sol italien. Marie passa la douane sans trop de problèmes. Son enfance qui eut lieu dans une famille aisée lui avait permis d'apprendre l'Italien dès son plus jeune âge. Cette langue était quasi devenue une deuxième langue maternelle pour Marie. Une fois à l'air libre, la Denali trouva rapidement une forêt pour chasser et étancher la soif qui lui rongeait l'estomac.

Après que les besoins naturels du vampire furent faits. Marie s'enquerra de la destination de Volterra, expliquant alors à certain passant qui lui demandait qu'elle allait rejoindre des amis de la famille. Une fois sur la bonne route, l'enfant laissa libre court à ses pensées, retournant comme à son habitude dans les noirceurs de son coeur, de son âme.

Les mêmes images, les mêmes hypothèses et les mêmes conclusions lui parcouraient alors l'esprit. Marie était convaincue du bien fonder de son acte. Elle voyait vraiment son acte comme le sacrifice nécessaire. Le sacrifice qui allait aboutir au bonheur de sa famille. Le sacrifice qui allait être l'acte de remerciement du bonheur, de l'amour que Tanya lui avait accordé. Cette vision très fermée de son choix agissait sur Marie comme un justificatif, comme un moteur. Cette vision était un peu comme le diesel nécessaire à l'avancement de la voiture.

Ce fût après trois bonnes heures que Marie arriva à Volterra. Elle repéra alors le château où habitaient les Volturi. L'enfant prit alors la direction. Une fois à l'entrée, elle demanda à la standardiste de la mener vers Aro Volturi, se présentant comme membre de la famille Denali, famille d'Eleazar qui venait de rejoindre le clan italien.

Marie, comme une enfant indiscrète, suivit l'humaine qui allait prévenir ses maîtres. Elles passèrent alors dans une immense salle du trône. Puis derrière cette dernière, les deux femmes montèrent une rangée d'escalier et arrivèrent dans les appartements privés des trois frères. Marie aperçue Jane, elle courut vers sa soeur de coeur. Mariem la serra alors dans ses bras. Puis, après quelques secondes, Marie sauta dans les bras d'Alec, le premier vampire qui lui avait accordé son attention après Tanya. Ce moment était juste féérique, il allait cependant bientôt être interrompu par Aro.

Marie : Je suis heureuse de vous revoir ! Vous m'avez manqué, puis se tournant vers Aro, prenez ma vie en échange de celle de Carmen et d'Eléazar, je vous en supplie, pour ma famille !
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MessageSujet: Re: Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !    Ven 22 Mar 2013 - 12:26

La ville de Forks était maussade, pluvieuse, et il y régnait une étrange odeur de chiens mouillés aux abords de la forêt et de la grande route. Aro fronça le nez, se rappelant qu'il y avait dans cette région des modificateurs. Ils étaient venus lors de la bataille contre le traqueur Ludwig mais n'avaient finalement rien fait. Il jeta un regard dégoûté vers la forêt alors qu'ils s'engageaient dans Forks. La voiture s'arrêta près du commissariat. En y entrant, il vit, avec son frère, Carlisle et Edward assis sur des chaises, menottes aux poignets. La scène lui arracha un sourire, de même que Caïus. Ignorant les deux Cullen, il s'approcha d'Alec et le serra dans ses bras.

Aro jubilait intérieurement. Il ignorait qui avait monté cette histoire plus que ridicule contre les Cullen, mais cela lui avait fourni une occasion en or pour reprendre le jumeau de Jane. Il était si content qu'il en aurait presque pu faire un geste pour les Cullen. Ou non, finalement. Qu'ils se débrouillent. Il se contenta d'entraîner Alec avec eux, malgré la nette résistance du jeune garçon. Ils avaient enfin récupéré les jumeaux ! Leur clan allait enfin retrouver sa puissance. Il dû contraindre Alec à entrer dans la voiture et s'assit à côté de lui. Le moins que l'on puisse dire, c'était qu'il était tout sauf heureux de rentrer avec eux. Mais de quoi se plaignait-il, allons ? Son père et son oncle étaient venus exprès le chercher ! Chose qui justement l'horrifiait au plus haut point. Tout à fait détendu, Aro le tira par la main, avec son frère, histoire de l'enfoncer un petit plus. Qu'il comprenne que sa place était avec eux et nulle part ailleurs.

Une fois à Volterra, il prit une inspiration de contentement, bien qu'inutile. Tout allait pour le mieux et il était d'excellente humeur. Jane était là-haut, avec sa femme, et Alec allait bientôt la rejoindre. Ils durent le tirer, là encore, malgré une résistance nettement plus marquée maintenant qu'il n'y avait plus d'humains aux alentours.


Alec - Mais lâchez-moi, je... Je ne vais plus m'enfuir maintenant.

Il n'y prêta pas la moindre attention et poursuivit sa route. Ils revinrent dans les appartements et relâchèrent le jeune garde. Les jumeaux se jetèrent dans les bras l'un de l'autre. Scène touchante et charmante. Bah, ils allaient finir par s'en remettre. Ils redeviendront comme avant, ils se feront à leur vie. Sulpicia les y aidera.

Plus tard, dans la journée, alors qu'il préparait une nouvelle mission pour Démétri, leur standardiste humaine arriva pour les informer qu'une certaine demoiselle Denali, de la famille d'Eléazar, était au château. Juste avant que ladite gamine entre tout à coup en coup de vent. Et fila se jeter aussitôt dans les bras de Jane ! Il jeta un coup d'oeil mauvais à l'humaine. Depuis quand laissait-elle les visiteurs la suivre ici ? Il claqua des doigts, et Corin la tua aussitôt. Décidément, on ne pouvait faire confiance à personne de nos jours.


Marie : - Je suis heureuse de vous revoir ! Vous m'avez manqué.

Voilà la fameuse gamine qui s'était attaché aux jumeaux. Elle se tourna vers lui, bien droite et déterminée.

Marie : - Prenez ma vie en échange de celle de Carmen et d'Eléazar, je vous en supplie, pour ma famille !

Aro éclata de rire. Un rire glacial, noir et sadique. Puis, d'un geste vif, saisit violemment Marie par le cou et la rapprocha de lui, serrant si fort qu'il aurait pu la lui broyer. Il la regarda droit dans les yeux alors que, de par son pouvoir, il plongeait dans son esprit. Il vit la vie humaine de la fillette, où elle avait grandit, ses relations avec ses parents, ce qui avait édifié sa vie, ses joies, ses peines, ses rêves, ses déceptions, ses combats. Il la suivit dans son voyage à Forks, vit son accident, la façon dont Tanya Denali l'avait sauvé. Il ressentit toutes ses émotions, ses sentiments, ses doutes et ses peurs. Il décrypta l'étrange lien qui l'avait uni, au fil des mois, à Jane, Alec, Tanya, Jasper, sa famille... Ses multiples fugues, sa déprime, alliée à une combativité étonnante. Fascinant. Il dédia un sourire glacial à la gamine, alors qu'il resserrait légèrement sa prise.

Déprimée mais combative. Inconsciente, mais déterminée. Cependant, pour ce cas, sa stupidité l'emportait ! Oser venir jusqu'ici. Se jeter tout droit dans la gueule du loup, offrir sa toute jeune vie à leurs crocs. Qu'elle était stupide. Idiote. Irréfléchie. Mais amusante. Un esprit à la fois enfantin et mature.


- Faut-il que tu ais du culot, gamine, pour te conduire comme ça. A peine six mois, mais déjà si agitée... Qu'allons-nous faire de toi ? Dis-moi ce que tu es capable d'endurer ? Ce que tu es capable de subir, pour ce que tu viens de faire ? Auras-tu toujours autant de courage ?

La venue de cette fille était peut-être une opportunité, finalement. Son sourire s'agrandit, de plus en plus mauvais. D'un geste, il jeta la gamine entre les bras de Chelsea et Corin et leur ordonna de la descendre aux sous-sols, dans les salles prévues pour ce genre de "visites". Puis il fit signe à Alec et Jane de le suivre. Ils descendirent aux sous-sols, et la gamine fut poussée dans les cachots, tenue par Corin, de la façon habituelle pour maîtriser les nouveaux-nés. Il s'approcha de l'enfant, et posa une main sur sa joue. Elle était littéralement terrorisée. Satisfait, il recula et fit signe à Jane de s'approcher un peu.

- Bien, ma chère Jane, c'est le moment de voir si tu nous est vraiment revenue... Tu vas utiliser ton don sur cette petite impertinente.

La jeune garde pâlit puis le regarda tour à tour avec Marie. Il croisa les bras et soupira d'un air agacé.

- Jane, je ne vais pas te le dire deux fois ! Tu es une Volturi, toi et ton frère êtes l'élite de la garde ! Alors reprends maintenant ta place. Tu sais ce qui peut t'arriver, à toi ou ton frère, si vous continuez de vous rebeller...

Jane hésita encore un peu puis poussa un profond soupir avant de fixer son regard carmin sur Marie-Emmanuelle. Corin la relâcha alors qu'elle s'effondrait au sol en hurlant de douleur. Impassible, Aro fit signe de maintenir le traitement. Plusieurs minutes. Lorsque tout stoppa, Corin redressa la fille et la maintint. Aro s'approcha d'elle et lui prit le menton, murmurant pour qu'elle seule entende :

- Tu n'aurais jamais dû venir ici, fillette... Tu ne sais pas à qui tu t'adresses. Les jumeaux font partis de mon clan, pas du tien. Pourquoi n'es-tu pas restée chez ta mère ? La seule chose à laquelle tu as droit, ici, c'est de souffrir pour être punie de ton insolence. Hurle, ma jolie, nous finirons peut-être par avoir pitié.

Il ordonna sèchement à Jane de continuer, encore et encore. Cette mioche lui procurait un divertissement très intéressant. Mais qu'en faire, à terme ? Il réfléchit à la question, les bras croisés. Qu'en faire, oui...
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MessageSujet: Re: Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !    Ven 22 Mar 2013 - 13:57

Mais que se passait-il ici ? Pourquoi ce monstre venait-il de la prendre par le cou ? Pourquoi venait-il de soulever Marie de terre ? Pourquoi ? Marie ne comprenait plus rien. Son acte, qu'elle pensait courageux, passait maintenant pour pure folie de sa part. Son acte qu'elle pensait bon devenait intrinsèquement mauvais. L'enfant ne comprenait plus rien au fur et à mesure que les paroles d'Aro étaient débitées. Pourquoi elle ? Pourquoi la torturer ? Pourquoi la faire souffrir ? Que sous-entendait l'homme qui venait de la prendre par le cou ? Que sous-entendait la personne qui venait d'ordonner de la descendre dans une pièce du château.

Mais pourquoi donc Marie avait-elle fait ce choix ? Pourquoi donc n'était-elle pas restée à Denali avec Tanya ? Pourquoi donc ? Non cette question n'avait aucun sens. Cette question n'était pas posée avec le bon mot interrogatif. La bonne question serait plutôt : pour qui donc subir cela ? Lorsque ces mots résonnèrent dans le coeur de l'enfant, l'image de Tanya, d'Eleazar, de Carmen, de Jane, d'Alec, de Jasper ... L'image de sa famille apparaissait dans l'antre de l'âme de cette enfant perdue. Marie prenait peu à peu conscience de la raison de cette fugue, de la raison de cet acte fou mais audacieux, vint mais significatif. Marie-Emmanuelle n'avait à ce moment précis qu'un seul désir et ce fût ce dernier qui l'aida à avancer au plus profond des cachots de Volterra lorsque deux gardes l'emmenèrent. Marie avait l'intention de montrer à Aro que ce courage qui l'habitait était dû à sa famille, était pour sa famille. Ce courage était un brasier ardent qui n'avait cessé d'augmenter depuis le jour de sa transformation. Ce courage se nourrissait de la déprime de Marie. Il était un peu ce qui lui permettait de survivre à la noirceur de son coeur. Il était un peu la lumière qui éclaircirait les ténèbres de son âme.

Une fois dans le cachot, Aro ordonna à Jane de torturer la fugueuse. Marie était alors convaincue que celle qu'elle considérait comme sa soeur ne lèverait pas la main sur elle. Et pourtant ... L'enfant était convaincu que celle qui l'avait sauvé des griffes de Riley et Victoria n'oserait pas la torturer. Et pourtant ... Le regard des deux enfants se croisèrent. Celui de Marie était implorant, presque suppliant. Celui de Jane était résignée, mort. Celui de Marie exprimait l'amour, la compassion. Celui de Jane la haine, la rancoeur. De cette douceur du jeu des regards grandit la douleur de la torture. De ces fenêtres de l'âme, qu'était les yeux, sortirent le feu de la torture, le brasier ardent du don de celle qui était devenue l'ennemie de Marie. Lorsque l'impression de brûler vive parcourut celle qui avait l'innocence comme bouclier, un immense cri de douleur parcourut le château. Lorsque l'impression devint réalité, Marie regretta d'avoir un jour éprouvé de l'amour pour Jane, pour Alec. Marie regretta de les avoir un jour considérer comme membre de sa famille.

Le don fusa sur Marie, une fois, deux fois, quatre fois, quinze fois ... Les notions mathématiques de l'enfant n'avaient plus aucune utilité. Marie n'avait qu'un désir à ce moment précis, arracher le coeur d'Aro. Arracher le coeur qui lui avait définitivement pris celle qu'elle avait aimée comme une soeur. Cette haine pour Aro, coupler à l'amour de sa famille, à l'amour de Tanya devenait comme une protection pour Marie. Le don agissait, elle souffrait, mais elle n'entrait plus aussi loin dans la noirceur de son coeur. Son ambition, son désir était comme un garde fou, comme une valve qui lui permettait d'évacuer le trop plein de désespoir, le trop plein de tristesse. Une fois que le don de Jane cessa de s'attaquer à l'enfant.

Marie, discrètement, activa son téléphone et appela Jasper. Premier numéro de son répertoire. Elle espérait qu'il allait répondre. Cela permettrait à sa mère de savoir où son enfant était. Une fois qu'il décrocha l'appel, Marie se releva et dit d'une voix forte mais cassée par la souffrance. Ce que l'enfant ne savait pas c'était la fuite qui avait lieu à Forks, les portables des Cullen avait été brisé, l'appel n'arriverait jamais à destination.

Marie : - Jane, Alec, je vous aimais ... Jane, Alec, je vous considérais comme des membres de ma famille. Mais vous n'êtes plus cela. Continuez à me torturer si cela peut vous faire plaisir, je ne renoncerais pas à ma requête. Echangez-moi, prenez-moi à la place d'Eleazar et Carmen. Prenez-moi où tuez-moi. La mort ne me fait plus peur. Mais la mort sera une récompense, une béatitude qui me permettra de quitter la noirceur de ma vie. Alors, acceptez ma proposition ou tuez-moi. Mais faites ce choix rapidement.

Comment ces mots avait-il bien pu sortir de l'enfant ? Comme avait-il bien pu sortir de son esprit. Marie n'en savait rien. Elle avait à peine conscience de la folie de ces mots. Elle avait à peine conscience de l'impasse dans laquelle elle venait de se jeter. Sa requête n'avait surement aucune valeur aux yeux d'Aro. Sa requête était comme un pétard mouillé qui n'allait produire aucun effet. L'enfant venait de signer un arrêt de mort avec son nom et prénom écrit en lettre fine en haut du document. Son action était un peu comme une confession de son impuissance. Son action était un peu comme une hérésie contre la puissance Volturi ...

L'enfant était maintenant seul, isolé, impuissante. Marie n'avait plus rien à quoi se raccrocher. Sa vie venait d'être broyée par Aro. Sa vie que Tanya avait permis de rendre plus heureuse. Ce don que lui avait fait la seule personne au monde qui avait éprouvé des sentiments pour cette enfant maudite. La seule personne au monde qui regretterait sa mort si cette dernière se produisait. L'image de Tanya occupait maintenant pleinement le coeur, l'âme de Marie. L'image de cette femme qui lui avait tout donné et que l'enfant n'avait cessée de décevoir. La petite Denali était indigne de tout ce que sa nouvelle maman lui avait accordé. Elle était indigne de cette vie, de cet amour. L'enfant n'avait pas réussi à remercier celle qui lui avait ...

Le don de Jane fusa de nouveau, comme un rappel de la situation actuelle. La douleur s'empara de nouveau de l'enfant maudite. Au fur et à ma mesure que le temps passait, Marie comprenait que sa requête ne serait pas honorée. Et pourtant cette dernière avait encore un espoir que cela se produise. Dernier espoir du condamné à mort devant la chaise électrique, dernier espoir de l'agneau avant de passer à l'abattoir. Cela était peut-être fou, mais la vie de Marie était pavée de ces espoirs de dernières minutes. Le désespoir frappa alors de nouveau à l'entrer du coeur de l'enfant. Elle tourna alors son regard vers Jane, vers Alec, vers Aro. Les yeux de Marie étaient comme emplit de tristesse, son dernier espoir venait de s'envoler, le feu venait de s'éteindre.

Le désespoir envahissait de plus en plus l'enfant. Cette fois, elle sombrait encore plus bas que d'habitude. Marie-Emmanuelle Denali venait de céder, de craquer. Marie venait d'atteindre le point de non-retour. Elle se recroquevilla alors sur elle-même, comme pour ignorer le monde qui l'entourait. Cette attitude puérile était son dernier rempart. Ce dernier n'était pas là pour là protéger Aro, mais pour la protéger d'elle-même, la protéger de cette tristesse qui définissait sa vie.

La vie merdique de Marie était en train de défiler devant les yeux de l'enfant. Son âme était en train d'égrainer les grains du chapelet de l'histoire de cette enfant. Ce film qui se déroulait devant les yeux de Marie étaient comme la prière litanique du rosaire. Elle était comme la prière litanique du croyant. Rien ne pouvait la faire taire, rien ne pouvait l'étouffer.

Le don de Jane fusa de nouveau, la torture lui parcourait le corps ... Marie mit quelques minutes à se rendre compte que cela ne venait en faites de nulle part ailleurs que de son âme. Cette dernière torturait l'enfant de Tanya en lui rappelant qu'elle n'était qu'une moins que rien, qu'une ....

Marie : -Que ... Pourquoi ... Maman ... Mourir ... Sous-merde ... Mérite cela ... Veux pas souffrir ... Veux plus vivre ...

Les mots qui sortaient de la bouche de Marie n'avaient plus aucun sens. Il n'était plus compréhensible. L'enfant venait de perdre les pédales. Elle venait de quitter la réalité de la vie pour entrer dans la folie de son âme. Le cachot qui l'entourait n'était pour elle qu'un lointain souvenir. La torture que Jane lui imposait était une vague de douleur qui lui cuisait encore l'esprit. Marie n'était plus capable d'opposer de résistance. Elle n'était plus capable de rien. L'enfant était aussi vide qu'une coquille d'oeuf que l'on venait de vider du blanc et du jaune ...
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MessageSujet: Re: Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !    Ven 22 Mar 2013 - 17:23

Aro réfléchissait, totalement indifférent aux hurlements de douleur sortant de la gorge de leur captive. La fille adoptive de Tanya. La nièce de Carmen, d' Eléazar. Une Denali... Voyons voir, que pouvait-il en faire ? De quelle façon utiliser cette visite impromptue ? il y avait plusieurs moyens, dont la plupart particulièrement divertissants. Il plissa les yeux, pensif. Pendant ce temps, Jane lui obéissait, usant de son don sur la nouvelle-née, le visage impassible. Il était très satisfait de la voir ainsi. Après tout, son don faisait parti d'elle ! Elle n'avait pas à le repousser, comme elle n'avait pas à renier qui elle était véritablement. Elle devait accepter son statut, accepter son travail, accepter ce qu'elle était devenue grâce à eux, qui elle était.

Marie était écrasée au sol, se tordant de souffrance, le visage crispé dans une expression de la douleur la plus pure. Aro n'y avait goûté qu'une seule fois, par curiosité. Un don tout à fait terrifiant, somme toute. Mais si puissant, si fascinant, et si utile. Mais ce qui lui plaisait le plus, c'était d'avoir découvert que ce don pouvait encore être amplifié. Que la petite Jane pourrait attaquer plusieurs personnes à la fois ! Que demander de mieux ? Cette découverte s'était hélas faite aux détriments de Caïus et Athenodora...

A un moment, lors d'une "pause" dans la torture, Marie-Emmanuelle se releva avec difficultés. Elle semblait à peine pouvoir tenir debout toute seule. Il sourit, amusé.


Marie : - Jane, Alec, je vous aimais ... Jane, Alec, je vous considérais comme des membres de ma famille. Mais vous n'êtes plus cela. Continuez à me torturer si cela peut vous faire plaisir, je ne renoncerais pas à ma requête. Echangez-moi, prenez-moi à la place d'Eleazar et Carmen. Prenez-moi où tuez-moi. La mort ne me fait plus peur. Mais la mort sera une récompense, une béatitude qui me permettra de quitter la noirceur de ma vie. Alors, acceptez ma proposition ou tuez-moi. Mais faites ce choix rapidement.

Aro fit signe à Jane de continuer. Il voulait qu'elle n'ait aucune pitié, qu'elle se détache à jamais de cette enfant. Peu importe que Marie l'ait touchée, peu importe que Jane l'ait véritablement apprécié, peu importe tout cela. Il voulait que sa fille brûle elle-même ce lien avec toute la puissance de son don. Qu'elle coupe tout avec les Denali. Qu'elle oublie ces derniers mois, redevienne comme avant. Qu'elle leur appartienne, que l'insigne du clan, autour de son cou, soit porté avec fierté.

Quand à la petite Denali, elle était décidément très amusante. Elle avait donc considéré Alec et Jane comme des membres de sa famille ? Ridicule. Comment avait-elle osé penser une chose pareille ? Comment avait-elle pu ? Elle était trop différente d'eux... Quelle stupide fillette, stupide nouvelle-née. elle ne connaissait pratiquement rien à leur monde à leur monde et se permettait pourtant de venir chez eux comme ça ! Pire, elle voulait s'échanger contre son oncle et sa tante. Elle ne manquait pas de courage, mais pas de folie non plus.

Il y avait plusieurs options. La garder, et renvoyer Eléazar et Carmen. La faire renvoyer par Eléazar, puis, lorsque ce dernier reviendra, couper ses liens avec son épouse avant de la tuer, ce qui les débarrasseraient de deux êtres inutiles dans la garde. Faire partir Marie et Carmen. Ou encore... Les différentes possibilités défilaient dans son esprit, et il prenait le temps d'examiner minutieusement chacune d'entre elle.


Marie : - Que ... Pourquoi ... Maman ... Mourir ... Sous-merde ... Mérite cela ... Veux pas souffrir ... Veux plus vivre ...

Le don de Jane semblait l'avoir rendue complètement dingue. Les vampires les plus fragiles réagissaient comme cela, parfois, restant prostrés et incapables d'aligner plus de trois pensées cohérentes les unes à la suite des autres. Hum, finalement, le marché qu'elle avait proposé n'était pas si bête. Laisser Eléazar et Carmen amélioraient leur image aux yeux du monde. Chose à laquelle il avait l'étrange impression d'être le seul à y faire attention, comparé à ses deux frères. Et garder Marie-Emmanuelle... Elle n'avait aucun talent particulier, mais il était très curieux de voir comment elle pourrait vivre ici, comment elle agirait envers les jumeaux à présent.

- Jane, dit-il d'une voix calme en levant une main.

Elle stoppa son don. Il hocha la tête et vint sur Marie-Emmanuelle, et s'agenouilla près d'elle. Elle était allongée au sol, et tremblait de tous ses membres. Il posa une main sur sa joue. La gamine se sentait complètement vide, ne pouvait plus opposer la moindre résistance.

- Très bien, Eléazar et Carmen peuvent partir. J'accepte ta requête, petite. Bienvenue à Volterra.

Il se redressa, la laissant prostrée au sol, puis vint devint Jane, lui soulevant le menton pour la regarder dans les yeux. Il lut son remords, ses regrets pour ce qu'elle venait d'infliger à la fillette de l'Alaska.

- N'oublie plus jamais qui tu es, ma fille.

Il fit signe à Corin de venir avec lui, laissant le cachot ouvert, Marie au sol, les jumeaux debout près d'elle.
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MessageSujet: Re: Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !    Sam 23 Mar 2013 - 21:41

Aro avait accepté sa proposition. Le tyran Italien avait accepté de garder Marie-Emmanuelle. Sa vie allait de nouveau changer. Elle allait devoir tout quitter. L’enfant allait devoir quitter sa nouvelle vie, sa nouvelle famille, sa nouvelle mère… sa nouvelle mère… sa mère… Tanya… Celle qui lui avait tout donné, celle qui l’avait aimé pour la première fois dans sa vie. Qu’avait-elle fait ? Qu’avait-elle déclenché ? Marie allait devoir renoncer à tout, à tout ce qui la définissait. En était-elle vraiment capable ? Non… Ce n’était pas possible... Ce n’était pas envisageable… Marie allait devoir accepter de vivre seule, elle allait devoir accepter de tuer des humains…

Le souvenir de ses parents biologiques remonta alors dans la mémoire de l’enfant. Ces personnes, du même sang qu’elle, était le premier meurtre qu’elle avait commit de sang-froid. Le premier meurtre qu’elle avait perpétré. Non… Marie ne pourrait pas recommencer. Le choc qu’avait produit son parricide était encore présent. Le traumatisme issu du meurtre Œdipien était encore là… Marie ne s’était pas encore remise de cette horreur qu’elle avait perpétrée. Marie n’avait pas encore fait le deuil de ceux qui ne l’avait jamais aimé. Alors comment pourrait-elle un jour envisager de répandre le sang d’autre personne, de répandre le sang d’innocentes victimes : homme, femme, enfant… enfant… bébé… innocent…

Marie : - Non… Non… Je ne pourrais pas… Je ne veux pas… Désolé maman… Désolé tonton… Désolé tata… Désolé tout le monde… Je vous ai encore déçu ! Je ne mérite vraiment pas cet amour que vous m’avez donné. Je ne mérite vraiment pas ...

Marie se releva, s’approcha de Jane. Elle la contempla un instant. L’enfant comprit par l’expression du visage de cette dernière toute la tristesse qui habitait son cœur. Marie repensa alors à leur conversation qu’elles avaient eu après leur escapade à l’aéroport de Seattle. Jane avait clairement exprimé sa douleur, sa tristesse d’avoir perdu un être proche d’elle, d’avoir perdu une enfant, d’avoir perdu Alix... Tout cela à cause de son allégeance italienne, tout cela à cause de lui… à cause d’Aro Volturi…

Cet homme était un véritable tyran. Marie ne pouvait pas se mettre au service d’un homme comme celui-là. Marie ne pouvait pas se mettre au service de la personnification du mal qu’était Aro. Sa rancœur, sa haine de ce dernier était si puissante que l’enfant maudite des dieux n’accepterait jamais de devenir l’esclave, le jouait de cet homme. Non… De ce monstre… Qu’avait-elle fait ? Tanya…

Le tournoiement qu’était le flot de pensée de Marie à ce moment précis revenait à cet instant précis sur la relation qui pouvait exister entre elle et cette femme. Cette dame lui avait tout donné… Cette dame lui avait apporté amour, affection, réconfort. Elle avait sacrifié la tranquillité de sa vie pour sauver cette enfant après l’accident de voiture. Elle avait été prête à sacrifier sa famille pour récupérer sa progéniture lors de la fugue qui avait couté la vie des parents de Marie-Emmanuelle. Tanya… Comment allait-elle réagir ? Tanya… Allait-elle un jour accepter cette perte ? Tanya… Non, celle qui avait tiré Marie du purin qu’était sa vie d’humaine ne laisserait pas tomber comme cela. La chef des Dénali se rendraient en Italie. Elle viendrait récupérer celle qui venait une nouvelle fois de la trahir. Car tel était l’amour d’une mère, tel était l’amour d’une femme, tel était l’amour que Marie-Emmanuelle n’avait jamais connu de son vivant. Marie était-elle prête à risquer la vie de sa créatrice ? Non… Marie était-elle prête à voir Tanya mourir devant elle ? Non… Comment faire ? Comment éviter le drame ? Comment éviter de perdre la vie d’une innocente au cœur d’or ? Il y avait bien une solution mais l’enfant refusait encore de la voir, de l’accepter. Et pourtant cette dernière arrangerait tout, cette dernière empêcherait cette mère de perdre la vie pour une enfant indigne de cette amour.

Quels enfants d’ailleurs étaient vraiment dignes de l’amour de ses parents ? Aucun… Et pourtant, ces êtres fruit de l’union entre un homme et une femme, étaient les choses les plus merveilleuses que la vie pouvait nous apporter. Cette amour qu’aucun enfant n’est digne de recevoir est pourtant le plus beau cadeau qu’on lui offre le jour de sa naissance. Pourtant, tant d’enfants, tant de jeunes sont ingrats. Tant d’enfants, tant de jeunes envoient balader leurs parents, les insultes, les renient, les frappent… Marie, elle n’avait jamais connu cet amour. Pourtant elle allait faire un choix pour sa vie, un choix pour sa mère… L’enfant allait accepter de perdre sa vie pour préserver celle de Tanya, de sa mère… Elle allait accepter de mourir pour remercier Tanya de cet amour qui lui avait été accordé. Drôle de remerciement et pourtant… Il valait mieux aux yeux de Marie que ce soit elle qui perde sa vie plutôt que sa mère, plutôt que celle qui lui avait offert le plus veau cadeau qu’un enfant puisse recevoir !

Marie appuya de nouveau sur son téléphone et composa rapidement le numéro de celle qui lui avait tant donné. Une fois que la voix douce et cristalline de Tanya fut au bout du fil. L’enfant commença son acte de contrition, son acte de repentance, son acte d’amour, de reconnaissance.

Marie : -Désolée maman, désolé… Je ne veux pas que tu perdes la vie pour moi… Je ne veux pas que tu perdes la vie pour un être aussi méprisable que moi. Désolé maman d’avoir été le plus indigne des enfants, désolé maman d’avoir été le plus affreux des enfants. Je n’ai qu’une chose à dire pour toi ! Je t’aime, je t’aime plus que ma vie et c’est pour cela que je veux offrir ma vie ce soir. Eléazar et Carmen sont sur le retour. Alors pour eux ne vient pas, alors par amour pour moi, ne vient pas… Je suis désolé maman et je t’aime… Adieu maman…

Marie s’approcha de Jane et la serra contre elle. Elle fit ensuite de même avec Alec. La pression qu’elle exerça sur lui fut plus forte, plus longue que pour Jane. Ces gestes étaient cependant sa manière à elle de les pardonner à la manière d’une petite sœur qui a dit, fait une bêtise. Elle murmura pour eux qu’elle était vraiment désolée, qu’elle ne pouvait pas rester ici, qu’elle ne pouvait pas risquer la vie de sa mère… Après cela Marie les envoya voler sur le côté et courut en direction à l’extérieur du cachot. Une fois dehors, l’enfant courut en direction d’Aro. Une fois à quinze centimètres de lui, Marie sauta dans son dos, profitant du peu de puissance que lui accordait encore son statut de nouvelle née, de nouvelle transformée. Puis d’un geste vif elle envoya sa main en direction du cœur de celui qui avait brisé sa vie, celle de Jane, celle d’Alec, celle de sa mère …

L’enfant venait de signer son arrêt de mort. Dans quelques secondes elle ne reverrait plus sa mère. Marie ne reverrait plus celle qu’elle aimait plus que tout. Si elle avait encore été humaine, des larmes auraient coulé de ses yeux, mais cela n’était plus possible. Ce dernier acte était celui d’un fou, d’un idiot. Ce dernier acte était celui d’une désespéré. Il était cependant aussi le fruit de l’amour de Marie pour Tanya, pour Jane. Cette attaque était, pour Marie, sa manière de remercier toute ces personnes, de les remercier pour tout ce qu’ils avaient fait pour elle.

Marie : *Désolé Maman, Alec, Jane … Désolé maman… Je suis vraiment désolée… Je…*

Un immense sourire sadique parcourut le visage de l’Italien. Il leva alors la main pour accomplir l’acte ultime. L’acte qui allait prendre la vie de Marie. L’air émit un léger sifflement puis un bruit sourd se produisit. La tête de Marie venait de tomber, la tête d’une innocente venait de tomber sur le sol. Aro fit alors signe à Corin de brûler le corps de l’enfant. Cette dernière s’exécuta … Le bûcher qui consumait les restes de celle qui n’avait connut le bonheur qu’à partir du jour ou Tanya lui exprima son amour en la transformant réchauffa l’atmosphère du couloir du cachot. Telle fut la fin de Marie-Emmanuelle Denali, de Marie-Emmanuelle de Mont. Telle fut la fin du fruit maudit d’un arbre pourrit. Tel fut la fin de l’enfant maudite des dieux… Si l’on devait se souvenir un jour de cette enfant, cela serait comme la folle qui osa attaquer Aro directement, comme la folle qui perdit sa vie par amour de celle qui l’avait transformé.
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MessageSujet: Re: Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !    Dim 24 Mar 2013 - 15:53

Aro éclata de rire, un rire sadique qui lui colla des frissons. Très raide, elle lui jeta un regard mi-méfiant, mi-effrayé. Elle détestait quand il riait comme ça, bien qu'autrefois, ça ne la dérangeait pas. Mais la donne avait changé. Sa main se referma sur son épaule et la poussa vers Sulpicia. Avant qu'elle ne puisse protester, elle se retrouva contre son épouse. Sulpicia referma les bras sur elle et lui déposa un baiser sur les cheveux. Mal à l'aise, Jane n'osa cependant pas remuer. De toute façon, elle se sentait plus en sécurité ici que près de Caïus. Cependant, elle aurait fait n'importe quoi pour qu'Alec soit là, avec elle. Pour qu'il soit près d'elle. Ils ne pouvaient vivre séparés, c'était impossible ! Elle croisa brièvement le regard d'Orlin, resté en retrait, près d'Athenodora. Adopté par Caïus... Le pauvre. Savait-il au moins dans quoi il s'était engagé ? Elle en doutait fortement. La situation actuelle avait beau la mettre mal au possible, elle admettait préférer Aro à son frère.

Aro – Vu l'état actuel des choses, vous ne risquez pas d'être séparés bien longtemps. Alors calme-toi... Tu n'apprécies peut-être ce que l'on te fait, mais nous agissons pour ton bien. Toi et ton frère, il faut que vous acceptiez qui vous êtes.

Il partit avec son frère, sans doute pour parler. Pour son bien... Caïus lui avait dit la même chose, juste avant de la kidnapper. Souvenir qui lui arracha un frisson puis un soupir. En quoi était-ce agir pour leur bien que de les forcer à vivre ici ? Les membres de la garde étaient censés être bénévoles. Enfin... La plupart l'étaient. Elle était consciente que certains, généralement ceux avec des dons, avaient été enrôlés de force. Mais elle avait cru qu'Aro laissait partir ceux qui le désiraient, comme Carlisle et Eléazar. Et s'était lourdement trompée. Elle n'était même plus sûre de savoir depuis combien de temps elle et Alec se débattaient contre leur clan, depuis combien de temps ils essayaient de changer de vie, d'aspirer à autre chose. Pour toujours se faire reprendre, capturer, enlever. Et torturer. Comme pour bien leur faire rentrer dans le crâne que tout ce qu'ils faisaient ne servait à rien. Elle se détacha de Sulpicia puis s'éloigna de quelques pas, contemplant un instant le feu ronflant dans la cheminée.

Aro voulait qu'ils acceptent qui ils étaient. Autrement dit, redevenir deux petit gardes bien dociles et asservis, obéissants, sans aucune volonté propre. En étaient-ils capable ? C'était triste à dire, mais oui, ils le pouvaient. Il suffisait de se laisser faire, accepter leur condition. Oublier tout ce qui avait bien pu se passer ces derniers mois. Elle y réfléchit pendant les deux jours passés sans son frère. La vie d'un vampire végétarien était relativement différente, et ça ne s'arrêtait pas simplement au niveau du régime alimentaire. Il fallait vraiment la volonté de respecter la vie humaine, chose qu'on lui avait répété toute sa vie de dénigrer. De toute façon, le pouvait-elle encore. Vu ce qu'avait été leur vie humaine, leurs approches avec leurs semblables, et la façon dont le tout s'était terminé, inutile de dire qu'elle ne portait que fort peu les humains dans son cœur. Raison pour laquelle elle s'était très vite faite à sa nouvelle condition, contrairement à Alec qui lui aurait préféré mourir. Il ne lui en avait jamais parlé ouvertement, mais elle ne l'ignorait pas.

Elle se demandait ce qui poussait les Cullen, et les Denali, à tant vouloir respecter les humains. A souffrir éternellement de la brûlure de la soif pour éviter de tuer. C'était sa rajouter du soucis supplémentaire, là il fallait déjà faire si attention. Mais cela venait sans doute de leurs passés. Elle connaissait un peu celui de Carlisle et sa façon de penser, et pouvait donc comprendre. Quand aux autres... Elle ne voyait pas trop. Elle était peut-être trop rancunière vis-à-vis du genre humain pour se faire à cette façon de vie. Peut-être. Ce qui lui arracha un nouveau soupir. Alec en serait capable, lui. Il était moins fragile qu'elle, sans aucun conteste, plus capable de s'y faire. Il le pouvait. Les Cullen l'accepteraient, sans aucun doute, mieux seul que si elle était avec lui. Il s'en sortira.

Sans elle.

Elle serra ses bras autour d'elle, déchirée. Finalement, c'était peut-être ça, le fond du problème. Elle. C'était pas ce qu'il était si attaché à elle qu'il n'était pas resté en sécurité chez les Cullen, lorsqu'elle était à White Swan, entre les mains de Gabrielle. C'est parce qu'il tenait trop à elle qu'il ne l'avait jamais abandonné, qu'il n'était jamais parti seul des Volturi ! Donc, c'était sa faute s'il souffrait et s'il avait... Oh, bon sang. Mais comment régler ce problème ? Elle tenait autant à lui qu'il tenait à elle, et savait parfaitement que cette fois non plus, il ne restera pas tranquillement à Forks, en sécurité. Ils se feront encore piégés, enfermés tous les deux, et cette fois, sans aucun moyen de recommencer.

Elle passa les heures suivantes dans un mutisme total, retournant cent fois le problème dans son esprit pour toujours se retrouver dans une impasse. Elle n'adressait la parole à personne, que ce soit à Sulpicia, Athenodora, ou même Orlin, et jetait un regard noir à tous ceux qui l'approchaient. Néanmoins, Sulpicia tenait bon, et ne se laissait pas déstabiliser. A un moment, elle lui dit doucement :


Sulpicia - Ne t'inquiètes pas, tout va bien se passer.

Jane lui renvoya un regard las. Ou pas... Elle se sentait "fatiguée", "épuisée", même. Elle finit par se rasseoir, toujours silencieuse, avant de se relever, deux heures plus tard. Sulpicia la prit alors dans ses bras, et elle se laissa faire. Se résigner, oui, bon, d'accord... Elle finira bien par s'y faire. Après tout, elle avait vécu ainsi plus de 340 ans, alors pourquoi ne pas continuer ? Tout à coup, Aro et Caïus revinrent, tenant chacun Alec par la main, le traînant littéralement dans la pièce. Ils le relâchèrent, alors qu'elle se dégageait de l'étreinte de Sulpicia et se jetait dans les bras de son frère. Il la serra contre lui, alors qu'elle fourrait son visage dans sa chemise. elle était à la fois très heureuse mais aussi terriblement triste qu'il soit là. Heureuse car ils ne pouvaient vivre séparés. Triste car cela voulait dire qu'une fois de plus, il n'aurait pas droit à cette chance, à la possibilité de gagner une autre vie.

Elle recula d'un pas et lui adressa un sourire tremblotant. A nouveaux réunis, "chez eux". Il allait bien falloir s'y faire. De toute façon, s'ils voulaient vivre en paix, et ensemble, cela ne pouvait être ailleurs qu'à Volterra. Elle avait au moins fini par comprendre ça. Elle ouvrait la bouche pour lui murmurer qu'elle était heureuse de le revoir lorsqu'ils furent interrompus par la standardiste humaine du château. Puis tout aussi brusquement, par une tornade blonde qui surgit en se jetant littéralement dans leur bras ! Prise par surprise, Jane ne reconnut Marie-Emmanuelle que lorsqu'elle parla. L'horreur la glaça net sur-place. QUE FICHAIT-ELLE ICI ?! Qu'avait-elle fait ! Ici ! Non, ce n'était pas possible, elle ne pouvait être si inconsciente.


Marie - Prenez ma vie en échange de celle de Carmen et d'Eléazar, je vous en supplie, pour ma famille !

Et bien si. Elle était bel et bien inconsciente. Elle ne se rendait pas compte de ce qu'elle risquait, là, présentement, elle ne savait pas... Aro éclata de rire, et l'attrapa soudain par le cou, si fort que Jane crut un instant qu'il allait lui arracher la tête dans la seconde suivante. Elle tendit la main mais Alec l'empêcha de terminer son geste. De toute façon, elle ne pouvait s'en prendre à Aro. Le lien la contraignait à l'apprécier. Mais... Marie... Aro lui parlait doucement, diffusant ses paroles comme un poison. Et les yeux de la nouvelle-née luisaient de peur. Pourquoi était-elle venue ici... Aro la propulsa dans les bras de Chelsea et Corin et ordonna de la descendre aux sous-sols. Ils durent les suivre, et Jane appréhendait la suite.

Aro - Bien, ma chère Jane, c'est le moment de voir si tu nous est vraiment revenue... Tu vas utiliser ton don sur cette petite impertinente.

Son don sur... Elle hésita, regardant Marie et Aro. Utiliser son don sur elle ? Mais... Elle était trop fragile. Trop jeune. Déjà affaiblie. Alors la torturer, la soumettre au feu brûlant qu'elle pouvait déverser de ses yeux. Aro soupira d'un air agacé et lui fit sèchement remarquer qu'elle et son frère étaient des Volturi, et la menaça. Très raide, elle retint un soupir et se résigna. Elle ne pouvait plus désobéir, plus maintenant. Elle devait le faire. Elle lut dans le regard de Marie ses doutes, son innocence, sa supplication, sa peur. Son propre regard se durcit. Elle devait faire abstraction de ce qu'elle avait vécu avec Marie-Emmanuelle, oublié ce qu'elles s'étaient dit, fait... Oublier tout cela, et ne plus voir en elle qu'une victime de plus. Un énième vampire ayant défié Aro et qui devait à présent en payer le prix.

Son don fusa, arrachant des hurlements de douleur à Marie-Emmanuelle. Si cela ne tenait qu'à elle, elle n'aurait pas continué. Elle n'aurait même pas commencé. Mais elle agissait sur ordre d'Aro. Il était là, bien présent, et elle lui devait obéissance. Fini, de se rebeller, l'insoumission. Ce n'était plus possible, et de toute façon, peu souhaitable. Elle refusait de mettre la vie de son frère en danger, de pousser les Volturi à lui faire du mal. Elle devait aussi de séparer, dans son esprit, les Volturi et eux, comme deux entités différentes. Comme Aro le lui avait dit, ils faisaient partis de leur clan, depuis toujours et à jamais.

Elle cessait parfois, comme pour donner le temps à Marie de souffler, ou lorsque ses cris de douleur devenaient insupportables. Jane s'en voulait mais devait continuer. Elle n'était pas censé avoir de la pitié ou des remords, elle n'était pas censée culpabiliser. Elle sentait son don pulser en elle, qu'il ne demandait qu'à déborder. A un moment, Marie se releva difficilement, tenant à peine debout.


Marie - Jane, Alec, je vous aimais ... Jane, Alec, je vous considérais comme des membres de ma famille. Mais vous n'êtes plus cela. Continuez à me torturer si cela peut vous faire plaisir, je ne renoncerais pas à ma requête. Echangez-moi, prenez-moi à la place d'Eleazar et Carmen. Prenez-moi où tuez-moi. La mort ne me fait plus peur. Mais la mort sera une récompense, une béatitude qui me permettra de quitter la noirceur de ma vie. Alors, acceptez ma proposition ou tuez-moi. Mais faites ce choix rapidement.

Bien sûr qu'ils n'étaient plus cela... Jane savait ce qu'elle représentait désormais à ses yeux : une ennemie, ni plus ni moins. Une garde sadique et cruelle, entièrement dévouée à Aro. Une Volturi, tout simplement. Et elle dû continuer, poursuivre, ne pas cesser de plonger la petite Denali dans un océan de douleur sans fond. Sans doute détruire complètement son âme. Lui faire ressentir cette même douleur, multipliée par la haine et la rancœur, qu'eux-mêmes avaient ressentis au terme de leur vie humaine. L'écraser de cette souffrance. Marie n'avait même plus la force de hurler sa douleur, prostrée au sol. Corin restait bien calme et droite derrière elle, habituée à ce genre de scènes.

Aro - Jane, dit-il d'une voix calme en levant une main.

Son don s'estompa et elle ne put retenir un léger tremblement. Il était rare que son chef fasse torturer quelqu'un aussi longuement, aussi durement. Elle ferma brièvement les pour contenir les remords qui l'assaillaient. Elle n'était pas censée en avoir ! C'était comme cela qu'elle avait été élevée, à ne ressentir rien d'autres que du mépris pour ceux qu'elle torturait, voir même du bonheur à les voir souffrir. Cela avait marché très longtemps comme cela, plus de trois siècles. Aro s'agenouilla près de leur victime, lui touchant la joue. Emma avait l'air comme morte, ainsi, allongée au sol, livide, sans la moindre défense, et totalement à leur merci. Elle crut alors que c'était terminé. Que la petite Denali allait être mise à mort à l'instant même. Tout cela pour avoir défié Aro et la puissance du clan. Mais il ne la tua pas, se bornant à lui dire qu'il accédait à sa requête. Elle lui lança un coup d'œil plus que surpris. Il acceptait ? Comme cela ? Mais pourquoi ? A quoi bon alors lui avoir fait torturer la nouvelle-née ! Aro se tourna vers elle et lui souleva le menton pour qu'elle le regarde droit dans les yeux.

Aro - N'oublie plus jamais qui tu es, ma fille.

Il la laissa, sortant avec Corin. C'était terminé. Jane resta silencieuse alors que Marie-Emmanuelle tentait visiblement de se remettre du choc, de ce qu'elle venait d'encaisser. Comment pourrait-elle vivre ici ? surtout après ce qu'elle venait d'endurer ! Elle était trop fragile, et ce monde n'était pas fait pour elle. Elle avait besoin d'un endroit chaleureux et accueillant, d'un environnement calme, d'une famille, d'affection, d'une présence rassurante près d'elle. Ce qu'elle ne trouvera jamais à Volterra. Jane était devenue son ennemie, comme elle n'en doutait pas, et personne ici ne serait pour Marie ce qu'était Tanya.

Marie - Non… Non… Je ne pourrais pas… Je ne veux pas… Désolé maman… Désolé tonton… Désolé tata… Désolé tout le monde… Je vous ai encore déçu ! Je ne mérite vraiment pas cet amour que vous m’avez donné. Je ne mérite vraiment pas ...

Elle se releva, encore plus lentement, puis les observa un moment. Jane eut envie de lui dire que tout allait bien se passer, qu'elle allait s'en sortir, qu'elle pourrait refaire sa vie, qu'elle était suffisamment forte et courageuse pour réussir. Mais elle-même n'y croyait pas trop. Ce n'était pas un endroit pour elle, point. Si encore elle avait vécu depuis sa transformation... Non, même dans ce cas, ça n'aurait pas été possible. Son parcours de vie humaine ne la prédisposait guère à une vie faite de combats et de justice, de peur et de violence. Impossible. Pas Emma. Marie prit son portable en tremblant et composa un numéro. Jane et son frère savaient qu'ils auraient dû l'en empêcher, détruire son portable, la pousser à accepter ce qui sera désormais sa vie, parmi eux. Mais ils laissèrent faire. Elle appela sa mère, la suppliant de ne pas venir la chercher, s'excusant, lui assurant qu'elle l'aimait, puis lui disant finalement adieu. Encore une fois, Jane dû combattre ses remords. Elle. Ne. Devait. Pas. En. Avoir.

Tout à coup, Marie-Emmanuelle les serra tous les deux dans ses bras. Surprise, Jane ne dit strictement rien. Elle ne comprenait pas du tout cette réaction de la nouvelle-née après ce qu'elle venait de subir. Elle aurait dû la haïr, la détester, la rejeter, mais pas faire ça ! elle murmura qu'elle était désolée mais qu'elle ne pouvait risquer la vie de sa mère en restant ici. Jane allait lui répondre de ne rien faire de stupide lorsqu'elle usa tout à coup de sa force de nouvelle-née pour les envoyer balader sur le côté. Ils se relevèrent tout aussi vite et la suivirent dans le couloir. Jane et son frère stoppèrent net. La main d'Aro se referma sur le poignet de Marie-Emmanuelle. Frappa.

Jane ne put s'empêcher de fermer les yeux au moment de sa mort.

Le corps sans vie retomba. Corin y mit le feu. Livide, Jane regarda les flammes en tremblant de tous ses membres, accroché à son frère. C'était terminé. Elle était morte. Disparue pour de bon. Jane regarda Aro, prête à hurler, voir à l'attaquer, mais elle ne pouvait le faire. Elle resta parfaitement immobile et silencieuse, la main serrée sur celle de son frère. Elle avait osé attaquer Aro directement. Et était morte. Comment croire à cela... Morte. Après six mois de vie ! Morte. Marie-Emmanuelle. Morte... Elle n'arrivait pas à intégrer cette réalité, regardant alternativement le feu et Aro. Ça ne pouvait pas finir comme ça, aussi rapidement, aussi simplement ! Elle avait à peine six mois et... Non. Elle se tourna à nouveau vers Aro et balbutia :


- Vous l'avez tuée... Elle était... Elle...

Elle dû s'appuyer contre son frère pour tenir droite. Il l'entoura de ses bras et la serra contre lui à l'en étouffer. Elle ferma les yeux, ne voulant plus voir ces flammes qui avaient dévorés la petite Denali, ne voulant plus rien voir. C'était fini.


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MessageSujet: Re: Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !    Dim 24 Mar 2013 - 18:48

Orlin s'était installé dans les appartements de ses parents depuis quelques jours maintenant. Il appréciait cet endroit, la beauté qu'il dégageait. Il avait eu le temps de faire connaissance avec Athenodora avec qui il s'entendait bien. Elle, l'aimait aussi, elle le chouchoutait comme une mère. Au début, Orlin trouvait ça horriblement bizarre, puis il se laissa prendre au jeu, et il finit par se rendre compte que ça lui faisait du bien. Il rattrapait petit à petit les 12 années qu'il avait passées sans personne pour l'aimer. Quant à Caïus, il ne le voyait pas beaucoup. Ses journées était rythmées par son entrainement, ses repas qui étaient toujours trop espacés, et ses quelques moments de repos. En somme, il ne regrettait pas son choix pour l'instant. Il commençait à se sentir petit à petit membre du clan Volturi.

Alors qu'il discutait avec sa mère, son père débarqua dans la salle avec Jane. Il était parti quelques jours en aux Etas-Unis, à Forks, là où habitait le père biologique d'Orlin. Caïus lui avait dit que Jane était malheureuse la-bas et qu'il allait tenter de la ramener. Apparemment c'était chose faite, sa cousine allait pouvoir se remettre du choc qu'elle avait subi grâce au soutien du clan.

Caïus
Une occasion c'est présenté, je l'ai saisie, voilà ta fille mon frère ! Je suis heureux de te la rendre. Sois sûr que je ne l'ai pas torturé. Je n'oserais jamais faire du mal à un de tes enfants, puis se tournant vers Jane, Toi ma nièce, re-bienvenue chez toi, je te présente Orlin ton cousin. J'ai décidé de l'adopter.

Cette phrase le fit sourire. Caïus s'approcha et l'embrassa sur le front. Jane ne broncha pas. Orlin se contenta d'observer la scène de loin.

Jane
Vous n'aviez pas le droit de nous séparer !

Orlin était d'accord avec elle sur ce point, lui non plus n'aurait pas supporté qu'on le sépare de la personne à laquelle il tenait le plus au monde. Son oncle, Aro, eut un petit rire amusé.

Aro
Vu l'état actuel des choses, vous ne risquez pas d'être séparés bien longtemps. Alors calme-toi... Tu n'apprécies peut-être ce que l'on te fait, mais nous agissons pour ton bien. Toi et ton frère, il faut que vous acceptiez qui vous êtes.

Aro, marquait également un point. Pourquoi résistaient-ils ? Pourquoi avaient-ils choisi de tout laisser tomber après avoir le meilleur dont un Volturi puisse rêver, être l'élite de la garde ? Orlin ne comprenait pas cette mentalité. En plus, on leur proposait de revenir à leur ancienne place. Il faudrait être fou pour refuser. Peut-être étaient-ils fou. Peut-être que tous ces évènements les avaient rendu complètement fou. Si c'était cas, il devait peut-être les aider. Il hésita, il n'avait pas oublié la douleur que Jane lui avait fait subir durant son entrainement et il n'était vraiment pas prêt à lui pardonner.

Il en parla discrètement avec Athenodora pour être sûr que Jane ne les entendrait pas. Celle-ci lui avoua ne pas les comprendre non plus et que Sulpicia lui avait dit qu'ils avaient effectivement besoin d'aide. Orlin écouta, sans être convaincu.

Sulpicia, se mit alors à s'occuper de Jane. Ça lui ferait sans doute du bien. Orlin reprit alors ses activités jusqu'à ce qu'Alec soit amené dans la salle. Les jumeaux sautèrent dans les bras l'un de l'autre. Puis, peu de temps après la secrétaire humaine arriva dans la pièce. Il sentit alors la soif le gagné...Puis une jeune vampire blonde déboula à son tour. Pris, par la curiosité, Orlin se leva et s'approcha en se tenant à distance pour voir ce qui se passait.

Marie-Emmanuelle
Prenez ma vie en échange de celle de Carmen et d'Eléazar, je vous en supplie, pour ma famille !

*COMPLÈTEMENT INCONSCIENTE, STUPIDE, FOLLE !* Orlin en resta sans voix, complètement ébahi par ce qu'il venait d'entendre. Cette jeune vampire était-elle extrêmement courageuse, ou complètement suicidaire. Vu le contexte, la deuxième hypothèse lui sembla la plus probable. Il guetta la réaction d'Aro.

Aro éclata de rire puis saisit Marie-Emmanuelle par le cou puis la jeta sur Chelsea et Corin et leur ordonna de l'emmener aux cachots. Orlin suivit le groupe en gardant ses distances. Athenodora ne le retint pas. Il resta à l'entrée de la prison où il entendit les hurlements de la nouvelle-née. Puis, au bout d'un moment plus rien, le silence. Que lui était-il arrivé ? Que s'était-il passé au fond de ce trou lugubre et sombre ? Il commença à se faire des films et fut effrayé par ce qu'il imaginait. Puis une odeur de brulé l'envahissait. Il avait compris, elle était morte. Il vit Aro sortir seul. Il lui fit signe d'aller voir. Orlin descendit alors lentement vers le cachot qui était ouvert et aperçut Jane et Alec adossés l'un cotre l'autre, l'air complètement abattu. Il comprit alors qu'eux tenait à elle autant qu'elle tenait à eux. Il leur dit d'une voix calme et reposante :

Venez, ne vous faites pas plus de mal à regarder ses cendres.

Il s'approcha d'eux, les poussa doucement vers les appartements avant de les confier à leur mère. Là, c'était devenu complètement limpide à ses yeux, il avait vraiment besoin d'aide et ça serait monstrueux de sa part de les laisser dans cet état aussi lamentable. Il les aiderait du mieux qu'il pourrait.
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Peu importe où tu iras, Volterra restera ta demeure !
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